‹ Le Larousse pour tousChapitre 36 sur 979 · LÈNE · texte numérisé non relu

LÈNE

Lescar [lès-kar], ch.-l.

■de c. (Basses-Pyrénées), arr.

et à 5 kil. de Pau ; 1.520 h. Cathédrale romane du xii= siècle. — Le cant. a 16 comm., et 8.300 h.

leSChé [lès-ké] n. f. (gr.

leslchâ). Antiq. gr. Lieu de réunion et de conversation.

Abri pour les voyageurs.

LeSCOt [lès-ko] (Pierre), architecte français , né et m. à Paris (1515-1578). Il éleva la façade de l'Ouest dans la cour du Louvre et la fontaine des Innocents. Jean Goujon fut son collaborateur préféré.

LeSCUIl [les-kun] (Thomas de Foix, seigneur de), maréchal de France, frère de Lautrec,né en Béarn, m. à Milan des suites d'une blessure reçue à la bataille de Pavie (1525).

LeSCUTe [lés-ku-re] (Louis- Marie de), général vendéen (1766-1793). 11 battit les armées républicaines à Thouars, à Fontenay et à Saumur, et fut blessé mortellement à La Tremblaye.

Lesdiguières [tès-di-

ghi-è-re] (François de Bonne, duc de ) , maréchal de France Henri IV et Louis XIII, l'un des plus célèbres capitaines de son temps, né à Saint- Bonnet de Champsaur (Hautes-Alpes), m. à Valence (1543-1626). 11 fonda en Dau; phiné, où son nom est resté •populaire , de nombreuses institutions charitables, et fit construire le splendide château de Vizille.

lèse [lt-ze] adj. f. (du lat.

i&sa, blessée), mot qui se place devant certains substantifs féminins, pour indiquer que la chose exprimée par le substantif a été attaquée, violée : crime de lèsemajesté, de lèse- humanité.

lèse-majesté n. f. Attentat

souveraine.

— Encycl. Les Romains punissaient tous les actes qui pouvaient porter atteinte à la majesté du

Pierre Lescot.

connétable sous

Leadiffuières.

à la majesté

peuple romain et, par la suite, au respect du à l'empereur. L'ancien droit français distingua le crime de lèse-majesté divine, savoir : l'apostasie, l'hérésie, le sacrilège, le blasphème, etc., et le crime de lèsc-ma- Himainc, supposant lin attentat contre 1 utre l'Etat. Primitivement, le Codpunissait le crime de lese-majesté de la peine du parricide et de la confiscation. Le simple complot était placé sur la même ligne que l'attentat. La loi du 23 avril 1832 distingua le complot de l'attentai, et conserva, pour ce dernier seulement, la peine du parricide. La loi de 1832 abrogea les peines portée contre la non-révélation du complot. Mais l'att sur la vie et l'attentat sur la personne du souverain restèrent indistinctement passibles de la peine du parricide. La Constitution de 1848 et celle de 187> firent tomber sous le droit commun les attentats contre le chef de l'Etat.

léser [zé] v. a. (du lat. lœsum, supin de Ised^re, blesser. — Se conj. comme accélérer.) Faire tort.

LeSghieilS ou LeSghlZ, peuplade du Caucase oriental, qui forme le fond de la population du D.aghestan*

lésinant [zi-nan], e adj. Qui lésine.

lésine [xi-né] n f. (de l'ital. lésina, alêne, par allusion à une société d'Italiens fort avares, qui, racrommodant eux-mêmes leurs chaussures, avaient pris le titre de Compagnia délia lésina). Ladrerie, épargne sordide dans les plus petites choses.

lésiner [zi né] v. n. User de lésine : Usiner sur une dépense.

lésinerie [zi-ne-rt] n. f. Acte de lésine.

lésineur, euse [zi-neur, eu-ze] n. et adj. Qui lésine. Ant. Généreux.

lésineux, euse [zt-neû, eu-ze] adj Qui a le caractère de la lésine.

lésion [zi-on] n. f. (lat. Isesio). Perturbation apportée dans la texture des organes, comme plaie, contusion, etc. -.blessé atteint de lésions internes. Dr. Préjudice qu'éprouve une partie, dans un contrat onéreux : en ce qui concerne les mineurs, tous les i ontrats sont annulables pour cause de lésion.

— Encycl. En principe, la lésion n'est point une cause de nullité de contrat : la partie qui l'a soufferte devait réfléchir avant de s'engager. Par exception, la lésion est considérée comme une cause de nullité : 1° dans certains contrats; 2» à l'égard des mineurs.

Faits par les majeurs, les contrats sont viciés par la lésion, si le vendeur d'un immeuble a été lésé de plus de sept douzièmes de la valeur de l'immeuble, ou si un héritier a été lésé, dans un partage, de plus du quart de sa part héréditaire.

En ce qui concerne les mineurs, tous les contrats (ventes de meubles ou d'immeubles, partages, échanges, etc.) sont annulables pour cause de lésion.

lésionnaire [zi-o-nè-re] adj. Qui a un caractère de lésion : condition lésionnaire.

Leslie [lès-lt\ (John), mathématicien et physicien anglais, né à Largo, m. à Coates (1766-1832], surtout connu par l'invention du thermomètre différent iel.

Leslie (Charles-Robert), peintre d'histoire ancienne, né et m. à Londres (1794-1859). Il brille surtout par l'esprit et la grâce. Il a pemt des scènes empruntées aux grands écrivains.

Lesneven [lès-ne-vin], ch.-l. de c. (Finistère), arr. et à 26 kil. de Brest; 3.380 h. Ch. de f. départ, du Finistère. Commerce de chevaux. — Le cant. a 10 comm., et 18.840 h.

Lesparre [lès-pa-re], ch.-l. d'arr. (Gironde) ; ch. de f. Médoc, à 60 kil. de Bordeaux; 3.840 h. (Lcsparrains). Vins. — L'arr. a 4 eant., 32 comm., 45.400 h. Le cant. a 16 comm., et 18.120 h.

Lesperon, comm. des Landes, arr. et à 48 kil. de Mont-de- Marsan, sur le Viquacq ; 1 .330 h.

Ch. def. M. Scieries mécaniques.

Lespignan, comm. de

l'Hérault, arr. et à 11 kil. de Béziers, près de l'embouchure de l'Aude; 1.920 h. Vins.

Lespinasse [iès-pi-na-se]

(Mlle Julie de), femme célèbre par son esprit, née à Lyon, m

Armes de Lesparre.

Paris (1732-1776).

Dans son salon se réunissaient les plus célèbres encyclopédistes. Elle éprouva un vif amour pour le marquis de Mora, puis pour le comte de Guibert, auquel sont adressées ses Lettres, si ardentes et si passionnées.

Lesquielles-Saint-Germain, comm. de

l'Aisne, arr. et à 28 kil. de Vervins, sur l'Oise; 1.520 h. Ch.

de f. N.

Lesquin, comm. du Nord, arr. et à 6 kil. de Lille ; 1 .930 h. Huileries.

Lessay [*è], ch.-l. de c.

(Manche), arr. et à 21 kil. de Coutances, sur l'Ay; 1.220 h.— -

LeSSe (la), riv. de Belgique, qui se jette dans la Meuse (riv. dr.), après avoir forméles fameuses grottes de Han; cours 84 kil.

LeSSepS [le-sèpss] (Ferdinand-Marie, vicomte de, diplomate français , né à Versailles, m. à la Chesnaie i Indre) [1805-1894]. Il conçut et réalisa l'idée de percer le canal de Suez-

LeSSineS ou Leptines, v. de Belgique (Hainaut. arr. de Soignies), sur la Dendre ; 10.450 h. Carrières de porphyre ; bois, chicorée, allumettes.

LeSSing [lè-sin'gh'] (Gotthold-Ephraïm), écrivain allemand, né à Kamenz (Saxe), m. à Brunswick (1729-1781). L'importance de ses écrits (Laocoon, la Dramaturgie de Hambourg, la comédie de Minna de Barnhelm, etc.) et l'étendue de son érudition donnèrent une grande impulsion au mouvement dramatique et littéraire en Allemagne. Lessing, esprit juste et tolérant, est par excellence l'homme de la raison, de la critique et de l'exactitude scientifiques.

F. de Lesseps.

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