PLANTON
plantation [si-on] n.
f. (lat. plantai io). Action
de planter. Ensemble de Plantain : a, (leur.
Végétaux plantes. Lieu où
on les a plantés. Aux colonies, exploitation rurale :
monter à sa plantation.
— Encvcl. JJortic. et arbor. La plantation des arbres s'effectue pendant le repos de la végétation. Dans le sol préalablement ameubli, on creuse un trou circulaire et l'on y dresse le jeune plant, puis on recouvre ses racines (plantations enracines nues) ou la motte de terre qui les entoure (plantation en motte) d'un mélange de terre, de terreau et d'engrais, que l'on tasse sans la damer. On plante aussi par touffes (mottes contenant plusieurs brins) ou en buttes. Ce dernier mode se pratique sur les terrains humides: on place simplement les racines des plants sur le sol en les buttant d'un peu de terre, mais sans ouvrir de trou. On appelle plantations sans préparation celles qu'on effectue dans des trous faits au plantoir.
Plantaurel ou Petites-Pyrénées, petite
chaîne de collines, dans les avant-monts pyrénéens ; 775 m.
plante n. f. (lat. planta). Nom général sous lequel on comprend tout ce qui vit en étant fixé au sol par des racines : la botanique est l'étude des plantes. Fig. Etre, objet qui se développe comme une plante : l'enfant et la confiance sont des plantes fragiles. Face inférieure du pied de l'homme et des animaux, à terre. Jardin des plantes, dans certaines villes, jardin public où l'on cultive des végétaux pour l'étude de la botanique.
— Encycl. La plante, comme l'animal, possède la propriété de se nourrir, de se développer et de se reproduire, mais elle en diffère par l'absence de système nerveux et par la cellulose qui enveloppe ses cellules.
On classe les plantes en vascutaires, qui possèdent des racines et peuvent avoir des fleurs (phanérogames) ou en être privées (cryptogames vasculaires), et en plantes sans racines, qui peuvent avoir des feuilles (muscinées) ou en être dépourvues (tallophytes). Dans une plante phanérogame, on distingue la racine, la tige, les feuilles, les tleurs ou les inflorescences, et les fruits qui reçoivent des noms caractérisant leur forme ou leur disposition. (V. chacun de ces mots, et la planche ci-contre.)
Suivant leur destination, on appelle les plant- s, fourragères, industrielles (tinctoriales, textiles, aromatiques, oléagineuses), potagères, etc.
Plantes {Jardin des), jardin botanique de Paris, fondé en 1G26, par les médecins Hérouard et Gui de La Brosse, développé par Buffon à partir de 1739, et auquel furent adjoints, en 1793, un Muséum d'histoire naturelle, puis une Ménagerie (1794).
planté, 6 adj. Qui croît d'une certaine façon ; implanté : des cheveux bien plantés. Qui se tient dans une certaine attitude : être bien planté sur ses jambes.
Plante (Francis), pianiste français, né à Orthez en 1829, auteur de compositions pour piano.
plante-échalas n. m. invar. Outil qui se fixe à la chaussure, et au moyen duquel on enfonce les échalas dans le sol. (On dit aussi fiche échalas.)
plantemeilt [mail] n. m. Action de planter. (Peu us.)
planter [té] v. a. (lat. plantare). Mettre une plante, un arbre en terre pour qu'ils prennent racine : planter des giroflées. Garnir de végétaux : planter un champ. Enfoncer en terre : planter une borne, un pieu. Fig. Dresser : planter une échelle contre un mue. Arborer : planter un drapeau. Appliquer fortement : planter un baiser sur la joue. Fig. Planter là, quitter, abandonner. Fam. Arrive qui p lante, peu importent les conséquences. Planter là quelquun, le quitter brusquement. Ant. Déplanter, arracher.
planteur n. m. Celui qui plante des arbres. Propriétaire d'une plantation, aux colonies.
planteuse [teu-ze] a. t. Instrument agricole, au moyen duquel on opère la plantation des pommes de terre.
plantier [ti-é] n. m. Dans la Dordogne, nouveau plant de vigne.
plantigrade adj. (du lat. planta, plante, et graili, marcher). Qui marche sur la plante des pieds au Heu de marcher sur les doigts : fours est un anima/plantigrade. N. m. pi. Ancienne division des mammifères carnassiers, dans laquelle on rangeait les animaux qui, comme les ours, marchent sur la plante des pieds. S. un plantigrade.
Plantin (Christophe), imprimeur, né à Mont- Louis, près de Tours, m. à Anvers, où il était éta-
de la Légion d'honneur
Mi | lSii-1680}. Il a édité notamment la célèbre Bible polyglotte d'Alcala. — Sa maison passa à son gi adt
Moi. tus et resta dan» la même famille ju qu i 1876, date g laquelle la ville d'Anvers l'acquit pour en faire le musée typographique Plantln-Moretu
plantiS \ti\ n. m. Action de planter. Lieu planté. (Vx.)
plantoir n. m. Outil de bois, effilé par un bout, servant à planter.
plantomanie [nt\ n. f. Manie des plantalions.
planton n. m. 'de planter). Soldat de service auprès d'un officier supérieur pour porte] ordres. Service que fait ce soldat : être de planton Par ext. et fam. Situation d'une personne qui reste longtemps a un endroit sans pouvoir s'éloigner.
plantulation [si-on] n. f. Développement de l'embryon végétal pendant la germination.
plantule n. f. [in plante). Embryon végétal, qui commence à germer.
plantureusement [ze-man] adv. En ab,n dance, copieusement.
plantureux, euse [reu, eu-«e]adj. (duvx.
fr. plentor, plénitude ; du lat. plenus, plein). Abondant, copieux : repas plantureux. Fertile : terre plantureuse. Fig. Plein d'idées : style plantureux.
Planude (Maxime), moine grec du xive siècle, néàNicomédic vers 12U0, m. à Constantinople vers 1330; compilateur d'une Anthologie grecque et du recueil de fables d'Esope.
planula n. f. liiol. Forme la plus simple que présentent certains embryons au sortir de l'œuf.
planulé, 6 adj. Qui est aplati ou déprimé.
planure n. f. (de planar). Copeaux de bois qu'on enlève avec la plane.
planure n. f. (de plan). Veine de charbon qui a beaucoup de surface et peu d'épaisseur.
plaque [pla-ke] n. f. (subst. verbal de plaquer). Tablette, feuille large et peu épaisse, mais rigide : une plaque de cuivre. Feuille de métal découpée et gravée ou frappée que l'on porte commeinsigne: pluquede garde champêtre, de commissionnaire. Ecriteau indicateur des noms, domicile, profession du propriétaire, qui doit être fixé de façon apparente sur les voitures, etc. Partie plate d'un ensemble :
plaque osseuse. Large décoration appliquée sur l'habit : recevoir la plaque de grand-croix de la Légion d'honneur. Plaque tournante, grand disque horizontal mobile autour d'un pivot central sur lequel on amène les locomotives et les voitures qu'on veut changer de voie. Plaque de blindage, pièee métallique servant au blindage des navires. Plaque de couche, plaque métallique encastrée dans la crosse du fusil, et qui en recouvre la face inférieure et le talon. Plaque de gazon, carré de gazon, que l'on détache d'un endroit pour le transporter ailleurs. Plaque sensible, plaque photographique ou simplem. plaque, feuille de verre de dimensions déterminées, recouverte d'une émulsion sensible à la lumière.
plaqué [ké] n. m. Métal recouvert d'une lame mince d'or ou d'argent : bijou, chaîne en plaqué.
— Encycl. L'usage a consacré le nom de plaqué aux pièces recouvertes d'argent et celui de doublé aux pièces recouvertes d'or. Les lames de cuivre sur lesquelles on applique l'argent doivent être laminées régulièrement. Avant de souder les planches des deux métaux, on amorce, en étendant sur la plaque de cuivre une solution concentrée de nitrate d'argent. On applique alors la plaque de cuivre sur la plaque d'argent et l'on rabat tout autour de la plaque de cuivre les bords de la lame d'argent en produisant ainsi un véritable agrafage. On porte les deux plaques ainsi superposées dans un four chauffé à la température du rouge cerise. Au rouge sombre, un ouvrier promène sur leur surface un outil nommé lissoir. Au rouge cerise, on enlève la double plaque du four et on la porte successivement sous plusieurs laminoirs de plus en plus serrés. On a ainsi le plaqué simple. Le plaqué double s'obtient en répétant l'opération sur l'autre face.
plaquemine [ke] n. f. Fruit du plaqueminier (caquis, kaki ou figue caque, du Japon).
plaqueminier [ke-mi-ni-é] n. m. (m. créole).
Genre d'ébénacées, qui fournissent des bois d'ébénisterie.
— Encycl. Les plaqueminiers (diospgros) sont originaires des régions chaudes ; ce sont des arbres ou des arbrisseaux dont on connaît environ cent cinquante espèces. Le plaqueminier ébénier fournit ï'èbène, d'autres fournissent des bois de couleur; le fruit du plaqueminier lotus d'Europe, jaunâtre ou noirâtre, acerbe et astringent, sert à préparer un sirop rafraîchissant, etc., et passe pour être le fameux lotos dont se nourrissaient les lotophages de l'antiquité.
plaquer [Ici1] v. a. (du bas allem. placken, coller). Appliquer une chose mince sur une autre: plaquer de l'or sur du cuivre, de l'acajou sur dubois blanc. Fig. Appliquer, émettre avec énergie : plaquer des accords. Pop. Abandonner : plaquer un ami.
plaqueresse [ke-ri-se] n. f. Corde très fine.
plaquesin [ke-zin] n. m. Ecuelle dans laquelle les vitriers détrempent leur blanc.
plaquette [kê-te] n. f. Petit volume de peu d'épaisseur. Ancienne monnaie belge, qui valait 20 centimes. Petite plaque métallique, généralement rectangulaire, frappée en l'honneur d'un personnage, en souvenir d'un événement, etc. : plaquette commémorative.
PLA
plaquettiste [kt-tis-te] n. m. Scuiptcur-médaulcur qui fait 'tes.
plaqueur keur] n. et adj. m. Artisan qui fait icages ou qui plaque des bijoux, de la va
plaquis [kî\ a. m. Incrustation Bans liaison d'une mince plaque de pierre ou de marbre.
plasma plas-ma] n. m. (mot gr. signif. formalion). Nom de la partie liquide de divers tissus organiques, particulièrement du sang et de la lymphe.
plasmateur via ma n. m. 'lat. •plasmator).
Celui qui donne la forme, qui façonne. (\ x.j
plasmatique [plas-ma] adj. Qui a rapport au plasma.
plasmode [plat mo-dt ou plasmodie [platmo-di n f. de pta ma . Amas temporaire forme par la réunion de plusieurs ou d'un grand nombre de prot izoaires.
plasmodial, e, aux [pias-mo] adj. Qui se rapporte aux plasmode*.
plasmodiophore ou plasmodiophora [plas-mo] n. m. Genre de champignon) parasite) dont une espèce vit sur les racines du chou, du navet, etc., où elle produit la maladie appelée hernie, et une autre sur le parenchyme des feuilles de vigne, où elle cause la brunissure.
plasmologie plus-mo-lo-ji] n. f. (de plasma, et du gr. logos, discours). Science qui a pour objet l'étude des conditions physiques d'apparition des phénomènes d'apparence vitale dans les substances inorganiques.
plasmolyse [plas-mo-li-ze] n. f. (de plasma, et du gr. lusis, dissolution], liiol. Etat d'une cellule quand la tension osmotiqueest la même à l'intérieur ou à l'extérieur de son corps protoplasmique.
plasmopara [plas-mo] n. m. Genre de champignons oomycetes, voisin du péronospora et qui cause le mildiou.
plasmopliage [ptas-mo] n. m. (de plasma, et du gr. phagein, manger;. Cytoplasma des cellules animales, qui oxyde et détruit, pour s'en nourrir, le phytoplasma.
plasmosphère [plas-mos-fè-re] n. f. (de plasma, et du gr. sphaira, sphère). Amas grenu qui entoure la centrosphère.
plasome [zo-me] n. m. Dans la théorie de "W'usmer, dernières particules constitutives du protoplasma, douées de toutes les propriétés des êtres vivants.
plaSSOn [pla-son] n. m. (du gr. plassein, façonner). Substance complexe et organisée, qui, en se différenciant, devient le protoplasma et le méléoplasma.
plasticité [plas-ti] n. f. (de plastique). Qualité des matières qui peuvent recevoir différente) formes : la plasticité de l'argile.
plastide {plas-ti-de} n. m. (de plasma). Nom des masses protoplasmiques sans membrane d'enveloppe.
plastidulaire [plas-ti-du-lè-re] adj. Qui a rapport ou qui jouit des propriétés des plastides.
plaStidule [plas-ti] n. f. Granulations disposées en file, qui forment l'ensemble des filaments du spongioplasma de la cellule.
plastine []>las-li-ne] n. f. Substance analogue à la nucléine, mais moins riche en phosphore.
plastique [plas-ti-ke] adj. (gr. plastikos, de plastês, qui façonne). Propre à être modelé : argile plastique. Qui concerne la reproduction des formes : la statuaire, la peinture soiit des arts plastiques. Biol. Qui est susceptible d'entrer dans la constitution des êtres vivants : aliments plastiques. Qui a rapport au plastide : matières plastir/ues. Phil. Médiateur plastique, agent tenant à la fois de l'âme et du corps, et que le philosophe Cudworth avait imaginé pour expliquer leur union. N. f. Art de modeler des figures : la plastique grecque. Abusiv. Ensemble des formes d'une personne : la plastique irréprochable d'Apollon.
plastiquement [plas-ti-ke^man] adv. Par les procédés ou au point de vue de la plastique.
plastron [plastron] n. m. (de l'ital. piastrone, cuirasse). Pièce de devant de la cuirasse. Pièce de cuir ou de toile rembourrée , dont les maîtres d'armes se couvrent la poitrine pour amortir les coups défleuret.