V. CIRCONFÉRENCE, CERCLE
piacere (a) [pia-tchè-re], expression italienne, signifiant: « volonté.
piaculaire [lé-re] adj. (lat. piaeularis). Antiq. rot». Qui a rapport à une expiation: sacrifice piaculaire.
Pia dei Tolomei (la), femme italienne, immortalisée par Dante (Purgatoire, V. 133). Soupçonnant sa fidélité, son mari la fit enfermer dans un château des Maremmes, où elle mourut.
piaffe [pi-a-fe] n. f. Fam. Faste, ostentation. (Vx.)
piaffement i pi-a-fe-man] n. m. Action de piaffer. Son résultat-
piaffer \pi-a-fè) v.n. Faire de la piaffe. Frapper la terre des pieds de devant, en parlant du cheval. Fig. S'agiter : voyageur qui piaffe d'impatience, de colère. N. m. Mouvement du cheval qui piaffe.
piaffeur, euse [pi-a-feur, eu-ze] adj. Qui piaffe, qui aime à piaffer: cheval piaffeur.
Piaggia (Carlo), voyageur italien, né près de Lacques, m. à Karkody (Sennaar) [1827-1882], auteur de belles explorations dans la région des grands lacs africains.
piahiap n. m. Barque malaise légère, montée par quarante ou cinquante hommes , et servant à la piraterie.
piaillard [pi-a,
Il mil., ai'], 6 n.etadj. Fam.
Se dit de l'homme ou de l'animal qui piaille.
piailler
[a, Il mil., é] v. n. (de pie). Se dit des oiseaux qui poussent des cris aigus et répétés, et fam., des personnes qui les imitent : marmot qui piaille.
piaillerie [a, Il mil., e-rt] n. f. Criaillerie.
piailleur, euse [a. Il mil., eu-ze] n. et adj- Qui piaille, qui a l'habitude de piailler.
pian n. m. Maladie cutanée, qui affecte surtout les nègres des colonies et spécialement de l'Améririque centrale.
Piana (La), ch.-l. de c. (Corse), arr. et à 72 kil. d'Ajaccio, près du golfe du Porto; 1.290 h. Vins muscats. — Le cant. a 3 comm. et 3.310 h.
piane-piane adv. (de l'ital. piano, doucement). Fam. Tout doucement, très lentement.
pianino n. m. (dimin. de piano). Piano vertical de petite dimension.
pianissimo [ni-si] adv. Musiq. Très doucement, très lentement. (Se représente par P.P.) Substantiv. n. m. : morceau qui finit par un pianissimo.
pianista [nis-ta] n. m. Instrument à clavier, qu'on place sur un piano ordinaire, et à l'aide duquel on exécute mécaniquement des airs inscrits sur cartons spéciaux.
pianiste [nis-te] n. Qui touche du piano : Liszt fut un pianiste éminent.
— Encycl. Depuis près de deux siècles, c'est en foule que les virtuoses se sont fait connaître sur le clavecin et sur le piano. En France nous citerons : Couperin, Rameau, Daquin, Zimmermann, Alkan, Prudent, Herz, Saint-Saëns, Thomé, Planté, Puguo, Godard, Diémer, Massenet ; en Allemagne, Bach, Mozart, Dussek, Czerny, Cramer; en Autriche- Hongrie, Liszt, Heller, Thalberg, Rosenthal ; en Russie ou en Pologne, Chopin, Rubinstein, Paderewski;en Belgique, Arthur de Greef; en Angleterre, John Field ; en Italie, Clementi, etc.
piano et autref. forte-piano [té] ou piano-forte [te] n. m. (de l'ital. piano, doucement). Instrument de musique, à clavier et à cordes : le piano a remplacé le clavecin. Piano droit, celui dont les cordes et la table d'harmonie sont posées verticalement. Piano oblique, celui dont les cordes et la table d'harmonie sont placées obliquement.
Piano à queue , celui dans lequel les cordes s'étendent horizontalement, dans une boite qui forme une sorte de queue. PI. des pianos, des forte-pianos ou pianos-forte. Pop. Vendre son piano, être triste, désespéré.
— Encycl. L'invention du marteau, au commencement du xvin0 siècle, transforma, après beaucoup de perfectionnements, le clavecin en piano-forte, puis en piano. La caisse dupiano est
un coffre solidement charpenté. Le sommier est la partie massive et résistante sur laquelle sont fixées les chevilles qui servent à tendre les cordes et qui doit supporter l'effort considérable du tirage de ces cordes. Les cordes sont en laiton et en acier, et les plus grosses sont filées. Entre les cordes et le sommier est placée la table d'harmonie, dont l'office est de renforcer par sa résonance la vibration des cordes. Les touches sont de deux sortes : blanches pour les notes naturelles, noires pour les notes altérées, les premières en ivoire, les autres en ébene. L'étendue du clavier est de 6 octaves 1/2, 6 octaves 3/4, ou 7 octaves. Enfin, il y a deux sortes de pédales : la pédale forte, qui augmente la sonorité, et la petite, qui, au contraire, assourdit et obscurcit les sons. On appelle mécanique du piano le système qui met en notion les marteaux, les rattache aux touches, actionne les étouffoirs, etc. Il faut accorder souvent les pianos, et il est recommandé de les placer toujours dans une pièce où la température reste a peu près égale.
piano adv. (m. ital.). Uusiq. Doucement, en adoucissant les sons. (Se figure souvent par un /'.)
V. nuances. Fam. Sans bruit ou sans précipitation. Substantiv. n. m. invar. : il est essentiel d'observer les forte et les piano. Prov. V. cm va. pianotage n. m. Action de pianoter.
pianoter [té] v. n. Fam. S'amuser au piano. Toucher du piano sans habileté.
pianoteur, euse [eu-ze] n. Personne qui pianote.
pianotype n. m. Instrument de typographie imaginé pour servir à la composition mécanique, à l'aide d un clavier semblable à celui d'un piano.
piapian n. m. Un des noms vulgaires de la renoncule des }>rcs.
piariste [ris-le] n. m. (du lat. pius, pieux). Membre d'une congrégation fondée à Rome en 1007 pour l'instruction des enfants.
Piasecki (Paul), historien et prélat polonais, esprit distingué et tolérant, auteur d'une Chronique des faits singuliers de l'Europe (1578-1649).
piaste [as-tc] ou piast [asl') n. m. Descendant des anciennes dynasties de Polugne, par opposition aux étrangers.
piastre [as-tre] n. f. (espagn. piastra). Monnaie d'argent de divers pays, et de valeur très variable : la piastre est la monnaie de compte la plus usitée en Indo-Chine,
piat [pi-a] n. m. Petit de la pie.
Piatra, v. de Roumanie, sur la Bistritza ; 18.000 h. Papeterie.
Piauhy, Etat du Brésil, arrosé par la rivière homonyme, at'fl. de la Parnahyba ; 240.000 kil. carr. ; 334.300 h.; ch.-l. Therezina. Elevage.
piaulard [pi-ô-iar], e ou piauleur, euse
[pi-ô-leur, eu-ze] adj. Fam. Qui piaule. Subst. Personne qui piaule.
piaulement [pi-ù-le-man] n. m. Action ou manière de piauler.
piauler [pi-o-lé] v. n. Crier, en parlant des petits poulets, et fam-, de ceux qui crient comme eux.
piaulis [pi-ô-li] n. m. Cri des oiseaux qui piaulent.
Piave (la), (1. d'Italie (Vénétie), qui descend des Alpes Carniques, passe près de Feltre et se jette dans l'Adriatique ; cours 215 kil.
Piazza Armerina, v. de Sicile (prov. de Caltanisetta) ; 19.300 h. Vins.
piazzava n. f. Nom indigène de différents palmiers du Brésil, appartenant à la tribu des cocoïnées, et qui fournissent des fibres textiles dont on confectionne des brosses, des paillassons, des câbles, etc.
pible (à) loc. adv. Se dit d'un mât d'une seule pièce.
piboulade ou pivou-
lade n. f. Nom vulgaire de Yarmillaire de miel, champignon comestible de. la famille des agaricinées, qui pousse en touffes sur les souches ou au pied des arbres : la piboulade est assez commune dans le i Midi.
Pibrac, comm. de la Haute-Garonne , arr . et à 15 kil. de Toulouse; 770 h. Ch. de f. M. Pèlerinage au p.biac.
tombeau de sainte Germaine.
Pibrac [brak] (Guy du Faur, seigneur de), magistrat français, né à Toulouse, in. à Paris (1529-1586) ; auteur de Quatrains moraux d'une forme expressive et énergique. Il mérita par sa tolérance et l'élévation de son esprit d'être l'ami de L'Hospital.
pibrock [brok] n. m. Cornemuse écossaise ; les bergers !
écossais jouent du pibrock. Air pour cet instrument.
pic [pik] n. m. Instrument de fer courbé, pointu et à manche, pour casser des cailloux, creuser la terre, le roc, etc. Terme du jeu de piquet, lorsque le joueur fait
Pianos : t. Oblique ; 2. A queue.
soixante : je suis pic. Montagne élevée, isolée et pointue : le pic du Midi. Mai: Partie de la corne d'artimon en dehors de la brigantine. A pic, loc. adv. Perpendiculairement : vaisseau qui coule à pic Fam. A propos, à point nommé : 7iéritage qui tombe à pic.
piC[pi'A] n. m. (lat. picus .Genre d'oiseaux grimpeurs, répandus sur tout le globe, sauf en Australie.
— Encycl. Les pics proprement dits (picus) vivent sur les arbres, se cram'ponnant aux écorces avec leurs griffes et s'arc-boutant sur leur queue rigide. Ils possèdent un bec fort et conique, avec lequel ils frappent les écorces pour en faire sortir les larves xylophages dont ils se nourrissent. Ce sont des oiseaux utiles à l'agriculture Le nom de pic s'applique aussi a tous les oiseaux de la famille des piciaél. V. ce mot.)
PIC
Pic de La Mirandole (Jean), savant italien, ne au château de la Mirandole, prés de Modêne, m. à Florence (1463-1494). Il se distingua par une préi oeiti extraordinaire, en même temps (pie par la hardiesse de ses Muses en philosophie et en théologie. Kn i486, il proposa de. soutenir publiquement à Home 900 thèses de omni re scibili, ce qui Lui fut refusé- Protégé par Laurent de Médicis.il dut néanmoins se réfugier en France, devant les persécutions des théologiens Parmi ses œuvres, citons :
VApologia, VHeptaplus , en latin; et des sonnets en ita lien. Il fut empoisonne par
son secrétaire. Pic d. La Mir.ndoU.
yica, a la réputation de manger de tout).' Mèd. Perversion de l'appétit, qui consiste à préférer souvent aux aliments visuels des substances bizarres ou non comestibles (charbon, terre, plâtre, craie, etc.), et que l'on observe assez fréquemment chez les jeunes filles à l'époque de la puberté et chez les femmes en état de grossesse.
picadil n. m. Verre qui tombe des creusets pendant la fusion, et qui passe à travers la grille du foyer.
picadon n. m. Lieu d'une savonnerie où l'on brise les soudes.
picador n. m. (m. espagn.). Cavalier qui, dans
pica n. m. (du lai.
pie, parce que la pi
les courses de taureaux, combat l'animal avec lapique.
picage n. m. V. piquage.
picaillOIL [ka, II mil., on] n. m. Ancienne petite monnaie de cuivre du Piémont, qui valait un peu moins d'un centime. Pop. Argent : avoir des picaillons.
picaillonnage [ka, II mil., o-na-je] n. m. Pop. En Savoie, avarice sordide.
Picard [kar] (l'abbé Jean), savant astronome français, professeur au Collège de France, né à La Flèche, m. à Paris (1020-1682). Il exécuta une des premières mesures exactes de la Terre.
Picard (Louis-Benoit), poète comique français, né et m. à Paris (1709-1828;; auteur de comédies pleines de gaieté et de naturel, parmi lesquelles la Petite Ville est considérée comme son chef-d'œuvre.
. Picard. Ernest Picard.
Picard (Louis-Joseph-Ernesî), homme politique français, membre du gouvernement de la Défense nationale, né et m. à Paris (1821-1877). Il accompagna à Versailles Jules Favre, lorsque celui-ci dut aller négocier la capitulation de Paris.
Picard (AZ/red-Maurice), ingénieur et administrateur français, né à Strasbourg en 1844, commissaire général de l'Exposition universelle de J900, ministre de la marine en 1008.
Picard [kar], e, originaire ou habitant de Picardie : les Picards. Adjectiv. :
mœurs picardes. N. m. Dialecte particulier, parlé en Picardie.
picardan ou picadant
[dan] n. m. Cépage du bas Languedoc. Vin blanc liquoreux {muscat) qui en provient.
Picardie [dt], anc. prov.
de France, capit. Amiens, comprenant le Vermandois, l'Amiénois, le Valois, le Santerre, le Ponthieu, le Boulonnais et la Thiérache. Reprise par Philippe Auguste en 1185, elle fut réunie définitivement a la couronne en 1477. Elle a formé le
blé. lin, betteraves. (Hab. Picards.]
picards [kar] n. m. pi. Nom' donné, peut-être de celui de leur fondateur, à des hérétiques qui s'étaient 3g répand u s au xve siècle, en Pologne, en Allemagne, en Hollande, en Bohême et mêmeen Angle terre.
picarel[rè/]n.
m. Genre de poissons acanthoptères, propres aux mers chaudes et tempérées : le picarel cornu: un,
es de Picardie.
— uo —
appelé aussi jiaret, gerret, jaret, varlet, etc., se trouve dans /</ Méditerranée.
picaresque [rét-ke] adj. Se dit des œuvres où l'on décrit 1rs mœurs des picaros : le genre pu are que a fleuri en Espagne au xvn« siei le.
— Kncyci.. Le roman picaresque, l'un des genres les plus originaux et les plus florissants de la littérature espagnole, s'applique à décrire les mœurs et les coutumes des picaros, monde pittoresque et interlope, où se rencontrent mendiants, gueux de toute sorte, déclassés, pauvres hères, repris de justice, tout ce qui vit en marge de la société. La grande vogue des romanciers picaresques coïncide avec la première moitié du xvii< siècle; elle décrut vers le milieu du même siècle. Citons en ce genre : Lazarillo de l'ormes, de Ilurtado de Mendoza; Guzman de Alfarache, de Mateo Aleman; les Nouvelles, de. Cervantes ; Marcos île Obregon, de Vicinte Espènel; Buscon, de Quevcdo ; el DiablO cojuelo, de Vclcz de Guevaia. Ce genre éminemment espagnol exerça une influence curieuse à l'étranger; on peut en juger par les imitations de Le Sage.
picamiau [ni-à] n. m. Cépage rouge, cultivé dans l'Auxerrois.
picaro n. m. (m. espagn.). Intrigant, fripon, personnage habituel du roman espagnol. (V. picaresque.)
picassure [fta-su-rej n. f. Nom vulgaire du flet commun, poisson pleuronecte des côtes de France. Taches sur certaines faïences.
picaut \kô] n. m. Dindonneau, en Normandie.
Piccini (Nicolas), compositeur italien, né à Bari, m. h Passy (1728-1800).
Il fit de l'opéra un drame plein de puissance et d'émotion. Sa rivalité avec Gluck donnalieu à la fameuse querelle des gtuckistes et des piccinistes. Génie plus tendre que profond , Piccini possédait d'ailleurs un sens remarquable de la scène.
Citons de lui : Roland, Armide , lphigénie en Tauride, les Voyageurs, Athys, Didon, etc.
picciniste ou pic-
Cinniste [jiik-si-nis-te]
n. m. Partisan de Piccini, de son style musical, par opposition à g htckîste.
Picciola, roman estimé de Saintine (1836). C'est l'histoire touchante, mais un peu naïve, d'une fleur et d'un prisonnier.
piccolissimo n. m. Jeux. V. piccolo.
piCCOlo [pi-ko] n. m. (m. ital. signif. petit). Petit vin de certains pays : le piccolo de Beaugeucy. Coup spécial au boston, qui se joue un seul contre trois, et qui consiste à ne faire qu'une levée : piccolo en cœur, en trèfle.
PicCOlomini [pi-ko] (yEneas Sylvius), célèbre érudit italien, pape sous le nom de Pie II (v. ce nom) [1405-1464].
PicCOlomini (Alexandre), écrivain, astronome et prélat italien, d'une charité proverbiale, né et m. à Sienne (1508-1578).
PicCOlomini (Octave), duc d'Amalfi. général autrichien, né à Florence, m.
à Sienne (1599-1656). Il se distingua à Lutzen (1632), servit sous Wallenstein, dont il tit connaître à l'empereur les projets. Vainqueur des Suédois à Nordlingen (1634), il débloqua Thionville (1639), mais fut moins heureux contre Banner et Torstenson. C'est un des plus célèbres hommes de guerre qui aient commandé les Impériaux.
Picentins [san], en lat.
P i cent ini ou P ice n ses, peuple de l'Italie ancienne, sur la côte du golfe de Poestum , probablement originaire de Picennm.
Pieenum [sé-nom'],' région de l'anc. Italie (Samnium), sur l'Adriatique; auj. provinces i' Ancône, Maeerata et Ascoli.
Pichdadiens, nom des
rois de la première dynastie légendaire de la Perse.
PiChegm (Charles), général français, né aux Planches, près d Arbois, m. à Paris (1761-1804). Il se distingua aux Pays-Bas et s'empara avec ses hussards de la Hotte hollandaise enfermée par les glaces.
Puis il réprima à Paris l'insurrection du 12 germinal. Dévoré d'ambition, persuadé que la monarchie seule pouvait lui garantir sa situation, il conspira contre Bonaparte avec Georges Cadoudal. Arrêté, il mourut mystérieusement; on le trouva, un matin, dans la prison du Temple, étranglé avec sa cravate.
picheneite [nè-tc] n. f. Chiquenaude : recevoir une pichenette sur l'oreille.
pichet [chc] n. m. (b. lat. picarium). Petit broc à vin, à cidre, etc.
p.cholin [ko] n. m. Variété d'olivier.
picholine [ko] n. f. (prov. pichouliuo). Olive verte, préparée pour être mangée crue en hors-d'eeuvre.
Pichon (Stcphen- Jean -Marie), homme politique français, né à Arnay-le-Duc en 1857. Il fut ministre de France à Pékin (1900) et ministre des affaires étrangères (oct. 1906).
pichon, onne [o-ne] n. m. (forme francisée du provenç. pitchoun). Petit enfant.
Pichot [cho] (Amédée), littérateur français, né à Arles, m. à Paris (1795-1877). Il a traduit, non sans mérite, de nombreux ouvrages anglais : œuvres de Byron, Shakspeare, etc.
O. Pu culomini.
Piche
PIC
picidés [dé] n. m pi. Famille d'oiseaux grimpeurs renfermant les pics et genres voisn ehes; picoïdes, etc.). S. un pu
piciforme adj. (du lat. pix, ')>•■ i, poix, et dforme)- Qui ressemble à la poix.
pickles [pi-kle] n. f. pi. (m. angl.). Condiments végétaux, conservés au vinaigre avec des épices.
pickpocket [;i/7,i'0 A' V n. m. (m. angl.; de tu pick, enlever, et pocket, poi lie . Voleur à la tire.
Pickwick Club Les papiers posthumes du ro man de Charles Dickens (1837 1838 . satire à la fois sérieuse et plaisante de la vie anglaise. Pickwick est dans une certaine mesure le Joseph Prudh de la littérature anglaise.
piCOChe n. I'. Marteau â piquer le sel qui incruste les chaudières marines.
piCOÏde n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs de la famille des picidés. répandus dans l'hémisphère boféal. (Au lieu de quatre doigts comme chez les pics, les picoïdes n'en possèdent que trois, deux en avant, un en arrière.)
picois [Icoi] n. m. Sorte de pic en fer.
piCOlapte n. m. Genre d'oiseaux passereaux ti'nuirostres, de taille médiocre, de couleur roux ou marron, qui viveut dans les forêts tropicales de l'Amérique du Sud.
piCOle n. f. Pioche pour déchausser les vignes en terrain caillouteux.
picolet [le] n. m. Crampon en fer fixé sur le palastre d'une serrure, et qui maintient dans sa course la queue de pêne.
piCOline n. f. Chim. Composé volatil, découvert dans les produits de la distillation sèche des os, dans le goudron de houille, dans la distillation sèche de la tourbe, etc.
piCOn n. m. Laine de rebut, employée à la fabrication dès étoffes grossières.
piconnier ou piquonnier [ko-ni-é] n. m.
Celui qui acheté et revend les laines de rebut.
picorée [ré] n. f. 'espagn. ; lecorca . Maraude.
picorer i-e] v. n. Alleren maraude. Fï,'/. Faire des profits illicites. Chercher sa nourriture, son butin, en parlant des oiseaux : les poules picorent sur le fitm ier. V- a. Prendre de-ci, de-là : picorer une grappe de raisin.
piCOreur n. m. Maraudeur.
piCOt [ko] n. m. (de pic). Pi titc pointe restant sur le bois qui n'a pas été coupé net. Coin de bois employé pour le picotage des puits. Marteau pointu des carriers. Petite engrélure au bord d'un passement, d'une dentelle. Filet à prendreles poissons plats.
PiCOt (Georges-Marie Renée), magistrat. historien et pu bliciste français, né à Paris en 1838; auteur d'une Histoire des Etats généraux, de publications de documents historiques et d'ouvrages d'économie sociale.
picotage n. m. Action de picoter.
picotant [tan], 6 adj. Qui picote.
picote n. f. Nom vulgaire de la variole. Tissu de laine grossière, aux xvu« et xvni' siècles.
picote, e adj. Marqué d'un grand nombre de petits points : cuir picoté de trous.
picotement [man] n. m. Sensation de piqûre légère qui se fait sentir sur la peau.
picoter [té] v. a. (de piquer). Causer des picotements : la fumée picote les yeux. Marquer de points ; couvrir de piqûres : picoter une feuille de papier avec une épingle. Becqueter. Picoter du raisin, en cueillir quelques grains sans détacher la grappe. Fig. Taquiner. Teehn. Enfoncer des picots entre les lambourdes et le cadre du boisage des puits.
picote-
rie [ri] n. f.
Taquinerie, parole qui picote.
teur,euse
[ett-:e] n.
Personne
qui aime à
picoter. N. f.
Ouvrière qui
fait le picot
des de n t e 1-
les en point Picoteux.
d'Ale nçon .
picoteUX [teu] n. m. Sur la Manche, petite
barque de pêche, large, à deux mâts et un foc. picoteUX, euse [teu, eu-ze) n. Varioleux. picotin n. m. Mesure d'avoine pour un cheval
(à Paris. 2h',50). Petite corbeille de
cette capacité. Contenu de cette
mesure : manger un picotin.
picoture n. f. Marque de ce
qui est picoté : fruit couvert de pi-
cotures.
m. Appointe.
picpoule n. m. Cépage méridional, dont il existe trois variétés
(rouge, blanc et gris), que l'on cultive principalement dans le Languedoc et en Provence. Vin produit
par ce cépage. (On écrit aussi picpouille,pirpuepoule, piquepoul, etc.) Picpus, nom donné à quatre congrégations d'hommes ou de femmes : 1» les frères pénitents de Nazareth, dits de Picpus, qui appartenaient au tiers ordre régulier de .Saint- François d'Assise; 2» les religieuses pénitentes du tiers ordre de Picpus, qui dépendaient de la congrégation précédente. — Sur l'emplacement occupé rue de Picpus par les frères pénitents du tiers ordre, supprimés par la Révolution, s'établirent : 3° la congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie et adoration perpétuelle du T.-S. Sacrement, dite de Picpus. Règle de saint Benoît modifiée. Trois classes, lespères.lesfrèresde chœur, ReiiKieux de Picpus. les frères convers. Costume des prêtres séculiers en Europe; vêtements blancs dans les missions ; 4^ une congrégation de même nom que la précédente pour les femmes.
picou ou pigou chéol. Chandelier de fer
ïïj
PIC
Picquigny [ki], ch.-l. do cant. (Somme), arr. et à 13 kil. d'Amiens, sur la Somme; 1.200 h. Cil. de !'.
N. Louis XI et Edouard IV y eurent une enlrevue Célèbre qui rétablit définitivement la paix entre la France et l'Angleterre, à des conditions d'ailleurs un peu onéreuses pour la France (1475), mais qui détachaient l'Angleterre de l'alliance bourguignonne. — Le cant. a 22 comm-, et 17.800 h.
picquotiaiie [pi-ko-si] n. f. Nom vulgaire de la psuratie comestible.
picrsena [kré] n. m. Genre de simaroubées.
comprenant des arbres d> la Guyane, dont le bois
est doué des mêmes propriétés que celui du quassia
amara, et que l'on nomme dans le commerce quas-
de la Jamaïque.
picrate n. m. idu gr. pikros, amer). Sel de l'acide picrique : le picrate de potasse est un viotc}ti expias if.
picrelle lcri-le] n. f. Genre de rutacées quas- BÎées du Mexique.
picride n. f. Genre de composées ligulillores. comprenant des plantes herbacées, dont il existe de nombreuses espèces, qui croissent dans les régions circaméditcrranûcnncs.
picrie [kri] n. f. Genre de gesnéracées, comprenant des plantes herbacées à fleurs blanc pourpré, originaires de l'Asie orientale; douées de propriétés apéritives, fébrifuges et sudorifiques.
picrique adj. (du gr. pikros, amer). Chim. Se dit d'un acide obtenu par l'action de l'acide nitrique sur L'indigo, l'aloès, le benjoin, etc.
— Encyci.. On prépare l'aeide picrique, C'H5(OHy (AzOV, en ni liant les huiles lourdes de houille ou encore le phénol, ou bien en attaquant certaines matières organiques (soie, aloès, etc.) par l'acide nitrique. Il cristallise en lamelles jaunes fusibles à 122», 5; il est soluble dans l'eau, l'alcool, l'éther; il détone lorsqu'on élève brusquement sa température. Il est utilisé, dans l'industrie des couleurs, pour teindre la soie en jaune, et, en brasserie, comme succédané du houblon; les picrates sont employés comme explosifs; c'est un excellent réactif utilisé dans les laboratoires pour déceler les alcaloïdes. En médecine, la solution saturée à froid, appliquée sur les brûlures du premier degré, calme aussitôt la douleur.
pricrocliole kole] adj. (du gr. piltros, amer, et Uholê, bile). Qui a la bile noire. (Vx.)
Picrochole, personnage de Gargantua, type comique du conquérant à la façon de Pyrrhus. Rabelais s'est efforcé d'y ridiculiser la manie des querelles et des conquêtes.
Pietés, indigènes de l'anc. Ecosse, ainsi nommés parce qu'ils se tatouaient le corps. Ils furent refoulés par les Scots dans l'intérieur des montagnes de l'Ecosse.
Pictet fpik-tè] (Raoul), savant suisse, né à Genève en 1842. Il a résolu le problème de la liquéfaction de l'azote, de l'hydrogène et de l'oxygène.
pictique adj. Qui a rapport aux Pietés.
pictographie [ft] n. f. (du lat. pictus, peint, et du gr. graphe, description). Système primitif ♦l'écriture qui consiste à exprimer les idées au moyen de scènes figurées et symboliques.
piCtOU n. m. V. PIQUETOX.
PiCtOIieS ou PiCtaves, peuple de la Gaule Celtique, puis de l'Aquitaine II'. Ils habitaient le Poitou actuel.
pictural, e, aux adj. (du lat. pictura, peinture). Qui concerne la peinture : l'art pictural .
picul n. m. Unité de noids dans le Siam (62 kil., B0 .
pievert ou pivert [vèr] n.
seaux du genre pie, répandue dans toute l'Europe.
— Encycl. Le pievert est un joli oiseau à plumage d'un vert jaunâtre en dessus, vert clair en dessous, avec la tête grise et noire, le bec gris. Il fait une chasse acharnée aux insectes; c'est donc un oiseau très utile à l'agriculture.
Pidal e Carniado (Pedro
José dej, littérateur et homme politique espagnol, né à Villaviciosa, m. à Madrid 1799-1863) On lui doit d'importants ouvrages sur l'histoire de la Castille.
pidailge n. f. Gros maillet avec lequel on enfonce les bûches Pievert.
dans les mises d'un train à Botter.
pidgin - english ou pigeon- english
Und-jeun' -in'-glù -h] n. ni. (de pidgin, corruption de business, affaires, et english, anglais]. Nom donné à l'anglais corrompu que parlent les Chinois dans leurs rapports commerciaux avec les Européens.
pie [pi] n. f. (lat. pi- a. Genre d'oiseaux passereaux, de '.a famille d^s corvidés, à plumage blanc et noir, qui se rencontrent dans le inonde entier : la pie vit de petits animaux, de graines ri de fruits. Fam. Personne bavarde. Jaser comme une pie, comme une pie borgne, parler beaucoup. Iront'/.
Trouver la pie au nid, Caire quelque découverte merveilleuse.
Fromage à la vie, blanc, écrémé. Mai:
A là lie pie, sac en filet où les ouvriers travaillant au gréement placent leurs outils. Adj.
invar. Se dit du poil ou du plumage de deux couleurs, blancet noir, ou blanc et roux : cheval pie. PI. di
' aches pie.
istantiv. Cheval, jument pie »u pie.
ENCYCL. Les pies sont des
Pie.
: M. de Turenne sur iseaux de taille
ac peins animaux, uc graines, ue iruns, eues mènent dans les grands arbres, parfois au voisinage des habitations. Elles ont une inclination particulière pour les objets brillants, qu'elles dérobent et enfouissent
dans des cachettes. La pie commune (pica caudata abonde dans toute l'Europe. Les services qu'elle rond à l'agriculture sont pou do chose, en comparaison des larcins qu'elle commet.
On appelle pie de paradis ou astrapie un genre de passereaux dentirostres du groupe des paradisiers qui habitent la Nouvelle-Guinée. (V. les planches OISEAl X.)
Pie voleuse (la), mélodrame en trois actes et en prose, par Caigniez et d'Aubigny (1813). — C'est aussi le titre d'un opéra-comique de Rossini, en italien, la Gazza ladra (1817). V. gazza laura. Le sujet de ces pièces est l'aventure d'une servante de Palaiseau, condamnée a la potence pour un vol de couverts d'argent dont une pie seule était coupable.
pie [pi] adj. (lat. plus). I'ieux : faire œuvre pie.
Pie Ier (saint), pape de 158 environ a 107, né à Aquilée, mort probablement martyr; fête le 11 juillet; — Pu: II (.Kneas Sylvius PlCCOLOMINl), pape de 1458 à 14G4, né à Corvignano, m. à Ancône. Il fut un des premiers grands érudits de la Renaissance, et écrivit une histoire de son temps, des Mémoires sur le concile de Bâle, dont il avait été secrétaire, des Lettres précieuses. Comme pape, il ne réussit pas à faire mettre à exécution un projet de croisade contre
Pie u. Pie v.
les Turcs, mais il obtint de Louis XI l'abrogation de la Pragmatique sanction, et lui-même désavoua les doctrines du concile de Bâle en ce qu'elles avaient de contraire à l'autorité pontificale ; — Pie III [Vodeschini-Piccolomini], pape en 1503, né à Sienne. Il ne régna que 25 jours ; — Pie IV (Medici ou Medichino), pape de 1559 à 1565, né à Milan, m. à Rome. 11 restaura les ordres religieux de Malte et de Saint-Lazare, et fit de louables efforts pour réformer la cour pontificale;— Pie V[Ghisleri) (saint'. né à Bosco, m. à Rome, pape de 1566 à 1572. Il s'appliqua avec la plus grande vigueur à la réforme de l'Eglise, soutint les Ligueurs en France, réforma l'ordre de Citeaux et provoqua la réunion des flottes chrétiennes qui battirent les Turcs a Lépante ; fête
le 5 niai; — Pie VI (Braschi) né à Césène en 1717, m. à Valence (France), pape de 1775 à 1799. Il essaya de dessécher les marais Pontms, et organisa le musée du Vatican. En 1797, le Directoire lui imposa le traité de Tolentino. U fut arrêté, sur l'ordre du Directoire, par le général Berthier, et conduit en France, où il mourut; — Pie VII [Chiaramonti), né à Césène en 1742, pape de 1800 à 1823. Il signa le Concordat (1801), vint à Paris sacrer l'empereur Napoléon, fut ramené à Fontainebleau comme captif et ne retourna à Rome qu'en 1814. Après 1815, il intercéda auprès des cours d'Europe eu faveur du prisonnier de Sainte-Hélène; — Pie VIII {Casliglione), né a Cingoli en 1701, m. à Rome, pape de 1829 à 1830 ;
— Pie IX (Mastal-Feireti), né à Sinigaglia en 1792, m. à Rome, pape de 1840 à 1878. 11 refusa en 1848 de prendre la tète du mouvement unitaire italien, fut un moment chassé de Rome, et n'y rentra que sous la protection des Français. Il proclama les dogmes de î'Immaculée-Conception et de l'infaillibilité pontificale, édicta le Syllabus, mais vit se consommer, en 1870, pour le saint-siège, la ruine du pouvoir temporel ;
— Pie X [Sarto), né à Riese en 1835, élu pape en 1903. U a pris des mesures de rigueur contre les doctrines modernistes, et vu se consommer la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Vatican. Apres la séparation des Eglises et de l'Etat, en France (1905), il refusa aux catholiques le droit de former des associations cultuelles et il leur dicta une politique de résistance, malgré la perte des biens ecclésiastiques,
Ordre de I\e IX.
PIE
Pie IX {ordre de), ordre instituéen 1847 pour récompenser la vertu, le mérite et les services rendus au Saint-Siège. Trois classes. Ruban bleu foncé, à double liséré rouge.
Pie (Louis François -Désiré- Edouard), cardinal français, évê-
que de Poitiers, né à Ponlgouin, ni. à Angoulènie (1815-1880).
pié n. m. Orthographe de pied, permise en poésie.
piéça adv. (pour pièce à. il y a une pièce de temps). Dès longtemps. (Vx.)
piéçard [sar] n. m. Arg. de métier. Ouvrier qui travaille aux pièces.
pièce n. f. Chaque partie, chaque morceau d'un tout: les pièces d'une charpente. Portion, fragment : pièce de terre; les jtièces d'une horloge. Objet tonnant à lui seul un tout complet et destiné à être débité en morceaux : pièce de drap. Animal entier, destiné à la consommation : pièce de gibier. Fragment d'un objet brisé : mettre en pièces un rase, un livre. Fig. Mettre, tailler en pièces, infliger une défaite sanglante: tailler en pièces les ennemis. Fig. et fam. Personne : une bonne pièce; une mauvaise pièce. Petit morceau d'étoffe, de métal, etc., employé pour le raccommodage, la réparation : mettre une pièce à un corsage. Faitdepièces etde morceaux, composé de parties disparates. Objet considéré séparément : une pièce d'orfèvrerie. Chacune des parties d'un logement : appartement de six pièces. Chaque objet faisant partie d'une collection : combien la pilce? Pirce anatomique, partie d'un corps mort préparée pour l'étude. Blus. Nom donné aux figures de toute sorte qui meublent l'écu. Pièces honorables, celles qui ont été établies le plus anciennement par les hérauts d'armes et qui peuvent couvrir un tiers de la surface de l'écu. (V. la planche ui.ason.) Bouche à feu : des pièces de montagne. Pop. Seringue. Artilleur de la pièce humide, infirmier. Monnaie, médaille : une pièce de dix centimes, de vingt francs. Pourboire, gratification : donner la pièce. Être près de ses pièces, être avare. Courte composition en vers ou en prose : pièce de vers. Ouvrage dramatique, en vers ou en prose : pièce en cinq actes. Faire pièce à quelqu'un, lui jouer quelque tour. Au jeu d'échecs, tout ce qui n'est pas pion. Tonneau, barrique : pièce de vin, d'eau-de-vie. Pièce d'eau, petit étang dans un parc, un jardin, clc. Pièce de bois, morceau de bois propre à la charpente. Pièce de charpente, bois travaillé, prêt à être posé. Pièce de résistance, gros morceau de viande qu'on sert dans un repas. Pièce montée, pièce de pâtisserie qui se compose de partics assemblées. Document faisant partie d'un dossier : pièces justificatives, à l'appui (qu'on produit dans une contestation pour établir son droit). Pièce à ou de convù tion, tout ce qui a rapport à un crime et peut servir à la découverte de la vérité (armes, vêtements, etc.). Travailler à la pièce, aux pièces, à ses pièces, être payé en proportion de la besogne faite. Fig. Emporter la pièce, railler, médire d'une manière très mordante. Loc. adv. l'ont d'une jtièce, d'un seul morceau : l'obélisque de Louqsor est tout d'une pièce- Sans souplesse et sans grâce : marcher tout d'une pièce. Sans souplesse d'esprit : homme, caractère tout d'une pièce. Sans interruption : faite tu nuit tout d'une pièce. De toutes pièces, complètement : chevalier armé de .toutes pièces. Sans aide : créer un drame de toutes pièces. Accommoder, habiller Quelqu'un de toutes pièces, le maltraiter, dire de lui beaucoup de mal. Pièce à pièce, un objet après l'autre.
piécette [sè-te] n. f. Petite pièce de monnaie. Monnaie d'Espagne et du Mexique, valant à peu près 1 franc. Ornement de moulure consistant en petits disques aplatis et enfilés comme les perles d'un chapelet.
pied [pi-c] n. m. (lat. pes, pedis). Anat. Partie de l'extrémité de la jambe, qui sert à l'homme et aux animaux à se soutenir et à marcher. (Y. la planche homme.) Trace que laisse le pied : relever des pieds sur le sable. Pied plat, pied trop large et trop aplati, et fig., cuistre, personne vile. Pied bot, v. bot. Pied de mouton, pied de porc, de veau, patte détachée de l'animal pour être servie à table. Partie qui sert à soutenir les meubles et certains ustensiles : une table èi quatre ]tieds. Partie opposée au chevet : le pied du lit. Partie d'un objet qui est la plus près de terre : le pied d'un arbre, dune échelle, d'une montagne. Tout un arbre, toute une plante : dix pieds de salade. l'ente qu'on donne à des ouvrages, à des objets pour les rendre plus solides : donner plus de pied ù une échelle. Ancienne mesure de longueur, d'environ 33 centimètres. V. mesure. Fig. Souhaiter d'être à cent jtietls sous terre, avoir une honte extrême. Pied anglais, mesure qui se divise en 12 pouces, et qui vaut 0"">,3018. Typogr.Fa.ee inférieure de la lettre, opposée à l'œil. Pied ù coulisse, outil employé par nombre de métiers pour prendre l'épaisseur de différents objets.
Pied de nez, geste de mépris qui consiste à narguer quelqu'un en tenant la main grande ouverte, les doigts écartés et le pouce appuyé sur le bout du nez. Au petit pied, en raccourci: un Virgile un petit pied. Chaque syllabe d'un vers: vers <le douze pieds. Fig.
Pieds et poings lies, dans un état d'impuissance absolue A pieds joints, en tenant les pieds serrés l'un contre l'autre. Pied à pied, pas a pas, graduellement. A u pied de lu lettre, selon le sens littéral.
étroit des mots. Au pied de, à genoux devant; en adorateur devant. De la tête au pied, despieds d la tête, sur tout le corps. Coup de pied, coup donné avec le pied. Haut le pied! Vite en route. Loger à pied et et cheval, sedit d'un aubergiste qui reçoit les piétons et les cavaliers. Uetomber sur ses pieds, se tirer heureusement d'une occasion fâcheuse. Remettre quelqu'un sur pied, sur ses pieds, le relever quand il est tombé; le guérir dans une maladie; le rétablir dans ses affaires. Etre sur un bon pied, être dans une bonne situation. Prendre pied, commencer ù s'établir solidement. Perdre pied, ne plus toucher h- fond de l'eau avec les pieds; c" fig., ne plu savoir comment se
Pied à couU^e.
PIE
PIE
tirer d'affaire. Lever le pied, partir en emportant les fonds. Lâcher pied, reculer, s'enfuir, ci /"/ . céder Sur pied, leri SI 8éi fo r i ttr pied, te consumer d'ennui, de chagrin. Nie lavoir eut quel
pied dans,)-, quel parti prendre. Sur le pied de, l i m prix de, dans l'habitude <!<:; le parti pris de : le mettre sur le pied de tout critiquer. -I ' i'" un pied quelque part, v être admis. Mettre pied 11 terre, descendre de cheval, de voiture. Vieilli terre.'. Dans la cavalerie, sonnerie de trompette pour inviter les cavaliers, à descendre de cheval. Troupes i) pied, l'infanterie. Pied de pair, pied île guerre, étal d'une armée, suivant qu'elle est
I i terre [h ompetle).
prête ou non a faire campagne, Mettre sur pie : pour entrer en campagne. Sue /./.</. i
Pied : 1. Tibia; 2. l'erroné ; 3. Astragale ; 4.
Catcanéurn : 5. Ncaphnide ; 6, 7, 8. Cunéiformes ; 9. Cuboïde ; 10. Métatarsiens ; 11. Phalanges.
d, oravant la récolte. En pied, en titre! complètement installé. Portrait en pied, représentant la personne tout entière. Luc. adv. : Sur le pied de, a raison de. A pied, pi nt : voyager ii pied. A piedd'œuvre,
à proximité du bâtiment que l'on construit. De pied en restant immobile. Fig. En faisant bonne contenance. Allds. litt. : Le coup de pied de l'âne, allusion à la fable de La Fontaine : le Lion devenu vieux (III, 14j. La locution s'applique aux insultes que les faibles ou les lâches prodiguent à une puissance tombée.
Lai.scz-leur prendre un pied chez vous, Ils eu auront bientôt pris iiuatre.
vers de la fable de La Fontaine : la Lice et sa compagne (VU, 2). Ils s'appliquent à ceux qui abusent des bontés qu'on a pour eux.
— Encycl. Anat. Le pied est la partie inférieure du membre pelvien chez l'homme; il pose sur le sol et supporte le poids du corps. Relié aux deux os de la jambe par l'articulation du cou-de-pied , il comprend trois segments osseux bien distincts. En arrière, le tarse, formé de sept os courts solidement reliés entre eux. Les plus importants de ces os sont l'astragale et le calcanéum. En avant du tarse est une sorte de gril, formé de cinq tiges osseuses, le métatarse. A chacune des cinq tiges osseuses s'ajoute le squelette des orteils, représenté comme celui des doigts par trois phalanges. Le gros orteil n'a que deux phalanges.
Sur ce squelette s'appliquent les tendons des extenseurs et du muscle pédieux ; à la face inférieure sont les tendons des fléchisseurs.
La face inférieure du pied ou plante est creusée en forme de voûte et repose sur le sol par trois points d'appui.
— Pathol. Les lésions du pied sont fréquentes. On y rencontre : les cors, les œils-de-perdrix, l'ongle incarné, etc. Le pied est atteint encore de mal perforant (ulcérations dues à des troubles trophiques d'origine nerveuse), de tuberculose, de goutte, d'arthrite, etc. Il est le siège de diverses malformations : hallus valgus, camptodactylie, orteil en marteau, pied bot.
La difformité appelée pied plat consiste dans l'aplatissement général de la voûte plantaire et constitue une cause d'exemption pour le service militaire.
— Art vétér. Le pied, en zootechnie, ne comprend que l'extrémité du membre recouverte par les ongles ou le sabot; chez les carnassiers et les petits animaux, le mot pied est remplacé par le mot patte.
Le pied est un organe des plus importants chez l'animal de trait ou de transport. La surface inférieure ou sole est concave et ne repose sur le sol que par sa circonférence et par la fourchette, qui occupe le centre. iV. sabot.)
Le pied du cheval peut présenter un certain nombre de particularités : pied grand, pied petit, pied étroit à talons serrés ou encastellé. Le pied peut être à talons bas, à sole plate ou même bombée (pied comble). Dans le pied ijros, la corne est épaisse, tendre et humide ; dans le pied sec, la corne est sèche et fendillée. Le pied est cagneux si la pointe est tournée en dedans, panard, dans le cas contraire, pinçard, quand il n'appuie que sur la pince.
Le pied peut être le siège de diverses maladies : accidents provenant de la faute du maréchal (piqûre, cnclouurc, brûlure;; congestion (foulure suivie d'un croissant ou d'une fourmilière, etc.). V. la planche