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NES

Nervures d'une aile d'insecte.

Nesle fut démoli en 1603, lors de la fondation du Collège des Quatre-Nations, par Mazarin. V. Institut. La légende de la tour de Nesle n'est confirmée par aucun témoignage.

Nesle ( la Tour de), drame célèbre en cinq actes et en prose, par Alex. Dumas * t G a i 1 1 a rdet (1832), tiré de la légende de la Tour de Nesle. Marguerite de Bourgogne, l'aventurier Buridan et leurs deux prétendus tils Philippe et Gaultier d'Aulnay y jouent les

Tour de Nesle.

principaux rôles. On peut reprocher à la pièce son manque de vérité historique, mais il est impossible de ne pas y reconnaître une science consommée de l'effet et une remarquable vivacité de dialogue.

Nesle (Raoul de), connétable de France, conquit la Guyenne en 1293, tué à Courtrai en 1302.

Nesmotld [mon) (Henri de), prélat et littérateur français, né à Bordeaux, m. à Toulouse (1044- 1127). Il fut un des meilleurs prédicateurs du règne de Louis XIV.

Nesmy, comm. de la Vendée, arr. et à 10 kil. de La Roche-sur-Yon ; 1.390 h.

ïiesokia [né] n. m. Genre de mammifères rongeurs de l'Inde et régions voisines : les nesokias sont de gros rats, dont la morsure est redoutée.

NeSS (loch), célèbre lac d'Ecosse (Glenmore), long de 42 kilomètres, très étroit, qui se déverse dans le nord de Murray.

Nesselrode (Charles-Robert, comte de), diplomate russe, né à Lisbonne (1780-1802). Il fut plénipotentiaire du tsar au Congrès de Vienne et dirigea la politique extérieure de l'empire sous Alexandre 1er et Nicolas, de 1816 à 1850.

NeSSlaU, comm. de Suisse (cant. de Saint- Gall), sur la Thur; 2.150 h. Belles forêts, alpages, fromageries.

NesSOnvaUX, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège), sur la Verdre; 1.280 h. Tanneries, filatures.

nessun maggior dolore Che ricordarsi del tempo lelice Nella miseria, mots ital. signif. : Il n'y a pas de plus grande douleur que de se rappeler le temps du bonheur dans l'infortune. Vers de Dante dans la Divine Comédie (Enfer, V, 121-123). C'est par ces mots que Francesca de Rimini commence à faire au poète le récit de ses malheureuses amours, dont elle souffre aux Enfers la punition.

NeSSUS [suss], centaure qui, ayant voulu enlever Déjanire, femme d'Hercule, fut atteint par le héros d'une flèche trempée dans le sang de l'hydre de Lerne. En mourant, Nessus donna sa tunique à Déjanire, comme un talisman qui devait lui ramener son époux, s'il devenait infidèle. Plus tard, quand Déjanire vit Hercule l'abandonner, elle lui envoya la tunique de Nessus. Le héros la revêtit, se sentit consumé et, pour échapper à la souffrance, se brûla lui-même sur le mont Œta.

neste [nès-te] n. f. Dans les Pyrénées, torrent rapide.

Neste (la), riv. de France, affl. g. delà Garonne. Elle est formée par la Neste d'Aure ou Grande Neste et la Neste de Louron ou Petite Neste, traverse la vallée d'Aure et atteint la Garonne près de Montréjeau.

Neste (canal de la) ou de Lannemezan,

canal des Hautes-Pyrénées, qui reçoit les eaux de la Neste et qui alimente pendant l'été une dizaine de rivières de la Haute-Garonne et du Gers, telles que le Gers, la Save, la Gimone. l'Arrats, etc.

nestor [7iès-tor] n. m. Genre de perroquets à plumage gris et brun varié de rouge, comprenant quatre espèces de la Nouvelle-Zélande.

Nestor [nès-tor] n. m. Vieillard prudent etexpérimenté, par allusion au sage Nestor : il faut des Tiestors à ces jeunes Achilles.

Nestor, roi de Pj-los, le plus âgé des princes qui assistèrent au siège de Troie. Il était réputé pour sa sagesse et les longs discours qu'il prononçait .devant les chefs assemblés (Iliade et Odyssée).

Nestor, moine russe qui vivait au xi» et au xii° siècle dans un couvent de Kiev, et auquel on attribue, à tort, une chronique qui est le premier monument de l'historiographie russe.

nestorianisme [nes-to-ri-a-nis-me] n. m. Doctrine religieuse des nestoriens : le nestorianisme subsista en Perse jusqu'au XIe siècle.

— Enoycl. Hist. Aux yeux de Nestorius, fondateur de la secte, Jésus-Christ n'était qu'un homme, en qui le Verbe de Dieu avait résidé comme dans un temple. La Vierge Marie n'avait été mère que de l'humanité, non de la divinité, et devait être appelée non pas mère de Dieu, mais mère du Christ. Cette doctrine fut condamnée par le concile d'Ephèse (431). La plupart des nestoriens persévérèrent dans leur doctrine et se retirèrent à Edesse. L'école d'Edesse fut fermée par un édit de Zenon, en 489. Dès lors, le nestorianisme dut se réfugier en Perse. En 498, les évêques nestoriens se constituaient en Eglise indépendante, sous la suprématie d'un patriarche, qui prit le titre de ratholicos.

nestorien, enne [nés-to-ri-in, è-nr] n. Sectateur, sectatrice de Nestorius, qui soutenait qu'on devait distinguer en Jésus-Christ deux personnes,

comme on distingue deux natures. Adj. (.mi se rapporte au nestorianisme : l'hérésie nestor ienne.

NestOrillS [uss], hérésiarque, né en Syrie, patriarche de Constantinople en 428, déposé par le

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