PÉP
PER
péperin ou peparillO [pé-pé] n. m. Tuf terreux imi granulaire, très répandu dans la région romaine et contenant des cristaux de pyroxène, mica, leucite, etc.
pépérite n. f. Tuf bréchiforme, caractérisé par la juxtaposition de fragments anguleux de basalte à différents minéraux : amphibole, mica noir.
pépéromie [mi] n. f. Genre de pipéracées des pays tropicaux, cultivées comme ornementales.
pépettes [pè-te] ou pèpètes n. f. pi. (altération probable de pépites). Pop. Argent.
pépie [pi] n. f- (peut-être du lat. pituita). Maladie de la langue des oiseaux, qui les empêche de manger, mais non de boire. Fam. Avoir la pépie, avoir très soif. Ne pas avoir la pépie, parler ou boire beaucoup.
— Encycl. I.a pépie, caractérisée par une induration de la muqueuse, fait de la partie libre de la langue un fourreau corné. Il en résulte que l'oiseau ne peut manger. On la guérit par extirpation du fourreau corné au moyen d'une épingle ou des doigts.
pépiement [ni-muii] n. m. Action de pépier. Son résultat : /- pépiement (les oiseaux,
pépier [pi-é] v. n. (Se conj. comme prier.) Crier, en parlant des petits oiseaux- Fam, Bavarder.
pépill n. m. Semence qui se trouve au centre de certains fruits : les pépins d'une pomme. Arg. et triv. Passion : avoir un pépin pour une femme.
pépin n. ni. Arg- Parapluie. (Allusion, dit-on, au parapluie que portait toujours Pépin, complice de Fieschi.)
Pépin le Vieux ou de Landen, maire du palais d'Austrasie sous Clotaire II, Dagobert Ier et Sigebert II, m. en 639 ; il fut le père de Grimoald. Il a été canonisé. Fête le SI février. — Pépin d'Béristal, maire du palais d'Austrasie, m. en 714, fils d'Anségise et petit-fils de Pépin de Lnnden. Il se fit le protecteur des leudes d'Austrasie, opprimés par Ebroïn, puis, ayant battu à Testry Thierry III, roi de Ncustrie, il s'empara de ce pays, et dirigea un certain nombre d'expéditions contre les Germains. Il est le père de Charles-Martel. — Pépin le Bref, m. en 768, fils de Charles-Martel, duc de Neustrie, de Bourgogne et de Provence en 741 avec son frère Carloman, qui reçut l'Austrasie ; il fit la guerre contre les Aquitains, les Alamans, les Bavarois et les Saxons Proclamé roi des Francs en 751 avec la protection de l'Eglise, dont il fut le serviteur zélé, il déposa Childéric III et obligea les Lombards à donner au pape l'exarchat de Ravenne et la Pentapole. Il épousa Berthe au grand pied, dont il eut deux fils, Charlemagne et Carloman. Il est le premier roi de la dynastie carolingienne. Un certain nombre d'anecdotes se rapportent à sa vie. Il était petit, d'où son nom, mais d'une force prodigieuse: s'il faut en croire la légende, il aurait tranché un jour, d'un seul coup d'épée, la tête d'un lion et d'un taureau qu'on avait lancés l'un contre l'autre, afin de montrer aux seigneurs assemblés qu'il était digne de leur commander. — Pépin, fils de Charlemagne, roi d'Italie de 781 à 810. Il combattit les Avares et les Sarrasins. A sa mort, le royaume d'Italie fut rattaché à l'Empire. — Pépin I", fils de Louis le Débonnaire, roi d'Aquitaine de 814 à 838. — Pépin II, fils de Pépin I", roi d'Aquitaine en 839. La couronne lui fut disputé.- par Charles le Chauve, auquel il dut céder une partie de ses Etats. Il essaya plusieurs fois de recommencer la lutte, et finalement fut pris et détenu à Senlis jusqu'à sa mort (vers 870).
Pepinghen ou Pepinghen-Beringhen,
comm. de Belgique iBrabant, arr. de Bruxelles), sur la Sonne, tributaire de l'Escaut par la Senne et le Rupel; 1.370 h.
pépinière n. f. (de pépin), l'iant de jeunes arbres destines a être transplantés. Lieu où on les cultive : b's environs de Paris, Orléans. Versailles possèdent de remarquables pépinières d'arbres fruitiers et d'ornement. Fin. Pays, établissement qui prépare un grand nombre de personnes propres à une profession : le Conservatoire est une pépinière d'artistes dramatiques et lyriques.
pépiniériste [ris-te] n. Qui cultive ou dirige une pépinière. Adjectiv. : jardin pépiniériste.
Pepinster, v. de Belgique 'Liège, arr. de Verriers), sur la Vesdre; 3. 040 h. Filatures.
pépite n. t. de l'espagn. pepita, graine). Masse de métal natif, et principalement d'or.
péplide n. f. Genre de lythrariacées de l'Europe et de L'Afrique du Nord. (La péplide pourpièrç ou pourpier sauvage est consommée en salade, dans certaines contrées.)
péplum [plom'] n. m. (m. lat.
ou péplon (m. gr.). Chez les anciens, tunique de femme, sans manches, agrafée sur l'épaule.
— Encyci.- Le péplum est un vêtement proprement grec. C'est une large couverture enveloppant complètement l'épaule gauche, une moitié passant derrière le dos et l'autre couvrant la partie antérieure du corps, jusqu'à ce qu'elles se rejoignent sur le côté droit, où elles sont attachées de manière à laisser l'épaule et In bms découverts.
Pepoli (Carlo), littérateur et poète italien, n.- et m. * Bologne Péplum.
(1825-1881); il a écrit à Paris le livret des Puritains.
pépon n. m. du lat. pepo. courge). Nom de certaines baies et spécialement du fruit des cucurbitacées.
péponie [ni] n. f. Genre de cucurbitacées, de l'Afrique tropicale.
péponifère adj. Qui porte un fruit analogue à la courge. N". f. pi. Groupe de plantes dicotylédones, comprenant les cucurbitacées et les bégoniacces. S. une péponifère.
pîppermint [pé-peur-min'H n. m. die l'angl.
Îtepper. poivre, et mint, menthe;. Nom anglais de la iqueur de menthe.
pepsine [pèp] n. f. (du gr. pepsis, digestion). Principe actif du ferment particulier qui exista dans le suc gastrique des animaux.
— En ycl. La pepsine s'extrait de la muqueuse stomacale du porc ; on l'emploie en nature, à la
dose de 1 à EJ grammes, sous forme de solution, élixir, cachets ou pilules.
Il faut éviter de l'associer à des alcalins.
peptique adj. (gr. peptikos, de peptein, cuire, digérer). Qui concerne la digestion.
peptogène [pip-to] n. m. Qui augmente la production de la pepsine et facilite la digestion.
peptonate [pèp-to] n. m. Composé résultant de l'action de la peptone sur un sel minéral.
— Encycl- On emploie surtout en thérapeutique le pept"iiate de fer obtenu en précipitant une solution de peptone par le perehlorure de fer. On l'utilise contre l'anémie et la chlorose. Le peptonate de mercure est utilisé, sous forme d'injection hypodermique, comme antisyphilitique.
peptone [pèp\ n. f. (du gr. peptein, digérer). Produit d'une solution acide de pepsine sur de la viande de bœuf hachée : la peptone commerciale représente environ six fois son poids de viande.
— Encycl. On se sert généralement en médecine de peptone obtenue en faisant agir sur du muscle de bœuf haché une solution de pepsine. On obtient, après diverses manipulations, une poudre jaunâtre, friable, soluble dans l'eau, qui représente h peu près cinq a huit fois son poids de viande. On administre les peptones sous forme de vin, mais mieux en lavement i30 à 40 gr.).
peptonifleation [pèp, si-on] n. f. Transformation en peptone.
peptoniîier [pèp, fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Transformer en peptone.
peptonisation [pèp-to-ni-za-si-on] n. f. Transformation des albuniinoïdes en peptones.
peptoniser [pèp-to-ni-zé] v. a. Transformer un albununoïde en peptone.
peptonurie [pèp-to-nu-rt] n. f. (de peptone, et du gr. ouron, urine). Présence de la peptone dans les urines.
— Encycl. La peptonurie apparaît dans l'ulcère et le cancer de l'estomac, l'entérite, les affections du foie et diverses maladies, s'aecompagnant d'une destruction des globules rouges.
peptOtOXine [pèp-to-lo-ksi-ne] n. f. (de peptone, et du gr. loxikon, poison). Leucomaïne que l'on rencontre dans les produits de la digestion des matières albuniinoïdes et à laquelle seraient dus certains phénomènes toxiques de l'indigestion.
pequin n. m. v. pékin.
per ou per. Chim. Particule augmentative empruntée au latin, et qui, placée devant les noms de composés chimiques, sert à désigner la plus grande quantité de l'élément électro-négatif qui puisse entrer dans la combinaison. Ex. : persullate.
Péra, faubourg du N.-E. de Constantinople, quartier des Francs. (Hab. l'èrotes )
péragration [si-on] n. f. (lat. peragratio). Voyage. (Peu us.i
Pérak ou Perah, Etat de l'Indo-Chine méridionale, sur la côte orientale du détroit de Malacca; superf. 20.720 kil. carr. ; 400.000 h. 11 est arrosé par le Pérak, possède des mines d'étain et produit de la gomme et des épices.
Il est placé sous l'étroit protectorat de l'Angleterre.
pérama
n. m. Caboteur turc à
coque très tonturée et avant et arrière très élancés.
pérambulation [ran, si-on] n. f. (lat. peramhulatio). Promenade, excursion. (Peu us.) Visite d'une forèl, arpentage. (Vx.)
péramèle n. m. Genre de petits mammifères marsupiaux fouisseurs, insectivores, qui vivent en Australie.
pérat \ra] n. m. Se dit, dans les houillères, de la houille en gros morceaux.
perça [pêr-ka] n. f. lehtyol. Nom scientifique du genre perche.
perçage [per] n. m. Action de percer. Son résultat.
percale \pèr] n. f. (persan parkala). Tissu de coton, ras, fin et très serré.
percaline [per] n. f. Toile de coton, légère et lustrée, employée surtout comme doublure.
perçant [pèr-san], e adj. Propre à percer : vrille qui n'est pas assez perçante. Qui pénètre profondément : froid perçant. Vif : yeux perçants. Aigu, en parlant des sons : voix perçante. Vue perçante, qui voit des objets très petits ou très éloignés. Esprit perçant, très perspicace.
perce [pér-se] n. f. Outil pour percer : une perce d'acier. Trou d'un instrument à vent : les perces d'une /làte. Loc. adv. En perce, se dit de l'état d un tonneau, etc., auquel on a fait un trou pour en tirer la liqueur.
percé [pèr] n. m. Syn. de PERCÉE.
percé [pér-sé], 6 adj. Troué : corsage percé au coude, Fig. Frappé d'une douleur aiguë : cœur percé de douleur. (V. bas, CHAISE, panif.r). Muni d'ouveruires : maison mal percée. Se dit en blason de tout meuble ou pièce qui. par une ouverture ronde, laisse apercevoir le champ de l'écu. Doté de chemins : pays mal percé. Largement et en droite ligne : rue bien percée. Percé à jour, troué de part en part. Fig. Pénétré, deviné : complot percé à jour.
perce-boiS n. m. invar. Nom vulgaire de plusieurs insectes qui attaquent le bois.
perce -bOUChon n. m. Appareil employé dans les manipulations chimiques pour percer les h' uchons de liège ou de caoutchouc PI. des percebuv< lions.
percs-bourdon n. m. Outil de luthier pour percer les bourdons. PI. des perce-bourdons.
perce-Carte n. m. Appareil de physique pour montrer qu'une carte peut être percée par une
Pérama.
étincelle électrique suffisamment forte. PI. des perce-cartes.
perce-crâne n. m. Instrument a l'aide duquel on divise le crâne du fœtus, pour hâter son expulsion. PI. des ]terce-crânes.
percée [pèr-sé] n. f. ou percé [pèr] n. m. Ouverture quelconque à travers des objets pressés. Ouverture qui se trouve naturellement, ou qu'on pratique dans un bois pour faire un chemin ou ouvrir^une perspeelive : faire une percée à travers la forrt. Par e.rt. Action de pénétrer dans un pays : faire une percée dans l'Afrique centrale.
perce-feuille [perse] n. f. Nom vulgaire d'une plante ombellifère. PI. des perce-feuilles.
perce-forêt n. m. Fam Chasseur déterminé. PI. des perce- forêts.
perce-maille n. m. Archéol. Forte dague, dont le fer était renforcé à la pointe. PI. des percemailles.
percement [pèr-se-man] n. m. Action de percer, son résultat : le percement du Simpton a nécessité de longs et codteux travaux.
perce-meule n. m. Ciseau h froid avec lequel on fait le trou ou œillard au centre d'une meule. PI. des perce-meules.
perce-muraille [pèr-se) n. f. Dot. Nom vulgaire de la pariétaire. 1*1. des perce-murailles.
percemure n. f. Raclures que le corroyeur enlève de dessus les peaux et dont on fait de la colle.
perceneige [perse] n. f. invar. Espèce d'amaryllidacées, à fleurs blan ches , appelées aussi clochettes d'hiver, qui s'épanou issent alors qu'il y a encore de la neige (d'où leur nom ) :
les perce- =«b"-
neige croissent dans les prairies et les bois du centre et (le l'ouest de la France ; il ne faut pas les confondre avec les nivéotes.
percentage [pèr-san] n. m. (du lat. per, par. et de cent). Perception d'un droit basé sur le tant pour cent. V. pourcentage.
perce-oreille [pir-se-o-rè, Il mil., e] n. m. Nom vulgaire des forficules, dont l'abdomen se termine par deux crochets en forme de tenailles. PI. des perce-oreilles.
perce-pierre [pir-se] n. f. Bot. Autre nom de la passe-pierre. PI. des }>erce-pierres.
percepta [pèr sèp-la] n. m. pi. (mot lat. signif. : choses perçues}. Philos. Nom collectif sous lequel on comprend les agents des sensations.
percepteur, trice [pèr-sèp] adj. Qui perçoit : organes percepteurs des sensations. N. f. Femme d'un percepteur.
percepteur [pèr-sep] n. m. (lat. perceptor) Fonctionnaire chargé de recouvrer les contributions directes et relevant du receveur des finances.
— Encycl. Fin Le percepteur recouvre les contributions directes. Il est responsable de leur recouvrement lorsqu'il n'a pas employé contre les contribuables tous les moyens légaux. II rédige les feuilles de mutation et concourt, avec le contrôleur, à l'établissement des matrices de patentes. Dans les trois mois de la publication du rôle, il établit les états des cotes indûment imposées, et il dresse, dans les deux mois qui suivent l'année écoulée, les états des cotes irrécouvrables. Il intervient dans le service des receveurs des finances pour le payement des dépenses publiques, rentes et pensions. Il est sous les ordres du receveur particulier des finances de l'arrondissement.
perceptibilité [pèr-sèp] n. f. Qualité de ce qui est perceptible : ta p ereeptibilité d'un impôt. Ant. Imperceptibilité.
perceptible [pèr-sep] adj. (lat. perceptibilis) Recouvrable : impôt perceptible. Fig. Qui peut être saisi par les sens : tes choses matérielles sont seules perceptibles. Ant. Imperceptible.
perceptiblement [pèr-sèp, mon] adv. D'une manière perceptible. Ant. Imperceptiblement.
perceptif, ive [pèr-sèp] adj. Philos. Qui concerne la perception: faculté perceptive.
perception [pèr-sèp-si-on] n. f. (lat. perceptio). Faculté, action de connaître, d'apercevoir par l'esprit et les sens : la perception des couleurs. Ce que l'on perçoit: les perceptions sensibles. Recouvrement des impositions : la perception des impôts. Emploi de percepteur : obtenir une perception.
perceptivité [)>èr-sip] n. f. Qualité de ce qui est propre à produire la perception.
percsr [pèr-sé] v. a. (lat. pertusiare. — Prend une cédille sous le c devant a et o : il perça, nous perçons.) Faire un trou dans : percer un mur. Blesser avec une arme aiguë : percer la poitrine. Mettre en perce : percer un tonneau. Pratiquer : percer une rue, xine allée. Pénétrer : la pluie n percé mes habits. Passer a travers : percer la foule. Se faire voir à travers : la lumière perce les ténèbres. Fig. Pénétrer par réflexion : percer un mystère. Affliger : plaintes gui percent le cœur. Percer ses dents, subir le travail de la dentition. V. n. Percer : abcès qui a percé. Fig. Se manifester : la haine perce dans les discours de l'envieux. Se distinguer, acquérir de la notoriété: auteur qui commence t'i percer.
— Encycl. Machine à percer. L'action de percer un trou, s'exécute soit par incision, au moyen d'un emporte-pièce ou découpoir, soit par pression au moyen d'un poinçon cylindrique à rebords ai
soit enfin par pression et rotation au moyen de mèches, forets, etc.
Les grandes pereeuses mues mécaniquement se composent en général d'un arbre vertical maintenu
PER
PER
Perche.
dans des coussinet» et à l'extrémité duquel se place le foret Les pièces ù percer sont fixées sur un plateau horizontal, Dan* certaines machine*, le foret se transporte sur tous If. points d'un cercle et perce de» irons parallèles sur une pièce, sans qu'il suit benoin de la déranger.
p rce ette!;i /■-.«••/•è-(e]ouperce,te[per-sè-re] n. r. Foret, vrille. Outil pour percer les bouchons.
perce-ronde | pèr-se] n. f. Compas dont se serrent les fabricants de cribles PI. des perce-rondes.
percette n r. v percerztte.
perceur, euse pèr, eu-ze] n. etadj. Celui, celle qui peroe. N f. Machine a percer: perceuse mécanique.
percevable [per] adj Qui peut être saisi par les sens, par l'esprit . sont ii peine percevables. Qui pem être élevé comme Imprit : taxe percevable.
Perceval, un des héros des romans de la Table ronde, dont la légende a été mêlée par Chrétien de Troyes a celle du G ruai: le même que le Parzival de Wolfram d'Kschenbaeli et que le Parsifal de Wagner.
Perceval (Spencer), homme d'Etat anglais, né
et m. à Londres (17112-1812,. Président du conseil en 1809, il conduisit la guerre contre Napoléon et l'ut assassiné par un l'ou dans les couloirs de la Cbauibre des communes.
perce-vene [perse] n. m. invar. Apparpil de physique pour montrer l'action d'une étincelle électrique sur le verre.
percevoir [/lèr] v. a. (lat. percipere). Recueillir, recouvrer : perceroir une taxe. Fig. Saisir par les sens : perceruir un bruit.
percha it [pèr-chan] n. m. Oiseau qu'on attache à un pieu pour attirer les autres oiseaux.
perc îe lyèr-cbe] n. f. (lat. perça; du gr. perkos, noirâtre). Genre de poissons acanthoptêres, propres à l'hémisphère nord, et recherchés pour leur chair savoureuse : la perche peut atteindre 3j centimètres de loua et 9 kilogramme* de poids.
— Encycl. La perche. .perra) est un poisson à nageoires dures et épineuses, à préopercule denté ; elle est d'un vert doré, avec des bandes verticales brunes ou noires ; la couleur varie suivant 1 habitat.
Commune dans les rivières et les lacs, la perche est un poissonvnra e.
On la pèche à la ligne, au vif, au ver de terre, à la queue d'éerevisse. sa touche franche, la rapidité de sa fuite et la défense énergique qu'elle oppuse une fois prise sont amant d'attraits pour le pécheur, mais celui-ci doil p endre des précautions pour décrocher l'hameçon, car les rayons épineux des nageoires de la perche font de douloureuses piqûres. Au printemps, il faut la chercher près des bords, en été à fond, et pécher au vit : laisser franchement filer la ligne et ne pas se hâter de ferrer, car une perche ninnqt è* fuit avec rapidité, et toutes les autres la suivent.
perch : [pèr-che] n.f. (lat. pertica). Bois long et mince : perche ù gauler les noix. Saut à la perche, T. saut et planche oymnastique. Fig. et fum. Personne grande et mince. Tendre la perche ù quelqu'un, l'aider à se tirer d'affaire. Ancienne mesure agraire, de valeur variable suivant les pays, Bois du cerf, du chevreuil, du daim, etc., lorsqu'il a plusieurs andouillers.
Perche (col de la), col des Pyrénées-Orientales, par où passe la rou'e de Perpignan à Urgel; 1.622 mètres d'altitude. Il est protégé du côté français par le fort de Montlouis.
Perche (le), anc. comté de France, relevant du gouv. du Maine. (llab. Percherons.) Capit. Mortagne. Belles prairies, forêts. Grand élevage des chevaux percherons.
perché, e rpcrladj. Posé sur quelque chose d'élevé : oiseau perché sur une branche, ïttas. Se dit des oiseaux posés sur un perchoir. Jeu. Se dit du ballon, volant, etc.. qu'on lance pour jouer, lorsqu'il s'arrête par accident sur un lieu élevé. Chass. N. m. Moment ou certains oiseaux sont perchés- N. f. Réunion d'oiseaux perchés.
perchée [pèr-chi] n. f. Petite tranchée, entre deux hillons. dans laquelle on plante les ceps de vigne.
p rcher [ ptr-ché ' n. m. Bâton horizontal, sur lequel ou fait sécher les mottes à brûler.
percher [pèr-ché] v. n. ou se percher v. pr.
Se poser sur une perche ou sur une branche élevée, en parlant des oiseaux. Fig. et faut. Loger à un étage élevé ; être placé ; habiter : où perche-t-il ? V. a. Placer dans un endroit élevé : percher un buste sur une bibliothèque.
Percheron, onne Ipèr, o-ne], habitant ou originaire du Perche : les Percherons N. et adj. Se dit surtout des chevaux du Perche : un percheron; une jument percheronne. (V. la planche cheval.)
— Encycl. L'éleva-e du cheval percheron se pratique dans les départements de Loir-et-Cher, Orne. Sarthe. Eure-et-Loir, Loiret, Seine-et-Oise et Eure. Les percherons sont des chevaux de trait, forts, hien musclés, de couleur gris pommelé, noire baie ou alezan.
perchette [per-chè-te] n. f. Petite perche qui ert à soutenir un jeune arbr ■. Ichtyol. Perche des petite taille : une friture de perchetles.
per heur, euse (pér, eu-:e]
adj. Se dit des oiseaux qui ont l'habitude de percher : l'alouette n'est pas percheuse.
perchiS [pèr-chi] n. m. Jeune h. is planté d ai bres propres à l'aire des p. rches. Clôture faite avec des perches.
perchlor l e per klo] n. m. Sel de l'acide perchlorique : perchlorute de potassium.
percnlorique [pèr-kio] adj. Se
dit du plus oxygéné des acides du chlore : acide perchlorique.
perchlorure |pêr-/,,0] n. m.
Chlorure qui contient la plut grande quantité possible de chlore.
perchoir \pèr) n m Bâton, ensemble de bâtons où perchent les volailles, certains oiseaux, etc.
Perchoir.
percidés [pér-si-dé] n. m. pi. Famille de poissons acanthoptêres, dont la perche commune est le type. S un percidi. Syn. percoîiiks.
Percier[pc.r-si-e'j (Chai les), architecte français, né et m. à Paris, ami et collaborateur de Fontaine (1764-1838). On lui doit l'arc de triomphe du Carrousel, d<- nombreux travaux au Louvre, etc.
percillè, e [il mil.] adj.
(dimin. de percé). Criblé de petits trous.
Perck, comm.de Belgique (Br&bant, arr. de Bruxelles); 1.280 b. L'église renferme les restes nu peintre Teniers.
perclus, e [pèr-ktu, u-ze] Percier.
adj. (lat. perclusus,. Privé partiellement ou complètement de la faculté de se mouvoir : homme perclus; jambe percluse. Fig. Privé d'activité: cerveau, jugeme l perclus.
perclUSion [pèr-klu-zi-on] n. f. Etat d'une personne percluse. (Peu us.)
perenoptère [pèrk] n. m. Espèce de vautour appartenant au genre néophron et propre à la région circaméditerranéenne : le perenoptère, que ion appelle aussi poule de Pharaon, était vénéré par 1rs anciens Egyptiens.
percoldes n. m. pi. Ichtyol. Syn. de percidés.
pirçoir n. m. ou perçbire [per] n. f. Outil pour percer.
percolateur []>l>r] n. m. (du lat. per, au travers, et Colare, filtrer). Grande cafetière à filtre, que l'on emploie pour la fabrication, en grande quantité, du café noir.
percosie [pèr-ko-zî] n. f. Genre d'inseetes coléoptères ca nassiers, renfermant des carabes communs dans le midi de la France.
perCUSSeur {pèr-ku se«r]n. m. Celui qui frappe.
percussion [per-kusi-on] n. f. (lat. percussioj. Coup, choc d'un corps contre un aulre : percussion violeme- Arme a percussion, arme à feu portative, dans laquelle la charge est enflammée par le choc d'une pièce de métal sur une capsule détonante. Musiq. Instruments de percussion, dont on joue en les frappant (cymbales, tambour, triangle, etc.). Méd. Méthode d'exploration qui consiste à frapper, suivant certaines règles, telle ou telle partie du corps pour tirer des indices de la sonorité, de l'élasticité, des sensations douloureuses provoquées. Percussion immédiate, celle qui s'exerce en frappant directement sur le corps du sujet. Percussion médiate, celle qui s'exerce en interposant un corps étranger, le plus souvent un doigt de l'observateur, quelquefois un plessimètre.
— Encycl. La percussion était connue d'IIippocrate, mais c'est Auenberger. en 1761, qui en publia le premier traité. C'est aujourd'hui, avec Yauscultation, une d''s bases les plus solides du diagnostic. On distingue : la sonorité, la submatité, la matité, le son skodique, le bruit de pot fêlé, le tympanisme. etc.
percutant [per-ltu-lanl e adj. Qui produit une percussion. Artùl. Projectiles percutants, qui éclatent par percussion contre le but ou contre le sol. Fusées percutantes, dont sont armés ces projectiles. Tir percutant, exécuté avec ces projectiles.
percuter [pèr-ku-tê] v. a. (lat. percutere). Frapper : le chien du fusil percute l'amorce. Méd. Explorer par la percussion : percuter le dos.
p3r"Uteur [per] n. m. Tige métallique faisant partie du mécanisme d'une arme à feu porlative et qui frappe l'amorce destinée à enflammer la charge.
Percv, ch.-l. de e. (Manche), arr. et à 20 lui. de Samt-Lo; 2.550 h. Commerce de chevaux. — Le ennt. a 12 comm. et 8.040 h.
Percy (Pierre François, baron), chirurgien militaire français, né à Montagney (llaute-Saôue), m. à Paris (1764-1825).
perdable [per] adj. Qui peut se perdre : procès perdahle Ant. Imperdable.
perdant [pèr-tlan], e n. et adj. Qui perd au jeu, etc.: tout gagnant suppose un perdant; billets perdants. Mur. Perdant de la marée, syn. de jusant ou reflux. Ant. Gagnant.
perdendosi ! pèr'-dcn'-do-sî] adv. (m. ital. qui signif. : en se perdant). Mus. En mourant, en descendant par degrés insensibles jusqu'au silence.
perd îur, euse [pèr, eu-ze] n. Personne, chose qui est sujette à perdre ou qui fait perdre.
perd-ttuide [pèr] n. m. invar. Conducteur souterrain d'un paratonnerre.
Pe'diCCaS [pér-di-kass] I", roi de Macédoine au viiic siècle avant notre ère ; — Perdiccas II, roi de V33 a 413. 11 trahit successivement Athènes et Sparte pendant la guerre du Péloponese ; — Pf.rdiccas III, roi de 370 à 359. Il soutint une guerre contre Athènes an sujet d'Amphipolis, et fut tué dans un combat contre les lllyricns.
PerdiCCaS, général d Alexandre, assassiné par ses officiera en 321 av. J.-C, après avoir été défait en Egypte par Ptolémée.
perdition [jièr-di-si-on] n. f. (lat. perditio). Perte complète, dissipation: la perdition d'une fortune. (Peu us.) Etat d'un navire en danger de périr: vapeur eu perdition. Relia. Etat d'une personne hors de la voie du salut.
Perdix Ulikss], neveu de Dédale, inventeur de la scie et du compas. Dédale, jaloux, l'aurait fait périr. (Mi/th.)
Perdonnet [prr-do-nè] (Albert-Auguste), ingénieur français, né à Paris, m. à Cannes (18()l-18ii7). Il participa à la construction des chemins de fer, et fut directeur de l'Ecole centrale.
perdre [pèr-dre] v. a. (lat. perdere). Cesser d'avoir: 1° une chose qu'on possédait : perdre sa pince ; 2° un avantage physique ou moral : perdre un bras, la rainon. Etre séparé par la mort: perdre son père. Avoir le dessous, éprouver un désavantage : perdre un pari, une bataille, tiâter, endommager: chapeau perdu par la pluie. Conduire hors du bon chemin : perdre un touriste. Fig. Ruiner : l 'jeu perd bien des gens. Corrompre: les mauvuises sociétés perdent la jeunesse. Déshonorer: ta caL.mnie peut perdre un homme. Mal employer : perdre le temps. Ne pas profiter: perdre l'occasion. Ne plus voir, ne plus suivre:
perdre la piste, la trace ; perdre son chemin. Se défaire, quitter : perdre une mauvaise habiude. Perdre la vie, mourir. Perdre la tête, avoir la tête coupée. Fig. Devenir fou. Manquer de sang-froid. Fam. Perdre la tramontane, perdre la se confondre dans se6 idées. Perdre le fil d'un discours, manquer de mémoire. Perdre haleine, manquer de respiration. Perdre de vue. oublier: ne perilez pas de vue vos devoirs: cesser d'être en relations avec: ou perd de vue des amis d'enfance. Perdre ses pas, se donner une peine inutile. Perdre pied, ne plus toucher le fond dans l'eau ; fig., ne plus savoir ce qu'on dit. ce qu'on fait Perdre au change, obtenir plus mal que ce qu'on avait. Perdre patience, éclater après avoir longtemps supporté; s'en aller, ap es avoir longtemps attendu. A -voir rien à perdre, n'être exposé a aucune conséquence fâcheuse. Vous ne perdrez rien pour attendre, votre payement, votre récompense ne sont que différés; /a/., se dit aussi par menace. Perdre du terrain, reculer au lieu d'avancer. Perdre terre, perdre la terre de vue, en parlant d un bâtiment en mer. Pop. Perdre le goût dupant, mourir. Perdre sa clef, avoir la diarrhée. Prov. : Marchand qui perd ne peut rire, les mauvaises affaires Aient la gaieté. Qui quitte la partie la perd, il ne faut pas abandonner une entreprise, sous peine d'un échec certain. Qui perd le sien, perd le sens, la perte de ce qu'on possède fait déraisonner. V. n. Valoir moins : les grains perdent en vieillissant, elfig.: perdre dans t opinion publique. Laisser fuir: un broc qui perd. Mac. La mer perd, descend. Navire qui perd, qui n'avance plus contre le courant, ou qui va moins vite qu'un aulre. Perdre suruneinarchandise, la vendre moins cher qu'elle n'a coûté. Se perdre v. pr. S'égarer: se peidre dans un bois. Se jeter, en parlant d un cours d'eau : fleuve qui se perd ilans la nier. Disparaître : se perdre dans la foule. Tomber en discrédit : usage qui se perd de jour en jour. Faire naufrage: de nombreux navires se perdent sur tes récifs. Fia. Se débaucher: jeune homme qui se perd. Cesser d'être en vogue : les modes se perdent et se reprennent. S'absorber : se perdre dans ses méditations. Je m'y perds, je n'y conçois rien. Ma tète se perd, la raison m'abandonne. Se perdre dans les nues, dans l s nuages, devenir inintelligible par emphase. Ant. Gagner.
perdreau \pèr-dro] n m. Jeune perdrix de l'année : le perdreau est un gilder 1res estimé. Prov. : A la Saint-Rémi, tous perdreaux sont perdrix, au mois d'octobre, les perdreaux sont assez gros pour et e appelés perdrix.
perdriaUX [pèr-dri-6] n. m. pi. Pierres à demi enfouies en terre et placées autour d'une borne de porte cochere, pour la garantir et la consolider.
perdrieur !pe,j ou perdrier [per-dri-é] n. m.
Chasseur aux perdrix.
psrdrigon [pèr] n. m. (m. d'orig. provenç.). Variété de prune.
perdrix [pér-drp, n. f. (lat. perdix). Genre de gallinacés de l'ancien continent, qui constituent un excellent gibier. Nom donné communément à divers phasianidés, voisins de la perdrix proprement dite, mais appartenant à des genres différents [francolin, aiumoperdtx, t- Iraognlte, etc.). Vin œil de perdrix, couleur d'œil de perdrix, vin paillet, vil et brillant. Linge à œil de perdrix, linge dont la façon rappelle l'œil rond de la perdrix.
— Encycl. Le genr-* perdrix (perdix) comprend huit espèces répandues en Europe et en Asie; le type est la perdrix grise (jierdix ciuerea) ; la perdrix rouge appartient à un genre voisin. Les perdrix sont des oiseaux de taille moyenne, qui vivent dans les lieux découverts et ne perchent pas; la femell> ponddansles champs neuf à vingt œufs d'où sortent des petits qui se mettent immédiatement à chercher leur pâture (œufs de fourmis, larves, insectes, etc.). Les compagnies de perdrix sont souvent décimées par les petits carnassiers, les oiseaux de proie, les reptiles. On a fait aux perdrix une chasse active, qui en a considérablement diminué le nombre; aussi est-on obligé de peupler les grandes chasses et d'élever les jeunes perdreaux en parquets.
perdu, e [pèr] adj. Ee/aré : bureau des objets perdus. Disparu : Cuvier r. constitua, sur de rares ossements, des espèces perdues. Invisible: reprise perdue. Eloigné, peu civilisé : habiter un pays perdu. Dont la ruine ou la mort est certaine : banquier perdu; malade perdu. Confondu dans : assassin perdu dans la foule. Abîmé dans : perdu dans sa douleur. Sentinelle perdue, très avancée. Enfants perdus, soldats que l'on envoyait en éclaireurs ou qui commençaient l'attaque. Temps perdu, mal employé. Peine perdue, inutile. Femme perdue, femme de mauvaises mœurs. Salle des pas perdus, grande salle qui précède la chambre d'un tribunal, etc. Peint, ('autours perdus, ceux qui ne tranchent pas sur le fond. Perdu de, complètement livré à, écrasé de: perdu de dettes, de rhumatismes. Loc.adv. : Beures perdues, moments perdus, instants de loisir. A corps perdu, avec impétuosité. Argent placé à fonds perdus ou perdu, en viager; sans espoirdele revoir. Ali. us. uist. V. honneur. All. i.itt. :
Quand on a tnut peidu, quand on n'a plus d'à. pair, La vie est un opprobre cl la m, ni un devoir.
vers de Voltaire, dans Mérope (II. 7). Loc. prov.: Pour un de perdu, dix de retrouvés, cette personne, cette chose est très facile à remplacer. Ce qui est différé n'est pus perdu, ce qui n'a pas encore été fait se fera. Substantiv. Personne qui n'a plus sa raison : courir, crier comme un perdu.
P^rdu (mont), sommet des Pyrénées (Espagne); 3.352 m.; au S.-E. du cirque de Gavarnie.
perdurable [pèr] adj. Qui dure loagtemps.
perdurablement [pèr, man] adv. D'une manière perdurable.
perdurer [pèr-du-ré] v. n. Durer longtemps.
père n. m. (lat. puter). Homme qui a engendré un ou plusieurs enfants : honorez vêtre pire. Se dit aussi pour les animaux : on note avec sein le père
Perdrix : A, grise : B, rouge.
PÈR
et la mhr des chevau-r de pur sang. Chef d'une suite île descendants : Abraham, le père des croyant*. Celui qui a des sentiments paternels : Louis Ail était appelé le l'ère du peuple. Créateur, fondateur : Corneille eut le père de ta tragédie française. Le pi e <Ie l'histoire, Hérodote. Iùim. Nom dont on appelle un homme d'un certain âge : le père Hugo. Nom qu'on donne : 1° a certains religieux: un père carme; 2» aux prêtres dans la confession • absolvez-moi, ntoii prre. Père légitime, celui dont 1- s enfants sont nés en légitime mariage. Père naturel, celui dont les enfants sont nés en dehors du maria.-c. Père putatif, celui qui passe pour être le père des enfants qu il n'a pas engendrés. Père nourricier, le mari de la nourrice. Père de famille, homme marié qui a des enfants. Jouir en bon père de famille, administrer avec soin et économie. Père spirituel, celui qui dirige la conscience de quelqu'un, Père étemel. Dieu, bien le Père, la première persoune de la Trinité. Le saintpère, le pape. Les Pères de l'Eglise, les docteurs dont les écrits font règle en matière de foi. (En ce sens, prend une majuscule.) Pères d'un concile, évèques qui en font partie. Le* pères conscrits, les sénateurs romains, et par plaisant., les membres du Sénat dans le» parlements contemporains. lùim. Père ta joie, gai compagnon. G-os père, homme repu; gros enfant potelé. i'Iièàt. Pcre noble, acteur chargé de remploi des pères, dans la tragédie et la haute comédie. N. ni. pi. Ancêtres : du temps de nos pères. Loc. adv. : De père en /ils, par transmission du père aux enfants. V. puissance paternelle. Prov. :
Oo ne peut contenter tout le monde et son père. V. MEUNIER.
— Encvcl. Pèret de l'Eglise. Ce titre n'est pas conféré officiellement: c'est une simple dénomination fondée sur l'usage. Parmi les Pères de l'Eglise, on distingue les l'eres apologistes qui, depuis l'origine du christianisme msqu'à Constantin, luttèrent contre le paganisme (saint Justin, Clément d'Alexandrie. Origene, Tertullien, Arnobe, Lactanee. saint Cyprien). et les Pères dogmatiques, qui. à partir de Constantin, travaillèrent a expuser ia doctrine chrétienne et à la défendre contre les sectes qui tentaient de l'altérer (saintGrégoire de Nazianze, saint Grégoire d Nysse. saint Jean Chrysostome, saint Hilaire, saint Ambroise, saint Jérôme, saint Augustin).
Père de famille (te), drame bourgeois en cinq actes, en prose, de Diderot; pièce médiocre, mais d'un genre alors nouveau. Un jeune homme veut épouser une jeune tille pauvre et honnête. Opposée à ce mariage, sa famille fait subira la jeune tille les plus infâmes pe- séditions. L'étalage de sensibilité et l'abu» de la déclamation rendent l'œuvre pénible à entendre ( 17K8j.
Père prodig je {un), comédie de Dumas fils (1839), où il a retrace plus d'un trait de la figure de son père. Le comte de La Kivonniere a prolongé au delà de l'âge mûr une vie de dissipation. Il pense épouser une jeune lille. Hélène de Chavry ; mais, s'apercevant que son fils André l'aime aussi, c'est pour André qu'il demande la main d'Helene. Des intrigants cherchent à semer la désunion entre ces trois personnages; mais, à la suite d un duel où le père joue sa vie pour le tils, la confiance revient à ces cœurs généreux, et le comte se range en épousant une amie de vieille date.
Pereda (José-Marie de), romancier espagnol, né à Polenco, m. à Santander (1834-I901J) ; auteur de romans consacré» à la peinture des choses et des êtres de la province de Santander (les Scènes de la Moni'igne, i'ypes et paysages, etc.).
Pérée [ri], contrée de l'ancienne Palestine, à l'E. du Jourdain. Elle avait pour capitale Pella.
Péréflxe iHardouin he Beaumont de), archevêque de Paris et historien, né à Beaumont (Vienne), m. à Paris (1605-1671); auteur d'une, estimable Vie de Henri 1 V. Il montra une sévérité particulière à l'égard des jansénistes.
pérégrin, e adj. (lat. peregrinus). Voyageur, étranger. (Vi.j faucon pérégrin, qui n'est pas apprivoisé. N. m. Nom donné aux étrangers qui habitaient Rome. (N jouissant pas du droit de cité, les pérégrins étaient soumis à une législation spéciale, édictée par le prxlor peregrinus.)
pérégri lant [nan, ou pérégrinatsur
n. m. Celui qui se livre à des pérégrinations.
pérégrination [si -on] n. f. (de pérégrin). Voyage en de lointains pays : les pérégrinations des ex, locuteurs.
pérég iner [né] v. n. Faire des pérégrinations i \ x.
péré£rinité n. f. (de pérégrin). Etat de celui %ui est étranger daim un pays. (Peu us.)
péréguement [ghe-man] n. m. Dialect. Arpentement.
Pereire Macob-Rodrizue Pereira, dit), premier instituteur des sourds-muets en France, né à Berbangos (Espagnej, m. à Paris (1713-1780).
Pèrekop i isthme ue), bras de terre qui unit la Crimée au continent et sépare la mer d'Azov de la mer Noire; largeur 8 kil.
Pere-Lachaise , ou cimetière de l'Est, grand cimetière de Paris, dans la partie N.-E de la capitale, à Ménilmoiitaut, sur l'emplacement d'une résidence du P. La Chaise, confesseur de Louis XIV. Il fut ouvert en I8u4. Fours crématoires, En 1871, c'est au Père l.achaise qu'eurent lieu les derniers combats de 1* Commune. Tombeau dit d'Héloïse et d'Aii -laid, sépultures d'Alfred de Musset, Visconti, Rossim. Baudry, Auber, Aratro, Ledru-Rollin , V. Cousin. La Fontaine, Molière, Chopin, Casimir Perier, Garni»r Paze-.. maréchal Lefebvre. Balzac, David d Angers, général Foy. Michelet, Thiers, Monge, llerold, Grétry. Boieldieu, Scribe, '.ay- Lussa*-. Masséua. Delacroix, Delavtgne, Inirres, etc. Au-dessus de l'allée principale a été érigé le monument Aux morts, dû au ciseau de Bartholomé.
péremption [pé-ranp-si-on] n. f. (lut. peremptio ; de perimece, détruire). Anéantissement d'une
ftrocédure. pirce qu'elle n'a point été suivie dans es délais fixés : péremption d'instance.
péremptoire pé-mnp) adj.Oat. peremptorius). Qui a rapport à la péremption : excejition péremptoire. Décisif, sans réplique : argument péremptoire.
Antonio Ferez.
péremptoirement [pé-ranp, man] adv. D'une manière péremptoire : répondre péremptoirement à une objection.
Pérenchies, comm. du Nord, arr. et à 8 kil. de Lille; 3.!i:,ii h. Ch. de f. Nord. Tissages.
pérennant [rèn-nan]. 6 adj. (de pérenne). Se dit d'une plante qui. normalement annuelle ou bisannuelle, peut devenir vivace.
pérenne [rè-ne] adj. (lat. perennis). Qui dure longtemps ou depuis longtemps.
père i lli C [réii-iii] n. f. (de péVennej. Caractère de ce qui dure toujours ou très longtemps: la pérennité des obus.
péréquation [kou-a-si-on] n. f. (du lat. perseguare, rendre égal). Répartition égale : la péréguaiiuu de l'impôt.
péreskie [rés-kt] n. f. Genre de caotées, comprenant des arbrisseaux a grandes et belles fleurs solitaires, de coloration variable, qui sont originaires de l'Amérique du Sud.
Perey (Clara-Adèle-Luce IlERPtN.dite Lucien), femme de lettres française, née à Carouge (Genève) en 1843. Elle a publié avec G. Maugras d'intéressantes études sur le xvin» siècle : Voltaire, ilmf> d'Epinay, etc.
Perez [rès] (Antonio), homme d'Etat espagnol, né à Monréal de Ariza, m. à Paris (1334-1611). Ministre de Philippe II, qui le disgracia et lui intenta un procès inique. Ses tils obtinrent la réhabilitation de sa mémoire.
P6F3Z (Bernard), philosophe français, né à Tarbes en 1836; auteur de remarquables étuiles sur la psychologie des enfants.
Perez Galdos (Benito),
romancier et auteur dramatique espagnol, né à Las Paluias (Canaries) en 1845. Ses œuvres (la Desheredada, el Dortor t'enteno, etc.) valent par la profondeur de l'observation et par un style simple et vigoureux.
per fas et nefas, mots lat. signif. : Par le juste et l'injuste. C'est-à-dire : Par toutes les voies, par tous les moyens possibles.
per.ectibiliser [per-fèk, zé~] v. a. Rendre perfectible.
perfect biliste [pèr-fèk, lis-te] n.m. Celui qui croit à la perfectibilité.
perfectibilité [pér-fèk\ n. f. Qualité de ce qui est perfectible: la perfectibilité humaine est indéfinie. Ant. Imperfectibllité.
perfectible [jièr-fèk] adj. Susceptible d'être perfectionné ou de se perfectionner: l'animal est peu per ectible. Ant. Imperfectible.
perfectif, ive [pèr-fèk] auj. Qui a le caractère de la perfection.
perfection [pèr-fèk-si-on] n. f. (lat. perfectio). Achèvement complet : conlinuerune Œuvre jusgu'à sa perfection. Qualité de celui, de ce qui est parfait dans son genre : nul n'atteint la perfection. Qualité excellente de l'âme et du corps : être doué de toutes sortes de perfections, t'héol. Perfections divines, attributs qui sont en Dieu à un degré infini. Eu perfection, à ta perfection, parfaitement. Ant. Imperfection.
parfectionnant [pir-fèk-si-o-nan], e adj.
Qui perfectionne.
perfectionnement [per-fèk-si-o-ne-man] n.
m. Action de perfectionner. Son résultat : Stephenson apporta des perfectionnements décisifs à la locomotive.
perfectionner [per-fèk-si-o-né] v. a. Rendre parfait ou plus parfait : on perfectionne chague jour les modes de locomotion.
perfectio nneur, euse [pèr-/ëA--si-o-neur,
eu-ze] n. Personne qui perfectionne.
perfectionniste [pèr-fèk- si- o-nis-te] n. m.
Membre d'une secte de communistes chrétiens des Etats-Unis fondée en 1831.
perfectissimat [pèr-fèk-ti-si-ma] n. m. Dignité de ceux qui portaient le titre de perfectissime.
perfectissime[pèr-/'èA--fï-si->?îe] adj. (lat. perferlissimus, très parfait). Titre de chevalier de première classe dans l'empire romain.
perfide [pèr] adj. (lat. per/idus). Qui manque à sa parole, qui trahit: ami perfide. Où il y a de la perfidie: serments perfides. Funeste, sons des apparences favorables : des plaisirs perfides. Substantiv. Personne perfide : une perfide. Ant. Loyal.
perfidement [pèr, man] adv. Avec perfidie. Ant. Loyalement.
perfidie [pèr-fidf] n f. Déloyauté, trahison : la perfidie d un traître. Action perfide : commettre mille perfidies.
perfolié. e [pèr] adj. (du lat.
folium, feuille). Ilot. Se dit des feuilles qui enveloppent tellement la tige, qu'elles en paraissent tra versées.
perforage [pèr] n. m. Action de perforer.
perforant [pèr-fo-ran], 6 adj.
Qui est propre a perforer, qui perfore : ulcère perforant.
perforateur, trice [pér]
adj. Qui sert à perforer. N. m. Instrument servant à perforer. Instrument de chirurgie, servant à la perforation du crâne : le perforateur à iré/iannt-ou s'appelle plus ordinairement trépan. N. f. Machine à perforer : on se sert de perforatrices pour le percement des tunnels.
— Encycl. Les perforatrices sont des machines-outils dont le rôle est de creuser dans les roches dures des trous étroits et profond .
On peut distinguer les perforait ices à percussion, les perforatrices à rotation et les pciforatrices électriques, ces dernières se rattachant à l'un ou à l'autre des systèmes précédents, l'électricité servant
Perforateur ponr trépanation.
Pergolèse.
PÉR
de force motriec. La première perforatrice fut construite par Sommeiller pour le percement du mont Cenis. Elle est le type des perforatrices à percussion, qui percent la roche a l'aide de coups répétés. Les perforatrices à rotation sont armées d'un outil perforateur tournant en acier, quelquefois garni de diamants pour les roches très dures. Enlin, on a construit des perioratrices à rotation pour ouvrir d'un seul coup des galeries très larges. (V. le tableau MINE.)
perforatif, ive [pèr] adj. Qui sert à perforer. N. m. foret pour percer des trous dans les os.
perforation [pèr. si-ou] n. f. (lat. perforatio). Action de pe forer, il éd. Ouverture accidentelle dans un organe ou une cavité du corps, causée par une lésion externe ou une affection interne.
— Encvcl. M éd. La perforation d'origine externe peut être due à la pénétration d'un projectile, ou bien à la rencontre d'un corps à pointe aiguë.
Les perforations d'origine interne dites spontanées sont déterminées par une ulcération, l'ouverture d'un abcès, la rupture d'un anévrisme, etc. Elles s'observent surtout au niveau du tube digestif. Les perforations s'acroiniuignent d'hémorragies, le plus souvent considérables ; quan 1 elles siègent sur le tube digestif, elles donnent lieu a des péritonites.
perforer [pèr-fo-re] v. a. (lat. perforare). Percer: certains mollusques perforent les pierres.
per orés [ èr] n. m. pi. Groupe de foraminifères, renfermant ceux dont la coquille est percée de trous par où passent les pseudopodes. Groupe d'antho/.oaires zoanthaircs, renfermant les formes vulgairement nommées madrépores. S. un perforé.
performance [pe,-; n. f. (mot angi. signif.
achèvement). Résultat obtenu dans chacune de ses exhibitions par un cheval de course, un champion quelconque: une magnifigue performance.
Perga, cité de l'ancienne Asie Mineure (Pamphylie), qui eut sa plus grande splendeur sous les Antonins ; auj. Kava-ll issirr.
Pergame, citadelle de Troie, dont le nom est employé par les poètes pour désigner la ville ellemême.
Pergame, v. anc. de l'Asie Mineure, sur le Caïcus, capit. du royaume de Pergame, nui fut fondé en 282 par Philétaire et qui passa aux Romains en 133. Cette ville donna son nom au parchemin, en lat. per y amena.
Sa bibliothèque, fondée par Eumène II. fut célèbre. On y a retrouvé de belles sculptures.
pergole n. f. (de l'ilal.
pergola, treille). Petit pavillon aux murs ajourés, souvent en bois découpés, qu'on édifie dans un parc.
PergOlèse (Giovanni Baplista Pergolesi , appelé en France), compositeur italien, auteur d'opéras, mais surtout de morceaux de musique religieuse et dramatique, né à Jesi, m. à Pouzzoles (1710-1736). Son chef-d'œuvre est un admirable Slabat.
pergulaire [pér-ghu-lè-re] n. f. Genre d'asclépiadacées, comprenant des lianes d'Afrique et d'Asie.
péri (gr péri), Dréfixe qui signifie autour,
péri n. (du persan pari, ailé) Génie mâle ou femelle, en général bienfaisant, mais fantasque, chez les Orientaux
péri, e adj. Blas. Très réduit en dimensions, en parlant d'une pièce de longueur qui, par conséquent, ne touche pas les bords de l'écu.
périacte n. m. (gr. periaktos). Antiq. gr. Sorte de Daliste mobile. Machine de théâtre qu on pouvait faire pivoter sur la «cène, et qui permettait de varier le décor.
perianal, e, aux adj Qui est situé autour de l'anus.
Périandre, tyran de Corinthe de 625 à 583 av. J.-C, l'un des sept Sages de la Greee. 11 encouragea le commerce et les arts. Mais, malgré sa réputation de sagesse, il était très violent; il tua à coups de pied sa femme Melissa, et bannit à Corcyre son lils Lycophron, parce que la mort de sa mère le rendait triste.
périanthe n. m.(dupréf. peVî.etdu gr.anthos Heur). Bot. Ensemble des enveloppes florales.
périant'lé, e adj. Muni d'un périanthe.
périartérite n. f. Inflammation de la tunique externe des artères,
périarthxite n. f. Inflammation des bourses séreuses d'une articulation.
periart Culaire [lé-re] adj. Qui siège autour d'une articulation.
périblaste [blas-te] n. m. (du préf. péri, et du gr. blastos, germe). Partie de la couche superficielle du vitellus de nutrition.
périblastétique [blas-té] adj. (de périblaste). Qui entoure ou borde les expansions des lichens.
périblème n. m. (du gr. peribléma, manteau). Partie du méristème terminal d'une tige ou subterminal d'une racine de plante phanérogame.
péribole n. m (gr. peribolos). Espace ordinairement planté d'arbres, qui se trouvait autour des temples grecs. Première enceinte des églises, occupée par divers petits bâtiments et des cours. Espace laissé entre un édifice et la clôture qui est autour : le péribole de la Bourse à Paris.
péricallie [H] n. f. Genre d'insectes lépidoptères de l'Europe, dont le type, la péricallie du lilas, est une jolie phalène brun clair, ombrée de gris.
péricarde n m. (du préf. péri, et du gr kardia, cœur). Espèce de sac tlbro-séreux, qui enveloppe le eœur et l'origine des gros vaisseaux et est destiné à faciliter les glissements. (Il contient à l'état normal quelques grammes d'un liquide citrin, alcalin qui est le liquide péneardique.)
péricardique adj. Qui concerne le péricarde.
péricardite n. f. Inflammation du péricarde.
— Encycl. L'inflammation du péricarde peut être primitive ou secondaire, aigué ou chronique.
La plus fréquente est la péricardite aiguë secondaire, qui est due à la propagation d'une infection voisine (pleurésie, endocardite, myocardite), ou à
PÉR
une maladie générale : rhumatisme articulaire aigu. Il se forme dans le péricarde une exsudation abondante, et la régression s'obtient par la résorption de cet épanchement.
Le diagnostic est facile. On note un point de côté très vif.de ladyspnée, de l'angoisse, de la lièvre, etc.; on perçoit surtout à la base du cœur un bruit de frottement rude.
Pour le traitement on administrera des révulsifs énergiques, de la digitale. Le pronostic est grave, car il persiste souvent un état chronique.
péricarpe n, m. (du préf. péri, et du gr. karpos, fruit). Enveloppe du fruit. (Le péricarpe est la partie la plus extérieure du fruit, celle qui renferme les graines; il présente trois parties, qui sont, en allant du dedans au dehors : Yépicarpe [peau ou écorce], le métacarpe [chair ou pulpe] et Yendocarpe [amande ou noyau].)
péricarpial, e, aux adj. Qui se développe sur le péricarpe.
péricarpique adj. Qui appartient, qui a rapport, qui ressemble au péricarpe-
périchèze [ke-ze] a. m. Involucre qui protège les archégones sur un pied femelle de mousse.
Périchole [ko-le] (la), opéra bouffe en trois actes, paroles de Meilhac et L. llalévy, musique d'Offenbach. Livret fort amusant: c'est l'histoire d'une chanteuse des rues de Lima, qui, fiancée du chanteur Piquillo, devient la favorite du vice-roi sans rien lui accorder, est mariée à Piquillo, qui est fait duc et marquis, et finit par s'évader avec lui et obtenir le pardon du vice- roi. Partition spirituelle et piquantc(18U8).
périchOIldre [kon-dre] n. m. (du préf. péri,
' Membrane qui
Inflammation du
Ana
Tumeur qui se
et du gr. khondros, cartila; recouvre les cartilages.
périchondrite [/«m] n
périchondre.
périchondrome [k<m]
développe sur le périchondre.
périclase [kla-ze] n. f. Oxyde naturel de magnésie, que l'on trouve dans les blocs de dolomie de la Somma (Vésuve).
PériclèS [klcssi, fils de Xanthippe.le vainqueur de Mycale, célèbre Athénien, orateur et homme d'Etat. Son éloquence entraînante, la dignité de son attitude lui avaient valu le surnom d'Olympien. Devenu en 459 le rival de Cimon et le chef du parti démocratique, il exerça sur ses concitoyens une influence profonde et le plus souvent bienfaisante, tempérant, parla modération de son caractère, les excès naissants de la démocratie athénienne. Après la mort de Cimon, il fit frapper Thucydide d'ostracisme. Il établit sur de solides bases la puissance navale et coloniale d'Athènes, soumit l'île d'Eubée en 446, Samos en 440, et engagea Athènes dans la guerre du Péloponèse; mais
il assista aux premiers revers d'Athènes, à la peste de 129, se vit attaquer dans sa vie publique et privée, et mourut découragé. De 440 à 431. il avait favorisé les arts et les lettres, et orné Athènes d'admirables monuments (les Propylées, le Parthénon, etc.). Aussi mérita-t-il de donner son nom au siècle le plus brillant de la Grèce (499-429 av. J.-C.)
Féricline n. m. (du préf. péri, et du gr. klinê, Involucre des plantes de la famille des composées.
périclitant [tan], e adj. Qui périclite.
périclitation[«'-onjn.f. Etatdecequipériclite.
péricliter [té] v. n. (lat. periclitare). Etre en péril, pàtir, décliner : entreprise nui périclite.
péricope n. f. (gi. perikopê). Définition exacte, précise. Litarq. Passage des épîtres et des évangiles qui se lit aux grand'messes.
péricorolle n. f. Corolle monopétale périgyne.
péricors [kor] n. m. Sorte de petite pince qui servait à l'épinglier à la main pour disposer le tilde laiton formant la tète.
péricrâne n. m. (gr. perikranion). Périoste de la surface extérieure du crâne.
périeyele n. m. (du préf. péri, et du gr. kuklos, cercle). Bot. Zone la plus externe du cylindre central, dans la racine et dans la tige.
périderme [dér-me] n. m. (du préf. péri, et de derme). Zool. Substance solide chitineuse, sécrétée par l'ectoderme, et qui entoure certaines colonies de polypes hydroïdes. Dot. Nom que l'on donne à une des zones de la tige.
péridermique [dèr] adj. Qui a rapport au périderme.
pérididyme n. m. Tunique albuginée des testicules.
. pérididymite n. f. Inflammation du pérididyme.
peridot [do] n. m. Pierre précieuse, qui est un silicate à bases variables.
— Encycl. Sous le nom général de péridot, on désigne en minéralogie un grand nombre d'espèces: chrysolite, péridot granulaire ou olivine, forstérite, etc. Le péridot granulaire ou olivine est un silicate double de magnésie et de protoxyde de fer; il est ordinairement verdâtre, à éclat vitreux ; on le trouve en Auvergne, dans certains conglomérats. Le péridot des lapidaires est le péridot oriental ; c'est une variété de corindon.
péridot 3UX, euse [leu, eu-ze] adj. Qui renferme des grains de péridot.
péridotique adj. Se dit dune roche où le péridot domine.
péridotite n. f. Nom de roches granito'ides privées de feldspath, et où domine le péridot. (Ces roches se transforment souvent en serpentine, par l'altération de leur péridot.)
péridrome n. f. (gr. peridromos). Archit. Galerie, espace couvert servant de promenoir autour d'un édifice.
périégèSe [jé-ze] n. f (gr. periegésis). Littér. gr- Description géographique.
Casimir Périer
— Le cant. a 14
périégète n. m. fgr. periegitès). Antiq. gr. Guide dans les sanctuaires d'Olympie, de Delphes. Nom donné aux auteurs de périégèses : Denys le Périégète.
périélèse [le-ze] n. f. (du préf. péri, et du gr. eilein, enrouler^. Dans le plain-chant, syn.de neume.
périèqUÔ [e-ke] n. m. (gr . perioikos ; de péri, autour, etoikein, habiter). Antiq. gr. Habitant d'un pays conquis, dont la condition était intermédiaire entre celle des citoyens et celle des esclaves.
périer [ri-é] n. m. Ringard employé dans les fonderies.
Périer [ri-é] (Casimir-Pierre), riche banquier et homme politique, né à Grenoble, m. à P iris (1777- 1832). Député de Paris et membre de l'opposition libérale sous la Restauration, il devint ministre de l'intérieur en 1831, réprima énergiquement les insurrections de Paris et de Lyon, soutint la Belgique contre la Hollande, arrêta les Autrichiens par l'expédition d'Ancônc, mais refusa de secourir la Pologne. Il mourut du choléra. La ville de Paris lui fit élever un monument au cimetière du Père-Lachaise. — Son frère Camille-Joseph, homme politique, né à Grenoble, m.
à Paris (1781-1844), devint pair de France en 1837. — Auguste- Casimir, fils du ministre, v.
Casimir-Perier. — Paul-Casimir, second fils du ministre, homme politique, né et m. à Paris (1812-1897), fut député, puis sénateur de la Seine-Inférieure.
Périer (Gilberte Pascal, dame). V. Pascal.
Périers [ri-é], ch.-l. de c.
(Manche), arr. et à 16 kil.
de Coutances; 2. 470 h. Ch. de f. O.
comm. et 8.320 h.
périfolliCUlite n. f. (du préf. péri, et de follicule). Inflammation du tissu qui entoure le follicule
pileUX. (V. FOLLICULITE.)
périgame n. m. (du préf. péri, et du gr. gamos, noce). Involucre des mousses, lorsqu'il entoure les anthérides et les archégones.
périgée [je] n. m. (du préf. péri, et du gr. gê, terre). Point de l'orbite d'une planète où elle est le plus rapprochée de la terre. Ant. Apogée.
Pérignac, comm. de la Charente-Inférieure, arr- et à 23 kil. de Saintes ; 1.270 h.
Périgné, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 11 kil. de Melle; 1.270 h.
Périgneux, comm. de la Loire, arr. et à 23 kil.de Montbrison, au-des^s du Bonson ; 1.920 h. Ch.def. P.-L.-M.
Pérignon (dom Pierre), bénédictin de la congrégation de Saint- Vannes, né à Sainte-Menehould, m. à Hautvillers 1 1638-1 71 5). On lui doit la découverte des procédés de fabrication des vins mousseux qui ont fait la renommée de la Champagne.
Pérignon (Dominique-Catherine, marquis de), maréchal de France, né a Grenade (Haute-Garonne), m. à Paris (1764-1818). Il se distingua, pendant les guerres de la Révolution, contre les armées espagnoles, et prit Figuière et Rosas.
périgone n. m. (du préf. péri, et du gr. gonè, organes sexuels). Involucre qui protège les anthéridies sur un pied mâle de mousse.
périgoniaire [e-re] adj. Dot. Se dit des fleurs doubles, dans lesquelles les organes sexuels subsistent intégralement.
Périgord [ghor], anc. pays de France, dans le nord de la Guyenne, célèbre par ses truffes. Il fut réuni à la couronne par Henri IV, en lb89. 11 forme aujourd'hui le dép. de la Dordogne et une partie de celui de Lot-et-Garonne. (Hab. Périgourdins.) Les cavernes du Périgord (les Eyzies, la Madeleine) ont livré d'intéressants débris préhistoriques.
PérigOUrdin, e, habitant ou originaire du Périgord ; de Périgneux : les Périgourdins. Adjectiv. : les antiquités périgourdines. N. m. Patois du Périgord. N. f. Ancienne danse du Périgord.
périgraphe n.m.(dupréf.
péri, et du gr. graphein, décrire).
Sorte d'appareil photographique pour les vues panoramiques.
Périgueux [gheu], ch.-l.
du dép. de la Dordogne et anc.
ch.-l. du Périgord. Sur l'Isle ; ch. de f. Orl. ; à 472 kil. de Paris; 31.060 h. (Pétrocoriens ou Périgourdins). Evêché. Belle Arm" de p"'gueulcathédrale de Saint-Front. Truffes, pâtés, volailles, conserves alimentaires. Patrie de Daumesnil. — L'arrond. a 9 cmt., 113 comm., 112.350 h. Le cant. a 7 comm. et 37.670 h.
périgyne adj. (du préf. péri, et du gr. guné, femelle). Se dit d'une étamine insérée sur le calice, autour de l'ovaire, comme chez le fraisier.
périgynique adj. Se dit de l'insertion des étamines, quand elle a lieu autour de l'ovaire ou sur le périanthe.
périhélie [M] n. m. (du préf. péri, et du gr. hélios, soleil). Point de l'orbite d'une planète, où elle est le plus rapprochée du soleil. Adjectiv. : cette planète est périhélie. Ant. Aphélie.
— Encycl. V. aphélie.
périhépatite n. f. (du préf. péri, et du gr. hèpar. atos, foie). Inflammation de 1 enveloppe péritonéale du foie.
péril [ril'] n. m. (lat. periculum). Danger, risque : navire en péril. Au péril de, au risque de perdre. A ses risques et périls, en étant responsable de tout. Péril en la demeure, préjudice que peut causer un retard. Périls de mer, accidents auxquels est soumis un navire en mer. Allus. litt. V. vaincre.
pérille [Il mil., e]n. f. Genre de labiées, voisines des menthes, dont on connaît deux espèces de l'Inde et de la Chine, cultivées en bordure dans les jardins d'agrément.
périlleusement [ri, Il mil., eu-ze-man] adv. Avec péril.
PÉR
périlleux, euse [ri, Il mil., eu, eu-ze] adj. (lat. perieulosus . OU il y a du péril : entreprise périlleuse. Saut périlleux, cabriole simple, double, triple, qu'un acrobate, après s'être enlevé de terre, exécute en l'air. Fig. Action hardie, dangereuse.
périlymphe [lin-fe] n. f. (du préf. péri, et du lat. lyinpha, eau;. Liquide du labyrinthe osseux de l'oreille interne.
Périm [rinC], île fortifiée et dépôt de charbon dans le détroit de Bab-cl-Mandeb (aux Anglais); I.jO )i.
périmédullaire [dul-le-re] adj. Système péririiédullaire, couche de lamelles osseuses, superposées et concentriques â la cavité médullaire de l'os.
périmer [mé] v. n. (lat. perimere). Se dit d'une instance judiciaire qui vient a périr, faute d'avoir été poursuivie dans le délai fixé : laisser périmer une instance. Par ext., se dit d'un billet, d'un permis, etc., qui ne vaut plus rien, le délai de sa validité étant expiré.
périmétral, e, aux adj. tjui a rapport au périmètre.
périmètre n. m. (du préf. péri, et du gr. metron, mesure). Contour d'une figure géométrique, d'une ligure : la circonférence est le périmètre du cercle; d'un espace quelconque : le périmètre d'une ville.
périmétrie [tri] n.f. Mesure des périmètres.
périmétrique adj. Qui appartient au périmètre.
périmétrite n. f. (du préf. péri, et du gr. métra, matrice). Inflammation du tissu cellulaire qui entoure l'utérus.
— Encycl. La périmétrite, ou phlegmon des ligaments larges, a pour causes l'accouchement, les excès sexuels, etc.
Elle se termine souvent par résolution, mais elle aboutit parfois à un abcès qui s'ouvre spontanément, si l'opération chirurgicale n'intervient pas, dans le vagin, l'intestin ou la vessie.
Le traitement consiste dans le repos, des injections chaudes et des lavements.
perinde ac cadaver, mots lat. signif. : Comme un cadavre. Expression par laquelle saint Ignace de Loyola, dans ses Constitutions, prescrit aux jésuites la discipline et l'obéissance à leurs supérieurs, réserve faite des cas que la conscience défend.
périne n. f. Résine la plus pure qui découle naturellement du pin.
Périne (institution de Sainte-), maison de retraite, située à Paris, et destinée à recueillir d'anciens fonctionnaires, des veuves d'employés, des # personnes qui ont autrefois connu l'aisance.
périnéal, e, aux adj. Qui se rapporte au périnée.
périnée [né] n. m. (gr. perineos). Anat. Région comprise entre l'anus et les parties génitales.
— Encycl. Anat. Le périnée forme le plancher inférieur du petit bassin ; chez l'homme il est traversé par l'urètre et la prostate, chez la femme par l'urètre et le vagin.
Déchirure du périnée. Cette lésion est très commune chez la femm? à la suite de l'accouchement. Il faut suturer de suite le périnée et, s'il y a impossibilité, pratiquer après quelques mois une périnéoraphie secondaire.
périnéO-anal, e, aux adj. Qui se rapporte au périnée et à l'anus : déchirure périnéo-anale.
périnéocèle n. f. (de périnée, et du gr. kèlè, tumeur). Variété rare de hernie, faisant saillie en avant de l'anus.
périnéoplastie [plas-tî] n. f. (de périnée, et du gr. plassein, former). Autoplastie de la région périnéale.
périnéoraphie [fi] n. f. (de périnée, et du gr. rhtiphè, suture). Opération chirurgicale, qui a pour but de remédier à la déchirure ou au relâchement du périnée.
périnéOtomie [mi] n. f. (de périnée, et du gr. tome, section). Incision du périnée.
périnéphrétique adj. (du préf. péri, et de néphrétique). Qui a son siè^e autour du rein.
périnéphrite n. f. (du préf. péri, et de néphrite). Inflammation du tissu cellulaire qui entoure le rein.
— Encycl. La périnéphrite est primitive ou secondaire ; primitive, elle s'observe à la suite de blessures, de contusions, de chutes ; parfois, le froid humide la provoque. Secondaire, elle est consécutive aux inflammations du rein ou apparaît au cours d'infections générales. L'inflammation affecte le caractère de tout abcès. On doit faire de la révulsion au début et ouvrir dès que l'on perçoit de la fluctuation.
périnet [nè\ n. m. Syn. de périne.
périnèvre n. m. (du préf. péri, et du gr. neuron, nerf). Nom donné à des tubes qui renferment les faisceaux primitifs des nerfs.
périnévrite n. f. Inflammation du périnèvre.
péringle ou péringue [rin-ghe] n. m. Nom vulgaire de la mésange.
Périnthe, ancienne ville de Thrace, sur les
côtes de la Propontide, non loin de Byzance. Alcibiade y séjourna pendant son exil.
periodate [pèr]n. m. Sel de l'acide périodique.
période n. f. (du gr. periodos, chemin autour). Temps qu'une planète met à faire sa révolution. Espace de temps, division : les grandes périodes de l'histoire. Chronol. Espace de temps après lequel se renouvellent les mêmes phénomènes astronomiques : période julienne. Géot. Chacune des grandes divisions des ères géologiques. (Syn. système). \fèd. Phase d'une maladie: la période d'invasion, de déclin. Dhét. Phrase composée de plusieurs membres, dont l'ensemble seul donne un sens complet : Arrondir ses périodes, v. arrondir. Arith Ensemble des chiffres qui se répètent indéfiniment dans une fraction décimale périodique. (V. périodique.) N. m. Chacun des états ou degrés par lesquels passe une chose pendant sa durée : maladie à son dernier période. Le plus haut point où une chose, une personne puisse arriver : Cicéron a porté l'éloquence à son plus haut période.
périodicité n. f. Etat de ce qui est périodique : la périodicité des comètes.
PËR
périodique adj. Qui revient à îles temps détermines : fièvre périodique. Qui parait à époque fixe : publication périodique. Arith. Fraction périodique, fraction décimale dont, après la virgule ou à partir d'un certain rang, les mêmes chiffres se reproduisent indéfiniment dans le même ordre. Ilhet. Qui abonde en périodes : style périodique. N. m. Journal, revue qui se publie à des époques déterminées : un périodique illustré.
— Encycl. Math. Fraction décimale périodique. Une fraction décimale est dite périodique si, à partir d'un certain rang, les chiffres qui la composent se reproduisent périodiquement ; ainsi 0,4287287287.... est une fraction décimale périodique, le nombre 287 qui comprend l'ensemble des chiffres qui se reproduisent est appelé période de la fraction. Si la période commence immédiatement après la virgule, la fraction décimale est dite périodique simple ; dans le cas contraire, elle est périodique mixte.
Fonction périodique. Une lonction d'une variable est périodique si, quelle que soit sa valeur actuelle, on peut ajouter à la variable un multiple quelconque d'une quantité constante, dite période, sans changer la valeur de la fonction. Ainsi une fonction trigonométrique sin x par exemple est périodique ; elle a pour période 2r. Certaines fonctions sont doublement périodiques.
périodique [pèr] adj. Se dit d'un acide qui contient plus d'oxygène que l'acide iodique.
périodiquement [ke-man] adv. D'une manier.1 périodique.
périodiste [dis-te] n. m. Littérateur qui travaille à une publication périodique.
périodyilie [ni] n. f. (du préf. péri, et du gr. odunê, douleur). Douleur vive.
périœciens [è-si-in] n. m. pi. (du préf. péri, et du gr. oikos, maison). Nom donné aux habitants de la terre qui. ayant une même latitude, ont une différence de 180» en longitude, en sorte qu'il est midi chez les uns quand il est minuit chez les autres.
périople n. m. (du gr. péri, autour, et opla, armes). Partie du sabot du cheval qui en double la couronne, et qui est continue avec la fourchette.
périoplique [pli-ke] adj. Qui se rapporte au périople.
périoste [os-Je] n. m. (du préf. péri, et du gr. osteon, os). Membrane fibreuse qui couvre les os.
— Encycl. Le périoste est une membrane librovaseulaire à la surface intime de laquelle se trouve le tissu ostéogène.
Par suite, dans les affections osseuses, lorsqu'il est nécessaire de cureter un foyer, on cherche tonjours à conserver le périoste qui permettra à l'os de se reconstituer.
périoste o «le], e adj. Qui se rapporte au périoste. (On dit aussi périostéique et périostéai., ale.)
périostéite n. f. Syn. de ostéopériosiitE.
périostéogéllèsé [os-té, nè-zé] n. f. (de périoste, et du gr. qennân. engendrer). Formation de l'os au moyen du périoste.
périostéomédullite [os-té] n. f. Inflammation du périoste et de la moelle des os.
psriostique [os-ti-ke] adj. Qui concerne le périoste : membrane périostique.
périOStite [os-ti-te] n. f. (du préf. péri, et du gr. ostéon, os). Inflammation du périoste : périostite tuberculeuse.
— Encycl. On distingue la périostite simple, consécutive à un traumatisme et qui ne doit pas être confondue avec la fièvre de croissance, et les périost'tes spécifiques, dues à des maladies concomitantes.
Seule, la périostite tuberculeuse est grave, car il se forme presque toujours un abcès qui nécessite un curage profond et souvent une cautérisation au fer rouge.
périOStOSe [os-tô-se] n. f. Gonflement du périoste.
périostOStéite ros-(o«-té] n. f. (de périoste, et de ostéite . Inflammation simultanée du périoste et du tissu osseux.
périoStotomie [qs-to-to-mt] n. f. (de périoste, et dugr. tome, section). Résection du périoste des tumeurs osseuses.
périOVUlaire [W-re] adj. (du préf. péri, et de ovule). Anot. Qui entoure l'ovule.
péripate n. m. Genre d'arthropodes allongés, cylindriques, qui vivent dans les lieux obscurs et humides, et sont particuliers aux régions chaudes du globe.
péripatéticien, enne [si-in, e-ne] adj. (gr.
peripatètikos ,. Qui a rapport au péripatétisme : secte péripatéticienne. N". Qui suit la doctrine d'Aristote : les périvatéticiens.
pénpatétique adj. (gr. pcripat'tikos). Qui appartient au péripatétisme : la doctrine péripatétique.
péripatétiquement [ke-man] adv. A la façon des péripatéticiens.
péripatétisme [tis-mé] n. m. (du gr. peripatein, se promener). Philosophie d'Aristote.
— Encycl. Les œuvres d'Aristote constituent une encyclopédie générale et contiennent une doctrine qui a. pendant près de deux mille ans, alimenté l'humanité pensante. Le péripatétisme fut importé chez les musulmans et professé par Averphoès ; il envahit alors toutes les écoles du moyen
Saint Thomas d'Aquin en fit la philosophie officielle de l'Eglise.
Battu en brèche sous la Renaissance, il est définitivement rejeté au xvn« siècle, sauf par Leibniz.
péripétie \sî\ n. f. (du gr. peripeleia, chute). Changement subit de fortune dans la situation du héros d'un poème, d'un roman. Dénouement d'une pièce de théâtre : péripétie bien amenée. Incident qui émeut, saisit : les péripéties dune guerre.
périphérie [ri] n. f. (du préf. péri, et du gr. pkerein. porter). Contour d'une figure curviligne.
périphérique adj. Qui appartient à la périphérie : la sensibilité périphérique du corps.
Ï)ériplllébite n. f (du préf. péri, et du gr. eps, phlebos, veine). Inflammation du tissu qui entoure les veines.
périphorailthe n. m. (du préf. péri, du gr. pAoros. qui porte, et anthos, fleur). Involucre des composées.
périphore n. m. (du préf. péri, et du gr. photos, qui porte). Bot. Corps charnu, de nature tien
LAR. P. TOUS. — tl
distincte, qui élève l'ovaire au-dessus du calice, et qui porte les pétales et les étamines.
périphorique adj. Qui tient du périphore.
périphrase [fra-ze] n. f. (gr. periphrasis; de péri, autour, et phrazein, parler). Procédé qui consiste à exprimer par plusieurs mots ce que l'on aurait pu dire en un seul:/u ville des lumières, pour Paris ; le roi des oiseaux, pour l'aigle.
périphraser [zé] v. n. Parler par périphrases. V. a. Exprimer en périphrase.
périphraseur [%eur] n. m. Celui qui a l'habitude ou la manie de périphraser.
périphrastique [fras-ti-ke] adj. Qui tient de la périphrase : expression périphrastique. Qui abonde en périphrases. (Se dit quelquef. de tous les temps du verbe qui se forment avec l'auxiliaire.)
périphylle n. m. (du préf. péri, et du gr. phullon, feuille). Ecaille située au pourtour de l'ovaire, dans les graminées.
periplaneta [pé, né-ta] n. f. Genre d'insectes orthoptères coureurs, comprenant des blattes de toutes tailles, dont l'espèce la plus connue est la blatte de cuisi7ie ou cafard, aujourd'hui cosmopolite.
périplasme [plas-me] n. m. (du préf. péri, et du gr. plasma, chose façonnée). Enveloppe alimentaire de l'oosphère de certains champignons.
périple n. m. (du gr. periplos, action de naviguer autour). Géoqr. anc. Voyage de circumnavigation autour d'une mer, d'un pays : le périple d'Hannon.
— Encycl. Les principaux périples dont le souvenir nous ait été transmis sont : celui du Carthaginois Hannon, qui, suivant les côtes d'Afrique, aurait atteint les bouches de la Gambie ; le voyage de découverte autour de l'Afrique entrepris par ordre du roi d'Egypte Néchao, et exécuté par des navigateurs phéniciens ; le périple de Néarque dans la mer des Indes ; le périple de Pythéas de Marseille jusqu'à la mer Baltique, etc.
péripleurite n. f. (du préf. péri, et du gr. pleuras, plèvre). Abcès situé entre la plèvre et la paroi thoracique.
périploque [plo-ke] n. m. Genre d'asclépiadacées, renfermant des arbrisseaux souvent volubiles, dont on connaît plusieurs espèces d'Europe, d'Asie et d'Afrique : le périploque grec est cultivé pour garnir les murs et les tonnelles.
péripneumonie [nf] n. f (du préf. péri, et
du gr. pneumùn, poumon). Inflammation du poumon. Syn. de pleurésie et de pneumonie.
péripneumonique adj. Qui a rapport à la péripneumonie.
péripode n. m. (du préf. péri, et du gr. pous, podos, pied). Involucre des mousses.
péripolaire [le-re] adj Qui est autour d'un pôle.
péripoleS n. m. pi. (gr. peripoloi). Nom donné aux éphèbes athéniens, pendant la période de service militaire qu'ils accomplissaient aux frontières.
périprostatique [pros-ta] adj.
Qui est situé autour de la prostate.
périprostatite [pros-ta] n. f.
Inflammation du tissu cellulaire qui entoure la prostate.
périptère n. m. et adj. (du préf péri, et du gr. pteron, aile). Se dit d'un édifice entouré de colonnes isolées à Paris, la Bourse, la Madeleine sont des périptères ; des édifices périptéres
périr v. n. (lat. perire. — Prend toujours l'auxiliaire avoir.) Prendre ' fin. Mourir de mort violente : périr dans un incendie. Faire naufrage : vaisseau qui périt sur des récifs. Tomber en ruine, en décadence : les plus grands empires ont péri. Fig. Etre excédé : périr d'ennui. Dr. Se perdre par prescription : laisser périr son instance. Allus. hist. V. colonie.
périrectits [rèk] n. f. (du préf. péri, et de rectum). Inflammation des tissus voisins du rectum.
Périsalpingite n. f. (du préf. péri, et du gr. salpigx, iggos, trompe). Inflammation du péritoine qui entoure la trompe de Fallope.
périscélide [ris-sé] oupériscélis [ris-sé-liss]
n. f. (du gr. péri, autour, et skelos, jambe). Anneau précieux, que les femmes d'Orient portent au-dessus de la cheville.
périsciens [ris-si-in] n. m. pi. (du préf. péri, et du gr. skia, bmbrej. Habitants des contrées polaires, dont l'ombre fait le tour de l'horizon en un seul jour.
périscope [ris-ko-pe] n. m. (du préf. péri, et du gr. skopein, examiner). Tube optique employé par les sous-marins comme appareil de vision.
— Encycl. Le périscope habituellement utilisé comprend deux prismes à réflexion totale. Le premier est placé à l'intérieur d'un tube vertical rigide, pouvant se télescoper sur lui-même et rentrer dans l'intérieur du sous-marin. La partie inférieure du tube porte le second prisme, qui est l'oculaire. En faisant tourner le périscope sur lui-même, on peut successivement scruter tous les points de l'horizon.
périscopique [ris-ko] adj. Se dit des verres d'optique dont l'une des faces est plane ou concave et l'autre convexe -.objectif périscopique.
périspermatique [ris-per] adj Qui appartient, qui a rapport au périsperme-
périsperme [ris-pîr-me] n. m. (du préf. péri, et du gr. sperma, graine). Tégument extérieur de la graine. Syn. de endosperme.
périsperme [ris prr-mé], 0 adj. Qui est pourvu d'un périsperme : semence périspermée.
périspermique [ris-pér] adj. Qui a rapport au périsperme.
périsplénite [ris-plé] n. f. Péritonite localisée à la région de la rate ou glande splénique.
perispomène [ris-po] adj. et n. m. (gr. perispômenosj. Se dit d'un mot grec marqué d'un accent circonflexe sur la dernière syllabe.
périsporange [rit-po] n. m. (préf. péri, et sporani/ei. Membrane qui environne les corps reproducteurs des fougères, et plus communément appelée indusie.
périsporiacées [ris-po, se] n. f. pi. Famille de champignons ascomycètes, caractérisés par un périthèce membraneux, dont les asques ne communiquent pas avec le milieu extérieur: la truffe est une périsporiacée.
PËR
périsprit [rU-pri] n. m. (du préf. péri, et du lat. spiritus, esprit). D'après les spirites, enveloppe lluidique qui sert de lien entre le co ps et l'esprit.
périssable [ri-sa-ble] adj. Sujet à périr : la beauté est périssable. Ant. Impérissable.
périssant [ri-san], e adj. Qui est soumis à la destruction. (Vx.)
périssodactyles [ri-so-dak] n. m. pi. ordre
de mammifères, comprenant les ongulés imparidigités : le rhinocéros est un périssodactyle.
périssoire [ri-soi-re] n. f. (de périr). Embar-
cation étroite et longue, qui chavire très facilement.
périSSOlOgie [ri-so-to-,/'!] n.f. (du gr. perissos, superflu, et logos, discours). Pléonasme vicieux, comme lorsqu'on dit : une hémorragie de sang; penser mentalement; etc.
périSSOlogique [ri-so] adj. Qui tient à la périssologie.
péristaltique [ris-tal] adj. (du préf. péri, et du gr. stellein, serrer). Se dit du mouvement par lequel l'œsophage et les intestins se contractent sur euxmêmes et favorisent la déglutition, puis la digestion.
— Encycl. Le mouvement péristaltique a lieu par une série de contractions, qui, commençant en un point, se propagent de proche en proche dans les différentes parties de l'organe. Ce mouvement est indépendant de la volonté; il se continue même un certain temps après la mort. Quand les aliments suivent la marche inverse, on dit que le mouvement est anti péristaltique.
péristaltisme [ris-tal-tis-me] n. m. Accomplissement des contractions péristaltiques.
péristaphylin [ris-ta] adj. m. (du frit, péri, et du gr. staphulè, luette). Se dit de petits muscles latéraux du voile du palais, dont les uns élèvent, d'autres tendent le voile du palais.
péristaphylo-pharyngien adj. m. Se dit
du muscle de la luette et du pharynx.
péristédion [ris-té] n. m. Genre de poissons acanthoptères, comprenant des trigles dont la tête, armée de plaques écailleuses, se termine en un long museau bifurqué : le péristédion des mers d 'Europe est appelé communément malarmat.
péristéria [ris-té] n. f. Genre d'orchidées vandées, comprenant des herbes de l'Amérique centrale, cultivées pour leurs belles fleurs, dites fleurs du Sai7it-Espril.
périSteridés [ris-té-ri-dé] n. m. pi. Famille d'oiseaux colombins, comprenant ceux qu'on appelle habituellement tourterelles. S. un péristéridé.
peristéronique [ris-té] adj. (du gr. perts-
tera, colombe). Qui a pour objet l'élevage et le dressage des pigeons : société peristéronique. Syn. péristéraphile.
péristigmène [ris-tig h] adj. (du prêt, péri, et du gr. stigma, point). Paléogr. Diple entre deux
points
, que l'on employait chez les Grecs pour
marquer les passages ajoutés, retranchés ou changés.
périStOle [ris-to-le] n. f. (du gr. peristolé. contraction). Mouvement péristaltique des intestins.
périStomal, e, aux [ris-to] adj. Qui se rapporte au péristome, qui en fait partie.
péristome [ris-to-me] n. m. (du préf. péri, et du gr. sloma, bouche). Couronne de petites dents, posées au travers de l'ouverture de l'urne des mousses. Région entourant la bouche chez les animaux inférieurs, comme les infusoires.
péristome, e [ris-to] adj. Qui est muni d'un péristome.
périStomique [ris-to] adj. Bot. Qui est en rapport avec l'orifice du tube du calice.
péristyle [ris-ti-le] n. m. (gr. peristulion; de péri, autour, et slulos, colonne). Galerie à colonnes isolées, autour d'une cour ou d'un édifiée : le péristyle de la Madeleine. Ensemble de colonnes isolées, qui décorent la façade d'un monument : le péristyle du Panthéon. Adjectiv- Temple péristyle, temple orné, à l'intérieur, de colonnes parallèles au mur.
périStylique [ris-li] adj. Bot. Qui est situé autour du style.
périsystole [sis-to-le] n. f. (préf. péri, et systole). Pathol. Intervalle de temps entre la systole et la diastole.
périsystolique [sis-to] adj. Qui se rapporte à la périsystole.
péritèle n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynehophores, comprenant des charançons répandus sur l'hémisphère boréal, et qui attaquent la vigne (péritèle gris) : on détruit le péritèle de la vigne au moyen de sulfure de carbone ou par enfouissement de tourteaux </• colza.
périthèce n. m. (du préf. péri, autour, et du gr thekê, étui). Nom donné à la fructification de certains champignons, en particulier des pyréno-mycètes et des périsporiacées : le périthèce est percé d'une petite ouverture (ostiole) par où s'échappent les asques, ou complètement clos, et dans ce cas éclate ou se détruit progressivement pour mettre les asques en liberté.
périthécion n. m. Enveloppe des corpuscules reproducteurs, dans les mousses et les lichens.
périthélium [li-om'] n. m. Adventice des capillaires, qui double l'endothélium.
périthoracique adj. Qui est placé autour du thorax.
péritoine n. m- (gr.perifonaion;de per>, autour, et teinein, tendre). Membrane séreuse qui tapisse l'intérieur des parois abdominales, servant d'enveloppe et de soutien a la presque totalité des organes contenus dans cette cavité.
— Encycl. La partie du péritoine qui tapisse les parois de la cavité abdomino-pelvienne est appelée feuillet pariétal ; la partie qui recouvre les viscères est le feuillet viscéral. Au-dessous de l'ombilic,
PÉR
avant le petit bassin, le péritoine forme trois replis séreux; les petites faux du péritoine et plus bas e.ieore un repli vertical, qui contient les annexes de l'utérus et nommé ligament large. En remontant, au-dessus de l'ombilic le péritoine atteint la face, inférieure du diaphragme et forme le ligament fateiforme ou suspenseur du foie n passe ensuite en avant pour devenir feuillet viscéral. L'inflammation du péritoine porte le nom de pèritoniti
péritonéal, e, aux adj. Qui appartient au péritoine*
péritonisme [nis-me] n. m. Ensemble des symptômes (constipation, vomissements, douleurs] simulant la périlouite algue, sans qu'il y ait d'inflammation du péritoine.
péritonite n. f. Inflammation du péritoine : la péritonite est souvent mortelle.
— Encvci.. On peut classer les péritonites suivant leurs causes, en primitives ou secondaires ; suivant leur étendue, en générales ou partielles; suivant leur marclie, en aiguës ou chroniques.
11 vaut mieux pour les décrire distinguer : la péritonite générale aiguè, la péritonite puerpérale, la péritonite tuberculeuse et enfin quelques péritonites partielles.
La. péritonite aiguè" généralisée est presque toujours consécutive à une perforation du péritoine, qui laisse pénétrer dans la cavité abdominale des matières fécales, du sang.de la bile, etc. Elle débute par un frisson et une douleur abdominale très vive, puis l'on observe des nausées, des vomissements; les traits sont altérés, le pouls est petit et fréquent. La fièvre s'élève et au bout de cinq à six jours la mort survient. Le pronostic est plus bénin chez l'enfant.
Le traitement consiste en vessie de glace sur le ventre et les praticiens recourent de plus en plus à la laparotomie pour faire la toilette du péritoine et suturer les perforations.
La péritonite purrpérale survient du deuxième au sixième jour, elle est due à un: infection pendant l'accouchement.
Dès que l'on craint cette complication, il faut faire de grands lavages utérins.
Péritonite tuberculeuse. C'est la péritonite chronique qui débute insidieusement ; le malade maigrit, se plaint de coliques.de diarrhée, de constipation. La mort survient en deux mois ou deux ans. La laparotomie a encore donné ici des guérisons.
Les péritonites partielles sont localisées soit vers le diaphragme, soit dans le bassin chez la femme ; en général leur pronostic est moins grave.
— Art vétér. Tous les animaux sont sujets à la péritonite et cette maladie est généralement mortelle. Les poules meurent fréquemment de péritonite; quand elles sont trop grasses, les ovules au lieu de s'engager dans l'oviducte tombent dans l'abdomen.
péritrachéen, enne [ké-in, è-ne] adj. Qui
entoure les trachées.
péritrème n. m, (du préf. péri, et du gr. tréma, trou). Cadre chitineux, solide, entourant l'orifice de chaque trachée, ou stigmate.
pèritrope adj. (du préf. péri, et du gr. tropos, direction). Qui se dirige de laxe du fruit vers la circonférence.
péritrophique adj. Membrane péritrophique, membrane qui, chez certaines larves d'insectes, entoure les aliments dans l'intestin moyen.
péritypMite n. f. (du préf. péri, et du gr. tuphlos, aveugle). Inflammation du péritoine caecal.
péri-Utérin, e adj. Qui est situé autour de l'utérus.
périvaginite n. f. (du préf. péri, et de vagin). Inflammation du tissu cellulaire du petit bassin, chez la femme.
périvaSCUlaire [vas-ku-lè-re] adj. Qui est situé autour des vaisseaux.
périvésical, e, aux [zi] adj. Qui entoure la vessie.
périviseéral, e, aux [vis-sé] adj. Qui est
situé autour d'un viscère.
per jocum, mots lat. signif. : Par jeu, pour rire : // ne convient pas de se fâcher d'une innocente plaisanterie, dite per jocum.
per Jovem! mots lat. signif. : Par Jupiter ! Espèce de jurement familier, que Molière met dans la bouche d'un pédant.
Perkin Warbeck., prétendant à la couronne d'Angleterre, né à Tournay vers 1471, m. à Londres en 1499. Il se fit passer pour le duc d'York, (ils d'Edouard IV, mais fut pris et pendu.
perkinisme [pèr-ki-nis-me] n. m. Méthode de traitement préconisée à la fin du xvni» siècle par le Dr Perkins, et quiconsistaitàpromencr sur les parties malades la pointe de deux aiguilles de métal différent.
perkins [per-kinss] n. m. fdu n. de l'inventeur). Machine à vapeur, à pression illimitée. (On dit mieux