LIB
tenir protection ou réparation contre les arrestations illégales, violations de domicile ou autri atteintes portées à la sûreté dont chaque citoyen doit jouir dans la société. Le principe en fut proclamé par la Constitution du 3 septembre 1791, et elle est aujourd'hui garantie par le Code pénal.
La loi ne reconnaît pas les vœux perpétuels de rester dans la profession religieuse.
Mise en liberté. La mise en liberté s'applique soit aux individus déclarés innocents, soit aux individus absous, soit enfin aux condamnés qui ont subi leur peine.
Elle intervient aussi au cas de non-interrogatoire dans les vingt-quatre heures, d'un inculpé arrêté.
Liberté provisoire. On nomme ainsi celle qui est accordée a un prévenu ou à un accusé par le juge d'instruction ou par la juridiction compétente, à charge par lui de se représenter, dès qu'il en est requis, à tous les actes de la procédure, et pour l'exécution du jugement à intervenir.
Il est permis au juge d'instruction, sur les conclusions du procureur de la République, d'accorder la liberté provisoire, même en matière criminelle.
En matière correctionnelle, la mise en liberté est de droit cinq jours après l'interrogatoire, lorsque l'inculpé est domicilié et que le maximum de la peine applicable à son cas est inférieure à deux ans d'emprisonnement. (Sont exceptés de cette disposition les prévenus déjà condamnés à un emprisonnement de plus d'une année.)
Quand elle n'est pas de droit, la liberté provisoire peut être subordonnée à l'obligation de fournir un cd.VLtionnemcnt(libertéprovisoire sous caution) ctelle peut être retirée, soit lorsque des circonstances graves rendent la détention nécessaire, soit lorsque l'inculpé, cité ou ajourné, ne comparait pas ; elle cesse obligatoirement lorsque l'inculpé est renvoyé devant la cour d'assises par un arrêt de la chambre des mises en accusation.
Liberté sur parole. La liberté sur parole est la liberté presque complète accordée par faveur à des officiers prisonniers de guerre, moyennant leur parole d'honneur donnée par écrit de ne pas quitter la place, la ville, le pays où ils se trouvent et de s'abstenir, dans la guerre actuelle, de toute action militaire contre la puissance qui les libère, ou ses alliés. Tout prisonnier libéré sur parole, et repris portant les armes, perd le droit au traitement des prisonniers de guerre.
— Polit. L'article 4 de la « Déclaration des droits de l'homme et du citoyen » a défini comme suit la conception moderne de la liberté politique: » La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit vas à autrui ; ainsi l'exercice des droits naturels de chacun n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces^ bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. >• L'article 5 ajoute : « La loi n'a le droit de défendre que les actiojis 7iuisibles à la société. Tout ce qui nest pas défendu par la loi ne peut être empêche, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas. »
La liberté politique s'oppose donc nettement à la licence de tout faire. Elle consiste essentiellement dans la soumission volontaire à la loi.
Les restrictions apportées à la liberté ne peuvent avoir pour cause que l'intérêt social. En principe, on admet la liberté de penser, de parler et d'écrire En fait, il n'est pas de parti qui ne demande l'interdiction de l'expression publique de certaines doctrines. La « raison d'Etat » s'oppose à l'exercice normal de la liberté politique.
Liberté de la presse, de réunion. V. presse, réunion.
Liberté (la) guidant le peuple le 28 j uillet 1 830. tableau de Delacroix (Louvre) ; une femme, belle de colère et d'ardeur, agite un drapeau au sommet d'une barricade ; poésie sombre et terrible.
Liberté éclairant le monde (la), statue colossale
La Liberté éclairant le monde, d'après ûarthnldi.
de 46 m. de hauteur, de Bartholdi, offerte par la France aux Etats-Unis et placée comme phare à l'entrée du port de New- York (1886).
Hberticide [bèr] adj. (dulat. libertas, liberté, et esedere, tuer). Destructif de la liberté : loi Hberticide. N. m. Crime de celui qui viole les libertés publiques.
libertin, e [bèr] adj. et n. (du lat. libertinus, affranchi). Autref., affranchi de la discipline de la foi religieuse : Gassendi fut un des plus fameux libertins du xvu« siècle- Auj., déréglé dans sa conduite : les désordres d'un libertin.
libertinage [bèr] n. m. (de libertin). Autref., indépendance d'esprit en matière de religion. Auj., dérèglement des mœurs.
libertiner [bér-ti-nf] v. n. Vivre dans le désorde des idées, le libertinage. (Peu us.)
libertinisme [bér-ti-nis-me] n. m. Etat d'esprit du libertin (au point de vue religieux).
libertiSte [bèr-tis-te] n. m. Partisan de la doctrine du libre arbitre.
liberty n. m. et adj. invar, (du nom de l'inventeur anglais Liberty). Etoffe de soie souple et légère pour tentures et ameublements : étoffe liberty.
liberum veto [bê-rom'-vij n. m. (lat. liberum, libre, et veto, je m'oppose). Droit de veto qui appartenait à chaque membre de la diète polonaise : le li-
Armes (le Libourne.
berum veto créait dans l'ancien royaume de Pologne un état de perpétuelle anarchie.
libidineux, euse [neû, eu-*e] adj. (du lat, li bido, inis, passion). Livré aux plaisirs de la chair. Lascif: vie libidineuse.
libidinosité [no-zi] n. f. Caractère de celui qui est libidineux.
Libitina. déesse de la volupté et de la mort, assimilée à Vénus ; elle présidait aux funérailles.
libitinaire [nè-re] n. m. (de Libitina). Antiq. rom. Entrepreneur de funérailles.
libOUret [rè] n. m. Ligne à pêcher le maquereau, armée de plusieurs hameçons.
Liboumais [ne], petit pays de la Gironde, dont Libourne occupe le centre, et qui produit des vins.
Libourne. cb.-l. d'arr. (Gironde/, au confluent de la Dordogne et de l'Isle. Ch. de f. Orl. , à 27 kil. de Bordeaux; 19.320 h.
(Libournuis). Vignobles, clouterie, conserves, chantiers de construction de navires. Portfluvial très actif. — L'arr. a 9 cant., 133 comm. ; 118.700 h. Le cant. a lOcomm., et 31.000 h.
libraire \brè-re] n. (lat. li-
brarius ; de liber, livre). Qui vend
des livres. Celui qui tient un cabinet de lecture.
Libraire-éditeur, celui qui édile et vend des ouvrages.
(PI. des libraires-éditeurs). Adj.: un marchand
libraire.
— Encycl. Ce fut en 1275 que parut la première ordonnance organisant le commerce de la librairie. Elle faisait dès lors partie de l'Université, dont la surveillance s'étendait à la fixation du prix, comme à la forme et au fond des ouvrages mis en vente. A partir de 1723, la librairie fut sous la dépendance absolue du lieutenant de police à Paris, ou de l'intendant dans les provinces. La Révolution proclama la liberté de la librairie ; mais un décret de 1811 rétablit la censure préalable ; les régimes suivants ne se montrèrent pas plus libéraux que Napoléon. Un décret de 1870 a rétabli le libre exercice de la profession de libraire. Depuis la loi de 1881, la librairie est absolument libre, quant à l'exercice de la profession et quant à la vente des ouvrages, s'ils ne sont pas périodiques. Toutefois, les libraires demeurent soumis aux dispositions répressives concernant la vente d'imprimés délictueux, notamment d'imprimés contraires aux bonnes mœurs.
Libraire et de l'amateur de livres (Manuel du), par J.-C. Brunet, ouvrage capital de bibliographie (1860-1865), auquel un supplément a été donné en 1878-1880.
librairie [brè-rt] n. f. Profession du libraire. Commerce des livres : Leipzig est un des centres de lu librairie européenne. Magasin où l'on vend des livres. Corps des libraires. Autref., bibliothèque.
Librairie française de 1840 à 1885 {Catalogue général de la), par Lorentz, continué par D. Jordell, jusqu'à la fin de 1899, précieux répertoire bibliograpliique.
libration [si-on] n. f. (dulat. librare, balancer). Balancement apparent de la lune autour de son axe.
libre adj. (lat. liber). Qui a le pouvoir d'agir ou de ne pas agir : l'homme est né libre. Qui n'est pas captif : le prisonnier désire être libre. Qui jouit de la liberté politique : état libre. Qui n'est point entravé, obstrué : commerce libre, voie libre. Qui dispose de son temps : n'être libre qu'à six heures du soir. Indépendant : être libre comme l'air. Exempt de tout ce qui gêne : maison où l'on est très libre. Affranchi des régies de la décence, de la morale : des mots un peu libres. Exempt de préoccupations : esprit libre. Union libre, association de deux personnes qui vivent entre elles comme si elles étaient mariées. Qui a de l'aisance, de la facilité : burin libre. Place libre, qui n'est pas occupée. Avoir ses entrées libres chez quelqu'un, pouvoir entrer à toute heure chez lui. Traduction libre, où le texte n'est pas exactement suivi. Vers libres, de différentes mesures. Papier libre, non timbré. Chansons, paroles libres, licencieuses. Avoir le champ libre, avoir la liberté de faire une chose. Avoir le ventre libre, n'être pas constipé. Mer libre, mer débarrassée de glaces. Entrée libre, faculté d'entrer sans payer. Libre de (avec un nom), affranchi, exempt de : libre de préjugés ; (avec un verbe), qui est maître de : vous êtes libre de refuser ou d'accepter. Impers. Libre à mus de..., il vous est permis de... Libre penseur, celui qui pense librement en matière de religion. Libre pensée, opinion du libre penseur. Ant. Captif, esclave, prisonnier. Prov. : Les goûts (les volontés, les opinions) sont libres, chacun est maître de penser, d'agir comme il le juge bon. Les chemins sont libres, vous pouvez vous en aller, on ne fera rien pour vous retenir.
libre-échange n. m. Doctrine économique qui rejette, comme dommageables aux consommateurs, la protection de l'industrie et du commerce national par des prohibitions et les droits de douane : l'Angleterre a tiré un grand profil du libre-échange.
— Encycl. V. protectionnisme.
libre-échangiste [jis-te] n. et adj. Partisan du libre-échange: Richard Cobden fut le chef des libre-échangistes ; politique libre-échangiste. PI. des libre-échang istes.
librement [man] adv. Sans contrainte : vivre librement. Avec familiarité, franchise : parler librement.
librettiste [brèt-tis-le] n. m. Auteur d'un libretto : Scribe fut un fécond librettiste. Brochure qui donne l'explication d'une pantomime, d'un ballet.
libretto [brét-to] n. m. (m. ital.). Livret, poème d'un opéra. PI. libretti ou librettos.
Libreville, ch.-l. de la colonie française du Gabon, sur l'estuaire du Gabon.
Libri Carrucci délia Sommaia (Guillaume, comte), mathématicien et bibliophile italien, naturalisé français, né à Florence, m. à Londres (1803- 1869) ; célèbre par les vols considérables qu'il fit de livres et de manuscrits rares, dans les bibliothèques publiques de France.
libriforme adj. Qui rappelle le liber.
liburne n. f. lat. tiburna Vntiq. rom. Navire de guerre et de transport léger et effilé dont les Romains avaient emprunté laforme aux navires des jurâtes liburniens.
Liburnie 'ni . partie de l'ancienne Illyrie, le long de l'Adriatique.
Liburnien, enne 'ni in. ■ ne habitant ou
originaire de la Liburnie : les Liburniens. Adjectiv. : navire liburnien.
Libye, nom donné par les Grecs à la partie de l'Afrique qu'ils connaissaient, (llab. Libyen.
Libye (hésert de), grand désert du nord-est de l'Afrique, prolongement du Sahara. Terribles solitudes. Les oasis de Kargeh, Dakhel, Farafrah, Siouah, Koufrab, etc., en rompent seules l'uniformité.
Libyen, enne [bi-in, è-ne], habitant ou originaire de la Libye : les Libyens. Adjectiv. : coutumes libyennes.
libyque adj. Qui appartient à la Libye ou aux Libyens.
lice n. f. Nom donné d'abord aux palissades de bois dont on entourait les places ou châteaux fortifiés, puis au terrain lui-même ainsi entouré, et qui servait aux joutes, aux tournois, enfin à tout champ clos préparé pour des exercices en plein air. (V. château.) Parext. Théâtre d'une lutte quelconque. Fig. Entrer en lice, entreprendre une lutte, une discussion. Pièce de bois assemblée horizontalement sur les sommets de poteaux formant une barrière. Garde-fou d'un pont de bois. Mur. V. lisse.
lice n. f. Femelle d'un chien de chasse.
lice n. f. (du lat. licium, filj. Nom donné à des pièces du métier à tisser qu'on manœuvre avec des pédales, et qui font ouvrir la chaîne pour qu'on puisse y introduire la trame. Haute lice, lice disposée dans un plan vertical Basse lice, lice disposée dans un plan horizontal. (L'Académie, dans sa dernière édition [1877], admet encore l'orthographe lisse; mais elle donne la préférence à la forme lice.)
— Encycl. Techn. On distingue le métier de haute lice et le métier de basse lice. Le premier se compose de deux ensouples horizontales placées dans le même plan vertical, l'une au-dessous de l'autre ; des fils verticaux formant double nappe les réunissent.
Après avoir dessiné sur ces fils le dessin qu'il doit reproduire, le haute-licier emploie un certain nombre de broches garnies de fils de laine ou de soie de couleurs diverses. Il fixe alors à l'extrémité gauche un fil de broche à un fil de chaîne, puis il passe la main à travers les fils de chaîne de devant, enroule le fil de broche autour du fil corespondant de la nappe postérieure et l'attire en avant. Il a ainsi formé une duite, qui, en se répétant avec les fils de colorations différentes, formera dans son ensemble la tapisserie. Une sorte de peigne lui sert à tenir les duites les unes sur les autres. Avec ce métier, l'artiste travaille à l'envers.
Le métier de basse-lice est horizontal et c'est au moyen d'une pédale que l'artiste fait monter ou descendre, selon les besoins, les fils de la nappe postérieure Le modèle est disposé à l'endroit et sous la chaîne et est toujours visible.
Le métier de haute lice a été perfectionné ; les ensouples peuvent basculer à volonté, de manière que l'artiste peut à tout instant vérifier l'exactitude de la tapisserie, ce qui lui était impossible autrefois.
licéité n. f. (du lat. licet, il est permis). En langage canonique, état de ce qui est licite, c'est-àdire conforme aux prescriptions imposées au prêtre pour procéder valablement à une cérémonie.
licence \san-se] n. f. (lat. licentia ; de licet. il est permis). Permission exceptionnelle: obtenir une licence pour importer des marchandises prohibées. Usage immodéré d'une liberté concédée : prendre des licences avec quelqu'un. Dérèglement, insubordination : la licence détruit la liberté. Dérogation tolérée dans certains cas aux règles de la grammaire ou de la poésie : encor pour encore est une licence poétique : Je l'aimais inconstant, qu'aurais-je fait fidèle ? est une licence grammaticale. Grade intermédiaire entre celui de bachelier et celui de docteur, et qui donne la faculté d'enseigner, de plaider, etc. : licence en droit, licence es lettres.
— Encycl. Instr. publ. 1» Licence es lettres. La licence es lettres, qui fut naguère le dernier des examens de culture générale, est aujourd'hui le premier des examens spéciaux. Elle ne se compose plus en effet d'épreuves communes en tout ou en partie à tous les candidats, mais correspond aux quatre séries d'études organisées dans les facultés des lettres : philosophie, histoire et géographie, langues et littératures classiques, langues et littératures étrangères vivantes. Des épreuves écrites, une seule évoque encore en quelque manière le souvenir de l'ancienne licence : la version latine, qui d'ailleurs diffère maintenant dans chaque série d'examens, exactement comme les explications de textes en langues étrangères demandées à l'examen oral. Quant aux autres épreuves écrites et aux épreuves orales auxquelles doivent satisfaire les candidats, elles portent tantôt sur la philosophie et son histoire, tantôt sur l'histoire et la géographie, tantôt sur les langues et littératures grecque, latine et française, tantôt enfin sur les langues et littératures étrangères vivantes, selon la série d'épreuves choisie par le candidat. Les épreuves d'érudition s'y mêlent aux épreuves d'ensemble.
2° Licence es sciences. Le diplôme de licence es sciences est conféré à tout étudiant titulaire de trois certificats d'études supérieures correspondant aux matières enseignées dans la faculté des sciences. Les licenciés es sciences qui aspirent aux fonctions de l'enseignement ou au grade de docteur es siences doivent justifier d'un diplôme résultant d'un groupe déterminé de certificats. Ainsi, le diplôme de licencié es sciences naturelles suppose acquis les certificats de zoologie ou physiologie générale, de botanique, de géologie.
3» Licence en droit. Le diplôme de licencié en droit s'obtient après trois années d'études et est conféré après trois examens à deux parties chacun sur les matières enseignées dans l'année. Le deuxième confère le grade de bachelier en droit-
Les différents examens de licence donnent lieu h la perception : 1» de droits d'inscription ; 2" de droits d'examen.
LIE
— Contrib. indir. Il ne faut pas confondre la licence, qui ne frappe que certaines classes de commerçants, avec la patente, contribution directe qui frappe toute profession imposable- La loi soumet, notamment, à la licence : les caba-
retlers, cafetiers, et toute personne vendant au détail des boissons soumises à l'impôt; ceux qui donnent à manger au jour, au mois où a l'année ; les marchands en gros de vins et boissons imposées (non, toutefois, de bières); les producteurs de vins, cidres, poires et hydromels, autres que les propriétaires récoltants ; les brasseurs, bouilleurs de profession ou assimilés et distillateurs; les fabricants de vins de raisins secs ; les entrepositaires d'huiles ; les dénaturateurs d'alcool ; les fabricants de cartes à jouer, de sucre indigène et de glucose, d'acide stéarique et de bougie, de vinaigres et d'acide acétique ; les marchands de vinaigre en gros et les préparateurs de parfumerie ou de conserves au vinaigre ; les salpêtriers (v. octroi); certains entrepreneurs de voitures publiques, etc.
La licence s'applique à l'établissement, non à l'individu. Elle est valablcpour l'année où elle a été délivrée.
Au droit de licence perçu pour le compte du Trésor sur les commerçants de boissons peut venir parfois s'ajouter un droit de licence municipale.
— Dr. intern. Licence de commerce. On nomme ainsi l'autorisation donnée par un Etat belligérant a de> particuliers de continuer leurs relations commerciales avec l'Etat adverse. Les licences peuvent être générales ou limitées a certains négoces, et s'arrêtent devant les blocus réguliers et la prohibition générale qui frappe la contrebande de guerre.
licencié, e [san] n. Qui a obtenu la licence : licencié es lettres, es sciences, en droit.
licenciement [san-si-man] n. m. Action de licencier.
licencier [san-si-é] v. a. (Seconj. comme prier.) Congédier, dissoudre des troupes, des lycéens, etc. ; licencier le personnel d'une usine.
licencieusement [ san-si-eu-ze-man ] adv. D'une manière licencieuse.
licencieux, euse [san-si-eû, eu-ze] adj. Déréglé, désordonné ; conduite licencieuse. Contraire à la décence : vers licencieux.
liceron ou liSSeron [lise] n. m. Broche plate de bois, soutenant les fils dans les métiers à tabriquer les rubans.
licet [set'] n. m. invar, (m. lat. signif. il est permis). Permission : demander, obtenir un licet.
licette [sè-te] n. f. Petite lice du métier à tisser.
liceUSe [seu-ze] n. f. Ouvrière qui fabrique les lices que l'on emploie dans les métiers à tisser.
lichade n. f. Pop. Action de licher.
Lichas [kass], personnage qui porta à Hercule, de la part de Déjanire, la fatale tunique du centaure Nessus. Le héros, s'en étant revêtu, devint tout à coup furieux, et, saisissant le pauvre Lichas par le pied, le fit tournoyer plusieurs fois, puis le lança dans la mer Egée, où il fut changé en rocher (Myth.).
licliaven^c/i(T-i'èH'jn.m.(m.breton;.Nomdonné par les anciens archéologues à des monuments mégalithiques formés de trois pierres dont deux verticales supportant une troisième horizontale.
liclie n. f. Lissoir Matière qui coupe le lit des ardoises.
liche ou lichia[Ai-a.
n. f. Genre de poissons acanthoptères, comprenant des seombres de l'Atlantique et de la Méditerranée : les licites sont des poissons comestibles. (On dit aussi leiche.)
lichen [kèn] n. m. (gr. leikhèn). Symbiose d'une algue et d'un champignon, qui vivent grâce à cette association sur les murs, les rochers, etc. : les rennes se nourrissent des lichens polaires. Maladie de la peau, caractérisée par des éruptions papuleuses, avec épaississement et plissement de l'épiderme.
— Encycl. Bot. Les lichens sont formés de deux parties : la partie végétative, qui s'appelle thalle, et les fructifications, auxquelles on donne le nom ù'apothécies. Le thalle est dit fruiieuleux quand il forme des sortes de tiges aplaties en rubans ; on le qualifie de foliacé quand il constitue des lames aplaties comme des feuilles ; on le dit crustaeé quand il forme des croûtes minces. Le lichen parait parfois plongé dans une masse gélatineuse, et il est dit alors gélatineux.
Pendant longtemps, on a considéré les lichens comme un groupe de cryptogames. Schvvendener, botaniste allemand, émit le premier l'hypothèse qu'un lichen est un être complexe, dans lequel vivent en association intime une algue et un champignon. Bonnier et Bornet sont arrivés à séparer les deux êtres et à reconstituer ensuite le lichen primitif.
Les lichens sont très répandus, dans la nature et c'est toujours pâteux que la végétation prend possession d'un endroit où nulle autre plante ne pourrait se développer. Le cétraire (f/s/anaeest comestible, ainsi que le lécanore comestible, la cladonie des rennes. La roccelle tinctoriale et la roccelle fucus, de6 rochers méditerranéens, fournissent l'orseille.
— Path. On divise les lichens en deux groupes : le lichen scrufuleux, qui se développe sur le tronc, le dos et le bas-ventre sous forme de papules plus ou moins volumineuses et se complique souvent d'eczéma et le lichen ruber. Ce dernier se subdivise en lichen acuminé et lichen plan. Le lichen acuminé présente des papules rouges, dures, limitées au début au tronc et aux plis des articulations, mais envahissant bientôt toute la surface du corps et pouvant entraîner la cachexie et la mort. Le lichen
plan s'observe sur la verge, la paume des mains et la plante des pieds. Les deux variétés de lichen ruber sont prurigineuses ;le traitement consiste dans l'application de préparations arsenicales et l'emploi de badigeonnages antiseptiques et analgésiques.
— Art vétér. Chez les animaux, le lichen est une éruption confluente de petits boutons secs et durs s'accompagnant de démangeaisons. On l'appelle vulgairement le roux-vieux. On le soigne par de la glycérine iodée et des potions arsenicales.
lichéné [ki-né], e ou lichénacé, e [ké] adj.
Qui se rapporte aux licheus ou ressemble au lichen.
lichéneUX, euse [kê-neù, eu-ze] adj. Qui ressemble à un lichen ; dermatose licheueuse.
lichénicole [ké] adj. Qui vit sur les lichens.
licllénification [ké, si-on] n. f. Méd. Epaississement de la peau, avec exagération de ses plis, consécutif au grattage.
lichénine [ké] n. t. Fécule de même nature que l'amidon, qui se rencontre dans plusieurs espèces de lichens et de mousses.
lichénique [ké-ni-ke] adj. Qui se rapporte aux lichens. Chim. Se dit d'un acide identique a l'acide fumarique, que l'on trouve dans certains lichens.
lichénographie [ké, fi] n. f. Description des lichens.
lichénoïde [ké-no-i-dé] adj. Qui ressemble à un lichen.
lichénologie [tt, jl] n.f. Traité, science des lichens.
lichénologue [ké-no-lo-ghe] n. m. Celui qui s'occupe de lichénologie.
licher [ché] v. a. Pop. Lécher. Boire, manger avec gourmandise : licher une bouteille. Se licher ta pomme, s'embrasser.
licherie [rt] n. f. Pop. Action de licher.
lichette [chè-te] n. f. Pop. Petit morceau.
licheur, euse [eu-ze] n. Qui aime à licher.
Lichtaert, comm. de Belgique (Anvers, arr.de Turnhout), près de la Petite Nethe ; 1.850 h.
Lichtenberger ( Frédéric-Auguste ), théologien protestant, né à Strasbourg, m. à Versailles (1832-1899). Il présida à l'organisation de la faculté de théologie protestante de Paris.
Liichtensteig, comm. de Suisse (cant. de Paint-Gall), au-dessus de la Thur; 1.390 h. Commerce de bétail.
Lichtcnstein, légende romantique, par Hauff (1821!). C'est un roman historique, où l'on trouve d'intéressants tableaux de la vie allemande au début de la Réforme.
LiChtervelde, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. de Roulers) ; 6.730 h. Filatures de lin, dentelles ; lainages.
Lichtwer [vir] (Magnus Gottfried), fabuliste allemand, né à Wurzen, m. à Halberstadt (1719- 1783). Imitateur de Gellert, il le surpasse par son originalité et son talent de conteur.
licier [si-é] n. m. Ouvrier qui monte les lices d'un métier à tisser. (On appelle haute-liciers les
artistes qui travaillent aux métiers de haute lice et basse-liciers ceux qui font les tapisseries de basse lice.)
licine ou licinus [nuss] n. m. Genre d'in-
LlCiniUS Stolon, tribun du peuple a Rome de 370 à 307 av. J.-C. Il présenta des lois ag destinées & mettre fin aux luttes des class.-s patri cienne et plébéienne. Mais il encourut une au pour y avoir contrevenu.
licitation r«i-on] n. f. (lat. Iteilatio ■ Dr. Vente par enchère faite à un soûl acquéreur, par les copropriétaires d'un bien c|iii ae pourrait être partagé sans dépréciation: vendre une maison par licitation.
— Encycl. La licitation n pour objet de diviser le prix d'un bien entre des propriétaire héritiers, eolégataires , codonataires , coacqué reurs, etc.), proportionnellement à la part ind que chacun d'eux a dans ce bien commun. On y a recours : 1» lorsqu'une chose indivise ne peut pas être partagée commodément et sans perte ; 2° lorsque, dans un partage amiable, il se trouve un bien qu'aucun des partageants ne puisse ou ne veuille prendre.
La licitation est volontaire ou judiciaire. Elle a lieu amiableinent si les copropriétaires sont tous présents, majeurs et maîtres de leurs droits, et, en outre, s'ils ont choisi un notaire pour y procéder. Elle a lieu judiciairement lorsque, parmi les copropriétaires, il se trouve des mineurs, des interdits ou des absents, ou lorsque les copropriétaires ne sont pas d'accord entre eux.
licitatoire adj. Qui a rapport à la licitation : contrat licitatoire.
licite adj. (lat. licilus; de licet, il est permis). Qui est permis par la loi : employer un moyen licite. Ant. Illicite.
licitement [man] adv. D'une manière licite.
liciter [(e'j v. a. Vendre par licitation : liciter un immeuble.
liCOl n. m. V. LICOU.
licorne n. f. (du lat. unicornis, qui n'a qu'une corne). Animal fabuleux, à corps de cheval, auquel les anciens supposaient une corne au milieu du front- Licorne de mer, le narval.
liCOU ou liCOl n. m. (de lier, et cou). Lien (corde ou courroie) qu'on met au cou des bêtes de somme, pour les attacher à l'écurie, les promener, etc. Licorne. Fam. Corde pour pendre quelqu'un.
— Encycl. Le licou peut être fabriqué avec diverses matières, mais l'essentiel est qu'il soit fait de façon à ne pas blesser la bête ou seulement à la gêner, puisqu'on ne le lui place qu'au repos. Quant a la forme, bien qu'elle soit nécessaire:'. ent peu va-
Lichen : A, u.néc ; B, cladonie ; C, umbilicaire ; D, parinélie ; E, rameline ; F, lichen de» renneî
sectes coléoptères carnassiers, comprenant une dizaine d'espèces de carabes noirs, qui vivent sous 1. , pierres, dans la région méditerranéenne.
Licinius Licinianus [nuss], né en Dacie,
empereur romain de 307 à 32V. Beau-frère de Constantin, qui le battit et le fit tuer.
Licou: 1. De jour-, 2. De chasse: 3. A la capucine ; i. A l'anglaise ; 5. Fermière ; 6. A sous-gorge ; 7. De passage ; 8. A 1» française.
riable. elle subit cependant des modifications qui sont plutôt affaire de goût que de nécessité.
licteur n. m. (lat. lictor). Officier qui marchait de v ant les principaux magistrats de l'ancienne Rome, portant une hache entourée de faisceaux : le dictateur était précédé de vingt-quatre licteurs.
Lidner
(Bengt), poète suédois, né à Gothembourg, m. à Stockholm (1757- 1793), disciple de J.-J. Rousseau , lyrique et élégiaque ; tra g êd i e s ; opéras ; odes).
LidO, groupe d'îles, près de Venise, qui abritent la rade du l.idu (port de Venise).
Lidvine (la bienheureuse) ou LidUVine, née à Schiedam (Hollande, en 13S0, m. en 1433. Ses inflrmitésla retinrent trente ans au lit. Huysmans a écrit sa vie (1901).
lie [It] n. f. (orig. eclt.). Partie épaisse qui s. dépose dans les liqueurs fermentées et en pari dans le vin. Fia. Rebut, ce qu'il y a de plus vil : la lie du peuple. Boire le calice jusqu'à l'rii- une humiliation, une douleur dan étendue. Adjectiv. Lie </•■ vin, qui est de la couleur de la lie du vin : des robe* lie de vin.
— ENCYCL. ŒimI. Les lies contiennent du tartre (bitartrate de potasse] mêlé de phospha stances azotées et de sels divers, i peu à peu dans les futailles, et il esl n soutirer les vins deux fuis au moins da une première l'ois au milieu ou à la tin do l'hiver, une autre en été, pour éviter qu'au contact de la lie ils contractent un mauvais goût (goût <I Des lies, recueillies après soutirage, on extn
Licteurs : 1. Hors de Rome; 2. Dans Rome.
Liebknecht.
LIE
égouttagc un vin qui ne peut servir qu'à la fabrication du vinaigre, puis du tartre; on utilise quelquefois les lies des vins vieux pour donner du parfum aux vins jeunes et verts.
lie \li] adj. f. (du lat. lœta, joyeuse). Chère lie, bonne chère avec gaieté. (Vx.)
Lie (Marius-So;//iMs), mathématicien norvégien, né à NordfjordeifT, m. à Christiania (1819-1899); auteur de travaux remarquables de calcul intégral.
lié, e adj. Attaché. Fig. Avoir les mains liées, n'être pas libre de ses actions. Partie liée, série de lusieurs parties engagées avec cette condition que e gagnant sera celui qui aura gagné 2 parties sur 3, 3 sur 4, etc., et au fig., affaire engagée. Loc. pi'ov. : Entrez, nus chiens sunt liés, se dit par plaisanterie à ceux qui hésitent à entrer, en feignant de croire qu'ils ont peur des chiens.
liebfraumilch (pr. ail. itb-
fra-ou-milh' [h asp.]i n. m. (m.
allem. signif. luit de Notre-Dame).
Vin blanc du Rhin, récollé aux environs de Worms ( Hesse- Rhénane).
liebig [lî-bigh] n. m. Extrait de viande employé on cuisine et servant à corser les potages et les sauces.
Liebig [H-bigh] (Juslus, baron de), chimiste allemand, né à Darmstadt, m. à Munich (1803- 1873), l'un des premiers qui appliquèrent l'analyse chimique aux phénomènes de la vie organique.
Liebknecht ( Guillaume -Chrétien -Martin -
Louis), publicisteet socialiste allemand néàGiessen, m. à Charlottenbourg (1826-1900). un des adversaires les plus déterminés de Bismarck.
Liechtenstein [pr.
ail. lih' [h dur] ten-chtairi] (principauté de), petit Etat de l'Allemagne, entre le Tyrol et la Suisse ; 159 kil. c. arr. ; 9.700 h.
Ch.-l. Vaduz ou Liechtenstein : 1.200 h. Elevage, filatures.
lied [lîd'] n. m. (mot allem.). Romance, sorte de ballade très cultivée en Allemagne (pi. des lieder) : Schube •! a écrit de délicieux lieder.
— ENCYCL.iîffeY. Le lied Armoiries de Liechtenstein.
allemand est strictement
une poésie destinée à être chantée, exprimant une série de strophes à mélodie identique, un sentiment unique. En fait, cependant, le lied n'est pas toujours composé en vue du chant, et le sentiment qu'il exprime est parfois complexe. Le plus ancien lied qui se soit conservé est le Bildeorandslied, fragment de la légende héroïque. Le Nibelungenlied est en réalité un poème épique, résultant de la fusion de lieder anciens. Au moyeu âge, on voit apparaître des lieder religieux (geistliche Lieder), des lieder à sujets patriotiques ou historiques , des lieder ayant l'amour pour thème, dont les auteurs sont innombrables. Plus tard, apparaissent les lieder populaires (Volkslieder), naïfs et ingénus.
— Mus. Le lied, mélodie vocale, est un genre essentiellement allemand. Beethoven, Schubert, Mendelssohn , Schumann s'y sont illustrés. Tantôt la mélodie se répète pour chaque strophe, tantôt elle accompagne sans interruption et sans répétition la poésie entière.
Liedekerke, comm. de Belgique ( Brabant, arr. de Bruxelles) ; 4.710 h. Dentelles.
liège n. m. (du lat. h:çis . léger). Tissu épais et léger, fourni par l'écorce de certains arbres et en particulier du chéne-liége.
— E.ncycl. Le liège proprement dit est produit par le chêne-liège (quercus suber), cultivé dans le midi de la France (Landes, Var, Pyrénées, Lot-et- Garonne), en Corse, en Algérie, en Italie, en Es-
Fagae et Portugal. On ne commence à exploiter arbre que vers sa quinzième année, mais le premier liège détaché est de qualité médiocre et il s'en
Récolte du liège.
reforme ensuite de nouvelles couches, qu'on enlève tous les sept ou huit ans. Dès qu'une assise de liège est détachée, il s'en reforme une autre et cela jusqu'à un âge très avance; de l'arbre (cent cinquante ans). C'est au printemps qu'on détache l'écorce en plaques dont on a déterminé la surface par des in - CLsnius faites à coups de hache. Outre l'usage qu'on en fait dans la fabrication des bouchons, le liège sert encore à faire des semelles hydrofuges, des flotteurs pour lignes et filets de pêche; réduit en menus fragments ut mêlé à l'huile de lin, il sert a la fabrication du linoléum. On en fabrique aussi des briquettes servant a la confection de cloisons hydrofuges légères, et sa poussière est utilisée pour emballer les fruits, les œufs, etc.
Armes de la ville de Liège.
Armes de la province de Liège.
Liège, v. de Belgique, capit. de la prov. de son nom, au confluent de la Meuse et de lOurthe; 172.000 h, (Liégeois). Evêché, université, écoles, observatoire.
Cathédrale Saint-Paul, béliers églises. Hôtel de ville, Palais de justice. Métal lurgies, armurerie; aux environs, mines de houille.
Patrie de Grétry. — La prov. a 878. 350 h.
Liégeois, OJJoi, oi-se\, habitant ou originaire de Liège :
les Liégeois. N. m. Dialecte qvron parle à Liège. Célèbre almanach publié à Liège. Adjectiv.
Relatif à Liège ou a ses habitants : coutumes liégeoises.
liéger [je] v. a. (Change é en é devant une syllabe muette :
je liège; excepté au fut. et au prés, du cond. : je liégerai, il liégerait. Prend un e muet après le g devant a et o : il liégea, nous liègeons.) Garnir de morceaux de liège un filet de pêche, une ligne.
liégeux,euse [jeu, eu-ze]
adj. De la nature du liège :
écorce liègeuse.
LieghitZ [lîgh-nits]. v. de Prusse (Silésie), près du Katzbach ; 60.000 h. Filatures. Victoire de Frédéric le Grand sur les Autrichiens en 1760.
liement :/t'-»iaiij n. m. Action de lier.
lien [li-in] n. m. (lat. lit/ami n). Tout ce qui sert à lier : un lien de paille. Chaînes d'un prisonnier. Pièce de bois oblique, reliant deux parties déjà assemblées. Bande de fer servant à consolider un objet. Petit morceau de plomb qui lie la verge de fer d'un vitrage, d'un panneau. Fig. Tout ce qui attache, unit : les liens du sang ; le lien conjugal. Contrainte, dépendance morale : le lien des passions. Prov : A méchant chien, court lien, il ne faut pas laisser trop de liberté aux méchants.
— Encycl. Agric. Les liens utilisés pour le liage des gerbes sont faits de paille (paille de seigle) ou des tiges flexibles de la clématite ou de l'osier. On fait aussi des liens avec des pousses jeunes de coudrier, chêne, châtaignier, bouleau, charme, etc., que l'on tord et que l'on trempe à l'eau pour les rendre moins cassantes ; ces sortes de liens de branchages portent le nom de hart.
liéîlite n. f. (du lat. lien, rate). Inflammation de la rate. (Vx.)
lienne [li-è-ne] n. f. Fil de la chaîne dans lequel la trame n'a pas passé.
lientérie [li-an-tê-rî] n. f. Diarrhée dans laquelle on rend les aliments à moitiés digérés.
lientérique [li-an] adj. Qui se rapporte à la lientérie : flux lientérique.
lier [li-é] v. a. (lat. ligare. — Se conj. comme prier.) Attacher avec un lien ; lier une gerbe. Joindre : le ciment lie fortement les pierres- Epaissir : lier une sauce. Fig. : lier amitié avec quelqu'un; lier conversation. Unir ensemble: l'intérêt nous lie. Contraindre moralement : conjuré que son serment lie. Lier ses idées, les enchaîner les unes aux autres. Lier les notes, les rendre par une seule émission de voix ou de souffle, par un seul coup d'archet. Lier les mains, réduire à l'inaction, à l'impuissance. Lier la langue, empêcher de parler. Lier le fer, faire tourner son épée autour de celle de l'adversaire, sans perdre le contact et en exerçant une pression pour amener un changement de ligne. Se lierv. pr. Former une liaison : se lier avec quelqu'un- S'obliger, s'astreindre : se lier par un serment.
Lierde-Sainte-Marie, comm. de Belgique
(Flandre-Orientale, arr. d'Audenarde); 2.330 h.
Lierde-Saint-Martin, comm. de Belgique
(Flandre-Orientale, arr. d'Audenarde); 1.470 h.
LiernaiS [né], ch.-l. de c. (Côte-d'Or), arr. et à 57 kil de Beaune ; 1.150 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 14 comm., et 6.750 h.
lieme [èr-ne] n. f. Pièce de bois servant à relier entre elles d'autres pièces. Planche noyée dans un mur en pisé, pour en lier les parties. Nervure de la voûte gothique, réunissant le sommet des tiercerons à la clef des arcs. Chacune des planches qui garnissent le fond d'un bateau.
lierner [ér-né] v. a. Garnir de liernes.
LiemeUX [ér-nei"i] comm. de Belgique (Liège, arr. de Verviers); 3.200 h. Manganèse, scieries.
lierre \li-e-re] n. m. (pour l'ierre; du lat. hedera). Genre d'oui belliféres araliacées : le lierre est le symbole de l'affeetionconstante. Lierre terrestre, espèce de gléchome.
— Encycl. Bot.
Les lierres (hedera), sont des plant es rampantes ou grimpantes, à feuilles alternes et persistantes , à petites fleurs blanchâtres, groupées en ombelles ou en panicules.
Le fruit est une baie globuleuse. On enconnaît60espèces, de toutes les parties du monde.
Le lierre commun, seule espèce d'Europe, croit le long des vieux murs, des arbres ; il s'accroche par des racines adventives et des crampons qui naissent des petites branches. On l'utilise dans les jardins pour couvrir des berceaux, faire des bordures, etc.
On a employé jadis les feuilles pour panser les ulcères et les cautères.
Le lierre a été pris comme symbole de l'amour constant avec la devise : Je meurs où je m'attache.
Bacchus est toujours représenté avec une couronne de lierre.
Lierre : û, fleur ; b, fruit.
LIE
Lierre, v. de Belgique (Anvers, arr. de Malines), au confluent des deux Nèthes; 24.840 h. Dentelles,
soieries; brasseries.
Liesse ou Notre -Dame -de- Liesse,
comm. de l'Aisne, arr. et à 10 kil. de Laon ; 1.350 h. Ch. de f. N. Lieu de pèlerinage.
liesse [li-è-se] n. f. (lat. Ixlitia). Joie: être en. liesse. (Vx.)
Liestal, v. de Suisse (cant. de Bâle-Campagne), ch.-l. de district, sur l'Ergolz; 5.430 h. Fabrique de draps; tricotage mécanique; fabriques de rubans et de produits chimiques; fonderies.
lieu n. m. Nom vulgaire d'une espèce de merlan des mers françaises, le merlangus pollachius.
lieu n. m. (lat. locus). Espace occupé par un corps : deux corps ne peuvent occuper en même temps le même lieu. Séjour, pays: Menton est un lieu charmant. Fi<j. Place, rang : chaque créancier vient en son lieu. Maison de famille, lignage : sortir de haut lieu. Passage d'un livre. Géom. Ligne dont t<>us les points satisfont aux conditions d'un problème, lieu jmblic, endroit où tout le monde est libre d'aller. Lieu sûr, endroit où l'on ne court aucun risque ; prison. Le saint lieu, l'église. Les saints heur, la Palestine. Bas lieu, terre, par opposition a séjour céleste ; basse extraction ; classe vile. Lieu d'asile, où l'on était autrefois à l'abri de certaines poursuites. (V. asile.) Mauvais lieu, maison de débauche. N'avoir ni feu ni lieu, être extrêmement pauvre, sans asile. En temps et lieu, au moment et à l'endroit qu'il convient. Avoir lieu, arriver, s'accomplir. Il y a lieu de, il est opportun de- Avoir lieu de, avoir des raisons pour. Tenir lieu de, remplacer. Donner lieu, fournir l'occasion. PI. Lèsdifférentes pièces d'une maison, d'un appartement. Lieux communs, en rhétorique, sources générales où puise un orateur; trivialités, idées rebattues- Lieux d'aisances, latrines. Etat des lieux, v. état. Loc. adv. En premier, en second lieu, etc. premièrement, secondement, etc. Loc. prép. Au lieu de, en place de. En lieu (ou au lieu) et place de, en remplacement, au nom de. Loc conj. Au lieu que, tandis que.
— Encycl. Dr. Lieu public. La dénomination de lieu public peut avoir des sens différents : 1° suivant qu'elle s'applique aux endroits placés, en tant quepublics, sous la surveillance de l'autorité; 2» suivant qu'elle sert à caractériser l'élément de publicité exigé pour l'existence de certains délits, tels quel'injure, la diffamation, l'outrage public à la pudeur.
Sous le premier rapport, les lieux publics sont ceux qui sont destinés à la réunion du public : foires, cérémonies publiques, spectacles, cafés, églises, etc. L'autorité municipale a la faculté de prendre à leur égard telles mesures qu'elle juge nécessaires, notamment en ce qui concerne les heures* de leur fermeture. Les agents de l'autorité n'ont le droit d'y pénétrer que pendant leur ouverture légale ou de fait ; quand ces lieux sont fermés à l'heure prescrite, ils ne peuvent (hors les cas déterminés par la loi) s'y introduire contre la volonté des propriétaires.
Sous le deuxième rapport, la jurisprudence a donné plus d'extension à la dénomination de « lieu public ». C'est aux tribunaux d'apprécier, dans différentes espèces, les circonstances constitutives de la publicité.
— Rhét. Lieux communs. On appelle ainsi les. sources où l'on peut puiser des développements, des arguments et des preuves applicables à tous les sujets. Ils ont pour objet la recherche de toutes les circonstances qui peuvent se lier â un sujet, soit qu'on le considère en lui-même, soit qu'on l'envisage par rapport à d'autres. De là la subdivision des lieux communs intrinsèques, qui comprennent la personne, la chose, le lieu, les moyens, les motifs, la manière, le temps (v. Quis, quid, ubi, etc.)r et des lieux communs extrinsèques, en général empruntés à l'autorité des témoignages et variant suivant les sujets.
Lieu (Le), comm. de Suisse (cant. de Vaud); dans la vallée de Joux, sur le flanc du Risoux , 1.200 h. Industrie laitière; commerce de bois ; pierres fines ; horlogerie. Ch. de f. de Vallorbe au Brassus.
lieudit [di] n. m. Lieu qui porte un nom particulier : un lieudit, des lieuxdits. (On écrit aussi lieu dit)
lieue [li-eû] n. f. (lat. leuca). Mesure itinéraire, ancienne, de valeur variable. Lieue kilométrique» lieue de 4 kilomètres. Lieue de terre ou lieue commune, lieue de 25 au degré, c'est-à-dire de 4 kil. 444. Lieue de pays, lieue conforme à celle qui est en usage dans le pays. (Dans le langage courant, cela signifie presque toujours plus de 4 kilomètres.) Lieue marine, lieue de 20 au degré, c'est-à-dire de 5 kil. 555. Fig. et fam. Grande distance : se tenir d une lieue* Grande longueur : un récit d'une lieue. Etre à cent» à mille lieues de, être très éloigné de, être distrait. Prov. : En tous pays il y a une lieue de mauvais chemin, on rencontre partout des difficultés, des obstacles.
lieur, euse [eu-ze] n.Qui lie des gerbes de blé, des bottes de foin, etc. (Dans ce dernier cas, on dit