‹ Le Larousse pour tousChapitre 428 sur 979 · V. Œil · texte numérisé non relu

V. Œil

— Encycl. Anat. Chez l'homme et les mammifères, il \ a deux paupières : la supérieure, plus Large, et L'inférieure. La face .antérieure est cutanée, ta face postérieure conjonctive: sur le bord libre, la lèvre antérieure donne implantation aux cils, la postérieure présente Les orifices des glandes de Meibomius. Les bords libres circonscrivent la fente palpébrale et se rejoignent pour former les commis- Bures; au point dunion sont les orifices du canal

mal; à l'angle interne, on observe la caroncule lacrymale.

Les paupières son! Burtout des organes de prosection : le clignement, volontaire ou réflexe, en es.t la manifestation; par les cils, il écarte les pOUS tières et les corps étrangers, par les larmes, qu'il étale, il les dissout et Les entraîne'.

Enfin, l'occlusion involontaire des paupières, au nioin e n t d u sommeil, résulte de ce que la tonicité du releveur devient plus faihle que celle de L orbiculaire.

Parmi les vices de dé-

Pauniere : 1 . Boni de la paupière - 2. Paupière itifeneuie ; "1. Glandes mius;'!, (jlanilia laeiyimil^ ; 5. Lan teurs coiijunctivau\.

Meibo- : exuie-

veloppement et de conformation de la paupière, il faut citer l'absence (abléphârie), l'exiguitê (lagophtâlmos congénital), la soudure complète des paupières (ankyloblépharon congénital).

Les paupières sont exposées aux traumatismes, aux caustiques, qui déterminent certaines anomalies, ptosis, trichasis, symblépharon, entropion, ectropiotl, etc. Beaucoup d'infections peuvent les atteindre, donnant lieu à la conjonctivite, à la blépharite, aux phlegmons ; l'orgelet est dû à l'inflammation d'un follicule ciliaire, et le chalazion à la rétention du liquide des glandes de Meibomius; parmi les atfeetions cutanées des paupières, c'est leczéma qui est le plus fréquent. Enlin, ces organes peuvent présenter diverses tumeurs, bénignes ou malignes . à l'égard desquelles on applique les procédés de la blépharoplastie.

— Anat. compar. Chez les oiseaux, la paupière inférieure l'emporte sur la supérieure; de plus, il existe une troisième paupière, transversale, dite nyctitanle. que l'on observe également chez les squales. Chez lès serpents, le sac conjonctival reste fermé, de telle sorte qu'il existe, en avant de la cornée, une mince membrane transparente. Enfin, chez les mollusques, on observe, autour de la cornée, des élevures des téguments, qui forment de véritables paupières.

paupiette [pô-pi-è-te] ou poupiette [pi -<•-

te) n. f. Tranche de viande (généralement de veau) roulée, renfermant une farce et cuite en papillote. (Quand les paupiettes sont presque cuites, un les pane et l'on en achève la cuisson sur le gril ; on les sert avec une sauce relevée.)

paupoire [p6] n. f. Plaque de fonte, sur laquelle on aplatit le cul des bouteilles.

PausaniaS [pâ-za-ni-âss], général Spartiate, vainqueur des Perses à Platées (479 av. J.-C.). Grisé par cette victoire il rêva de dominer Sparte et toute la Grèce. Pour arriver à son but, il noua des intrigues avec Xerxès. Les éphones ayant saisi la preuve de sa trahison, il se réfugia dans le temple d'Athéna. Pour ne pas violer l'asile, on mura la porte, et il mourut de faim (474 av. J.-C).

PaUSailiaS, géographe et historien grec du ne siècle, auteur d'un important ouvrage appelé Periegesis, qui est la meilleure source ou les archéologues puissent aujourd'hui puiser pour retrouver les traces des monuments anciens de l'antiquité classique.

pause [pô-ze]n.(. (du lat. pausa, gr. j'ausis, cessation). Suspension momentanée d'uneaction : voyageur, lecteur, chanteur, ouvrier gui fait une pause. Musiq. Silence équivalant à une mesure. Signe qui indique ce silence; la pause se place sous la quatrième ligne.

pauser [pd-séj v. n. Faire une pause.

Pausias [pô-zi-âss], peintre grec de l'école de Sicyone (iv> s. av. J.-C). Il paraît s'être complu aux effets pittoresques et aux inventions légères et décoratives.

Pausilippe [pfi-zï\, montagne près deNaples; monument, dit le Tombeau de Virgile. Grotte de 700 mètres.

paUSSidéS [pô-si-dé] n. m. pi. Famille d'insectes coléoptères carnassiers, renfermant les paussus et genres voisins. S un paassidé.

paUSSUS [po-suss] n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, qui habitent les régions chaudes de l'ancien monde, vivent avec les fourmis et crépitent fortement quand ils se sentent inquiétés.

Pauthier [pô-ti-é] (Jean:Pierre-Guillaume), sinologue français, né à Besançon, m. à Paris [1801- 1873). Il est l'auteur d'une Histoire des relations politiques de la Chine avec les nations occidentales.

pauvre [po-vre] adj. (lat. pauper). Dépourvu ou mal pourvu du nécessaire : les classes pauvres. Qui marque cet état ; un habit pauvre. Stérile, sans ressources : contrée pauvre. Qui manque de richesse, de caractère : dessiyi pauvre. Mauvais en son genre pauvre chère; un pauvre orateur. A plaindre, qui inspire la pitié : pauvre mère! son fils est mort! t'ouvre île, mal pourvu de: pauvre d'esprit. Pauvre en. mal partagé en : pays pauvre en hommes. Langue pauvre, qui manque de termes pour l'expression de sa pensée. Rime pauvre, rime à peine suffisante. Pauvre sire, pauvre hère, homme sans considération, sans mérite. N. m. Homme dans le besoin. mendiant : secourez les pauvres. (Syn. de indiqeni Pauvres honteux, personnes dans le besoin qui n'osrnt demander l'aumône. A voir ses pauvres, avoir l'habitude de secourir certains pauvres. Pauvres d'esprit, v. beati pauperes spiritu. Prov. : Au pauvre la besace, quand on est dans la misère, il est 1res difficile d'en sortir. Ai. lis. i.iiikr. : Le pauvre homme! dans le Tartufe (1, 5), exclamation attendrie fine pousse Orgon, revenant de voyage, a chaque détail satisfaisant que Donne lui fournit sur la santé de Tartufe et qui marque son engouement imbécile. On la rappelle à propos de personnes qui sont très loin d'être a plaindre. Ant Riche.

pauvrement |/)iii'i'<-M,(j/i adv. Dans la pauvrele rit re pnuvrrnienl. /''/'/ Mal. nialadroite* un m peindre pauvrement. Ant. Richement.

— Encycl. lie. Pauvres [droit des), v. spectaci r

pauvresse [pô-vrè-sé] n. f. Mendiante,

pauvret, ette [pd-vi'e, Me] adj. et n. Diminutif de pauvre, terme d'affectueuse commisération.

pauvreté [pé>] n. f. Etal de celui, il [ui est

pauvre : la pauvreté est un grand mal. (Syn.de INDI- GENCE.) Les pauvres en général ; on accuse la pou rrrtr de lous 1rs vices. Manque, stérilité : mie grande pauvreté d'idées, sécheresse : pauvreté du coeur. S'attacher d quelqu'un comme lu pauvreté u un pauvre homme, ne jamais le quitter. Relia. Vœu de r1111 vretè, vœu par lequel les religieux s engagent a ne posséder en propre aucun bien. Pauvreté Ù'esprit, détachement des biens de la terre. Pauvreté évan géligue, renonciation aux biens de la terre. PI. Fum. Choses communes, sans portée : dire des pou vvelrs. Prov. : Pauvreté n'est pas vice, pour être pauvre, on n'est pas malhonnête; ou ne doit pas faire un reproche de la pauvreté. La pauvreté est mauvaise conseillère, la misère pousse a des action ; basses ou criminelles. Ant. Richesse, fortune.

PauW (Corneille de), philologue et philosophe hollandais, né a Amsterdam, m. à Xanten (1739-1799). (On lui doit d'intéressantes Recherches philosophe gués sur 1rs Gret s.

PaUWelS (Wilhelm Ferdinand), peintre d'histoire belge, né à Eckeren, m. à Dresde (1830-1904). Ses principales œuvres sont en Allemagne (les Exilés du duc d' Allie ; la Jeunesse de Luther).

paUXl [pàk-si n. ni. Genre de gallinacés, propres à l'Amérique tropicale. (Ce sont de gros oiseaux noirs, à bec court, d'où part une sorte de casque. On les appelle vulgairement hoccos à casque.)

pavage n. m. Ouvrage fait avec du pavé : pavage en bois. Travail du paveur : le pavage d'une vue.

— Encycl. Techn. Les Romains pavaient les routes au moyen de larges dalles posées sur béton. Les premiers pavages en France (xme s.) consistaient en gros cubes de pierre posés sur une couche de sable. Les pierres que l'on emploie le plus fréquemment aujourd'hui comme pavés sont : le grés, l'arkose, le granit, le basalte, le porphyre. Elles se débitent en cubes et parallélépipèdes, dont les dimensions varient de 0m,08 à 0m,23. Les plus petits constituent les pavés proprement dits ; les plus longs prennent le nom de boatisses et servent à croiser les joints. La base sur laquelle le pavé se trouve assis est le sable, qui, bien tassé, est a peu près incompressible; Les principales réparations d'un pavé sont : le soufflage, qui consiste à relever chaque pavé et a glisser sous lui une petite quantité de sable; le repiquage, qui consiste à démonter le pavage défectueux et à le refaire avec du sable neuf; le relevé à bout, qui consiste à démonter entièrement le pavage exécuté, pour en remplacer les parties défectueuses.

Le pavage en bois est établi sur une fondation de béton de 0m,20 d'épaisseur, recouvert d'une couche de quelques centimètres de mortier de ciment sur laquelle on pose des parallélépipèdes rectangles de sapin de Norvège rendu imputrescible. Les joints entre les rangées sont rendus uniformes au moyen de tringles en bois. On coule entre ces joints une couche de mortier de ciment liquide. Sur la surface achevée, on répand du gravier fin. On a essayé aussi d'autres modes de pavage : pavage en verve, pavage en caoutchouc, pavage en acier; mais différentes considérations, le prix entre autres, n'ont pas permis de généraliser ces méthodes.

— Or. Le pavage des grandes routes est à la charge de l'Etat. Quant au pavage des rues et places d'une ville, la législation est très vague, et les usages locaux ont une grande importance. En principe, ce pavage incombe à la commune; mais il peut être mis à la charge des propriétaires riverains, au cas de réunion des deux conditions suivantes : 1° qu'il y ait insuffisance des revenus ordinaires de la commune ; 2° qu'il existe un usage local leur imposant cette obligation. En ce cas, les taxes de pavage sont recouvrées sur les propriétaires riverains, comme en matière de contributions directes, en vertu d'un rôle approuvé par le préfet.

pavane n. f. Ancienne danse lente et grave importée d'Espagne en France au xvie siècle : la pavane se dansait par couples, en costume de cérémonie. Air sur lequel on l'exécutait : danser, jouer une pavane.

pavaner [né] (se) v. pr. (de pavane). Marcher d'une manière fière, avec vanité.

pavé n. m. (de paver). Bloc à peu près cubique de pierre dure, de bois, etc., préparé, dont on garnit les chaussées : le pavé de bois se généralise. Partie pavée d'une rue ; le macadam et le pavé, l-'ig. La rue, la voie publique : errer sue le le pavé de Paris. Battre le pavé, se promener en oisif. Etre sue tv pavé, sans domicile, sans emploi. Il en sort de dessous les pavés, se dit de ce qui se montre, se produit en abondance. Fatn. Circonstance soudaine et fâcheuse : recevoir un rude pure. Eloge maladroit. Haut du pavé (cette locution date de l'époque ou les rues étaient en pente dans leur largeur, avec le milieu ou le côté le plus bas occupé par un ruisseau, ce qui fait que la partie la plus proche des murailles était la plus propre), partie du pavé la plus proche des murailles, et, au fig., situation la plus avantageuse ou la plus honorable. Tenir le haut du pavé, tenir le premier rang. Céder le haut du pare. se détourner, s'effacer par politesse ou déférence devant quelqu'un. Pavé de pain d'èpice, gros pain d'épice épais et grand, dont la forme rappelle celle d'un pavé. Prov. : Bride en man sur le pavé, il faut maintenir son cheval quand on est sur le pavé, car il est facile d'y glisser, et, au fig-, il ne faut négliger aucune précaution dans les affaires délicates. Ai.i.us. i.ittér. : Le pavé de l'ours, allusion à la fable de La Fontaine : l'Ours et l'Amateur des jardins (VIII, 10*. On emploie ces mots : le pavé de inurs, pour désigner l'acte irréfléchi et funeste d'une amitié malavisée.

pavé, 6 adj, Garni de paves : rue parée Avoir le gosier pavé, se dit des personnes qui mangent ou boivent très chaud, ou encore qui ion beaucoup d'épices, de liqueurs fortes, etc. L en est pavée, les rues en sont pavées, se dit des choses qui se trouvent quelque part en grande i dance. Prov. V. INTENTION.

pavée [ré] n. f. Nom vulgain di I i pourprée.

pavement man n n, \. ioi û , ••'•■ Pavage

de luxe un put ritirtil -/<

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