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LIQUE

pantagruélique adj. Qui rappelle Pantagruel : estomaCf repas, appétit pantagruélique.

pantagruélis ;r [zé] v. n. Boire ou manger copieusement; mener joyeuse vie, comme Pantagruel.

pantagruélisme [lis-me] n. m. Philosophie digne de Pantagruel.

pantagruéliste li- te] adj. et n. Qui professe le pantagruélisme.

pantalon n. m. (d'un personnage de la comédie italienne;. Vêtement d'homme, qui descend

Pantalons : 1. A pont ; 9. A sous- pieds : 3. Collant ; 4, A pied* d'elephaut;5. A coupe di oile , 6. A la marinière ; 7. A la hussarde ; S. Mexicain ; 9. Turc.

de la ceinture aux pieds. Vêtement en lingerie, pour femme, et qui s'arrête aux genoux. Figure du quadrille français.

Pantalon, personnage de la comédie italienne. Pantalon est docteur et porte la culotte longue qui a pris son nom. C'est un vieillard toussant, crachant, libidineux et avare, victime permanente de Scapin ou d'Arlequin.

pantalonnade [lo-na-

de] n. f. Théâtr. Scène jouée par Pantalon. Parce burlesque et grossière. Fam. Bouffonnerie. Scène, discours hypocrite : les pantalonnades de ta politique.

pan'alonné [lo-né], e

adj Qui est vêtu d'un panta Ion.

pantalonnier lo-ni-é],

ère n. et adj. Celui, celle qui fait des pantalons.

pantanne^d ne n t. En

ceinte de filets dans une pêcherie en mer. Pantalon.

panta rhei, mots gr. signif. : Tout s'éi ■ouïr, expression grecque formulant un des principaux axiomes de la philosophie d'Heraclite.

Pantchatantra, célèbre recueil d'apologues et de contes indiens d'un caractère moral.

pantehen-rinpotché n. m. Le plus haut

dignitaire de la hiérarchie lamafque après le dalaïlama.

pante n. m. Arg. Homme ridicule, bourgeois bon à exploiter ou à dévaliser. (On dit aussi pantre.

pantelant [lan], e adj. Haletant. Palpitant encore après la mort : cadavre pantelant.

pantélégraphe n. m. (préf. pan, et t^c-

graphe). Appareil télégraphique imaginé par Caselli en 18:,G, permettant de reproduire au poste récepteur l'écriture, les dessins, etc., que l'on trace d'une façon spéciale au poste transmetteur.

pantélégraphie [fi\ n. f. (de pantélégraphi Manière de transmettre par l'électricité toute espèce d'écriture, de dessin.

pantélégraphlque adj Qui a rapport a la pantélégraphie.

pan+éléphone n. m. [préf. pan, et téléphone). Microphone particulier.

panteier [lé1 V. n. [de pantois. — Prend deux / devant un e muet : il pantellt:) Palpiter fortement et d'une façon pénible. Fig. Eprouver une émotion pénible.

pantellement > lt-mari] n. m. Action de panteier.

PAN

o« pantène n. f. (pro-

Syn. de rANTii'RE. Agric.

pantenne [iè-ne]

venç. pantuno). Chant, Plateau d'o s i e r pour faire sécher les fruits. plateau analogue, employé dans les magnaneries et sur lequel on transporte les vers à soie. Loc. adv. Mar. En pantenne, en désordre, Verguté en pantenne, mises obliquement en signe de deuil.

pailter [té] v. a. Tendre les peaux des cardes.

panteur n. m. Instrument servant à tendre les peaux des cardes.

panthée (fél adj. f. (du prêt", pan. et du gr. theos. dieu . Anliq. Qui réunit les attributions ou les attributs de plusieurs divinités : Statue panthée.

Panthée, héroïne de la fidélité conjugale dans la Cyropidie Je Xénophon. Femme du roi de Susiane ftbradate, qui fui tué dans un combat contre Crésus, elle se poignarda après avoir réglé les funérailles de son époux.

panthéisme [ti-is me] n. m. (du préf. pan, et du gr. theos, dieu). Système de ceux qui identifient Pieu et le monde : Spinoza a donné l'expression la plus cohérente du panthéisme.

— Ency.-i.. Le panthéisme s'est manifeste tout d'abord sous une forme religieuse et grandiose dans les doctrines de l'Inde. Il devint une doctrine philosophique chez les Grecs, dans le stoïcisme et le néoplatonisme. C'est dans le système philosophique de Spinoza que le panthéisme trouve son expression la plus vigoureuse et la plus cohérente. Dieu est la seule substance; elle est nécessaire, une. infinie, éternelle, indépendante, simple et indivisible. Otte substance a deux attributs à nous connus : la pensée et l'étendue. Les êtres ne sont que des modes de ces attributs. La substance divine se développe selon les lois nécessaires de sa nature : Dieu n'est déterminé que par lui-même, mais il est déterminé dans un sens unique et irrévocable. Le panthéisme de Spinoza a pour conséquence le déterminisme universel. Les systèmes philosophique s de Fichte et de Hegel sont aussi des systèmes panthéistes. Le monisme, doctrine scientifique qui a rencontré de nos jours tant de faveur, n'a aucun rapport avec le panthéisme : le monisme est une hypothèse relativiste, qui reconnaît les résultats de la critique de la connaissance; le panthéisme est une doctrine métaphysique, qui dépasse l'expérience et prétend attein dre l'essence des choses.

panthéiste [is-fe] adj. Qui a rapport au panthéisme. N. Partisan de cette doctrine : les panthéistes allemands.

panthéistique [té-is-ti-ke] adj. Qui a le caractère du panthéisme. (Peu us.)

Panthemont ou Pantemont (abbaye du temple de), abbaye de bénédictins fondée en 1217, dans le diocèse de Beauvais. transportée en 1U72 à Paris, supprimée en 1790. L'église, située rue de Grenelle, fut attribuée, après le Concordat, au culte réformé.

panthéologie [ji] n. f. (du préf. pan, et du gr. theos, dieu, et logos, discours). Histoire de tous les dieux du paganisme.

panthéolOgique adj. Qui a rapport à la panthéologie

panthéon n. m. [du préf. pan, et du gr. theos, dieu). Temple que les Grecs et les Romains consacraient à tous leurs dieux à la fois. Ensemble de tous les dieux d'un pays : le panthéon grec. Personnages illustres considérés comme formant uu grand corps : le panthéon de l'humanité.

Panthéon, temple fameux, situé a peu près au centre du champ de Mars, a Rome, et consacré au culte de tous les dieux. Achevé en l'an 28 av. J.-C,

Panthéon du Rome.

par Vipsanius Agrippa, en briques revêtues de plaques de marbre, il est aujourd'hui fort dégradé. II B été consacré au culte catholique, sous le nom de S. Maria Rotonda, et beaucoup d'hommes célèbres de l'Italie, notamment le cardinal Consalvi, Victor-Emmanuel II, ont été inhumés dans ses chapelles.

Panthéon, célèbre monument de Paris, sur la place du même nom, au sommet de l'ancienne montagne Sainte-Geneviève. Construit sous Louis XV par l'architecte Souftlot dans le style néo-grec, surmonté d'une coupole dont l'extrême sommet atteint 80 m.. cet édifice devait être d'abord une église placée sons l'invocation de la patronne de Paris, sainte Geneviève. La Révolution (4 avril 1791) en fit un temple destiné à recevoir les cen'dres des grands hommes de notre pays et lui donna le nom de Panthéon, avec cette célèbre inscription : Aux crawls hommes la patrie reconnaissante. Il fut successivement église sous la Restauration, temple de la Gloire sous Louis-Philippe, église sous le second Empire. La troisième République rendit le Panthéon au culte des grands hommes à l'occasion des funérailles nationales de Victor Hugo, dont les restes furent transportés dans la crypte il 885). Les cendres de Lazare Carnot, de La Tour d'Auvergne, de Marceau, de Baudin.les restes de Sadi Carnot.de «erthelot.etc., y furent aussi déposés. Depuis 187'., de magnifiques peintures murales, auxquelles Meissonier, Gérome, Puvis de Chavannes, Bonnat, Blanc, Cabanel, Bau-

dry, etc., ont collaboré, et dont les sujets sont pris dans l'histoire nationale (sainte Geneviève, Jeanne

Panthères : 1. Oidmaire>; 2. Noire.

Panthéon de Paris,

d'Arc, etc.), et des statues remarquables décorent l'intérieur de l'édifice.

pantnéoniser [se] v. a. Fam. Admettre aux honneurs du Panthéon, glorifier.

panthère n. f. (lat. panthera). Grand chat du genre léopard. Fig.

Personne furieuse, emportée .

— Encycl.

Les panthères tl opardus pardus) sont coin m u n e s en Afrique et dans les Indes; leur peau, jaune, est couverte de taches marbrées (certain e s panthères sont toutes noires). La panthèreest féroce, courageuse, agile et forte ; elle attaque tous les animaux, même l'homme, grimpe aux arbres et se tient à l'affût sur les branches; sa chasse est toujours dangereuse.

panthérin, e adj. Parsemé de grandes taches semblables à celles de la panthère.

panthèse [/è-;e] n. f. Assemblage de grappins montés sur «ne tringle horizontale que l'on emploie à la recherche dei noyés . Panth»««

Panticapée, colonie grecque de la Sarmatie, sur le Bosphore Cimmérien. Auj. Kerlch.

pantière n. f. (du lat. pantherum, gr. pant héron, filet). Filet tendu verticalement pour prendre les oiseaux qui volent par troupes. Carnier à mailles des cha>seurs-

panlin n. m. (peut-être de Pantin, localité voisine de Paris) Figure burlesque de carton , de bois, dont on fat mouvoir Ls membres par le moyen d'un fil. Fig.

Homme qui gesticule ridiculement.

Homme qui flotte sans cesse d'une opinion aune autre ; que de pantins politiques! Homme sans volonté, sans pouvoir : l'amour, uu pantin.

Pantin, eh.-l. de c. (Seine), à 2 kil. de Saint- Denis, près du canal del'Ourcq ; :12.70U h. (Pantinois). Ch. de f. E. Nombreuses industries, filatures, produits chimiques. — Le cant. a 4 eomm. et 6G.G00 h.

pantine n. f. Paquet d'écheveauz de soie, de 40 à (iO irrammes.

pantiner [ni] v. a. Mettre en pantine des écheveaux de soie.

Pantinois, e [noi, oi-ze], habitant ou originaire de Pantin ; les Pantinois. Adjectiv. : industrie pantinoise. Atq. De Pans.

pantinure n. f. Petit lien pour attacher les pantines.

panto préfixe, v. pan.

pantographe n. m. (du préf panto, et du gr. gruphein. écrire). Instrument servant à la reproduction mécanique de toute espèce de dessins et de gravures.

— Encyci.. Le pantographe se compose de deux règles: AI;, A F. articulées en A, et. de deux règles plus courtes: CD, ED, articulées sur les premières en des points fixes C et E, de telle façon que ACDE soit un

Pantins.

souvent, fait de l'homme

Pautogi aphe

PAN

losange, quel que soit le mouvement donné au système. La règle El.) est traversé! en un point variable H de sa longueur par un axe vertical fixé à un plomb, et qui constitue un point fixe pendant le travail de l'instrument; en un point G de AB est un calquoir, avec lequel on suit la trace du plan

ou du dessin à reproduire, et en un point I de A F est un erayon qui reproduit les mouvements du calquoir G à une échelle qui dépend des positions relatives de ce dernier, du pivot 11 et du crayon I.

pantographie [f!] n. f. (du préf. panto, et du gr. grapliein, décrire). Art ou manière de se servir du pantographe.

pantographique adj. Qui a rapport au pantographe ou à la pantographie.

pan'ographiquement [ke-man] adv. Avec

le secours du pantographe. '

pantoiement [toi-mari] n m. (de pantois).

Asthme qui attaque les oiseaux de fauconnerie.

pantoire n. f. Cordage fixé par une extrémité à un mât et portant à l'autre extrémité un anneau dans lequel on peut accrocher un palan par exemple.

pantois, e [toi, oi-ze] adj. (anc. verbe pantoiser, du lat phuntasiure). Haletant. (Vx.) Fam. Stupéfait, interdit, ahuri: reste r pantois.

pantomètre n. m. (du préf.

panto, et de metron, mesure). Instrument pour mesurer toutes sortes d'angles et pour mener des perpendiculaires.

pan'ométriqua adj. Qui a

rapport au pantometre.

pantomime n.m.(dugr.»an-

tomimos; de pas, panlos, tout, et mimos, imitateur). Acteur qui, au moyen de gestes et d'attitudes, affirme des idées, des passions, sans recourir à la parole : Gaspard Debureau et Paul Legrand furent des pantomimes célèbres. Par ext. Celui qui mime les gens. Adj. Où toute l'action s'exprime par gestes : ballet pantomime. N. f. Action ou art de s'exprimer par gestes, sans le secours de la parole : une pantomime expressive. Pièce où les acteurs ne s'expriment que par gestes.

pantomimer [mi] v. a- Imiter par pantomime.

pantomimique adj. Qui appartient à la pantomime.

pantophage adj. Syn. de omnivore.

pavitophagie [jt] n. f. (du pref. panto, et du gr. phagein, manger;. Habitude de manger de toutes sortes d'aliments.

pantophagique adj. Qui a rapport à la pantoph igie.

pantOpllObe adj. Affecté de pantophobie.

pantophobie [bi] n. f. Syn. de panpiiobie.

pantoquière ou pantequière [kï] n. f.

Petit palan simple, servant à raidir les haubans en les halant l'un vers l'autre.

pantostomes [tos-to-me] n. m. pi. Ordre d'infusoires flagellâtes à un ou plusieurs flagella, sans cils vibratilcs ni tentacules. S. un pantostomn. (On divise les pantostomes en trois groupes : monomastiges, dimastiges, et polgmastiges. suivant qu'ils possèdent un, deux, trois flagella eu plus.j

pantouflard [flar] n. m. Fam. Homme paisible et casanier, qui aime à passer sa vie les pieds dans ses pantoufles.

pantoufle n. f. Chaussure de chambre, sans quartier ni garniture. Fera cheval plus épais en de-

Pantomètz e.

l'iintoiillea : t. Uu xvm* siècle ; 2. Lie femme (modernel ; 3 et S. D'homme (modernes) : 5. A semelle de feutre, dite confortable.

dans qu'au dehors. Fam. Raisonner comme une pantoufle, fort mal. Fig. et fam. En pantoufles, sans se gêner. On irait en pantoufles, l'endroit est peu éloigné, le chemin très beau, etc. Très fam. Ht estera pantoufle, formule plaisante dont on se sert pour arrêter une énumération.

pantOUfler [fié] v. n. Fam. Se livrer chez soi a des causeries familières. Raisonner de travers. Faire de nombreuses démarches.

pantouflerie [ri] n.f. Fam. Action de pantoufler. Art du pantoullier.

pan^OUflier [fli-i]. ère n. Qui fait on vend des pantoufles. Fig. Vieux pantovflier de Sorbonne, vieux docteur, et. en mauvaise part, radoteur.

pantoum ou pantoun n. m. Poème à forme fixe, emprunté par les romantiques a la poésie malaise.

— Encycl. Le pantoum se compose de quatrains à rimes croisées. Le 2e et le V- vers de chaque strophe forment le l" et le S« vers de la strophe suivante en outre, le ver» qui ouvre la strophe doit la terminer.

panure n f. (de ;*<"" Mie de pain dont on saupoudre des viandes 'pie I m cuit sur le gril ou au four.

PAN

panurge n. m. L'une des parties du harnachement d'un cheval de trait. (V. lig. harhai».)

Panurge, un des principaux personnages du Pantagruel de kiabelais. C'est une des plus étonnantes personnifications de tous les mauvais instincts de la nature humaine Panurge, calant homme de sa personne, sinon qu'il est quelque peu paillard et sujet de nature a la maladie intitulée faute d'argent, malfaisant, pipeur, buveur, riant de tout, sauf du danger, est amusant, malgré son cynisme. L'épisode di moutons de Panurge est surtout populaire : pendant le voyage de Pantagruel au pays des Lanternes, Panurge se prit, en mer, de querelle avec le marchand Dlndenaut, qui l'avait gravement injurié. Pour si venger et jouer à hindciiaut un tour de sa façon, il lui acheta un de ses moutons, qu'il précipita dans la nier. L'exemple et les bêlements de celui-ci entraînèrent tous ses compagnons, qui sautèrent l'un après l'autre et a la file. Le marchand lui-même fut entraîné par le dernier, qu'il s'efforçait de retenir, et se noya avec son troupeau, complétant ainsi le tableau saisissant de l'extravagance imitative de la foule. Panurge. armé d'un aviron, les empêchait de remonter sur le navire, {es presohoit èloquemment. Leur remonstrant par lieux de rhétorique le» misère» de ce monde, affirmant plus heureux estre les trépassés que les vivants en i este i sallét de misère.

Dans l'application, ces mots : moulons de Panurge désignent ceux qui s'empressent de faire une chose par esprit d'imitation.

panus \nuss] n. m. Genre d'agaricinées, comprenant des champignons qui poussent sur les vieux arbres en automne.

PanyasiS, poêle épique grec, né à Ilalicarnasse (v° siècle av. J.-C), auteur dont il ne reste que des fragments.

Paoli (Pascal), patriote corse, né à la Strctta de Morosoglia, in près de Londres (172.;- 1807). Proclamé chef de l'Ile de Corse en 1755, il ne laissa que le littoral au pouvoir des Génois, maîtres de la nier. Il fU beaucoup, avec peu de moyens. Défait par le eom-te de Vaux en 1768, il se retira en Angleterre. Rappelé par l'Assemblée nationale.il fut mis hors la loi par la Convention. L'Angleterre donna a un autre que lui le gouvernement de l'île, qu'il avait voulu rendre anglaise ; il alla mourir obscurément a Londres.

paoliste [lis-te] n. m. Se dit, dans les colonies portugaises, des individus nés de l'union d'un Portugais avec une femme du pays.

paol') n. m. Monnaie papale d'argent, qui valait de 0 fr. Si a 0 fr. 01.

paon [pan] n. m. (lat. pavo). Genre d'oiseaux gallinacés, originaires de la région indo-malaise, d'un beau plumage et d'un cri fort aigre, et que l'on acclimate dans nos pays comme oiseaux d'ornement : le paon fait la roue en 'déployant en éventail les magnifiques plumes de sa queue. Entom. Nom vulgaire de divers papillons appartenant aux genres vanesse et satùrnie. Fit/. Personne vaine, orgueilleuse. Se parer des plumes du paon, tirer vanité, profit des mérites dautrui. (Allusion a une fable de La Fontaine [IV, 9].)

— Encvcl. Le paon est un oiseau robuste, de la famille des phasianidés, à long cou, à petite tète

Paoli.

ornée d'une aigrette en couronne. Sa démarche est lière, son port imposant. La livrée des mâles est fort brillante; le paon domestique demande à vivre dans une certaine liberté. Sa chair, sèche, est peu estimée; au contraire, celle du paon sauvage est très appréciée. Outre le paon commun, au plumage admirable, il y a ausai des paons blancs et des paons noirs.

— Vœu du paon. Au moyen âge, la chair du paon était appelée la viande des preux; le noble oiseau était servi en grand apparat, avec ses plumes, et c'est alors que les chevaliers prononçaient le vœu du paon, vœu d'audace ou d'amour, qu'ils devaient accomplir à peine d'entacher leur écu.

paonne [pa-ne] n. f. Femelle du paon.

paonneau [pa-nô] n. m. Jeune paon.

paonner [pa-né] v. n. Fam. Faire la roue. Fig. Etaler avec ostentation ses avantages.

Pao-ting-fou, v. de l'empire chinois fprov. du Petchili) ; iûO.000 h. environ. Réunie à Pékin par un ch. de f.

paour, e adj. et n. (de l'allem. bauer, paysan). Pop. Lourdaud, grossier, balourd. (Vx.)

papa n. m. (du gr. pappas, père). Père, dans le langage des enfants. Fam. Homme d'un certain âge, plus ou moins gros, bonhomme et jovial. Grandpapa, bon-papa, noms donnés par les enfants à leur grand-père. Pop. A la papa, sans gêne, sans hâte-

papable adj. fital. papabile,. Propre à être fait pape : < animal papable.

papaïne [pa / ne n. f. Ferment soluble, extrait

du fruit du papayer. Syn. CARICINE.

papakha n f. Bonnel de grande tenue des

Cosaques . la papill.hu est faitt tll

peau de mouton noir fr\ ■

papal, e, aux ;id.j. Qui appartient au pape : bulle papale.

papalin, e adj. Qui esl tous

la dépendance du pape, du parti du pape ,N, ni. Partisan du p tpe soldat du pape.

papas [pats] n. m. (iu gr. pjppas, père). Nom donné aux prêtres par les chrétiens du Levant. papakha.

papas [pass]

bour.

n. m. Nom vulgaire du topinam-

papauté []>o-té] n. f. Dignité du pape : aspirer a la papauté. Administration d'un pape : la papauté de Léon X vit l'explosion de la Réforme, ion dit de préférence PONTIFICAT.)

— Encycl. C'est de fort bonne heure que le droit au gouvernement de l'Eglise fut revendiqué par les évéques de Rome, au nom des privilèges personnels de l'apôtre Pierre. Souvent pris pour arbitres dans les démêlés qui agitèrent la première communauté chrétienne, les papes virent leur primauté consolidée par l'importance politique et morale de la ville de Rome, par leur propre valeur el la pureté de leur doctrine. Les conciles de Nicée et d'Ephèse la proclamèrent. A la vérité, l'exercice de cette primauté fut plus profond et plus durable en Occident qu'en Orient, où le schisme se consomma avec Photius et Michel Cérulaire (lOul).

En Occident, les papes furent témoins du baptême des Francs, des Burgondes et des Suèves. Saint Grégoire le Grand accueillit dans l'Eglise les Wisigoths d'Espagne et les Lombards. La conversion de la Frise et de la Germanie fut l'œuvre de Sergius l" et de saint Grégoire II. Au milieu du viuc siècle, c'est au nom de la papauté que saint Bonil'ace évangélise la Germanie. Enfin, les Carolingiens récompensent la bonne volonté du pape Zacharie en constituant l'Etat pontifical et en délivrant le saint-siège de la tyrannie des Lombards. En 1049, le concile de Reims, présidé par le pape Léon IX, déclare l'évêqne de Rome primat apostolique de l'Eglise universelle.

Affranchie avec Nicolas II de la protection jalouse des empereurs, la papauté peut ainsi apparaître au xne siècle, après le règne de Grégoire VII. comme une puissance religieuse, morale et politique de premier ordre. Elle réforme le clergé, suscite les croisades, se heurte avec le pouvoir impérial dans la querelle des investitures, d'où elle sort politiquement diminuée, et lutte avec la royauté française pendant le pontificat de Boniface VIII. Mais le successeur de ce dernier, menacé dans Rome par ses sujets, doit se réfugier a Avignon, où la papauté vit de 13U9 à 1371 d'une vie brillante et riche peut-être a l'excès, au milieu d'une chrétienté tourmentée et appauvrie.

bon retour à Rome ouvre pour elle une ère de difficultés : c'est le grand schisme d'Occident, pendant lequel le monde catholique est partagé entre deux et même trois papes s'excommuniant l'un l'autre. Ce sont les conciles de Baie et de Constance réunis pour mettre fin au schisme, et remettant en question la supériorité des conciles généraux sur les papes. Enfin, ce sont les défaillances politiques et morales des papes de la Renaissance, trop engagés dans les querelles italiennes et la vie brifp nte de l'époque, et qui précipitent le mouvement réformateur.

Apres le succès partiel de la Réforme, la papauté montre une réelle énergie dans le redressement des abus dont souffrait l'Eglise. Elle préside au concile de Trente et, avec Pie IV, Pie V, Sixte -Quint, se réforme ellemême, tout en intervenant avec moins d'activité dans les démêlés politiques qui troublent le monde chrétien. Innocent X refusera de servir de médiateur au congrès dJ Westphalie. Clément X pliera devant l'orgueil de Louis XIV. Au XVIII" siècle.

Clément XIV consentira à supprimer l'ordre des jésuites.

Au xixc siècle, l'histoire de la papauté présente un singulier mélange de revers et de grandeur. Sous les pontificats de Pie VI et de Pie VII, le domaine de l'Eglise, un moment confisqué par Napoléon, lui est rendu ; mais elle le gouverne mal Rome se soulevé en 1848 contre Pie IX, qui ne peut être rétabli que par une intervention française. En 1807, l'Italie s'empare des Etats pontificaux; en 1870, ses troupes entrent dans Rome même.

Malgré ces revers, la papauté a vu croître, au point de vue religieux, son autorité. Pie IX a fait définir, en 1809, au concile du Vatican, l'infaillibilité pontificale. Le long règne de Léon XIII lui a donné une situation morale respectée entre toutes, même hors du monde catholique. La hiérarchie a été rétablie en Hollande, aux Etats-Unis et en Angleterre, et le pape a plusieurs fois servi de médiateur ou d'arbitre dans les conflits internationaux.

papaver [ver] n. m. Nom scientifique du pavot.

papavéracéeS [s£] n. f. pi. Famille de dicotylédones dialypétales, ayant pour type le genre pavot. S. une papavéracêe.

papavérine n. f. Un des alcaloïdes de l'opium.

papaye [pa-ie] n. f. Fruit du papayer.

papayer [pa-ié] n. m. Genre de plantes de la famille des caricacées donl on connaît une

PAP

vingtaine d'espèces originaires de l'Amérique tropicale.

— Enctcl. Les papayers ou caricas sont des

arbres ou des arbrisseaux a tige cylindrique terminée par un bouquet de feuilles digitées; les deure sont blanches, jaunes ou verdâtres; le fruit appel. /.</pape est une baie comestible renfermant rie nombreuses graines. Le papayer commun est cultivé dans l'Inde et aux Antilles pour ses fruits et son latex d'ou l'on tire la papatne.

pape n. m. !du ?r. pappas, père).

Le chef de l'Église catholique romai ne : Saint - Pierre I u < pn mierpajie.

(Les titres qui appartiennent en propre au pape sont :

vicaire de Jésus - Christ , sut cet < <• de saint Pierre .

évêque universel, souverain pontife, pasteur suprême, serviteurs des serviteurs du Christ. (Quand on s'adresse au pape,

Papayer

Costumes divers du pape : 1. Au x

et 3. Actuels.

on le qualifie de Très Saint Père et on désigne sa personne par Sa Sainteté ou Votre Sainteté.) V. papauté. Chef suprême d'une Eglise quelconque : Henri Vlll se fit pape pour son peuple. Personnage infaillible ou qui jouit d'une autorité morale souveraine ou sacrée.

pape n. m. Nom vulgaire d'un passereau d'Amérique, à livrée roune et a camail violet.

Pape (bu), ouvrage de Joseph de Maistre (1819), son œuvre capitale, et qui occupa toute sa vie; il y soutient la nécessité d'une autorité infaillible, dans une société qui enseigne au nom de Dieu. Dans la conclusion, il fait appel aux protestants pourobtenir leur soumission à Rome.

Pape et Empereur, tableau de J.-P. Laurens (1894). L'artiste a représenté l'entrevue de Napo-

Pape et Empereur, d'après J.-P. Laurens.

léon I" et de Pie VII. captif à Fontainebleau, opposant avec une vigueur dramatique l'attitude irritée de l'empereur à l'inflexible douceur du pontife.

PapebrochillS (Daniel), *en Ham. Van Papenbroeck Daniel], jésuite flamand, un des plus célèbres bollandistes, né et m. à Anvers (1628-1714).

Pape- Car pantier

[pan-ti-é] (Marie Carpantier, dame), pédagogue française, née à La Flèche, m. â Villiers-le-Bel (1815-1878).

Elle organisa en France les premières salles d'asile ou écoles maternelles. C'est à elle qu» revient le mérite d'avoir introduit dans l'enseignement les leçons de choses.

papefigue [fi-ghe] n. m. Nom que Rabelais donne à certains hérétiques. (Ceux qui font la figue au pape.)

Papeiiguiére, pays des papefigues. dans RaOlais

Pape-Carpantier

PAP

- 3fiK

PAP

l'ap-gai

voi.r papelarde.

papegai [ghe] ou papegeai [je]

u . babbagha). Perroquet, i Vx.j Oiseau artificiel, qu'on place comme cible en haut d'une perche.

papegOt [gho] n. m. Fam.

Partisan ou sujet du pape.

Papéiti ou Papeete,

fort .le l'île de Taïti, cli.-l.

«les établissements français de l'Océanie ; 4.280 h. (dont S. 500 Français ou descendants de Français^ Commerce de coprah, cuton, nacre, cocos, vaaille, oranges, perles, écaille.

papelard [far], e adj. et

n. (de l'anc. v. puper, manger, <-t lard). Faussement dévot, hypocrite : un papelard : une

'papelarder [dé] v. n. Faire le papelard. V. Flatter pour tromper.

papelardise [di-ze] ou papelardie [dt]

n. F. Vice des papelards.

papelardiser v. n. Syn. de papelarder.

papeline n. f. Nom ancien de la popeline.

papelonné [lo-né], e adj. se dit de reçu nu

d'une pièce recouverts d'un treillis en l'orme d'écailles de poisson.

papeilgaie [pan-ghc] n. f. Fruit du concoma angles tranchants.

paperasse [rase] n. f. Papier, écrit inutile, sans valeur : s'encombrer de paperasses.

paperaSSer [rase] v. n. Ecrire ou tripoter des paperasses : paperasser fait perdre bien du temps.

paperasserie [ra-se-vt] n. f. Grande quantité de papiers inutiles : la paperasserie administrative est formidable.

paperassier [ra-si-é], ère adj. et n. Qui aime. emploie, remue des paperasses : les fonctionnaires sont souvent paperassiers.

papesse [pè-se] n. f. Femme qui aurait rempli les fonctions de pape : la prétendue papesse Jeanne.

papeterie [ri] n. f. Manufacture de papier. Art de fabriquer le papier. Commerce de papier. Nécessaire contenant ce qu'il faut pour écrire.

papet er [ti-é], ère n. Qui fabrique ou vend du papier. Boutique où l'on fait ce commerce. Adjectiv. : marchand papetier.

papeton n. in. Rafle de maïs, axe sur lequel sont fixés les grains,

Paphien, enne [fi-in. g-ne], originaire ou habitant de Paphos : les Papliiens. Adjectiv. : population paphienue.

paphinie [ni] n. f. Genre de plantes êpiphyte>. renfermant des orchidées de la Guyane, souvent cultivées dans les serres d'Europe.

PaphlagOIlie [ni] ane, pays de l'Asie Mineure, au S. du Pont-Euxin, arrosé par l'IIalys inférieur; capit. Si-nnpe. Ses habitants passaient pour peu intelligents et de mœurs grossières. Ce fut la Galatie romaine.

Paphlagonien, enne [ni-in, g-ne], habitant

ou originaire de Paphlagonie : les Puphlagoniens. Adj. : mœurs papUlagoniennes.

Paphnuce (saint!, confesseur de la foi et évêque égyptien (vers 280-300;. Fête le il septembre.

paphos

fôss] n. i. A la fi n du

xviii6 siècle, sorte de grand canapé droit.

'On écritaussi pephose et

PAFOSE.)

Paphos

[fôss] nom de deux villes anciennes de l'île de Chypre, célèbres par leurs temples de Vénus Astarté. C'étaient Palè- Paphos, fondée par le Phénicien Cyniras et A'ea- Paphos. fondée par l'Arcadien Agapénor.

Papias (saint, évéque d'IIierapolis (Phrygie) vers le début du n« siècle. Fête le 22 février.

papicole n. (du lat. papa, pape, et colère, adorer). Nom de dénigrement donné par les protestants ■iux catholiques, à cause de leur vénération pour le pape.

Papien [pi-in] (le), nom sous lequel on désigne la loi romaine des Burgondes.

papier [pi-é] n. ni- (lat. papyrus). Feuille sèche et mince, faite de toute sorte de substances végétales réduites en pâte, pour écrire, imprimer, envelopper, etc. : papier de paille, papier de bois. Jeter ses idées sur le papier, les écrire. Ecrit ou imprimé quelconque : un papier compromettant. Petits papiers, doc ments plus ou moins compromettants dont on se sert pour battre en brèch -, ou déconsidérer celui qui en est l'auteur. Etre dans les petits papiers de quelqu'un, être bien vu de lui. Rayez, ôlez cela de vos papiers, ne comptez pas là-dessus. Vieux papiers, feuilles écrites ou imprimées mises au rebut. Sur le papier, théoriquement, en projet. Figure de papier mâché, figure pâle, annonçant une faible santé ou des excès. Papier timbre, marqué du timbre de l'Etat. (V. TIMBRE.) Papier libre, non timbré. Papier autographique, v. autographie. Livre à grand papier, livre dont les marges son très larges. Papier rouillé, papier collé, recouvert d'une couche i lie de peau etde sulfate de baryte. Papier procédé, papier strié sur lequel on dessine et on enlève les blancs avec le grattoir (on dit au>si papier Gillot). Papier vilin, papier sans grain, très uni. lisse et satiné. Paiiier pelure, papier très mince. bla..c et souple. Papier joseph. papier très léger, blanc ou gris, et à demi-transparent. Papier végétal, papier à calquer ou papier-calque, papiers transparents servant a calquer. Papier indien, papier très mince, mais ■uffisamment opaque pour recevoir l'impression. Papier buvard, v. iiuvard. Papier de Hollande, W'hatman. de Chine, du Japon, etc., noms divers de papiers de belle qualité, sur lesquels on tire les éditions de luxe. Papier de musique, papier réglé servant a écrire de la musique. Fiq. et fam. Réglé connue Un papier de musique, d'habitudes très régulières. Papier de verre, enduit de poudre de verre, servant au polissage. Effet de commerce ou valeur : accepter,

Machine continue à Fabriquer le papier.

refuser le papier d'un commerçant. Papier court, effet de commerce ayant au plus quinze jours d'échéance. Papier long, celui qui a plus de quinze jours d'échéance. Papier à vue, effet de commerce payable à présentation. Papier-journal, livre de compte. Turf. Calcul fait sur le papier, la plume à la main, pour établir, d'après les performances antérieures d'un cheval, les chances qu'il a de gagner une course. Jouer le papier, le cheval du papier, ponterle cheval que le papier indique comme gagnant probable. PI. Passe-port, titres, etc. : avez-vous vos papiers ? Gazettes, journaux : papiers publics. Pupier-énieri, papier enduit d'émeri et servant à polir les métaux. Papier peint ou papier-tenture, dont on tapisse un appartement. Papier-parchemin, auquel on a donné les apparences du parchemin en le trempant dans l'acide sulfurique. Papier-cuir, sorte de papier imitant le cuir. Papier-pierre, sorte de carton très dur, obtenu avec de la pâte à papier fortement comprimée et qu'on emploie à divers usages : le papier-pierre est employé quelquefois comme pierre lithographique , Papier tue-mouches, papier non collé, sur lequel on applique à chaud une légère couche d'un mélange de 100 grammes d'huile de lin bouillante, 500 grammes de résine de pin fondue et 100 grammes de mélasse. Pkov. : Le papier souffre tout, on écrit ce qu'on veut, et, de ce qu'une chose est écrite, il ne s'ensuit pas qu'elle soit certaine.

— Encyci.. Les anciens ne connaissaient pas le papier ; ils écrivirent d'abord sur des feuilles de palmier, sur des écorces d'arbre, sur des tablettes enduites de cire, sur du plomb, etc., et enfin sur récorcedu^aj-iyrus, roseau quicroit sur les bords du Nil et d'où est venu le mot papier. Après la conquête de l'Egypte par les Romains, le papyrus fut presque exclusivement en usage en Italie. Un peu avant l'ère chrétienne, le parchemin vint faire concurrence au papyrus. (V. parchemin.) L'idée de former une feuille souple et polie par feutrage de fibres végétales appartient aux Chinois, qui fabriquèrent les premiers papiers (ne s. av. J.-C), Ils se servaient de mûrier, bambou, china-grass, etc. De la Chine, l'industrie du papier fut importée à Samarkande, puis à Bagdad, et les Arabes la répandirent dans le nord de l'Afrique, puis en Espagne, d'où elle s'étendit en France, en Italie, etc. L'invention de l'imprimerie donna un essor considérable à la fabrication du papier en France et en Hollande.

En France, à partir du xe siècle, on fabriquait du papier à l'aide de chiffons, et cette fabrication manuelle (papier à la cuve), bien qu'elle ait considérablement diminué depuis l'invention de la machine à papier, n'a cependant pas cessé tout à fait.

Les chiffons, triés par catégories, puis lavés, sont réduits en bouillie dans des anges (piles) où agissent des maillets de bois. Cette bouillie est répartie dans de petites cuves, où un ouvrier puise, à l'aide d'un cadre de toile métallique (forme), la quantité de pâte nécessaire pour une feuille, laisse égoutter un instant la forme et la passe à un autre ouvrier, qui la recouvre d'un rectangle de feutre- On monte des piles de feutres avec la pâte qu'ils supportent, et l'on soumet le tout à 1 action de presses qui éliminent l'eau. Sorties de là, les feuilles sont portées au séchoir.

Aujourd'hui, toutes les opérations, depuis le lavage des chiffons jusqu'au calandrage du papier, se font à la machine. D'ailleurs, nombreux sont les succédanés du chiffon, et l'on fabrique beaucoup plus de papiers de bois (sapin, peuplier), et de paille (paille de graminées, feuilles de maïs etc.), que de papier de chiffon ; les joncs, les orties, roseaux, genêts, bruyère et même la tourbe sont utilisés.

Dans cette fabrication mécanique, la pâte, obtenue par défibrage et amenée au degré voulu d'homogénéité, est conduite dans un réservoir, qui précède immédiatement la machine à papier proprement dite. Cette machine, inventée par l'ouvrier Robert en 1792, a subi divers perfectionnements, mais elle consiste essentiellement en une série de cylindres chauffés intérieurement, entre lesquels chemine interminablement la feuille de papier. De la dernière cuve, la pâte est répartie uniformément en nappe sur des égoutteurs, qui la conduisent jusqu'aux premiers cylindres recouverts de feutre. De là, par des toiles et des courroies, elle est entraînée, encore molle, sur les cylindres séeheurs, d'où sort enfin une feuille de papier, qui s'enroule sur de vastes bobines.

— Format des papiers. Avant l'introduction de la papeterie mécanique, les dimensions du papier étaient déterminées par la grandeur des formes. L'usage des machines a permis de fabriquer des papiers de toutes les tailles. Nous donnons, dans le

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tableau suivant, les dimensions généralement adoptées; mais ces dimensions varient.

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