PUÉ
la tutelle de l'Etal sur les actes des administrations municipales et des établissements publics et, en cas de négligence de leur part, peut suppléer à leur action. Au point de vue financier, il ordonnance les mandats des dépenses de l'Etat, surveille la perception et l'emploi des deniers publics, rend exécutoires les rôles des contributions directes, etc. Il représente enfin l'Etat en justice et fait en son nom «les actes de gestion (marchés, ventes, échanges, etc.).
Comme représentant du département, il est chargé de l'instruction des affaires qui intéressent le département, ainsi que de l'exécution des décisions du conseil général et de la commission départementale. Il représente le d ■partement en justice et ,,,éfel( de et lit, „„„., passe en son nom les contrats, sur avis conforme de la commission départementale. Il prépare le budget et ordonnance les dépenses du budget départemental, qui, depuis 1893> a cessé d'être incorporé au budget de l'Etat
Le préfet est aussi agent de police judiciaire.
Il est assisté d'un secrétaire général, à qui il a 1er droit de déléguer une partie de ses attributions, et d'un conseil de préfecture. Ses actes administratif» peuvent être attaqués devant le ministre de l'intérieur, et, en cas de violation d'un droit ou d'excès de pouvoir, devant le conseil d'Etat.
— Mar. Chef militaire et administratif de l'arrondissement, le préfet maritime a sous ses ordres un chef d'état-major et tous les chefs de service de l'arsenal. Il est ordonnateur des dépenses. En temps de guerre, il dirige toutes les opérations de terre ou de mer devant concourir à la défense du cheflieu et a sous ses ordres toutes les troupes de la région dans laquelle s'exerce son autorité.
— Préfet [sous-). V. sous-préket.
— Préfet de police. V. police, Paris.
préfète n. f. Fam. Femme d'un préfet.
préfiguration [si-on] n. f. Action de préfigurer.
préfigurer [ré] v. a. (préf. pré, et figurer). Figurer à l'avance.
préfinir v. a. Prat. Fixer un délai dans lequel une chose doit être faite.
préflx, e [fik-se] adj. (du lat. prxfixus, fixé en avant). Déterminé d'avance, fixé, assigné -.jourpréfix; somme préfixe.
préfixation [fik-sa-si-on] n. f. Gram. Emploi des préfixes.
préfixe [fik-se] n. m. et adj. (lat. prxfixus). Gramm. Se dit des particules qui se placent au commencement d'un mot pour en modifier le sens : a est un préfixe, privatif. Ant. Suffixe.
préfixer [fik-sé] v. a. Fixer d'avance : préfixer un délai.
préfixion [fUc-si-on] n. f. (de préfixer). Dr. Fixation d'un délai ; délai fixé.
préfloraison ou préfleuraison [rê-zon%
n. f. (préf. pré, et floraison). Disposition des pièces d'un verticille floral dans le bouton, avant l'épanouissement de la fleur. (On dit aussi estivation.)
— Encycl. Suivant le cas, la préfloraison est dite : volvaire (sépales de la mauve, pétales de la vigne], tordue (cyclamen, lin, pomme de terre), chiffonnée (pavot), quinconciaie (rose), spiralée (cochléariaj, etc.
préfoliation [sî-onjoupréfoliaisonfè-^onî
n. f. (préf. pré, et foliation). Disposition des feuilles dans le bourgeon.
— Encycl. Suivant qu'on examine une seule feuille ou l'ensemble des feuilles d'un bourgeon, la préfoliation peut recevoir divers qualificatifs : c'est ainsi que, dans le premier cas, on la dit plane, s'il n'y a aucun plissement (lilas), condupliquée si la feuille est pliée par le milieu et suivant sa longueur (chêne, orme, cerisier, etc.), plissée (palmier, groseillier, vigne, etc.), révolutée (si les bords de la feuille s'enroulent en dehors (laurier-rose), involutée s'ils se plient en dedans (violette, chèvrefeuille), circinée (fougère), etc. Dans le second cas, elle est valvaire (pommier), imbriquée (lilas, frêne), èquitante, etc.
préformant [man], e adj. Se dit des lettres qui, dans plusieurs langues sémitiques, se placent avant le radical des verbes pour indiquer des modifications de voix, de modes, de temps, ou de personnes.
préformatif, ive adj. Biol. Membrane preformative, membrane qui, au cours du développement des dents, sépare l'émail de l'ivoire.
preformation [st-o«] n. f. Système d'après lequel tous les individus préexistent dans l'espèce, c'est-à-dire sont préformés à l'état de germes qui attendent leur heure d'apparition.
préformer [mé] v. a. Créer d'avance dans ses éléments essentiels.
prégaton ou précaton n. m. Filière dans laquelle on passe pour la seconde fois le fil d'or.
pré-gazon n. m. Prairie artificielle, obtenue par un semis des graines que fournissent les prairies naturelles. PI. des prés-gazons.
Pregel (le), fl. de la Prusse, qui se jette dans la ' Baltique, près de Kœnigsberg ; 230 kil.
prégnant lijnan], e adj. (lat. prxgnans). Qui porte en soi un germe de reproduction : femelle prégnante.
prégnation [si-on] n. f. (de prêgnant). Gestation, chez les animaux. (Peu us.)
prégUStateur [ghus-ta] n. m. (lat. prsgttslator. de prse, avant, et gvstare, goûter). Antiq. rom. Esclave chargé de goûter les mets.
prégUStation [ghus-ta-si-on] n. f. Action de goûter les mets, les boissons avant de les servir.
préhenseur [pré-an] adj. m (du lat. preliensum, supin de prehendere, prendre). Qui sert à la préhension : organes préhenseurs.
PRÉ
prehensible [pré-an] adj. Qui peut être saisi [Peu us.) "préhensile [pré-an] adj. Qui a la faculté de
saisir ou d'empoigner : singe à queue préhensile.
préhension [pré-an] n. f. (lat. preAensio). Action de saisir, de prendre : l'éléphant exerce la préhension avec sa trompe.
préhistoire [pré-is-toi-re] a. t. Ensemble des travaux faits sur les époques qui ont précédé les temps dits historiques : la préhistoire gauloise.
préhistorique [pré-is-to] adj. Qui a précédé les temps dits historiques: l'homme préhistorique. Qui a pour objet l'étude de la préhistoire : archéologie préhistorique.
Preignac, comm.de la Gironde, arr. et à il kil. de Bordeaux, sur la Garonne ; 2.730 h. Bons vins.
preignant [pré-gnan], G adj. (de l'anc. v. preutdre; du lat. premere, presser). Pressant : maux preignants. (Vx.)
préjudice n. m. (lat. prxjudicium). Tort, dommage : tout préjudice subi du fait d'une autre personne ouvre un droit à des dommages-intérêts. (V. responsabilité.) Sans préjudice de, réserve faite de. Ant. Avantage, bienfait.
préjudiciable adj. Qui porte préjudice : démarche préjudiciable. Ant. Avantageux.
préjudicial, e, aux adj. Se dit des frais imposés d'avance à celui qui veui se pourvoir contre un jugement (s'emploie seulement au m. pi.).
préjudicié, e adj. Banq. Se dit d'une lettre de change, qui, émise trop tard, arrive à l'endroit on elle doit être payée après le délai fixé pour le payement.
préjudiciel, elle [si-f7, e-le] adj. Question préjudicielle, question qui doit recevoir une solution en premier lieu et qui, par suite, tient en suspens la décision sur le fond. Moyens préjudiciels, par lesquels on soutient que cette question doit être résolue préalablement.
— Encycl. Dr. Dans une poursuite pour vol. par exemple, il y a une question préjudicielle, quand l'inculpé allègue qu'il est propriétaire de l'objet volé.
prejudicier [si-e] v. n. (Se conj. comme prier.) Porter préjudice.
préjugé n. m. (préf. pré, et jugé.) Ce qui a été jugé auparavant dans un cas analogue et qui peut influer sur une décision à venir. Ce qui peut inspirer un jugement: le pauvreté d'un administrateur est un préjugé en sa faveur. Opinion préconçue, qui ne repose pas sur l'expérience : la crainte du nombre treize est un préjuge.
Préjugé à la mode (le), comédie de La Chaussée 1735), un des chefs-d'œuvre de la « comédie larmoyante ». C'est l'histoire d'un mari et d'une femme qui s'aiment, mais qui affectent de l'indifférence pour obéir au préjugé à la mode, jusqu'à ce que la jalousie les oblige à être sincères.
préjugement [man] n. m. Jugement porté sans examen préalable.
préjuger [je] v. a. (Prend un e muet après le ' g devant a et o : il préjugea, nous préjugeons.) Juger d'avance, sans examen : il ne faut rien préjuger Dr. Rendre avant le jugement une décision qui fait prévoir l'arrêt tinal.
prélart [lar] n. m. Mar. Grosse bâche goudronnée, pour recouvrir les drômes, embarcations, etc., à terre. (On dit aussi prélat.)
prélasser [lu-sé] (se) v. pr. (de prélat). Prendre une attitude commode et satisfaite : se prélasser dans un fauteuil.
prélat [la] n. m. (du lat. prxlatus, préposé, BUS . Dignitaire ecclésiastique : tes évèques sont des prélats. Prélat de la maison de Sa Sainteté, officier ecclésiastique de la maison du pape, autorisé à porter le costume violet.
prélater [té] v. a. Garnir, couvrir d'un prélart ou prélat.
prélation [si-on] n. f. (lat. prxlatio). Droit pour le bailleur emphytéotique d'être préféré à tout autre pour acheter ce que le preneur voulait aliéner. (Vx.)
prélatiste [tis-te] n. m. En Angleterre, partisan de Tépiscopat traditionnel.
prélature n. f. Dignité de prélat : recevoir une prelature. Corps des prélats de la maison du pape.
prèle n. f. (pour âprelle ; de âpre). Genre de plantes de la famille des équisétacées. (On écrit aussi à tort PREsi.E.i
— Encycl. Les prèles sont des cryptogames vasculaires vivaces , produisant chaque année des rameaux aériens cannelés, pourvus de nœuds d'où partent des verticilles de feuilles. Elles sont particulièrement abondantes dans les prairies marécageuses ; les principales espèces sont :
la prèle des prés (equisetum pralensis), la prèle des marais [equisetum limosum), etc.
prélecture [Wt-tu-re]
n. f. Typogr. Lecture de l'épreuve faite à l'imprimerie, avant l'envoi à l'auteur.
prélegS r./é] n. m. Legs qui doit être prélevé sur la niasse avant tout partage.
préléguer [ghé] v. a.
' Se conj. comme accélérer .
Faire un ou plusieurs prélegs.
prèle* [lé] v. a. Se
conj. comme accélérer). Frotter avec de la prèle un ouvrage en bois, pour lui donner le dernier travail du poli.
prélèvement [man] n. m. Action de prélever. Matière prélevée : analyser un prélèvement de lait.
prélever [vè] v. a. (lat. prxlerare. — Prend un è devant une syllabe muette: je prélèverai. Lever préalablement une certaine portion sur un total.
prélibation [si-on] n. f. Action de préliber.
préliber [bè] v. a. (lat. prxlibare). Lever, avant partage ou emploi : préliber le droit des pauvres su, uw recette théâtrale. (Peu us.)
l'rèle : a, épi fructifère.
préliminaire [oè-re] adj. ,'du préf. pré, el du lat. limen, inis, seuil, entrée}. Qui précède La nui tière principale, qui sert à l'éclaircir : discours préliminaire. N. m. Ce qui précède et prépare : régie, les préliminaires de la paix.
préliminairement [nc-re-man] adv. Préala
blenient.
prélire v. a. Typogr. Lire une épreuve à l'imprimerie, avant de l'envoyer h l'auteur.
Preller [1er] (Louis), philologue allemand, né à Hambourg, m. à Weimar (1809-18BI); auteur de bons travaux sur la mythologie classique, notamment sur les Dieux de l'ancienne Jiome.
prélombaire [lon-bè-re] adj. Anal. Qui est situe en avant des lombes.
prélude n, m. (lat. prxludium ,- de prs, en avant, et ludus, jeu). Ce qu'on chante, ce qu'on joue, pour essayer sa voix, pour juger si l'instrument est d'accord. Introduction instrumentale ou orchestrale à une œuvre musicale. Fig. Ce qui précède, ce qui fait présager : les frissons sont le prélude de la fièvre.
préluder [dé] v. n. (de prélude). Essayer sa voix, un instrument. Improviser sur le piano, sur l'orgue, etc. Fig. Faire une chose, pour en venir à une plus importante : préluder à une bataille par des escarmouches.
prématuré, e adj. (lat. prsmaturatus). Qui mûrit avant le temps ordinaire. Fig. Fait avant le temps convenable : entreprise prématurée. Qui vient avant le temps ordinaire : mort, vieillesse prématurée. Précoce : sagesse prématurée.
prématurément [man] adv. Avant le temps convenable : Hoche mourut prématurément.
prématurité n. f. Caractère de ce qui est prématuré. (Peu us.)
Premeaux, comm. de la Côle-d'Or, arr. et a 12 kil. de Beaune ; iit) h. Vins, marbre, fontaine chaude.
préméditation [si-on] n. f. Action de préméditer.
— Encycl. Dr. La préméditation consiste dans le dessein formé, avant l'action, d'attenter à la vie n d'un individu déterminé, ou même de celui qui sera trouvé ou rencontré, quand même ce dessein serait dépendant de quelque circonstance ou de quelque condition ». La préméditation, comme le guet-apens, est une circonstance aggravante du meurtre, qui prend alors le nom d'assassinat, et des blessures et coups.
préméditer [té] v. a. (pré, et méditer). Résoudre d'avance avec réflexion : préméditer un crime.
prémentionné [man-si-o-nê], e adj. et n. Mentionné avant.
Prémery, ch.-l. de c. (Nièvre), arr. et à if. kil. de Cosne, sur la Nièvre d'Arzembouy; 2.730 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a li comm., et 8.710 h.
Premesques, comm. du Nord, arr. et à 10 kil. de Lille ; 1.280 h.
prémices [mise] n. f. pi. (lat. primitix; de primus. premier). Premiers produits de la terre ou du bétail : les prémices des champs, de l'élable. Fig. Premières productions de l'esprit : les prémices du talent d'un poète. Début : les prémices d un tyran.
premier [mi-é], ère adj. (lat. primarius). Qui précède les autres par rapport au temps, au lieu, h l'ordre: te premier homme, le premier étage, le premier commis. Le meilleur, le plus remarquable par le mérite : Démosthcne fut le premier des orateurs grecs. Qui est avant les autres, par ordre de dignité : les premiers magistrats de la ville. Titre d'honneur attache à certaines charges : le premier médecin du roi. Indispensable, urgent : parer aux premiers besoins. Qui a obtenu la première place dans un examen, un concours, une composition : être premier en version. Rudimentaire: acquérir les premières connaissances. Matières premières, productions naturelles qui n'ont pas encore été travaillées. Arith. Nombre premier, qui n'est divisible que par lui-même ou par l'unité, comme 1, 3, 5, 7, etc. Nombres premiers entre eux, qui n'ont d'autre diviseur commun que l'unité, comme 8 et 11. Premier soldat, soldat de lre classe. Premier venu, celui qui arrive ou que l'on rencontre avant les autres. Le premier venu, n'importe qui: le premier venu en ferait autant. Au premier jour, dans très peu de temps. Les premiers, parmi ceux qui arrivent, qui sont, qui agissent avant les autres. N. m. Etage situé immédiatement au-dessus du rez-de-chaussée ou de l'entresol: habiter au premier. Premier de l'an, premier jour de l'année. En premier, occupant la première classe de son grade. Monsieur le premier, écuyer qui était à la tête de la petite écurie du roi. Dans les cours de justice, par abrév., le Premier Président. N. Théât. Jeune premier, jeune première. acteur, actrice qui jouent les amoureux. N. f. Première représentation d'une pièce : la première de Hernani fut houleuse. Place de théâtre au premier balcon : louer une première. Impr. Première épreuve tirée pour la correction. N. f. pi. Place de la catégorie la plus riche, la plus chère : un voyageur des premières. Ant. Dernier. Allus. hist. V. César.
— Encycl. Arith. On démontre en arithmétique que la suite des nombres premiers est illimitée. On sait d'ailleurs, par la méthode dite du crible d'Eratosthéne, former une table des nombres premiers compris entre deux nombres quelconques.
Tout nombre qui n'est pas premier peut être décomposé en un produit de facteurs premiers ; la décomposition des nombres en leurs facteurs premiers permet de déterminer facilement le plus grand commun diviseur et le plus petit commun multiple entre plusieurs nombres.
Premier Jour de bonheur (le), opéra-comique en trois actes, paroles de d'Ennery et Cormon, muiique d'Auber (1868).
Premières Funérailles [les), v. IYnkkui i es.
premièrement [man] adv. En premier lieu
premier-né n. m. Le premier enfant mâle. (PI. des premiers nés. — On n'est pas d'accord sur le point de savoir si l'on doit dire : la fille premier née ou première-née.) Ant. Dernier-né.
premier-Paris n. m. Article de tête, dans un journal parisien. PI. des premiers-Paris.
premier-pris adj. m. Fig. et fam. Embarrassé. (Vx.)
PRE
prémisse [mise] n. f. (du lat. prxmissus, mil en avant; de pr.e, en avant, et missus, envoyé). Cha cune des deux premières propositions d'un syllogisme : la conclusion ne doit pas dépasser les' prémisses.
prémolaire [le-re] n. f. Dent située entre la canine et les molaires.
prémonitoire adj. Se dit des signes qui pré cèdent parfois l'éclosion d'une maladie infectieuse.
Premont, comm. de l'Aisne, arr. et à 23 kil. de Saint-Quentin ; 1.4:10 h. Sucrerie.
prémontré n. m. Membre d'un ordre de cha noines réguliers.
— Encycl. L'ordre des prémontrés, fondé en 1126) par saint Norbert, tire son nom de la peiite localité de Prémontré (Aisne). Les prémontrés sont soumis à la règle de saint Augustin.
Deux réforme», en 1S76 et au xvil" siècle, ranimèrent la première ferveur qui s'était relâchée au sein de la richesse. L'ordre des prémontrés, non autorisé en France, a continué de prospérer en Allemagne et en Belgique. Les chanoinesses d'Allemagne du moyen âge suivaient la règle des prémontrés :
d'où leur nom de prémontrées.
prémontrée [tri] n. f. Religieuse de l'ordre des prémontrés.
prémosaïtique [za-i] adj.
Antérieur à l'époque de Moïse :
un document prémosaïtique.
prémotion [si-on] n. f. (lat.
prxmotio) . Prémotion physique, dans le système thomiste, 'action efficace de Dieu sur la volonté humaine, qui n'en reste pas moins libre-.
prémourant [ran] n. m. Dr. Celui qui meurt avant, qui meurt le premier.
Prémoy [moi] (Geneviève), dite la Dragonne, héroïne française, née à Guise en 1GB0. Elle s'illustra comme femme de guerre sous Louis XIV, sous lenom de chevalière de Balthasar.
prémunir v. a. (lat. prsemunire). Précautionner. Se prémunir v. pr. Se garantir par des précautions : se prémunir contre le froid.
prémunition [si-on] n. f. Action de prémunir. (Peu us.) Rhét. Précaution oratoire qui prépare l'auditeur à quelque chose qui pourrait le blesser ou lui déplaire.
Prémysl ou Przemysl, prince légendairede Bohème (vme s.), époux de la princesse Libussa. Il aurait été le chef des Prémyslides.
Prémyslides, dynastie de rois et de princes, qui doit son nom au prince légendaire Prémysl et qui régna en Bohême jusqu'en 1306.
prenable adj. Qui peut être pris : ville prenable. Fig. Qui peut être trompé ou séduit; gagné-
prenant [non], e adj. Qui prend, qui peut servir à prendre : glu bien prenante. Partie prenante, personne qui touche, qui reçoit l'argent. ZooL. Queue prenante, queue dont certains animaux se servent pour se suspendre aux branches des arbres : les singes du nouveau monde sont presque tous à queue prenante.
prénatal, e, alS ou aux adj. Qui précèdela naissance : dispositions prénatales.
prendre [pran-dre] v. a. (lat. prehendere. — Je prends, nous prenons. Je prenais, nous prenions. Je pris, nous primes. Je prendrai, nous prendrons. Jeprendrais, no, iS prendrions. Prends, prenons, prenez. Que je prenne, que nous prenions. Que jr prisse, que nous prissions. Prenant. Pris, e.) Saisir el tenir : prendre une épée , prendre dans un était. S'emparer de: prendre une valeur, une ville. Voler: prendre une montre. Attaquer : prendre l'ennemi en flanc. Joindre : j'irai vous prendre. Se munir de : prendre sonchapeau.un parapluie. Prendre le voile, le froc, la cuirasse, se faire religieux, moine, soldat. Surprendre : je vous y prends. Accepter: prenes ce qu on vous donne. Acheter, emporter: prenez-le pour six francs. Manger, boire: prendre un bouil Ion. Faire usage de : prendre un bain. Demander^ exiger : prendre cher. Choisir : lequel prenez-rous r C'est à prendre ou à laisser, il faut vous décider. Entrer dans : prenez ce chemin. Contracter: prendre les fièvres ; prendre froid. Prendre de l'âge, vieillir. Prendre des forces, devenir plus fort. Prendre son vol, s'envoler. Prendre des libertés, agioavec hardiesse. Accepter, recevoir : prendre le mot d'ordre. Extraire, tirer : prendre un exemple dan» Molière. Accueillir, recueillir : prendre un amichez soi. Embarquer : prendre des passagers. Soutenir z prendre le parti, les intérêts de quelqu'un. Regarder comme : me prenez-vous pour un sot ? Prendre le deuil, s'habiller d'une façon spéciale (en France, denoir) à la suite de la mort d'un parent. Prendre lalivrée, se faire laquais. Prendre un domestique, l'engager à son service. Prendre un mari, prendre femme, se marier. Prendre le pas, marcher en avant de quelqu'un. Prendre les ordres de quelqu'un, lui demander ce qu'il veut qu'on fasse. Prendre son temps, ne point se presser. Prendre du temps, seréserver un délai ; être long à exécuter. Prendre ses mesures, employer des moyens pour réussir. Prendre l'air, se promener dehors. Prendre un air, un ton, composer son visage, sa voix d'une certaine façon. Le prendre de haut, parler avec hauteur. Le prendre, avoir une certaine manière d'agir, d'interpréter, de s'exprimer. Prendre du repos, cesser de se fatiguer. Prendre feu, s'enflammer, et fia., s'animer. Prendre la mouche, se fâcher, se formaliser. Prendre le change, se tromper. Prendre au mot, accepter du premier coup. Prendre à témoin, invoquer le témoignage. /'rendre à cœur, s'affecter ou s'occuper sérieusement d'une chose. Prendre à tâche, s'efforcer. Prendre à part, entraîner dans un endroit écarté. Prendre à partie, s'en prendre a, s'attaquer à. Prerudre le vent, présenter les voiles au vent. Prendre h* mer, s'embarquer. Prendre le large, s'éloigner du rivage. Prendre terre, débarquer. Prendre une affaire en main, la diriger. Prendre, une chose en mal, s'en fâcher. La prendre en riant, en rire. Prendre en i ni, sidèi atinn. tenir compte. Prendre fait el cause, intervenir. Prendre sous sa protection, protéger. Prendre Quelqu'un en pitié, ressentir pour lui du dédain on de a compassion. Prendre congé de quelqu'un, lui faire tes adieux. On ne m',/ prendra plus, je ne me laisserai
PRE
? lut tromper. V. n. S'enraciner : cet arbre prend bien. mprégnur; adhérer : encre gui prend mal. S'enflammer : allumeurs qui m- prennent pas Se geler la rivière a prit. S'épaissir, se cailler : le lait prend Survenir : c est une envie gui prend rarement aux vieillards. Fig, Réussir : ce livre n'a pus pris. Faire impression : celte odewi prend au nez. Se prendre v. pr. S'accrocher : non habit s'est pris à un clou. Se congeler : l'huile se prend facilement. Se prendre di vin, s'enivrer. Se prendre d'amitié, concevoir de l'amitié. Se prendre à pleurer, se mettre à pleurer. S'y premier bien (ou mal), être plus ou moins adroit.
S'en prendre à quelqu'un d'une choie, en rejeter sur lui la responsabilité. Se prendre aux cheveux, en venir aux mains. Le tempe se. prend, les nuages s'amoncellent, il va l'aire mauvais. I'kov. et loc. l'Rov. : Ce qui est bon à prendre est bon à rendre, il faut restituer ce que l'on a vole. (Beaumarchais a déformé plaisamment ce proverbe en disant : Ce qui bon à prendre est bon à garder.) Il faut prendre les hommes comme ils sont, les choses comme elles viennent, il faut s'accommoder au caractère des gens et a la nature des circonstances. Qui prend se vend (ou s'engage), les obligations que 1 on contracte enchaînent la liberté. On ne sait pas où (ou ?ar quel bout) le prendre, c'est un homme très irriable ou très insociable. On ne le prendrait pas avec des pincettes, se dit d'une personne ou d un objet extrêmement sale. Il en prendrait sur l'autel, c'est un homme extrêmement avide et rapace. Ils sont pris s'ils ne s'envolent, se dit ironiquement à propos d une capture projetée, mais qui n'est pas certaine. On dirait qu'il n'y a qu'à se baisser et prendre, se dit lorsqu'une personne donne pour 1res facile ce qui ne l'est pas. Allus. litték. V. Tollé et leoe. preneresse n. f. v. preneur.
Prenessaye (La), comm des Côtes-du-Nord,
arr. et à 8 kil. de Loudéac . 1.450 h. Toiles.
Préneste ou Proeneste, v. du Latium,auj Palestrina.
preneur, euS3 [eu-ze] n. Qui prend actuellement ou habituellement : Balzac fut un grand preneur de café. Qui prend à bail : le bailleur et le preneur. {En ee sens, le fém. est preneresse, mais il est peu usité.) Turf. Celui qui parie pour un cheval.
prénom [non] n. m. (lat. pnsnomen). Nom particulier qui sert à distinguer chacun des membres d'une même famille, (un l'appelle encore petit nom et nom de baptême.)
— Ency l. Dans les actes officiels, le prénom ne vient qu'après le nom ; c'est le contraire dans l'usage privé. On ne trouve pas le prénom chez tous les peuples. Les Hébreux n'avaient qu'un nom. Beaucoup de noms hébreux sont devenus des prénoms: Esther, Samuel. Un seul nom égalcnicnlehez les Grecs : le fils faisait suivre son nom de celui de son père. A Rome, au contraire, l'usage du prénom est général. Les prénoms étaient peu variés : dix-sept seulement étaient couramment employés. Le christianisme amena l'usage des noms de martyrs. Grégoire le Grand (59U-604) en fit une règle. A l'époque révolutionnaire, on choisit les prénoms dans Lhistoire ancienne, puis la nature entière fournit des prénoms (plantes, animaux, etc.); mais la loi du 11 germinal an II supprima le libre choix des prénoms, et il est interdit d'inscrire sur les registres de l'état civil d'autres noms que ceux en usag'- dans les différents calendriers, ou ceux des personnages de l'histoire ancienne.
prénommé [no-mé], e n. et adj. Personne qui a déjà été nommée.
prénommer [no-mé] v. a. Donner pour prénom à.
prenotion [si-ori] n. f. (lat. prœnotio). Connaissance première et superficielle qu'on a d'une chose. Phi/us. Idée innée.
prénotionnel, elle [si-tmèl, i-le] adj. Qui a rapport aux pré.iotions.
Pranzlau, v. de Prusse (Brandebourg), à la pointe septentrionale du lac (Jeter; 21.000 h. Raffinerie de sucre; fonderie. Murât y fit capituler (180ti) l'armée de Hohenlohe.
préoccupation [o-ku-pa-si-on] n. f. (lat.
?rœocciiputio). Etat d'un esprit absorbé par un objet, nquiétude : les préoccupations d'une mère. Prévention, préjugé : jugez sans préoccupation.
préoccupé [o-ku-pé], e adj. (de préoccuper). Absorbe: : esprit préoccupé.
préoccuper [o-lcu-pé] v. a. (lat. praeoccupare). Absorber complètement. Prévenir pour ou contre. Se préoccuper y. pr. S'occuper fortement. Se laisser aller à la prévention.
préOCUlaire [lè-re] adj. Placé en avant de l'œil.
préoperculaire [}>êr-ku-lè-re] adj. Va des os qui concourent à l'articulation de la mâchoire infé rieure chez les poissons.
préopercule [pèr] n. m. Pièce antérieure de l'opercule des poissons.
préopinant [nan], e n. Quia opiné avant un autre : partager fans du préopinant.
preopiner [né] v. n. Opiner avant quelqu'un.
préopinion n. f. Droit ou action de préopiner. (Peu us.)
préordination [si-on] n. f. Action de préordonner. (Peu us.)
préordonner [do-né] v. a. Ordonner, organiser d'avance.
préorganisationr;«s(-„)i]n.f. Organisation
précédente. (Peu us.j
préorganiser [se] v. a. Organiser d'avance. (Peu
prépalatal, e, aux adj. (préf. pré, et palatal). Se dit des eonsonnes explosives ou spirantes, dont le point d'articulation se trouve a la partie antérieure du palais dur. (Spécialement ch et j en franc.) N. f. Lettre prépalatale.
préparable adj. Qui peu! être préparé.
préparant [ran], e adj. Qui sert à préparer.
préparateur, trice n. Qui prépare quelqu'un ou quelque chose: préparatrice au brevet. Préparateur de laboratoire, collaborateur d'un professeur de sciences, qui est charge de préparer les expériences nécessaires à la leçon.
préparatif n. m. Apprêt : les préparatifs d'un bal. (Ne s'emploie guère qu'au plur.)
Médaille des préposés douanier-.
Médaille des préposés forestiers.
préparation '.si-on] n. f. Action de préparer,
de se préparer, parler, pri'eher s,ms pré pu nu 11,11
Composition : préparation d'un remède. Chose préparée : une prepat ition chimique. Apprêt que l'on donne à certaines matières : la préparation des peaux. Préparation anatomigue, pièce disséquée et vée p<uir l'étude. Mus. Action d'amener gra^ duellement : ta préparution d'une dissonance. Lv turej. Prières que l'on fait avant certains actes religieux : la préparation à la messe.
préparatoire adj. Qui prépare: école préparatoire.
préparer [ré] v. a. (lat. prxvarare). Apprêter,
disposer d'avance : préparer le diner. Prédisposer: préparer les esprits. Mettre en état: préparée un luip-ine.nl. Ménager, faciliter : préparer les événements. Réserver : préparer des surprises. Etudier, apprendre : préparer un discours, un examen. prépondérance n. f. (de prépondérant). Su-
riorité de crédit, d'autorité, etc. : Bismarck a établi la prépondérance de la Prusse sur l'Allemagne du Nord.
prépondérant [ran], e adj. (du lat. prxpon-
derare, peser davantage i. Qui a plus de poids, d'importance : droit prépondérant. Qui a plus d'autorité : classe prépondérante. Décisif en cas de partage : la voix du président est prépondérante.
prépondérer [ré] v. n. (lat.
praepunderar ■. — Se eonj. comme accélérer.] Avoir la prépondérance :
aujourd'hui, ce n'est pas la force morale qui prépondtre.
prépose [pu-zé], e n. Personne chargée d'un service spécial : les préposes de l'octroi.
Préposés douaniers {médaille des), décoration française créée par décret du l> juin 1894 en faveur des préposés douaniers qui se sont signalés par de longs services on par des actes de courage dans l'exercice de leurs fonctions. La médaille est en argent, le ruban est vert, avec bordure rouge et cinq filets parallèles et verticaux de même couleur.
Préposés forestiers ( médaille des), décoration française, créée par décret du 15 mai 1883, en faveur des préposés forestiers qui se sont signalés par de longs services ou des actes de courage ou de dévouement dans l'exercice de leurs fonctions. La médaille est en argent, le ruban est vert avec bordure jaune et cinq filets parallèles et verticaux de même couleur.
préposer [po-zé] v. a. (préf.
pré, et j>oser). Etablir avec autorité, avec pouvoir de surveiller une chose, d'en prendre soin : préposer un sommelier à la cave.
prépositif [po-zi-tif], ive adj. (prœpositivus). Granun. Se dit d'un mot ou d'une particule qui se place toujours devant un autre mot. Locution prépositive, réunion de plusieurs mots jouant le rôle d'une préposition {afin de, à travers, hors de, près de, etc.).
préposition [po-zi-si-on] n. f. {prsepositio). Mot invariable qui unit deux autres mots, en exprimant les rapports qu'ils ont entre eux {à, de, par, en, chez, sur).
prépositionnel, e [po-zi-si-o-nèl, f-le] adj.
Qui a rapport à la préposition.
prépositivement [po-zi-ti-ve-man] adv. A la manière des prépositions. (Peu us.)
prépotence [tan-se] n. f. (lat. prxpotentia). Pouvoir supérieur.
prepubien, enne [bi-in, è-né] adj. Placé audevant du pubis.
prépuce n. m. (lat. prseputium). Peau mobile qui recouvre le gland de la verge : i inflammation du pr'puce est nommée posthite.
préputial[si-«/j,e, aux adj. Qui se rapporte au prépuce : herpès prépulial.
préraphaélite adj. Qui a rapport au préraphaélitisme. N. m. Partisan de cette doctrine.
preraphaélitisme [tis-me] ou préraphaélisme [lis-me] n. m. Nom donné, durant la seconde moitié du XIXe siècle, à la doctrine esthétique qui place l'apogée de la peinture dans les oeuvres des prédécesseurs de Raphaël : le critique anglais John liuskinfut le plus célèbre défenseur du preraphaélitisme.
— Encycl. Cette doctrine, appelée aussi primitivisme, a eu des adeptes, surtout en Angleterre, à partir de 1849. Le mouvement esthétique quelle a produit, a eu le double caractère d'une réaction contre la peinture amollie, sans style et sans point d'appui sur 1 réel qui régnait alors en Angleterre et d'une revendication raisonnée du droit des expressions intérieures (Dante-Gabriel Rnssetti, John-Everett Millais, Holman llunt. Collinson, Beaumont, Burne- Jones). Le preraphaélitisme anglais, longtemps tournéendérision parle public, aété encouragé par John Ruskin. Il convient de mentionner en France le pseudo-primitivisme allégorique et symbolique qui s'est produit entre 1890 et 1900 en diverses expositions, comme celle de la Rose-Croix.
Prerau, v. d'Austro-IIongrie (Moravie), sur la Beczwa; 14.000 h.
prérogative n. et adj. f. (lat. prsrogativa; de prie, avant, et rogare, demander). Antiq. rom. Se disait de la tribu ou de la centurie qui votait la première et du privilège dont elle jouissait. Auj., n. f. Avantage, privilège exclusif : les prérogatives du génie, du pouvoir.
préromain, e [min, è-ne] adj. Qui a précédé le temps des Romains.
prérotulien, enne [li-in, è-ne] adj. Qui est
en avant de la rotule.
près [pri] adv. (du lat. pressus, serré contre). A une faible distance : demeurer près. En un temps prochain : la mort est toujours près. Mar. Le vent est près, l'angle de sadireetion et de l'axe du navire est très aigu. Loc. adv. : De près, d'un lieu peu éloigné, au prop. et au fit). A ras : être rasé de près. Avec grand soin : surveillez de près vos affaires. Ni
PRE
de près, ni de loin, en aucune façon A cela pris, excepté cela. A beaucoup près, il n'en faut 'i' coup. A peu de chose pris, éi peu près, il s'en faut de peu. A peu pris n. m. Chose vague, sans préct sion : l'a peu près est t'untipode de la vérité muthi maliqut. Sorte de calembour qui se fait en défigurant un mot, en employant à sa place un autre moi qui lui ressemble. Prép. Dans le voisinage, à proximité de : « Meudon, près Paris. Délégué aupre di notre ambassadeur pris te sulta7i. Loc. prép. : Prie de, dans le voisinage de : pris du , a fin.
Sur le point de : près de finir. Presque : tour/,, de 100 francs. Mar. Le plus près du vent, allure sous laquelle navigue un bâtiment à voiles qui veut s'élever dans le lit du vent. Naviguer au plus près, faire route à cette allure. Loc. fani litre près de ses pièces, être à la tin de son argent ; être très parcimouieux. Prov.: Près de l'église, loin de Dieu, il arrive quelquefois que des personnes qui bout habituellement à l'église n'ont pas une conduite de nature à plaire à Dieu. Ani. Loin.
présage [pré-za-je]n. m. (lai.prtesagium). Signe naturel par lequel on devine l'avenir : le tonnerre éclatant à gauche était considéré par les Romains comme un mauvais présage. Conjecturé que l'on en tire : tirer un bon présage d'un événement.
prés&ger 'pré-zn-jé] v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il présagea, nous présageons.! Indiquer une chose à venir : l'horizon rouge, le soir, présage le vent. Prévoir, conjecturer : il est facile de présager la ruine d'un joueur.
Pré-Saint-Gervais (Le), comm. de la
Seine, arr. et à G kil. de Saint-Denis, sur le canal de l'Ourcq: 11.610 h. Industries chimiques.
pré-Salé ou présalé n. m. Mouton engraissé dans des prés salés, voisins de la mer : gigot de présalé. Viande de ce mouton : manger du pré-salé. PL des prés-salés.
présanctifié, e adj. Liturg. Consacré d'avance : tnie hostie pré sanctifiée. N. m. pi. Messe des présanctifiés, office dans lequel le prêtre ne consacre pas, mais où il consomme une hostie consacrée à une autre messe-
Presbourg [pres-bour] ou PoSZOny, belle ville de laHongrie. surlc Danube ; 61.600 h. un traité y fut signé en 1491, assurant la Hongrie à l'Autriche ; un deuxième (26 déc. 1805), le plus glorieux peut-être qu'ait signé Napoléon, après sa victoire d'Austerlitz. L'Autriche renonçait aux Etats de Venise, qui, avec l'Istrie, la Dalmatie, étaient réunis au royaume d'Italie, dont Napoléon devenait le souverain ; les électeurs de Havière et de Wurtemberg étaient reconnus rois ; l'indépendance & de l'Helvétie et de la république Batavc était proclamée.
presbypithè-
que [près-bi-pi-tè-lie] n. m. Singe de l'Inde, de couleur grise, de formes sveltes, et dont les poils du crâne sont relevés en houppe.
presbyte [prés-Oi'-îe] n. et adj. (du gr. presbutès, vieillard) Qui ne voit nettement que de loin : un, une presbyte; vieillard, œil presbyte.
prest ytéral, e, aux [prés-bi] adj. Qui concerne les prêtres ou la prêtrise : bénêfires presbyléraux. Qui concerne ou constitue le presbytère : maison presbytèrate.
presbytère [prts-bï] n. m. (du gr. presbuteros. prêtre, vieillard). Habitation du curé.
presbytérianisme [près -(«i, nis-me] n. m.
Seet- des presbytériens. Leur doctrine : Knox, disciple de Calvin, fut l'organisateur du presby érian isme.
— Encycl. Le presbytérianisme est la forme de gouvernement qu'ont adoptée la plupart des Eglises issues de la Réforme calviniste. D'après Calvin, le ministre de l'Evangile doit être élu ■< avec consentement et approbation du peuple «. La réunion des ministres ou pasteurs avec les anciens formera le consistoire, en qui résidera l'autorité morale. Il n'y aura pas d'évêques, tous les pasteurs seront égaux. Cette organisation s'est complétée par un régime représentatif: colloques, synodes. Le presbytérianisme a été adopté sous sa forme synodale par les réformés de France en 1599.
presbytériat [prcs-bi-lé-ria] n. m. Qualité d'ancien, chez les presbytériens.
presbytérien, enne [prts-bi-té-ri-in, è-ne'
n. et adj. (du gr. presbuleros, prêtre). En Ecosse, protestant qui ne reconnaît pas l'autorité épiscopale. mais seulement celle des prêtres : Jacques Ier persécuta les presbytériens. Qui appartient aux presbytériens : gravité presbytérienne.
— Encycl. Le nom de presbytériens est parfois réservé aux protestants écossais et anglicans qui ont repoussé à la fois le système épiscopal des anglicans et le système congré^ationnaliste des indépendant-, pour adopter le régime presbytérien et synodal. L'organisation du presbytérianisme en Ecosse, dont John Knox fut le principal auteur, date du triomphe même du protestantisme en ce pays. L'Eglise presbytérienne a eu à subir de nombreuses et graves crises intérieures causées surtout par 1' • intrusion » des grands seigneurs écossais, qui prétendaient au droit de nommer les pasteurs, contrairement à l'esprit du presbytérianisme.
presbyterium [pris-bi-té-ri-om'] n. m. (mot lat.). Espace réservé, dans les anciennes églises, entre la clôture du chœur et l'autel.
presbytie n. f. v. presbytisme.
presbytique [près-Mj adj. Qui se rapporte au presbytisme.
presbytisme [prés-bi-tis-mé] n. m. ou presbytie [pres-bi-ti ou si] n. f. Etat du presbyte : le presbytisme se corrige nu moyen de verres biconvexes.
— Encycl. Le presbytisme est essentiellement une diminution du pouvoir d'accommodation du cristallin. Il se corrige, comme l'hypermétropie, à l'aide de verres convexes.
PRE
prescience \jvri si-anse] n. f. (lat. prsssi ien tia; de ; ' .". avant, et scientia, science). Science innée, antérieure à l'étude. Connaissance «le ('avenir. Vhéol. Connaissance certaine que Dieu a de tout ee qui doit arriver, même des actes libres de la volonté.
prescient [j>rA-si-an], e adj Qui a la prescience.
PreSCOtt (William HieUling). historien américain, né à Salem, m. à Boston (1796-1859) ; auteur de l'Histoire de l'hilirpe II, de la Conquête du Mexique. Il comprend l'histoire en juge. Taisant le procès de ses personnages, et les acquittant ou les condamnant.
prescrip^ [prês-kri] n. m. (du lat. prsscriptum, chose prescrite). Prescrit de lu conscience, devoir, dans la philosophie de Ivant.
prescriptibilité [près-krip] n. f. Qualité de ce qui est prescriptible. (Peu us.;
prescriptible [])rès-krip] adj. Or. Sujet à la prescription : droit* prescriptibles.
prescription [près-fcn»-sî-oii] n, r. (lat.
prasscriptio). Dr. Moyen légal d acquérir la propriété par une possession non interrompue : prescription décennale, trenlenairc. Ordre formel et détaillé : tes prescriptions de la loi. Ordonnance d'un médecin.
— Encycl. La prescription est une manière d'acquérir un titre de propriété par une possession non interrompu^' (prescription acquisitive) ou de se libérer d'une obligation par le non-exercice d'un droit, par l'inaction (prescription exlinctive).
La prescription de droit commun est la prescription trentenaire ou prescription de trente ans, mais la loi admet un certain nombre de prescriptions abrégées. La prescription acquisitive court du lendemain de l'entrée en posscss.on. La prescription libératoire court du lendemain de l'engagement.
Les causes qui empêchent la prescription sont les vices de la possession et surtout le titre précaire. Les causes interruptives de prescription sont celles qui anéantissent le bénélice du temps déjà écoulé.
U interruption naturelle, applicable seulement à la prescription acquisitive, a lieu quand le possesseur est privé, pendant plus d'un an, de la jouissance d'un immeuble par le l'ait d'un tiers: par l'expiration de ce délai, il a perdu l'avantage de l'action possessoire.
h'interruption cieile, applicable aussi bien à la prescription libératoire qu'à la prescription acquisitive, a lieu : 1° par une citation en conciliation devant le juge de paix, pourvu qu'elle soit suivie d une demande en justice dans le mois de la non-conciliation; 2» par une citation en justice, même devant un juge incompétent ; 3° par un commandement signifié au débiteur; 1° enfin, par la reconnaissance expresse <>u tacite, faite par celui qui prescrit, du droit de son adversaire.
On entend par causes suspensives de la prescription, celles qui en arrêtent pendant quelque temps la marche, sans anéantir le bénéfice du temps écoulé.
La prescription acquisitive ou usucapion s'acquiert par la possession prolongée pendant un certain temps. Elle doit être non équivoque, c'est à-dire : 1» continue de la part du possesseur et non interrompue de la part du propriétaire ; 2° paisible, c'est-à-dire non fondée sur d»-s actes de violence; 3° publique ; 4° exercée « à titre de propriétaire », d'où suit que les fermiers, dépositaires, usufruitiers et autres détenteurs précaires ne peuvent prescrire.
Il existe une prescription instantanée à l'égard des meubles. Celui qui ajuste titre et bonne foi devient propriétaire d'un meuble dès qu'il lui est livré par la personne qui n'en était pas propriétaire. Tel est le sens de la maxime : En fait de meubles, possession vaut titre. Toutefois, le propriétaire d'une chose perdue ou volée peut la revendiquer pendant trois ans, même contre le possesseur ayant juste titre et bonne foi. Mais, si celui-ci a acheté le meuble en foire, dans une vente ou chez un marchand vendant des choses de même nature, il a le droit d'exiger du propriétaire qui réclame la restitution le montant du prix qu'il a déboursé.
La prescription libératoire ou extinclive dégage le débiteur envers son créancier quand celui-ci a laissé passer un certain laps de temps sans exiger le payement.
Pour les dettes commerciales, comme pour les dettes civiles, la prescription extinctive ou libératoire est en principe de trente ans, mais le principe souffre de nombreuses exceptions.
En matière pénale, la durée de l'action publique est respectivement de dix ans (crimes), de trois uns (délits) ou de un un (contravention,!, selon qu'il s'agit d'une affaire criminelle, correctionnelle ou de police.
Des lois spéciales ont fixé, on certaines matières, un délai plus court ; ainsi, la loi du 3 mai 18it sur la chasse fixe la durée de cette prescription à trois mois.
La peine se prescrit par un temps plus long que l'action civile, parce que la démonstration de la culpabilité est faite.
Toutes condamnations pénales, la prison aussi bien que l'amende et la confiscation, se prescrivent, savoir: en matière criminelle, par vingt ans; en matière correctionnelle, par cinq ans ; en matière de simple police, par deux ans; en matière de roulaqe, par un an ou par cinq ans pour les condamnations résultant de fausses indications sur la plaque ou de fausses déclarations de nom et de domicile.
prescrire [près-krir-re] v. a. (lat. prsescribere. — Se conj. comme Écrire.) Ordonner ; régler d'avance ou en détail : prescrire un régime alimentaire. Dr. Acquérir ou se libérer par prescription : prescrire une dette. Absol. S'autoriser de la prescription : le temps ne prescrit pas contre la vérité. Se prescrire v. pr. Se faire une loi de. Se perdre par prescription : les peines correctionnelles se prescrivent par cinq nus.
préséance [pré-sé] n. f. (préf. pré, et séance). Droit de prendre? place au-dessus de quelqu'un ou de le précéder : le décret du 2i messidor un XII règle les préséances entre les corps officiels.
— En ycl. br. Les représentants des Etats étrangers se placent : 1» d'après la classe à laquelle ils appartiennent ; 2» s'ils sont de même classe, d'après la date de notification de leur arrivée. Dans les Etats catholiques, le légat ou nonce du pape a le pas sur les autres ambassadeurs.
En France, la préséance est tlxéc. entre les autorités, par I- décret du 16 juin 1(07. Le» corps et les autorités convoqués aux cérémonies publiques à
Paris, y prennent rang dans l'ordre suivant : présidents du Sénat et de la Chambre des députés, ministres, sous-secrétaires d'Etat, Sénat, Chambre des députés. Conseil d'Etat, grand chancelier de la Légion d'honneur, Conseil de l'ordre, Cour de cassation. Cour des comptes, Conseils supérieurs de la guerre et de la marine, Institut, Conseil supérieur de l'instruction publique, préfet de la Seine, préfet de police, Conseil municipal de Paris, Conseil général de la Seine, gouverneur militaire de Paris, Cour d'appel, etc.
PréseaU, comm. du Nord, arr. et à fi kil, de Valeneiennes , 2.020 hab.
présence pré-san-se] n. f. (lat. prsesentia). Fait pour une personne ou une chose de se trouver dans un lieu marqué : la présence d'un témoin. Faire ucte de présence, se montrer quelque temps. Theol. Présence réelle, existence réelle du corps A du sang de Jésus-Christ dans l'Eucharistie. Présence d'esprit, promptitude à dire ou faire sur-le-champ ce qu'il y a de plus à propos. Loc. adv. : En présence, en vue, en face l'un de l'autre. Loc. prép. : En présence de, même sens. Ant. Absence.
présent [pré-zan] n. m. (sttbst. verb. de présenter). Don. cadeau : tiaroun-al-Raschid fit présent d'une horloge à Charlemugnr. Poétiq. Présents de Cérès, moissons; de Bacchus, vendanges, vin; <(e P"lore, fieurs; de Pomone, fruits.
présent [pré-zan], e adj. (lat. pr.rsens). Qui est dans le lieu dont on parle : être présent à une réunion. Que l'on voit, que l'on tient: le présent dictionnaire. Absol. I.a présente, la lettre que j'écris, que vous lisez. Fig. Etre présent partout, se multiplier. Actuel : le temps présent Fig. Qui donne son attention : n'être pus présent à la conversation. Avoir la mémoire présente, se souvenir de tout et facilement. Avoir l'esprit présent, trouver sur-lechamp ce qu'il faut dire ou faire. Gram. Qui indique que l'action se fait actuellement : subjonctif présent. N. m. Le temps actuel : >ie songer qu'au présent. Giamm. Le premier temps de chaque mode d'un verbe. N. m. pi. Les personnes qui sont là : les absents et les présents. A présent loc. adv. Maintenant. A présent que, loc. conj. Maintenant que. Prov. : Les présents valent mieux que les absents, équivaut à : les absents ont toujours tort; signifie aussi : une chose actuelle est plus efficace, plus sérieuse, qu'une chose a voir, une promesse. Les personnes présentes sont toujours exceptées, se dit par précaution oratoire quand on fait des généralités qui pourraient blesser les auditeurs. Ant. Absent.
présentable [pré-zan] adj. Qu'on peut présenter; qui peut se présenter.
présentateur, trice [pré-zan] n. Personne qui présente quelqu'un dans une société.
présentation Izan-ta-si-on] n. f. (de présenter). Action d'exhiber : payer un effet à présentation. Action de conduire quelque part en déclinant les noms, qualités, etc. Action ou droit de présenter quelqu'un pour une charge. Présentation de la Vierge, fête en mémoire du jour où la Vierge fut présentée au temple (21 nov.). Obslétr. Manière dont le fœtus se présente au détroit supérieur du bassin.
— Encycl. Obstétr. Les présentations se rangent dans trois catégories : présentation de la tète, pré-
PRÉ
présentoir [pré-zan] n. m. Archéol. Large couteau de orédence qui servait à présenter aux convives les tranches de pâtisserie.
préseret [ze-ré] n. m. Baquet à présure, dans le Jura.
préservant [prê-zer-van], e adj. Qui préserve.
préservateur, trice [pré-zir] adj. Qui préserve : moyen préservateur.
préservatif, ive [jiré-Zir] a.lj. Qui a la vertu de préserver. N. m. Ce qui préserve : la sobriété est le meilleur préservatif contre les maladies. Syu. de condom. (V. ce mot)
préservation [pré-zir-va-si-on] n. f. Action
de préserver: lu préservation des moites.
préserver [pré-xer-vé] v. a. rlat. prxservare; de prse, avant, et serrure, garder). Garantir d'un mal : la vaccination préserve de la petite vérole. Syn.
DÉFENDUE, PROTÉGER, SAI1 VEUARUEi! .
préside [pre-zi-dc] n. m. (esp. presidio). Poste fortifié espagnol, sur les côtes de Toscan", d'Afrique et aux Indes : tes présides qui subsistent sont devenus des lieux de déportation.
présidence [pré-zi-dan-se] n. f. Fonction de président : e'//*e nommé à ta présidence d'une assemblée. Temps pendant lequel on l'exerce. Hôtel, bureau d'un président: manger à ta présidence. Division territoriale, dans l'Inde : la présidence de Uombuy.
président [pré-zi-dan] n. m. (lat. prœsidens). Celui qui est le chef d'une assemblée, d'un corps politique, d'un Etat républicain, d'un tribunal, etc.
— Encycl. l)r. Président de la République. Le pouvoir exécutif appartient au président tie la République, qui gouverne par l'intermédiaire des ministres et des fonctionnaires de tout ordre. Le président de la République est élu pour sept ans par le Sénat et la Chambre des députés, réunis à Versailles en Assemblée nationale ou Congrès. Il choisit et nomme les ministres ; il a le droit de proposer des lois concurremment avec les deux Chambres; il promulgue les lois votées et en assure l'exécution ; il peut dissoudre la Chambre des députés avec l'approbation du Sénat; il dispose de la force armée; il a le droit de grâce, c'est-à-dire qu'il peut empêcher qu'un condamne ne subisse sa peine; mais l'amnistie, qui efface la condamnation même, ne peut être que la conséquence d'une loi. La Constitution lui interdit de déclarer la guerre ou de signer un traité sans y être autorisé par les deux Chambres.
Présidents de la Chambre des députés ou du Sénat. Les présidents de la < hambre et du Sénat sont élus chaque année pour la durée de la session et pour toute session extraordinaire qui aurait lieu avant la session ordinaire de l'année suivante. Ils dirigent les débats et font observer le règlement ; ils veillent à la sûreté intérieure et extérieure de l'assemblée qu'ils président et ont le droit de requérir la force armée, ainsi que toutes les autorités dont ils jugent le concours nécessaire.
Présidents des cours et tribunaux. A la tête de tout tribunal, judiciaire ou administratif, est placé un président, qui dirige les débats et est chargé de la police de la salle.
La Cour de cassation, la Cour des comptes, les cours d'appel, ont, en outre des présidents de cham-
l'réseDtatiun de la Vierge nu Temrjle, I ..j.i. le Titien
sentation du tronc, présentation du siège. La plus favorable est la présentation du sommet ou tête; la présentation du tronc ne peut jamais se terminer sans intervention.
Présentation de la Vierge au Temple, célèbre tableau du Titien (Venise).
Présentation de l'enfant Jésus au Temple, tableau d'Hyacinthe Rigaud. au Louvre; — de Philippe de Champaigne (Bruxelles).
j>réS3ntement [zan-tc-man] adv. Maintenant, actuellement. Présentement que, maintenant que.
présenter [zan-té] v. a. (lat. prxseutare). Tendre pour être pris : présenter un bouquet, une chaise. Montrer pour être examiné: présenter des étoffes fi un acheteur. Exprimer par politesse : présenter ses respects. Amener à quelqu'un et décliner le nom, les titres de : présenter quelqu'un dans un cercle. Proposer pour un emploi '.présenter un précepteur. Montrer, faire voir: présenter un bel aspect. Offrir, susciter : présenter des ressources, des difficultés. Montrer en menaçant : présenter la baïonnette. Approcher une pièce de la position qu'elle doit occuper pour juger si elle a la forme et les dimensions voulues : présenter un tenon à sa mortaise. Présenter les armes, porter le fusil en avant en signe d'honneur, au passage d'un officier, d'un drapeau, etc. (supprimé en Jtt02i. Se présenter v. pr. Paraître devant quelq 'un. Apparaître. Avoir une apparence qui fait augurer bien ou mal : affaire qui présente bien. Se mettre sur les rangs. Fig, S'offrir à l'esprit : une difficulté te présente.
présenteur, euse [pré-zan-teur, eu-ze] n. Personne qui présente
bre, un premier président. Le conseil d'Etat, qui a pour président le ministre de la justice, a à sa tête un vice-président et des présidents de section.
La présidence des cours d'assises est, pour chaque session, confiée par le garde des sceaux ou, à son défaut, par le premier président de la cour d'appel, a un magistrat choisi parmi le» conseillers à la cour d'appel.
présidente [pré-zirdan-te] n. f. Celle qui préside. Femme d'un président.
présidentiel, el e [pré-zi-dan-si-el, è-le] adj.
Qui concerne le président ; qui émane de lui : décret présidentiel.
présider Ipré-zi-dé] v. a. (lat. prmidere). Diriger comme président : présider lis assises, un concours. V. n. Présider il, avoir le soin, la direction : présider aux préparatifs d'une fête. Etre l'arbitre : Céres présidait aux moissons.
presidiaire fpré-si-di-è-re] n. Personne condamnée aux présides.
présidial [pré-zi] n. m. (lat. pr.vsiilialis). Nom donné à des tribunaux civils et criminels jugeant en première instance, établis par Henri II en 1551 et supprimés en 1792 : les présidiaux ne jugeaient au criminel que certaines infractions.
présidial, e, aux [pré-zi] adj. Qui appartient à un présidial; qui en émane: sentence />" sidiale.
présidialement [pré-zi. man) adv. sans appel et en dernier ressort : juger présidialement.
préSidialité [pré-zi] n. f. Juridiction d'un présidial.
i n. f. Action b [Se conj.
PRÉ
présigniflcaiion [pré -si, si de présignifler.
présignifler ' vré-si-gni /, i comme prier.) Slgnioer d'avance.
presle n. f. iu<i. v. prêle.
Presles, comm. de Seine-et-OiBe, arr. el a 19 kil. de Pontoise, prè« de l'Oise; 1.230 b.Ch. de f. N.
Presles (Kaoui de) ou des Prayères, juris-
consulte et écrivain français, un des conseillers de Philippe le: Bel (vers 1270-vcrs 1380). - Son (Ils naturel, Raoul, né et m. à Paris (1314-1882), lui honoré de la confiance de Charles v. on l'a Quelque f'ii.s considéré comme l'auteur du Songe du Vergier
présomptif [pri-tonp-tifl ive adj. (du lai prmsumptus, pris d avance). Designé d'avance par la parenté, en parlant d'un héritier : 871 lin, sir, l héritier présomptif de lu couronne si- nomme césarévitch.
présomption [pré-zonp-ti-ori] n. f.(du lai prx tumptio, action de prendre d'avance ). Jugement fonde non sur des preuves, mais sur des indices. Opinion trop avantageuse de soi-même. Ani. Modestie.
— Encycl. Or. Les présomptions sont les conséquences que la loi ou les tribunaux tirent, comme moyen de preuve, d'un fait connu à un fait inconnu.
On distingue : 1° les présomptions légales; 2" le» présomptions du fait ou de l'homme.
Les présompi ions légales sont plutôt des dispenses de preuve que des modes de preuve. En principe, la loi, lorsqu'elle dispense l'une des parties du fardeau de la preuve, laisse à l'adversaire le droit de rétablir la vérité et de détruire ainsi la présomption; on dit alors que la présomption souffre la preuve du contraire. Ainsi, la loi présume que l'enfant né d'une femme mariée pendant le mariage a pour père le mari ; mais celui-ci peut parfois faire tomber cette présomption en prouvant qu'il n'est pas le père de l'enfant. Par exception, la présomption légale peut être accompagnée d'une défense faite à l'adversaire d'en détruire l'effet par la preuve du contraire ; la présomption est alors irréfragable.
Les présomptions qui ne sont pas établies par la loi sont appelées aussi présomptions de fait ou de l'homme. Elles ne sont admises par le juge que dans les cas où la preuve testimoniale pourrait l'être, et qu'autant qu'elles sont graves, précises et concordantes.
présomptivement [pré - zonp -ti-ve- man] adv. Par présomption.
pré!omptueusement [pré-zonp-tu-eu-ze-
man] adv. D'une manière présomptueuse. (Peu us.j présomptueux, euse [pré-zonp-tu-eu, euze\ adj. (lat- prxsomptuosus). Qui a une opinion trop favorable de soi : la jeunesse est présomptueuse. Qui marque la présomption : défi, présomptueux. Substantiv. : les présomptueux ; une présomptueuse. Ant. Modeste.
presque [prés-ke] adv. (de près, et que). A peu près. (La voyelle e ne s'élide que dans presqu'île.) Prov. : Presque et quasi empêchent de mentir, avec des restrictions, rien n'est absolument faux.
presqu'île [près-ki-le] n. f. Portion de terre entourée d'eau, à l'exception d'un seul côté, par lequel elle tient au continent : la presqu'île de Quiberon.
pressage [prè-sa-jr] n. m. Action depresser.de condenser à la presse.
prèssamment
[prè-sa-m<in ) adv. D'une façon près santé. (P. us. I
pressant \prèsan], 6 adj Qui insiste :
c ré anc i e r
l're.qu'ile : 1. Elévation; 2 Plan.
pressant. Qui agit fortement : instances pressantes. Urgent : affaire pressante.
presse [prê-se] n. f. (de presser). Multitude de personnes serrées : fendre la presse. Fia. et fam. Empressement : il n'y a jamais presse pour rendre service. Nécessité de se hâter : dans les moments de
Preaaes : t. A cintrer les rails : 2. A copier; 3, 4. A coller (de menuisier); 5. A fromage; 6. A viande.
presse les ouvriers veillent. Gêne, inquiétude, tourment : Hre dans la ]>resse. Enrôlement forcé de matelots supprimé par Uolhert. Toute machine à bras ou mécanique, destinée à comprimer les corps, ou à y laisser une empreinte quelconque : presse n ri,>. à
cidre, " viande Bpéc. Machine a imprimer. Enouvriers qui manœuvrent une telle machine. Ouvrage tout presse, qu'on imprime actuellement. Lu presse, les journaux. A voir une bonne, une mauvaise presse, être bien^ mal traité dans les journaux. Liberté de I" presse, liberté de mettre au jour, par la voie de l'impression, ses idées, ses opinions.
Presse •• copier, pour copier les lettres.
— Encycl. Techn, On peut distinguer les presses qui opèrent la pression sur toute la matière a la fois et celles qui ne pressent que par parties. La première catégorie renferme les presses a coin et les presses a vis ; la 6cconde renferme les presses à cylindres : laminoirs, calandres pour l'apprêt des étoffes, du papier, etc., les cylindres à cannes à sucre, les cylindres concasseurs pour préparer le blé destiné à la mouture à la meule, etc. A côté de ces presses, il convient d'en citer d'autres, telles (pie les presses à levier et les presses à excentriques. La presse à macquer est une espèce de cisaille, à mâchoires planes et non coupantes.
Presse monétaire. V. monnaie.
Presse hydraulique. V. HYDRAULIQUE.
— Impr. La première presse typographique, qui date de Gutenberg, fonctionnait au moyen d une vis verticale analogue à celle d'un pressoir, mue à la main. Elle a été remplacée par la presse hollandaise, puis par les presses avec marbre et platine en fonte, longtemps employées. En 1818, la presse de Stanbopc, dans laquelle toutes les parties en bois des anciennes presses étaient en fonte, fut employée en France ; l'invention, vers cette époque, des rouleaux encreurs remplaçant l'encrage à la main fit faire un pas énorme à l'art d'imprimer. Dès lors, de perfectionnement en perfectionnement, la presse typographique est arrivée au point où elle est aujourd'hui. 11 existe actuellement des presses de différents systèmes : presses eu blanc (imprimant d'un seul côté dé la feuille), presses à retiration ou à labeurs (imprimant des deux côtés), presses à réaction (inventées par Taylor, perfectionnées par Alauzet, Derriey, Marinoni, etc.), les presses Lambert ou presses à papier continu (impression à plat, tirages en couleurs), enfin les rotatives à grand débit. (V. le tableau imprimerie.)
— Atjric. Les presses à fourrages permettent de réduire à un mince volume le foin ou la paille que l'on veut faire voyager économiquement, car la charge d'un wagon de chemin de fer étant de 10.000 kilogr., sa capacité de .100 m3, il faudrait que le mètre cube de foin eut une densité de 300 kilogr. pour que l'économie de transport fut réelle ; or, le foin ou la paille tassés et bottelés n'ont comme densité que 80 ou 90 kilogr., de là l'utilité des presses à fourrages, qui réduisent de quatre à cinq fois le volume initial.
— Dr. Sous le nom de py-esse, il faut comprendre, en droit, les journaux, les livres, les affiches, tout ce qui en un mot touche à l'imprimerie et à la librairie.
La liberté de la presse a été proclamée par la loi du 29 juillet 1881, qui a supprimé toute mesure préventive.
Tout journal ou écrit périodique peut être publié, sans autorisation préalable et sans dépôt de cautionnement, à la condition d'avoir un gérant. Avant la publication, il est fait, au parquet du procureur de la République, une déclaration contenant : 1° le titre du journal ou écrit périodique et son mode de publication ; 2° le nom et la demeure de son gérant ; 3" l'indication de l'imprimerie où il doit être imprimé. Toute mutation est déclarée dans les cinq jours qui la suivront. Les déclarations sont faites par écrit, sur papier timbré, et signées des gérants. Il en est donné récépissé.
Au moment de la publication de chaque feuille ou livraison du journal ou écrit périodique, il est remis au parquet, ou à la mairie dans les villes où il n'y a pas de tribunal, deux exemplaires signés du gérant. Pareil dépôt est fait au ministère de l'intérieur pour Paris et le département de la Seine, et pour les autres départements, à la préfecture, a la sous-préfecture, ou à la mairie, dans les villes qui ne sont ni chefs-lieux de département, ni chefs-lieux d'arrondissement.
Le gérant devra être Français, majeur, avoir la jouissance de ses droits civils, et n'être privé de ses droits civiques par aucune condamnation judiciaire.
Le gérant est tenu d'insérer gratuitement, en tète du prochain numéro du journal ou écrit périodique, toutes les rectifications qui lui sont adressées par un dépositaire de l'autorité publique, au sujet des actes de sa fonction inexactement rapporiés par ledit journal ou écrit périodique. Toutefois, ces rectifications ne doivent pas dépasser le double de l'article auquel elles répondent. Il est également tenu d'insérer dans les trois jours de leur réception ou dans le plus prochain numéro, s'il n'en était pas publié avant l'expiration des trois jours, les réponses de toute personne nommée ou désignée dans le journal ou écrit périodique.
Un titre de journal constitue un nom commercial, c'est-à-dire une propriété privée, à laquelle il ne peut être porté aucune atteinte directe ou indirecte par la création postérieure d'un autre journal.
Les journaux et autres imprimés distribués ou vendus dans les rues ne peuvent être annoncés que parleur titre, leur prix, l'indication de leur opinion et les noms de leurs auteurs ou rédacteurs.
Les infractions prévues par la loi du 29 juillet 1881 sont en principe déférés à la cour d'assises.
Les délits contre les personnes réprimés par la loi de 1881 sont la diffamation et l'injure. (V. diffamation, injure.) Des dispositions spéciales punissent la provocation aux crimes et délits, aux actes anarchistes, etc.
L'action publique et l'action civile se prescrivent après trois mois révolus, à compter du jour où ils ont été commis, ou du jour du dernier acte de poursuite, s'il en a été fait.
Presse (la), journal politique et littéraire quotidien, fondé en 1836 par E. de Girardin, et qui inaugura 1ère de la presse quotidienne a bon marché.
pressé [prè-sé'], e adj. Souvent répété dans un petit espace de temps ; frapper à coups pressés. Qui a hâte : pressé de partir. Comprimé ; citron pressé. Urgent : commission pressée. Attaqué vivement : ville pressée de toutes parts. Tourmenté : jiressé de fait, i et desoif. Pressé d'argent, en ayant un besoin urgent. Substantiv. Aller au plus pressé, s'occuper d'abord de ce qui est le plus urgent.
PRK
invar. Instrument pomr
• '•«tsf-e.lron
presse-artère n.
comprimer les arti
presse-citron nu presss-citrons n.
Instrument serrant à extraire le jus des citrons.
pressée | prè-sé] n. f. Action de presser. Masse de fruits soumise en une fois a l'action de la presse, pour en exprimer le suc : une pressée de pommes. Suc ainsi exprimé.
presse-étoffe n. m. invar. Patte qui maintient l'étoffe sur la machine à coudre.
presse-étoupe n. m. invar. Dispositif adapté au cylindre des machines à vapeur, pour que la vapeur ne puisse s'échapper par l'orifice d'entrée de la tige du piston.
pressement [prè-se-man] n. m. Action de presser. (Peu us.)
pressement adv. Syn. de pressa m mlnt.
pressensation [pré-san-sa-si-on] n. f. (préf. pré, et sensation). Sensation éprouvée d'avance et qui sert d'avertissement. (Peu us.)
Pressensé (Edmond Df.uaut de), pasteur protestant et homme politique français, né et m. à Paris (1824-1891). Il appartenait au protestantisme libéral, dirigea la Revue chrétienne et écrivit de» ouvrages de politique et d'histoire religieuse. — Son fils, Francis, né à Paris en 1853, ancien secrétaire d'ambassade, député socialiste.
pressentiment [prè-san-li-man] n. m. Prévision vague, instinctive, de ce qui doit arriver: Cire assailli de mauvais pressentiments. Idée confuse que l'on a d'une chose inconnue : tes alchimistes eurent les pressentiments de la chimie.
pressentir [pre-san-tir] v. a. (préf. pré, et sentir). Avoir un pressentiment de : pressentir sa fin. Sonder, tâcher de pénétrer les vues de : pressentir un plaideur.
presse-papiers n. m.
sur des papiers pour les maintenir.
presse -purée n. m.
Ustensile de cuisine pour réduire les légumes en purée.
presser [pre-sé] v. a. (du
lat. pressum, supin de premere, même sens). Peser sur, serrer avec plus ou moins de force : presser une éponge.
Soumettre à l'action de la presse ou du pressoir :. presser la vendante. Resserrer, rapprocher: presser les rangs. Poursuivre sans relâche : presser Vennemi. Donner de la vivacité, une énergie concise : presser son shjle. Hâter : piesser so7i départ. Pousser presser tes indolents. V.
invar. Ce qu'on met
l'resse-papiers.
à agir plus vite :
frir aucun délai
n. Ne souf-
affaire qui presse.
pressette [pré->e-te] n. f. Petite presse à lisser le papier.
presseur, euse [prè-seur, eu-ze] adj. Qui sert à exercer une pression : cylindre presseur. N. m. Ouvrier qui met les étoffes à la presse.
presse-Urètre n. m. invar Sorte de pince destinée à comprimer l'urètre.
pressier [pre-si-é] n. et adj. m. Ouvrier imprimeur qui travaille à une presse.
PreSSignac, comm. de la Charente, arr. et à 25 kil. de Cunfolens ; 1.530 h.
pressin [pré-sin] n m. Dans les sucreries, produit résultant du pressage et du râpage de la betterave.
preSSÎOgraphe [prè-si] n. m. (de pression, et du gr. graphein, décrire). Appareil enregistreur pour les pressions dans une machine thermique à grande vitesse.
pression [pré-si-on] n. f. Action de presser : la pression de l'atmosphère. Force d'expansion de la vapeur ou des gaz dans les chaudières et les cylindres. Fig. Influence coercith e, contrainte morale : candidat qui exerce une pression sur les électeurs.
— Encycl. Phys. L'unité C. G. S. de pression est la barye, pression de 1 dyne par centimètre carré. Pour évaluer la pression exercée par un fluide sur une paroi, on prend pour unité l'atmosphère (poids d'une colonne de mercure de 76 centimètres de hauteur et de 1 cm' de section) ; cette unité vaut 1.013.663 unités de pression C. G. S. On se sert aussi du kilogramme par centimètre carré qui vaut 981.000 unités C. G. S.
— Physiol. La pression ou tension vasculaire dépend à la fois de la masse sanguine et de la contraction cardiaque. Chez l'homme, elle est généralement de 110 à 120 millimètres de mercure. On mesure la pression vasculaire à l'aide du sphygmoscope et du sphygmomanomèlre.
pressiS [prè-si] n. m. Jus de viande, d'herbes, etc., que 1 on extrait avec une presse.
pressoir [prè-soir] n. m. (de presser). Machine qui sert à pressurer le raisin, les pommes, les grai-
nes oléagineuses, etc. Lieu où se trouve cette machine: porter de la vendange au pressoir.
— Encycl. Les anciens pressoirs (pressoir h. taissons, pressoir chàtillonnais , pressoir a rti-
PRE
«juct, etc.) étaient constitués par de lourds madriers, sur lesquels on exerçait une pression continue, soit au moyen d'un axe vertical en bois, soit au moyen de poutres faisant ofliee de leviers de serrage, le tout actionné à bras d'hommes. La manœuvre, difficile et longue, exigeait une force considérable.
Les pressoirs modernes nécessitent beaucoup moins d'efforts (souvent il suffit d'un seul homme pour les manœuvrer!. Ils se composent (pressoirs intermittents), d'un bâti en buis, fer ou pierre appelé maie ou table, qui reçoit le marc à pressurer, «Tun couvercle muni ou non de madriers (charge) et d'un puissant appareil de serrage, pourvu, dans les modèles récents, de leviers multiples et différentiels, 4ivec encliquetage permettant un serrage régulier. Dans les uns, le marc à pressurer est disposé en carré ou en rond sur la maie, et une claie verticale le maintient ; dans d'autres, il est enfermé dans des sacs de toile séparés les uns des autres par des claies de bois.
Il existe également des pressoirs dits continus, dans lesquels le marc est déversé dans une trémie située au-dessus de cylindres presseurs ; d'autres, pour les grandes exploitations, dans lesquels la maie est un tablier mobile, formant chaîne sans fin, et sur lequel plusieurs piles sont pressurées à la fois.
pressurage [jire-su] n. m. Opération consistant à soumettre une substance (vendange fraîche. marc de fruits, etc.) à L'action du pressoir. Vin de pressurage, syn. de vin de presse. Fig. Extorsion ; violence pour obtenir quelque chose.
— Encycl. Œnul. Le pressurage s'exécute avant ou après la cuvaison, suivant que l'on veut faire des vins blancs ou rouges. On fait usage de pressoirs intermittents (v. pressoir) ou de pressoirs continus Dans les premiers, il faut relever la charge pour bêcher le marc avant de lui faire subir une autre pression ; dans les autres, la masse à pressurer est amenée sous des plateaux successifs montés sur un sommier incliné, et qui lui font subir le maximum de pression.
Du marc sortant d'un pressoir intermittent et qui contient encore une notable quantité de vin, on peut déplacer la piquette (v. ce mot) ; mais, quand le mare a subi l'effet d'un pressoir continu, il n'est plus utilisable que pour la distillerie ou comme engrais.
preSSUration ; pr'e-su-ra-si-on] n. f. Action de pressurer. (Peu us.)
pressure [jirè-sti-re] n. f. (de presser). Action d'empointer les aiguilles ou les épingles.
pressurement [prê-su-re-man] n. m. Action de pressurer.
pressurer [vrè-su-ri] v. a. (pour pressoirer). Soumettre à l'action du pressoir ou à une autre analogue. Fig. Epuiser par les impôts : pressurer un peuple. Tirer de quelqu'un, par force ou par adresse, de largent, etc. : on veut vous pressurer.
preSSUreur [jiré-su-reur] n. m. Celui qui conduit un pressok. tig. Celui qui tire de l'argent par extorsion.
prestaire [près-tè-ve] n. m. (du lat. prxstare, fournir). Dr. coût. Engagement d'une terre fait par une église à un particulier sous certaines charges et conditions. Adj. : acte prestaire.
prestance [wrês-fan-se] n. f. (lat. prastantiai. Maintien imposant ou martial : la belle prestance de Louis XIV, de Murât.
prestant [pris-tan] n. m. (ital. prestante). Jeu de fond de l'orgue, au son très stable, et qui sert d'étalon pour l'accord des autres jeux.
prestataire [pris-ta-tè^ré] n. m. Contribuable soumis à la prestation en nature.
prestation \j>rès-ta-si-on]n.t. (du \a.i. prsestatio, action de fournir). Action defournir.de prêter: iirestalion de capitaux . Prestation de serment .serment que prêtent les fonctionnaires publics et les membres de certains corps politiques. Impôt communal, affecté à l'entretien des chemins vicinaux et payable en argent ou en nature : l'impôt des prestations peut être remplacé par une tare dite vicinale. Allocation attribuée aux militaires.
— Encycl. Dr. Est passible de la prestation tout habitant de la commune, mâle, valide, âgé de dixhuit ans au moins et de soixante ans au plus, célibataire ou marié, quelle que soit sa profession, pourvu qu'il soit porté au rôle des contributions directes. S'il est chef de famille ou d'établissement, à titre de propriétaire, de régisseur, de fermier ou de colon partiaire, il doit la prestation, non seulement pour sa personne, mais encore pour chaque individu mâle, valide, âgé de dix-huit ans au moins et de soixante ans au plus, membre ou serviteur de la famille et résidant dans la commune, ainsi que pour chaque béte de trait, de somme ou de selle, et pour chaque charrette ou voiture attelée, au service delà famille ou de l'établissement dans la commune.
Tout individu, même non habitant de la commune, même du sexe féminin, même invalide, même âgé de moins de dix-huit ans et de plus de soixante ans. même non porté nominativement aux rôles des contributions directes, s'il est chef d'une famille qui habite la commune, ou si, à titre de propriétaire. de régisseur, de fermier ou de colon partiaire, il est chef d'une exploitation agricole ou 'fur. établissement situé dans la commune, doit la prestation, non pour sa personne, mais pour tout ce qui, personnes ou choses, dans les conditions indiquées â l'alinéa précédent, dépend de l'exploitation ou de l'établissement dont il est propriétaire ou qu'il gère à quelque titre que ce soit.
Le propriétaire qui a plusieurs résidences qu'il habite alternativement est passible de la prestation en nature dans la commune où il a son principal établissement. S'il a dans chacune de ces résidences un établissement permanent en ih mystiques, voitures, bétes de somme, de trait ou de seile, il doit être imposé, dans chaque commune, pour ce qui lui appartient dans cette commune. Si ses domestiques, ses animaux et ses voitures passent avec lui temporairement d'une résidence à une autre, il ne doit être imposé pour ses moyens d'exploitation que dans le lieu de son principal établissement.
Les voitures automobiles, ainsi que les tracteurs et voitures attelées à ces tracteurs, sont passibles de li taxe des prestations.
La prestation peut être acquittée en nature ou en argent, au gré du contribuable. Toutes les fois que le contribuable n'aura pas opté dans les délais prescrits, la prestation est de droit exigible en argent.
La prestation non rachetée en argent peut être convertie en tâches, d'après les bases et évaluations de travaux préalablement fixés par le conseil municipal.
Les déclarations d'option sont reçues par le maire.
Le receveur municipal recouvre les cotes payables en argent, conformément aux règles suivies en matière de contributions directes.
Les conseils municipaux ont la faculté de remplacer par une taxe inlnale le produit des journées de prestations que les communes sont tenues de voter pour les chemins vicinaux. Ce remplacement peut porter soit sur la totalité ou sur une partie de la prestation individuelle considérée isolément, soit, après que celle-ci aura été entièrement convertie, sur la totalité ou sur une partie de la prestation des animaux et véhicules.
La taxe vicinale est représentée par des centimes additionnels aux quatre contributions directes en nombre suffisant pour produire une somme équivalente à la valeur des prestations remplacées.
Les redevables peuvent se libérer en nature de la taxe vicinale, pourvu qu'elle ne soit pas inférieure à I franc.
preste [prés-te] adj, (ital. presto). Adroit, agile : être preste dans ses mouvements- Avoir ta main preste, être prompt à battre. Fig, Vif, prompt : réplique preste ; être preste à la réplique. Interjectiv. Preste 'hâtez-vous. Ant. Lent, mou.
Preste (La), hameau des Pyrénées-Orientales, comm. et à H kil. de Prats-de-Mollo ; 8li h. Eaux minérales sulfurées sodiques.
prestement [près-te-man] adv. D'une manière preste : s'éloigner prestement. Ant. Lentement.
prestesse [prcs-lè-se] n. f. (ital. prestezza). Agilité, vivacité.
prestidigitateur [prés-ti] n. m. (de preste, et du lat. digitus, doigt). Celui qui l'ait de la prestidigitation : le prestidigitateur s'intitule aujourd'hui illusionniste. Fig. : un habile avocat est un prestidigitateur.
prestidigitation [près-ti, si-on] n. f. (de prestidigitateur). Art de produire des illusions par L'adresse des mains, les trucs, etc.
— Encycl. Connue sous les noms de magie simulée, magie blanche, escamotage, la prestidigitation remonte à la plus haute antiquité; les Egyptiens, les Chaldéens, les Grecs et les Romains eurent en ce genre des artistes très ingénieux. Au xvii" siècle, les prestidigitateurs adoptèrent pour leur art le nom ambitieux de physique. Les appareils à double fond faisaient tous les frais de cette « physique ». Presque tous les tours des prestidigitateurs actuels, qui sont devenus des opérateurs d'une rare habileté, reposent sur ce principe fondamental : faire disparaître un objet, tantôt pour le retrouver dans un autre endroit que celui où on semble l'avoir mis, et tantôt pour en faire apparaître mystérieusement un autre à sa place. La base de la prestidigitation est l'adresse, et un opérateur habile doit pouvoir donner toute une séance avec un foulard, un jeu de cartes et. une pièce de 5 francs. En dehors de cette adresse manuelle considérable, sans laquelle il est inutile d'essayer d'apprendre la prestidigitation, l'opérateur emploie aussi des moyens auxiliaires : la parole (le « boniment " pour détourner l'attention), la chimie (l'eau changée en vin), l'électricité, la mécanique (les automates), l'illusion d'optique (le décapité parlant), etc.
prestidigitsr [pres-ti, té] v.n. Faire des tours de prestidigitation.
prestige [près-ti-jé] n. m. (lat. prxstigium). Illusion opérée par artifice, sortilège. Fig. Séduction, attrait qui semble avoir quelque chose de merveilteux : le prestige de l'éloquence.
prestigiateur, trice [près-ti] n. l'ersonue
qui opère des prestiges. (Vx.)
prestigieux, euse [prês-ti-ji-eu, eu-ze] adj. Qui opère des prestiges : un prestigieux escamoteur. Qui tient du prestige : éloquence prestigieuse.
prestimonie [prks-ti-mo-nl] n. f. [laX.prxstimonium ; de prxstare, fournir). Revenu affecté à l'entretien d'un prêtre.
presto, prestissimo [près-to, prts-ti-si-mo]
adv. (m. ital.). Musiq. Vite, très vite. Par ext. et fam. Immédiatement, vivement : payez-moi presto,
prestolet [pris-to-lè] n. m. (de prêtre). Fam. Petit prêtre sans considération.
Preston, v. d'Angleterre (comté de Lancastre), sur le Ribble; 113.000 h. Filature de coton. Défaite des Ecossais par Cromwell, en 1648.
prestwichie [pres-touircht] n. f. Genre d'insectes hyménoptères térébrants entomophages. comprenant des formes propres à l'Angleterre, qui vivent sur les étangs.
présu [su], G adj. Su d'avance. (Vx./
présuccession [suk-sè-si-on] n. f. Dr. Droit à une hérédité, exercé par anticipation.
présumable [pré-zu] adj. Qu'on peut présumer.
présumé [pré-zu-mé], e adj. Cru par supposition : tout accusé doit être d'abord, en l'absence de preuves, présumé innocent.
présumer [pré-zu-mé] v. a. (lat prsesumere ; de prie, avant, et sumere, prendre). Conjecturer, juger par induction. V. n. Avoir bonne opinion : trop présumer de son talent.
présupposer [pré-su-po-zc] v. a. Supposer préalablement : présupposer un fait. Nécessiter L'hypothèse de : la succession présuppose la durée.
préSUppOSition [pré-SU-po-zirSi-on] n. f. Supposition préalable. (Peu us.)
présure [pré-zu-re] n. f. (lat. pop. presura; de prensus, pris). Lait aigri retiré de l'estomac des jeunes ruminants, et qui sert à faire cailler le lait.
présurer [pré-zu-ré] v. a. Cailler à l'aide de la présure : présurer du lait.
présurier [zu-ri-é] n. m. Marchand de présure.
présystole 'sis-to-le] n. f. (préf. pré, et systole). Temps oui précède la systole ventriculaire et, par suite, coïncide avec la diastole auriculaire.
présystolique [sis-to] adj. Qui précède la systole du cœur.
prêt [pré] n. m. (de prêter). Action de prêter : pn't à intérêt. Chose, somme prêtée : restituer un prêt. Acompte sur le salaire des ouvriers. Solde des sous-offleiers et des soldats. Prêt à la grosse aven-
PRÊ
ture, placement d'une somme d'argent à gros intérêts, sur un navire de commerce, au risque de la perdre si le navire périt. Fig. Ce que l'on lient des autres, échange : il y a entre les écrivains un prrt (outinuel d'idées.
— Encycl. Dr. Le prêt est un contrat par lequel l'une des parties (préleur) livre une chose à l'autre [emprunteur), qui acquiert le droit de s'en servir, à charge de la restituer après un temps détermine ou indéterminé, en nature ou en équivalence.
11 existe donc deux sortes de prêt : le prêt ,i usage ou commodat et le prêt de consommation
Le prêt à usage peut se former entre personnes capables d'administrer, et, sauf le cas où l'on n'a prêté qu'en considération de l'emprunteur, les héritiers bénéficient du prêt consenti par leur auteur.
L'emprunteur doit veiller à la garde et à la con servation de la chose en bon père de famille; il n'est pas responsable de sa perte par cas fortuit, sauf estimation de la chose avant le prêt, emploi bois du délai ou de l'usage fixés, ou encore perte causée par l'emprunteur, qui a préléré sauver sa chose plutôt que celle du préteur. L'emprunteur doit payer les frais ordinaires (nourriture et fers d'un cheval, par exemple). Les frais extraordinaires qu il aurait déboursés pour la conservation de la chose doivent lui être remboursés par le prêteur, mais sans droit de rétention.
Le prêt de consommation ne peut être consenti qu'entre personnes capables d'aliéner et de s'obliger. Les risques sont à la charge de l'emprunteur devenu propriétaire, et qui doit rendre au terme convenu les choses prêtées, en mêmes qualité et quantité.
S'il s'agit de choses fongibles, l'emprunteur est tenu de restituer au préteur, non pas la chose même qui a été prêtée, mais toute autre de même espèce et de valeur équivalente.
Dans le prêt de consommation, l'emprunteur devient propriétaire de la chose, qu'il ne rendra qu'en équivalence ; dans le prêt à usage, le prêteur reste propriétaire et l'emprunteur doit restituer la chose en nature. Le premier peut donner naissance à un intérêt, l'autre est essentiellement gratuit.
Lorsque les parties stipulent un intérêt ou loyer, le contrat prend le nom particulier de prêt à intérêt.
Le prêt sur gage est un contrat par lequel un débiteur remet en nantissement à son créancier, pour sûreté de sa dette, une chose mobilière appelée « gage ». V. gage.
Prit sur dépôt de marchandises. V. warrants.
Prêt à la grosse, V. grosse.
prêt [prè], 6 adj. (lat. vulg. prseslus, de l'adv. prseslo, sous la main). Disposé, en état, décidé : tenir un cheval prêt; explorateur prêt à partir.
prêta n. m. Chez les Hindous, nom de démons malfaisants, âmes de gens difformes ou d'enfants morts en bas âge.
prêtable adj. Qu'on peut prêter.
prêtant [tan] n. m. Liquide que l'on fait sortir, sur le marbre, de la peau tannée avant le mettage au vent.
prétantaine ou prétentaine [tan-te-ne]
n. f. Fam. Usité seulement dans cette expression : Courir la prétentaine, vagabonder au hasard et sans dessein.
prête n. f. Tige d'osier refendue, avec laquelle on lie les cercles des tonneaux.
prêté n. m. (de prêter). Prêté rendu, juste représaille. (On dit souvent ; c'est un prêté pour un rendu, mais sous cette forme la locution n'a plus de sens.)
prétendance [tan-dan-se] n f. Qualité de prétendant.
prétendant [tan-dan], e n. Qui aspire à quelque chose. N. m. Prince qui prétend avoir des droits à un trône occupé par un autre. Celui qui aspire à la main d'une femme : Ulysse mit à mort les préten liants de Pénélope.
— Encycl. La loi du 22 juin 1886 a banni du territoire de la République les chefs des familles ayant régné en France et leurs héritiers directs dans l'ordre de primogéniture.
prétendre [tan-dre] v. a. (lat. prmtendere ; de prx, avant, et tenderc, tendre). Réclamer comme un droit : prétendre une part dans les bénéfices. Vouloir, exiger : que prétendez-vous de mol? Affirmer, soutenir : je prétends que c'est faux. V. n. Aspirer à : prétendis aux honneurs. Se flatter d'avoir : prétendre à l'esprit.
prétendu [tan-du], e adj. Supposé, soi-disant . un prétendu gentilhomme. Dont le mariage est convenu, arrêté : mon gendre prétendu. N. Celui, celle qui doit se marier : une jeune fille et son prétendu.
prétendument [tan-du-man] adv. D'une manière prétendue.
prête-nom n. m. Celui qui prête son nom dans un acte où le véritable contractant ne veut pas voir figurer le sien. PI. des prête-noms.
prétentaine [tan-tè-ne] n. f. V. prétantaine.
prétentieusement [lan-si-eu-ze-man\ adv.
D'une manière prétentieuse.
prétentieux, euse [tan-si-eu, eu-zei adj. Qui a des prétentions ; homme prétentieux. Où il y a de la prétention : style prétentieux. N. : une prétentieuse.
prétention [tansi-on] n. f. (de prétendre). Privilège que l'on réclame ou qu'on s'arroge : les prétentions des grands. Volonté, désir ambitieux : avoir la prétention d'être le premier. Idée vaniteuse de sa propre personne : des prétentions ridicules.
prêter [ti] n m. Prêt, action de prêter : le prêter et le donner.
prêter [tê\v. a. (du lat. prsestare, fournir). Céder pour un temps, à charge de restitution : prêter un livre. Fig. Fournir : prêter secours. Attribuer prêter ses défauts aux autres. Prêter la main il une chose, en être le complice. Prêter l'oreille, écouter. Prêtrr attention, son attention à, être attentif. Prêter silence, faire silence pour écouter. Prêter serment, faire serment. Prêter le flanc, donner prise sur soi. V. n. Etre susceptible de s'étendre, de s'étirer : cette étoffe prête. Fig. Fournir matière :. prêter à la critique. Se prêter v. pr. Consentir : «e prêter à un arrangement. I^rov. : On ne prête qu'aux riches, au fig., on attribue volontiers certains actes, certaines choses à ceux qui sont coutumiers du fait, réputés posséder ces choses, etc. Ami à
PU fi
prêter, ennemi au rendre, celui à qui vous prêtez
se dit votre ami et devient votre ei mi quand
vous lui demanderez de rembourser.
prétérit [rit'] n. m. (du lat. prmteritum, lai en arrière). Gramm, Temps passé.
prétérition [si-an] a. f. (lat. prateritio; de prmtcrire, omettre). Figure de rhétorique, par la quelle on déclare ne p;is vouloir parier d'une chose ii.ui on parie néanmoins par ce moyen : parler par prétérition. (On dit quelquef. pretermisbion.)
prétermission n. t. Rkél. 8yn. de prêtbkition.
préteur n. m. (lat. prêter). Magistrat qui rendait la justice a Rome.
— Enctcl. Nommé d'abord par les centuries et de race patricienne, le préteur fut le second dignitaire de la République. Il avait pour mission de rendre la justice. Peu à peu ses pouvoirs devinrent en outre législatifs, c'est-à-dire qu'il rendit des édita indiquant, lorsqu'il entrait en fondions, dans quel esprit et d'après qu lies règles il allait juger. La collection de ces édits l'orme le droil pré torien ou honoraire, par opposition aux lois régulièrement votées. Lorsque Rome contint un certain nombre d'étrangers, il y eut au-dessous du préteur urbain un préteur pérégrin.
prête ir, euse [eu-ze] n. et adj. Qui prête, qui aime à prêter.
Prétextât (saint), archevêque de Rouen, ami de Grégoire de Tours, assassiné a Rouen par ordre de Fréaégonde, qui ne lui pardonnait pas d'avoir fait conclure le mariage de Mérovée, fils de Ohilpéric, avec sa tante liruneliaut (586). Fête le 24 févr.
prétexte [telcs-té] a, m. (lat. prietextus). Raison apparente dont on se sert pour cacher le véritable motif: saisir un prétexte pour s'éloigner. Loc. conj. Sous prétexte que, en prétendant que.
prête <te [têlcs-te] n. f. (lat. prétexta). Robe blanche, bordée de pourpre, que portaient, à Rome, les jeunes gens de famille patricienne. Adjectiv. : toge prétexte.
prête Ater [tèks-té] v. a. Prendre, alléguer pour prétexte : pré/crier un voyage. Couvrir d'un prétexte : manifestants qui prétextent leurs violences de l'amour du bien public.
préthyroïdie.T, enne [di-in, t-ne] adj. Qui
est en avant du cartilage thyroïde.
prétibial, e, aux adj. Qui est situé au-devant du libia.
pretintaille [ta, Il mil., e] n. f. Ornement en découpure, que l'on mettait autrefois sur les robes. Accessoire, futilité. (Vx.)
Pretintaille {marquise de), personnage imaginaire, créé par Béranger et représentant les idées cl les préjugés de l'ancien régime; c'est le pendant du marquis de Car.abas.
pretintailler [ta, Il mil., éi v. a. Garnir de prctintailles : pretintailler une robe. (Peu us.)
prétotre n. m. (lat. prmto-ium ; de prmtor, préteur). Au iq. rom. Tente du général dans un camp. Tribunal du préteur. Auj., tribunal d'un juge de paix. Tribunal en général.
Pretoria, capit. duTransvaal, près delà sSurce d'un affluent du Limpopo ; 3(1.700 h. Commerce de produits agricoles ; marché d'or.
prétOl'ial, e, aux adj. Qui a rapport au prétoire : droit prétorial.
prétOTianisme [nis-me] n. m. Etat dans lequel les prétoriens, les soldats ont une influence prédominante.
prétor en, enne [ri-in,è-ne] adj. Antiq. rr.m. Qui appartient : 1° au préteur : dignité prétorien/, e; 2« à la uarde des empereurs : soldats prétoriens. (Substantiv. en ce dernier sens : les prétoriens. Ko. N. m. Soldat.
PrétoriuS (Andries), homme politique boer (1798-189:1); fondateur de la république du Natal, qui fut annexée par les Anglais en 18*2, puis de la république du Transvaal (18Ï2). dont il devint président.
prétraille [Ira, It mil., e] n. f. Terme de mépris, d'injure, pour désigner les ecclésiastiques.
prêtre n. m. (du gr. presbuteros, plus âgé). Tout ministre d'un culte religieux : les prêtres catholiques; les prêtres de Bouddha. Dans 1 Eglise catholique, celui qui a reçu l'ordre de la prêtrise. Prêtre paroissial, habitué, celui qui est attaché à une paroisse. Prêtre libre, celui qui n'est pas attaché régulièrement au'serviee d'une circonscription ecclésiastique. Fam. Prêtre Martin, chantre qui dit le verset et le répons. Grand prêtre, chez les Hébreux, nom donné au chef de la religion hébraïque. Ai. lus. uttér. :
No* prêtres ne sont point ce qu'un vain peuple pense : Noire crédulité fait toute leur science.
Vers fameux de l'Œdipe de Voltaire (IV, I). Dans l'application, le mot « prêtre » se remplace souvent par un autre, et on rappellj ces vers à propos de tout prestige plus ou moins exagéré.
Prêtre-Jean, personnage fabuleux du moyen âge, qui était soit le kan de Tartarie, soit le négus d'Abyssinic.
prêtresse [trè-sé] n. f. Chez les anciens, femme chargée de fonctions relatives au sacerdoce : les prêtresses gauloises cueillaient le qui. Prêtresse de Vénus, de la nuit, courtisane, femme galante.
prêtrise [tri-ze] n. f. Dans la religion catholique, sacrement de l'ordre : recevoir la prêtrise. Sacerdoce en général.
prôtrophobe n. et adj. (de prêtre, et du gr. phobox, crainte). Se dit d'une personne qui a les prêtres en horreur.
pré;rot [tro] n. m. L'un des noms vulgaires du rossignol des murailles.
préture n. f. (lat. prsetura). Dignité, fonction de préteur. Sa durée.
Preuilly ( Pierre Frotier, baron de), grand écuyer de Charles VII, né dans le Poitou, mort en 14 9. 11 avait pris une part active à l'assassinat de Jean sans Peur.
P; euilly-SUr-Claise, ch.-l. de e. ^Indre-et- Loire), arr. et à 33 kil. de Loches ; 1.930 h. Belle église romane. — Le cant. a 8 comm. et 9.030 h.
preuve n. f. (b. lat. proba). Ce qui démontre, établit la vérité d'une chose : ?ie condamnez jamais sans preuves. Marque, témoignage, signe : donner une preuve d'affection. Opération par laquelle on vérifie l'exactitude d'un calcul Pièce, extrait à la
fin d'un livre pour établir l'exactitude de ce que l'on .a avancé. Rhit. Partie du discours que l'on appelle aussi démonstration. Preuves oratoires, raisons alléguées pour convaincre les auditeurs. Faire < meuves, manife ter son courage, son savoir. Arlth. Preuve cFune opération, seconde opération que l'on ,n ie pour vérifier l'exactitude de la première.
Techn. Dans les sucreries, essai par lequel on sas sure que le sirop esi assez concentré. Essai qui fait
connaître la richesse d'un liquide en alcool. Petite bouteille employée pour cet essai.
— EncïCL. l)r Celui qui réclame l'exécution dune obligation d"it la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit juslilier le payement • ci le lait qui a produit l'extinction de son obligation.
En droit civil, la preuve, tant des obligations nue de leur extinction, s'établit, suivant la diversité des cas : 1» par des écrits (preuve littérale): 2» par la déposition des témoins (preuve testimoniale) : 3° par des présomptions ; 4° par l'aveu de la partie ; ;i° par le serment.
La preuve littérale est celle qui résulte des actes ou tilres écrits (actes authentiques, actes sous seing privé, écritures de commerce et domestiques).
La preuve testimoniale est celle qui résulte des déclarations des témoins. En principe, elle n'est admise qu'autant qu'il s'agit d'une somme ou valeur n'excédant pas 150 francs.
Toutefois, on peut recourir à l'emploi de la preuve testimoniale, quelle que soit la valeur de la chose due : 1" lorsqu'il existe un commencement de preuve par écrit (on appelle ainsi tout écrit émané de la main de celui qui nie la dette et rendant vraisemblable l'existence de cette dette) ; 2° lorsque le créancier s'est trouvé dans l'impossibilité d'exiger une preuve écrite (par exemple, s'il s'agit de dépôt fait en cas d'incendie, de ruine, de tumulte, de naufrage) ; 3" lorsque le créancier a perdu, par suite d'un cas fortuit résultant d'une force majeure, le titre qui lui servait de preuve.
La loi a Imet sans restriction la preuve testimoniale en matière pénale.
L'aveu est une déclaration par laquelle une partie reconnaît comme vrai le fait allégué par son adversaire.
En matière commerciale, tous les modes de preuve sont admis.
Preuve par serment. V. serment.
preux [preu] n. et adj. m. (lat- pop. prodis). Au moyen âge, chevalier, puis, par e.rt., brave, vaillant : les preux de Charlemagne. (On employait quelquef. le fém. preuse.) Ant. Lâche.
PreuX-aUX-BoiS, comm. du Nord, arr. et à 24 kil. d'Avesnes ; 1.570 h.
Préval (Charles-Antoine-Hippolyte de), officier et écrivain militaire français, né à Salins, m. à Paris (1776-1853), pair de France sous la monarchie de Juillet. Il était colonel de cuirassiers en 1801, et refusa d'assister comme rapporteur au procès du duc d'Enghien.
prévaloir v. n. (lat. prœvalere. — Se conj. comme valoir, excepté au subj. prés. : que je prévale, que nous prévalions ) Avoir, remporter l'avantage : son opinion a prévalu. Se prévaloir v. pr. S'enorgueillir : se prévaloir de sn naissance.
prévaricateur, trice n. Qui prévarique.
Adj. : magistrat prévaricateur.
prévarication [si-on] n. f. Action de prévariquer.
— Encycl. Dr. Le code pénal ne prévoit pas de délit spécial sous le nom de prévarication, mais il n'en punit pas moins les abus commis par les fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions : abus de pouvoir, attentats à la liberté, détournements de deniers publics et autres faits de forfaiture.
prévariquer [ké] v. n. Manquer à son devoir, aux obligations de sa charge.
prévenance n. f. {de prévenant). Manière obligeante d'aller au-devant de ce qui peut plaire à quelqu'un : combler quelqu'un de prévenant es.
prévenant [nan], e adj. Qui a de la prévenance : personne prévenante. Qui dispose en faveur de la personne : mine prévenante. Grâce prévenante, grâce qui prévient la volonté, l'aide et la détermine sans détruire le libre arbitre.
prévenir v. a. (du lat. prxvenire, devancer. — Se conj. comme venir.) Arriver, agir avant: prévenez vos concurrents. Empêcher d'avoir lieu -.prévenir un malheur. Aller au-devant, satisfaire d'avance : prévenir les désirs tic quelqu'un. Informer, avertir -.prévenir la police. Disposer l'esprit de : la propreté nous prévient en faveur d'un enfant.
préventif [van-tif}, ive adj. (de
prxventuin, supin de pnevenire, prévenir) Qui a pour objet d'empêcher, de prévenir : loi, mesure préventive.
Détention préventive, appliquée aux prévenus.
prévention rt'an-si-on] n. f.
(lat. prseveutio). Opinion qui précède tout examen. Etat d'un individu poursuivi en justice comme présumé coupable d'un crime ou d'un délit : soldat en prévention de conseil de guerre.
Temps qu'un prévenu passe en prison avant d'être jugé : faire six mois de prévention. Rhét. Figure qui consiste à répondre d'avance aux objections que l'on prévoit.
préventivement [van, man]
adv. D'une manière préventive : accuse détenu préventivement. Par prévention.
prévenu, e adj. Devancé. Informé. Influencé. Qui a de la prévention, des préventions : Hre prévenu contre (ou en faveur de) quelqu'un. Accusé : être prévenu de vol. N. : juger, acquitter un prévenu.