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NOV

Novion-Porcien [si-in], ch.-l. de c. (Ardennes), an-, et à 12 kil. de Rethel ; 820 h. Ch. de f. E. Phosphates. — Le cant- a. 25 comm. et ÎO.OIÏO h.

novissima verba, mots lat. signif. : Les dernières paroles. Les paroles les plus récentes. Ces mots servent ordinairement à désigner les dernières paroles d'un mourant.

IlOViSSime [me'] adv. (m. lat.). Fam. En dernier lieu; tout récemment. (Peu us.)

novius [ft-Mss] n. m. Genre d'insectes coléoptères, renfermant des coccinelles, dont l'espèce type habite l'Europe centrale et méridionale.

Novorossiisk, v. de Russie (Caucase), port sur la mer Noire ; 30.000 h.

Novo-Tcherkask, v. de la Russie d'Europe (centre admin. des provinces du Don); 52.000 h. Belle cathédrale.

Novum organum [vom', om'] ou Nouvelle-Méthode pour l'interprétation de la nature, seconde partie de Vlnstauratio magna, dont le De dignitate et augmentis scientiarum forme la première partie; traité philosophique de François Bacon, ouvrage où le philosophe anglais inaugure d'une façon brillante les règles de la méthode analytique, expérimentale et inductive, après avoir fait la critique des préjugés scientifiques qui encombraient de son temps l'esprit humain (1020).

noxal [nolcsal], e, aux adj. (lat. noxalis). Dr. rom. Se dit d'un abandon qui a causé un dommage : abandon noxal.

Iioyable [noi-ia-ble] adj. Qui mérite d'être noyé.

noyade [noi-ia-de] n. f. Action de noyer une personne ou un animal. Mort par immersion dans l'eau. Peine légale, chez certaines nations.

— Encycl. Dans l'antiquité, la noyade était une peine infamante, réservée aux parricides et aux traîtres. Au moyen âge. on noyait les femmes adultères, les voleuses et les varioleux. De même, au temps des guerres civiles, la noyade paraissait être le moyen le plus expéditif de se débarrasser des séditieux, des brigands et des assassins. Carrier, proconsul à Nantes, en 1793, la remit en usage pour se débarrasser des suspects. L'opération se faisait au milieu de la Loire, au moyen d'un bateau pourvu d'un fond mobile qui s'ouvrait à un moment donné.

noyale ou noyalle [noi-ia-le] n. f. Toile de chanvre très torte, qui se fabriquait anciennement dans diverses localités de Bretagne (Noyai), et dont on faisait des voiles. Adjectiv. : toiles noyales.

noyalière [noi-ia] n. f. (de noyau). Terrain dans lequel on plante des noyaux d'arbres fruitiers.

Noyal-Muzillac, comm. du Morbihan, arr et à 23 kil. de Vannes ; 2.270 h. Dolmens.

Noyal-Pontivy, comm. du Morbihan, arr.

et à 1 kil. de Pontivy ; 3.540 h. Toiles. Fontaine Sainte-Noyale, but de pèlerinage.

Noyal-sur-Vilaine, comm. d'Hie-et-vu

laine, arr. et à 13 kil. de Rennes; 2.380 h. Ch. de f. O.

Noyant [ho-îo)i], ch.-l. de c. (Maine-et-Loire), arr. et à 17 kil. de Bauué. à la source de la Marconne ; 1.C20 h. Ch. de f. Orl. et Et. Fer. — Le cant. a 15 comm. et 10.200 h.

noyau [noi-iô] n. m. (lat. pop. nucnle; de nux, nucis, noix). Partie très dure, renfermée dans certains fruits et contenant une amande : noyau de pêche, de prune. Par ext.

Partie centrale d'un obj>t. Partie centrale d'un escalier tournant, sur laquelle porte l'extrémité des marches. Partie la plus lumineuse d'une comète.

Partie pleine dans l'intérieur d'un moule, formée d'un petit cylindre de cire, qui, à la fonte, doit produire un vide correspondant. Petit corps spherique, ou vésicule de forme variable qui existe dans l'intérieur de toute cellule. Eau , crème de noyau,

liqueur préparée avec les amandes des fruits à noyau (prunelles, prunes, cerises, etc.). Fig. Réunion de personnes autour desquelles d'autres personnes s'amassent: le noyau d'une société civile, politique, littéraire , etc. Pop. Argent, richesses. Fam. Rembourré avec des noyaux de p'clies, se dit d'un siège très dur. Prov. : Il faut casser le noyau pour avoir l'amande, il faut prendre de la peine pour avoir profit ou plaisir.

noyé [noi-ié], G adj. (de noyer v. a.). Asphyxié par immersion. Baigné : yeux noyés de larmes. Des yeux noyés, des yeux aux regards langoureux. N. Personne noyée, asphyxiée par immersion : rappeler un noyé d la vie.

— En-cyci.. Quand une personne tombe à l'eau par accident, elle suspend tout U abord sa respiration, mais l'usage des sens se perdant, elle se livre '.). une respiration trompeuse, et la mort réelle ou apparenta arrive promptement.

Le noyi que l'on retire de l'eau peu de temps après sa BUbmi rsfon est pâle, son corps semble glac yeux sont entrouverts et les pupilles dilatée», les dents serrées, etc. c'est l'asphyxie qui détermine presque toujours la mort chez les noyés, quelquefois l'hémorragie cérébrale, surtout après les excès de table.

Lorsque l'on se porte au secours d'un noyé, il faut éviter de se laisser appréhender par lui, chercher à le pousser par derrière vers la berge, ou le saisir pur la chevelure ou sous les aisselles.

Pour rappeler un noyé â la vie, il faut le transporter doucement au lieu de secours, l'étendre horizontalement, le débarrasser de ses vêtements en le maintenant la tété un peu basse. En suite on desserrera les mâchoires, et, saisissant la langue avec nu linge, on exercera des tractions rythmées de IS à 20 lois par minute. On fera de la respiration artificielle, on pratiquera des frictions, on cherchera a exciter la contraction du diaphragme.

Lorsque la vie commence à reparaître, il faut surveiller la respiration, envelopper le malade dans des couvertures chaudes ; donner des grogs, du café.

On doit être très patient. On cite des cas ou il a fallu trois heures pour ranimer un noyé.

noyé-d'eau n. m. Nébulosité dans la pâte du papier : papier plein de noyés-d'eau.

Noyelle-Godault, comm. du Pas-de-Calais, arr- et à 32 kil. de Bèthune ; 2.810 h. Houille.

NoyelleS-SOUS-LenS, comm. du Pas-de- Calnis. arr. et à 23 kil. de Bétliune ; 2.250 h. Mines de houille.

Noyen, comm. de la Sarthe, arr. et à 23 kil. de La Flèche ; 2.350 h.

noyer [noi-ié] v. a. (du lat. necare, tuer. — Se conj. comme aboyer.. Faire périr par asphyxie dans un liquide quelconque: noyer un chien. Inonder: les eaux du déluge noyèrent la terre. Humecter, mouiller abondamment : noyer son visage de larmes ; noyer son vin, une sauce- Noyer un clou, un rivet, l'enfoncer de manière que la tète disparaisse. Aboyer sa boule, envoyer sa boule au delà de la ligne appelée noyon. Noyer un poisson, le maintenir la tête hors de l'eau, iorsqu'il a mordu à l'hameçon. Fig. Faire disparaître : noyer sa raison dans le vin. Délayer : noyer sa pensée dans un verbiage inuhle- Prov. : Qui veut noyer son chien dit qu'il a la gale (ou la ragej, on accuse les personnes dont on veut se défaire. Se noyer v. pr. Périr dans l'eau. Par anal. Périr asphyxié dans un fluide gazeux. Par exagir. Boire à l'excès. Flotter dans un liquide trop abondant. Fig. Se perdre; se ruiner. Se noyer dans le sang, commettre de grandes cruautés. Se noyer dansun raisonnement, s'y perdre. Un homme qui se noie* s'attache à un brin de paille, dans une position désespérée, on adopte sans examen les moyens lesplus invraisemblables. Se noyer dans un verre d'eauf dans un crachat, échouer contre des obstacles insignifiants. Allus. hist. V. Clarence (duc DE).

noyer [noi-ié] n. m. (lat. pop. nucarium; de nux, noix). Genre de juglandacées, comprenant de grands arbres des régions tempérées. Bois de cet arbre :

chambre en noyer.

— Encycl. Ilot. Le genre noyer (juglans) renferme sept ou huit espèces, dont la plus connue est le noyer commun, comprenant diverses variétés cultivées pour leurs fruits (noix) et leur bois dur, foncé, souvent veiné, susceptible d'un beau poli, et estimé par l'ébénisterie. On emploie aussi les feuilles en infusions et lotions stimulantes et résolutives; son écorce est utilisée pour la peinture en noir. Les fleurs du noyer sont de deux sortes : des lieurs mâles groupées en chatons solitaires, et fleurs

Rameau de noyer.

ificielle : D, traction rythmique 2. Coupe du lit.

femelles réunies en épi terminal. Il est originaire des montagnes de l'Asie Mineure, de la Perse, de l'Inde, mais naturalisé dans presque toute l'Europe. On le multiplie par semis et on l'améliore par le greffage.

Noyers, comm. de Loir-et-Cher, arr. et à 37 kil. de Blois, sur le Cher; 1.950 h. Briqueterie.

Noyers [noi-ié], ch.-l. de c. (Yonne), arr. et à 37 kil. de Tonnerre, sur le Serein : 1.300 h. Ch. de f. de Laroche à l'Isle-Angély. — Le cant. a 15 comm. et 5.570 h.

NoyerS-SUr-Jabron, ch.-l. de c. (Basses- Alpes), arr. et à 13 kil. de Sisteron ; 630 h. Distillerie. — Le cant a 7 comm. et 2.270 h.

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