‹ Le Larousse pour tousChapitre 385 sur 979 · OUV · texte numérisé non relu

OUV

— Encycl. Dr. Le mot outrage s'applique à des délits très divers. La loi du 29 juillet 1881 sur la presse a supprimé les délits d'oulrai/e à la morale publique et religieuse et d'outrage à une religion reconnue par l'Etat. Les variétés d'outrage actuellement réprimées sont :

Outrage proprement dit. C'est l'injure, en tant qu'elle atteint les agents de l'autorité. L'outrage l'ait l'objet : 1» des articles 222 à 22o du Code pénal, lorsqu'il s'adresse aux magistrats, jurés, officiers ministériels, agents de la force publique, citoyens chargés d'un service de ministère public, commandants de la force publique, dans l'exercice ou à 1 occasion de leurs fonctions; 2» des articles 31 et 33 de la loi du 29 juillet 1881, lorsqu'il s'adresse aux magistrats et fonctionnaires ou aux membres du Sénat et de la Chambre des députes, à raison de leurs fonctions ou de leur qualité; 3o de dispositions spéciales; lorsqu'il s'adresse aux ministres d'un culte autorisé, aux membres des bureaux électoraux, etc.

Outrage public à la pudeur. C'est le délit constitué par un fait matériel (acte, attitude ou geste denature à blesser la pudeur de eeux qui. Fortuitement, en ont été témoins. Il est puni de trois mois à deux ans de prison et d'une amende de 16 à 200 francs.

Outrage au.r bonnes mœurs. V. mœurs.

— Mllit. Outrages à un supérieur. L'outrage peut être commis par paroles, gestes ou menaces — sans voies de fuit — par l'inférieur envers son supérieur. Commis dans le service ou à l'occasion du service, il entraine la destitution pour l'officier et une peine de cinq à dix ans de travaux publics pour l'homme de troupe. En dehors du service, il est puni de un a cinq ans d'emprisonnement.

Outrageant [jun]. e adj. Qui outrage : offres outrageantes. V. outrageux.

OÙtragement [mon] n. m. Action d'outrager. (Vx.)

Outrager [je] v. a. (Prend un e après le g devant a et o : il outragea, nous outrageons.) Faire outrage à : outrager un adversaire. Fig. Porter atteinte à : outrager le bon sens, la raison, la morale. Outrager une femme, lui faire violence.

Outrageusement [ze-man] adv. D'une manière outrageante. Parext. D'une manière excessive: outrageusement bète.

OUtrageux, euse [jeu. eu-ze] adj. Qui outrage : paroles outrageuses. Rem. : Outrageant, marque 1 action; outrageux, la nature de la chose. Un mot outrageux, devient outrageant dès qu'on l'applique à quelqu'un.

Outrance n. f. (de outrer). Exagération, chose outrée : les outrances d'Aristophane. A outrance loc. adv. Jusqu'à l'excéS, sans borne ni trêve : poursuivre à outrance. Combat d outrance, duel qui ne doit finir que par la mort ou la mise hors de combat d'un des deux adversaires. Armes à outrance, armes meurtrières dont on se sert dans les combats singuliers.

outrancier [îW], ère n. et adj.

Qui pousse les choses à l'excès. Excessif.

Outre n. f. (du lat. uter, ventre).

Peau de bouc cousue en forme de sac, pour recevoir des liquides: une outre pleine d'eau. Bot. Sorte de godet que forme une feuille repliée et soudée par ses bords.

Outre prép. (lat. ultra). Au delà de : fo;/aye d'outre-mer. (V. outremer.) De plus, en sus de : apporter, outre les témoignages, des preuves écrites. Outre mesure, à l'excès. Plus loin : passer outre. Loc. adv. : En outre, de plus. (La locution en outre s'emploie toujours d'une manière absolue et sans complément. Au lieu de en outre de cela; il faut dire outre cela.) D'outre en outre, de part en part : un coup d'êpèe l'a percé d'outre en outre. Loc. conj. Outre que, non seulement, mais.

OUtré n. m. Exagération extrême: tomber dans l'uu. ri.

OUtré, e adj. Exagéré : pensée outrée. Indigné : je suis outré de tant d'impertinence.

Outreau, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 4 kil. de Boulogne; 5.980 h. Ch. de f. N. Carrières.

Outrecuidance n. f. (de outrecuidant). Présomption impertinente, fatuité. Ecart impertinent dans les paroles ou les actions.

outrecuidant [don], e (v. outrecuider [sy

adj. Présomptueux, impertinent : personnage outrecuidant.

OUtreCUidé, e adj. Qui tombe dans l'outrecuidance. Vx.)

OUtrecuider [dé] (S') v. pr. (de outre, et du vxfr. cuider, penser). Avoir une confiance exagérée en soi-même. (Vx.)

outrée n. f. Dr. anc. Adjudication au plus offrant enchérisseur.

OUtrément [mon] adv. D'une façon outrée. (Peu us.)

outremer [mèr] n. m. (de outre, et mer). Pierre fine d'un beau bleu d'azur. (Syn. i.apislazuli.) Couleur d'un beau bleu, que l'on extrait de cette pierre. Outremer artificiel, couleur obtenue chimiquement et destinée à imiter l'outremer naturel.

— Encycl. L'outremer était autrefois préparé par la calcination du lapis-lazuli; la substance encore préparée de cette laçon est désignée sous le nom d'outremer naturel pour la distinguer de V outremer artificiel, qui a la même composition, et que l'on obtient industriellement par divers procédés.

OUtre-mer loc. adv. Au delà des mers : s'établir outre-mer.

OUtre-montS (d') loc. adv. Au delà des monts : l'Italie et l'Espagne sont pour la Frani e des pays d? outre-mont s.

outrepasse [pa-se] n. f. Abatis de bois fait au delà des limites marquées.

outrepasser [pa-sè v. a. Aller au delà: ouer ses pouvoirs. V. n. Véner. S'emporter au delà des voies, en parlant des chiens.

OUtrepercer [pèr-sé] va. Prend une cédille sous le c devant a et o : il outreperça, nous outreru.) Percer d'outre en outre. (Vx.)

outrer >• v. a. (de outre). Porter les choses au delà de la juste raison : outrer la vertu. Surchar-

ger de travail : outrer ses chevaux. Fig. Pousser à un sentiment très violent : outrer quelqu'un de colère.

OUtre-Kllin adv. Au delà du Rhin ; aller outre- Rhin; les pays d'outre-Rhin.

outre-tombe adv. Au delà de la tombe. Mimoires d'outre-tombe, qui ne doivent paraître qu'après la mort de leur auteur : Cho.teeubrio.nd a écrit des Mémoires d'outre-tombe. V. Mémoires.

OUtrigger [a-out'-rig'-gheur] n. m. (de l'angl. out, en dehors, et (o rig, armer). Nom générique de toutes les embarcations ayant des porte-en-dehors, ou tringles de fer destinées à porter les points d'appui des rames en dehors des bordages.

Outsider [a-out'-sal-deur'} n. m. (mot angl. qui signifie celui qui est en dehors . Cheval de course qui pect gagner, mais qui n'est pas au nombre de ceux auxquels ou accorde une chance normale et régulière.

Ouvarov ( Alexis - Sergevitch ), archéologue russe (1818-1884); auteur de travaux sur les antiquités russes.

Ouveillan, [ve, Il mil.], comm. de l'Aude, arr. et à 12 kil. de Narbonne ; 2.U0O h. Vins.

ouvert [ver], e adj. Dont l'ouverture a une certaine dimension : avoir les narines ouvertes. Large et découvert : un front ouvert. Pays ouvert, sans places fortes ou sans défenses naturelles à ses frontières. Ville ouverte, ville qui n'est pas fortifiée. Port ouvert, où les navires étrangers pénétrent librement. Rade ouverte, mouillage expose au vent, à la mer du large, à l'ennemi, etc. Mus. Se dit des édifices dont les portes sont absentes ou béantes (un émail particulier marquant l'ouverture . Hippol. Cheval ouvert, v. large. Visage, air, caractère ouvert, franc et sincère. Intelligence ouverte, pénétrante. Guerre ouverte, déclarée. A force ouverte, les armes à la main. A cœur ouvert, sans déguisement. A bras ouverts, cordialement : recevoir un ami à bras ouverts. A livre ouvert, sans préparation. Tenir table ouverte, recevoir tous ceux qui se présentent. .4 bureau, <i guichet ouvert, à présentation des titres : banque qui paye à bureau ouvert. Voyelles ouvertes, celles qu'on peut émettre en ouvrant plus ou moins la bouche. Syllabe ouverte, celle dans laquelle la voyelle est suivie, dans le même mot, d'une seule consonne simple. Ant. Fermé.

ouvertement [vèr-te-man] adv. Sans déguisement, franchement : signifier ouvertement ses intentions. Ant. Secrètement.

ouverture [ver] n. f. Fente, trou, espace vide ■ us un corps naturel ou artificiel : les ouvertures a un mur. Orifice d'un objet creux : l'ouverture d'une caverne. Action d'ouvrir : ouverture d'un coffre, d'un cadavre Fig. Préface instrumentale qui précède une grande composition lyrique (opéra, oratorio) : l'ouverture de la Muette de Portici es! un chef-d'œuvre. Inauguration, commencement: ouverture de ta séance. Première proposition relative à une affaire, une négociation : faire des ouvertures de paix. Expansion, franchise : ouverture de • o'ur. Facilité à comprendre : ouverture d'esprit. Ouverture d'un angle, grandeur de cet angle dépendant de l'écartement de ses côtés. Ouverture de compas, écartement des pointes de ses deux branches. Dr. Ouverture d'une succession, moment auquel prend naissance le droit de la recueillir. Ant. Fermeture.

— Encycl. Musiq. C'est Rameau qui fixa, en France, la forme de l'ouverture. Elle se compose dans ses œuvres d'une sorte d'introduction en mouvement lent, que suit un mouvement vif, soit à deux, soit à trois temps. Depuis un peu plus d'un siècle, il semble qu'on puisse classer les ouvertures en trois catégories : 1» l'ouverture se rapprochante de la forme de la sonate [Don Juan, de Mozart ; Méhul, Cheruhini) ; 2» l'ouverture en forme de potpourri, se bornant à enchaîner un certain nombre de thèmes pris dans l'opéra (Rossini, Auber, Boieldieu) ; 3» l'ouverture qui, tout en se servant de certains fragments de thèmes de l'opéra, conserve la forme serrée que doit conserver un morceau véritablement symphonique. Le compositeur a d'ailleurs toute liberté pour construire son ouverture dans la forme qui lui plaît.

On peut signaler, parmi les plus beaux chefsd'œuvre, les ouvertures suivantes : Alceste, les Noces de Figaro, le Jeune Henri, Nornia, la Dame Blanche, le Calife de Bagdad, Si j'étais roi, Freisclnitz. Obéron, le Pré-aux-Clercs, Zampa, Ouillaume Tell, le Barbier de Séville, la Gazza ladra, la Muette de Portici, le Domino noir, les Diamants de la couronne, Tannhaûser, Mireille, le Trouvère, Hérodiade. etc.

— Dr. Ouverture d'une succession. Elle a lieu au domicile légal du défunt. C'est à ce moment que s'apprécient les droits des héritiers, qui restent jusqu'au partage dans l'état d'indivision.

Ouville (Antoine Le Metel d'), conteur et auteur dramatique français, frère de Bois-Robert, né à Caen, m. à Paris en 1057, auteur de la tragicomédie les Trahisons d'Art iran, de Nouvelles et de Contes.

ouvrable adj.

Susceptible d'être travaillé : la matière ouvrable. Jour ouvrable, jour où l'on peut travailler d'après les lois de l'Eglise. Ant. en ce sens. Férié.

ouvrage n. m.

(de ouvrer). Ce que produit un ouvrier, un artiste : ouvrage d'un maron- Travail, peine

3 ue l'on prend pour prouire quelque chose :

se mettre à l'ouvrage.

Production littéraire : les ouvrages de Racine.

Ce qui à été fait ou conçu par quelqu'un : le rétablissement de la religion en France fut tour rage de Napoléon. Résultat : l'ouvrage du temps. Travail d'aiguille, ou autre petit travail de femme : tac à ouvrage. Table à ouvrage, petite table ou les remmes serrent les objets nécessaires aux travaux d'aiguille. Travaux de fortifica-

vrage.

tion • ouvrages avancés. Ouvrages d'art, nom générique des travaux de maçonnerie, de charpente, etc., que nécessite la construction d'une ligne de chemin de fer, etc. C7ros ouvrages, murs épais, c< mine ceux des fondations, de face, de refend, les voûtes. Menus (ou légers) ouvrages, travaux dans lesquels on n'emploie pas les moellons ni les pierres de taille.

OUVragè, e adj. Syn. de 0UVR8.

OUVrager [je] v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il ouvragea, nous ouvrageons.) Travailler avec une grande minutie de détails : o«vrager une pièce d'orfèvrerie. Ouvragée une mine, décrasser le minerai pendant qu'il fond.

OUVraiSOn [vri-zon] n. f. Action ou manière de mettre en œuvre les matières premières. Par La matière ouvrée.

Ouvrant [vran], e adj. Qui est disposé de manière à s'ouvrir : panneau ouvrant. A porte ouvrante, ou « portes ouvrantes, à l'heure où l'on ouvre la porte ou les portes d'une ville. A jour ouvrant, au lever du jour. N. m. Panneau mobile couvrant une peinture.

Ouvrard [vrar] (Gabriel-Julien), né près de Clisson, m. à Londres (1770-1846), financier français et munitlonnalre des armées sous la République, l'Empire et la Restauration. Il a laissé des Mémoires d'un réel intérêt.

OUVré, e adj. Faç nui' : fer ouvre, f.inge ouvré, à fleurs, à carreaux (par opposition à tint).

OUVreau [vr6] n. m. Ouverture pratiquée dans les fours de verriers: c'est par les ouvreaux que l'on cueille dans les creusets le terre à travailler.

ouvrée [vré] n. f. Ancienne mesure agraire, représentant l'étendue qu'un homme peut labourer en un jour (4 ares 28 centiares).

ouvre-huître ou ouvre-huîtres n. m.

Sorte de couteau dont on se sert pour ouvrir les

huîtres. Instruments de

formes diverses servant

au même usage. PI. des

ouvre-huitres-

ouvrer [vré] v. n.

(lat. operare). Se livrer au travail : l'Eglise défend d'ouvrer le dimanche. V. a. Mettre en œuvre, travailler : ouvrer du linge. Ouvrer les bois, les préparer en forêt pour qu'ils puissent être mis en œuvre. Cuve à ouvrer, cuve où l'on puise la pâte à papier.

ouvreur, euse [eu-sel vreur de

Ouvre h

n. Personne qui portières. N. f.

Ouvreuses.

est chargée d'ouvrir Femme qui place les spectateurs dans les théâtres : ouvreuse de de loges . Ouvreuse d'huîtres, écaillère.

ouvreur n. m.

(du lat. operator, ouvrier). Artisan qui ouvre les matières textiles. Ouvrier papetier qui puise la pâte dans la cuve.

ouvrier [vri-é],

ère n. ( lat. operarius ) . Qui travaille manuellement pour gagner un salaire :

des ouvriers maçons.

Ouvrier è( façon, celui à qui l'on fournit la matière qu'il doit mettre en œuvre, et à qui l'on paye, pour la façon, un prix convenu. Ouvrier aux pièces, celui que l'on paye selon l'ouvrage qu'il a fait et non pas selon le temps qu'il y a employé. Par ext. Celui qui fait un ouvrage quelconque. Celui qui possède une habileté spéciale : un beau drame, fait demain d'ouvrier. Celui qui possède une certaine habileté pratique, sans qualité supérieure. Fig. Agent, cause, principe : être l'ouvrier de sa fortune. Adj. Qui travaille des mains : les classes ouvrières- Partiouvrier, groupement politique qui poursuit l'émancipation du prolétariat. Fig. cheville ouvrière, v. cheville. Jour ouvrier, syn. de jour ouvrable. (V. ouvrable.) N. f. Individu neutre, dans les colonies d'hyménoptères sociaux (abeilles, fourmis, guêpes).

— Encycl. Dr. En droit, les ouvriers proprement dits sont ceux qui, sous la direction d'un maître ou patron, concourent à l'exercice d'une profession manuelle ; mais, dans un sens plus large, il faut entendre par « ouvrier » tous ceux (à l'exception des domestiques) qui, moyennant un salaire, se livrent à un travail manuel.

L'ouvrier des villes, aussi bien que celui des campagnes, jouit, pour la généralité de ses actes et dans presque tous les détails de son existence professionnelle, d'un traitement particulier. V. travail.

Ouvriers de l'agriculture (médaille des), instituée en 1890 pour récompenser les ouvriers ruraux ayant plus de trente années de service dans la même exploitation agricole. Les médailles sont en or, argent ou bronze et se portent suspendues à un ruban à trois bandes horizontales rouge (près de la mélaille), blanc et bleu.

Elles sont décernées par le ministre de l'agricul ture.

Ouvriers des halles et marchés de Paris (médaille des),ins-

Médajll's des ouvriers : 1 . De l'agriculture; 2. Dc3 halles et marches.

tituée en 1900 en faveur des ouvriers comptant plus de trente années de service. Médaille en argent, sus pendue à un ruban moiré à sept raieB verticales (deux bandes tricolores séparées par une bande blanche). Elle est délivrée par le ministre de l'intérieur.

ouv

Ouvrir v. a. (lat. aperire. — J'ouvre, nous oui rons. J'ouvrais. J'ouvris, nous ouvrîmes. J'ouvrirai. J'ouvrirais. Ouvre. Que j'ouvre. Que j'ouvrisse. Ouvert, e.) Faire que ce qui était fermé ne le suit pins : ouvrir uue armoire. Faire que ce qui tenait un objet ferme n'exerce plus cette action : ouvrir une serrure. Séparer, écarter : ouvrir les lèvres, les paupières, des huîtres, etc. Percer, pratiquer: ouvrir une route, un canal, une mine. Couper, entamer : ouvrir une veine, un pâté. Rendre accessible, praticable: la fortune ouvre toutes les carrières. l'Ave en tête: le nom qui ouvre une liste. Proposer le premier : ouvrir an ans. Commencer: ouvrir te haï, une session ; ouvrir le feu, /" fusillade. Fonder et livrer au public : ouvrir une école. Ouvrir de grands yeux, regarder avec curiosité, surpris''. Ouvrir les yeux, sortir de son aveuglement. Ouvrir les yeui d'un autre, l'éclairer, (hirrirson rieur à quelqu'un, lui confier ses plus secrets sentiments. Lui ouvrir sa maison, l'accueillir. Lui ouvrir sa bourse, lui offrir de l'argent. Ouvrir l'esprit, le rendre plus capable île comprendre. Ouvrir un crédit à quelqu'un, l'autoriser à puiser à une caisse. Ouvrir un compte il quelqu'un, commencer à lui faire crédit. Ouvrir un emprunt, se dit d'un gouvernement qui demande a emprunter une somme déterminée- Ouvrir la chasse, la pèche, fixer l'époque où il sera permis de chasser, de pêcher. Ouvrir l'appétit, l'exciter. Ouvrir un circuit, rompre en un point toute communication d'un pôle à l'autre . V . mouche, œil, oreille, etc. V. n. Etre ouvert : magasin qui ouvre le dimanche. Donner accès : cette porte ouvre sur le jardin. S'ouvrir v. pr. : cette porte s'ouvre difficilement. Fia. S'ouvrir à quelqu'un, lui découvrir sa pensée. S'ouvrir un passage, se le frayer. La scène s'ouvre, commence. Ai.i.us. hist. : Ouvrez, c'est la fortune de la France, paroles que l'on prèle à Philippe de Valois arrivant au château de la Broyé, le soir de la défaite de Crécy. D'après Froissart, Philippe aurait dit : « Ouvrez, c'est l'infortuné roi de France. » Allus. littér. V". Sésame. Ant. Fermer.

OUVTOir n. m. Dans les communautés de femmes, lieu où les religieuses s'assemblent pour se livrer aux travaux de lingerie. Lieu où des ouvrières pauvres se réunissent pour travailler. Etablissement de bienfaisance, où l'on procure de l'ouvrage aux jeunes filles et aux femmes pauvres.

— Encycl. Au moyen âge, on désignait sous le nom d'ou-vroir une salle dans laquelle les femmes se réunissaient pour travailler.

Ces ouvroirs existaient dans les couvents de femmes, et certaines communautés avaient des ouvroirs pour les ouvrières sans travail. C'est là l'origine des établissements du même nom, qui ont pris un si grand développement dans les temps modernes. A Paris et dans certaines grandes villes, des institutions religieuses ou philanthropiques ont créé des ouvroirs, où des jeunes filles ou même des femmes indigentes sont employées à des travaux de lingerie et de confection. Les orphelinats constituent aussi des ouvroirs assez productifs. On a établi récemment, à Paris et dans certains départements, des asiles-ouvroirs pour les femmes enceintes et des maternités-ouvroirs.

OUZar n. m. Pièce d'étoffe de laine ou de soie, dont les Mauresques se couvrent le corps.

OUZara n. m. En Tunisie, juridiction indigène compétente en toutes matières, sauf celles qui sont du ressort du châra ou juridiction religieuse.

OuzbegS ou UzbekS, peuple de l'Asie centrale, qui habite principalement le sud du Turkestan ; ce sont des musulmans fanatiques, nomades et pillards. S. un Ouzbcg ou Uzbek- Adjectiv. : femme ouzbeg.

OuzOUer-le-Marché, ch.-l. de c. (Loir-et- Cher), arr. et à 39 kil. de Blois ; 1.480 h. — Le cant. a 14 comm. et 8.070 h.

OuZOUer-Slir-Loire, ch.-l. de c. (Loiret), arr. et à 1B kil. de Gien : 1 .050 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 7 comm. et 0.340 h.

Ovaire [ué-re] n. m. (du Iat. scientif. ovarium ; de ovum, œuf). Partie des animaux ovipares où se forment les œufs. Bot. Partie inférieure du pistil, qui renferme les semences. V. la planche plante.

— Encycl. Anal. Dans l'espèce humaine, l'ovaire est une glande paire, symétrique, qui produit l'ovule. Il parait intervenir sur le métabolisme général par une sécrétion interne renfermant un ferment oxydant, dont l'absence entraînerait les troubles de la ménopause et de la castration.

— Pathol. Les ovaires peuvent être frappés par des altérations fonctionnelles (insuffisance, névralgie), des lésions (inflammations) et surtout par des tumeurs souvent kystiques, mais quelquefois solides. On ne connaît d'autre traitement à ces tumeurs, qu'elles soient bénignes ou malignes, que l'extirpation par l'opération chirurgicale et au besoin l'ovariotomie.

OValaire [lèfe] adj. Qui affecte la forme ovale. Anat. 'Trou ovaluire, trou sous-pubien de l'os iliaque.

OValbumine n. f. (du lat. ovum, œuf.'et de albumen, inis, blanc). Albumine qui forme la masse la plus considérable du blanc de l'oeuf.

Ovale adj. (du lat. ovum, œuf). Se dit de toute courbe fermée et allongée et particulièrement d'une courbe symétrique, comme l'cllijise. (V. ce mot.) Se dit d'un plan limité par des courbes de ce genre : table ovale. N. m. Géom. Figure ovale, plane ou solide : décrire un ovale. Teclin. Machine à tordre la soie. En ovale loc. adv. En forme d'ovale.

— Encycl. Math. Ovales de Deseartes. On nomme ainsi des courbes définies géométriquement comme le lieu géométrique des points tels que la somme de leurs distances à deux points fixes respectivement multipliées

par des nombres n^**^-^ "77"^^ rj

fixes soiteonstante.

L'ellipse est un cas particulier des ovales de Descartes.

Ovale de Cassini.

C'est le lieu géométrique des points dont le produit des distances à deux points fixes est constant.

— Dessin. On appelle ovale, en dessin, une courbe formée par le raccordement de quatre arcs de cercle de la façon

Ovale.

suivante : l'axe AA' de l'ovale étant fixé, on le partage en troit partit <■> et O' étant les points de division, on décrit de ces points comme centres avec des rayons OA, O'A' des arcs de cercle qui se l'en contrent en li, ]',' ; on joint BO que l'on prolonge en C, BO' que l'on prolonge en C, puis B'OD, JS'o'D' ;

des pointa li et B' comme centres avec des rayons égaux BC et ]i'l>, on trace les arcs de cercle DD' et CC. La moitié ADD'A' d'un ovale donne le profil d'un cintre, turbai •

OValer [lé] v. a. Tordre avec l'ovale : oraler de la soie.

OValique adj. De forme ovale.

ovaliser [té] v a. Rendre ovale.

OValiSte [lis-te] n. m. Ouvrier qui ovalise les soies. 8yn. moulimer.

OValité n. f. Forme ovale.

OvambOS, peuple de l'Afrique australe, au S.-E. du tleuve Couéné.

Ovaralgie [ji] n. f. (de ovaire, et du gr. algos, douleur). Douleurs de l'ovaire.

ovarien, enne [ri-in, è-ne] adj. Qui se rapporte à l'ovaire.

OVarifère adj. (de ovaire, et du lat. ferre, porter). Qui porte l'ovaire.

OVarine n. f. (de ovaire). Liquide qui remplit les vésicules de Graaf à l'état normal.

OVariocèle n. f. (de ovaire, et du gr. kèlé, tumeur). Hernie de l'ovaire.

OVariotomie [mi] n. f. (de ovaire, et du gr. tomC, section). Mot impropre, mais très employé, qui désigne l'opération pratiquée pour enlever l'ovaire.

— Encycl. L'ovariotomie est indiquée dans les cas de tumeurs de. l'ovaire, ou dans le cas de lésions inflammatoires. Quand l'ovariotomie est double, il survient parfois chez les jeunes femmes des troubles de congestion et des malaises, que l'on traite avec succès par l'ingestion de tissu ovarien.

Ovarique adj. Qui appartient, qui a rapport à l'ovaire.

OVarisme n. m. Syn. de ovisme.

OVarite n. f. (de ovaire). Pathol. Inflammation de l'ovaire. (Lorsque la trompe est enflammée en même temps, l'on dit salpingo-ovarite ou annexite.)

— Encycl. L'ovarite détermine des douleurs a irradiations spéciales exagérées par la marche, la menstruation, et souvent des troubles dyspeptiques et nerveux. Le traitement est basé sur le repos au lit, la révulsion, les grandes injections chaudes vaginales- Si le traitement médical échoue, il faut pratiquer l'ovariotomie.

OVariule n. m. (dimin. de ovaire). Ovisac qui a pris une forme nouvelle chez les mammifères nubiles.

OVate n. m. Chez les Gaulois, membre de la deuxième des trois classes de la hiérarchie druidique: les ovates étaient chargés des sacrifices, des augures et pratiquaient l'art de la médecine.

Ovation [si-on] n. f. (lat. ovatio). Chez les Romains, triomphe de second ordre, accordé pour les succès simplement honorables. Par ext. Acclamations publiques, honneurs bruyants et enthousiastes que l'on rend à une personne-

OV6 n. m. (du lat. ovum, œuf). Ornement en forme d'œuf, qui décore une corniche ou le chapiteau dorique. Ove fleuronné, ove entouré de feuillage.

— Encycl. Dessin. Pour construire un ove, on trace une circonférence, et du centre de cette &\.

circonférence on élève sur le diamètre AD une perpendiculaire qui coupe la circonférence au point C. On tire ensuite les lignes indéfinies ACH et DCE. Du point D comme centre, on trace l'arc AE ; du point A comme centre on trace l'arc DU. Enfin,

du point C on tiace l'arc EH. •

OVé, 6 adj. (du lat. ovum, œuf). En forme d'œuf: fruit ové. lOvale se dit des figures et objets de peu de relief, tandis qu'oué' s'applique à ceux qui présentent les trois dimensions.)

OVelle [vè-le] n. f. Fruit qui commence à se développer.

OVer arm Stroke n. m. (mot angl. signif. coup de liras par-dessus). Nom donné aune manière de nager. V. natation.

Overbeck (Frédéric), peintre allemand, né à Lubeck, m. à Rome (1789- 18G9j, chef de l'école catholique romantique allemande, auteur de grandes fresques religieuses, d'une sentimentalité mystique aujourd'hui un peu démodée. Citons de lui :

les Fiançailles de la Vierge, la Mise au tombeau.

Overboulaere, comm.

de Belgique ( Flandre -Orientale, arr. d'Alostj, sur la Dendre ; 2.G70 h.

OVerland [vèr-land'} n. m. Petit bâtiment hollandais.

Overmeire, comm. de

Belgique i Flandre-Orientale , 3.910 h. Draps.

Overpelt, comm. de Belgique (Limbourg de Maeseyck), près du Dommel; 3.S30 h.

Overyssche, c. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles); 6.670 h. Patrie de Juste Lipse.

OverySSel, prov. des Pays-Bas ; 370.000 h. Ch.-l. Zwolle. Forma en 1810 le département français des Bouches-de-l'Yssel.

OViau [vi-o] n. m. Agric. Petit tas de vesces ou de pois, que l'on forme dans les champs, au moment de la récolte : des oviaux.

Overbeck, arr. de Termonde) ;

, arr.

OviboG.

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