V. COLONIES
Principes de philosophie, ouvrage latin de Descartes (1644), ou il est traité dés principes de la connaissance humaine, des principes des choses matérielles, du monde sensible, de la terre.
Principes Iles Premiers), ouvrage capital de Herbert Spencer (1862), où il expose sa doctrine philosophique fondée sur l'évolution.
principicUle n. m. Souverain d'une petite principauté : un principicule allemand. (On disait autref. principion.)
principiis obsta, mots lat. signif. : Opposez-. ../.. aux commencements [du mal]. Premiers mots d'un distique d'Ovide : Bemedia amoris (91-92), dont le sens est : « Lutlez contre le mal dès ses débuts : c'est en vain que vous prétendrez y porter remède, lorsqu' un long répit lui aura permis de prendre de la force. »
principion n. m. Syn. de PRINCIPICULE.
princiser [zi] v. a. Faire prince : princiser un due.
prinfile n. m. (m. provenç.). Filase le plus fin qui puisse se faire avec les feuille» de tabac sans corde.
PrinquiaU, comm. de la Loire-Inférieur-, arr. et à 21 kil. de Saint-Nazaire ; 1.550 h. Tourbe,
printanier [ni-ê], ère adj. Qui appartient au printemps : fleur, étoffe printunière. Fig. Jeune, propre à la jeunesse : grâce printunière. Potage printanier, potage composé exclusivement de légumes nouveaux.
printemps [tan] n. m. (du lat. primus, premier, et de temps). La première des quatre saisons de l'année (21 mars-21 juin). Température douce comme celle du printemps. Poéliq. Jeunesse: profitez de votre printemps pour vous instruire; printemps de la vie. Année (en parlant de personnes jeunes): e//e a seize printemps Pkov. : Jamais pluie de printemps ne passa pour un mauvais temps, les pluies de printemps sont favorables aux récoltes.
— En ycl. Le printemps commence au moment où le soleil passe au point équinoxial de printemps appelé encore point vernal ; c'est un point de l'équateur par lequel passe le soleil pour aller de l'hémisphère sud dans l'hémisphère nord. Pendant le printemps, le soleil va de l'équinoxe de printemps au solstice d'été. La durée des saisons (v. saison) subit une variation lente; actuellement le printemps dure en moyenne 92 jours, 20 heures ; il commence du 19 au 21 mars et finit le 21 ou 22 juin. Dans l'hémisphère sud, l'ordre des saisons n'est pas le même, le printemps correspond à l'automne de l'hémisphère nord. Au commencement du printemps, les jours sont égaux aux nuits; ils augmentent progressivementjusqu'à la fin de la saison.
priobie [bi] n. m. Genre d'insectes coléoptères térédiles, de la famille des anobiidés. et comprenant des vrillettcs vivant dans le bois mort. (Une espèce, le priolnum caslaneum, est commune en France.)
priodonte n. m. Genre de mammifères édentés de l'Amérique du Sud: les priodontes ^^-^'A*>, sont les jilus grands S -j- **S-c-« des tatous.
prion n. m.
Genre d'oiseaux palmipèdes, voisins des pétrels et communs dans les mers australes.
prione n. m.
Genre d'insectes coléoptères longicornes, renfermant de grands et gros insectes noirs, bruns ou roux, qui possèdent de grandes antennes dentées en scie et vivent dans les forêts de l'hémisphère boréal : le prione titan est un des plus grands coléoptères.
prionote n. m. Genre de poissons acanthoptè res, de la famille des triglidés, répandus dans les mers d'Amérique et du Japon.
Prior (Mathew), poète et diplomate anglais, né à Wimborne, m. à Wimpole (1604-1721). Il prit part aux négociations des traités de Ryswick et d'Utrecht. Poète aimable et spirituel, il a écrit quelques contes fort amusants, mais assez licencieux.
priorat [ra] n. m. Fonction de prieur. Sa d urée.
Pi u. il. m le .
PRI
priori (à) loc. adv. (de à, et du lat. pi iori, ce qui est avant). Se dit de ce qu'on admet somme r\ 1dent antérieurement à toute expérience et en s'appuyant seulement sur la raison pure : les sciences physiques ne se peuvent construire à priori. Se prend souvent dans un sens défavorable : il est dangereux île trancher de tout à priori. Substantiv. n. m. : des d priori hasardés. Ant. A posteriori.
priorité n. f. (du lat. prior, premier). Antériorité, primauté de temps ou de rang: priorité tic date, d'hypothéqué. Droit de parler le premier: réclamer là priorité. Fin. Actions de priorité, actions qui sont investies du droit de participer avant les autres actions à la répartition des bénéfices ou au partage de l'actif social.
Pripet [pèl (le) ou Pripiat, riv. de Russie, traversant lc^ grands marais de l'insk, tributaire du Dnieper (r. di'.i; cours «10 kil.
pripriS [pri-pri] n. m. Nom donné aux savanes noyées des terres basses des Guyanes.
pris, e [pri, i-ze] adj. Emprunté, tiré: mot pris du latin. Atteint de : pris de fièvre, b'ig. Séduit, Gelé : fleuve pris. Pris de vin, ivre. Pris pour dupe, trompé. Taille bien prise, bien proportionnée.
prisable [za-ble] adj. Estimable. Ant. Méprisable
prisage [pri-za-je] a. m. Action de priser, d'estimer.
PriSCheS, comm. du Nord, arr. et à 14 kil. d Avesnes; 1.480 h.
Priscien [pri-ii-in], grammairien latin du vie siècle de noire ère. né a Ccsarce, en Mauritanie 11 est l'auteur des Institutiones grammaticx , le traite de grammaire le plus complet que nous ait laissé l'antiquité.
priSCillianisme [pris-si-li-a-nis-me] n. m. Doctrine de Priscillien, qui est un manichéisme revêtu d'une forte teinte de panthéisme.
priscillianiste [pris-si-li-a-nis-té] n. m. l'artisan du priscillianisme. Adj. Relatif au priscilltamsme.
PriSCillieil [pris-si-li-in] , hérésiarque espagnol, né à Memphis, m. à Trêves, condamné par les conciles de Saragosse (381) et de Bordeaux (384;, décapité en 38b par ordre de l'empereur Maxime.
PriSCUS [pris-huss], historien grec, né en Thrace, ambassadeur de Théodose II près d'Attila, mort vers 471. Il avait écrit une Histoire de l'empire byzantin et d'Attila; c'est par lui que nous connaissons la véritable physionomie de ce prince.
prise (pri-ze] n. f. (subst. particip. de prendre). Action de s'emparer : la prise de Rome par les Gaulois. Chose, personne prise :«iie bonne prise- Facilité de saisir: ne pas trouver de prise. Lâcher prise, cesser de tenir, de serrer, etc. Dose qu'on prend en une fois : prise de tabac. Fig. etfam. Querelle, lutte : il y a souvent des prises violentes dans les assemblées politiques. Coagulation, solidification. Prisede corps, action d'arrêter quelqu'un en vertu d'un jugement. Prise de bec, lutte entre deux oiseaux. Fig. et fan\. Altercation. Prise d'armes, rébellion armée ou action de se mettre sous les armes. Action de détourner, pour s'en servir, une force naturelle ; force ainsi détournée ; tuyau, robinet qui la fournit : prise d'eau. Prise de possession, acte par lequel on entre en possession d un emploi, d'un héritage. Fig. Etre aux prises avec, lutter avec. Mettre aux prises, faire entrer en lutte. Donner prise aux reproches, à la critique, s'y exposer. .1/ar. Navire capturé. De bonne prise, se dit d'un navire capturé conformément aux régies du droit international. Part de prise, part revenant à l'équipage d'un navire sur les prises faites à l'ennemi.
— Encycl. Dr. La prise ou saisie des navires ennemis, ou des navires neutres qui enfreignent les règles de la neutralité, ne peut avoir lieu que dans la haute mer et dans les eaux territoriales des belligérants. Pour les Etats qui ont adhéré à la déclaration de Paris de 1856, abolitive de la course, le droit de capture ne peut être exercé que par les vaisseaux de leur marine militaire ; pour les autres, il peut l'être par les corsaires pourvus de lettres de marque.
Il se peut qu'un navire pris par un vaisseau de guerre ennemi soit repris par un vaisseau de guerre de son Etat ; il y a alors reprise ou rescousse.
Pour juger de la validité des prises, chaque Etat organise un conseil des prises, dont il règle la procédure selon ses traditions et son droit publie. Ces tribunaux ne fonctionnent que pendant la durée de la guerre. En France, il est l'ait appel des décisions du conseil des prises devant le conseil d'Etat.
Prise à partie. La prise à partie est une voie extraordinaire de recours par laquelle une partie poursuit civilement un juge(ou, exceptionnellement, un greffier) en réparation du préjudice que, par sa faute (dol, fraude, déni de justice, etc.). il lui a causé dans l'exercice de ses fonctions.
La prise à partie est un recours contre les juges et non contre le jugement.
La juridiction compétente est, suivant les cas, la cour d'appel ou la Cour de cassation ; la prise à partie est formée par une requête en permission adressée à la cour compétente. Au cas de refus, le demandeur paye une amende de 300 francs.
Prise de Tioie (la), opéra en trois actes, paroles et musique d'Hector Berlioz fl899), qui contient la célèbre marche tuyenne. Les Troyens à Cartilage en forment la seeonie partie.
prisée [*é] n. f. Action d'indiquer le prix des choses mises aux ench très.
priser [zé] v. a. (lat. pretiare). Evaluer : combien prisez-vous ce meu'ile ? Estimer, faire cas de : priser un orateur.
priser [se] v. a. (de prise). Aspirer par le nez : priser du tabac, du camphre. Se dit absolument pour le tabac : beaucoup de vieillards prisent.
priseur, euse [zeur, eu-ze]u. Qui prise : une vieille priseuse.
priseur, euse [zeur, eu-ze] n. Personne qui fait une prisée. Adjectiv. Commissaire -priseur, v.
' OMMISSA1RE.
\ prismatique [prU-ma] adj. Qui a la figure T d'un prisme : corps prismatique. Couleurs prismam, tiques, produites par le prisme.
i prismatisation pris-ma-U-za-si-on]n.t. Action de prismatiser.
Prisme
prismatiser [pris-ma-ti-zé] v. a. Disposer en forme de prismes.
prisme [pri&-me] n. m. fgr. prisma). Solide dont les bases sont deux polygones égaux , ayant leurs côtes parallèles, et dont les faces latérales sont des parallélogrammes : prismB triangulaire, rectangulaire, etc. [Le volume d'un prisme s'obtient en multipliant la surface de la base par la hauteur du prisme.; Physiq, Solide triangulaire, en verre blanc ou en crîs lai, qui sert à décomposer les rayons lumineux. Fia. Ce qui fait voir les choses selon le préjugé et la passion : voir à travers le prisme de t'amvur-propre.
— Encycl. Géom. Dans un prisme, les deux polygones dont les côtes sont parallèles sont appelés hases; les côtés , A
de ce polygone sont les arêtes des bases, les intersections des faces latérales sont les arêtes latérales.
Les prismes se désignent à l'aide du nombre de côtés des polygones des bases : si la base est un triangle, le prisme est dit triangulaire ; si la base est un quadrilatère, le prisme est dît quadrangulaire, etc.
On dit qu'un prisme est droit quand les arêtes latérales sont perpendiculaires sur les plans des bases. Dans le cas contraire, il est oblique.
On appelle section droite d'un prisme la section du prisme par un plan perpendiculaire aux arêtes latérales. L'aire latérale d'un prisme droit a pour mesure le produit du périmètre de base par la hauteur du prisme.
L'aire latérale d'un prisme oblique a pour mesure le produit du périmètre de la section droite par la longueur de l'arête latérale.
Le volume d'un prisme a pour mesure le produit de sa base par sa hauteur, ou encore le produit de l'aire de la section droite par la longueur de l'arête.
On appelle tronc de prisme ou prisme tronqué chacun des solides que l'on obtient en coupant un prisme par un plan non parallèle aux hases.
Le volume d'un tronc de prisme triangulaire est égal à la somme des volumes de trois pyramides ayant pour base commune la base du tronc et pour sommets respectifs les trois sommets de l'autre base ; on obtient encore le volume d'un tronc de prisme triangulaire en faisant le produit de l'aire de la section droite par la moyenne arithmétique des longueurs des trois arêtes.
— Physiq, En physique, un prisme est un milieu transparent limité par deux faces non parallèles. L'intersection de ces faces est Yarète réfringente et l'angle dièdre qu'elles forment est Y angle de réfringence. La troisième face du solide se taille, en gé-
Dêcomposttion de la lumière par le prisme.
nêral, parallèlement à l'arête réfringente. On établit en physique les lois de réfraction dans un prisme. En particulier, tout rayon incident contenu dans une section principale (section perpendiculaire à l'arête réfringente) reste après réfraction dans le plan de cette section.
Pour obtenir la décomposition de la lumière, on dispose horizontalement, dans la chambre noiiv, le prisme (P), qui reçoit un faisceau de lumière solaire (R). Cette lumière, après s'être réfractée dans le prisme, forme sur un écran placé à une certaine distance une image (S) oblongue et colorée des belles nuances de l'arc-en-ciel. Cette image colorée est appelée spectre solaire. Elle comprend sept couleurs principales, disposées dans l'ordre suivant : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge.
Un prisme dont la section est un triangle rectangle isocèle est un prisme à réflexion totale ; tout rayon tombant perpendiculairement sur une des faces égales rencontre la troisième face sous un angle dincidence supérieur à l'angle limite et se réfléchit totalement.
prisme [pris-më], e adj. Qui a pris la forme d'un prisme.
priSOIl [zori] n. f. (du lat prensio, action de saisir). Lieu où l'on enferme les criminels, les accusés. Emprisonnement : être condamné à la prison. Fig. Demeure sombre et triste : maison qui est une véritable prison. Ce qui enveloppe, gêne, retient : lu gangue est la prison du diamant. Triste comme 1rs portes d'une prison, excessivement triste. Pitov. : Il n'y a point de laides amours ni de belles prisons, l'amoureux voit tout en beau et tout est laid pour le prisonnier.
— Encycl. Il existe des prisons cantonales dans les chefs-lieux de canton et dus prisons municipales dans les communes importantes. Elles s^nt destinées les unes et les autres aux condamnés à l'emprisonnement de simple police. Mais les principaux établissements pénitentiaires sont les maisons centrales et les prisons départementales.
Les maisons centrales de [une et de correction, établissements de l'Etat, servent a renfermer: 1" les individus des deux sexes condomnéa à la peine de la réclusion ; 2" les hommes condamnés aux travaux forcés lorsqu'au moment du jugement ils sont âgés de soixante ans accomplis ; 3° les femmes condamnées aux travaux forcés ; 4° les individus des deux sexes condamnés à un emprisonnement correctionnel de plus d'un au et un .jour.
LAR. P. TOUS
PRI
Les prisons départementales (dites aussi maison* d'arrêt, de justice et de correction) sont établies dans les chefs-lieux de département et d'arrondissement. Elles servent à renfermer : 1» les condamnés à un emprisonnement correctionnel d'un an et un jour et au-dessous; ■>" les individus détenus préventivement (inculpés, prévenus ou accusés); 3" les individus soumis à la contrainte par corps; 4° les enfants détenus par voie de correction paternelle.
Dans les maisons centrales et dans les prisons départementales, le travail est obligatoire. Tous les condamnés ont une part ou pécule dans les produits de leur travail, mais cette part varie de trois à cinq dixièmes, selon la nature des condamnations ou les antécédents judiciaires. L'administration des prisons ressortit au ministère de l'intérieur. La police intérieure appartient exclusivement à l'autorité administrative. La loi donne aux magistrats accès djns les prisons, mais seulement dans un intérêt judiciaire.
Le service pénitentiaire comprend, en outre, des pénitenciers agricoles, des colonies correctionnelles, et, de plus, l'Etat accorde des? subventions à des établissements privés, tels que la colonie de Mettray (Indre-et-Loire) et aux sociétés de patronage de détenus et de libères.
Prison d'Edimbourg lia), un des meilleurs romans de Walter Scott; intrigue dramatique et touchante. C'est l'histoire d'une jeune puritaine qui, séduite par un inconnu, devient mère, est conduite à la prison sous l'accusation, fausse, d'infanticide. Graciée, elle épouse finalement son séducteur (1818;.
Prisons (Mes) [le Mie Prigioni], par Silvio Pellico; récit touchant et résigné des douleurs de sa longue captivité sous les Plombs de Venise et au Spielberg (1833).
prisonnier [zo-ni-é], ère n. et adj. Qui est détenu en prison. Prisonnier de guerre, pris à la guerre. Prisonnier d'Etat, celui qui est détenu par mesure de sûreté générale. Par anal. Personne qui demeure enfermée ou isolée : rester prisonnier dans sa chambre. Ant. Libre.
Prisonnier du Caucase (le), poème russe de Pouchkine, où l'auteur peint les coutumes des guerriers montagnards du Caucase (1822).
Prisonniers du Caucase (les), nouvelle, par Xavier de Maistre (1815); récit de la captivité du major Kascambo chez les Tchetchenges et de sa délivrance par son ordonnance : narration d'une sobriété émouvante.
Prisonnier de Chiilon {le), poème anglais de Byron (1816) ; impressions de Bonivard pendant sa captivité à Chiilon.
prisope [zo-pe] n. m. Genre d'insectes orthoptères marcheurs, de la famille des phasunidés, renfermant de curieux insectes larges et plats, à pattes dilatées, qui vivent dans les régions tropicales du globe.
Prisrend ou Prizrend, v. de la Turquie d'Europe (prov. de Kossovo), sur la Bistritza; 22.000 h.
PriSSaC, eomm. de l'Indre, arr. et à 27 kil. du Blanc ; 1.920 hab.
Prisse, comm. de Saône et-Loire, arr. et à 8 kil. de Mâcon, sur la Petite Grosne; 1.250 h.
Prisse d'AvesneS (Emile), voyageur et égyptologue français, né à Avesnes (Nord), m. à Paris (1807-1879). Il fit des fouilles heureuses en Egypte.
Pristina ou Prichtina, v. de Turquie
(Vieille-Serbie); 21.000 h. Blés, peaux.
pristiophore [pris-ti] n. m. Genre de squales des mers d'Australie et du Japon, voisins des raies, et dont le cartilage rostral se continue en une scie.
pristiure [pris-ti] n. m. Genre de poissons sélaciens, comprenant de petits requins (0"\£0 de long), caractérisés par un museau allongé, une longue nageoire caudale et les taches foncées qui marquent ses lianes ; le pristiure se trouve dans l'Atlantique et la Méditerranée.
pristonychus [pris-to-ni-kuss] n. ni. Genre d'insectes coléoptères carnassiers de la famille des carabidés, propres aux régions tempérées occidentales de l'ancien monde. (Le pristonychus fréquente souvent les caves.)
Pritchard (George), missionnaire anglais, né à Birmingham, m- à Samoa (1795-1883). Hostile à l'établissement du protectorat français sur Taïti, où il était consul général et marchand, il vit ses magasins détruits par la marine française, et l'Angleterre exigea de la France le payement d'une indemnité.
pritchardie [dfj n. f. Genre de palmiers, renfermant des arbres élevés de la Californie et des iles Hawaï.
Prithivî, déesse indienne, personnification de la terre ; femme de Dyos, le Ciel selon le Rig-Véda, femme de Çiva selon les Pourânas.
privable adj. Qui peut, qui doit être privé : criminel privable île ses droits. Qui peut être apprivoisé : animal privable.
privance n. f. Syn. de privauté.
Privas [va], ch.-l. du départ, de l'Ardèche, sur l'Ouvèze. Ch. de f. P.-L.-M. ; à 608 kil. de Paris ; 7.000 h.
(Privadois). Soies grèges, lainages, fers. — L'arrond. a lOcant., 10S comm., 115.000 h. Le cant.
a 15 comm. et 17.540 h.
Privât (saint), évèque et martyr, mis à mort vers 256.
Il occupa le siège épiscopal du Gévaudan. Fête le 21 août.
Privât d'Anglemont
(Alexandre), littérateur français, né à Sainte-Rose (Antilles), m. a Paris (1820-1859), bizarre type de bohème linéaire; auteur de Paris-Anecdote, Paris-Inconnu.
privatdocent ou privat-docent [pH-va-
1 o-sinf] ou privat-dOZent [vât'-do-tsènf] n. m. (du lat. privatim docens, enseignant à titre privé) Professeur libre dans les universités d'Allemagne : le privatdocent, sans traitement, est payé pur ses auditeurs. PI. des privatdovents ou privat-docents OU peu al-dozcnts.
privatdocentisme [sin-tis-me] ou pri-
Vat-docentisme n. rn. Organisation de l'enseignement qui admet les privatdoeents.
privatif, ive adj. Se dit des particules qui marquent privation, comme a dans anormal, in dans insuccès. N. m. : un privatif.
Armes do Privas.
PRI
privation [st-on] n. f. (lat. privatio). Absence, suppression d'un bien, d'uni' faculté : privation de
la vue, des droit! i il ilé Besoin, • l é s i r satii fait
vivre dans les privations. Vivre de privation», dam
une gêne extrême.
privativement [mari] adv. [de privatif).
D'une manière exclusive. (Peu us.)
privauté [vâ-té] n. f (de privé). Trop grande familiarité: prendre des privautés avec quelqu'un.
privé, e adj. (lat. privatus). ijm est «ans fonctions publiques : l'homme public est tenu à plus de circonspection que l'homme privé. Qui u'inV pas le publio, Intérieur, Intime : la vie prit ée. Apprivoisé : oiseau privé. Sous seing peur, se dit d'un acte passé sans l'intervention d'un officier public. V. acte. En sun propre et privé nom, personnellement et non comme mandataire. N. m. Vie intime : être tout différent en public et dans le privé. Lieux d'aisances : aller au privé.
privément [man] adv. En simple particulier: vivre privément.
priver [ftf] v. a. (lat. privare). Oter ou refusera quelqu'un ce qu'il possédait ou ce qu'il désire : />/'(ver un enfant île dessert. Domestiquer, apprivoiser : priver un daim. Se priver v. pr. S'oter la jouissance de : se priver de vin.
privilège n. m. (lat. privilegium). Droit ou avantage exclusif : la Révolution remplaça les privilèges par le droit commun. Acte qui constate cet avantage : enregistrer un privilège. Avantages qu'ont certaines créances d'être payées avant les autres : les frais de justice sunt l'objet d'un privilège. Droit, prérogative : présider une assemblée par privilège d'âge. Autorisation d'imprimer sans laquelle il était défendu autrefois de faire paraître aucun livre. Fig. Licence, permission, faveur : la vieillesse et l'enfance ont chacune ses privilèges. Faculté, vice, inconvénient personnel : les égoïstes ont le privilège de faire le vide autour d eux. Don naturel : la raison est un privilège de l'homme.
— Encycl. Dr. On donne le nom de privilège au « droit que la qualité de la créance donne à un créancier d'être préféré aux ai. très créanciers, même hypothécaires ■>.
Les biens du débiteur sont le gage commun de ses créanciers, et le prix, lorsqu'ils ont été vendus, s'en distribue entre eux par contribution (v. contribution [distribution par)), à moins qu'il n'y ait entre les créanciers des causes légitimes de préférence. Les causes légitimes de préférence sont les privilèges et les hypothèques. V. hypothèques.
L'effet des privilèges est d'assurer, dans la distribution des deniers du débiteur commun, un rang de priorité à certaines créances plus particulièrement dignes de faveur.
Entre les créanciers privilégiés, la préférence se règle par les différentes qualités des privilèges, et les créanciers privilégiés de même rang sont payés par due concurrence.
Les privilèges attachés à une créance passent aux r.essionnaires, qui sont soumis aux mêmes conditions et possèdent les mêmes droits que leurs cédants. Quant aux privilèges assujettis a la formalité de l'inscription dans un certain délai, le défaut d'accomplissement des conditions exigées par la loi pour les conserver leur fait perdre leur caractère de privilège, mais l'hypothèque légale qu'ils renferment subsiste toujours.
La loi reconnaît trois sortes de privilèges : les privilèges généraux sur les meubles, les privilèges spéciaux sur certains meubles, les privilèges spéciaux sur certains immeubles. Certains privilèges s'étendent à la fois sur les meubles et sur les immeubles.
Les privilèges sur les immeubles doivent être rendus publics par inscription prise au bureau de la situation des immeubles, car ils ne produisent d'effet que par leur inscription et seulement à compter de la date d'inscription.
La transcription de l'acte de vente vaut inscription pour le vendeur; car le conservateur des hypothèques est tenu de prendre d'office inscription pour le prix qui reste dû.
Les créanciers du défunt et les légataires ont une sorte de privilège sur les biens de la succession quand, au lieu d'accepter l'héritier pur et simple pour débiteur, ils demandent que le patrimoine du défunt soit séparé du patrimoine de l'héritier; ils acquièrent, en effet, au moyen de la séparation des patrimoines, le droit d'être payés sur les biens du défunt par préférence aux créanciers personnels de l'héritier.
Des lois spéciales ont établi au profit du Trésor des privilèges pour le recouvrement des droits et contributions : droits de douane, contributions indirectes, contributions directes.
Privilège de juridiction. On nomme ainsi le privilège qu'ont certains dignitaires, magistrats et fonctionnaires, d'échapper à la juridiction ordinairement compétente à raison de l'infraction commise. C'est ainsi que les grands officiers de la Légion d'honneur, les généraux «< commandant une division ou un département », les membres de la Cour de cassation, de la Cour des comptes et de la Cour d'appel sont particulièrement justiciables de la cour d'appel à raison des délits qu'ils commettent soit dans l'exercice, soit en dehors de leurs fonctions.
privilégiaire yi-è-re] adj. De la nature des privilèges : droits privilégiaires. (Peu us.)
privilégié, 6 n. et adj. Qui jouit d'un privilège : les privilégiés de la vie. Créancier privilégié, qui doit être payé avant les autres. Ordres privilégiés, anciens ordres de la noblesse et du clergé en France. Autel privilégié, autel auquel sont attachées des indulgences.
privilégier [ji-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Accorder un privilège.
prix [pri) n. m. (lat. pretium). Valeur vénale d'une chose : marchandise <jui atteint un prix élevé. De prix, d'une grande valeur. Juste prix, non surfait. Rémunération, récompense : recevoir le prix de ses services. Châtiment : ie criminel reçoit le prix de ses forfaits. Livre donné comme récompense aux élèves : un prix doré. Somme, objet dart, etc., que reçoit comme récompense le vainqueur d'une course, d'un assaut, etc. Epreuve dans laquelle on se dispute cette récompense : aller au Grand prix. Prix de Rome, récompense qui consiste, en France, poui les artistes lauréats (musiciens, peintres, sculpteurs, architectes et graveursjà aller se perfectionner dans
leur art. à Rome, aux frais du gouvernement. Le
it lui-même : épouser unpris de Bome> Fig.
Tout ce qu'il en coûte pour obtenir quelque avanta ' vaincre au pris de sa vie. Mérite d'une personne, excellence d'une chose : le prix du temps. Prix fait, prix convenu. Prix fixe, qu'il n'y a pas à débattre : vendre à prix fixe. Prix de fabrique, prix qui représente seulement la valeur de la matière première et les Irais de fabrication. Prix réel, prix représentant le montant des avances et les béni ifices du producteur et des intermédiaires obligés. l'ni courant, prix réglé par la balance de l'offre et de la demande ; papier commercial qui indique les prix courants, tinrs de prix, très cher Mettre à prix la tète de quelqu'un, promettre une récompense a qui le I liera. N'avoir point de prix, être sans prix, avoir une très grande valeur, se vendre excessivement cher. .4 huit prix loc. adv. Coûte que coûte. A u prix de loc. prép. En échange d'une somme de ; moyennant, à la condition de; en comparaison de : /'/ fortune n'est rien au prix de la s'aille. Prov. : Chacun vaut son prix, il n'est personne qui n'ait quelque bonne qualité. C'est un prix fait comme celui des petits pâtés, c'est un prix réglé d'avance qu'il est inutile de discuter.
Prix ou Préject (saint), évêque de Clermont et martyr, m. en G74. Fête le 25 janvier.
prix-fixe n. m. Magasin où l'on vend des marchandises au détail et à prix fixe. PI. des prixfixes.
PriziaC, comm. du Morbihan, arr. et à 40 kil. de Pontivy; 2.830 h. Conserves alimentaires.
PrjévalSki ou PrzéwalSki (Nicolas), officier et voyageur russe, né à Kimbory, m. à Karakol (1839-1 888j ; auteur de fructueuses explorations dans l'Asie centrale.
pro aris et focis, mots lat. signif. : Pour ses autels et ses foyers : celui-là est bien fort, qui combat pro aris et focis.
probabiliorisme [ris-me1 n. m. (du lat. prohabilior, plus probable). Système qui enseigne qu'on doit suivre l'opinion la plus probable.
probabilioriste [ris-te] adj. Qui se rapporte au probabiliorisme. N. Partisan de cette doctrine.
probabilisme [lis-me] n. m. (du lat. probabilis, probable). Doctrine théologique suivant laquelle tout acte est permis, toute doctrine tolérable, qui s'appuie sur une autorité ou une raison sérieuses.
— Encycl. Pour les cas où le devoir est incertain et la conscience hésitante sur ce que la loi morale oblige de faire, les théologiens moralistes ont opposé certains principes de conduite qui constituent trois espèces de systèmes : le tutiorisme, le probabiliorisme et le probabilisme. Le tutiorisme représente le système le plus rigoureux, le probabilisme, le système le plus favorable à la liberté humaine. Certains easuistes ont abusé du système probabiliste et sont arrivés, par des conclusions subtiles, à des conclusions que la morale réprouve.
probabiliste [lis-te] adj. Qui se rapporte au probabilisme. N. Partisan de cette doctrine.
probabilité n. f. (de probable). Raisons qui font présumer la vérité d'une chose : peser les probabilités. Théol. Qualité d'une opinion reposant sur des preuves ou des autorités simplement probables. Calcul des probabilités, ensemble des règles au moyen desquelles on calcule des chances. Ant. Improbabilité.
— Encycl. La probabilité diffère à la fois de l'apparence et de la vraisemblance. Le probable est, comme l'apparent ou le vraisemblable, l'objet d'une croyance, mais la croyance au probable implique le doute en même temps qu'une méthode en vue de l'établissement du plus probable. Toute induction scientifique aboutit à une probabilité qui est par conséquent quelque chose de plus qu'une hypothèse. Le maximum de probabilité comportant le minimum de doute équivaut à la certitude. De ce genre est la certitude des » lois » scientifiques. C'est, on le voit, une certitude ■■ morale >• et pratique, la seule que certains philosophes admettent.
probable adj.(lat.prooal>t7fs).Quiade grandes apparences de vérité. Qui arrivera vraisemblablement : événement probable. Théol. Opinion probable, opinion appuyée sur des raisons ou des autorités sérieuses. N. m. Ce qui est probable : préférer le certain au probable. Ant. Improbable.
probablement [man] adv. Vraisemblablement. Ant. Improbablement.
probant [ban], e adj. Qui prouve : argument probant; raison probante.
probation [si'-on] n. f. (lat. probalio). Temps d'épreuve avant le noviciat. Le noviciat lui-même.
probatique adj. f. (du gr. probalikos, relatif au bétail). Se uit d'une piscine de Jérusalem, où on lavait les victimes destinées au sacrifice.
probatoire adi. (du lat. probare, prouver). Propre à prouver. Acte probatoire, qui constate la capacité d'un aspirant à un grade universitaire.
probe adj. Qui a de la probité : un caissier très probe. Ant. Malhonnête.
probité n. f. (lat. probitas). Droiture d'esprit et Se cœur qui porte à 1 observation rigoureuse des devoirs de la justice et de la morale : la probité est la rèqie de tous nos devoirs. Ant. Improbité.
problématique adj. Dont la solution est douteuse : succès problématique. Equivoque, suspect : existence problématique.
problematiquement [ke-man] adv. D'une manière problématique.
problème n. m. (gr. problèma). Question a résoudre par des procédés scientifiques : problème d'algèbre. Tout ce qui est difficile à expliquer : la vie de certains hommes est un problème.
probiepsis [blèp-sissl n. f. Genre d'insectes lépidoptères de la famille des geométridés, renfermant des phalènes blanches ou jaunâtres, avec ocelles bruns tachés de noir, qui vivent dans l'Europe méridionale et l'Asie Mineure.
probOSCide [bos-si-de] n. f. (du gr. proboskis. idos, trompe). Bias. Trompe de l'éléphant, employée comme meuble de l'écu
proboscidien, enne [bos-st-di-in, è-ne] adj.
(du gr. proboskis, idos, trompe). Se dit des mammifères pachydermes dont le nez est prolongé en trompe, comme l'éléphant. N. m. : un proboscidien.
PRO
ProbUS [bitss] (Marcus Aurélius), empereur romain de 276 à 282. né a Sirmium, en lllyrie, vers 282. Il rendit aux coteaux de la tiaule les
blés qu'un édit de D o m i t i e n avait fait arracher parce qu'ils faisaient tort aux vignobles d'Italie. Sou gouvernement fut excellent; mais ses soldats, ne voulant plus supporter la discipline sévère qu'il avait établie, le massacrèrent.
PrOCaCCini (Camille,, peintre italien.
né à Bologne, m. h Milan (1B46-4627] ; auteur d'un célèbre Jugenu nt dernier. — Jui.es, son frère, né à Bologne, iTobu..
m. à Milan (164-8-1626); artiste correct et distingué, imitateur du Corrège.
procambium 'kan-bi ont" n. m. Bot. Tissu libero-ligneux de formation nouvelle.
ProcaS [kass], roi légendaire d'Albe, père d'Amulius et de Numitor.
procédé n. m. (subst. particip. de pr.e : Manière d'agir avec les autres : n'ayez que de bons procédés pour autrui. Méthode à suivre pour faire quelque opération : simplifier un procédé. Rondelle de cuir garnissant le petit bout des queues de billard.
procéder [dé] v. n. (lat. procedere. — Se conj. comme accélérer.) Tirer son origine de : nombre de maladies procèdent d'une mauvaise hygiène. Agir, opérer : procédez avec ordre. Agir judiciairement : procéder contre quelqu'un. Procéder à, commencer, faire les premières opérations de : procéder d un déménagement.
procédural, e, aux adj. Qui a rapport à la procédure.
procédure n. f. (de procéder). Forme suivant laquelle les affaires sont instruites devant les tribunaux : le code de procédure civile. Actes faits dans une instance -.procédure volumineuse.
— Encycl. Dr. La procédure détermine la forme suivant laquelle les affaires sont instruites en matière civile, pénale, commerciale et administrative Le même mot désigne aussi l'ensemble des actes faits pour arriver à la solution d'un procès.
En matière civile, tout ce qui est relatif à la procédure est réglé par le Code de procédure civile. Toute la procédure civile se fait par l'intermédiaire des huissiers et des avoués.
En matière pénale, les règles à suivre sont déterminées par les dispositions du Code d'instruction criminelle. La procédure applicable se divise en quatre opérations distinctes : la poursuite, l'instruction, le jugement, l'exécution.
En matière commerciale, la procédure est réglée par des dispositions spéciales du Code de commerce.
En matière administrative, la procédure n'est réglée qu'en ce qui concerne l'instruction des affaires devant le Conseil d Etat et les conseils de préfecture. Devant la Cour des comptes, la procédure est surtout fondée sur la jurisprudence. Devant les préfets, les ministres, etc., elle repose entièrement sur certains usages; les affaires s'y instruisent, en général, sur mémoires timbrés et par voie de pétition.
procédurier [né], ère n. et adj. Personne qui entend la procédure, qui aime la chicane : avoué très procédurier.
proceleusmatique [leus-ma] adj. (gr. prokcleusmatikos). Métriq. anc. Se dit d'un pied composé de quatre brèves.
procellaria [sèl-la] n. m. Nom scientifique des pétrels.
procellariidés [sèl-la] n. m. pi. Famille d'oiseaux palmipèdes, renfermant les genres pétrels (procellaria) et voisins. S. un procellariidé.
procèphaliqueadj. (préf. pro, et céphalique ■'. Qui est situé en avant de la tête. Apophyses procéphaliques, pièces calcifiées, plates, situées dans la paroi antéro-postérieure de la tête des écrevisses.
procérité n. f. (lat. proceritas). Haute taille. (Inus.)
procès [si] n. m. (lat. processus). Anat. Prolongement. Procès citiaire, sorte de frange qui enveloppe le bord du cristallin. Dr. Instance devant la justice. Fig. Querelle, question à vider. Gagner, perdre son procès, réussir, échouer. Faire le procès à quelqu'un, l'accuser, le blâmer. Sans autre forme de procès, sans délai ni formalité. Prov. : Un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès, s'entendre, à quelque condition que ce soit, vaut mieux que de plaider.
— Encycl. Dr. On nomme jirocès toute instance devant un juge ou un tribunal sur un différend entre deux ou plusieurs parties dans le but de provoquer la solution d'une question litigieuse. V. procédure.
On distingue notamment : 1» le procès civil, dans lequel le demandeur poursuit une réparation purement civile; 2° le procès criminel, qui a pour but de faire prononcer une peine contre l'auteur d'uue infraction.
Processe et Martinien (saints), martyrs à Rome, vers l'an 67. Prétoriens qui gardaient les apôtres Pierre et Paul, ils se firent baptiser par saint Pierre et eurent la tête tranchée . Fête le 2 juillet.
processif [sè-sif], ive adj. Qui aime les procès : humeur processive.
procession [si-si-ori] n. f. (lat. processio; de procedere, avancer). Marche solennelle, d'un caractère religieux, et accompagnée de chants et de prières. Fig. et fam. Longue suite de personnes : une procession de fournisseurs. Théol. Mode spécial dont le Saint-Esprit procède du Père et du Fils Prov. : On ne peut sonner et aller à la procession, on ne peut être dans deux endroits en même temps.
— Encycl. Dr Les cérémonies religieuses doivent être célébrées dans l'intérieur des édifices consacrés aux cultes. Mais, même dans les communes où il n'y a pas de tels édifices, le maire peut interdire les processions.
PRO
processionnaire [si-si-o-nè-ir] adj. et n. f.
Se dit de certaines chenilles, du genre bombyx, qui marchent par bandes nombreuses et sont très nuisibles aux arbres.
processionnal [sè-si-o-ual] n.
m. Livre où s 0 n t notées les prières qu'on chante aux processions.
processionnel, elle [ sè-si-o-
nil, è-le] adj. Qui tient dt rapporte : marche processionnelle.
processionnellement [ sc-si-o-ne-le-man ] adv. En procession : s'avancer processionneilement.
proceSSionner [sc-M-o-né] v. n. Faire une procession. (Peu us.)
processionneur, eusetsè-ri-o-netir,«u se]n.
Fam. Personne assidue à suivre les processions.
processus [sè-suss] n, m. (motlat.). Prolongement : processus cérébelleux. Marche, développement : le processus de l'évolution intellectuelle.
procès-verbal [se-vir] n. m. Pièce émanée d'un fonctionnaire public et constatant un fait, un délit : dresser procès-verbal contre un chasseur qui n'a pas de permis. Ecrit résumant ce qui a été dit, fait, etc., dans une circonstance plus ou moins solennelle : le procès-verbal d'une séance. PI. des procès-verbaux.
— Encycl. Dr. On appelle procès-verbal tout acte
S ar lequel un magistrat, un officier public, un agent e l'autorité, un expert, un arbitre rend compte de ce qu'il a l'ait, vu, constaté dans l'exercice de ses fonctions.
Les procès-verbaux sout, autant que possible, être rédigés séance tenante. En général, la loi ne l'exige pas, mais en certains cas. elle a fixé des délais. Certains procès-verbaux doivent, pour avoir validité, être soumis à la formalité de l'affirmation, c'est-à-dire qu'en ce qui les concerne, déclaration doit être faite, dans un délai déterminé, par l'agent rédacteur, devant un magistrat spécialement désigné par la loi, que les faits qui y sont consignés sont vrais. Ainsi, les procès-verbaux des gardes champêtres doivent être affirmés devant le juge de paix ou le maire ; les procès-verbaux dressés par les gendarmes sont dispensés de cette formalité.
Parmi les procès-verbaux, les uns font foi jusqu'à inscription de faux : tels sont les procès-verbaux des préposés des douanes. D'autres^ au contraire, ne font foi que jusqu'à preuve contraire, c'est-à-dire qu'ils peuvent être combattus par des preuves testimoniales ou par des preuves par écrit ; par exemple, ceux qui sont dressés par les agents des contributions indirectes, les gardes champêtres ou la gendarmerie. D'autres enfin ne valent en justice que comme simples renseignements : par exemple, ceux des agents de police.
Certains procès-verbaux sont destinés à constater d'une manière certaine et authentique les faits qui doivent servir de base aux discussions d'intérêts civils et privés. Tels sont les procès-verbaux dressés, en certains cas, par les notaires (inventaire, liquidation et partage, etc.).
On nomme procès-verbal de carence l'acte par lequel un officier public déclare qu'il n'existe, dans un lieu déterminé où il s'est présenté, aucun effet mobilier à saisir ou à inventorier.
prochain, e [chin, é-ne] adj. (de proche). Qui «st voisin : la ville prochaine. Qui viendra, arrivera le premier : la semaine, l'année prochaine. Immédiat, direct : la cause prochaine de nos erreurs. Théol. Occasion prochaine, circonstance qui constitue un péril de pécher au moins probable.
prochain [chin] n. m. (de proche). Homme considéré par rapport à un autre homme. Ensemble des hommes, humanité, par rapport à un homme : secourez votre prochain.
prochainement [che-ne-man] adv. Bientôt.
prochaineté [chè-ne] n. f. Caractère -ie ce qui est prochain.
proche adj. fdu lat. propius, plus près). Qui est près, en parlant du lieu : proche voisi.l; du temps : /heure est proche; des relations de parenté : proche parent. Prép. et adv. Près : p roc te l'église ou de l'église ; ici proche. De proche en proi fte, en avançant par degré.
N. ni. Parent : nos proches. (Ne s'emploie guère qu'au plur.) Ast. Eloigné.
procnile ;,</,]
n. m. Genre de mammifères carnassiers de l'Inde.
— Encycl. Les prochiles (melursus) sont des ours de forte taille, à tête allongée et terminée par un museau à lèvres ^>rotractiles et minces .
qui leur a fait donner le nom à' ours lippus- Prochile.
Ils s'apprivoisent assez facilement, et on les nomme partois aussi ours jongleurs, à cause de cette particularité. Ils vivent dans les grandes forêts de l'Inde et de Ceylan et se montrant friands de miel
prochronisme 7„„-,i,\ »„■; n m. ;d„ g,-. «,-,,
avant, et khronor, temps. Erreur de chronologie oui consiste à placer un fait plus tôt qu'à l'époque où il est a' rivé. Peu us.
i j?TCfCida' IIe d'Ilalie. da"s le golfe de Naplcs ;
Procida f.Jeati de), médecin italien, principal mst.gateur de» Vivres siciliennes, né vers 1226 m
apr-s i:j02. Il fut longtemps.au service de Piênv d A ragon.
procidence [danse] n. f. (du lat. procidere tomber en avant). Anat. Issue à l'extérieur de quelque oartie mobile : proeidenee du rectum. Obstitr. ■■■il' i du • ordon, <lu bras.
procillon m mil.] n. m. Fam. Petit procès proclamateur, trice n. Personne qui pro clame. (Peu us.
proclamation [si-on] n. f. (lat. proclamatio). Publication solennelle. Action de proclamer : la proclamation d'un résultat. Ecrit contenant ce que l'on proclame : afficher une proclamation. Hist. eeclés. Accusation portée par un moine contre un de ses frères en plein chapitre. Confession monastique devant La communauté.
proclame n. f. Ilisl. eCCÎés. Syn. de PROCLA- MATION.
proclamer [me] v. a. (lat, proclamare). Publier, acclamer à haute voix et avec solennité : pro-
amer un roi. Divulguer, révéler : proclamer la vérité. Se proclamer v. pr. Se déclarer hautement.
proclitique adj. (gr. proklitikos, de pro, en avant, et klinein, incliner). Se dit d'un mot privé d'accent qui fait corps avec le suivant. N. m. : un proclitique.
proclive adj. (lat. proclivis). Ilisl. nat. Qui se dirige en avant.
proclivité n. f. (lat. proclivitas). Etat de ce qui est penché en avant.
ProclUS [kluss], philosophe grec (412-485), qui fut trente ans à la tête de l'école néo-platonicienne d'Alexandrie et l'orienta vers le mysticisme théurgique ; auteur d'un célèbre commentaire sur le ïimèe.
Procné. Mythol. V. Prooné.
procœle [sé-le] adj. (du gr. prokoilios, qui a le ventre proéminent). Qui a son extrémité antérieure arrondie, en parlant du corps d'une vertèbre.
procœlien, enne [sè-li-in, è-ne] adj. Qui possède des vertèbres procœles. N. m. pi. Sous-ordre de reptiles hydrosauriens, renfermant les crocodiles proprement dits. S. un procœlien.
procombant [kon-ban], e adj. (lat. procumbeus; de pro, en avant, et cubare, être couché;. Se dit des tiges qui restent étendues sur la terre et ne jettent pas de racines.
procommissaire [fa>-mt-*è-re] n. m. Ilisl. relig. Celui qui tient la place du commissaire.
procompte [kon-te] n. m. Compte provisoire.
procondyle n m. (préf. pro, etcondyle). Nom donné quelquefois à la première phalange.
proconsul n. m. (m. lat.) Antiq. rom. Magistrat qui gouvernait une province en y exerçant tous les pouvoirs consul, t'ig. Homme qui exerce despotiquement un pouvoir sans contrôle : les conventionnels en mission étaient de véritables proconsuls.
— Encycl. Antiq. rom. Le proconsul était maître absolu dans sa province- Il disposait de l'armée, de la justice, de l'administration, et se faisait représenter en dehors de sa résidence par des legati ou délégués.
proconsulaire [lé-re] adj. Qui appartient au proconsul : autorité proconsulaire) Province proconsulaire, gouvernée par un proconsul. (Sous l'empire, les provinces sénatoriales seules furent gouvernées par des proconsuls.)
proconsulat [la] n. m. Dignité, fonction de proconsul. Sa durée.
Procope (saint), martyrisé à Césarée en 303, décapité pendant la persécution de Dioclétien. Fête le 8 juillet.
Procope (saint), patron de la Bohême, né à Chotùm vers 980, m. au monastère de Sazava vers 1053. Canonisé en 1804. Fête le 4 juillet.
Procope, historien grec, né à Césarée (Palestine) vers la fin du v« siècle, mort vers 562, secrétaire de Bélisaire et auteur de Y Histoire des guerres de Justinien et d'un Traité des édifices. On lui doit également une Histoire secrète (Anecdota) remplie d'anecdotes, dont il ne faut user qu'avec précaution.
Procopfe le Grand ou le Chauve et Pro- COpe le Petit, chefs hussites. Le premier, successeur de Ziska, commandant les taborites, battit les troupes de Sigismond, et représenta les hussites au concile de Bâle. Les deux ProcoDe furent tués à Lipany (1434).
Procope [café), à Paris, fondé en 1689 par le Sicilien Francesco Proeopio, dans la rue des Fossés- Saint-Germain (auj. ruedel'Ancienne-Comédie), fréquenté au xvme siècle par les littérateurs célèbres.
procrastination [kras-ti-na-si-on] n. f. (lat. procrastinatio). Remise au lendemain. (Peu us.)
procréateur, trice n. et adj. Qui procrée.
procréation [st-on] n. t. (de procréer). Génération.
procréer [kré-é] v. a. (lat. procreare). Engendrer.
procris [kriss] n. m. Genre d'insectes lépidoptères, comprenant de petits papillons épais et courts, à grandes ailes luisantes vertes ou bleues, dont plusieurs espèces vivent en France (procris du prunier [ino pruni], procris de la vigne [ino anvpelophaga], etc.).
Procris. Myih.