‹ Le Larousse pour tousChapitre 322 sur 979 · NYS · texte numérisé non relu

NYS

nyCtlCèbe n. m. Genre (le mammifères lémuriens de l'Asie tropicale, renfermant des animaux nocturnes, timides, couverts d'une épaisse toison laineuse et que l'on nomme vulgairement loris paresseux.

nyctiomis [niss] n. m. Genre d'oiseaux passereaux lévirostres, de 1 Afrique et de l'Asie tropicale, appelés aussi alcémèropcs. (Ce sont de beaux guépiers qui niellent dans le creux des arbres el demeurent de longues heures, auprès du leur nid, à l'affût des insectes.)

nyetipithèque [ik-ke] n. m. Genre de singes de la famille des cébldés, comprenant plusieurs espèces de l'Amérique tropicale : les nyctipitheques sont des linges nocturnes, <i grands yeux tris rapproches, à longue queue à fourrure, soyeuse et épaisse.

nyetographe n. m. (du gr. nur, huktos, nuit, et graphein, écrire). Appareil a l'aide duquel on peut écrire sans voir les traits que l'on l'orme.

IiyctOgraphie n. f, Art d'écrire sans y voir.

nyetographique adj. Qui a rapport à la nyetographie.

Nyiregyhaza, v. de la Hongrie centrale; 33 000 h. Tabac. Aux environs, vignoble de Tokay.

TJyitra (en allcm. Neutra), rivière de Hongrie, qui prend sa source dans les Karpathcs et se jette dans le Danube; cours 180 kil. environ.

Nyitrafen allem. Neutra;. v. d' Austro-Hongrie, ch.-l. du conntat homonyme, sur la Nyitra; 15.200 h. Grand commerce de produits agricoles et de bestiaux. Machines aratoires ; malteries ; sucrerie.

Nylen, comm.de Belgique (Anvers\ a r r . de Matines; 2.9U) h.

Tissages.

nymphale

[nin] n. m. Nom vulgaire de certains papillons de la famille des nymphalidés.

— En cycl, Le nymphale du peuplier (lime

nitis populi) ou grand Sylvain, commun en France est un beau papillon brun foncé, orné de taches blanches, qui vole en juin dans les grandes forêts.

nymphalidés [nin] n. m. pi. Famille de lépidoptères rhopalocères, renfermant les vanesses, arginnes, limenites, etc. S. un nymphalidé.

nymphe [nin-fe] n. f. (du gr.

numphè, jeune fille). Dans la mythologie grecque, divinité subalterne et féminine des fleuves, des fontaines, des bois, des montagnes : les nymphes sont la personnification des forces vives de la nature. Fig- Jeune fille belle, gracieuse et bien faite. Avoir une taille de nymphe, être bien faite. Jroniq. Femme galante; maîtresse. Zool. Etat particulier des insectes, intermédiaire entre l'état de larve et celui d'insecte parfait. Anat. Replis membraneux de la muqueuse vulvo-vaginale. (Syn. petites lèvres.)

— Encycl. Parmi ces déesses bienfaisantes, que les Grecs faisaient vivre dans les eaux, les grottes, on distinguait les nymphes de la mer (océanides et néréides), les naïades, les oréades, les napées, les dryades, etc. (ilyth.)

Nymphes. Dans l'art on représente les nymphes comme de belles jeunes filles, couronnées de perles, tenant des bandelettes et des fleurs, ou une coquille ou une urne dont s'échappe l'eau de la source. Citons parmi les œuvres célèbres de peinture ou de sculpture : Nymphe jouant avec une chèvre, tableau de Poussin (Ermitage) ; Nymphe enlevée par un faune,

tableau de Cabanel ; Nymphes sortant du bain, tableau de Boucher ; Nymphes et satyres, tableaux de Kubi.'iis, Poussin, le Uiorgione, le Titien, Bougucreau, etc.; La Vymphe de Fontainebleau, bronze de dutto Cellim (Louvre); Nymphe de Diane, de l li inger; Nymphe chasseresse, de Falguière, etc.

nympliea;»!/!// ou nymphéeirtùi/ejn.m.

Nom scientifique du nénuphar blanc.

nymphéacées [nin, se] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dialypéta'CS, ayant pour type \<- nymphéa, a. une nympheacée,

nymphée [nin-fé] n. f. (gr. numphaion). Lieu consacré aux nymphes, orné de statues, de vases, de bassins et de fontaines; grotte ou sanctuaire de* nymphes. Bot. Syn. de nymphéa.

NymphenbOUrg,villc de Bavière. La France. l'Espagne et le Bavière y signèrent en 17 H un traité de partage de l'Autriche.

nymphomane [nin] n. Se dit d'une femme ou d'une femelle atteinte de nymphomanie.

nymphomaniaque [nm] adj. Qui a rapport à la nymphomanie : fureur nymphomaniaque.

nymphomanie [nin, ni] n. f. (du gr. nuin-

phè, nymphe, et mania, folie). Exagération morbide des désirs sexuels, chez la femme ou chez les femelles des animaux (en particulier la vache et la jument).

nymphose [nin-fô-ze] n. f. Etat d'un insecte qui est dans son enveloppe de nymphe, c'est-à-dire en chrysalide ou en pnpe. Ensemble des phénomènes

Nymphale.

grand Sylvain ,

Nymphes portant du bain, d'après Boucher.

biologiques par lesquels passe la larve pour arriver à l'état de nymphe.

Nyon, v. de Suisse (cant. de Vaud), sur le lac Léman ; 4.200 h. Faïencerie, fabriques de peignes, briques de verre, etc. Vignobles. Château où sont installés les services municipaux et le musée.

Nyons [ni-on], ch-1.

d'arr. ( Drôme ), sur l'Eygues, affl. du Rhône, à 67 kil. de Valence; 3.650 h, (Nyonsais).

Lignite. — L'arr. a 4 cant., 74 connu., 26.860 h. Le cant. a 16 fourni, et 9.600 h.

NypelS (Jean-Servais-Guillaume), jurisconsulte belge, né à Maëstricht, m. à Liège (1803-1886).

, fleur mâle ; b, fleur femelle.

Armée de Nyons.

nyroca n. m. Espèce de canard du genre fu- Ligule [fuligula nyroca), appelé vulgairement sarcelle d Egypte et quinc passe en France que pour aller hiverner dans le nord de l'Afrique et l'Inde.

Nyrop (Christophe), romaniste danois, né à Copenhague en IH08 ; auteur d'une Histoire de l'épopée française et d'une Grammaire historique de la tangue française.

Nyrop /Martin, architecte danois, né à Ringkjôping en 1849. Il construisit Vllôlel de ville de Copenhague.

Ny Sa, ane. v. de la Grèce, située sur le Parnasse

et consacrée a Bacchus. (Hab. Nys>'ens.]

nyssa n. m. Genre de cornacées d'après les uns. de combrétacées d'après les autres, ou encore type d'une famille spéciale, dite des nyssacécs.

— Encycl. Les nyssas, vulgairement appelés tupélos sont des arbres de l'Amérique du nord, qui croissent dans les lieux humides et même les eaux stagnantes; ils atteignent 30 mètres de hauteur; leur bois est blanc et mou, surtout celui des racines. Ce bois peut, en certains cas, remplacer le liège, mais il pourrit à l'humidité. N5'ssa :

Nysse, anc. ville de la Cappadoce (Asie Mineure).

Nyssens (Albert), homme politique belge, né a Ypres, m. à Bruxelles (1855-1901). 11 fit adopter par le Parlement belge le principe du vote plural.

nySSia [ni-si-a] n. f. Genre d'insectes lépidoptères, renfermant de petites phalènes qui se plaisent dans les prairies numides de l'hémisphère sud.

NySSia. Myth. gr. Femme de Candaule, roi légendaire de Phrygie. Grand admirateur des charmes de sa femme. Candaule voulut que Gygès, son favori, la contemplât sans voiles. Nyssia s'en aperçut; elle menaça Gygès de le faire tuer, s'il ne tuait le roi. Gygès assassina Candaule, et épousa Nyssia.

Nyssia, statue en marbre penlhélique, de Pradier (1848); musée de Montpellier.

nysson [ni-son] n. m. Genre d'insectes hyménoptères, renfermant des guêpes fouisseuses, répandues sur tout le globe.

nyStagmique [nis-lagh] adj. Cui a rapport au nystagmus. N. Personne affectée de nystagmus.

nyStagmUS ïnis-tayh-muss] n. m. (gr. nustagma; de nvstazein, pencher la tête en dormant). Mouvements oscillatoires courts et saccadés des yeux, se produisant très rapidement et toujours de la même manière.

— Encycl. Le mouvement s'effectue ordinairement dans le sens horizontal ; quelquefois, il est rotatoire ou vertical. Il est dû le plus souvent à des affections congénitales de l'œil, parfois il est acquis [mystagmus des mineurs) ou provient d'une affection des centres nerveux. Le traitement du nystagmus congénital consiste à corriger l'amétropie ou le strabisme s'il en existe ; le nystagmus des mineurs se traite par le repos, les douches oculaires, le courant continu.

Nysten [nis-tên] (Pierre-Humbert), médecin, né à Liège, m. à Paris (1771-1818); auteur d'un Dictionnaire de médecine très estimé.

n. m. Quinzième lettre de l'alphabet et la quatrième des voyelles : un O majuscule; des o minuscules. O servait à désigner les monnaies frappées à Riom. Ouverture circulaire dans le mur d'une église ; rose du portail.

O} abréviation des mots officier, office. Chim. Symbole chimique de l'oxygène. Abréviation de ortho.

Comm. C/o, compte ouvert. Phys. Signe représensentatif du mot degré (15°).

O (François, marquis d'), homme d'Etat français, né et mort à Paris (1535-1594), surintendant des finances sous Henri III et Henri IV; financier peu scrupuleux, mais habile.

O' particule placée devant les noms propres irlandais pour indiquer la filiation : O'Connell (fils de ConnellJ.

Ô interj. qui marque l'admiration, l'étonnement, la joie, la douleur, la prière, etc. : 6 surprise! ô honte! ou qui sert à apostropher, à marquer le vocatif ■. 6 mon Dieu!

OallOU, île de Polynésie, la plus importante de l'archipel des Sandwich ; 42.000 h. Ch.-l. Bonolulu. Canne à sucre-

Oakland, v. des Etats-Unis (Californie), sur la baie de San-Francisco ; 83. 000 h. Ch. de f. Central- Pacilic. Partiellement détruite en 1906 par un tremblement de terre. Métallurgie, machines, tanneries. Hautes écoles, académie militaire. Port fréquenté. OakS [okss] n. m. pi. (de l'angl. ouks custle, château des chênes*. Grand prix pour pouliches de trois ans, qui se dispute chaque année a Epsom.

o altitudo ! mots lat. signif. : O profondeur ! Exclamation de s iint Va.ul(Epitreaux ttomains,'X.l, 33) en parlant de la science et de la sagesse divines. Ces mots se rappellent à propos d'un mystère insondable, d'une chose inexplicable.

Oannès, Oës, forme grécisée du nom du dieupoisson à qui les Chaldéens attribuaient le mérite d'avoir civilisé leur pays.

oariStys [ris-tiss] n. m. fm. grec). Entretien tendre ou familier. (C'est le titre d'une idylle de Théocrite, qui a été imitée par Chénier.)

oasien, enne [zi-in, è-né\ adj. Qui a rapport aux oasis. Substantiv. : les onsiens du Sahara.

Oasis [ziss] n. f. (mot gr.). Espace qui, au milieu des déserts, offre de la végétation : In Salah estime prospère oasis FiV/.''hosc exceptionnellement agréable dans un milieu qui ne l'est pas : chapitre qui est une oasis dans une œuvre ennuyeuse-

— Encycl. L'existence des oasis >'st t'Uijours liée à la présence de l'eau, amenée soit par des rivières descendues des montagnes, soit par des puits — souvent artésiens — qui vont chercher l'eau dans les nappes souterraines des oueds. De là, la disposition générale des oasis, que l'on trouve réparties en chapelet le long des vallées asséchées des déserts, ou bien en couronne sur le rebord montagneux des dépressions désertiques. L'arbre essentiel des oasis est le palmier-dattier, à l'ombre duquel les autres arbres fruitiers (abricotiers, figuiers, grenadiers) trouvent souvent dcscondilionsfavorables de culture.

. OateSf<5(s] (Titus), aventurier anglais, né à Osakham. m. à Londres (1649-1705). Il dénonça àCharles V un prétendu complot papiste, qui provoqua des mouvements populaires. Son imposture ayant été découverte, il fut exposé au pilori, fouetté et incarcéré (1086).

Oaxaca ou Oajaca, v. du Me\ique, ch.-l. de l'Etat d'Oaxacu; 35.000 h. Tissages. — L'Etat a 918-650 h.

Ob (de la prépos. lat. ob), préfixe qui marque une position e7i face, une position renversée, parfois une idée d'obstacle. (Devient oc, of, op, os, o suivant la lettre qu'il précède.)

Oba n. m. Espèce de manguier du Gabon. (Avec son fruit [iba], les naturels font le pain de dika.)

Obaix, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi); 1.330 h.

Obchtchli Syrt, plateau de la Russie sudorientale, à 10. de l'Oural; 619 m. Riches mines de cuivre.

obeonique adj. Hist. nat. Qui a la forme d'un cône renversé : les antemies de certains insectes ont les articles obeoniques.

ObCurrent [ku-ran], e adj. (lat. occurrens, entis). Bot- Se dit des cloisons partielles d'un fruit, lorsqu'elles concourent par leur rapprochement à diviser la cavité péricarpienne en loges.

Obédience [<li-an-se] n. f. (lat. obedientia). Obéissance à un supérieur ecclésiastique. Autorisation accordée par un supérieur de passer d'un couvent dans un autre. Nom donné aux maisons religieuses inférieures, soumises aux maisons principales qui en sont éloignées. Lettre d'obédience, lettre délivrée par un supérieur à un religieux, à une religieuse appartenant à un ordre enseignant, et qui tenait lieu, en France, du brevet de capacité.

Obédiencier [di-an-si-é] n. m. Religieux qui, par ordre de son supérieur, dessert un bénéfice dont il n'est pas titulaire. (On dit aussi obédienciaire.)

Obédientiel, elle \di-an-si-èl, è-le] adj. Qui a rapport à l'obédience. Qui a rapport à l'obéissance, à la soumission de la volonté.

Obeid (El), v. du Soudan oriental et capit. du Kordofan ; 35.000 h. Grand marché de bestiaux, gomme arabique.

Obeïd-Allah-el-Mahdi? fondateur de la dynastie des califes fatimites d'Afrique et d'Egyple, m. à Mehdia 1882-934). Il conquit toute l'Afrique du Nord, moins l'Egypte, et fonda Mehdia.

Obéir v. n. (lat. obedire). Se soumettre à la volonté d'un autre et l'exécuter : le soldat obéit à ses chefs. O'-der à quelque chose : obéir à la force. Etre soumis a une force : tes corps obéissent à lapesanteur. Ant. Désobéir.

Obéissance [i-sansé] n. f. Action de celui qui obéit ; habitude d'obéir : l'affection rend l'obéissance facile. Domination du prince, du gouvernement : retenir les peuples dans l'obéissance. Soumission d'une chose à une autre. Obéissance passii < , obéissance non raisonnée. Prêter obéissance à quelqu'un, se soumettre solennellement à sa domination. Ant. Désobéissance.

Obéissant [i-san], 6 adj. Qui obéit; qui est soumis : enfant obéissant. Ant. Désobéissant.

obèle n. m. (du gr. obetos, broche). Trait noir qui servait à signaler, sur les anciens manuscrits, les passages interpolés.

Ofcélie [li] n. f. Genre de méduses, voisines des campanulaires, qui vivent en colonies ramifiées dans l'océan Atlantique.

ObéliSCal [lis-kal], e, aux adj. Qui appartient à un obélisque : forme obèliscale.

Obélismène [lis-mè-ne] adj. Palcogr. Qui ressemble à un obèle; qui est accompagné d'un obèle: signe obélismène ; vers obélismène.

Obélisque [lis-ke] n. m. (gr. obeliskos ; de obelos, broche). Monument égyptien quadrangulaire, en forme d'aiguille pyramidale. Par anal., objetqui présente une forme allon gée et haute.

— Encycl.

Anliq. Dans l'ancienne Egypte, les obélisques allaient toujours par paires, à la porte des temples pu autres édifices, devant la maison ou le tombeau d'un haut personnage.Cesmasses énormes étaient taillées d'un seul bloc dans la carrière. Les textes gravés sur les obélisques ne contiennent guère que les titres du roi fondateur, avec une formule indiquant le nom du dieu à qui il l'a consacré et quelquefois le motif pour lequel il l'a élevé. Le plus ancien obélisque qui soit encore debout en Egypte est a Héliopolis; il date environ de l'an 3200 avant l'ère chrétienne. L'obélisque de Louqsor, érigé à Paris sur la place de la Concorde (1836), marquait, avec un autre qui est resté en place, l'entrée du temple d'Amon, à Louqsor, où Ramsès II les érigea. Sur le socle de l'obélisque érigé à Paris, sont sculptés les dessins des appareils imaginés par l'ingénieur Lebas pour l'abatage, le transport et la mise en place du monolithe.

Oberalp (col de l'), un des principaux passages du Saint-Gothard, reliant les vallées du Rhin antérieur et de la Reuss ; 2.050 m.

Oberammergau [o-ber-am'-mtr], v. d'Allemagne (Bavière) ; 1.400 h. Célèbre par son théâtre populaire, où l'on met à la scène la passion du Christ.

Oberburg, comm. de Suisse (c.int de Berne), sur l'Emme, dans l'Emmenthal inférieur; 2.750 h. Fonderies, forges; fromageries, scieries, carrières.

Obélisque de Louqsor, à Paria.

OBÉ

obérée [ré] n. f. Genre de coléoptères longicornes cérambycidés, renfermant plusiejrs espèces, dont quatre vivent en France.

Oberegg, comm, de Suisse (cant. d'Appenzell, Rhodes Intérieures); 2.630 h., répartie en plusieurs villages. Agriculture, élève de bétail ; fabrique de broderie, tissage de soie pour bluteaux ; brasserie.

obérer [ré] v. a. (lat. obterare; du préf. ob, et de xs, xris, monnaie. — Se conj. comme accélérer.) Accabler de dettes : la construction de Versailles obéra les finança de Louis XIV

Oberhausen, v. d'Allemagne fprov. duUhin), prés de PEmscher ; 52.000 h. Houille, fer.

Oberhausen, village de Bavière t prov .

de Neubourg), où fut tué La Tour d'Auvergne, le 27 juin 1800.

Obarkatnpf (Cbrislophc-Philippe), manufacturier et philanthrope français, d'origine allemande, né àWisembach (Bavière), m. a Jouy-en-Josas (Seineet-Oise), où il avait fondé la première manufacture de toiles peintes (1138-181:;).

Oberland bernois

(c'est-à-dire haut pays bernois), nom du massif montagneux qui se dresse dans le canton de Berne (Suisse) et comprend entre autres sommets le Finsteraarhorn (V.275 m.), la Jungfrau (4.166m.), le Schreckhorn (4.080 m.), le Mœnch (4.l0o mi.l'Eiger, etc.

Oberlandais , aise

r6èr-lan-dc, é-ze], originaire ou habitant de l'Obcrland : les Oberlandais. Adjectiv. :

pâtres oberlandais.

Oberlé (les) , roman de René Bazin (l'JOI), où l'auteur a exprimé avec l'émotion d'un sain patriotisme la situation morale et sociale des Alsaciens, les uns réconciliés avec les vainqueurs, les autres demeurant protestataires, et évoque la nature et les mœurs des pays annexés.

Oberlin (Jérémie-Jaeques), savant théologien et bibliographe français, né et m. a Strasbourg (1735- 1801). — Son frère, Jean-Frédéric, philanthrope, créateur de l'agglomération du Han-de-la-Roche, né à Strasbourg, m. Waldbach (1740-1826).

obermanisme [m's-me] n. m. Genre de litté rature mélancolique, mis à la mode par Obermann l'ouvrage de Sénancour.

Obermann, célèbre ouvrage de Sénancour, sous forme de lettres (180+) ; confession minutieuse d'une victime de la mélancolie et de l'ennui.

Obéron ou Albéron, roi des elfes, qui parait dans les romans du moyen âge, puis chez Chaucer, Spencer, Shakespeare, Wieland.

Obéron, poèm» romantique de Wieland (1780, ainsi caractérisé par Gœthe : « Aussi longtemps, que l'or sera réputé de l'or et le cristal du cristal, Obéron sera lu et admiré comme un chef-d'œuvre. <<

Obéron, opéra en trois actes, livret de Planché, musique de Weber (1826). Le livret est tiré du poème de Wieland : Huon de Bordeaux a tué, sans le connaître, Chariot, second fils de Charleuiagne. L'empereur l'envoie à Babylone, et l'y soumet à certaines épreuves, pour expier ce meurtre. Grâce à l'assislancc du nain Obéron, roi des elfes, qui lui remet un cor magique et une coupe enchantée, et à celle de Titania, épouse du nain, Huon réussit, rentre en France avec sa femme Rezia, et reçoit le pardon de l'empereur. La partition est un chefd'œuvre d'une inspiration légère et charmante.

Oberried, comm. de Suisse (cant de Saint- Galll, dans la plaine du Rhin ; 4.280 h. Exploitation de tourbe, commerce de bois ; élève de bétail. Fromagerie.

Oberrieden, comm. de Suisse (cant. de Zurich), sur la rive gauche du lac de Zurich; 1.230 h. Elève de bétail; viticulture.

Oberwil, comm. de Suisse (cant. de Berne), dans le Simmenthal; 1.230 h. Agriculture, élève de bétail. Séjour d'été. — Comm. de Suisse (cant de Bâle-Campagne), dans la vallée de la Birsig. Bois à parquets.

Obèse [bi-ze] adj. et n. (lat. obesus). Affecté d'un embonpoint excessif : une femme obèse; les obeses marchent avec peine.

obésifuge [jst] adj. Qui prévient l'obésité.

Obésigène [zi] adj. Qui engendre l'obésité : les pommes de terre et les haricots sont obésigènes.

Obésique [zi-ke] adj. Qui a rapport à l'obésité, qui la produit : diathèse obésique.

Obésité [zi] n. f. (lat. obesitas). Excès d'embonpoint : les exercices jihysiques combattent l'obésité.

— Encyci.. L'obésité se caractérise par une hypertrophie considérable du tissu adipeux, qui, à un degré extrême, aboutit à la polysarcic. Quelquefois, un seul organe est atteint et on a une lipomatose partielle des fesses, des reins, de l'abdomen, etc. Chez les obèses, les formes sont atténuées ; souvent, la peau forme des replis, qui donnent lieu à de l'eczéma. En outre, les individus sont lourds, s'essoufflent facilement.

Le traitement de l'obésité comporte un régime alimentaire peu abondant, renfermant peu de principes hydrocarbonés et de £rai*se. On diminuera les boissons, on supprimera l'alcool, on fera un exercice modéré, et l'on essayera les bains de vapeur, les bains de lumière, le massage et une saison à Eins, Brides ou Marienbad.

Obfelden, comm. de Suisse (cant. de Zurich) ; 1.3(0 h., en plusieurs villages. Elève de bétail, fabriques de tissus de soie.

obi n. f. Longue ceinture en soie des Japonais.

obi n. m. Sorcier nègre. obi.

Obi ou Ob, le plus grand fleuve de Sibérie, formé dans l'Altaï par la réunion de la Katoun et de la Biya. Il reçoit l'Irtych, arrose Berezof et Obdorsk et se jette dans l'océan Glacial

(peut-être autre forme de

Obier.

arctique en formant le golfe de l'Obi, après un cours de 4.300 kil. Eaux abondantes et poissonneuses.

obier \bi-e

aub ier). Espèce du genre viorne, vulgairement appelée boule - de ■ neige.

— Encyci..

L'obier (viburnum opulus) est un arbuste commun dans les bois et les taillis de France ; il possède des feuilles trilobées et des fleurs présentant un dimorphisme comparable à celui des fleurs de l'hydrangea. Ses fruits

sont des baies, rouges recherchées par les oiseaux. On le cultive très fréquemment dans les jardins, principalement la variété connue sous le nom de boule-de-neige, qui donne en mai -juin de jolies sphères de fleurs.

Obimbriqué[4m-6)'('-Ae'j,e adj. Bot. Imbriqué à rebours.

ObiOU (mont), point culminant du massif du Dévoluy (Alpes Dauphinoises) ; 2.793 m. d'altitude.

Obisie [zi] n. m. Genre d'arachnides, renfermant de petits animaux aplatis, élargis en arrière, avec les pattes antérieures armées de pinces longues et fines, qui vivent sur l'hémisphère boréal, et dont une espèce est commune aux environs de Paris.

Obit[4iT] n. m. (du lat. obitus, mort) Service anniversaire fondé pour le repos de l'âme d'un défunt. Honoraires payés à un prêtre pour la célébration du service funèbre. Chapelle fondée pour la célébration perpétuelle d'une messe anniversaire.

obiter dicta, mots lat. signif. : Choses dites en passant. Ils sont d'une application générale, mais on en use particulièrement en exégèse.

ObitOire ou Obituaire [ère] n. m. Lieu de dépôt où l'on place les cadavres en attendant l'inhumation

Obituaire [tu-è-re] n. et adj. m. (de obit). Se dit du registre» renfermant les noms des morts, le jour de leur sépulture, la fondation des obits, etc. : t'obituaire d'un couvent-

Objat, comm. de la Corrèze, arr. et à 18 kil. de Brive; 1.740 h. Ch. de f. Orl. Carrières.

Objecter [jèk-té] v. a. (lat- objectare\ Opposer, alléguer comme difficulté, reproche, preuve contraire : objecter ù quelqu'un ses anciennes opinions.

Objectif, ive [jèk] adj. Qui a rapport à l'objet, qui est dans l'objet : réalité objective. (Son contraire, dans ce sens, est subjectif.) N. m. But à atteindre : l'objectif d'une opération de guerre. But sur lequel une troupe dirige ses feux. Celui des verres d'une lunette qui est lourné vers l'objet qu'on veut voir (par opposition à l'oculaire, celui contre lequel on place l'œil). Partie d'un appareil photographique qui contient la lentille que doivent traverser les rayons lumineux, avant de pénétrer dans la chambre noire.

— Encyci.. Phi/s. D'une manière générale, on désigne sous le nom d'objectif le miroir, la lentille ou l'association de lentilles qui, dans un instrument d'optique, est placé vers l'objet à étudier; il en fournit une image, que l'on examine ensuite avec le système lenticulaire mis h l'autre extrémité (oculaire).

En photographie, l'objectif doit fournir des images correctes et enregistrables sur les préparations sensibles. Lorsqu'on emploie comme objectif une lentille unique, l'image obtenue possède un certain nombre de défauts ou aberrations. Pour corriger ces défauts, on groupe plusieurs lentilles, et l'on constitue ainsi un objectif photographique proprement dit. Un objectif photographique simple comprend deux ou plusieurs lentilles séparées ou rapprochées, le plus souvent collées au baume de Canada ; les objectifs do ublesicomprennent deux combinaisons de lentilles. Si ces combinaisons sont identiques, l'objectif est dit symétrique ; il est dissymétrique si les combinaisons diffèrent l'une de l'autre.

Les objectifs doubles sont rectilinéaires ou anastigmats ; ces derniers, mieux corrigés, embrassent un angle plus grand et sont plus lumineux. On sertit les lentilles dans des barillets de cuivre (noircis à l'intérieur pour éviter les réflexions), qui constituent la monture. A l'avant est une partie plus large dite parasoleil (P) ; à l'arrière une rondelle (R) pour fixer l'objectif sur l'appareil photographique. Entre les jeux de lentilles se placent les diaphragmes commandés par une bague (B), dans le cas de diaphragmes iris ; en avant, en arriére ou entre les jeux de lentilles, prend place l'obturateur.

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