PES
soutient soit que tout va au plus mal, soit que la somme des maux l'emporte sur celle des biens : le pessimisme de Schopenhuuer. Tendance à voir tout en mal. Ant. Optimisme.
— Encycl. Le pessimisme se présente avec un aspect religieux dans le bouedhisme, suivant lequel la douleur, fille du désir, est inséparable de l'existence; la douleur et l'existence peuvent cesser par le nirvana, qui s'obtient par la destruction du désir, l'absolu détachement de soi-même. Schopenhauer a repris les doctrines du bouddhisme et les a rattachées à la philosophie moderne de liant. Pour Schopenhauer et son disciple Hartmann, la douleur accompagne nécessairement l'existence. Il faut tendre à supprimer l' existence par la chasteté et l'aSCé- Tismc.
pessimiste [pt-si-mis-te) n. m. Partisan du pessimisme. Personne qui voit tout en mal. Adj. : esprit pessimiste. Ant. Optimiste.
Pessinonte, ville de l'ancienne Asie Mineure (Galatie , célèbre par son temple de Cybde, qui possédait une statue de la déesse tombée du ciel.
PeSSOnneaUX (Emile), professeur et humaniste français, né S Paris, m. à Clamart (1821-1SI03); auteur d'un Gradus ad Parnussum et d'un Dictionnaire grec-français.
pessonure \j>k~so] n. f. Ratissure de peaux blanches qui servent à taire de la colle.
Pest. Géogr. V. Budapest.
PeStalOZZi [lod-zi] (Jean-Henri), pédagogue suisse, né à Zurich, m. à Brugg (1746-1827). Il s est acquis une réputation universelle par ses travaux pour améliorer l'éducation et l'instruction des enfants pauvres.
On lui doit, entre autres ouvrages : les Soirées d'un solitaire, et un roman, Gerlrude.
peste [pés-te] n. f. (du lat.
pestis, fléau). Maladie fébrile, endémique en Orient, souvent épidémique, contagieuse, qui produit des bubons et des anthrax. Syn. peste d'Orient,
PESTE BUBONIQUE, TYPHUS
d'Orient. Peste noire, épidémie de peste bubonique, qui désola l'Europe au xiv« siècle. Fig. Chose funeste, cause active du mal : les sauterelles sont la peste de l'Algérie.
Fam. Enfant méchant ou simplement malicieux, espiègle : petite peste. Par imprécation : peste de l'étourdi! Exclamation : peste!
que cela est beau! Comme la peste, extrêmement (en mauv.
part): hoir quelqu'un comme la peste, fuir quelqu'un comme la peste. Se prendre comme l" peste, avec une extrême facilité. Dire peste et rage de quelqu'un, en dire beaucoup de mal. Ai.lus. litt. V. animaux.
— Encycl. Hist. Le nom de peste désignait autrefois toutes les maladies épidémiques sans caractère défini.
Les plus célèbres de ces fléaux sont : la peste d'Athènes (429 av. J.-C); la peste à Rome (au n- siècle, au me, au vie); ]a peste noire (1346-, 1353) qui enleva 25 millions ' d'hommes en Europe et 23 millions en Asie; la peste de Milan (xvn<> siècle); la peste de Londres (1655); la peste de Marseille (17.0). Des lors le fléau se localise en Egypte, en Syrie et en Arabie, où il demeura à l'état à peu près endémique ; ensuite il alla graduellement en se resserrant et semble aujourd'hui n'avoir de foyer permanent qu'en Perse et dans l'Inde.
— Pathol. Peste bubonique. La découverte simultanée du microbe spécifique par le Français Yersin et le Japonais Kitesato a mis hors de doute la contagiosité de la p ste. Cette épidémie se propage par les puces, les moustiques, les mouches, et surtout les rats apportés par les navires.
Dans sa forme grave, lamaladi° s'annonce par une légère douleur aux aines, et débute par un frisson, des maux de tête, de l'enrouement; les traits expriment l'angoisse, puis surviennent les vertiges, la prostration, le délire, la soif ardente : le pouls est petit, lent, irrégulier. Au bout de deux jours, apparaissent souvent aux reins les bubons ou ganglions lymphatiques qui se gangrènent. Le corps se refroidit ; des hoquets, dos vomissements, des marbrures de la peau, etc., annoncent la terminaison fatale. D'autres fois, la mort résulte de complications: suppurations profondes, broncho-pneumonie, etc. Lorsque le malade doit guérir, les bubons se ramollissent et suppurent: la convalescence est fort longue. Le docteur Yersin a préparé par la méthode de Behring un sérum antipesteux.
— Art vétér. Peste bovine. Cette maladie contagieuse n'a paru en France qu'à la suite d'armées étrangères (1814, 1815, 1870). Elle est caractérisée par une fièvre violente, de l'inappétence, du coma, des tremblements, une coloration rouge brique des muqueuses, un jetage muco-purulent. etc. La loi prescrit : l'isolement, l'abatage des malades et des contaminés, destruction des cadavres, enfouissement du fumier, désinfection des locaux, etc
Peste porcine. On nomme ainsi communément la pneumo-entérite infectieuse du porc. V. pneumo-
ENTFRITE.
Peste à Rome (La), tableau de Delaunay (Luxembourg). — La Peste à Marseille, tableau de J.-F. de Troy (musée de Marseille).
pester [pès-té] v. n. (de peste). Manifester en paroles de la mauvaise humeur : pester contre un importun.
pesteux, euse [pès-teu, eu-2e]adj Qui engendre la peste ou qui appartient à la peste : bacille pesteux.
pestiféré [pès-ti] adj. (du lat. pestis, peste, et ferre, porter). Qui communique la peste: air pestiféré.
pestiféré, e [pès-ti] adj. et n. Attaqué de la peste : pays pestiféré , des pesti/éres. V. Jaffa.
Statue de Peslalozzi.
Pétale