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NEM

ses enfants furent conduits sous l'échafaud pour y èlre arrosés du sang de leur père est controuvée.

Nemours (Gaston de Fou, duc de). V. Foix.

Nemours (Louis-Charles-Philippe, duc de), deuxième fils du roi Louis- Philippe, né à Paris, m. à Versailles ( 1814- 1896). 11 prit part au siège d'Anvers en 1832, et se distingua à la prise de Constantme en

Nemrod [nèm'-rod'], fils de Chus et petit-fils de Cham, roi fabuleux de la Chaldée . L'Ecriture l'appelle un puissant chasseur devant l'Eternel, et son nom amassé dans la langue comme* synonyme de chasseur adroit et infatigable.

Nendaz [ntn-da], comm. de Suisse (cant. du Valais), sur la rive gauche du Rhône; 2.300 h. Pâturages, fromageries. Commerce de bois.

lienot [ne] ou néné n. m. Poii. Sein.

nénies [ni] n. f. pi. ilat. n.vnia, gr. nènia). Chants funèbres, chez les Grecs et chez les Romains.

nenni [na-ni] adv. (du lat. non illud, pas cela). Fa m. Non.

Nénot (Henri-Paul), architecte français, né à Paris en 18j3. Il a construit notamment la nouvelle Sorbonne.

nénuphar ou, suiv. l'Académie, nénufar

n. in. Genre de nymphéacées aquatiques, à larges feuilles et à fleurs jaunes ou blanches, qui croissent dans les pays chauds et tempérés.

— Encïcl. Les nénuphars (m/mplixa) renferment une viugtaine d'espèces des eaux douces. Le nénuphar blanc, appelé aussi lis blanc des étangs, étale à la surface des eaux tranquilles des étangs de larges feuilles nageantes d'un beau vert et de jolies (leurs blanches, parfois rosées; le nénuphar blanc d'Egypte est le lotus sacré des anciens Egyptiens; les nénuphars jaune, blanc, bleu, sont souvent employés à la décoration des bassins dans les jardins ; les graines des nénuphars jaune et blanc passaient jadis pour aphrodisiaques.

néo (du gr. neos, nouveau) préfixe qui a la même signification.

NéO-Calédonieil, enne [ni-in, è-tiel originaire ou habitant de la Nouvelle-Calédonie : les Néo-Calédoniens. Adj. : population néo-calédonienne.

NéO-CaStrien, enne [kas-tri-in, è-ne], originaire ou habitant de Neufchâteau: les Néo-Castriens. Adjectiv. : population néo-castrienne.

néo-Catholicisme n. m. Doctrine tendant à introduire les idées modernes dans le catholicisme.

néo-catholique n.et adj. Qui prétend réformer le catholicisme : PI. des néo-catholiques.

néo-Celtique adj. Se dit des langues vivantes dérivées des langues celtiques : on divise les langues néo-celtiques en deux groupes, le groupe breton ou cymrique et le groupe gaélique.

NéO-Césarée [za-ré], anc. v. du Pont (Asie Mineure), patrie de saint Grégoire le Thaumaturge; auj. Niksar, v. d'Anatolie (prov. de Trébizonde) ; 4.000 h.

néo-Chrétien, enne adj. Qui appartient, qui a rapport au néo-christianisme. N. Partisan du néochristianisme.

néo-Christianisme n. m. Sorte de philosophie chrétienne, professée par quelques écrivains à la fin du xixe siècle.

nèoeomien, enne [mi-in, è-ne] adj. Se dit d'un étage géologique qui constitue la base du crétacé. N. m. : le nèoeomien.

néo— COr n. m. Instrument de musique à vent, sorte de cornet-alto à pistons.

PI. des néo-rurs.

néocorat [ra]n.m. Charge, emploi de néocore.

néocore n. m. (gr. neokoros). Antiq. gr. Gardien d'un temple. Prêtre chargé de l'administration d'un sanctuaire.

Hisl. ecclés. Sacristain d'une église grecque.

neocorique adj. Qui

concerne le néocore.

néo-criticisme n. m.

Doctrine philosophique renouvelée du kantisme.

— Encïcl. Le terme néo- Neo-cor.

criticisme n'a pas le même sens en France et en Allemagne. En Allemagne, on insiste surtout sur la ' ritique de la raison pure, et la plupart des néo-criticistes allemands laissent au second plan la partie morale du kantisme. Le néo-criticisme français, au contraire, insiste sur la morale et les postulats de la raison pratique. Le néo-criticisme est représenté en Allemagne par Lange. Cohen, Liebmann, Paulsen, en France par Renouvier et Pillon.

néo-criticiste adj. Relatif au néo-criticisme. N. rn. Partisan du néo-criticisme.

néo-cyclique adj. Qui a lieu au commencement d'un cycle, d'une certaine période de temps.

neodamode n. m. (gr. neodamùdés). Antiq. gr. Nom donné, à Lacédémone, aux ilotes affranchis et à leurs descendants, qui avaient le droit de cité sans la plénitude des droits politiques.

néo-darwinien, enne adj. Qui a rapport

an néo-darwinisme.

néo-darwinisme n. m. Théorie transformiste, qui nie l'hérédité des caractères acquis et explique par la sélection seule l'accroissement des organes utiles.

néo-darwiniste n Qui professe le néo-darwinisme.

nèoformation [si-on] n. f. Nouvelle formation d'un organe ou d'une partie d'organe.

néogène adj. (du préf. néo, et du gr. gennân, engendrer). Se dit de 1 un des deux systèmes entre lesquels certains géologues ont divisé l'ère tertiaire, et qui comprend les séries miocène et pliocène. N. m. : le néogène.

néogènèse [ni-zé] n. f. Théorie en vertu de laquelle tous les éléments figurés de la cellule dérivent par différenciations successives du cytoplasma.

néogénétique adj. Qui se rapporte à la néogenèse.

néographe adj. (du préf. néo, et du gr. graphein, écrire). Qui admet ou veut introduire une orthographe nouvelle. Syn. néograpiiiste.

neographie [fi] n. f. Nouveau système d'orthographe.

néographique adj. Qui concerne la néographie.

néographisme [fis-me] n. m. Manière nouvelle d'orthographier les mots.

néo-grec, grecque adj. Qui concerne la Grèce moderne. PI. néo-grecs, grecques.

néo-impressionnisme n. m. style d'une

école moderne de peinture (Pissaro, Henri Martin, Ernest Laurent, Le Sidaner, etc.), qui s'est appliquée à employer méthodiquement la division de la couleur en éléments purs, afin d'obtenir le maximum d'éclat lumineux. Les impressionnistes (Claude Monet, Sisley) ne s'appuyaient que sur l'observation de la nature. Les néo-impressionnistes tiennent compte des résultats de l'expérimentation scientifique.

néo-impressionniste n. et adj. Qui pratique le néo-impressionnisme.

néO-juraSSique adj. Se dit de la partie supérieure du jurassique.

néo-lamarckisme n. m. Théorie transformiste, qui accorde une inlluence prépondérante aux effets de l'usage, aux causes mécaniques, au détriment de la sélection.

néo-latin, 6 adj. Se dit surtout des langues dérivées du latin, telles que le français, l'italien, l'espagnol : langues néo-latines.

néolithique adj. (du préf. néo, et du gr. lithos, pierre). Se dit de la période la plus récente de l'âge de la pierre.

néologie [jï\ n. f. Introduction, emploi de termes nouveaux dans une langue. (Peu us.)

néologique adj. Qui concerne la néologie : expressions néologiques.

néologiquement [ke-man] adv. Par néologisme.

néologisme [Hs-mé] n. m. (du préf. néo, et du gr. logos, discours). Emploi de mots nouveaux ou de mots anciens dans un sens nouveau ; émotionner pour émouvoir est un néologisme. Ces mots mêmes.

néologue [lo-ghe] ou néologiste [jis-te]

n. m. Qui fait un usage fréquent de termes nouveaux. (Peu us.)

néo-luthéranisme n. m. Doctrine qui a pris naissance dans le protestantisme allemand, à la suite de la révolution de 1848, et en hostilité aux idées libérales. (Ses principaux chefs furent Hengstenberg et Julius Stahl.)

néo-luthérien, enne n. et adj. Partisan du néo-luthéranisme.

néomembrane [man] n. f.Nom de membranes de nouvelle formation à réseau vasculaire, et qu'il faut distinguer des fausses membranes et des pseudomembranes.

néoménie [ni] n. f. (gr. neomenia; de neos, nouveau, et mèn, luuaison). Chez les Grecs, nouvelle lune. Fête célébrée au renouvellement de la lune.

néon n. m. Elément gazeux à la température ordinaire, qui se trouve en infime proportion dans l'air.

nèophobe n. (du préf. néo, et du gr. phobos, crainte). Personne qui a horreur des innovations, ou spécialement des néologismes.

néophobie [fo-bi] n. f. (de nèophobe). Horreur de la nouveauté et spécialement des néologismes.

néophysme [fis-me] n. m. Ardeur à faire des néophytes.

néophyte n. (du préf. néo, et du gr. phuton, rejeton). Personne nouvellement convertie à une religion : zèle de néophyte. Par ext., personne qui a nouvellement adopté une opinion.

néophy tique adj. Géol. Se dit de l'ère qui commence avec les formations de la série supracrétacée et présente des fossiles végétaux plus récents que ceux du reste du groupe secondaire.

néoplasie [pla-zi] n. f. (du préf. néo, et du gr. plasis, formation). Formation d'un tissu nouveau physiologique et surtout pathologique (tumeur).

— Encïcl. On réserve surtout le nom de néoplasie à la formation des tissus pathologiques. Les causes en sont mal connues; on tend à incriminer l'excitation déterminée par des traumatismes, des lésions, des irritations locales, etc. Les néoplasies produisent aussi les néoplasmes.

néoplasique [pla-zi-ke] adj. Qui a rapport à la néoplasie.

néoplasme [plas-me] n. m. (du préf. néo, et du gr. plasma, chose façonnée). Tumeur pathologique : les cancers sont des néoplasmes.

neoplaste [plas-te, n. m. Variété terreuse d'oxyde de nickel.

néo-platonicien, enne adj. Qui a rapport

au néo-platonisme. N. Partisan de cette école ; Plotin fut un des plus remarquables parmi les néo-platoniciens.

néo-platonisme n. m. Doctrine philosophique, qui prit naissance à Alexandrie (niMrr* s. apr. J.-C), et dont les adeptes mêlaient certaines idées mystiques aux idées de Platon. Ses principaux représentants furent Plotin, Porphyre et Jamblique. V. Alexandrie (école d').

NeoptOlème, autre nom de Pyrrhus, fils d'Achille et de Déidamie.

néo-pythagoricien, enne n. et adj. Partisan du néo-pythagorisme.

néo-pythagorismen. m. Système philosophique alexandrin, imité de celui de Pythagore, et dont le principal représentant fut Apollonius de Tyane.

néo-SCOlastique n. f. Syn. de néo-thomisme.

NÉP

néOSSine [o-si-ne] n. f. Substance organique gélatiniforme, qui constitue la presque totalité du nid de la salangane.

néOStome [os-to-me] n. m. Genre de poissons physostomes, comprenant deux espèces des profondeurs abyssales.

néoténie [ni] n. f. Terme créé par Kollmann pour caractériser la continuation du développement des organes génitaux chez les êtres qui subissent un arrêt dans la métamorphose. \

néoténique adj. Qui a rapport à la néoténie.

néo-thomisme n. m. Système philosophique et théologique, constituant un essai de conciliation entre le thomisme et les méthodes philosophiques et scientifiques actuelles : le néo-thomisme s'est surtout développé à l'université de Louvain.

néotrague [tra-ghe] n. m. Genre de mammifères ruminants, Tenfermant des antilopes de l'Afrique tropicale, à cornes courtes, en forme de dague.

néottie [né-o-ti] n. f. Genre d'orchidées, renfermant des herbes vivaces, terrestres, qui croissent dans les forêts du centre et du nord de l'Europe.

neo-vitalisme n. m. Théorie suivant laquelle l'activité des facteurs physiques et chimiques, qui est la continuation des phénomènes vitaux, s'exerce en vertu d'un mécanisme spécial, différent de celui du monde extérieur.

néOZOÏ'que [zo-i-ke] adj. Se dit de l'ère tertiaire.

Népaul [pâl] ou Népal,

royaume indépendant de l'Hindoustan , dans l'Himalaya; 3 millions d'h. (Népalais). Capit. Khatmandou. Grande richesse du soussol ; cuivre, fer, houille. Bois précieux.

Népalais, e [le, è-ze], originaire ou habitant du Népaul.

Adjectiv. : population népalaise. NèPe «ndrél!.

nèpe n. f. Genre d'insectes hémiptères, comprenant des punaises aquatiques, communes en France.

népenthès \pin-

tcss]a.m. (m. gr). Boisson magique, remède contre la tristesse, dont il est parlé dans Homère.

népenthès [pin-

tèss] n. m. Genre de plantes dicotylédones apétales , renfermant des arbrisseaux grimpants à feuilles alternes, ovales, lancéolées, et dont le limbe se prolonge en vrille, elle-même terminée par une petite urne memjbraneuse, surmontée d'un couvercle (ascidie) :

les népenthès, originairesd'Asie etd'Oceanie, sont cultivés en serre chaude.

Neper ou Na-

pier [pi-é] (Jean),

baron de Merciiiston,

mathématicien écossais, m. à Merchiston Pastle,

près d'Edimbouig (1550-1617). On lui doit l'invention

des logarithmes.

Neper ( bâtons de ), appareil constitué par une série de petites règles, sur lesquelles sont inscrites les colonnes verticales de la table de Pythagore, et ayant pour but de faciliter les opérations arithmétiques en remplaçant les muliplications par des additions et les divisions par des soustractions.

népérien, enne [ri -in,

è-ne] adj. Qui a été inventé par Neper ; logarithme népérien.

népètè n. f. Genre de labiées, renfermant des plantes annuelles ou vivaces de l'hémisphère boréal et del'Afrique australe.

néphalisme [iis-me]

n. m. (du gr. nCphalios, qui ne Neper.

boit pas de vin). Abstinence de toute boisson alcoolique.

néphaliste [lis-te] n. m. Partisan du néphalisme.

néphéline n. f. Substance minérale, appartenant au groupe des feldspaths.

néphélion n. m. (m. gr. signif. petit nuage) Pathot. Légère opacité de la cornée transparente.

néphèlis [liss] n. m. Genre de sangsues, communes dans les eaux douces d'Europe.

néphélomancie [si] n. f. Art de prédire l'avenir par l'inspection des nuages.

néphile n. f. Genre d'arachnides aranéides, comprenant une soixantaine d'espèces des régions chaudes du globe.

— Encïcl. Les néphiles sont de grandes araignées à livrée brillante, où dominent le jaune, le rouge et le noir; leur toile est faite d'une soie souvent d'un beau jaune, et l'on a essayé d'employer cette soie industriellement, mais les essais n'ont pas donné des résultats bien satisfaisants.

néphoscope [fos-ko-pe] n. m. (du. gr. nephos, nuage, et skopein, examiner). Instrument de physique, qui permet de déterminer la direction et la vitesse des nuages.

nèphOSCOpique \fos-ko\ adj. Qui se rapporte au néphoscope : observations néphoscopigues.

néphralgie [jïi n. f. (du gr. nephros, rein, et aigus, douleur). Douleur rénale, d'origine nerveuse.

néphrectomie [frèk-to*nï\ n. f. (du g

phros, rein, et ektomè, excision). Extirpation totale ou partielle du rein.

— Encïcl. La néphrectomie est indiquée dans les suppurations du rein, les tumeurs de cet organe

Népenthès : a, ascidie.

NÉP

(kystes, hydronéphrosc, etc.), la tuberculose rénale, les ruptures de l'uretère, etc.

néphrétique adj. (du gr. nephroa, rein). Se

dit des maladies de reins : colique néphrétique- Se dit aussi des remèdes employés contre elle. N. Personne qui est atteinte de la colique néphrétique. N. m. Remède contre cette colique. N. f. Jade oriental, considéré autrefois comme une amulette contre les coliques néphrétiques.

— Enctci.. méd. Coliques néphrétiques. Les coliques néphrétiques proviennent du passage à travers 1 uretère de calculs volumineux. Elles surviennent chez les sujets atteints de lithiase urinaire, particulièrement vers l'âge de cinquante ans. Souvent, l'accès est précédé de malaises, de pesanteur, de douleurs lombaires, d'envies d'uriner, etc. Quelquefois, il éclate brusquement; la douleur lombaire, extrêmement vive, s'irradie vers le rectum ; le visage pâlit, des sueurs surviennent, mais la température reste norm il Au bout de quelques heures ou plusieursjours, l'accès se calme, et le malade urine abondamment.

Le diagnostic est parfois difficile, le pronostic sérieux et le traitement long. Ce dernier consiste, pendant l'accès, en injections de morphine, bains tièdes diurétiques, régime lacté. En dehors des crises, on s'abstiendra de charcuterie, des viandes noires, des crustacés, d'oseille, d'épinards, etc. On boira de l'eau de Vichy ou de Contrexéville ; on fera une cure dans l'une de ces villes.

néphrhelminthique [U-min] adj. (du gr.

nephros, rein, et helmins, inthos, ver). Qui est causé par des vers contenus dans les reins.

néphridion n. m. (du gr. nephros, rein). Graisse qui entoure les reins.

néphrite n. f. (du gr. nephros, rein). Maladie inflammatoire du rein : la néphrite chronique est appelée aussi mal de Bright.

— Encycl. Les néphrites se divisent en aiguës et chroniques. A l'état aigu, elles sont provoquées par des microbes spécifiques des maladies infectieuses, par les toxines microbiennes. Comme les microbes peuvent arriver aux reins par les canaux excréteurs ou par le sang, on les divise en néphrites ascendantes et néphrites descendantes, ou mieux toxiques.

Les néphrites ascendantes sont consécutives a des infeciions de l'urètre, de la vessie; elles s'observent dans la vieillesse ; elles sont graves et, si elles ne s'amendent pas au bout de quarante-huit heures ou huit joursauplus.ellesaboutissentfatalementàlacachexie.

Les néphrites des fièvres infectieuses sont fréquentes (typhoïde, scarlatine, variole, grippe, etc.). Les symptômes sont peu apparents; les urines deviennent rares, foncées, contiennent de l'albumine. L'on constate de l'œdème, de l'anasarque; le cœur fait entendre le bruit de galop.

Le pronostic est bénin si la néphrite apparaît au début de la maladie. Le traitement consiste dans le régime lacté.

Les néphrites chroniques ou mal de Bright sont caractérisées par une albuminurie permanente ; durant longtemps, elles ont été divisées en néphrites parenchymateuses et néphrites interstitielles.

On tend aujourd'hui à réunir ces deux formes.

L'étiologie de la maladie comprend des causes fort diverses : les changements brusques de température, les professions qui s'exercent dans des lieux humides, la grossesse, le saturnisme, la syphilis, la goutte, etc., puis l'hérédité neuro-arthritique, les auto-intoxications- Tantôt le rein est augmenté de volume (gros rein blanc), tantôt il est petit, rouge, mais chaque fois on observe un cœur hypertrophié et des lésions d'artério-sclérose. Le début est souvent long et insidieux; des douleurs sourdes au niveau des reins, des céphalées persistâmes sont souvent les seuls prodromes. On note de la polyurie, des bourdonnements d'oreilles, des crampes, la sensation du doigt mort, de la cryesthésie, etc. Mais les phénomènes caractéristiques sont: l'œdème, les modifications urinaires (albuminurie) et l'altération du sang. (V. urémie.) Le diagnostic est facile. Le traitement sera donné au mot urémie ; cependant, on interdira la grossesse, le froid et les fatigues, l'alcool. On prescrira le régime lacté, qui, rigoureusement suivi, peut amener la guérison.

néphrite n. f. Variété minérale du genre amphibole.

néphrocèle n. m. (du gr. nephros, rein, et hêlè, tumeur). Hernie du rein.

néphTOgraphe n. Personne qui fait des néphrographles.

néphrographie [fi] n. f. (du gr. nephros, rein, et graphein, décrire). Description des reins.

néphrographique adj. Qui a rapport à la néphrographie.

néphroïde adj. (du gr. nephros, rein, et eidos, aspect). Qui a la forme d'un rein.

néphrolithe n. m. (du gr. nephros, rein, et lithos, pierre). Calcul du rein.

néphTOlithiase [ti-a-zé] n. f. Maladie causée par les néphrolithes ou calculs rénaux.

néphrolithique adj. Qui est dû à la présence des néphrolithes.

nephrolithOtomie [mi] n. f. (du gr. nephros, rein, lithos, pierre, et tômfi, section). Opération qui consiste à ouvrir le rein pour en extraire les calculs.

néphrolithotomique adj. Qui a rapport à la néphrolithotomie.

néphrologie [ji\ n. f. (du gr. nephros, rein, et logos, discours). Traité sur les reins.

nèphrologique adj. Qui a rapport à la néphrologie.

néphrologiste [jis-té] n.m. Qui s'occupe spécialement de néphrologie.

néphronévrose [vrô-ze] n. f.(du gr. nephros, rein, et de ?iéurose). Trouble urinaire d'origine nerveuse, observé dans l'hystérie.

néphrophlegmasie \flegh-ma-zi] n. f. (du gr. nephros, rein, et de phlegmasie). Inflammation du rein. Syn. de néphrite.

néphrophlegmatique [flègh-ma] adj. Qui

concerne la néphrophlegmasie.

néphTOps [né-fropss] n. m. Genre de crustacés décapodes macroures, comprenant des homards grêles et allongés, plus petits que le homard commun, et qui sont répandus dans la mer du Nord, l'Océan et la Méditerranée.

néphroptose n. f. v. rein mobile.

néphropyose [d-2e] n. f. (du gr. nephros, rein, et piton, pusj. Suppuration du rein. V. NÉPHRITE.

néphrorragie [fro-ra-ji] n. f. (du gr. nephros, rein, et rhagé, rupturej. Ecoulement du sang provenant des reins.

— Encycl. L'hématurie d'origine rénale se caractérise par des urines uniformément colorées ; elle est duc à un traumatisme, à un calcul rénal. On presi l 'ira le repos et recourra, s'il y a lieu, à la néphrectomic.

néphrorragique [fro-ra-ji-he] adj. Qui a rapport à la néphrorragie.

néphrorraphie [fro-ra-fi] n. f. (du gr. nephros. rein, et rhaphé, suture). Fixation d'un rein mobile. (Généralement, cette fixation se fait avec la 12» côte ou avec les aponévroses profondes.)

néphrotomie [mi] n. f. (du gr. nephros, rein, et tome, section,). Incision du rein.

— Encycl. La néphrotomie est indiquée dans la suppuration du rein ou les hydronéphroses, ou pour enlever un calcul rénal; souvent, après l'opération, il persiste une fistule.

néphrotomique adj. Qui a rapport à la néphrotomie.

Nephtali, un des fils de Jacob. Il a donné son nom à l'une des douze tribus des Hébreux (Bible).

Nephtalite, Israélite de la tribu de Nephtali. Adjectiv. : femme nephtalite.

Népomucène Isaint Jean), aumônier de l'empereur Wenceslas (1330-1383), auquel il refusa de révéler la confession de l'impératrice; il fut noyé par ordre de ce prince. Fête le 16 mai.

Nepos (Cornélius), écrivain latin, né dans la Gaule cisalpine vers 99 av. J.-C. ; auteur de Vies d'hommescélebres, écrites dans une intentionmorale.

NepOS (Flavius Julius), avant-dernier empereur d'Occident (474-4S0). Il fut chassé d'Italie par le patrice Oreste.

Népos, évêque égyptien et écrivain grec, qui vivait entre 220 et 300; fondateur d'une secte de millénaires appelés népotiens.

NépOtien (Flavius Popilius Nepotianus), neveu de Constantin et empereur en 360, pendant 28 jours.

népotisme [tis-me] n. m.

(du lat. nepos, otis, neveu). Faveur dont jouissaient, auprès de certains papes, leurs neveux, leurs parents. Par exl . , abus qu'un homme en place fait de son crédit pour procurer des emplois à sa famille.

Neptune, dieu de la mer et de la navigation chez les Romains, identifié avec le Poséidon des Grecs, fils de Saturne et frère de Jupiter et de Pluton. Dans son palais, au fond de la mer, il tenait les chevaux à crinière d'or qui le traînaient en char sur les vagues. Il était l'époux d'Amphitrite. A son nom se rattachent deux allusions littéraires :

1» Quos ego... V. quos.

2» Le vers suivant de Lemierre, emprunté à son poème sur le Commerce :

Le trident de Neptune eBl le sceptre du monde.

Il sert à exprimer, sous une forme figurée, que l'empire de la mer donne l'empire du monde.

Neptune.

Neptune et Amphitnte, d'après Rubens.

Neptune et Amphitrite, célèbre tableau de Rubens (Berlin). Magnifique carnation.

Neptune, planète située au delà d'Uranus. Neptune est une planète qui décrit une orbite elliptique presque circulaire, aune énorme distance du Soleil. Sa distance moyenne au Soleil est de 4 milliards 463 millions de kilomètres, sa distance moyenne à la Terre est de 4 milliards 460 millions de kilomètres ; son volume est environ 55 fois celui de la Terre ; il décrit sa révolution énorme autour du Soleil en 164 ans et 280 jours; la durée de sa révolution sur lui-même est inconnue. (V. planète.) Neptune a un satellite, qui effectue sa rotation autour de la planète en 5 jours 21 heures, sa distance moyenne à la planète étant égale à vingt et une fois le rayon de cette dernière. C'est par l'étude des perturbations jusqu'alors inexpliquées d'Uranus que les astronomes furent amenés à leur supposer comme cause un astre encore à découvrir. Leverrier, après une longue série de calculs, communiqua les éléments de la nouvelle planète à l'Académie des sciences (18 sept. 1846) ; l'astronome Galle, prévenu par Leverrier, l'aperçut le 23 septembre.

NeptUnide n. Descendant de Neptune.

neptunien, enne [nèp-tu-ni-in, é-nr] adj. (de Neptune, dieu des eaux). Geol. Se dit des dépôts de terrains formés par les eaux de la mer : terrains nepluniens.

NÉR

neptunisme [nep-lu-nis-me] n. m. fd m'enj.Théorie qui attribue à l'action de l'eau prépondérant dans la formation des roc constituent l'écorce du globe.

neptuniste [nèp-tu-nis-te] n. m. Pari neptunisme.

neque semper arcum tendit Apollo, n signif. : Apollon ne tend pas toujours son o race (Odes, II, 10, 19) vcil dire qu'Apol; pas toujours ses flèches contre les hommes, il le fait dans l'Iliade. Mais, dans l'applicai rappelle ce vers pour dire que le dieu lui -i repose quelquefois et que, par conséquent est nécessaire aux mortels.

ne quid nimis, mots lat. signif. : Bien Sentence qui, empruntée par les Latins ai (mêdcn agdn), avait le sens de : L'excès en un défaut.

NéraC [rak], ch.-l. d'arr. (Lot-et-Garoni.. Baise; 6.320 h. (Néracais). Ch. de f. M., à d'Agen. Vins, eaux-de-vie d Armagnac. Jcai bret et son fils Henri de Navarre y tinrent souvent leur cour. Un traité favorable aux protestants fut signé à Nérac, entre Henri III et Henri de Navarre (1579). — L'arr. a 7 cant., 62 comm., 51.110 h. Le cant. a 8 comm. et 9.720 h.

Néree, dieu marin, époux de Doris et père des Néréides [Myth. . Portig. La mer.l'océan.

néréide n. f. Genre d'annélides polychètes erranls, ré- Armes de pandus dans toutes les mers.

— Encycl. Les néréides sont de longs mes de nombreux anneaux; leur tète po paires d'antennes charnues et quatre y< annélides vivent sur les fonds vaseux. On comme appât pour la pêche en mer.

Néréides, les cinquante filles de Nér Doris, nymphesde la Méditerranée (Myth.).

TO.eVÎ[nerf; ncr dans nerf de bœuf et au pi.] n. m. (lat.

nervus). Chacun des organes, ayant la forme d'un cordon blanchâtre, qui ","0"leservent de conducteurs à la sensibilité et ai ment: on distingue les nerfs sensitifs et i moteurs. Abusiv. Tendon des muscles : s un nerf. Moteur principal : l'argent est le n guerre. Force, vigueur : il a du nerf. AU nerfs, spasmes nerveux, crise hystérique. A nerfs, être dans un état d'agacement. Don les nerfs, agacer. Nervure d'architecture, i des ficelles sur lesquelles on fait passer h sert à coudre les feuilles d'un volume. Cor chée au bout de l'épervier. Nerf de bœuf, 1 cervical postérieur du bœuf et du cheval, d et arrondi par l'industrie.

— Encycl. Anat. Les nerfs qui, avec 1 glions nerveux, constituent le système i sont des cordons cylindriques blanchâtres les centres nerveux aux différents organes, constitués par des fibres nerveuses ou tubes ; réunis par du tissu conjonctif. Ces fibres soi lèles et opaques (fibres à myéline) ou s'anast et sont pâles et transparentes (fibres sans n La fibre à myéline est composée d'un cyli central, recouvert d'une enveloppe de mj d'une enveloppe ou gaine de Schwann.

Les nerfs naissent de l'encéphale, du br la moelle épiniere : ceux qui naissent de 1*« sont au nombre de douze paires (olfactif, moteur oculaire commun, pathétique, ti moteur oculaire externe, facial, auditif, g ryngien, pneumogastrique, spinal, grand hyp Les nerfs de la moelle sont au nombre de une paires, sans noms particuliers-

— Physiol. V. NERVEUX.

nerférer [nèr-fé-ré] (se) v. pr. (Se conj. •

accélérer.) Se faire une nerf-férure.

nerf-férure [nêr-fé] n. f. (de nerf, et ( férir, frapper). Vétcr. Atteinte qu'un cheval sur le tendon de la partie postérieure d'un de devant. PI. des nerfs-f entres.

nerf-fOUlure [nèr-fou] n. f. Contusioi don d'Achille. PI. des nerfs-foulures.

Néri (saint Philippe de), prêtre italii Florence, m. à Rome (lolb-1595), fondate congrégation de l'Oratoire, approuvée en 15 le 26 m;ii.

nérinés [ri-né] n. f. Genre de mollusq siles dans le terrain secondaire.

nérion ou nerium [në-rt-om'] n. i

scientifique du laurier-rose.

NériS-leS-BainS [riss]. comm. de arr. et à 7 kil. de Montluçon ; 3.100 h. Eaux i bicarbonatées. Houille.

nérite n. f. Genre de mollusques gastéropodes des mers chaudes.

néroli n. m. (du n.

dune princesse ital., A'eroèi, qui aurait inventé ce parfum). Nom commercial de la fleur d'oranger. Essence de néroli. huile volatile, fou les pétales de certaines variétés d'aurantiacé<

— Encycl. Le néroli ou essence de nén-i 'lent par enfleurage, et le plus estimé provi fleurs du citrus vulgaris. Il possède un< agréable et pénétrante.

Le néroli est souvent falsifié avec l'essenc roli petit grain, que l'on tire des feuilles et de

Néron (Lucius Domitius Nero Claudiu pereur romain de 54 à 68, fils de Domitius barbus et d'Agrippine. Il fut élevé par ui soldat, Burrhus, et par le philosophe Séné parut d'abord profiter des leçons de ses n

ÉR

Claude, il lui succéda et ceur. Mais bientôt il fit ,nant de se voir supplanté a mère, Octavie, sa femme, concubine Poppée et se tés

Néron.

ître saisi, se fit donner la mmé Epaphrodite. « Quel e », s'écria-t-il au moment en deux beaux vers qu'il rippine (Britannicus) :

lans In race future, une cruelle injure.

re actes, paroles de Jules nstein (1819); l'unedes plus es œuvres du compositeur.

. (Loire), arr. et à 48 kil.

aire; 1.230 h. Ch. de f Orl.

int. a 10 comm. et 11 400 h.

c. [Cher), arr. et à 48 kil.

rce d'un affinent du Cher;

Le cant. a 13 comm- et

i-in, è-ne] adj. Qui apparron : cruautés néronicnncs.

(mot à mot : noire prune).

.ont le petit fruit est emî teinit une

pruns •es ou onnait les réérées •rique.

minus in en es serdp de lement e. Le , qui 'rance, e. Des

, . Nerprun.

, trai- r

ise, on obtient des couleurs

lin, vert de Chine, etc.).

Charente, arr. et à 10 kil.

Charente; 1.290 h. Ch. de

la Sibérie (Transbaïkalie), . Mines de plomb, d'or et

peuplade gauloise ; capit.

leius), né en 22 apr. J.-C, à 98. Son règne fut plein î ; mais on lui a reproché inchant pour le vice. Avant an.

• '/•jadj.fdulat. nervus, nerf), •■•■ient aux nerfs Bot. Qui est

■ ures des plantes. (Peu us.)

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