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A marrons

même forme, mais percé de trous. Syn. de poêlée. Fig. et fam. Tenir la queue de la poêle, avoir la direction, la charge de. Sauter, tomber de la poêle dans le feu, passer d'une mauvaise position à une pire. Chaudière dans laquelle les chandeliers fondent leur suif. Vase où les chaudronniers fondent l'étain. Chaudière où l'on fait évaporer l'eau des salines. Partie profonde d'un étang, voisine de la bonde.

poêlé, e adj. Se dit des pièces cuites à la casserole avec un assaisonnement de jambon et de carottes.

poêlée [poi-lé] n. f. Contenu d'une poêle : une poêlée de marrons.

Poëlenburg (Cornélis), peintre hollandais, né et m. à Utrecht (1586-1660), élève de Bloëmaert, auteur de portraits, ainsi que de tableauxmythologiques, où il combine l'art italien avec les brusqueries du réalisme hollandais : la Robe de centaure. Pan, etc.

poêlerie [poi-le-rî] n. f. Ouvrages de terre, de tôle ou de fer-blanc, employés au chauffage. Commerce et industrie du poêlier.

poêlette [poi-li-te] n. f. Petite poêle.

poêlier [poi-li-é] n. m. Qui fait, vend ou pose les poêles et appareils de chauffage.

poêlon [poi] n. m. Petite poêle de métal ou de terre, qui a la ^^

forme d'une ^mfflSIïïT^Tiv ^^^ casserole.

poêlon-

nee^wt-Zo-né]

11. f. Contenu Poêlons: 1. De cuisine ; 2. de pastilleu d'un DOélon pastilleur, pour pastilles tricolores.

poème n. m. (gr. paifana; de poiein, faire). Ouvrage en vers, surtout d'une certaine étendue : les poèmes d'Homère furent réunis par ordre de Pisistrate. Ouvrage en prose, ayant le style et les fictions de la poésie : le Télémaque, ce poème de Fénelon. Paroles d'une pièce lyrique, d'un opéra. Objet qui présente des particularités le faisant sortir de l'ordinaire : certaines existences sont tout un poème. V. sonnet.

Poèmes antiques et modernes, par Alf. de Vigny (1826). livre qui, avec le recueil posthume des Destinées, forme toute l'œuvre poétique de Vigny. t>n y distingue les poèmes mystiques (Moïse, Eloa, le Déluge), les poèmes antiques (la Fille de Jephtè, la Dryade, etc.) et les poèmes modernes (le Cor, le Bal, Paris, etc.). Symbolisme, pessimisme, résignation hautaine, tels sont les caractères du recueil.

Poèmes antiques, par Leconte de Lisle (18SS), recueil de pièces dont les sujets sont empruntes a l'antiquité hindoue et à l'antiquité grecque, d'une inspiration impersonnelle, sereine et un peu froide : Il ypalhie, la liube du centaure, Pan, Dies irx, etc.

Poèmes barbares, par Leconte de Lisle (1862), dont la matière est empruntée aux récits bibliques, celtiques ou Scandinaves, d'une grande beauté descriptive (Quia, l'lipée d'Angantyr, le Sommeil du (ondor, les Eléphants, la Fontaine aux lianes), etc.

POÈ

Poèmes erotiques, de Parny (1778-1781), où le poète célèbre avec volupté, tendresse et Bon ian« émotion, ses amours avec Bléonore.

Poèmes tragiques, parLeconte de Lisle, Sujel très divers : moins de Bérénité peut être que dans les autres, mais une philosophie un peu attristi - pessimiste : la Résurrection d'Adonis, lt lévrier »■ Mw/iiiis, l'Illusion suprême, etc.

poëphage n. m. Byn. de yack. N.m. pi. Groupe de mammifères marsupiaux, renfermant les macropodldés ou kangourous, s. un poêphaye.

poésie \zi\ n. t. (gr. poièsis). Art de faire des

vers : cuttiier lu pue.ie i u ,,.-i.-i e de n- qui i si poi tique ; vers pleins de poésie ; tu poésie des Martyrs de < 'hateaubriand. Chaque genre poétique : lu po <sie

épique, lyrique, etc. Caractère ai qui touche.

élève, fait penser : la poésie de la mer. Pièce de vers : réciter une poésie.

Poésie française au XVI'- siècle [Tableau historique <ia la), par Sainte-Beuve (1828), ouvrage qui eut le mérite de remettre en honneur toute une partie de notre littérature qui était presque complètement tombée d;ms l'oubli.

Poésies sacrées, sorte de cantiques, par Le Franc de Pompignan (Hol). Voltaire, qui n'aimait pris Le Franc, a dit avec plus d'esprit, d'ailleurs, que de justice, en parlant de ces poèmes : « Sacrés ils sont, car personne n'y touche. »

poeste [po-è»-fe]n. f. (lat. potestas). Puissance, pouvoir. (Vx.) Hommes du poeste, nom donné au moyen âge aux serfs.

poétastre [tas-tre] n. m. Mauvais poète.

poète n. m. (lat. poêla). Celui qui écrit en vers : Lamartine, Musset, Hugo, sont de grands pintes. Celui qui a l'imgination poétique : Chateaubriand fut un poète. Porte crotté, poète pauvre et, par ext., mauvais poète.

poétereau [râ] n. m. Mauvais poète. (Peu us.)

poétesse [tè-se] n. f. Femme poète.

poétique adj. (lat. poeticus). tjui appartient a la poésie ; qui lui est propre : slgle, expression poétique. Propre à inspirer les poètes : légende poétique. Licence poétique, dérogation aux règles ordinaires de la langue ou de la versification. N. f Art qui trace les règles de la poésie : la poétique d'Horace, de Boileau. Expression de ce qu'il y a d'idéal dans les beaux-arts. V. Art poétiqi'E.

Poétique, ouvrage d'Aristote. dont il ne reste que le premier livre, où il est question de la poésie en général, de la tragédie et de l'épopée. Sa théorie de la tragédie a été dénaturée par les théoriciens de la tragédie française. Pour ne parler que de la fameuse règle des trois unités, Aristote exige seulement l'unité d'action (ive s. av. J.-C).

poétiquement [Ice-man] adv. D'une manière poétique : décrire poétiquement an paysage. Au point de vue de la poésie.

poétiser [zé] v. a. Relever au moyen de la poésie : Sdvio Pellico a poétisé sa prison.V. n. Faire des vers.

Pogge (Jean-François Poggio Braccioi.ini, dit le), écrivain italien, né à Terranuova, m. a Florence [1380-1459), un des grands humanistes de la Renaissance italienne; auteur de Facéties et d'une Histoire florentine. Bien que très libre de mœurs, il fut longtemps secrétaire apostolique, puis il devint chancelier de la république de Florence.

Poggeildorf (Jean-Chrétien), physicien et chimiste allemand, né à Hambourg, m à Berlin (1796- 1871); on lui doit de beaux travaux sur l'électricité.

pognon n. m. Arg. Argent.

pogostémon [ghos-té] n. m. Genre de labiées menthées, originaires de l'Asie et de l'Océanie tropicales, et dont une espèce fournit le patchouli.

pogrom ou pogrome n. m. (m. russe). Nom donné en Russie aux émeutes populaires, souvent encouragées par la police, qui ont troublé, en 100 1- 1906, les grandes villes de la Pologne et de la Russie méridionale.

poids [poi] n. m. (lat. pensum; de pendere, peser). Qualité d'un corps pesant : le poids de l'air. Résultante de l'action de la pesanteur sur chacune de ses molécules : le poids d'un corps se mesure par l'effort nécessaire pour le soutenir. Poids spécifique d'un corps, nombre de grammes que pèse un centimètre cube du corps considéré. Pesanteur fixe et dé-

^*fHïîPÏ!^Slïïà

Poids: 1. En fonte (à base rectangulaire) ; 2. En cuivre (cylindrique); 3. En foute (à base hexagonale); 4, A godets; 5. En lamelle.

terminée : le poids du franc est île cinq grammes Morceau de métal d'une pesanteur déterminée, servant à peser d'autres corps ; une balance et sis poids. (V. métrique [système].) Corps pesant suspendu aux chaînes d'une horloge, d'un tourne-broche, pour lui donner le mouvement, /'oiils public, bascule établie par une commune a proximité d'un marché ou d'un champ de foire et sur laquelle, moyennant rétribution déterminée, on peut faire peser les choses volumineuses (animaux, voitures, etc.!. Poids et mesures, administration des poids et mesures, bureau dépendant de cette administration. Poids brut, poids d'une marchandise avec son enveloppe, son récipient ou ses déchets. Poids net, poids de la marchandise, défalcation faite de l'enveloppe ou du récipient. Poids muet, pouls d'un appareil qui absoibe une partie du travail utile Fig Force, importance : l'impartialité donne du poids un jugement. Tout ce qui fatigue, oppresse : le poid des affaires, du remords. Au punis ,/, l'or, très cher. Avec poids et mesure, avec sagesse et circonspection. Avoir deux poids et deux mesures, porter des j'ilo ments divers suivant la diversité des intérêts. Fain bon poids, peser une marchandise de manière que le plateau qui la contient emporte celui où sont les poids, et au lig. être généreux, apprécier avec largeur, etc.

— Encycl. Techn. Dans la pratique, la forme des poids varie, de même que la matière employée pour leur fabrication. La fonte et le cuivre sont les mé-

taux que l'on emploie le plus fréquemment. Les . fonte ont une forme en tronc de pyramide quadrangulalre : ceux en tonte de série légère /lu kil ' rr.J ont la forme de pyramide hexagonale. Les poids en cuivre sont cylindriques et surmontés d'une sorte de bouton qui permet de les saisir; ils peuvent être en forme de godets s'ernboitant les uns dans les autres. Pour le pesage des substances très légères, les poids ont l'aspect de petites lames de cuivre dont la soi ie va de 5 décigrammes à 1 milligramme. — Admin. l'unis et mesures. Une loi du 11 juillet 1903 et un décret du 28 juillet suivant ont fixe à nouveau les unités fondamentales du système métrique et modifié l'ancien tableau des mesures

les.

Le mètre est la longueur à la température de " I du prototype international, en platine iridié, quia été sanctionne par la conférence générale des poids et mesures tenue à Paris en 1889 et qui est dépose au pavillon de Hreteuil, à Sèvres. La copie n» 8 de ce prototype international, déposée aux archive* nationales, est l'étalon légal pour la France. La longueur du mètre est très approximativement la dix-millionième partie du quart du méridien terrestre, qui a été prise comme point de départ pour l'établir. L'unité de surface et l'unité de volumes ont respectivement le mètre carré (m2 ou m<]j et le mètre cube (m3 ou mc). On donne à la première le nom de centiare quand elle s'applique à la mesure des terrains, et à la seconde le nom de stère quand elle s'applique à la mesure des bois.

Le kilogramme est la niasse du prototype international, en platine iridié, qui a été sanctionné par la Conférence générale des poids et mesures tenue à Paris en 1889, et qui est dépose au pavillon de Breteuil, à Sèvres. La copie n° 3o de ce prototype international, déposée aux archives nationales, est l'étalon légal pour la France. La masse du kilogramme est très approximativement celle de 1 décimètre cube d'eau à son maximum de densité, qui a été prise comme point de départ pour l'établir.

Le litre est le volume occupé par 1 kilogramme d'eau pure à son maximum de densité et sous la pression atmosphérique normale. Le volume du litre est très approximativement égal a 1 décimètre cube.

La vérification des poids et mesures est faite chaque année, par les soins de l'administration ; elle donne lieu à la perception de taxes.

L'usage de tous poids et mesures autres que les poids et mesures établis par les lois constitutives du système métrique décimal est interdit. (Amende de 1 franc à 15 francs.)

Toutes dénominations autres que celles portées dans le Tableau des mesures légales sont interdites dans les actes publics, dans les affiches et les annonces, dans les actes sous seing privé, les registres de commerce et autres écritures privées produits en justice.

L'usage de faux poids ou de fausses mesures est puni de l'emprisonnement (trois mois à un an) et d'une amende ; les faux poids et fausses mesures sont confisqués, puis brisés, et le tribunal peut ordonner l'affichage du jugement, ainsi que son insertion dans les journaux, aux frais des condamnés.

poignamment [gna-man] adv. D'une manière poignante.

poignant [j/jurn], e adj. (du vx fr. poindre, piquer). Qui cause une impression très vive et très pénible : douleur poignante.

poignard [gnar] n. m. (de poing). Arme courte, pointue et tranchante : te poignard se portait à la ceinture. Fig. Coup de poignard, se dit de tont ce

Poignards

Couteau -

qui peut blesser ou offenser vivement : certaines nouvelles sont des coups de poignard. Fig. Le poignard sur la gorge, dans un état de contrainte violente : signer un contrat le poignard sur la gorge- Retourner le poignard dans la plaie, augmenter en insistant la douleur de quelqu'un.

poignarder [dé] V. a. Frapper avec un poignard : Ravaillac poignarda Henri IV. Fig. Causer nue vive douleur : il y a des mots qui vous poignar dent.

poignardeur, euse [eu-ze] n. Celui, celle qui poignarde, qui a poignardé quelqu'un.

poignasser [gna-sé] v. a. Chez les teinturiersdégraisseurs, frotter le linge avec le poing.

poigne n. f. Fam. La force du poignet: avoir vue bonne poigne. Energie : un gouvernement à poigne.

poignée Igné] n. f. Quantité que la main fermée peut empoigner ou contenir : poignée de foin, de sable. Partie d'un objet par où on le tient, on letire, etc..

en fermant lamain.

la poignée d'un sabre, d'une porte. Petit ustensile servant à tenir un objet chaud ; poignée de fer à repasser.

Poignée de main, action de saisir et de serrer la main de quelqu'un en signe damitic. Poignée de verges, quantité de petits scions de bouleau liés ensemble. Fia. Petit nombre : une poignée de su/dut*. A poignée loc. adv. A pleine main. Fig. En abondance.

poignet \gnè] n. m. (de poing). Partie du bras qui joint la main à l'avant-bras. Extrémité de la manche d'une chemise ou d'un vêtement qui couvre le poignet.

Poigm

es ; 1. De sabre ; 2- D'épée ; 3. De fleuret.

POI

— E.ncvcl. La région du poignet est l'homologue de la région du coude-pied au membre inférieur; elle s'étend en haut et en bas à deux travers de doigt du pli moyen que dessine la flexion de la main sur

Poignets: I. Flouant fl6:»G\; 2. En toile [1S7S toiles (1660;; 4. De chemise (moderne).

3 En den-

l'avant-bras. Au point de vue du squelette, on trouve, au-dessous des parties molles, les os du carpe et la partie inférieure du cubitus et du radius-

C'est à cet endroit que le médecin tâte le | c'est-à-dire qu'il perçoit les battements de 1 radiale en la comprimant légèrement.

Le poignet est le siège de synovites, de kyste les luxations y sont rares.

poil n. m. (lat. pilus). Production filiforme, qui se montre sur la peau des animaux et en diver droits du corps humain. Ensemble de ces productions qui couvre le corps d'un animal. Poét. ou fam. Chevelure, barbe. Poil follet, duvet qui vient avant la barbe. Couleur, en parlant des animaux : de quel poil est votre cheval? Partie velue des étoffes : drap ii long poil. Bol. Nom des organes filamenteux et duveteux, qui naissent sur les diverses parties des plantes. Fam. A poil, tout nu. Monter un cheval a poil, sans selle. Fia. et fam. Homme à poil, énergique. Brave à trois poils, qui ne craint rien. Avoir un poil dans la main, être très paresseux. Faire le poil de quelqu'un, avoir du poil de quelqu'un, lui gagner de l'argent, lui faire un affront, remporter sur lui un avantage. Hcfaire le poil à quelquun, le tromper. Pop. Réprimande : (tanguer un poil à quelqu'un. N'avoir pas un poil de see, transpirer abondamment, être très mouillé par la pluie ou uu pg., avoir eu grand' peur.

— Encycl. Les poils sont des productions de l'épiderme, qui recouvrent plus ou moins complètement la peau des mammifères ; tantôt courts, fins et lisses, ils constituent le duvet et se développent en hiver ; tantôt ils sont longs et raides 'porc,, barbelés (chat), laineux mouton, chameau), etc. Le poil prend naissance sur une papille au fond d'un cul-de-sac épidermique (follicule pileux) ; la racine du poil est renflée (bulbe pileuxj.

Les poils peuvent être atteints par diverses affections. V. TRICItOPATHIE, TRIC1IOPHYTIE.

Les poils d'un certain nombre d'animaux sont utilisés par l'industrie du tissage, du feutrage, de la fourrure.

— Bol. Les poils, cher, les plantes, sont des filaments très fins, ordinairement cylindriques, creux, d'apparences fort diverses. Les poils semblent être parfois les canaux excréteurs des glandes ; poils glanduleux, vésirants, urtirants, ou bien ce sont des organes absorbants : poils de la racine.

poile n. m. V. poêle.

poileux, euse 'Jeu, eu-ze] adj. Syn. de

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