SINGULIER PLURIEL
Pour la 1" personne : je, me, moi ... I nous. Pour la 2* personne : tu, le, toi. . . .1 vous.
D«„- 1» i, „ .„„„ I il. eHe- If- le. la Us, elles, eux. Pour la J' personne ,
r V *e* eol> eo, y. • . I se, les, leur.
Mode personnel, mode qui a des terminaisons propres à marquer le changement des personnes : il y a quatre modes personnels : l'indicatif, le conditionnel, l'impératif et le subjonctif. N. m. Ensemble des personnes attachées à un service : le personnel d'un théâtre, d'une imprimerie. Ensemble des personnes qui exercent une même profession : le personnel enseignant. Personnalité : critique dans laquelle il entre trop de personnel- Prov. : Les fautes sont personnelles, on n'est pas responsable des fautes d'autrui. Ant. Impersonnel.
— Encyci.. Fin. Contribution personnelle mobilière. Cet impôt de répartition est destiné à atteindre l'ensemble du revenu du contribuable : c'est une capitation due par tout habitant, sans distinction de nationalité ou de sexe, jouissant de ses droits, non réputé indigent et domicilié depuis un an dans la commune. Sont considérés comme jouissant de leurs droits, les veuves et les femmes séparées ou divorcées, les garçons et les filles majeurs ou mineurs ayant des moyens suffisants d'existence, soit par leur fortune personnelle, soit par la profession qu'ils exercent, lors même qu'ils habitent avec leurs père, mère, tuteur ou curateur.
La cote personnelle mobilière se compose de deux taxes distinctes : 1» la taxe personnelle ; 2» la cote mobilière.
Le montant de la taxe, multiplié par le nombre des individus qui y sont soumis, est d'abord prélevé sur le contingent personnel. Le surplus du continrent est réparti en cotes mobilières au centime le franc des loyers d'habitation attribués aux divers contribuables. Ces cotes mobilières complètent avec les taxes personnelles la somme totale à payer dans les communes.
La taxe personnelle est la même pour tous les habitants d'une commune Elle équivaut à trois journées de travail, dont l'évaluation est l\xée chaque année par le conseil général du département, sur la proposition du préfet, dans les limites d'un minimum de 50 centimes et d'un maximum de 1 fr. 50. Elle est due dans la commune où le contribuable a son domicile légal.
La cote mobilière tend à frapper l'ensemble du revenu de chaque contribuable, en tant seulement qu'il est révélé par la valeur locative du logement occupé telle qu'elle est déterminée par les répartiteurs communaux. Le contingent de chaque commune, fixé par le conseil d'arrondissement, doit être réparti entre tous les contribuables proportionnellement à la valeur locative de leur habitation.
— Dr. Les héritiers ne sont pas tenus des condamnations pénales de leurs auteurs, mais seulement de leurs dettes civiles, parce que les peines sont personnelles.
personnellement [pir-so-nè-le-man] adv. En personne : répondre personnellement.
personnifleateur, trice [pèr-so-ni] n. Celui, celle qui personnifie.
personnification \pér-so-ni, si-on] n. f. Action de personnifier : les personnifications sont fréquentes en poésie. Etre personnifié : le démon est la personnification de nos mauvais penchants. Type
PER
achevé : Vincent de Paul fut la personnification de la honte.
personnifier [per-so-ni-fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Attribuer à une chose inanimée ou à un être abstrait la figure, les sentiments, le langage d'une personne : lloil 'au, dans te Lutrin, a plaisamment personnifié la mol/esse. Etre le modèle réalisé de : Pénélope personnifie 1rs vertus de l'épouse.
perspectif [pers-pèh-tif , ive adj. Qui montre un objet en perspective : ilessin perspectif.
perspective pèrs-jii-k] n. f. (du lat. perspicere, supin perspectum , voir à travers). Art de représenter les objets selon les différences que l'éloignement et la position y apportent : les lois de la perspective. Aspect que présentent, par rapport au lieu d'où on les regarde, divers objets vus de loin ;
t'otïà tin coteau qui fait une belle,
fective. Nom que l'on donne aux igné droite à
une riante persrandes rues en
ABCD, tableau. — CD, ligna de terre; MN, ligne d'horizon, de l'œil au point O, rayon visuel principal ; O, point principal.
Saint-Pétersbourg: la perspective ftewski Perspective linéaire, celle qui règle la direction et la dimension des Signes. Perspective aérienne .
celle qui indique l'éloignement relatif des objets par la dégradation des couleurs et des tons.
Perspec t i ve sentimentale ou perspective de sentiment, celle qui, s'appliquant aux objets qui n'offrent point de lignes droites ou courbes définies, se pratique d'idée plutôt que par des règles fixes. Perspective spéculative, théorie de différentes apparences, ou représentation de certains objets suivant les diverses positions de l'œil qui les regarde. Perspective pratique, art de représenter les objets avec la forme qu'ils affectent à nos yeux. Perspective cavalière, perspective de convention, destinée a donner une représentation nette des objets.
Fiq. Aspect sous lequel on envisage certains objets. Espérance ou crainte d'une chose probable, quoique éloignée : avoir la perspective d'une grande fortune. Loc. adv. En perspective. dans un certain éloignement, mais à portée de la vue. Fig. Dans l'avenir, en espérance : il est fort riche, mais ce n'est encore qu'en perspective.
— ENCYCL.La perspective linéaire ou conique a pour but de représenter sur une surface (généralement sur un plan ou tableau) une figure qui offre l'aspect d'un objet à trois dimensions. Si l'on suppose le tableau vertical, l'œil et l'objet étant de part et d'autre, on obtient la perspective de l'obiet en prenant les intersections avec le plan du tableau des rayons visuels qui joignent l'œil de l'observateur aux différents points de l'objet. La perspective d'une droite est une droite; la parallèle à la droite de l'espace menée par l'œil de l'observateur rencontre le plan du tableau en un point, perspective du point à l'infini sur la droite de l'espace : c'est le point de fuite de la droite ; les perspectives de deux droites parallèles ont donc même point de fuite. Le point de fuite principal est le point de fuite des droites perpendiculaires au tableau. Les points de fuite des horizontales inclinées à 45° sur le tableau sont les points principaux de distance; il en existe deux, qui, par conséquent, sont plac-s à égale distance du point principal de fuite. La ligne de fuite d'un plan est l'intersection du tableau avec le plan parallèle au plan donné et passant par l'œil.
perspicace [pèrs-pi] adj. (lat. perspicax). Qui a de la perspicacité : critique perspicace.
perspicacité [pèrs-pi] n. f. (de perspicace). Pénétration d'esprit.
perSpiCUité [;;èr*-;;t] n. f. (lat. perspicuitas ; de perspicuus, transparent). Clarté, netteté, en parlant des idées et du style. (Vx.)
perspirable [përs-pi] adj. Qui laisse passer à travers sa substance : la peau est très perspirable.
perspiration [pèrs-pi-ra-si-on] n. f. Mid. Transpiration insensible. (Peu us.)
perspirer [pèrs-pi-ri] v. n. (lat. perspirare). Transsuder à travers un corps. (Peu us.)
perstriction [pèrs-trik-si] n. f. (du lat. perstnngere, sup. perstrictum, étreindre avec force). Chicane. Compression des artères par des ligatures, dans les cas de fièvres intermittentes.
persuadant [pèr-su-a-dan], e adj. Propre à persuader : argument persuadant.
persuader [prr-su-a-dé] v. a. (lat. persuadere). Porter quelqu'un à croire ; le décider à faire : on nous persuade aisément ce qui 7ious plaît. V. n. Persuader à, décider. Se persuader v. pr. Croire, s'imaginer : lis se sont persuadé fils ont persuadé à eux) qu'on les trompait. Ant. Dissuader.
perSUadeUT [pèr-su-a] n. m. Celui qui persuade.
persuasible [jiér-su-a-zi-ble] adj. Qui peut être persuadé : esjirit persuasible. (Peu us.)
persuasif [pèr-su-a-zif], ive adj. Qui a le pouvoir, le talent de persuader : éloquence persuasive. Ant. Dissuasif.
persuasion ' pèr-su-a-zi-on] n. f. (du lat. persuasio). Action de persuader : céder à la persuasion. Etat de l'esprit persuadé :la persuasion donne une grande force. Ant. Dissuasion.
persuasivement [pèr-su-a-zi-ve-man] adv.
D'une manière persuasive.
persulfure [pèr-sul] n. m. Sulfure qui contient la plus grande proportion possible de soufre.
perSUlfuré, e [pèr-sul] adj. Chim. Qui est à l'état de persulfure.
Pert (Louise-IIortense Rougeul, néo Grille, connue sous le nom de Camille), femme de lettres française, née en 1865, auteur de romans sur des sujets sociaux ou philosophiques (les Florifères, etc.).
perte [pèr-te] n. f. (du lat. perdita, perdue). Privation de ce dont on jouissait: la perte (tune bourse, de la vue. Spéciale»!. Privation résultant de la mort d'une personne : pleurer la perte d'une mère. Mort, ruine : Richelieu voulait la perle de la maison d'Autriche. La perte de l'âme, la damnation. Dommage : éprouver des pertes à ta Bourse, Insuccès, issue désavantageuse : perte d'une bataille, d'un procès. Mauvais emploi : perte de ten\)>s. Fuite, quantité de fluide ou de liquide qui s'échappe accidentellement du récipient qui le contenait : réparer les pertes d'un aérostat. Profits et pertes, v. profit. Perte sèche, perte qui n'est atténuée par aucun avantage. Géol. Perte de rivière, trajet souterrain que présentent certains cours d'eau, en un ou plusieurs points. Pathol. Perte de sang ou simpl. Pertes, métrorragie, flux mensuel exagéré. Pertes blanches, leuchorrhée. Pertes séminales, spermatorrbée. Perte de connaissance, syncope. Loc. adv. : Avec perte, en ayant le dessous. A perte, en perdant : vendre à perte. A perte d'haleine, à perdre la respiration. A perte de vue, hors de la portée de la vue. Par ext. Très avant, profondément. Fig, D'une façon interminable et compliquée : disserter à perte de vue. En pure perte, inutilement. Ant. Gain, bénéfice, profit.
— EN' ycl. Dr. Perte de la chose due. Lorsque la dette consiste dans un objet déterminé, si cet objet vient à périr avant que le débiteur ait été mis en demeure de le restituer, l'obligation se trouve éteinte. Même après mise en demeure, la responsabilité du débiteur est dégagée dans le cas où la chose due aurait aussi bien péri chez le créancier que chez le débiteur. Mais le débiteur doit prouver qu'il n'est pas en faute sous peine de dommages-intérêts, et, si la chose perdue avait été volée, le voleur en devrait le prix, puisqu'il la possédait de mauvaise foi.
pertérébrant [pir, bran], e adj. (du lat. per, à travers, et terebra, vrille). Se dit d'une douleur
I. Parallèles horizontales et verticales, en perspective; s'êloignant vers le point de fuite ; 3. Carrelage en perspective tive. I ABC 0, tableau ; MN, ligne d'horizon ; 0, point de fuite ;
2. Parallèles OR, OS ; 4. Cercle en perspec- X, point de distance )
que le malade compare à la sensation que lui causerait un instrument perforant.
Perth, v. d'Australie ; ch.-l. de l'Etat d'Australie-Occidentale ; 52.000 h.
Perth, v. d'Ecosse, ch.-l. du comté de ce nom, sur le Tay; 32.000 h. Fabrication d'étoffes. — Le comté a 135.000 h. Industrie variée.
Pertharite, roi des Lombards en 601 et 671, m. en 686. Chassé de son trône par Grimoald, duc de Bénévent, entre 662 et 671.
Pertharite, tragédie de Corneille (1652), qui pèche par l'invraisemblance, et qui fut le premier échec du poète. Les principaux personnages sont : Pertharite, sa femme Roselinde, et Grimoald, usurpateur magnanime, qui rend a Pertharite sa femme et partage avec lui son royaume.
PertbeS, famille de libraires allemands, dont l'établissement fondé à Gotha par Justus Perthes (1749-1785) a attaché son nom à l'atlas Sîieler, à Valmanach de Gotha, à la revue Mitleilungen, etc.
Pertb-US [pèr-tuss] (col de), défilé des Pyrénées-Orientales, franchi par Annibal. et dominé par la forteresse de Bellcgarde, au S. de Perpignan.
pertinacité [pèrl n. f. (du lat. pertinax, opiniâtre). Entêtement. (Vx)
Pertinax [pèr-ti-naks] (Publius Helvius), empereur romain en 193, né à Villa Martis en 126, m. en 193, successeur de Commode, tué par les prétoriens, que ses sages réformes avaient mécontentés. C'était un général babile, qui s'était distingué dans la guerre contre les Parthes.
pertinemment
[ pèr-ti-na-man] adv. (de pertinent). Avec justesse, compétence, certitude :
parler pertinemment d'une a/faire.
pertinence [pèr-ti-
nan-se] n. f. Dr. Qualité de ce qui est pertinent :
d'une allégation.
pertinent [ptr-ti-nan],
Justement applicable à la chose : raison pertinente. Procéd- Moyens pertinents, faits et articles pertinents, moyens, laits qui ont trait au fond de la cause, qui doivent influer sur la décision.
pertransiit ou pertransivit benefaciendo, mots lat. signif. : // a passé en faisant le bien. Mots simples et touchants de saint Pierre dépeignant Jésus au centurion Corneille (Actes, X, 38), et qu'on applique aux hommes dont la vie a été consacrée au soulagement de leurs semblables.
Pertinax.
constater la pertinence 6 adj. (lat. pertinens).
PER
Pertre (Le), eomm. d'IUe-et-Vilainc, arr. et à 18 kil. de Vire ; 1.730 h. Mégalithes.
pertuau [per-lu-ô] n. m. Syn de perluau.
pertuiS [pèr-tu-i] n. m. (du lat. pertusus, percé). Trou, ouverture. (Vx.) Etranglement d'un n les pertuis delà Seine. Détroit: lepertuis Breton. Dans le Jura, passago d'un versant à l'autre.
PertuiS [pèr-tui], ch.-l. de c. (Vaucluse). arr. et à 35 kil. d'Apt; 4.960 h. (Pertuisiens). Ch. de f. P.- L.-M. Truffes. — Le cant. a 14 connu, et 11.610 b.
pertuisage [pèr-tu-i-za-je] n. m. Féoé. Droil que l'on payait autrefois au seigneur pour mettre un tonneau en perce et en vendre le vin.
pertuisane \per-tu~i-za-ne] u. f. (ital. parle-
Pertuisane.
giana). Hallebarde, en usage du xv» au xvnie siècle, et dont le fer, à la base, est muni de deux oreillons se terminant en pointes aigués.
pertuisanier [pèr-tu-i-za-ni-é] n. m. Soldat armé d'une pertuisane.
pertuiser [pér-tu-i-zé] v. a. Percer. (Vx.) perturbateur, trice [pér] n. et adj. Qui cause du trouble : des perturbateurs de l'ordre ; esprit perturbateur.
perturbation Oèr, si-on] n. f. (de perturber). Trouble, désordre, notamment dans le corps de l'homme : les perturbations du cœur ; dans son esprit: les perturbations de ta raison ; dans un Etat: les perturbations sociales, financières; dans la marche des astres, du temps, etc. : les perturbations atmosphériques.
— Encycl. Astr. Pour avoir les lois exactes des mouvements des planètes, il faut, en outre de l'action du soleil, tenir compte des actions sans cesse variables que les planètes exercent entre elles. Le problème est très complexe: en ne tenant compte que de l'action du soleil seul, on obtient une première approximation (celle de Kepler), mais les petites forces provenant des autres planètes, forces perturbatrices, écartent à la longue la planète de son ellipse ; cet effet constitue l'ensemble des perturbations. Les perturbations planétaires ont pour effet de modifier les différents éléments de l'ellipse, et ces modifications sont appelées inégalités.
perturber \pèr-twr-bê] v. a. (lat. perturbare). Troubler : perturber l'ordre public. (Peu us.)
pertUS, 6 [pèr-tu, u-ze] adj. (lat. pertusus). Bot. Percé de larges trous irréguliers : jeuille pertuse.
PertZ (Georges-Henri), historien allemand, né à Hanovre, m. à Munich (1795-1876); il dirigea la publication des Monumenta Germanise historica.
Pérug.n ou Pérousin, originaire ou habitant de Perouse : les Pérugins ou Pérousins. Adj. : territoire pérvgin ou pérousin.
Pérugin (Pietro Vannucci, dit le), peintre italien de l'école ombrienne, né àCastello-della-Pieve, près de Pérouse, m. à Castello-Fontignano (1446-1524), un des maîtres de Raphaël. Il a peint surtout des tableaux religieux, et ses œuvres offrent peu de variété; mais elles ont beaucoup de grâce et d'harmonie. U était, dit on, fort avare, et mourut de l'émotion causée par un vol dont il fut victime. Citons de lui : la Vierge avec saint Michel et les saints, le Mariage de la Vierge, le Martyr de saint Sébastien, etc.
péruginesque [ji-nês-
Ice] adj. Qui a le caractère
des œuvres du Pérugin : peinture péruginesque.
pérulô n. f. (du lat. perula, petit sac). Enveloppe écailleuse, qui protège les bourgeons foliaires des arbres et arbustes. Sac floral de certains orchis.
pérulé; e adj. Bot. Qui est muni d'une pérule.
Péruvien, enne [vi-iri, è-ne], originaire ou habitant du Pérou : les Péruviens. Adjectiv. : les mines péruviennes.
péruvienne [vi-è-ne] n. f. Etoffe sans envers, tissée avec des fils diversement colorés, qui ne reproduisent pas le même dessin sur les deux faces.
Péruwelz, v. de Belgique (Hainaut, arr. de Tournai); 7.800 h. Bonneteries, lainages, tanneries, carrières.
PeruZZi (Balthazar), peintre, architecte et ingénieur italien, néà Sienne, m.
à Rome (1481-1537). Il construisit la Villa Farnésine et de nombreux palais.
pervenche [pèr-van-che] n. f. (lat. perntnca). Genre d'apocynacé.es, comprenant des herbes des régions chaudes et tempérées, dont plusieurs habitent l'Europe.
— Encycl. La grande pervenche, ou violette des sorciers, habite la France ; elle a des fleurs d'un bleu clair. La petite pervenche, à fleurs bleu toncé, a donné naissance à de nombreuses variétés à fleurs sim- Pervenche, pies ou doubles, de couleur blanche, violacée ou pourpre.
Pervenchères [van], ch.-l. de c. (Orne), arr. et à 25 kil. de Mortagnc ; 660 h. — Le cant. a 14 comm. et 6.280 h.
pervers, e [pèr-vèr, ir-se] adj. (du lat. perversus, renversé, tordu). Méchant, dépravé, corrompu, vicieux : des goûts pervers. Qui marque la perversité: conseils pervers N. Qui a de la perversité : les pervers sont souvent des malades.
perversement [per-vïr-se-mœn] adv. D'une
manière perverse. (Peu us.)
perversion [pèr-vrr] n. f. (lat. perversio). Changement de bien en mal : la perversion des mœurs. Méd. Corruption, altération d'une fonction normale : les perversions du goût.
PER
perversité [pèr-vèr] n. f. Corruption, dépravation : la perversité des criminels. Action perverse : punir des perversités.
pervertir [pér-t>èr-tir] v. a. (lat. pervertere). Faire changer de bien en mal : les mauvaises lectures pervertissent la jeunesse. Dénaturer : pervertir un texte. Se pervertir v. pr. Se corrompre.
pervertissable [pèr-vér-ti-su-ble] adj. Qui peut cire perverti. (Peu us.)
pervertis -ement [pkr-vir-ti-ie-mani n. m.
Action de pervertir. Son résultat,
pervertisseur, euse [pe/-t>èr-.î-«e«r, eu-ze] adj. et n. Qui pervertit : romans pervertisseurs.
Pervyse,
comm. de Belgique ( Flandre-Occidentale, arr. de Fumes); 1.370 h.
Perwez,
v. d ■ Belgicju e (Brabant, arr. de Nivelles), sur la Grande Gette; 2. «30 h. Tanne ries, fabriques de savon, p éry phe
n. m. Zool. Sousgenre de bembid i on s, répandus s rtout dans l'hémisphère boréal.
pesade[;a-de] Pe8ade.
n. f (de l'ital. po-
sata, action de se poser). Mouvement du cheval qui
se lève sur ses pieds de derrière.
pesage [za-je] n. m. Action de peser: te pesage de l'or. Endroit où l'on pèse les jockeys, avant et après chaque course. Enceinte privilégiée autour de cet endroit : entrer au pesa;]'.
— Encycl. Droits de pesage. V. poids et mesures. pesamment [za-man] adv. Lourdement : âne
pesamment chargé. D'une manière lente et embarrassée : marcher, parler, écrire pesamment.
pesant [zan], e adj. Qui est soumis à la force de la pesanteur : tous les corps sont pesants. Très lourd : pesant fardeau. Lent, pénible: marche pesante. Fig. Embarrassé, sans aisance : syle pesant. Dur. tyrannique : joug pesant. Avoir ta main pesante, se servir de sa main avec lourdeur; être robuste; donner de grands coups. N. m. Poids. Fig. Valoir son pesant d'or, être parfait. Adverbialem. En poids : dix kilogrammes pesant. Ant. Léger.
pesanteur [ia)î]n.f.(depesanO. Physiq. Force qui semble attirer tous les corps vers le centre de la terre. Etat de ce qui est lourd : pesanteur d'un fardeau. Lenteur embarrassée dans les mouvements : la pesanteur de la marche. Malaise : pesanteur d'estomac. Fig. Manque de pénétration, de vivacité: pesanteur d'esprit, de style.
— Encycl. Quand un corps tombe dans le vide, la force constante de pesanteur lui communique un mouvement uniformément accéléré; l'accélération du mouvement est la vitesse du corps au bout d'une seconde de chute; cette accélération se représente par g. Dans l'air, la loi est plus ou moins modifiée suivant la forme et le poids spécifique du corps. La masse terrestre exerce sur tous les corps qui sont à sa surface une attraction qui n'est qu'un cas particulier de la loi de gravitation universelle : deux corps quelconques exercent l'un sur l'autre une attraction dont l'intensité est proportionnelle aux masses des corps considérés et en raison inverse du carré de leur distance. Cette attraction de la masse terrestre est la cause de la chute des corps. La détermination de g se fait à l'aide du pendule.
De la formule*
pendule),
on déduit : g =
il suffit donc de mesurer / et de déterminer ( en un lieu pour avoir en ce lieu l'accélération de la pesanteur. La variation de g, lorsqu'on se déplace à la surface de la terre, est due à l'aplatissement terrestre et à la force centrifuge résultant de la rotation de la terre ; l'accélération de la pesanteur varie avec la latitude : elle est plus grande au pôle (983 cm) qu'à l'équateur (978 cm); elle varie aussi avec l'altitude; sous la latitude de Paris, l'accélération de la pesanteur est égale à 981 cm.
Pesaro, v. d'Italie, sur l'Adriatique; ch.-l. de la prov. de Pesaro e Urbino; 21.200 h. Patrie d'Innocent XI et de Rossini. — La prov. a 239.000 h.
Pescadores ou (les des Pêcheurs, archipel à l'O. de Formose, occupé par les Français en 1885; ch.-l. Makbung, où mourut l'amiral Courbet. Au Japon depuis 1895.
PeseenniUS Niger [pé-sé-ni-uss], général romain, qui, à la tête des légions de Syrie, disputa l'empire à Septime Sévère, mais fut vaincu à Nicée et massacré par ses soldats (m. en 195).
Peschiera [pès-Ai}, v. forte d'Italie, un des quatre angles du fameux quadrilatère lombard, prov. de Vérone, sur le Mincio et le lac de Garde ; 2.960 11. Prise par les Français en 17(16 et en 1801.
PeSCia, comm. d Italie (prov. de Lucques); 17. uni) h. Industries du verre, du papier.
Pescina, comm. d'Italie (prov. d'Aquila), près du lac Fucin ; 7.000 h.
pèse-acide n. m. Aréomètre qui indique la densité d'une liqueur acide.
pèse-alcool [pèzeal-kol] n. m.
Syn. de AL- COOMÈTRE.
pèsebebe n. m.
Balance dont un des plateaux est Pèse-bébé, disposé en forme de nacelle pour recevoir les jeunes enfants.
pesée [zé] n. f. Action ac peser. Ce qu'on a pesé en une fois : une pesée de quinine. Effort fait avec un [évier : forcer un coffre d'une seule
pesée.
pèse-esprit n. m. Aréomètre destiné à étudier les densités des liquides spiritueux. PI. des pèseesprits.
pèse-gOUtteS n. m. Syn. de COMPTE-GOUTTES.
pèse-lait n. m. invar. Aréomètre à l'aide duquel on reconnaît la qualité du lait. V. i.actometre.
pèse-lettre n. m. Petit appa- P«.ekiir«. reil pour déterminer le poids d'une lettre. PI. des pèse-lettres.
pèse-liqueur n. m. Syn. de alcoomètre. PI. des pèse-liqueurs.
pèse-moût n. m. invar. Syn. de oi.ucomètre,
ŒNOMÈTRE.
pèse-nitre n. m. Phyt. Instrument pour déterminer la densité des eaux de lavage qui contiennent du salpêtre en dissolution.
peser [zé] v. a. (lat. pensare. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette : il pèsera.) Déterminer, par comparaison avec l'unité de poids , le poids particulier d'une chose : peser un pain, un paquet, Fig. Examiner, juger attentivement : pe*er mûrement les choses. Calculer d'avance et minutieusement la portée de : peser ses paroles. V. n. Avoir un certain poids : le platine pèse plus lourd que l'or. Etre lourd : un fardeau qui pèse. Fig. Causer de la peine ; être à la charge; paraître pénible : le temps pèse aux désœuvrés. Etre difficile à garder : un secret qui pèse. Peser sur, appuyer fortement sur : peser sur un levier. Fig. Exercer une pression morale sur : peser sur la décision de quelqu'un. Peser sur l'estomac, être difficile à digérer. Peser sur le cœur. causer du ressentiment ou du chagrin. Peser sur les épaules, être à charge, en parlant d'une obligation lourde et pénible. Peser sur la conscience, inspirer du remords. Peser des œufs de mouche dans des balances de toile d'araignée, démontrer des futilités par des raisonnements subtils. Tu sauras ce que pèse ma main, mon liras, je te châtierai, je me vengerai. Allis. litt. V. secret. Prov. : Au long aller, petit faix pèse ou petite charge pèse de loin, une petite dépense finit par grever un budget quand elle se répète souvent.
pèse-Sel n. m. Aréomètre destiné à étudier les densités des solutions salines. PI. des pése-sels-