PUÉ
Préville Pierre-Louis), acteur comique français, né à Paris, m. a Beanvaia 1721-1799
prévision i C-xi-onln. f. (ikt. prsevisio). Action i prévoir, conjec ure : l'événement ne justifie /»' toujours n" !■< ' ' ' on
prévisionnel, elle \zi-o-nd, t-U] adj. Qui est fait en prévision de quelque chose.
prévoir v. a [lAt.yrtevidere. — Scconj. coi voit, excepté au fui. ps prévoirai, et au condit./e prévoirais.) Voir, connaître, savoir par avanei ne peut tout prix oir.
Prévost (/îui/ène-Prosper), compositeur français, né a Paris, m. à La Nouvelle-Orléans '1809- 1 ST2y ; auteur de diverses opérettes Blant lie e' II' né.
l'Illustre Gaspard
PrevOSt 'Marcel), romancier et auteur dramatique français, né a Paris en 1862, auteur de: Mademov-
selle Jau/fre, CAutomnt d'une femme, les l>> nu-Vieri.i e s , Lettres de femmes, les Vierges fortes, etc. C'est un psychologue féministe, qui excelle particulièrement dans l'analyse sentimentale.
Prévost d'Exilés (l'abbé Antoine - François .
romancier français, né à llesdin, m. à Chantilly 1 1G97- 1763) ; publiciste. traducteur, fondateur de journaux, auteur de romans longs et mélodramatiques [Mémoires d'un huniiuc de qualité, le Doyen de h'illerinej. parmi lesquels figure cependant un court chef-d'œuvre de vérité psychologique : M-mun Lescaut.
Prevost-Paradol (Lucien-Anatole), littérateur et publiciste français, né à Paris, m. à Washington (1829-1870). Après une belle carrière de journaliste d'opposition, il s'était rallié à l'Empire, et avait été nommé min is tre de France au \ Etats- Unis- Il se tua en apprenant la déclaration de gi.erre de la France à la Prusse. Parmi ses écrits , citons ses Etudes sur les moialistes français, écrites d'un styleélégant et pur, la France nouvelle, etc.
prévôt [vo] n. m. (du lat. prsepositus , préposé ) Autref., titre de différents officiers seigneuriaux ou royaux. Prévôt des marchands, chef des marchands et premier magistrat municipal de Paris. Employé d'un maître d'armes, qui donne des leçons d'escrime. Milit. Commandant de la gendarmerie du quartier général d'un corps d'armée.
Première ou seconde dignité dans quelques communautés ecclésiastiques. Bénéficier, chef du chapitre d'une église cathédrale ou collégiale.
— Encycl. Le titre de prérôt fut donné à différents magistrats d'ordre civil ou judiciaire sous l'ancien régime. On distingue notamment : 1° l'officier judiciaire chargé de juger au nom du seigneur féodal les causes entre les vassaux (prévôt seigneurial); — 2° le juge royal, dont les appels ressortissaient aux bailliages et sénéchaussées (ynévôt royal) ; — 3« le prévôt de Paris, qui représentait le roi dans la capitale, dont il était le premier juge civil et politique; — 4° le prévôt des maréchaux, préposé à la sûreté des grands chemins et jugeant les délits y commis; — b» le prévôt de P hôtel, jugeant les causes des personnes attachées à la cour; — 6» le prévôt des marchands, premier magistrat municipal de Paris. C'est ce dernier titre que porta Etienne Marcel.
Prévôt et les échevins de Paris (le), tableau
Prévosl-l'aïa.lol.
des marchands.
ôt et les échevins de Paris, d'apiès Ph. de Champa
de Ph. de Champaigne (Louvre); les figures ont une belle expression de gravite.
prévôtal, e, aux adj. Qui concerne le prévôt ou relève de lui : la juridiction pvévotale. Cour prévôtale, tribunal exceptionnel établi à diverses époques, notamment en 1815, et qui jugeait sans appel. (Ces tribunaux furent supprimés en :817. après s'être rendus coupables d'iniquités insphées par les haines politiques.)
prévôtalement [man] adv. Sans appel : juger prevôtalement.
PRÉ
prévôté n. f. Fonction, juridiction, résidence ,1c prévôt. Lieu où le prévôt rendait la justice. Circonscription territoriale dans laquelle s'exerçait la juridiction du prévôt.
— Encycl. Milit. Le, service des agents de la prévôté comporte une sui-vcill.in.-c suc les loupes en marche ou en station, sur les trains regimentaircs et convois, la constatation des crimes, délits et contraventions. Ils arrêtent, s'il y a heu. les militaires errant loin de leurs corps, protègent les blesses et les prisonniers de guerre, s'opposent au pillage, au dépouillement des morts, etc.
Les grands ///croîs et prévôts jugent seuls, assistés d'un greffier, les contraventions de police commises par des militaires, les infractions aux règlements relatifs a la discipline ou les infractions dont la peine ne peut excéder six mois de prison et 200 francs d'amende, ou des demandes en dommagesintérëts jusqu'à 150 francs.
préVOyailC3 [voi-ian-se] n f. [de prévoir). Va culte de voir d'avance. Action en conséquence : la prudence est une prévoyance raisonnée. Ant. Imprévoyance. ,
— Encycl. Dr. Les sociétés de prévoyance qui ont une lin humanitaire (secours aux malades, pensions aux infirmes et aux vieillards, moyennant versements réguliers des sociétaires) se sont surtout développées en France à partir de 1818. La loi du 15 juillet 1850 a constitué les sociétés de secours mutuels qui ont pris dans la suite un développement si considérable. La loi sur les syndicats du 21 mars 18S4, complétée par la loi sur les associations (190!). a favorisé l'extension de la prévoyance collective. L'organisation des caisses d'épargne a permis a la petite épargne de constituer à la France un énorme capital. V. caisse d'épargne, secours mutuels, syndicats PROFESSIONNELS, etc.
prévoyant ro/mn], eadj. Qui a de la prévoyance : général prévoyant. Qui dénote de la prévoyance : mesures prévoyantes. Ant. Imprévoyant. préVU n. ni. Ce qui est prévu. Ant. Imprévu. Preyer (Guillaume -Thierry), physiologiste et psvcholoi:ue allemand, né à Moss Side (Angleterre), ma Wiésbaden (18U-1897). On lui doit une remarquable étude sur l'Ame de l'enfant.
prézie |zfj n. f. (m. provenç. signif. « prêche », » sermon «). Nom donné parfois à certaines pièces de vers du genre sirvente. d'un caractère oratoire et parénétiqùe, notamment des chansons de croisade, qui sont de véritables sermons en vers.
priacantlie n. m. Genre de poissons des mers tropicales
priam [am'} n. ni. Espèce de papillon du genre ornithoptère.
Priam [am'\, dernier roi de Troie, fils de Laomédon, père de cinquante tils, dont Hector, Paris, Hélénos. Déipliobc.et de plusieurs filles : Cassandre, Creuse, Polvxène, égorgé par Pyrrhus, fils d'Achille, après la prise de cette ville. Vainement la main débile du vieillard veut lancer un trait impuissant et sans force (telum imbelle sine ietu). Pyrrhus l'immole impitoyablement sur les marches mêmes de l'autel. V. telum.
priant [pri-an], e adj. Qui est dans l'attitude de la prière. V. orant.
priape n. m. (gr. priapos). Membre viril en érection.
Priape, dieu des jardins et des vi<rnes. des troupeaux, des pêcheurs, puis dieu de la fécondité et de la génération. 11 était fils de Dionysos et d'Aphrodite. priapée [pé] n. f. Chant en l'honneur de Priape. Fête en l'honneur de Priape. Poésie licencieuse.
priapéen, enne [pé-in, è-ne] adj. Qui appartient au culte de Priape. Métriq. une. Se dit d'un vers composé d'un glyconique et d'un phérécratien, employé par les auteurs de priapées.
priapique adj. Qui appartient à Priape et à son culte.
priapisme [pis-me] n.m. Erection violente, douloureuse et persistante, qui s'observe dans les cystites, la blennorragie et certaines affections médullaires.
Prie (Jeanne -Agnès Berthelot de Pléneuf, marquise de), née à Paris, m. à Courbépine, près Bernay (1698-1727). Maîtresse du duc de Bourbon, dévorée d'ambition et avide d'argent, elle fit conclure le mariage de Louis XV et de Marie Leciinska; disgraciée sur les conseils de Fleury, elle s'empoisonna dans son exil.
prié, 6 adj. Invité, convié. Où l'on ne va que sur invitation officielle : repas prié; soir e priée.
prie-Eieu n. m. invar.
Meuble sur lequel on s'agenouille pour prier, et qui a la forme d'un siège bas muni d'un accoudoir. Prière, moment ou l'on priait Dieu à la cour de France.
Priène, v. ancienne d'Ionie, patrie du philosophe Bias, que l'on désigne souvent sous le nom de saye de Priène, Auj. Sainsoun.
prier [pri-é] v. a. (lat.
preari. — Prend deux i de Prie-Dieu,
suite aux deux prem. pers. 'lu plur. de l'imparf. de l'indic. et du prés, du subj. : priions, vous priiez. Que nous priions, que jiriiez.) Conjurer ou honorer la Divinité par des paroles ou l'on exprime ses besoins ou son respect : prier Dieu. Demander avec instance, quelquefois avec humilité : prier un yio/e, un vainqueur. Inviter, convier : prier quelqu'un à dîner. Je vous prie, je vous en prie, formule de politesse, ou quelquefois d'invitation presque menaçante : >ie recommencez pas. je rou» prie. Se faire prier, resist r longtemps aux instances. A'c pas se /aire prier, faire une chose avec empressement, lit sur ce, je prie Dieu qu'il vous ait ■ n sa sainte et digne garde, formule par laquelle le roi terminait ses lettres. Loc. prov. : // ne prie pas comme il joint les mains, c'est un hypocrite.
prière n. f. (de prier). Supplication pieuse adressée à la Divinité : tes meilleures prières viennent du cœur. Demande instante: le» prières d'un prisonnier. Invitation polie : prière de ne pas fumer. Prov. : Ccu.-te prière monte au ciel, pour être efficace, la prière n'a pas besoin d'être longue.
nous vous
Ai.i.us. littér. : Les prières boiteuses d'Homère. Le poète, en personnifiant les prières, les a faites boiteuses, pour que toujours la Fatalité les devance.
Prière sur l'Acropole (lai, passage célèbre des Souvenirs d'enfance et de jeunesse, par E. Renan (1883), hymne à la beauté ei à la sagesse païenne, représentées par Pallas Ailiénce.
PrieStley (Joseph), savant chimiste et physicien anglais, né à Fieldliead, m. à Northuiulierland (1733-1804). Il découvrit l'azote, le phénomène de la respiration des végétaux, etc.
prieur, e n. (du lat. prior, le premier!. Supérieur, supérieure de certains monastères, dits prieurés. Grand prieur ou prieur claustral, celui qui, dans une abbaye, gouverne les religieux sous l'autorité de l'abbé. Prieur de Sorbonne, dignitaire qui présidait pendant un an aux assemblées de Sorbonne. Ilist. Titre de magistrats municipaux à Sienne, Florence, Rome, etc. Adjectiv. : la mère prieure.
Prieur (Barthélémy), sculpteur français, m. à Paris en 1611, auteur du monument du connétable de Montmorency, et dont plusieurs statues sont aujourd'hui au Louvre.
Prieur de la Marne (Pierre-Louis), conventionnel français, membre du comité de Salut public, né à Sommesous, m. exilé à Bruxelles (1756-1827).
Prieur de la Côte-d'Or (Claude-Antoine), conventionnel français, né à Auxonne, m. à Dijon (1763- 1827). Il contribua à la fondation de l'Ecole polytechnique et à l'établissement du système métrique.
prieural, e, aux adj. Qui a rapport, qui appartient au prieur, au prieuré.
prieur-CUré n. m. Religieux desservant une cure dépendant d'un monastère. PI. des prieurs-curés.
prieure n. m. Dignité de prieur, de prieure. Communauté religieuse, gouvernée par un prieur, une prieure. Eglise ou maison de cette communauté: se rendre au prieuré
— Encycl. Hisl. ecclésiast. L'origine des prieurés remonte au moins au ixc ou au x<- siècle. Primitivement on appelait ainsi des fermes trop éloignées de l'abbaye pour pouvoir être régies par l'économe. L'abbé y envoya un r ligieux chargé de la terme et de la chapelle ou prieuré attenant à la ferme. Le prieuré devint bientôt un couvent ayant le prieur pour chef. Les revenus cessèrent dans la suite de faire retour à l'abbaye et le prieuré prit place parmi les bénéfices ecclésiastiques. Ce changement était définitivement accompli à la lin du xni' siècle.
prieuré-cure n. m. Cure desservie par un religieux et dépendant d'un monastère.
prig n. m. (ni.angl.). Fat, poseur; personne trop soignée dans sa mise, trop préoccupée des élégances mondaines.
Prigonrieux, comm. de la Dordogne. arr. et 7 kil. de Bergerac, sur la Dordogne; 1.250 h. Ch.
Vaud) ;
de f. Orl.
Prilly, comm. de Suisse (cant. de 1.570 h. Viticulture.
Prim y PratS [prim'] (don Juan, comte de Reus, marquis de Los Castillejos), homme d'Etat et général espagnol, né .'i Reus, assassiné à Madrid (1814-1870).
Il se distingua au Maroc et au Mexique. 11 devint ministre de la guerre à la suite de la révolution de 1868, qui renversa Isabelle II, au lendemain du jour où il venait de faire élire roi d'Espagne le duc d'Aoste, .i défaut d'un prince de Hohenzollern. (La tentative qu'il avait faite auprès des princes de cette famille fut une des causes occasionnelles de la guerre franco-allemande.) Son portrait a été peint par Henri Regnault, musée du Louvre (18li8).
prima donna [don'-na]
n. f. (mots ital. signif. première
dame). Première chanteuse d'opéra. PI. des prime
donne (pri-mé don'-né).
primage n. m. Action de primer une valeur. Bonification accordée quelquefois au capitaine, sur le fret du navire qu'il commande.
prima intenzione [in'-ten'-dzi-o-né] n. f.
(mot ital. signif. : première intention). Morceau de musique écrit d'un seul jet.
primaire [mè-re] adj. (lat. primarius; de primus, premier). Qui constitue le premier degré d'enseignement : école primaire. (V. école.) Gé.-l. Terrains primaires , ceux qui ont été les premiers déposés par les eaux. Polit. Assemblée primaire, assemblée d'électeurs qui nomment les électeurs du second degré. iSous le régime de la Constitution de 1791, les députés et fonctionnaires étaient nommés par les électeurs ayant un revenu de 100 livres et choisis par les assemblées primaires, composées de tous ceux qui, âgés de 25 ans, payaient une contribution de la valeur de trois journées de travail.)
prima mensiS [min-siss] n.f.(mots lat. signif. « premier [jour] du mois »). Assemblée de docteurs de la faculté de théologie de Paris, qui se réunissait le premier jour de chaque mois.
primat [ma] n. m. (lat. primas; de primats, premier). Prélat qui avait juridiction sur un certain nombre d'archevêques et d'évéques : l'urcherèque. de Lyon était primat des Gaules. Adjectiv. : archevêque primat.
— Encycl. Le titre de primat, inconnu aux premiers siècles de l'Eglise, apparaît en Occident vers le v» siècle. Il désigne alors des archevêques titulaires de sièges importants, principal ment dans les villes capitales d'un Etat OU d'une province.
Dans les Gaules au vne siècle, les primats étaient les archevêques d'Arles, de Lyon, de Bourges, de Narbonne, de Trêves. Au IXe siècle, Hincmar, archevêque de Reims, fut créé primat de là Gaule Belgique. Dès la fin du moyen âge, les primats n'eurent plus qu'une primauté d'honneur. En même temps, des archevêques prirent le titre de primat que leurs prédécesseurs n avaient jamais eu. L'archevêque de Cartilage porte le titre de primat d'Afrique, titre créé par Léon XIII en l'honneur du cardinal Lavigerie.
ptimates n. m. pi. Ordre de mammifères, comprenant ceux qu'on désigne communément sous le nom de singes, et de-ns lequel nombre d'auteurs rangent aujourd'hui l'homme : les primates sedivi-
Pnmalice.