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lignes sur les pièces de bois ou pour donner de la voie aux scies.
rainette [rè-nè-te] n. f. (de l'anc. franc, raine, la!, rana, grenouille). Zool. Genre do batraciens anoures, comprenant de nombreuses espèces répandue) sur tout le globe. Arbor.
Kyn. de REINETTE.
— Encycl. Zool. Les rainettes proprement dites (hyia) sont des grenouilles arboricoles, possédant des pelotes adhésives à l'extrémité de leurs doigts; elles ont une livrée d'un beau vert brillant, passent leurs premiers états dans l'eau sous l'orme de gros têtards, et, adultes, vivent dans le feuillage des arbres, ou elles se nourrissent d'insectes. Biles font entendre un cri d'une puissance extraordinaire pour leur taille. Communément, on appelle rainettes toutes les grenouilles vertes.
Rainfroid ou Raghenfried, maire du palais de Neustrir, m. en 731. Vainqueur des Austrasiens, il porta au trône Chilpéric II, mais fut vaincu par Charles Martel.
rainoire [rè] n. f. Itabot dont les layetiers se servent pour rainer le bois.
Rainouart au Tinel, personnage comique du cycle de Guillaume au Court-Nez. D'abord marmiton, il s'arme d'un tinel (massue), avec lequel, grâce à sa force herculéenne, il accomplit une foule d'exploits.
rainure [rè] n. f. Entaille longue, pratiquée dans une pièce pour recevoir une languette ou une partie saillante ménagée sur une autre pièce : les rainures se font au bouvet ou à la machine à rainer,
raiponce [rè] n. f. Nom vulgaire d'une espèce de campanule comestible-Nom donné parfois à la mâche.
— Encycl. La raiponce (campanula rapunculus) , appelée parfois cheveux d'évêque, est une herbe bisannuelle, que l'on cultive dans les jardins; elle possède des feuilles radicales un peu velues, des fleurs bleues, réunies en grappe. On mange les feuilles en salade.
raire [ré-re] v. a.
(lat. radere. — Se conj. comme Irat're.) Raser. (Vx.)
r aire [rè-re] v. n.
(Se conj. comme traire.) Bramer, crier, en parlant des cerfs, des chevreuils. (On dit aussi raller ou réer.)
raiS [rè] n. m. (du lat. radius, rayon). Chacun des rayons d'une roue. (Au sing. il faudrait écrire kai, bien que l'usage ait prévalu d'écrire un rais.) Rais de cœur, ornement en forme de cœur, que l'on emploie dans certaines moulures.
RaiS (Gilles de). V. Retz.
raisin [rà-zin] n. m. (du lat. racrmus, même sens). Fruit de la vigne. Raisins de Corinthe, raisins secs à très petits grains, qui viennent des îles Ioniennes. Raisins de mer ou des tropiques, algues fucacées (sargasses). Raisin d'ours, nom spécifique d'une espèce d'arbousier et de la busserole. Raisins de mer, nom donné vulgairement aux œufs de certains mollusques céphalopodes. Allls. litt. :
Les raisins de la fable ; le Renard et les raisins v. VERT.
— Encycl. Le raisin est une grappe de baies portées par des pédicelles réunis au sarment par un pédoncule plus ou moins long ( rafle ) . Il varie de forme et de couleur (blanc, jaune, vert, rose, violet, noir) avec le cépage qui le fournit. Le grain est formé d'une enveloppe (pellicule), sorte de petit sac renfermant une pulpe plus ou moins épaisse et les graines (pépins). On distingue ordinairement les multiples variétés de raisins en raisins de cuve (servant à fabriquer les vins) et raisins de table. Parmi les premiers, les plus appréciés sont : cabernet franc,
Raiponce : a, en épi ; b, coupe de ûeur ; c, campanule raiponce.
savagnin, sémillon, viognier fpour les blancs). Les chasselas, madeleine, clairette, muscat blanc, cin-, saut, madeleine noire ou plant de juillet, muscat blanc ou rouge, malvoisie, frankentlial, portugais bleu, sont d'excellents raisins de table. (V. la' planche et le tableau peuits.) Les raisins de table se conservent très bien, à condition d'être pourvus d'un fragment de sarment, que l'on plonge dans de l'eau et d'être placés à l'abri dans des locaux ou l'on maintient une température constante de ,'i a 6 degrés. C'est le procédé qu'on emploie àThomery, Connans-Sainte-Honorine, André8y,Chantelouptetc., où la culture du raisin de table est pratiquée sur une très vaste échelle. Un autre procédé consiste a placer les grappes isolées les unes des autres sur les claies d'un fruitier ou à les suspendre au plafond d'une pièce froide et bien aérée ; mais, dans ce mode de conservation, une partie de l'eau de constitution s'évapore, et les grains de raisin se rident et se dessèchent.
— Dr. Comme conséquence de la prohibition de la préparation dans l'intérieur de Paris des liquides fermentes autres que la bière, l'introductioD des raisins de vendange est interdite dans cette ville. Une exception est toutefois faite en faveur des raisins de table, qui restent assimilés aux fruits et sont exempts à ce titre de tout droit d'octroi.
raisiné [rè-zi-né]n,m. Confiture préparée avecdu jus de raisin auquel on ajoute des quartiers de poire.
— Encycl. Préparation du raisiné. On égrappe des raisins bien mûrs, et l'on extrait le jus, que l'on met à bouillir dans un chaudron de cuivre jusqu'à réduction de moitié; puis on coupe en quartiers des poires préalablement pelées, de la roessire-Jean par exemple; on ajoute ces quartiers de fruits au jus et on laisse réduire encore d'un tiers, puis on met en pots.
raisinier [re-zi-ni-é] n. m. Dot. Nom vulgaire de la rorcolobe.
raisinière [ré-xi] n. f. Petite tumeur granuleuse et noirâtre, qui se forme parfois à la surface de la cornée.
Raismes [rè-me], comm.du dép. du Nord, arr. et à 5 kil.de Valenciennes ; 7. j.ïO h. Sucrerie, forges.
raison [rè-so/t] n. f. (lat. ratio). Faculté au moyen de laquelle l'homme peut connaître et juger: ta raison distingue l'homme de la bête. Faculté intellectuelle, considérée comme règle de nos actions : la raison ne triomphe pas toujours des passions. Ce qu'on peut considérer comme un devoir, comme une chose conforme à l'équité : se rendre à la raison. Argument à l'appui d'un raisonnement : raison convaincante. Cause, motif : avoir de b07ines raisons pour... Satisfaction qu'on demande : ne pouvoir tirer raison d'un débiteur. Réparation d'un outrage : demander raison d'une offense. Etre de raison, être qui n'existe que dans l'imagination, dans l'esprit. Age de raison,' âge où les enfants commencent à avoir conscience de leurs actes. Mariage de raison, mariage de convenance plutôt que d'inclination. Perdre la raison, tomber en démence. Parler raison, sagement, raisonnablement. A voir raison, être fondé dans ce qu'on dit. Avoir raison d'un homme, d'un animal, le ramener à de meilleurs sentiments, vaincre sa résistance. Donner raison à quelqu'un, trouver juste ce qu'il dit. Entendre raison, acquiescer à ce qui est raisonnable. Avoir des raisons avec quelqu'un, avoir des difficultés, une querelle avec quelqu'un. Se faire une raison, prendre une détermination pour en finir. Comme de raison, comme il est juste. Plus que de raison, plus qu'il n'est convenable. A plus forte raison, par un motif d'autant plus fort. Pour valoir ce que de raison, ce qui est de justice, d'équité. A telle fin que de raison, sert à exprimer d'une manière indéterminée qu'une chose est faite parce qu'on
Appareils pour la conservation des raisins: 1. Boite métallique ; 2. Godets séparés (en usage à Thomery).
cabernet sauvignon, cot, gamay rond, grenache noir, mrrlot, muscat noir, pinot noir, ribier, robin noir, sirah (pour les vins rouges) : clairette, marsanne ilanche. muscadelle, muscat blanc de Frontignan, pis de chèvre, pinot blanc, roussanne, sauvignon,
Raisins : 1. Frankenthal ; 2. Muscat blanc ; 3. Chasselas doré : 4. Pineau.
croit qu'elle pourra être utile à tout événement. Mettre à la raison, réduire par force ou par conviction. Faire raisoyi de, venger de. Rendre raison de quelque chose, en expliquer les causes. Rendre raison a quelqu'un, se battre avec quelqu'un qu'on a offensé. Dr- Titres et prétentions d'une personne. Raison d'Etat, considération d'intérêt supérieur que l'on invoque dans un Etat, quand on fait des choses contraires à la loi, à la justice. Comm. Raison sociale, nom adopté par une société commerciale pour signer la correspondance, les effets de commerce, en un mot pour faire les divers actes que comporte l'acte d'association. Livre de raison, ancien nom du Grand Livre, ou des livres de comptes de ménage. (Les anciens livres de raison ont été très utiles à la connaissance de la vie bourgeoise.) Math. Raison directe, rapport entre deux quantités qui augmentent ou diminuent dans la même proportion. Raison inverse, rapport entre deux quantités dont l'une diminue tandis que l'autre augmente dans la même proportion. Raison d'une progression, v. progression. Philos. Raison suffisante, dans le système de Leibniz, ce qui rend parfaitement intelligible la production d'un phénomène. Loc. prép. : A raison de, au prix de. En laison de, en considération de. Prov. : Où force domine, raison n'a pas de lieu, la force l'emporte sur la raison. C'est la raison que chacun soit maitre en sa maison, il estjuste que chacun dispose sa vie comme il l'entend. Ai.i.us. litt. :
La raison dil Virgile, el la rime, Quinault,
vers qui vient après celui-ci :
Si je pense exprimer un auteur sans défaut, et qui forme avec lui un distique; vers spirituellement caustique de Boileau dans sa deuxième satire.
Par raison démonstrative, allusion à un passage du
Bourgeois gentilhomme (II, 3;.
La raison du plus fort est toujours la meilleure,
morale de la fable de La Fontaine : le Loup el l'Agneau I, 10). Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas, célèbre pensée de Pascal, v. cœur. Raison [culte de lu), religion spiritualiste établie en 1793 sur la proposition de Chaumette et disparue avec lui en 179t. Une ici. solennelle fut donnée en son honneur, le 10 novembre 179;;.
raisonnable [rt-zo-na-ble] adj. Qui est doué de raison: l'homme est un >'u<- raisonnable. Qui se gouverne suivant la droite raison : rendre les enfants raisonnables. Conforme à la raison : prétention raisonnable. Modéré, qui n'a rien d'outré : prix raiwnnable. Au-dessus «lu médiocre : revenu raisonnable. Ant. Irraisonnable.
raisonnablement [rè-zo-na-ble-man] adv.
Avec raison : parler raisonnablement. Passablement, convenablement : boire raisonnablement. A«T. Irraisonnablement.
raisonnaillerie [rè-zo-na, il mil., e-rf] n. f.
Manie de raisonner; abus du raisonnement .
raisonnant [rê-voman], e adj. Fam. Qui a l'habitude ou la manie de discuter.
raisonné [re-zo-né], e adj. A quoi l'on applique les règles du raisonnement : problème bien raisonné, Fonde sur le raisonnement: méthode raisonnée. Ant. Irraisonné.
raisonnement [rè-zo-ne-man] n. m. Faculté,
action ou manière de raisonner : manquer de raisonnement. Enchaînement de raisons déduites les unes des autres pour arriver à une démonstration : raisonnements fondés. Observations, objections : pas tant de raisonnements. Fam. Raisonnements à perte de vue, déductions interminables qui ne concluent rien.
raisonner [rè-zo-né\ v. n. Se servir de sa raison pour connaître, pour juger : raisonner juste. Soulever des objections, au lieu d'écouter docilement les ordres ou les réprimandes : les enfants ne doivent pas raisonner. Déclarer des marchandises soumises au droit de douane. Héler un navire qui sort du port pour savoir son nom, sa nationalité, sa route. V. a. Appliquer le raisonnement à ce qu'on fait : cet acteur raisonne bien s, s rôles. Converser sur : raisonner politique. Faire entendre raison à : raisonner un malade. Mur. Syn. de arraisonner.
raisonneur, euse [rï-zo-neur, eu-zé] n. et adj. Qui raisonne : un solide raisonneur. Personne qui veut raisonner sur tout, qui discute les ordres, les observations : raisonneur ennuyeux ; enfant raisonneur. Au théâtre, rôle de personnage sérieux, qui fait de la morale.
rajah n. m. (de l'hind. rat//, roi). Prince hindou. (On écrit aussi radjau. raja, radja.)
rajanie [ni] n. f. Genre de dioscoracées, renfermant des plantes américaines à rhizome tubéreux et féculent, que l'on consomme â la façon des ignames.
rajeton n. m. Nom de la raie bouclée, sur le littoral ouest de la France.
rajeunir v. a. fPrend l'auxiliaire avoir ou être, selon qu'on veut exprimer l'action ou l'état.) Ramener à l'état de jeunesse : Médèe rajeunit Jason. Rendre l'air de la jeunesse : vêtement qui rajeunit. Donner un air de nouveauté, de fraîcheur : le printemps rajeunit la nature. Y. n. Redevenir jeune. Reprendre une nouvelle vigueur. Se rajeunir v. pr. Se dire plus jeune qu'on ne l'est. Ant. Vieillir.
rajeunissant [ni-san], e adj. Qui a la propriété de rajeunir. (Peu us.)
rajeunissement [ni-se-man] n. m. Action de rajeunir. Etat de celui qui est rajeuni. Action de redonner ou de reprendre île la vigueur. A rbor. Opération qui consiste à raccourcir les branches épuisées, de.manièreàobtcnirdenouvellespoussesvigoureuses.
— Encycl. Arbor. A la taille d'hiver, on coupe entièrement les branches infertiles, provoquant ainsi à la base de ces branches le départ de nouveaux bourgeons, dont le plus vigoureux seul devra être conservé pour remplacer la branche disparue. On rajeunit de cette manière le prunier, le poirier, le pommier, etc.
rajeuniSSeur, euse [ni-seur, eu-ze] n. Personne qui rajeunit.
rajidés n. m. pi. Famille de poissons plagiostomes, ordinairement de grande taille, à corps très aplati, terminé par une longue queue grêle, souvent armée d'épines, et qui comprend les raies et genres voisins. S. un rajidé.
Rajna (Pio), philologue italien, né à Sondrio en 1849. On lui doit de remarquables travaux d histoire littéraire : le Origini delV epopea francese, le Fonti delV Orlando Furioso.
rajout [jou] n. m. Action de rajouter. Archit. Partie d'édifice rajoutée.
rajouter [té] v. a. Ajouter de nouveau.
rajustement [jus-te-man] n. m. Action de rajuster.
rajuster [jus-té] v. a. Ajuster de nouveau ; remettre en bon état : rajuster une horloge. Fig. Raccommoder, apaiser. Se rajuster v. pr. Se réconcilier après une brouille.
rajusteur, euse [jus-teur, eu-ze] n. Celui, celle qui rajuste.
rakchàs, râkchasa n. m. pi. et au fém.,
râJXChasîS, démons indiens qui troublent les sacrifices, molestent les ascètes.
Rakoczy ou RagOtsky, célèbre famille princière de Hongrie. Son représentant le plus fameux, François II Rakoczy, né à Bors, m. à Rodosto (1676 -173o!, s'illustra par ses luttes contre l'Autriche el fut recueilli pendant quelques années à la cour de Louis XIV.
Rakoczy <Mur<:he de i, chant national des Magyars, composée, dit-on. au xvne siècle par Roszawœlgi. François II la faisait jouer chaque fois qu'il se préparait à livrer bataille.
râlant [lan\, e adj. Qui râle, qui a le caractère du râle : voix râlante.
râle n. m. (de râler). Pathol. Bruit anormal, qui se produit dans les voies respiratoires, pendant le passage de l'air.
— Encycl Les bruits anormaux connus sous le nom de râles peuvent reconnaître pour cause soit la présence de liquides ou de mucosités dans les conduits aériens, soit un rétrécissement partiel de ces