OUD
orchésslle [ké-sè-la] n. I. Genre d'insectes orthoptères thysanoures, famille des poduridés, communs en France.
orchésie [fte°-zfj n. f. Genre d'insectes coléoptères, des régions froides et tempérées du globe.
orchésographe [kè-zo] n. m. Celui qui s'occupe d'orchésographie.
orchésographie [ké-so-gra-ft] n. f. (du gr.
orkhésis, danse, et graphein, décrire). Art d'écrire la danse, eu indiquant les pas et les mouvements sous les passages notés. Syn. orcuestograpiiie.
orchésographique [kê-zo] adj. Qui se rapporte à l'orchésographie.
orchestie [kès-tt] n, f. Genre de crustacés amphipodes, comprenant de petites crevettes répandues dans toutes les mers.
orchestique [kès-ti-ke] adj. (gr. orkhistikos). Se disait, chez les Grecs, d'une partie de la gymnastique, considérée dans ses rapports ave.- la danse et le jeu : genre orchestique. N. f. Art de la danse : Forchestique grecque. Pantomime.
orchestograhie [kés-to-gra-ft i n. t. (du gr.
orkheistai, danser, et graphe, description). Syn. de
ORCHÉSOGRAPHIE.
Orchestral [kès-tral], e, aux adj. Qui appartient à l'orchestre : musique orchestrale.
Orchestration [/rès-fra-si-oii] n. f. Art d'instrumenter une œuvre musicale. Combinaison des différentes parties d'un orchestre entre elles : l'or* thestration de Meyerbcer est riche et sonore.
Orchestre [kès-tre] n. m. (gr. orkhestra ; de orkheistai, danser;. Dans les théâtres grecs, partie du théâtre entre la scène et les sièges des spectateurs, où le chœur taisait ses évolutions autour d'un autel de Dionysos appelé thymélé. Au théâtre, espace compris entre la scène et le public, et où se placent les instrumentistes : un orchestre spacieux. Ensemble de ces instrumentistes : un excellent orchestre. Ensemble des places qui, au rez-de-chaussée d'un théâtre, sont les plus rapprochées des musiciens : retenir un fauteuil d'orchestre. Ensemble de musiciens jouant des morceaux de concert. Chef d'orchestre, musicien qui dirige l'orchestre. Homme - orchestre, musicien ambulant qui, avec la Homme-orchestre, bouche, les mains, les pieds, la
tète, joue de plusieurs instruments a la fois. Fig. Ensemble de bruits quelconques : un orchestre de rieuses.
— Encycl. L'orchestre a subi, depuis l'origine de la musique dramatique, des transformations profondes, qui tiennent d'une part à celles des instruments eux-mêmes, d'autre part au désir chaque jour croissant d'augmenter la puissance sonore de l'orchestre et d'en varier les timbres. Voici la composition de l'orchestre de l'Opéra et. de ceux des grands concerts symphoniques : 14 premiers violons, 13 seconds, 10 altos, 12 violoncelles. 10 contrebasses, 3 Butes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 4 bassons, 4 cors, 3 trompettes, 2 pistons, 3 trombones, 1 ophicléide (tuba), 1 timbalier, 1 tambour, 1 triangle, 1 grosse caisse, 1 cymbalier, plus 4 harpes qui servent accidentellement.
orchestrer [kès-tré] v. a. Combiner pour l'orchestre les diverses parties d'une composition musicale : orchestrer une partition.
orchestrino [kês-tri-no] n. m. Instrument de musique à clavier, dont les cordes sont mises en vibration par un archet ou une roue qui en tient lieu.
orchestrion [kés-tri-ori] n. m. Nom donné à deux instruments de musique inventés au xvme siècle, et qui sont l'un et l'autre des variétés de l'orgue.
orchialgie [ki-al-ji] n. f. (du gr. orchis. testicule, et algos, douleur). Pathol. Douleur des testicules.
orchidées [ki-di] n. f. pi. (de orchis). Grande famille de plantes monocotylédones, remarquables par leurs belles fleurs. S. une orchidée.
— Excycl. Les orchidées ou orchidacées sont des plantes herbacées, vivaees. terres res ou. plus
Orchidées : 1. Fleur d'angree ; 2. Odonloçlc-'se ; 3. Cattleyi *. Cypnpède ; 5. Lycaste ; 6. Vanille ; 7. Fruit de la vanille .
fréquemment, épiphytes. La souche, à racines fibreuses, est souvent accompagnée de tubercules. Les fleurs, souvent très parfumées, sont de couleurs variables, délicatement nuancées; elles durent longtemps et sont disposées en grappes, en épis, en corymbes ou plus rarement solitaires. La forme
Orchis : a, fleur.
orchis, testicule).
en est très bizarre ; le calice est formé de trois sépales, généralement colorés ; la corolle a trois pétales, dont deux latéraux égaux et un troisième plus grand. La forme de ee pétale lulielle) rappelle celle d'un tablier. La fécondation se fait par les insectes.
Les orchidées constituent la famille la plus nombreuse de tout le règne végétal ; on en compte plus de cinq mille espèces, réparties en trois cent cinquante genres et cinq tribus : les épidendrees, les validées, les néottiées, les ophrgdées et les cypripètliécs. Ces plantes sont répandues sur toute la terre, mais l'immense majorité croit sous les régions tropicales; elles se rencontrent dans les forêts humides et souvent vivent en faux parasites sur le tronc des arbres. Elles sont fort recherchées comme plantes d'ornement; on cultive surtout les variétés tropicales. On les multiplie par semis ou par division des touffes ou des rhizomes.
Les orchidées fournissent le salep, la vanille, le thé de Bourbon (angrec), etc. ; aucune plante de cette famille n'est vénéneuse.
orchidothèrapie [/,/. pi] n. f. (du gr. orchis,
idos, testicule, et algos, douleur1. Méthode thérapeutique, inventée par Brown-Séquard, et qui consiste à injecter sous la peau le suc testieulaire de divers animaux, pour combattre certaines affections nerveuses. (V. opothérapie.)
Orchies [r/ii], ch.-l de c. (Nord), arr.etàl8 kil. de Douai ; 4 »0 h. Ch. de f. N. Tanneries, savonneries. — Le cant. a 9 comm. et 16.740 h.
Orchiotome [ki-o] n. m. Instrument dont on se sert pour l'orehiotoniie.
Orchiotomie [ki, mi] n. f. (du gr. orchis, testicule, et tome, section). Ablation du testicule.
OrchiS [kiss] n. m. (mot gr. signif. testicule). Genre d'orchidées , indigènes en Europe. •
— En ycl. Les orchis sont des plantes herbacées à racines fibreuses, accompagnées de deux tubercules: l'un vide, qui a donné naissance à la plante, l'autre plein, qui est destiné à la reproduction de l'année sui- \aiite. Les fleurs sont réunies en grappes ou en épis. Ou connaît plus de 80 espèces d'orchis des régions tempérées :
25 habitent la France. Ùorchi* mascula, à fleurs rouges pourpres, est commun dans les bois et les prairies humides. L'ovchis morio.k fleurs rouges ponctuées de blanc, Yorc/tis maculata, à fleurs pourpres, à labelle blanc parsemé de tachesrouges, etc., sont aussi fort communs.
orchite [ki-te] n. f. (du gr.
Inflammation du testicule.
— Encycl. L'inflammation du testicule, qui s'étend le plus souvent a l'épididyme (orchiépididymite) et à la tunique vaginale est-aiguë ou chronique.
Les orchites a;guès se rattachent à des causes multiples : blessures, maladie générale (oreillons) et surtout à la blennorragie.
L'orchite blennorragique, toujours compliquée d'épididymite, s'annonce par des douleurs, puis par un gonflement des bourses, un épanchement séreux dans la vaginale, de la fièvre. La maladie se résout en une quinzaine de jours, en laissant souvent une oblitération permanente des voies spermatiques. Le traitement consiste dans le repos absolu, des grands bains, des sangsues.
L'orchite ourlienne, qui débute entre le troisième et le septième jour des oreillons, se termine par l'atrophie partielle ou totale des testicules.
Les orchites chroniques, consécutives à des inflammations de l'urètre, de la prostate, souvent à des lésions tuberculeuses ou syphilitiques, se traitent par des pommades résolutives.
Orchomène [ko], v. de Béotie, l'un des centres de la civilisation dite mycénienne. Sjlla y battit Archelaûs, général de Mithridate (87 av. J.-C).
Orchomène d'Arcadie, anc. capit. de l'Arcadie ; intéressantes ruines.
Orcières, ch.-i. de c.
1!) kil. d'Embrun ; 1.090 h.
a 3 comm. et 2.360 h.
Orcine n. f. Composé lichens (orseille), et que l'on obtient par distillation sèche de l'acide orsellique.
Orcines, comm. du Puy-de-Dome, arr. et à 5 kil. de Clermont; 1.610 h.
ord [or], e adj. (lat. horridus). Sale, vilain, ni deux. (Vx.)
ordalie [II] n. f. (de l'anglo-saxon ordâl, jugement). Epreuve judiciaire, jugement de Dieu sans combat, en usage au moyen âge comme moyen de preuve.
Ordener [nir] (Michel), général français, né à Saint-Avold, m. à Compiègne (1755-1811). — Son fils, Michel, né à Huningue, m. à Paris (1787-1862), officier de cavalerie distingué, se couvrit de gloire à Waterloo.
Orderic Vital, historien français, né en Angleterre er, 1076 m vers 1142. auteur d'une Histoire ecclésiastique, œuvre pittoresque, dans laquelle on trouve des renseignements précieux sur l'histoire de la Normandie, la première croisade, etc.
Ordiarp, comm. des Basses-Pyrénées, arr et à 11 k. de Mauléon; 800 h. Sources sulfureuses et ferrugineuses.
Ordinaire [ni-re] adj. (lat. ord inarius; de ordo, inis, ordre). Qui est dans l'ordre des choses habituelles, qui a coutume de se faire : la vanité est un défaut très ordinaire. Dont on se sert d'habitude : langage ordinaire. Médiocre, vulgaire : esprit ordinaire. Se dit de fonctionnaires ou d'officiers qui sont encharge toute l'année, à la différence de ceux qui n'y sont que par semestre, parquartier: médecin ordinaire du. roi. N. m- Ce qui se fait habituellement : l'ordinaire de la multitude est de juger sur les apparences. Limite commune, niveau commun : mauvaise chance qui passe l'ordinaire. Ce qu'on a coutume de servir pour un repas : un bon ordinaire. Dans les petits restaurants de Paris, bouillon et portion de bœuf et de légumes. Courrier de la poste, qui partait et
(Hautes-Alpes), arr. et à Anthracite. — Le cant.
qui existe dans divers
arrivait a jour fixe. Gentilhomme ordinaire du roi- Groupe de soldats nourris en commun : vivre à t ordinaire. L'évéque, considéré comme possédant la juridiction ordinaire. Ordinaire îles guerres, fonds destinés à payer la maison du roi, tes compagnies de gens d'armes. Ordinaire de ta messe, prières île la messe qui ne changent pas avec la fête du jour. Loc. adv. : A l'ordinaire, suivant l'habitude. D'ordinaire, pour l'ordinaire, le plus souvent. Ant. Extraordinaire.
ordinairement [nè-re-man] adv. Habituellement: le ciel de Londres est ordinairement brumeux, Ant. Extraordinairement.
ordinal, e, aux adj. (lat. ordinalis; de ordo, inis, ordre). Se dit des adjectifs qui, dérivés des noms de nombre, marquent l'ordre, le rang, comme premier, deuxième, troisième, etc.
Ordinal n. m. Livre contenant les prières et formules usitées dans l'Eglise anglicane pour conférer les ordres.
Ordinand [nan] n. m. (lat. ordinandus). Qui se présente à l'ordination.
Ordinant [nan] n. m. (lat. ordinans). L'évéque qui confère les ordres sacrés.
Ordinariat [W-u] n. m. Juridiction de l'ordinaire ou évéque diocésain.
Ordinateur, trice n. et adj. Personne qui dispose dans un certain ordre. (Peu us.) Syn., au masc,
de ORDINANT.
ordination [si-on] n f (lat. ordinatio; de ordi nare, ordonner). Cérémonie religieuse par laquelle on confère les ordres sacrés : l'ordination est présidée ]iar l'évéque. Action de mettre en ordre. (Vx.)
Ordo n. m. (m. lat. signif. ordre). Sorte de calendrier ecclésiastique, imprimé chaque année dans chaque diocèse, et qui indique la manière dont on doit faire et réciter l'office de chaque jour.
Ordon n. m. (de orile, pour ordre). Charpente d'un gros marteau de forge. Vitic. Intervalle qui sépare les rangées de ceps. (Se dit surtout en Bourgogne.)
Ordonez (José Battle y), président de la république de l'Uruguay, né en 1856, élu en li03.
ordonnable [do-na-ble] adj. Qui peut être ordonné.
ordonnance [do-nan-se] n. f. (de ordonner). Action ou manière de disposer, d'arranger. Ensemble de personnes ou de choses disposées dans un certain ordre : ordonnance d'un poème. Ordre émané d'une autorité souveraine. Loi, constitution des rois de France, sous l'ancien régime : les ordonnances du 35 juillet 1830 provoquèrent la chute de Charles X. Règlement de police : ordonnance sur la voirie. Prescription d'un médecin pour le régime ou la médication : les pharmaciens exécutent les ordonnances. Ecrit qui contient cette prescription. Ordre de payer, délivrée au comptable par l'ordonnateur. Règlement relatif à la manœuvre, à la tenue militaire : uniforme d'ordonnance. Cavalier à la disposition d'un officier supérieur pour porter ses dépêches. Soldat mis à la disposition d'un officier: le décret du 10 juin I90i a supprimé, pour les ordonnances, l'autorisation de porter la tenue bourgeoise. Officier d'ordonnance, qui remplit auprès d'un général, d'un amiral ou d'un ministre, les fonctions d'aide de camp- Emploi d'un ordre d'architecture. Nombre et disposition des colonnes : ordonnance télrastijle.
— Encycl. Proc. civ. Les ordonnances du juge différent d'un jugement en ce que celui-ci émane du tribunal entier, tandis qu'elles émanent d'un président ou d'un juge statuant seul, et que, sans porter sur le fond, elles ont ordinairement en vue des mesures provisoires et d'urgence, telles, par exemple, que la permission d'assigner à bref délai.
— Compt. Les ordonnances se divisent en ordonnances de payement et ordonnances de délégation suivant qu'elles sont délivrées par l'ordonnateur principal ou l'ordonnateur secondaire. L'ordonnance de payement est délivrée directement par le ministre, au nom d'un ou de plusieurs créancierde l'Etat ; par l'ordonnance de délégation, le ministre met à la disposition de l'ordonnateur secondaire un crédit ou une portion de crédit sur lequel ce dernier délivrera des mandats au nom des créanciers. Les ordonnances doivent être accompagnées des pièces justificatives établissant la validité de la créance et les droits des créanciers.
— Pharm. et thérap. L'ordonnance ne contient que les prescriptions médicamenteuse s, mais souvent cependant aussi le traitement diététique. La quantité des toxiques doit être en toutes lettres et le nombre des gouttes en chiffres romains. Toute ordonnance doit être datée et signée.
— Bist. Les actes législatifs des rois de France portaient différents noms, suivant leur importance. On distinguait : 1» les ordonnances, qui avaient un caractère général et dont les prescriptions s'appliquaient à tout le royaume ; 2» les édits, qui ne fixaient le droit que sur un point spécial; 3» les déclarations, par lesquelles le roi donnait l'interprétation des ordonnances et des édits. Les principales ordonnances sont : l'ordonnance de réformation de 1357, l'ordonnance cabochienne de 1413, celles de Villers-Cotterets sur l'état civil (1539), d'Orléans sur la réforme ecclésiastique et judiciaire ( 1561 ), de Moulins sur la réforme judiciaire (1566), de Blois sur l'administration en général (1579), l'ordonnance de 1629 ou Code Michau (dit à Michel de Marillac), de 1669 sur la procédure civile, de 1670 sur l'instruction criminelle, de 1673 sur le commerce, de 1681 sur la marine, etc. Au xixc siècle, les actes émanés du roi, sous la Restauration et en 1830, se nommèrent ordonnances.
Ordonnancement [ilo-nan-se-man] n. m. Action d'ordonnancer un payement. Syn. de bon à payer.
— Encycl. Fin. Aucun payement ne pouvant être effectué que pour un service fait, sauf en cas d'avances consenties à un régisseur, la liquidation des dépenses publiques doit toujours précéder l'ordonnancement. Cette liquidation a lieu suivant les formes et au vu des pièces justificatives des créances édictées par les règlements. Toutes les dépenses d'un exercice doivent être ordonnancées dans les trois mois qui suivent l'expiration de l'année de cet exercice.
Ordonnancer [do-nan^sé] v. a. (Prend une cédille sous lec devant a et o : il ordonnança, nous ordonnançons.) Déclarer bon à payer, par un ordre écrit au bas de l'acte : ordonnancer un payement