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V. OXYGÈNE

OXydase [ok-si-da-ze] n. f. Nom des ferments solubles qui jouissent de la propriété de fixer l'oxygène libre pour le céder ensuite à des substances déterminées.

Oxydation foA'-si'-i/asi'-on] n. f. Action d'oxyder : l'oxydation du fer produit la rouille. Etat de ce qui est oxydé.

— Encycl. Toutes les combustions sont dues aux oxydations: le bioxyde de manganèse, l'acide azotique, le permanganate de potassium, etc., sont utilisés industriellement; les azotates (t les chlorates, grâce à leur action oxydante sur le soufre, le charbon, les métaux en poudre, sont employés en pyrotechnie : les bichromates alcalins sont utilisés dans la fabrication de certaines couleurs artificielles, etc.

OXyde [ok-si-de] n. m. (du gr. oxus, aigre). Composé résultant de la combinaison d'un corps simple avec loxygène.

— Encycl. Les oxydes ont été groupés en plusieurs catégories :

1» Les anhydrides, qui, par combinaison avec l'eau, donnent naissance aux acides. Ex. : anhydrides sulfurique SO3, azotique Az2Os, etc.

2° Les oxydes basiques, qui, par combinaison avec l'eau, donnent des bases, et avec les acides, des sels. Ex. : oxyiles de cuivre CuO, de plomb PbO, etc.

3" Les oxydes neutres, composés où l'oxygène est combiné à un métalloïde, et qui ne sont pas des anhydrides. Ex. : oxydes azoteux Az'O, azotique A zO, etc.

4e Les oxydes indifférents, qui peuvent jouer à la

fois le rôle d'anhydrides et celui d'oxydes basiques.

Ex. : oxydes d'aluminium Al 303, de zinc ZnO.etc.

b° Les oxydes salins, qui sont de véritables sels.

Ex. : oxyde de plomb Pb3Ol (minium), etc.

6» Les oxgdes singuliers, qui ne sont ni anhydrides ni oxydes basiques, mais peuvent devenir l'un ou l'autre suivant les circonstances.

Il existe dans la nature un certain nombre d'oxydes métalliques qui constituent les principaux minerais exploités, comme les oxydes de fer Fe303 et Fe3 Ov. d'aluminium APO3, d'étain Sn O3. de manganèse Mn O'2, etc. L'eaM Hs O est un oxyde d'hydrogène.

oxyder [ok-si-dé] v. a. Réduire à l'état d'oxyde : à haute température, l'air oxyde la plupart des métaux. S'oxyder v. pr. Passer à l'état d'oxyde : le fer s'oxyde rapidement.

OXydule n m. Syn. désuet de protoxyde. OXygénable [ok-sï] adj. Qui peut se combiner avec l'oxygène.

oxygénant [ok-si-jé-nan], e adj. Qui produit l'oxygénation. (On dit plutôt oxydant.)

oxygénation [ok-si, si-on] n. f. Action d'oxygéner Etat de ce qui est oxygéné.

oxygène [ok-sï] n.m. (du gr. oxus, acide, et gennân, engendrer). Corps simple, formant la partie respirable de l'air.

— Encycl. L'oxygène existe à l'état libre dans l'atmosphère, dont il constitue environ le cinquième en poids ; c'est l'élément le plus abondant du globe terrestre. Il existe aussi à l'état de combinaison dans l'eau, qui en contient les huit neuvièmes de son poids, dans beaucoup de minéraux et dans la plupart des substances organiques végétales et animales.

Il ne fut découvert qu'en 1774 par Pricslley, qui l'obtint en décomposant l'oxyde de mercure par la chaleur. C'est Lavoisier qui établit ses propriétés principales, montra qu'il existe dans l'air et dans l'eau et fit ressortir son rôle dans la respiration et la combustion.

Les procédés de préparation de l'oxygène sont très nombreux: dans les laboratoires, on décompose par la chaleur un oxyde ou un sel métallique (oxyde de mercure, oxyde d'argent, bioxyde de manganèse, etc.); le procédé le plus généralement adopté consiste à calciner le chlorate de potassium. Pour plus de facilité on le mélange avec un peu de bioxyde de manganèse ; on l'obtient encore par l'électrolyse de l'eau, l'oxygène se recueillant à l'anode. Dans l'industrie, on extrait l'oxygène de l'air; comme les gaz avec lesquels il est mélangé sont difficilement absorbables, on le fait entrer dans une combinaison susceptible de le dégager ultérieurement. Dans le procédé Boussingault, on le fait absorber par le baryte anhydre BaO. En la chauffant vers bOO", cette baryte se transforme en bioxyde BaO3, qui, vers 800», donne la réaction inverse et dégage l'oxygène précédemment absorbé. Ce procédé ad'ailleurs été modifié. Dans leprocédé de Tessié du Mo ta y et Maréchal, la baryte estremplacée par un mélange de

SOUde et de Préparation de 1 oxygène par le chlorate (le

, . potassium : A, cornue contenant le chlorate ;

DIOXyae de fc, tube de sûreté; C, éprouvetle dans laquelle

manganèse. le gaz est recueilli.

Aujourd'hui,

on utilise surtout la liquéfaction de l'air pour obtenir l'oxygène liquide d'après le procédé Claude. L'oxygène, de formule chimique O, est un gaz inodore, insipide et incolore, de densité 1,105 J il est

OXY

sm

uzo

très peu solublc dans l'eau et très difficilement liquéfiable; on est arrivé à le solidifier en le refroidissant par évaporation d'hydrogène liquide. La chaleur (1.400°) et l'électricité le transforment partiellement en ozone. Il se combine directement à tous les corps simples, sauf aux suivants : fluor, chlore, brome, azote, or et platine ; certains corps comme le fer se combinent seulement au rouge ou lorsqu'ils sont a l'état de division extrême (fer pyrophorique) ; pour d'autres, comme l'aluminium, l'oxydation n'est que superficielle, la couche d'oxyde formée protégeant les couches intérieures du métal. Lorsque la combinaison d'un corps avec l'oxygène se fait rapidement, il se dégage en même temps une grande quantité de chaleur et il y a incandescence ; le phénomène constitue alors une combustion vive. Ainsi du charbon, du soufre, du phosphore, du fer, du magnésium, préalablement allumés ou portés au rouge, donnent dans l'oxygène une combustion intense. Au contraire, pour d'autres corps, l'oxydation est lente et la quantité de chaleur dégagée a le temps de se dissiper sur les corps voisins, sans produire d'échauffement sensible, le phénomène constitue alors une combustion lente. C'est ce qui se produit par exemple pour un morceau de fer abandonné à l'air humide, et qui se recouvre de rouille (oxyde de fer hydraté). C'est un phénomène de combustion lente qui est produit par la respiration, ainsi que l'a montré Lavoisier.

Les utilisations de l'oxygène sont très nombreuses, aussi bien au laboratoire que dans l'industrie : sa combustion vive avec l'hydrogène et le gaz d'éclairage permet de réaliser une très haute température utilisable, soit comme mode de chauffage (chalumeau oxhydrique), soit comme mode d'éclairage (lampe Drummond, bec Auer, etc.). Dans l'industrie, l'oxygène de l'air intervient dans la fabrication d'un grand nombre de composés : acides sulfureux et sulfuriques, oxydes métalliques, comme le minium, blanc de zinc, etc. L'oxygène liquide est utilisé pour l'obtention des hautes températures pour certaines réactions chimiques et métallurgiques. La médecine emploie surtout l'oxygène en inhalations.

oxygéné, e [olt-si] adj. Qui contient de l'oxygène : les composés oxygénés de l'azote. Eau oxygénée. V. EAU.

oxygéner [oksi-jé-nf) v. a. (Se conj. comme accélérer.) Opérer la combinaison d'un corps avec l'oxygène.

oxygénifère [ok-si] adj. (de oxygène, et du lat. ferre, porter). Qui porte l'oxygène : les globules du sang sont oxygéniferes.

OXygone [ok-si] adj. (du gr. oxus. aigu, et gônia, angle). Qui a ses angles aigus. Syn. peu us. de

ACUTANGLE.

OXygyre [ji-re] n. m. Genre de mollusques gastéropodes, de la famille des atlantidés, répandus dans les mers chaudes.

oxyhaphie [ok-si-a-ft] n. f. (du

gr. oxus, aigu, et haptein, loucher).

Développement excessif du sens du toucher.

oxyûémoglobine[o/r-si]n.f. .„

Matière colorante des globules rou- ((/( ges du sang.

— Encycl. L'oxyhémoglobine résulte de l'oxydation de l'hémoglobine par contact de l'air; elle existe dans les globules rouges et, en petite quantité, dans les muscles. L'oxyhémoglobine joue un rôle considérable dans la respiration, grâce à la facilité avec laquelle elle se dissocie : tandis qu'elle se forme lorsque l'hémoglobine est en contact avec une atmosphère riche en oxygène, elle se décompose au contraire en hémoglobine et oxygène, si l'atmosphère contient un peu d'oxygène. C'est grâce à cette propriété que les globules rouges portent l'oxygène dans l'intérieur des tissus.

OXylObe [oA'-si] n. m.

Genre de légumineuses papilionacées. comprenant des arbustes australiens, cultivés dans les serres, pour leur aspect élégant.

OXymel [ok-si-mêl] n.

m. (gr. oxumeli). Breuvage composé d'eau , de miel et de vinaigre.

oxymétrie [ok-si-mé-tr{] n. f. (du gr. oxus, aigre, et metron, mesure). Détermination de la quantité d'acide libre contenue dans une substance.

OXymirus [ok-si-mi-russ] n. m. Genre d'insectes coléoptères, renfermant des cérambycidés propres aux montagnes d'Europe.

(Une espèce est abondante dans les Alpes et les Pyrénées.)

OXymoron [ok-si] n. m.

(m. grec; de oxus, piquant, et môros, sot). Littér. Figure qui consiste à rendre une fine nuance de pensée au moyen d'une apparence contradictoire, par ex.

quent.

Oxygyre.

Oxylobe.

Oxyoote.

Oxymirus.

.n silence èlo-

Oxypode.

de

OXynoe \nk si] n. f. Genre de mollusques gastéropodes, répandus de la Méditerranée aux Antilles.

OXynoten. m. Genre de passereaux dentirostres comprenant deux espèces propres aux Mascareignes.

— Encycl. Les oxynodes sont des gobe-mouches de la taille d'un moineau, à livrée grise ou brune ou d'un noir bleu. Ils détruisent les insectes nuisibles aux palmiers à choux-palmistes.

oxyope [ok-si] n. m. Genre d'arachnider asanéides, comprenant des araignées de taille médiocre, répandues dans les régions chaudes. (Deux espèces habitent les environs de Paris.)

OXyosmie [ok-si-os->ni] n- f. (du gr. oxus, aigu, et osmê, odorat). Sensibilité extrême, non morbide, de l'odorat.

OXypleure [ok-si] n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes , de l'Europe méridionale.

OXypode [ok-si] n. m. Genre d'insectes coléoptères braehélytres, très répandus dans l'hémisphère boréal. I Une espèce est commune aux environs de Paris

oxyrhynque ou oxy-

rhinque [ok-si-rin-ke] n. m.

Nom spécifique d'un saumon â museau très allongé.

OXyrrhine [ok-si-ri-ne] n. f.

Genre de poissons plagiostomes du groupe des squales, atteignant parfois quatre mètres de long, et qui sont répandus dans les mers chaudes et tempérées.

oxysaccharum [ok-si-

sak-ka-rom'] n. m. Mélange de vinaigre et de sucre.

OXysel n. m. Chim. V. sel.

oxysulfure [ok-si] n. m.

Composé de soufre, d'oxygène et d'un métal : le kermès Sb-'OSs est un oxysulfure naturel d'antimoine.

OXytèle [ok-si] n. m. Genre d'insectes coléoptères braehélytres, comprenant de petits staphylins bruni l'hémisphère nord.

OXythyrea [ok-si-ti-ré-a] n.

toines, à livrée noire ou bronzée, les régions chaudes et tempérées de l'ancien monde.

Oxyton [ok-si] n. m. (du gr. 02 us, aigre, et tonos, ton).

Gramm. Mot ayant l'accent tonique sur sa finale-

oxytriche [ok-si-tri-ke] n.

f. Genre d infusoires des eaux douces et salées.

oxyure [ok-si-u-re] n. f.

Genre de vers nématodes, parasites de l'intestin de l'homme et de divers animaux. (On conseille contre les oxyures les lavements à l'eau froide ou à l'eau de chaux, les purgatifs, et surtout les applications de pommade mercurielle.)

Oyama (Yvao), maréchal et homme d'Etat japonais, né en 1843 ; généralissime des armées du .lapon, il battit les Russes aux journées de Moukden, en 1903.

oyant [o-i-ari], e part. prés, du v. outr. Qui écoute, entend. N. Prat. Oyant compte, à qui le rendant rend compte en justice. PI. des oyants compte.

OyapOCk, 11. de Guyane, qui sépare la Guyane française du Brésil et se jette dans l'Atlantique ; 490 kil.

oyat [o-ia] n. m. Nom picard d'une graminée employée à fixer les sables des dunes : l'oyat est une espèce du genre calamagrostis.

Oye, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 31 kil. de Saint-Omer; 2.810 h. Ch. de f. N.

Oyghem, comm. de Belgique (Flandre-Occi dent:ile, arr. de Thieltj, sur la Lys ; 1.410 h Tissage de lin.

Oyonnax [o-io-na-kss], ch.-l. de c. (Ain), arr. et à 10 kil. de Nantua ; 7.8o0 h. Ch. de f. P.-L.-M. Tabletterie. — Le cant. a 11 comm. et 13.180 h.

Ozanam [nam'] (Jacques), mathématicien français, né à Bouligneux (Ain), m. à Paris (1040-1717).

Ozanam (Antoine-Frédéric), historien et littérateur français, du parti catholique libéral, né à Milan, m, à Marseille (1813-1853); auteur de remarquables travaux sur Dante, sur les Poètes franciscains et de célèbres Etudes germaniques.

OzaneaUX [nà] (Jean-Georges), historien et auteur dramatique français, né et m- à Paris (1795- 1852 ; auteur d'une Histoire de France (1845).

ozanique i.l.i (du gr. ozaina, puanteur). Pharm- Qui purifie l'haleine : préparation ozanique.

f. Genre de cérépandues dans

Oxythyrea.

OZène n. m. [du gr. ozaina, puanteur). Ulcère du nez. qui communique kl haleine une odeur fétide.

— Encycl. L'ozène est caractérisé par l'atrophie de la muqueuse du nez et du squelette sous-jacent et par la présence de sérosité muco-purulente et de croûtes tapissant les parois des fosses nasales, et surtout par l'odeur infecte, comparable ù celle de la punaise écrasée, que les malades dégagent par les narines. Outre les lavages antiseptiques on peut recourir aux insufflations avec des poudres de calomel, de précipité rouge et d'acide borique mélangés. C'est une affection très longue, qui nécessite parfois le curettage et la cautérisation.

ozéneux, euse [neu, eu-.se] adj. Qui sent mauvais.

OziaS ou Azarias, prophète juif, qui vivait à Jérusalem vers l'an 970 av. J.-C. Il prédit au roi Asa les malheurs qui menaçaient le royaume de Juda.

OZObromie [mi] n. m. Procédé d'impression photographique qui est une variante du procédé dit ozotypie. (On dit aussi 'procédé ozobrome.)

ozokérite on ozoceriten.f. scr

te de cire fossile.

OZOleS, peuple delà Grèce ancienne, dans la Locride occidentale.

ozonateurn.m.

Appareil donnant un dégagement permanent d'ozone, qui permet,grâceàson action o x ydan te , d'assainir l'air des locaux d'habitation. Sorte de lampe où l'ozone se dégage d'un brûleur incandescent.

OZOne n. m. (du

Ozoï.aleurs : 1. Pour W. C. :

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