De magistrat »n
PER
ques, etc. Un perruquier nommé André s'était avisé de soumettre une pièce de vers à Voltaire, eu l'appelant « mon cher confrère », le mordant écrivain lui répondit une lettre de quatre pages, où ne se trouvaient que les mots cidessus.
perruquer [pê-ru-W]
v. a. Fam. Coitïer d'une perruque.
perruquerie [pè-m-
ke-ri] n. f. Fam. Chose surannée, démodée
perruquier [jrf-ru-
ki-éi n. m. Celui qui s'occupe ,1e tout ce qui regarde la larbeet les cheveux. Fam. Minute de perruquier , temps plus long qu'on ne l'avait annoncé (car les perruquiers occupés, quand il leur survient un nouveau client, assurent toujours qu'ils n'en ont que pour une minute).
perruquière [pe-ru-
ki] n. f. Femme d'un perruquier.
perruquinisme [pè-
ru-ki-nis-me] n. m. Pour les romantiques, opinion, manier i des perruques (classiques, académiciens, etc. .
pers, e [ptr, pèr-se] adj. (peut-être de persicus, couleur de pèche). Couleur intermédiaire entre le vert et le bleu : étoffe perse. La déesse aux yeux pers. Minerve,
Persac, comm. de la Vienne, arr. et à 18 kil Se Montmorillon, prés de la Blourd; 1.770 h. Ch. de f. Orl. Carrières, chaux.
per saltum. mots lat. signif. : Par saut. Se dit, en droit canon, d'un homme l'ait prêtre sans avoir reçu le diaconat.
Persan, © [pèr-san, a-ne], habitant ou originaire de la Perse : les Persans. Adjectiv. : coutumes persanes. N. m. Langue actuelle de la Perse.
perscruta'.eur, trice [pèrs-ftru] n. Personne qui perscrute.
perscrutation [pers kru-ta-si-on] n. f. Action de persécuter.
perscruter [pèrs-kru-té] v. a. (Iat. perscrulari). Scruter profondément.
perse [perse] n. f. Belle toile peinte, qui s'est fabriquée primitivement en Perse.
perse [perse] D. et adj. Se dit. au lieu de persan, ank, quand il s'agit de la Perse ancienne et de ses habitants : les Perses; les rois perses. — Art perse. L'art perse a toujours imité l'art de l'étranger : le tombeau deCyrus.à Pasargades. révèle une influence hellénistique ; l'influence égyptienne se trahit dan» l'architecture funéraire de Darius et de ses successeurs et dans le palais de ce roi, à Persépolis : ce sont les mêmes portes, les mêmes corniches, les mêmes salles aux nombreuses colonnes. Suse et Ecbatane sont bâties sur le même plan. Les colonnes, élégantes, étaient surmoniées de chapiteaux à tête de taureau, d'une pureté de ligne irréprochable. Les murailles extérieures étaient couvertes de briques émaillêes, en saillie, formant de véritables basreliefs. (Frise des Immortels, Louvre. )V. la planche
ASSYRIEN, CHAI.DÉEN et PERSE {art).
Perse ou Iran. I. Géographie. Royaume du S.-O. de l'Asie, entre la Caspienne et le Turkestan, au N. de l'Afghanistan et le Béloutchistan à l'E., le golfe Persique au S., et la Mésopotamie à l'O. ; 1.645.000 kil. carr. : population, 9 millions d'h. (Persans) environ, dont 2.500.000 nomades. Cap. Téhéran. — Ce pays, constitué par le versant occidental du plateau iranien et enserré entre des ramifications de l'Indou-Koh et du Caucase, est arrosé par l'Atrek, 1-- Kizil-Ouzen, l'Araxe, etc. Des vallées fertiles, surtout au voisinage de la mer Caspienne (Ghilan, Mazendcran, Azerbeidjan) et des oasis, fournissent des productions très variées. Au centre s'étendent les régions désertiques du Kouhistan. Les chevaux et les mulets sont en renom. Les principales ressources industrielles du pays sont la fabrication des étoffes de laine et de soie, des tapis, le travail du cuivre, la sériciculture, etc. Les habitants se divisent en Tadjiks (Persans), musulmans schiites, Kurdes et Turkomans. Le roi ou schah exerce un pouvoir tempéré nominalement depuis 1906 par un Parleuicnt. Le royaume est divisé en dix provinces.
Histoire, a une époque très reculée, les Aryas quittèrent le voisinage du Pamir. Les uns occupèrent la vallée de l'Indus (Indousj, les autres peuplèrent la région iranienne (Iraniens).
Les Iraniens eurent pour principaux représentants les Mèdcs
et les Perses. En 559 av. J.-C, Armoiries de la Perse.
l'empire des Mèdes fut renversé par Cyrus, et leur pouvoir passa aux Perses. Cyrus, après avoir obtenu l'alliance des Chaldéens et des Egyptiens, ruina la domination inquiétante de Crésus, roi de Lydie (55ij. et conquit l'Asie Mineure-: puis, se retournant contre les Chaldéens, il s'empara de Babylone (538). Il fut bientôt maitre incontesté de toute l'Asie occidentale, et, sous Darius l" (521-185), l'empire persan arriva à son apogée, reçut une organisation administrative complète et vit ses frontières considérablement reculées, puisqu'il comprit, outre l'Egypte, annexée sous Cambyse, le Pendjab, le bassin de l'Indus et une partie de la Scythie. Mais l'ambition démesurée des rois dt Perse vint échouer contre la vaillance des Grecs, sortis triomphants des guerres médiques (v. médiques), en attendant que les Grecs, à leur tour, conduits par le génie militaire d'Alexandre, vinssent renverser l'empire perse dans la personne de Darius III.
A la mort d'Alexandre (323), la Perse tomba sous l'autorité des Séleucides, à qui succédèrent les Par-
thés [216 av. J.-C). En 226 de notre ère. Artaxerxès. fils de Sassan, se révolta contre les Parthes et fonda en Perse la dynastie des Sassanides, qui se maintint
; 2. Louis XIV (1665); 3. Louis XIV (16951 : 4. Réjrenca 1 1715) ; (xvm« s.); 7. A la Cadogan (xvill's.): 8. A bonnet (xvlli" s.) ; glais (moderne); 10. Actuelle (pour les chauves).
jusqu'en 652, date de la conquête du pays par les Arabes. La domination de ces derniers, qui dura en
Perses anciens : 1. Roi ; 2. Grand prêtre ; 3. Satrape ; 4. Cocher ; 5. Soldat ; 6. Garde du roi.
fait jusqu'en 1220, devint purement nominale à la faveur des dissensions qui se produisirent au sein
PER
nides, enlin des Ghaznécides, qui réussirent un moment à régner sur toute la Per-e. Ils furent dépossédés par les Seldjoukides, renversés eux-mêmes en 1194 par les Khorasmiens. Au xin» siècle, la Perse ne put résister aux armées victorieuses de Gengis- Kban ; elle passa donc au pouvoir des Monqols, qui
Soldats et i \ persans.
s'y maintinrent jusqu'en 1405. Deux ans plus tard, des l'urcOmans fondèrent la dynastie du Mouton- Noir (1407-1468), renversée par d'autres Turcomam qui fondèrent la dynastie du Mouton-Blanc (1468- 1497), sous laquelle eurent lieu des guerres religieuses, entre les Persans et les Turcs. Les hostilités continuèrent d'ailleurs sous les Softs (1489-1732), détrônés par un général d'aventure, Nadir-Scbah. Enfin, en 1779, à la suite de luttes intestines, la dynastie encore régnante des Kadjars monta sur le trône ; elle a dû abandonner, en 1832, d'importants territoires a la Russie.
Vers la fin du xixe siècle, sous le gouvernement des derniers schahs. notamment de Na^r-ed-Din et de Mozaffer-ed-Din, la Perse a paru vouloir entrer dans les voies de la civilisation occidentale, et une organisation constitutionnelle lui a été donnée, qui a commencé à fonctionner, non sans à-coups, sous le gouvernement d'Ali-Mirza.
Perses(Zes), tragédie d'Eschyle, représentée en 472 av. J.-C, huit ans après la bataille de Salaminc. Le poète célèbre dans ce drame la victoire de la Grèce, où il voit le châtiment de l'orgueil de Xerxès. C'est un magnifique tableau lyrique, tout animé par l'enthousiasme patriotique du poète.
Perse (Aulus Persius Flaccus), poète satirique latin, ami de Lucain et élève du stoïcien Cornutus. Ses œuvres sont hardies (il n'y épargne ni l'empereur ni les patriciens), d'une morale austère, mais d'un style souvent tendu et obscur (34-62).
persécutant [pèr-sé-ku-tan], e adj. Qui persécute. Qui importune. Ant. Protecteur.
persécuté, e [ptr -se) n. et adj. Personne en butte à une persécution ou à des importunités : l'électeur de Brandebourg accueillit arec empressement, en 1685, les persécutés prolestants français.
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