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Sol'ials d-9 l'aya-Bas : 1- InTanteiie : 2. Chn«.eur royal ; 3. In-
fanleue des Inde ; i Eldv. de l'Acadeoiie militaire; S. Garde
civile; 6. Hussard ; 7. Artillerie . If. Gendarme.
territoire échut à l'Autriche. Philippe II d'Espagne, qui posséda la Hollande après Charles-Quint, la tyrannisa si durement, surtout sous le gouvernement du duc d'Albe. qu'elle se souleva (révolte des Gueux) et se constitua en république des Provinces-Unies, dont Guillaume d'Orange tut stathouder (1579) et qui l'ut définitivement reconnue par 1 Europe au congrès de W'estphalie (Ki48). Rivale maritime de l' Angleterre et de la France, — les Hollandais furent à ce moment les véritables ruvVe s <te la mer, — elle joua un rôle important an xvn» siècle, et lutta, non sans gloire, contre Louis XIV. Le plus grand de ses stathouders. Guillaume d'Orange, devint roi d'Angleterre en 1688 et fit. de la Hollande, selon une expression hien connue, » une chaloupe dans le sillage du vai&seau anglais ". Lapaixd'Utrecbt marqua l'apogée de sa puissance. Vers le milieu du xviite siè le, le stathoudérat devint héréditaire (1747). Conquise sous la Révolution par les armées françaises, elle forma la république Batave en 179o et le royaume de Hollande en 18UG ; elle fut annexée à l'empire français en 1810- En 1815. la Belgique et la Hollande furent réunies en un seul Etat, mais les événements de 1830, à la suite d'une révolution bruxelloise, séparèrent les deux pays. A la mort de Guillaume III (1890), le grand-duché de Luxembourg a cessé d'être rattaché à la Hollande par le lien de l'union personnelle.
— Linquist. On parle dans les Pays-Bas un dialecte germanique appartenant au groupe de l'Ouest et dérivant du bas franconien. C'est une langue voisine du bas allemand et intermédiaire entre l'anglo-saxon et le haut allemand. La langue néerlandaise comporte plusieurs dialectes : frison, hollandais, franconien, saxon, etc. La langue littéraire est du franconien, et la langue courante des gens cultivés est le hollandais.
— hittir. Ce n'est qu'au xvt« siècle que commence la littérature hollandaise avec Marnix de Sainte- Aldegnnde. l'auteur du Wilhelmus, l'hymne national hollandais, et Dirk Coomhert Volckerts^oon. La grande époque est le xvue siècle, l'époque de Pieters (ornclisz Van Hooft. Jacob Cnts, Joost Van den Vandel. Le xvme siècle est une époque de décadence, qui compté pourtant les noms de l'historien Brandt. du poète Iluytiens. des auteurs de farces Asselyn et Bredero. Au xix" siècle, après la Restauration, surgit une nouvelle floraison : les poètes Bilderdijk et J. da Costa, chefs de l'école romantique; Jacob Van Lennep, Mme Bosboom-Toussaint, le critique Potgieter. Nicolas Beets, Douwe Di-kkèrs, plus connu si.us le nom de ilultn uti- En 18811, une nouvelle école s'est formée, qui se rattache au poète Jacques Perk. Eprise à la fois de symbolisme et de style, elle a des représentants tels que Verwey, Kloos. J. Van Leden. Parmi les nouveaux romanciers, il faut citer Louis Couperus et M1'" de Savornin-Lohmau.
— Bx-arts. V. noi.i.ANnAisK (école).
— Musiq. Les origines de l'histoire musicale en Hollande sont mal connues. En revanche, le
. Andante
vreem-de smetten vnj , Wiens hart voor land en
Koning gloeit , Ver heff den zaog als wij: hi]
Vader-land en Vorst; voor Va-der-land en Vorst.
Air national des Pays-Das.
traduction :
Qui sent couler dans pe. veine, du sang néerlandais
Kxem|il de nonilltire ëi i an gère Et dont le creur brûla pour le pnyi et pour le Roi,
Entonne le 'liant comme n<in. !
Uni dans un.- peu-ée commune et lu poitrine libre, Qu'il entonne av c nous le chauL festival A cri ea Me à Dieu, Pour la Peine cl puur le t'i ince 1
xvie siècle voit se répandre dans toute l'Europe les maîtres de chapelle hollandais. Sweelink 6e dis-
PAY
tinguc dans la fugue pour orgue. Au xvn» siècle. ni pêttt signaler les psaumes de Jan, les madrigaux de .lacob Vredeman ; les plus fameux érudits s'Intéi à la théorie de l'art. Au xvin», citons les noms des compositeurs BrunmOller, De Koninck, Snep. Au xixc siècle, la Hollande participe a la renaissance générale de la musique : rappelons les noms de Bremer, Bertelman, Richard llob, J.-B. Van Bree, Van der Linden, etc.
-- Hymne national hollandais. Cet hymne, <iui date du xvi' siècle, fut composé par le diplomate Marnix de Sainte-Aldegonde, au moment 00 tiuillaume le Taciturne cherchait à repousser l'invasion espagnole. Ce chant fut, à l'origine, intitulé : Guillaume de Nassau ( Wilhelmus).
Pays-Bas {Histoire du soulèvement des), ouvrage de Schiller, œuvre pittoresque et généralement exacte, mais qui s'arrête avec l'arrivée du duc d'Albea Bruxelles (1788).
payse [pt-i-ze] n. f. v. pats.
Payzac, comm. de la Dordogne, arr. et à 61 kil. de Nontron, au-dessus de l'Auvezère ; 2.540 h.
Paz [pazl (La), v. de Bolivie, ancienne capitale de la république ; 00.000 h. Commerce actif.
Paz (La), v. du Mexique, capitale de la Basse- Californie. Port sur le golfe de Californie ; a. 050 h.
pazend [zèn'd] n. m. Ensemble des gloses qui accompagnent la traduction pehlvie des livres de Zoroastre.
Pazzi [pad-zi]. célèbre famille gibeline de Florence, rivale de celle de Médicis. En 1478, un de ses membres, François, ourdit contre celle-ci la fameuse conspiration dite des Pazzi, encouragée par le pape Sixte IV et par .Jacopo Salviati, archevêque de Pise. Julien de Médicis fut tué à coups de poignard: mais Laurent de Médicis ne fut que légèrement blessé, et la répression fut immédiate. Jacopo Salviati fut pendu avec Francesco Pazzi, à la même fenêtre, et en habits sacerdotaux.
Pb, symbole chimique du plomb.
P. C. e. Abréviation des mots pour copie conforme.
Pchaves, peuple d'origine géorgienne, qui vit en Transcaucasie.
P. C. N. (Les trois lettres initiales de physique, chimie, naturelle [histoire].) N. m. Nom donné par abréviation au certificat d études physiques, chimiques et naturelles, délivré après examen par les facultés de sciences.
Pd, symbole chimique de palladium.
Peabody [pî-bo-dé] (George), philanthrope américain, né à Danvers, m. à Londres (1795-1869); auteur d'institutions nombreuses pour la diffusion de l'enseignement dans les classes laborieuses.
péage n. m. (du lat. pop. pedaticum ; de pes, pied). Droit perçu pour le passage des personnes, des animaux, des marchandises ou pour l'accostage des navires dans les ports maritimes • acquitter le péage d l'entrée d'un pont. Lieu où l'on paye ce droit.
— Encycl. La loi du 30 juillet 1880 ayant prescrit le. rachat des ponts a péage sur les routes nationales et départementales, la création de ces ponts n'est désormais possible que sur les chemins vicinaux et ruraux. Les droits sont autorisés par des décrets rendus en conseil d'Etat. Le produit sert à l'entretien des ponts.
Des décrets d'administration publique peuvent établir dans les ports maritimes des péages locaux temporaires pour assurer le service des emprunts contractés, ou le payement des allocations offertes par un département, une commune, une chambre de commerce ou tout autre établissement public en vue de subvenir à l'établissement, l'amélioration ou le renouvellement des ouvrages ou de l'outillage public d'exploitation de ce port et de ses accès, ou au maintien et a l'amélioration des profondeurs de ses rades, passes, chenaux et bassins.
Péage ou Péage-de-Roussillon (Le),
comm. de l'Isère, arr. et à 19 kil. de Vienne, non loin du Rhône , 1.540 h. Ch. de f. P.-L.-M.
péager [je], ère n. Personne qui reçoit le péage.
péan ou paean n. m. (gr. paian). Antiq. gr. Hymne en l'honneur d'Apollon. Chant de guerre, de victoire, de fête.
Péan (Ju/es-Emile), chirurgien français, né à Marboué (Eure-et-Loir), m. à Paris (1830-1898). Brillant opérateur, il a vulgarisé l'ovariotomie et doté la chirurgie d'un grand nombre d'instruments nouveaux.
psau [pu] n. f. (lat. pellis). Membrane qui recouvre le corps de l'homme. et de beaucoup d'animaux : on distingue dans la peau l'épiderme et le derme. Se dit improprement pour Epiderme, couche extérieure de la peau. Cuir détaché du corps de l'animal : peau de renard. Enveloppe qui couvre les fruits et certaines plantes : glisser sur une peau d'orange. Fausses membranes qui se forment dans certaines maladies. Membrane qui se forme à la surface de certaines substances onctueuses liquides. Peau de soie, étoffe de soie, armure de satin qui imite par son envers l'envers de la peau. Peau d'Espagne, fragments menus de peau parfumée ; substance odoriférante employée pour parfumer ces débris. Fam. En peau, se dit du grand décolletage, en parlant des femmes. En peau de lapin, se dit d'un objet (bas, gant, etc.)qu'ona retourné pourle mettre plus facilement. Portera la peau, faire suer ; inspirer des pensées voluptueuses. Les os lui percent la p :au ; il n'a que la peau et les os, il est très maigre. Vendre cher sa peau, se défendre vigoureusement avant de succomber. Faire peau neuve, changer complètement de conduite, d'opinions ou de vêtements. Crever dans sa peau, être extrêm ■ ut gras ; dissimuler un violent dépit. A'e ;ws tenir dans sa peau, être agité, tourmenté, excité. La peau lui démange, se dit d'une personne qui s'expose comme à plaisir à être battue. Il mourra dans sa peau, il ne se corrigera jamais. Je ne voudrais pas être dans sa peau, je ne voudrais pas être à sa place. Entrer dans la peau d'un personnage, le représenter aussi naturellement que si l'on était ce personnage lui-même. Arg. milit. Peau de lapin, disciplinaire de la marine et des colonies. Pop. Prostituée. Inlcrjectiv : La peau ! Exclamation d" refus, de mépris. {Peau de balle a le même sens.) Avoir la peau trop courte, avoir l'habitude de lâcher des vents. Avoir une personne dans la peau, éprouver pour elle une violente
passion. Prov. : Il ne faut jamais vendre la peau de l'ours, qu'on ne l'ait mis par terre, il ne faut pu disposer dune chose avant de la posséder ; se flatter trop tôt d'un sucées incertain. Coudre la peau du ranard à celle du lion, joindre la ruse au courage et a la force. Dans sa peau mourra le loup 'ou le renard), on ne se corrige pas de ses mauvais instincts. ALLUS. i iii : Vendre la peau de l'ours, v. aux pro- , e'esl une allusion à la fable de La Fontaine: VOurt et /es deux Compagnons iv. 20). L'âne vêtu de la peau du lion, titre d'une fable de La Foniaine (V, 21). On le rappelle à propos de ceux qui cherchent à recouvrir leur lâcheté d'un appareil menaçant.
Peau-d'Ane, conte en vers de Perrault (1715), connu surtout par une adaptation en prose. Pour échapper aux persécutions de son père, une jeune princesse s'enfuit, cachée sous la peau d'un in Bile se réfugie dans une métairie, où elle soigne les cochons. Mais, la nuit, elle revêt ses plus belle pa rures. Un prince l'aperçoit ainsi, devietit amoureux d'elle et l'épouse. Clairville et Laurencin ont tiré de ce conte une intéressante féerie (1853).
Si l'eau-il'Ane m'était conté.
J'y prendrais un plaisir extrême,
vers de La Fontaine, dans le Pouvoir des fables (VIII, 4); on les rappelle pour indiquer que l'homme, à tout fige, s intéresse aux contes, aux histoires, et qu'on peut s'en servir pour le rendre attentif aux vérités sérieuses.
Peau de chagrin (la), curieuse étude philosophique de H. de Balzac, peinture symbolique émouvante de l'éternelle lutte entre l'âme et la chair. Le héros, Raphaël, possède un talisman, un morceau de peau de chagrin, qui lui permet de réaliser tous ses souhaits. Mais, à chaque désir assouvi, la peau se rétrécit, et. quand il n'en restera plus, Raphaël mourra (1832).
peaucier [pô-si-é] n. et adj. m. (de peau). Se dit : I» des muscles qui prennent au moins une de leurs insertions à la peau : les peauciers de la face ; 2° d'un médecin spécialiste pour les maladies de peau.
peau-de-chienner [chi-è-né] v. a. Polir une
pièce de menuiserie avec une peau de chien.
Péaule, comm. du Morbihan, arr. et a 48 kil. de Vannes ; 2.480 h. Forges.
peausserie [pô-se-rî] n. f. Commerce, état, marchandise du peaussier.
peaussier [pô-si-é] n. et adj. m. Celui qui prépare les peaux, ou en fait commerce.
peautre [yô-tre] n. m. (orig. germ.). Mauvais lit. (Vx.) Pop. Envoyer au peautre, chasser, congédier.
peautre [pd-rre] n. m. Ancien nom de Vétain.
peautre [po-tre] n. m. Gouvernail. (Vx.)
peautre e [pôt. adj. Dlas. Se dit des poissons dont la nageoire caudale (gouvernail) est d'un émail particulier.
PeaUX ROUgeS f/iri]. Indiens de l'Amérique du Nord, ainsi appelés parce qu'ils se teignent le corps avec de la terre rouge. Leur couleur naturelle est plutôt chocolat. Ce sont des Indiens grands et robustes, au nez saillant, aux pommettes fortes. Divi-
Peaux-Rouf-es.
ses en tribus, très belliqueux, adroits chasseurs parfaits cavaliers, portant de bizarres surnoms, ils ont longtemps mené l'existence la plus rude au milieu des prairies. Après avoir lutté désespérément contre les progrès des Européens, ils sont en voie de s'éteindre dans l'Amérique du Nord, où le gouvernement de Washington leur a assigné comme domaine propre le Territoire indien. S. un, une Peau-Rouge. Adjectiv. : tribu peau-rouge.
pébrin6 . f. (provenç. pebrino ; de pébré, poivre). Maladie épiujmique des vers à soie, caractérisée par de petits poiil.'s noirs, qui apparaissent sur toutes les parties molles' du ver.
— Encycl. La pébrine, duc à une algue du genre psorospermie, n'est devenue un .'léati que vers 1 849, époque ou elle menaça de détruire l'industrie séricicole française.
Pasteur étudia la maladie, en montra la nature contagieuse et héréditaire et indiqua la manière de choisir la graine (œufs) saine. Sa méthode consiste à pulvériser les papillons après les pontes et à examiner cette poudre au microscope, pour déceler la présence de la pébrine. Les oeufs provenant d,* papillons exempts de pébrine sont seuls conservés.
pébrine, e adj. Qui est atteint de pébrine.
pébriner [né]
(Se) v. pr. Contracter la pébrine.
pec [pèftladj.fdil
holland. pekel, saumure). Hareng pec, en caque , fraîchement salé.
pécaïre [ka-i-
re], exclamation languedocienne de pitié et d'attendrissement. '"<":a^,•
pécari n. m. Genre de mammifères artiodactyles pachydermes, propres à l'Amérique : la chair du pécari est très délicate.
PÊC
— Encycl. Les pécaris sont des suidés de petite taille, a corps épais, à tête forte, terminée par un groin; leurs pattes sont courtes et fines. Ils vivent en troupes dans les forêts.
Pécaut (Félix), théologien protestant et écrivain pédagogique français, né â Salies-de-Béarn, m. a Orthcz (1828-1898 . Il fut un des principaux collaborateurs de J. Ferry dans la transformation de l'enseignement primaire en France.
peccabilite [pék-ka] n. f. Théol. Etat d'un être peccable.
peccable [yèk-ka-ble] adj. (lat. peccabilis ; de peccare, pécher). Capable de pécher : tout homme est l able.
peccadille [pé-ka-di, Il mil.] n. f. (espagn. pecàaiUo). faute légère : pardonner une peccadille.
peccant '/((A/iavi], e ad|. (du lat. peccans, qui pèche). Se disait autre!', des humeurs qui péchaient par la quantité ou la qualité.
peccata [pè-ka] n. m. (pi du lat. peccatum, péché i. Ane, bourrique. (Vx.) Fig. et pop. Homme stupide.
peccavi, mot lat. signif. : J'ai péché. Exclamation du roi David (P,ois, II, 12, .♦), après avoir été confondu par la parabole du prophète Nathan. (S'emploie pour signifier qu'on avoue ses torts. )
pechblende [pech'-bland' ou blen'd] n. f. Uranate naturel d'oxyde d'uranium (0'U*J, qui existe dans certaines mines de Cornouaille, de Saxe, de Bohême, etc., et dont l'étude a conduit Curie et M"»« Curie à la découverte du radium. (On dit aussi
PÉCHURANE.)
pêche n. f. (du lat. persicum, fruit de Perse.) Fruit à noyau du pécher. (V. pécher.) Fam. Etre rembourré de noyaux de pèche, être extrêmement dur.
pêche n f. Art, action de pêcher : aimer la p^che. Droit de pêcher : affermer la pèche. Poisson qu'on vient de pécher : vendre su pèche. Grande pèche, pêche maritime exercée dans des parages éloignes du littoral. Petite prche ou pêche côtière, pèche exercée à petite distance du littoral. Bist. sainte. Prche miraculeuse, pêche d'une abondance prodigieuse, que tirent les disciples de Jésus, lorsqu'ils jetèrent les rtlets sur son ordre.
— Encycl. On divise la pêche en p'che maritime, grande p'che, en pêche côtière ou littorale, et pèche en eau douce ou fluviale.
La grande pèche, qui a lieu très loin des côtes, a pour objet la capture des grands cétacés, baleines, morses, cachalots, etc., la pêche de la morue, toujours très florissante. La grande pèche exige, tout au moins en ce qui concerne la prise des cétacés, des navires d'assez fort tonnage, en raison des longues croisières qu'il faut entreprendre. La pêche des cétacés s'effectue dans les parages des pôles (détroit de Davis, baie de Baffin, îles Féroé, mer de Behring, etc. ) ; elle se fait au harpon. (V. ce mot.) La pèche de la morue est pratiquée sur les côtes du cap Breton, du golfe de Saint-Laurent, du Labrador, de Terre-Neuve, dans la mer d'Islande, etc. Chacun des bâtiments [morutiers) possède de petites embarcations dites doris, que montent quelques hommes armés de lignes tenues a la main.
La pèche côtière a lieu à moins de GO kilomètres des cotes et n'exige que des bateaux de faible tonnage, mais cependant robustes. Ils prennent les noms des espèces de poissons qu'ils pèchent, sardiniers, harenguiers, etc. Cette pêche a lieu tout le long du littoral français, sur les côtes de la Hollande, de l'Irlande, de la Suède, de la Norvège, etc. Les engins usités sont des filets, tels les chaluts, folles, tramails, ganguis, etc., des lignes : pulangres, cordes, harouettes, etc.
La prche en eau douce a lieu sur tous les cours d'eau : fleuves, rivières et ruisseaux, dans les lacs et les étangs. On se sert soit de filets {araionées, nerveux, balances, folles, louves, tramails, tambours, nasses, échiquiers ou carrelets, éperviers,gilles, etc.1, soit de lignes. La pêche à la ligne, suivant la manière dont elle est pratiquée, porte différents noms : pêche au coup, par laquelle on amorce un endroit du cours d'eau et y laisse glisser le fil de la ligne avec un hameçon garni d'un appât approprié ; pêche à fouetter, consistant à faire usage d'une ligne en crin le long de laquelle on empile de nombreux hameçons appâtés (on laisse aller ce fil au courant et, de temps en temps, par une brusque secousse, on ramène la ligne à soi) ; pèche à la ligne flottante, la plus répandue, qui se fait au moyen d'un corps de ligne en crins, racines anglaises ou cordonnets île soie, terminé par un hameçon appâté au-dessus duquel se trouvent des plombs pour tenir le fil vertical dans l'eau et un flotteur pour soutenir le tout, le fil étant relié a une canne à pêche; p'che au vif, consistant à accrocher à l'hameçon d'une ligne flottante un petit poisson vivant; pèche à soutenir, comprenant la pèche de tact, celle â soutenir à la main ou à soutenir à la canne et aussi la pêche dans les pelotes (on ne se sert pas de flotteur) ; pèche au lancer, qui se divise en pêche de jet, pèche à la surprise, n la ligne volante (cette pêche s'adresse aux poissons de surface, truites, ombres chevaliers, saumons, vandoises, chevaines, etc; l'appât usité est un insecte ou un poisson artificiel) ; pèche de fond, qui se pratique surtout dans les étangs et les cours d'eau à courant presque nul. (Elle se fait en immergeant des lignes dites de fond, paters-nosters, etc., qui sont des cordeaux plus ou moins longs, munis de loin en loin d'hameçons appâtés et maintenus au fond par de gros plombs ou des pierres. (Si ces cordeaux sont très longs, on les nomme traînées.)
Parmi les autres modes de pêche, nous indiquerons : la pêche à \a.foéneon fouine, celles à la main. .m crdlet, au fusil, au torchon, au trimmer, h la ve:'mée. etc.
— . Législ. Pèche fluviale. Le droit de pêche est en principe exercé au profit de l'Etat dans tous les fleuves, rivières, canaux navigables ou flottables dont l'entretien est à la charge de l'Etat ou de ses avants ca'rse.
Dans toi.'tes les autres rivières et canaux, les propriétaires riverains ont, chacun de son côté, le droit de pêche jusqu'au milieu du cours d'eau, sans préjudice des drous contraires établis par possession ou titres.
Tout individu qui se livre à la pêche sur des fleuves navigables ou flottables, canaux, ruisseaux ou ceurs d'eau quelconques, sans la permission de celui à qui le droit de pécne appartient, s'expose à une
PAYS BAS
PAYS-BAS
Légende
Limite d'Etat
// de province
Chef-lieu de province ®
Chemin de fer =^==
Canal
Côte endiguée >— — >
Echelle 1:1600000
0 10 20 30 ItO SOU
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