NOT
NOU
Noliophile.
qui disparaît-
remplacé les « actes respectueux ». Avant la loi du 21 juin VMM, les enfants étaient tenus, s'ils n'obtenaient pas de leurs ascendants consentement il leur mariage, de demander •< conseil » à ceux-ci « par aete respectueux et formel». A défaut de consentement sur acte respectueux, il était passé outre à la Célébration. La loi du 21 juin 1907 a abrogé cette formalité et lui a substitué une simple notification aux p--re et niére ou à celui des deux dont le consentement n'a pas été obtenu. Trente jours francs après cette notification, il est procédé à la célébration, sans qu'il y ait a justifier du défaut de consentement.
notifier [/ï-e'j v. a. (lat. notificare. — Se conj. tomme prier.) l'aire savoir dans les formes légales : notifier un aete, un jugement.
notion [st-on] n. f. (lat. notio ; de noscere, connaître). Idée qu'on a d'une chose: la conscience donne directement à l'homme la notion du bien et du mal. Connaissance élémentaire : n'avoir que des notions d'une science.
notiophile [ti-o] n. m. Genre de coléoptères tarnassiers. renfermant des carabes bronzés, brillants, de l'hémisphère nord, et dont quelques espèces habitent la France.
notiphile n. f. Genre de diptères brachycères, renfermant de petites mouches de l'hémisphère boréal.
NotO, v. d'Italie (Sicile), sur la rivière homonyme; 18.200 h.
Vins.
notocorde n. f. (du gr. notos, dos, et de corde). Formation primitive de la colonne vertébrale, presque complètement à l'Age adulte chez les vertèbres supérieurs.
notodonte n. f. Genre de lépidoptères, renfermant de nombreuses espèces des régions tempérée s.
notodontidés [dé] n. m. pi. Famille d'insectes lépidoptères, qui l'ait le passage entre les bombyx et les noctuelles. S. un notodontidé.
notoire adj. (lat. notorius). Connu généralement : le [oit est notoire.
notoirement [m<m] adv. (de notoire). Manifestement : affirmation notoirement contraire à la vérité.
notonecte [nèk-té] n. m. Genre d'insectes hémiptères, renfermant des punaises aquatiques, très carnassières, de l'Europe et de l'Asie.
notoriété n. f. (du lat. rxotorius, notoire). Etat de ce qui est notoire : il est de notoriété publique que... Etat d'une personne qui est avantageusement connue. Acte de notoriété, acte destiné à attester un fait notoire et constant, et délivré par un maire, un juge de paix, etc.
— Encvcl. Dr. Lorsqu'un fait, un acte, un usage est à la connaissance du plus grand nombre, on dit qu'il est notoire ou <ie notoriété publique.
Il est certaines circonstances où la loi exige des actes de notoriété. Ainsi, en matière de mariage, si l'un des futurs époux est dans l'impossibilité, pour quelque cause que ce soit, de se procurer une expédition de son acte de naissance, il est admis à y suppléer par un acte de notoriété, que lui délivre le juge de paix du lieu de sa naissance ou de son domicile, sur l'attestation de sept témoins, même illettres, de l'un ou l'autre sexe, parents ou non.
Les certificats de notoriété sont soumis à la formalité du timbre de dimension.
notomis [niss] n. m. Genre d'oiseaux échassiers, de la région néo-zélandaise, à peu près éteints aujourd'hui. (Les notomis sont des oiseaux voisins des poules d'eau, mais de la taille des dindons.)
nototrème n. m. Genre de batraciens anoures, renfermant de petites grenouilles de l'Amérique équatoriale, qui portent leurs œufs dans une poche incubatrice. formée ~~r 'z peau du dos.
notre adj. poss. (lat-
noster). Qui nous concerne* qui est à nous : notre intérêt, notre maison. Qui appartient à la patrie, ou qui Notomis.
la concerne : notre armée, notre gloire. Fam. Dont il s'agit : voici notre homme. Mon, ma, mes, s'emploient en ce sens dans le style officiel des souverains, du pape, des seigneurs : notre conseil entendu ; à nos bien-aimés fils, les archevêques, etc. S'emploient ou s'employaient dans le même sens dans le style du peuple et des paysans : oui, notre matlre. PI nos.
nôtre (précédé de l'art.) pron. poss. Qui est à nous ou qui nous concerne : vous «ré: votre opinion, nous avons la nôtre. Ce qui provient de notre imagination : nous avons mis du notre dans le récit. N. m. pi Les nôtres, nos amis, nos alliés : les nôtres avant tout. N. f. pi. Avec le verbe faire, Nos farces, nos folies : nous avons bien fait des nôtres.
Notre-Dame n. f. La sainte Vierge. Sa fête. Image de la Vierge : une Notre-Dame peinte- Eglise qui lui est consacrée : Notre-Dame de Paris. Exclamation, jurement religieux : Notre-Dame! que c'est beau.' PI. des Notre-bame. Tapissier de Notre-Dame, surnom donné au maréchal de Luxembourg, dont les victoires faisaient décorer de drapeaux cette église. Notre-Dame de Thermidor, surnom donné à Mme Tallien, par allusion au rôle qu'elle joua dans la réaction thermidorienne.
Notre-Dame de Fourvière V. Fourvière.
Notre-Dame de la Garde, sanctuaire qui s'élève »u sommet d'une petite colline. dominant Marseille, œuvre de l'architecte Espérandieu. La chapelle inaugurée en 1864 l'ut érigée en basilique mineure en 1879. Lieu de pèlerinage très fréquenté.
Notre-Dame de Paris, église métropolitaine de Pan», une des merveilles de 1 architecture gothique, située dans l'île de la Cité. La construction en fut commencée en 1163, sur l'emplacement de l'ancienne cathédrale mérovingienne, qui, elle-même, avait remplacé un temple païen. La première pierre en fut
posée par le pape Alexandre III et le roi Louis VII. La construction fut continuée sous Philippe Auguste et terminée vers 1230, du moins dans son ensemble général. Notre Dame appartient donc aux deux premières périodes du style gothique, le lancéolé de Philippe Auguste et le rayonnant de saint Louis; elle en est un des plus remarquables spécimens. Elle subit, à partir de 1699, sous prétexte de réparations , des mutilations regrettables, et fut l'objet d'une restauration intelligente et sérieuse sous la direction de Viollet-le-Duc. On admire son portail, ses tours majestueuses, sa grande rosace, son intérieur imposant orné de bas-reliefs précieux. Une sacristie, dans le style de la ca t hédrale, a été construite à ses côtés au xixc siècle. Le trésor de Notre Dame est d'une grande richesse. Ce monument a été le théâtre d'une foule d'épisodes historiques.
Notre-Dame de Paris, roman hi>torique et descriptif, dont l'action se passe au temps de Louis XI, par Victor Hugo (1831).
C'est l'histoire de la bohémienne Esmeralda, de l'amour qu'elle éprouve pour le capitaine Phœbus de Chàteaupers et de celui qu'elle inspire à l'archidiacre Claude Frollo et au sonneur de Notre-Dame, le difforme Qttasiinodo, etc. Cette œuvre est l'une des plus puissantes et des plus dramatiques en ce genre de composition. Les personnages en sont devenus populaires. On y admire les descriptions de la cathédrale et les tableaux de la vie parisienne au xv» siècle.
Notre-Dame-des-Victoires (Eglise), à Paris, fondée en 1629 par Louis XIII , en mémoire de Rochelle sur les protestants, et Pierr
de l'argent dans le nœud de son mouchoir. Fig. Former, établir : nouer des re la ions, une intrigue, une action théâtrale. Sorcell. Nouée l'aiguillette, rendre Impuissant. V. n. Prendre son premier accroissement après la fécondation, en parlant des fruits. Se nouer v. pr. Etre noué. Pathol. S'épaissir, en parlant de la goutte. Devenir rachitique. Se replier, rentrer en soi-même, en parlant des intestins. Syn. de nouer, en parlant des fruits. Ant. Dénouer.
La
par Le
Ordre de
Notre - Dame - de-
Monlesa.
la prise de construite Lemuet. Libéral Bruant, Gabriel Leduc portail ne fut construit qu'en 1739 par Cartaud Cette église est un lieu de pèlerinage très fréquenté.
Notre-Dame - de - la - Conception - de- Villa- Viçosa (ordrede). V. Conception.
Notre-Dame-de-Montesa (ordre de) ou dei Frères-de-Notre-Dame, créé en 1316 à Montesa par Jacques II d'Aragon , après l'abolition de l'ordre des templiers. A la fois civil et militaire, cet ordre relevait de Calatrava. Une seule classe, ruban rouge.
Notre-Dame-de-Bonde-
ville, comm. de la Seine -Inférieure, arr. et à 7 kil. de Rouen ; 3.180 h. Filatures.
Notre-Dame-de-Cenilly,
comm. de la Manche, arr. et à 19 kil- de Coutances; 1,260 h.
Notre-Dame-de-Monts,
comm. de la Vendée, arr. et a 53 kil. des Sables-d'Olonne; 1.360 h.
Notre-Dame-de-Sanilhac , comm. de
la Dordogne, arr. et à 6 kil. de Périgueux ; 1.290 h.
Notre-Dame-des-Landes, comm. de la
Loire-Inférieure, arr. et à 47 kil. de Saint-Nazaire ; 1.880 h.
Notre-Dame-du-Thil , comm. de roise,
arr. et à 2 kil. de Beauvais ; 1.860 h.
Nottingham [not-tin'-ff-ham], v. d'Angleterre, ch.-l.ducomtédeNottingham, surleTrent ; 255.000 h. Grand élevace. Filatures, fonderies de fer. — Le comté a 420.000 h.
notUlation [si-on] n. f. Action de mettre des notules.
notule n. f. (lat. notula, dimin. de nota, note). Courte annotation. Dr. anc. Minute.
notUS [tuss] n. m. Vent lu midi, chez les anciens Romains.
NOU ou DubOUZet, île de la Mélanésie au S.-O. de la Nouvelle-Calédonie dont elle protège le principal port, Nouméa. Pénitencier et casernes.
nouage n. m. Action de nouer. Opération de tissage qui consiste à nouer les fils d'une chaîne terminée a ceux de la chaîne nouvelle qui lui succède.
Nouaille (La), comm. de la Creuse, arr. et à 2't kil. d'Aubusson; 1.330 h.
Nouan-le-FUZelier, comm. de Loir-et- Cher, arr. et à 38 kil. de Romorantin ; 2.010 h. Ch. de f. Orl.
nouba n. f. Musique des tirailleurs algériens, où entrent des instruments indigènes (flûtes, flageolets, fifres, clarinettes, tambourins), et qui donne exclusivement des airs arabes.
noue [noû] n. f. Endroit où se joignent deux combles en angle rentrant.
Lame de plomb ou tuile creuse placée en pente dans cet endroit.
noue n. f. Sol gras et humide cultivé en prairie pour servir de pâturage.
noué, e adj. Fig. Rachitique, qui ne grandit pas : enfant noué. Chienne nouée, pleine. Dlas. Se dit d'une pièce renflée de nœuds ; se dit aussi de la queue de certains animaux et en particulier de celle du lion, quand elle est munie d'une touffe en son milieu.
nouées [nou-é] n. f. pi. Véner. Fientes du cerf, depuis la mi-mai jusqu'à la fin d'août.
nouement [noiî-man] n. m. Action de nouer.
nouer [nou-é] v. a. (lat. nodare). Lier avec un nœud : nouer un bouquet. Faire un nœud : nouer une cravate. Envelopper et fermer avec un nœud : nouer
Notre-Dame de Paris.
noues [noû] n. f. pi. Entrailles, foie et langue de morues. Vessie à air de V* morue. (On dit aussi noves.)
nouet [nou-t] n. m. Linge noué où l'on a mis une drogue pour la faire infuser.
nouette [nou-è-te] n. f. Tuile munie d'une arête sur son bord.
noueur, euse [eu-ze] n. Personne qui noue, qui est chargée de nouer. (Peu us.)
noueux, euse [nou-eu, eu-ze] adj. Qui a beaucoup de nœuds : bâton noueux. Qui a des nodosités : des doigts noueux.
Nougarède de Fayet (André-Jean-Simon, baron), magistrat et jurisconsulte français, né à Montpellier, m. à Paris (1765-184S).
nougat [gha] n. m. (mot provenç., lat. pop. nucutum, fait avec de la noix). Confiserie faite de noix ou d'amandes grillées et de caramel ou de miel : le nougat de Montélimar est très estimé.
NOUic, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 16 kil. de Bellac; 1.450 h.
nouilles [non. Il mil., e] n. f. pi. (allem. nudel). Pâte alimentaire, faite avec de la farine et des œufs, et qui se coupe en forme de petites lanières : des nouilles au fromage.
nouillettes [nou, Il mil., ê-te] n. f. pi. Petites nouilles.
Nouît, Nout. Mythol. égypt. Déesse du ciel.
qui accueil- ___^
lait les morts \," ' -I^|
dans son empire; souvent figurée sous forme de vache, par allusion à une métamorphose qu'elle aurait volontairement subie.
Nouka- Hiva, la
principale des
îles Marqui- .,
,. n , Nouit.
ses ; lieu de
déportation politique après le Deux-Décembre; 1 .200 h.
Noukha, v. de Russie (gouv. d'Iélisavetpol) ; 26.000 h. Filatures de soie. Draps.
noulet [le] n. m. Assemblage de noues, formant un canal pour l'écoulement des eaux. Assemblage de pièces de charpente, qui sont placées à l'intersection de deux combles n'ayant pas la même hauteur.
Nouméa, port et capitale de la Nouvelle-Calédonie ; 7.830 h. Excellente rade protégée par la presqu'île Ducos et l'île Nou.
nouménal, e, aux adj. Qui a rapport au noumène.
noumène n. m. (du gr. nooumenon, chose connue par la raison). Philos. Chose telle qu'elle est en soi, par opposition à phénomène, c'est-à-dire aux choses telles qu'elles nous apparaissent, telles que nous les connaissons.
nounou n.f. Nourrice, dans le langage enfantin.
nouraghe n. m. v. nuraghe.
NOUT-ed-din-MahmOUd, sultan de Syrie de 1146 à 1173, né en 1117, l'un des plus redoutables adversaires des croisés. La prise de Damas (1155) lui ouvrit la route de l'Egypte, où son général Salahed-Din s'empara du Caire (1169).
nouret [rè\ n. m. Nom vulgaire du pleurote huître, champignon comestible qui pousse sur les troncs d'arbres.
nourouz ou naurouz n. m. (en persan, nouveau jour). Nom d'une des grandes fêtes des Persans mazdéens, célébrée le 21 mars et qui marque le premier jour de l'année parsic.
nourrain [nou-rm] n. m. (lat. nutrimen). Fretin que l'on jette dans un étang pour le repeupler.
nourri, e [nou-rt] adj. Gros, plein : des fruits bien nourris. Dru, non interrompu : un feu de mousqueterie bien nourri. Assaisonné largement : gigot nourri d'ail. Fig. Riche, abondant, plein de sève : style nourri. Ai.'lus. litt. V. sérail. N. m. Qualité de ce qui est plein, abondant, ferme : le nourri des sons, des couleurs.
NOU
nourrice [nowi-ae] n.f. (lat. nulricla)- Femme qui allaite cm enfant, qu'il soit ou ne soit pas le sien : l'alimentation des nourrices doit être, substantielle et varice. Spécialrm., femme qui nourrit les enfants des autres. Nourrice sèche, femme qui élevé un enfant au bibe- ,
ronouaveedes \\'$?l aliments préparés. Mettre, placer un enfant en nourrice, le donner à nourrir;! une femme hors de la maison de ses parents.
En nourrice, à l'âge où les enfants sont allaités par les nourrices.
Mois de nourrice, temps qu'un enfant passe chez sa nourrice ; salaire que celleci touche par mois. S a n s comp ter les mois de nourrice, se dit par moquerie, a propos de quelqu'un qui se fait ou que l'on fait trop jeune. Techn. Sphère ou cylindre creux servant de réservoir intermédiaire sur le trajet d'une conduite. Fig. Ce qui alimente, entretient, développe :
la mémoire est la nourrice du génie. Adjectiv. : une mère nourrice. Loc. prov. : H a été changé en nourrice, se dit , au fig. , d'une personne qui ne ressemble en rien à ses parents ou qui n'a pas un caractère conforme à sa naissance, à son état. C'est un enfant qui bat, gui mord sa nourrice, se dit de celui qui attaque les personnes ou les choses auxquelles il doit sa position, sa fortune, etc. Les enfants s'amusent , les nourrices ont beau temps, se dit quand de grandes personnes jouent comme des enfants.
nourricerie [nou-ri-se-ri]
n. f. Etat, qualité de nourrice.
Etablissement où l'on nourrit les enfants en bas âge. Lieu où l'on engraisse les bestiaux. Lieu où l'on élève les vers à soie.
nourricier [nou-ri-si-é],
ère adj. Qui sert à la nutrition : suc nourricier. Qui a rapport aux nourrices. N. f. Ce qui fournit ou produit des aliments; ce qui nourrit, fait vivre : l'Afiique, celte nourricière du lion- N. m. Mari d'une nourrice.
nourrir [nou-rir] v. a. (latnutrire). Servir à la nutrition :
le sana nourrit le corps. Fournir les aliments : la terre nourrit l'homme. Donner à manger :
nourrir les bestiaux. Etre habité par : l'Afrique nourrit beaucoup de fauves. Voir naître :
les granits hommes qu'a nourris la Grèce. Allaiter : nourrir un enfant. Fig. Instruire, éduquer dans : nourrir des enfants dans l'amour du devoir. Faire croître ; terrain qui nourrit des vignobles. Former : la lecture nourrit l'esprit. Entretenir : nourrir l'espoir. Donner de la vigueur : nourrir sa couleur, son stgle. Arg. Nourrir un poupon, un poupard, comploter, préparer un crime.
nourrissable [nou-ri-sa-ble] adj. Qui peut être nourri. (Peu us.)
nourriSSage [nou-ri-sa-je] n. m. Se dit du soin d'élever les bestiaux : se livrer au nourrissage.
nourrissant [nou-ri-san], e adj. Qui nourrit beaucoup : viande très nourrissante.
nourrissement [nou-ri-se-man] n. m. Apic. Action de fournir de la nourriture à une ruche pour empêcher la colonie de dépérir pendant la mauvaise saison, ou pour préparer la miellée.
nourrisseur [nou-ri-jeur] n. m. Personne qui nourrit des vaches pour vendre leur lait. Qui engraisse du bétail pour la boucherie. Appareil rempli de liquide sucré qu'on idapte à une ruche pour que les abeilles viennent y puiser leur nourriture quand les fleurs font défaut.
nourrisson [nou-ri-son] n. m. Enfant à la mamelle. Enfant qu'une femme nourrit. Fig. et poét. Les nourrissons du Pinde, des Muses, iu Parnasse, les poètes.
Nourrisson (Jean-Fél'x), philosophe français, né à Thiers, m. à Paris (1828-1899) ; auteur de remarquables études sur Bossuet, Bérulle, Leibniz, saint Augustin, Spinoza, Voltaire, Rousseau, etc.
Nourrit [ri] (Louis), chanteur français, né à Montpellier, m. près de Paris (1780- 1831). Il fut, sous l'Empire, le meilleur ténor de l'Opéra de Paris. — Son fils Adolphe, chanteur célèbre, né à Montpellier (1802-1839), triompha dans le répertoire de Meyerbeer. Dans un accès de délire, a Naples, il se précipita par la. fenêtre de son appartement ;t se tua. Il était, comme son père, doué d'une délicieuse voix de ténor.
nourriture [nou-ri] n. f. (lat. nutritura). Action de nourrir, d'allaiter un enfant. Substances
dont on se nourrit: nourriture substantielle. Education. (Vx.j Action d'engraisser des bestiaux. Ce qui entichent h- développement intellectuel ou moral : la siieuce est In nourriture de l'esprit.
ÏIOUS ' iiuu) pion. pers. de la 1" pers. du pi. des deux genres. Notre personne. (Les souverains, les hauts fonctionnaires, dans leurs ordonnances; les juges, dans leurs arrêts, les magistrats de ministère public dans leurs réquisitions, et quelquefois les auteurs disent nous, au lieu de je, moi, et alors les adjectifs et les participes se mettent au singulier : nous sommes persuadé. S'emploie aussi familièrement pour tu ou vous : comment! petit, nous faisons l'entêté!) Nous autres, expression qui ne diffère pas de nous, mais qui classe, isole davantage une catégorie de personnes, Chez nous, dans notre pays, notre maison, notre société. Ce que c'est que de nous! exclamation familière pour déplorer la petitesse ou l'impuissance de l'homme. Susblantiv, Action de dire nous : le nous est souvent prétentieux,
nouure n. f. Etat d'un enfant noué ; rachitisme. Formation du fruit qui succède à la fleur.
nouveau [tidl ou nouvel (devant une vovelle ou un h muet), elle [vil, è-le] adj. (lat. novellus). Qui n'existe ou n'est connu que depuis peu de temps ; livre nouveau. Qui succède à d'autres choses de même nature : la saison nouvelle. Dont le caractère est changé : devenir un nouvel homme. Novice, inexpérimenté : être nouveau en affaires. (Le mot nouveau prend des sens très différents, selon qu'il est placé avant ou après le substantif : habit nouveau, d'une
NOU
nouveau-né, e tvâ] n. Enfant nouvellement né : les nom eau nés, Adjectiv. : des enfants nouveaun< . une fille nouveau-née.
nouveauté [vô-ti] n. f. (lat. novellitas). Qualité de ce qui est nouveau : la nouveauté d'une mode. Innovation, chose nouvelle : aimer les nouveautés. Etoffe d'un genre, d'un dessin nouveau, ou dont le dessin, la couleur sont variés, par opposition aux étoffes unies. Livre nouvellement publié. Marchand de nouveautés, celui qui vend ce qui concerne la toilette des femmes. Magasin de nouveautés, magasin où l'on tient des objets de fantaisie dont la mode est très sujette à changer : mercerie, lingerie, étoffe. Haute nouveauté, la dernière mode. Ant. Ancienneté, antiquité ; vieillerie.
Nouveautés (théâtre des), nom de plusieurs théâtres établis à Paris : le premier, de 1827 à 1832, place de la Bourse; le second, de IfGO à 1869, rue du Faubourg-f-aint-Martin ; le troisième, fondé par Brasseur père, en 1878, boulevard des Italiens, oui- jouer le vaudeville, l'opérette et la comédie ouffe.
nOUVelet, ette [/<', e-(e; adj. Tout nouveau. (Vx.)
nouvelle [vè-le] n.f. Premier avis qu'on reçoit d'une chose arrivée récemment : accueillir avec incrédulité une nouvelle. Renseignement sur la santé, la situation de quelqu'un : mandez-moi de vos nouvelles. Vous aurez de mes nouvelles, je vous ferai repentir de ce que vous m'avez fait. Vous m'en direz des nouvelles, vous apprécierez comme moi l'excellence de ce que je vous vante. Compositon littéraire de petite étendue, qui tient le milieu entre le conte-
Ad. Nourrit.
forme récente : nouvel habit, autre que celui qu'on vient de quitter.) Le nouveau monde, l'Amérique. Le Nouveau Testament, les livres saints qui ont suivi la naissance de J.-C. Nouvel an, premier jour de l'année. Saison nouvelle, le printemps. Nouveau visage, personne qu'on n'avait pas encore vue. Fruit nouveau, chose à laquelle on n'est pas encore habitué. Esprit nouveau, esprit d'innovation. Mots nouveaux, mots usités depuis peu. Homme nouveau, homme qui s'illustre, mais dont les ancêtres sont restés inconnus. N. m. Personne actuelle; personne récemment arrivée : écoliers qui taquinent un nouveau. Ce qui est récent : le nouveau plaît toujours. Chose surprenante : voilà du nouveau. N. f. Absol. et pop. La Nouvelle, la Nouvelle-Calédonie. Adv. Nouvellement : enfant nouveau-né. Les expressions nouveaux venus, nouveaux mariés, nouvelles converties, etc., forment tantôt une locution substantive, tantôt une locution adjective. Loc. adv. :De nouveau, derechef : être condamné de nouveau. A nouveau, en remplaçant une première tentative par une tentative différente : reprendre à nouveau un projet. Prov. : Tout nouveau, tout beau, la nouveauté a toujours un charme particulier. Rien de nouveau sous le soleil, il ne se fait, il n'arrive sur la terre que ce qui s'est déjà fait, ce qui est déjà arrivé. Au. us. litt- :
It nous faut du nouveau, n'en fût-il plus au inonde,
vers de La Fontaine (Clymine, 1671) un peu changé. La Fontaine a dit : Il me faut, etc. Ant. Vieux, ancien, antique.
Nouveau Seigneur de Village (le), opéra-comique en un acte, paroles de Creuzé de Lesser et Favières, musique pleine de verve et de charme, de Boieldieu (1813).
Nouveaux Lundis, suite des Causeries du Lundi: portraits et études littéraires, morceaux achevés de fine analyse par Sainte-Beuve ( 1863-1867).
NOU veaU-BrunSWick, prov. du Canada, en partie couverte de forêts ; 331.00(1 h. Ch.-l. Frederieton (7.000 li.).
Nouveau-Hanovre, île océanienne de l'archipel de Bismarck.
Nouveau -Mecklembourg ou Nouvelle-Irlande, île océanique de l'archipel de Bismarck.
Nouveau - Mexique , un des Etats unis d'Amérique, traversé par les montagnes Rocheuses; 210.000 h. Ch.-l. Santa-Fé. Grandes richesses minérales.
et le roman : Maupassant excella dans la nouvelle. Nouvelle à la main, autrefois, petites nouvelles piquantes colportées en manuscrit; auj., petites anecdotes du même genre, qu'on imprime dans un journal. La lionne Nouvelle, traduction du mot Evangile Prov. : Point de nouvelles, bonnes nouvelles, quand on ne reçoit aucun rense* nent, on p ut conjecturer qu'il n'est rien arrivé de fâcheux. Les mauvaises nouvelles ont des ailes, le bruit d'un malheur se répand vite.
— Encycl. Les principaux écrivains qui ont composé des nouvelles sont, en Italie : Sacchetti, Bandello, Boccace; en Angleterre, Chaucer; en Allemagne, Wieland, Hoffmann, Gœthe ; en Espagne, Cervantes; en Amérique, Edgard Poë; en Suisse, Tœpffer; en France, Antoine de La Salle, Marguerite de Navarre, Madame de La Fayette, l'abbé Prévost, Le Sage, Diderot, A. de Vigny, Balzac, Stendhal, A. de Musset, Théophile Gautier, Mérimée, About, Maupassant. Pouvillon, Bourget, etc.
Nouvelles de Bandello, recueil de contes dont les aventures princières, les intrigues de haut vol, les amours tragiques, les conspirations ténébreuses sont les sujets ordinaires (1554-1573).
Nouvelles exemplaires, par Cervantes (1612). L'auteur s'y montre grand écrivain et habile peintre' de mœurs. C'est, après Don Quichotte, son plus beau titre de gloire. Parmi les principales, citons : Rinconete et Cortadillo, le Colloque des chiens.
Nouvelles genevoises, de R . Tôpffer ; récits qui plaisent par le naturel, l'humour, le sertiment [la Bibliothèque de mon oncle; le Col d'Ar.ternc] (1835).
Nouvelles nouvelles (Cei!(). V. Cent.
Nouvelle (La), comm. de l'Aude, arr. et à 26 kil. de Narbonne ; 2.290 h. Ch. de f. M. Port sur la Méditerranée. Bains de mer. Construction de petits navires. Salaison de sardines; vins, eaux-devie, huiles.
Nouvelle-Amsterdam, île de l'océan Indien, très isolée, à mi-route entre les pointes méridionales de l'Afrique et de l'Australie; à la France depuis 1893.
Nouvelle-Arkhangel, v. principale de l'île Sirka f territoire d'Alaska); 1.000 h.
Nouvelle-Bretagne ou Nouvelle-
Poméranie, ile océanienne de l'archipel Bismarck. V. Bismarck (archipel).
Nouvelle-Calédonie, ile de l'Océanie, découverte par Cook (1774), et appartenant à la France
NOU
1853 ; 51.001 h. [Néo-Calidon itns ; les indi-
qui appartiennent à la race noire légèrement
Néo-Calédoniens.
<lepui gènes
métissée Je Polynésiens, portent le nom de Cana- ■qtie*)- Cap. Xouméa. Terre montagneuse (l.libOm. au mai i mum), dont le littoral est entouré par une bande de récifs.
Climat sain et assez tempéré. Péniteneier pour les •condamnés à la transportation ou à la relégation.
Bois estimés; or, nickel, fer, cuivre ; café, tabac, canne à sucre.
Nouvelle- Ecosse, prov.
du Canada. Pays boisé, avec de beaux pâturages et dont le sol renferme des richesses minérales considérables ; 460.000 h. Ch.-l. Halifax. C'est VAcadie des anciens colons français.
Nouvelle-Galles du Sud (en angi. New-
South Wales), un des Etats de la Fédération australienne, sur le littoral est du continent; élevage de bestiaux; mines (argent, houille); 1327.000 h. Capit. Sydney.
Nouvelle-Grenade. V. Colombie.
Nouvelle-Guinée ou Papouasie, grande
île de l'Océanie, au N. de l'Australie, dont la sépare le détroit de Torrès ; partagée entre les Pays-Bas (Nouvelle-Guinée hollandaise), l'Allemagne (Terre de l'Empereur-Guillaume) et l'Angleterre (Nouvelle- Guinée britannique). Climat équatonal : chaleurs lourdes ; pluies abondantes. Grandes forêts. Riz, coton, canne à sucre, tabac ; nacre. (Hab. Néo-Guinéens ou Papous.) Nouvelle-Hollande. V. Australie.
Nouvelle-Irlande, v. nouveau-Mecklem-
eOURG.
nouvellement [iè/e-»i«n] adv. Depuis peu; récemment. Ant. Anciennement.
Nouvelle-Orléans (La), v. du S. des Etats- Unis, dans la Louisiane, sur le Mississipi ; 314.000 h. Grand commerce de coton, tabac, machines, construction de bateaux, etc.
Nouvelle-Poméranie. v. nolveli.e-Bre-
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Nouvelles-Hébrides, archipel de l'Océan pacifique, entre la Nouvelle-Guinée et les Viti; il est formé de 37 iles, dont la mieux exploitée est Vaté; 72.500 h. [Néo-Hébridais). Climat peu salubre. Elevase. Soufrières. Les Nouvelles-Hébrides sont administrées sous le contrôle commun de la France et de l'Angleterre.
Nouvelle-Sibérie, v. Liakov.
nouvelleté [vb-le-té] n. f. Dr. Entreprise faite sur le possesseur d'un héritage.
Nouvelle-Zélande, groupe de deux iles anglaises de l'Océanie, séparées entre elles par le détroit de Cook ; 270.900 kil. carr. ; 825.000 h. ( Néo-Zélandais). Capit.
Wellington. Belles forêts ; céréales, beaux pâturages ; gisements d'or, d'argent, de cuivre et de houille.
L'élevage du bétail est la grande industrie de ce pays. C'est à peu près les antipodes de la France.
Nouvelle-Zemble, groupe
d'îles *'e l'océan Glacial arctique, au N. de la Sibérie, désolées et stériles, mais fréquentées par les pécheurs et chasseurs russes et norvégiens,qui vont chercher là les oiseaux de mer et les phoques, morses, baleines, etc.
nouvellier [vr-li-é] n. m. (ital.
novelliere). Auteur de nouvelles.
nouvelliste [vè-lis-te] n. m.
Celui qui est curieux de nouvelles.
Rédacteur de nouvelles.
Nouvion (Le), ch.-l. de c.
(Aisne), arr. et à 27 kil. de Vervins ; 2.980 h. Ch. de f. N. — Le cant.
a 10 comm. et 9.270 h.
Nouvion, ch.-l. de c. (Somme), arr. et à 13 kil. d'Abbeville, près de la forêt de Crécy ; 810 h. — Le cant. a 19 comm. et 8.830 h.
NoUVOitOU, comm, d'Ille-et- Vilaine, arr. et à 12 kil. de Rennes; 1.460 h. Marbre.
NoUZOn, comm. des Ardennes, arr. et à 9 kil. de Mézières ; 7.570 h. Ch. de f. E. Quincaillerie.
novaculaire [i;-r>>} adj. (du
lat. novarula, rasoir). Qui sert à repasser les rasoirs.
novaCUlite n. f. Schiste très dur et à grain très fin, dont on fait des pierres à rasoir.
novale n. f. Mal. novalis). Terre nouvellement mise en valeur. Dimc levée sur cette terre.
Novalis (Frédéric, baron de Hardenberg, connu sous le pseudonyme de), poète allemand, né à Wiederstedt, m. a Weissenfcls [1772-1802). Ecrivain mystique, il fut. dans ses Hymnes à la nuit, ses Cantiques et son roman inachevé Henri dOfterdiitgen, le représentant le plus brillant de l'école romantique allemande.
Novare, v. de l'Italie septentrionale, ch.-l. de la pror. de Xovare ; 33.000 h. {flovarois). Fabrication d'étoffes ; céréales. Prise par le duc d'Orléans (Louis XII) en 1195. Défaite des Français par les Suisses de Maximilien Sforza (1513). Le roi Charles- Albert y fut défait par les Autrichiens commandés par Radetzky, en 1849. et cette défaite amena son abdication- — La prov. a 763.830 h.
Novat ou NovatUS, diacre schismatique de Carthage, dans la seconde moitié du me siècle; il se joignit aux disciples de Novatien.
novateur, trice n. (lat. novator, trix). Qui innove. Adjecliv. : esprit novateur.
novatianisme [si-a-nis-me] a. m. (de Novatien, sectaire). Secte fondée par Novatien et Novat.
Novatien, antipape et hérésiarque en 231. Il déclara illégitime l'élection du pape Corneille, dont il blâmait l'indulgence envers les apostats repentants.
novatiens [si-iii] n. m. pi. Membres de la secte fondée par Novat et Novatien. S. un novatien.
novation [si-on] n. f. (lat. novatio).
Dr. Changement par lequel un nouveau titre est substitué à un ancien : 7iovalion dune créance.
— Encycl. Dr. La novation éteint l'ancienne dette avec toutes ses garanties accessoires. Elle peut s'opérer :
1» Par changement d'objet (par exemple, Louis, devant 500 francs à Jacques, convient avec lui de lui livrer un cheval, au lieu et place de cette somme) ;
2» Par changement de débiteur (par exemple, Jean s oblige envers Jacques, à qui Louis doit 500 francs, à payer cette somme, à la place de Louis) ;
3» Par changement de créancier (par exemple, sur la désignation de Jacques, à qui il doit 500 francs, Louis promet cette somme à Jean, qui devient ainsi son créancier, à la place de Jacques) ;
4» Par changement de cause (par exemple, alors que c'est pour cause de loyer que Louis doit 500 francs à Jacques, celui-ci consent à laisser cette somme à Louis à titre de prêt).
Les conditions de la novation sont qu'il existe deux obligations valables, dont la seconde se substitue à la première, et que les parties soient capables de s'obliger. Les effets de la novation sont comparables, au point de vue de l'extinction de la dette, à ceux du payement.
novatoire adj. Qui est de la nature de la novation ou relatif à la novation : acte novatoire.
Novazzano, comm. de Suisse (cant. du Tessin), à la frontière italienne; 1.250 h. Agriculture, viticulture, sériciculture.
novelette [lè-te] n.f. Brebis qui n'a pas encore porté.
Novelles [vi-le], constitutions des empereurs d'Orient, publiées par Justinien, et qui complètent le Digeste (vers 570). (S'écrit avec une majuscule.) S. : la Novelje XI.
Novelli (Ermete), acteur italien, né à Lucques en 1851. Doué d'une physionomie extrêmement mobile, il excelle également dans les rôles comiques et tragiques.
novembre [van-bre] n. m. (du lat. november. de novem, neuf, l'année romaine commençant au mois de mars). Onzième mois de l'année actuelle.
— Agric. et jardin. Le cultivateur achève les semailles d'automne et récolte navets, betteraves, carottes, rutabagas, choux-raves, topinambours, etc.; commence les labours des terres destinées aux cultures de printemps ; défriche les landes, transporte aux champs les fumiers et composts ; nettoie les graines ; vérifie l'état de ses canalisations de