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PILEUX

pilastre [las-frel n. m. (ital. pilastre*). Pilier rectangulaire ou carré, engagé dans le mur, ou placé derrière les colonnes. Nom des montants à jour placés de distance en distance dans les travées d'une grille, pour la renforcer et l'orner. Premier barreau du bas d'une rampe d'escalier.

Pilât, petit massif montagneux des Cévennes , entre Rhône et Loire, au-dessus de Saint-Etienne ; 1,434 m.

Pilate (mont), montagne près de Lueerne (Suisse); 2.123 h. Funiculaire.

Pilate (Ponce), gouverneur de la Judée pour les Romains, m., dit-on, à Vienne (Isère) l'an 30 ap. J.-C. Redoutant peut-être une sédition, il finit par livrer à ses juges religieux Jésus- Christ que, dans sa conscience, il ne reconnaissait coupable d'aucun crime. Pour faire comprendre aux Juils qu'il leur laissait la responsabilité de la mort de Jésus, il se fit apporter de l'eau, et, se lavant les mains, il s'écria : « Je suis innocent du sang de ce juste .. Puis il condamna Jésus à être crucifié. Une tradition rapporte qu'il fut plus tard rappelé à Rome, qu'il fut disgracié et qu'il alla mourir dans les Gaules. La locution : je m'en lave les mains s'emploie pour faire entendre qu'on décline la responsabilité d'une affaire.

Pilâtre de Rozier [zi-é] (Jean-François), physicien, aéronaute français, né à Metz, mort prés de Boulogne en voulant traverser la Manche en ballon (1786-1783). Le ballon ayant crevé, Pilâtre et le physicien Komain qui l'accompagnait tombèrent d'une hauteur" d'environ C00 mètres, et furent tués sur le coup.

pilau [16], pilaf ou pilaw n. m. (m. turc). En Orient, riz au gras avec poivre rouge et souvent viande rôtie. Dans le midi de la France, riz à peine crevé, servi tics épais, et mêlé de viandes ou de coquillages : pilau aux moules.

pilchard [char] n. m. Un des noms vulgaires de la sardine.

PilCOmayo (le), riv. de l'Amérique du Sud, qui traverse la Bolivie méridionale et les steppes du Chaco, puis se réunit au Paraguay (r. dr.)j 1.200 kil.

pile n. f. (lat. pila). Amas de choses placées les unes sur les autres : pile de bois. Massif de m içonnerie formant pilier : les jiiles d'un puni. Pilon ou grosse pierre servant à broyer. (Vx.) Volée de coups : donner une pile à quelqu'un. Pêche. Ligne déliée laite de lil de chanvre filé, que l'on attache au bout des lignes latérales partant de la maîtresse corde. Blas. Pièce honorable en forme de coin, dont la partie la plus large est tournée vers le chef (C'est la figure inverse du mantel.) Physiq. Appareil transformant en courant électrique l'énergie développée dans une réaction chimique : la pile de Voila. Terlin Appareil dans lequel on exécute le lavage et le défilage des chiffons.

— Encycl. Physiq. La première pile est due à Volta (1800); elle était composée d'une série de disques de cuivre et de zinc isolés les uns des autres par des rondelles de drap ou de carton trempées dans l'eau acidulée; un fil métallique, reliant le dernier disqu • de cur.re au dernier disque de zinc, était parcouru

Pilastte ; I Cannelé; 2. De balcon; 3- D'escalier.

par un courant. Pour remédier aux inconvénients de cette pile (ruis ellemenl de l'eau Acidulée, qui établit des i nions parasites), Cruikshank

con nuisit une pile à auge», qui n'est que la pile a colonne eom bi i dans une auge pleine d'eau acciduléc. l'e I82tï. A ' Becquerel reconnut que le défaut i différentes piles à un seul liquide résulte du dépôt de bulles gazeuses sur les langes polaire , dépôt 'pu développe un courant inverse du courant primaire. Pour remédier a cette action nuisible, dites polarisation des électrode». Il faut introduire dans l'appareil des corps auxiliaires (dépola-

tout en écartant les objets qui pourraient frapper la pile ; la partie d'amont - appelle avant-bec et celle d'aval arrière-bec. Dans les rivières où le terrain solide ne s" rencontre qu'à une grande profondeur,

on établit des piles en fonte ou en fer, auxquelles

Piles électriques ; 1. Au bichromate ou de Grenet ; 2. De

Buusen; 3. De Nohili : k. De Leclanché ; 5. Thermo-élec-

Uique Claiooud; 6. De Volta: 7. De Daniell.

visants) capables, en absorbant les gaz dégagés, de détruire leurs effets perturbateurs. Les physiciens réalisèrent donc de nombreuses piles à un électrolyte dépolarisant liquide (acide chroniique, bichromate de potasse ou de soude} et solide (peroxyde de plomb ou de manganèse). Poggendorff imagina, en 1842, la pile au bichromate de potasse, successivement perfectionnée par Grenet, Ducretet et Trouvé. Le type classique se construit aujourd'hui de la manière suivante; deux plaques de charbon de cornue, servant de pôle positif, sont disposées parallèlement sur un disque de caoutchouc durci. Le pôle négatif, constitué par du zinc amalgamé, est fixé à une tige à coulisse. Le tout plonge dans une solution de bichromate de potasse additionnée d'acide sulfurique et enfermée dans un ballon de verre empli à moitié. Dès l'immersion de la lame métallique, le courant se produit en vertu des réactions suivantes : un sulfate double de potassium et de chrome se forme, tandis qu'il y a dégagement d'oxygène, dont la combinaison avec l'hydrogène empêche la polarisation.

La plus pratique des piles à un seul dépolarisant solide, est Vêlement Leclanché (1808). Actuellement une tige de zinc plongeant dans une dissolution de chlorydrate d'ammoniaque forme le pôle négatif; une plaque de charbon de cornue, après laquelle on a aggloméré par pression du peroxyde de manganèse, sert de pôle positif.

Comme autre catégorie de piles hydro-électriques, on distingue les piles à deux éleetroh/tes, dont l'un est le dépolarisant. La pile Daniell, là première de ce genre qu'on vit paraître, date de 1836. Elle se compose d'un vase en grès contenant un bâton de zinc (pôle négatif) plongé dans du sulfate de zinc. A l'intérieur, un vase poreux renferme un cylindre de cuivre (pôle positif), sectionné suivant une de ses génératrices et entouré d'une solution saturée de sulfate de cuivre (dépolarisant). Callaud, Minotto, Kittler et Trouvé y apportèrent diverses modifications. La^iïe de Bunsen (18i2) rentre dans cette catégorie; elle possède une grande force électromotrice; elle comprend un vase extérieur de grès, rempli d'une solution au 1/10* d'acide sulfurique, dans laquelle plonge une feuille cylindrique de zinc amalgamé, et un récipient plus petit en porcelaine dégourdie. On place dans celui-ci de l'acide azotique ordinaire, puis on y met un morceau de charbon de cornue.

A la suite des recherches de Seebeek, Peltier et Melloni, divers physiciens imaginèrent des piles thermo-électriques. V. thermo-électricité.

Signalons encore les piles sèches (Desormes, Hachette, Zamboni, Palmieri), les piles à gaz (Ritter, Grove, Gaugain, Zeuger), et les piles secondaires ou accumulateurs.

Selon le cas, les piles se groupent en quantité ou en série. (V. accouplement.) Les usages des piles sont innombrables. On met à profit les effets Chimiques (v. ÉLECTROLYSE, GALVANOPLASTIE); les effets

calorifiques et lumineux (v. chaleur, galvanocautère, lampe, pince); les effets physiologiques (v. courant); enfin, c'est grâce à la pile qu'ont pu naître Vélectromagnétisme et Yélectrodynamique, ces branches de la science si importantes par leurs applications pratiques.

On appelle constantes d'une pile sa force électromotrice et sa résistance intérieure; elles se mesurent, ainsi que son intensité, au moyen de divers appareils ( électrométre, électrodynamomètre, galvanomètre, voltmètre). Quant au mécanisme de la production du courant dans les piles, et au siège de la force électromotrice, les théories émises sont encore tout à fait hypothétiques.

— Constr. Les piles sont les points d'appui d'un pont. Elles se composent d'un plan rectangulaire central, terminé en amont et en aval par un massif de maçonnerie faisant saillie de chaque côté et destiné à faciliter l'écoulement de l'eau sous le pont,

Piles de ponts : 1. Jumelle*, en foute ; 2. Eu maçonnerie.

on donne le nom de piles tubulaires. Ce sont des tambours creux, reliés deux a deux par des entretoi ses, et qu'on remplit de béton.

pile n. f. Côté d'une pièce de monnaie où sont frappées les armes du souverain, de la nation, ou la valeur de la pièce. Pile ou face, jeu de hasard dans lequel, après avoir jeté en l'air une pièce de monnaie, les joueurs essayent de deviner le côté qu'elle présentera une fois tombée.

pilée 'lé] n. f. Quantité de matières que peut tenir la pile ou cuve du cartonnier. Quantité d'étoffe que l'on pile à la fois au moulin à foulon. Quantité de pommes qui remplit l'auge du tour à cidre.

pilée [lé] ou pilea [lé\ a. f. Genre d'urticacées comprenant des herbes vivaces ou annuelles des pays tropicaux. (La pilea mut usa, cultivée parfois en serre, est appelée aussi herbe a feu d'artifice, à cause de la propriété que possèdent ses fleurs de projeter brusquement leur pollen au moment où elles s'épanouissent.)

piléiforme adj. (du lat. pileus, chapeau, et de forme, forme). Qui a la forme d'un cône large et surbaissé, ou celle d'un chapeau pointu et bas.

piléole n. m. (lat. pileolus, petit chapeau). Nom employé pour désigner le chapeau des champignons, quand celui-ci est petit et bas.

piléolé, e adj. Pourvu d'un piléole, d'un très petit chapeau.

piler [lé] v. a. (lat. pilare). Broyer avec le pilon : piler des amandes. Fam. Pédaler (sur un cycle) avec vigueur. Piler du poivre, se dit du cavalier que le trot du cheval secoue sur sa selle.

pilerie [rt] n. f. Atelier où l'on pile certaines matières.

Piles (Roger de), peintre, écrivain et diplomate français, né à Clamecy, m. à Paris (1635-1709); auteur d'un Abrégé de la vie des peintres.

pilet [le] n. m. Groupe de canards sauvages (du sous-genre dafila). caractérisés par une queue assez longue, qui leur a fait donner parfois le nom de canards-faisans : les rilcts s'apprivoisent assez facilement.

pilet [le] n. m. (de pile.) Chacune des colonnes en terre réfractaire qui soutiennent les tuiles des planchers dans l'enfournement en chapelle.

pilette [lé-te] u. f. Instrument pour carder la laine.

pileum lé-vm'] n. m. (m. lat.). Nom donné à la partie supérieure de la tête des oiseaux. pileur, euse [eu-ze] n. et adj. Qui pile. pileUS [lé-uss] n. m. (m. lat.) Antiq. rom. Petit bonnet de feutre. Chapeau des champignons.

pileux, euse [/eu, eu-ze] adj. (lat. pilosus). Composé de poils : revêtement pileux. Garni de poils : appendice pileux. Système pileux, ensemble des poils couvrant le corps d'un animal, les surfaces d'un végétal.

Pilgrim's Progress. V. Pèlerin (Voyage du). pilier [li-é] n. m. (de pih'). Massif de maçonnerie ou colonne (de bois ou de fer) servant de support isolé : les piliers d'un hangar. Poteau qui, dans les écuries, sépare les chevaux. Dans les anciennes montres, espèce de petites colonnes qui tiennent les platines éloignées l'une de l'autre. Anat. Replis des muqueuses ou tendons bordant certaines ouvertures : les amygdales sont situées entre les piliers postérieures du voile du palais. Fig. Soutien, défenseur : un pilier du romantisme. Personne qui fréquente beaucoup un endroit : pilier de cabaret.

— Encycl. Archit. Le pilier appartient surtout à l'architecture du moyen âge. Tant que les églises furent c o u vertes detoits encharpente.

les piliers purent être très légers; mais lorsqu'on commença à voûter les églises, il fallut augmenter le diamètre des piliers et joindre enseinbleplusieurs piliers d'un moindre diamètre. Du xe au xne siècle on adopta

un système de structure entièrement nouveau. Le problème de l'architecture ogivale réside en effet, pour une bonne part, dans une question de support. Les piliers posent généralement sur une assise de pierre d'une plus grande section que celle qui leur est propre et qui porte le nom de dé, socle ou base; à leur sommet ils sont couronnés d'une assise de même espèce, qu'on désigne en général sous le nom de chapiteau, mais à laquelle on donne aussi le nom d'imposte.

piliet [li-è] n. m. Variété d'orge. pilifère adj. (du lat. pilus, poil, et ferre, porter). Qui porte des poils.

Piliers : 1. Cane; 2. Bond; abattues.

pillage H ni! " ii. m. Action de piller : mettre une ville au village. Par ext. Gaspillage, vols, détournements habituels : la négligence des maures occasionne Us pillages des domestiques. Action de s'approprier ce que ies autres ont écrit: les pillages des plagiaires. Ajiic. Invasion d'une ruche par une colonie Étrangère, dans le but de s'emparer du miel.

— Encycl. Apic. Le pillage a presque toujours pour origine une négligence île l'apiculteur; il peut être occasionne par la manipulation en plein air des rayons garnis de miel, la présence à terre de fragments de rayons, etc. Si les colonies attaquées ne sont pas en force, elles périssent inévitablement; d'ailleurs les abeilles pilleuses et la colonie pillée laissent toujours de nombreux cadavres dans la lutte.

— Dr. Le pillage des denrées, marchandises, effets et objets mobiliers, commis « en réunion ou bande et à force ouverte », est puni des travaux forcés ou de la réclusion.

pillard [pi, // mil., ar], 6 n. et adj. Qui aime à piller : soldat pillard. Plagiaire. Chass. Chien hargneux, ou qui force l'arrêt.

Pillau, v. d'Allemagne (Prusse , pres du Frisches llaff; 7.370 h. C'est' le port de Kcenigsberg.

pille [Il mil., e] n. t. Jeux. Faire pille, action de piller, de prendre la retourne.

pillement ;h',// mll.,e-»ia;i]n. m Action de piller.

piller [pi, // mil., e] v. a. (lat. pilare). Emporter violemment les biens d'une ville, d'une maison, etc. : piller un château. Gaspiller ; opérer des détournements frauduleux: maître que ses domestiques pillent . Plagier les couvres d'autrui : piller un auteur. Pille! cri par lequel on excite les chiens à se jeter sur le gibier ou sur ce qu'on leur désigne.

pilleri [Il mil.] n. m. Nom vulgaire du moineau franc.

pillerie // mil., e-rt] n. f. Fam. Volerie, extorsion. (Vx.)

pillette [Il mil., è-le] n. f. Instrument pour carder la laine.

pilleur, euse [(/ mil., eu-;;e]n. et adj. Qui pille-, qui aime à piller.

PillnitZ, village de Saxe, près de Dresde, où fut signée, en 1791, à l'instigation des émigrés, une déclaration menaçante pour la France révolutionnaire, entre Léopold, empereur d'Allemagne, et Frédéric- Guillaume, roi de Prusse.

Pillon (Fraucui's-Tbomas), philosophe français de l'école néo-criticiste, né à Fontaines (Yonne) en 1830. Il adirigéavecCh.Renouvier une revue importante:

la Critique philosophique . et publié l'Année philosophique , depuis 1890.

pilloter

[Il mil.] v. a.

Butiner sur ; faire un menu ; pillage sur abeilles qui pillaient les fleurs.

pilocarpe

n. m. Genre de rutacées qui croissent au Mexique, et dont une espèce, le pilocarpe à grandes fleurs, est employée en médecine sous le nom de jaborandi.

pilocarpidine ou pilocarpine n. f. Principe actif du jaborandi, qui s'emploie comme sudorilique ou sialagogue à l'intérieur, et à l'extérieur en lotions contre la chute des cheveux. (On en fait des collyres qui contractent la pupille.)

pilocarpine n. f. v. pilocarpidine.

pilOCèreoupilOcereuS[sé-re-wss]n.m.Genre

de cactées des régions tropicales, dont certaines

espèces (tel le vilucereus se-

nilis ou tête de vieillard)

sont cultivées en serre pour

leurs belles fleurs rouges

ou pour leurs fruits violacés

ayant le goût de figue.

piloir n. m. Bâton avec lequel le mégissier renfonce les peaux dans la cuve.

PilOIl (Germain), sculpteur français, né et m. à Paris (1535-1590). On lui doit les mausoléesde François 1" et de Henri II, à Saint-Denis, l'admirable groupe des Trois Grâces (Louvre), etc. Ses oeuvres se distinguent par une grâce un peu alanguie, présage de la décadence de l'art de la Renaissance.

pilon n. m. (de piler).

dans un mortier. Gros maillet pour piler le tan ou le papier. Rou- «\ din de bois ou de métal muni d'un manche et dont on . f sert pour fouler la terre, \-nans ■.

te, etc. Fouloir en bois pour écraser le raisin. Mettre un ouvrage av. pilon, en détruire l'édition. Fam. Partie inférieure d'une cuisse de volaille cuite.

p!1onnage [lo-na-je] n. m. Action de pilonner.

pilonnée [lo-né' n. f. Pèche au goujon dans laquelle on pilonne le sable afin de troubler l'eau pour attirer le poisson.

pilonner [lo-né] v. a. Battre, tasser avec le piion : pilonm r la terre.

pilonnier [lo-ni-é] n. m. Celui qui fait marcher le pilon dans une forge.

pilori n. m. Appareil où l'on exposait publiquement les condamnes : l'exposition au pilon était ordinairement de deux heures. Fiq. Clouer quelqu'un au pilori, le signaler à 1 indignation publique-

Pilocarpe : a, fleur.

Instrument pour piler

En bois; 3. De diogui.-le.

— Encycl. Ce supplice, supprimé en 1789, fut remplace par l'exposition, abolie elle-même en 1848. 11 y avait deux sortes de pilori : l'un consistait en un poteau garni d'un carcan, qu'on passait au cou du condamné ; l'autre, en forme de tourelle à étage

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