V. RÀMA-TCIIANDRA
ramadan, ramadhan ou ramazan n. m.
Neuvième mois de l'année lunaire musulmane, consacré au jeûne.
— Encïcl. Pendant la durée du ramadan, les musulmans doivent garder l'abstinence la plus complète, depuis le lever jusqu'au coucher du soleil. Les mois des Turcs étant lunaires, le ramadan revient chaque année dix jours plus tôt que l'année précédente. Il se termine par des fêtes nommées baîram.
ramade n. f. Nom que les bergers pyrénéens donnent à une réunion de plusieurs centaines de moutons. Syn. de jonchée : ramade de /leurs.
ramadouer [dou-é] v. a. (du préf. re, et amadouer]. Radoucir quelqu'un en le caressant.
ramage n. m. (b. lat. ramaticum; du lat ramus, rameau). Représentation de rameaux, de branchages sur une étoffe : velours à ramages. Chant des petits oiseaux, dans les branches des arbres : le ramage des pinsons. Fig. Babil des petits enfants. Manière de parler d'une région. Allus. littér. :
... Si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois.
vers de La Fontaine (le Corbeau et le Renard, II, 15). Dans l'application, ces paroles du renard signifient : si votre valeur réelle répond à vos brillantes apparences.
ramager [je] v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il ramagea, 7ious ramageons.) Couvrir de ramages : ramager du velours. V. n. Faire entendre un ramage en parlant des oiseaux et, par ext., des petits enfants.
ramaigrir [mè] v. a. Rendre maigre de nouveau. V. n. Redevenir maigre.
ramaigrissement [mè-gri-se-man] n. m.
Action de ramaigrir.
ramaillage [ma, Il mil.] n. m. Action de rimailler. Son résultat.
ramailler [ma, Il mil., e] v. a. Donner certaines façons aux peaux de chèvre, de bouc, poulies passer en chamois dès qu'on les a passées à l'huile. (Se dit aussi pour remailler.)
ramaire [mè-re] adj. Qui est attaché, qui appartient aux rameaux.
ramalinacées [se] n. f. pi. Famille de lichens renfermant les genres ramaline et voisins. S. une ramalinacée.
ramaline n. f. Genre de lichens, comprenant de petites plantes d'un vert glauque, qui croissent sur les rochers, les vieux arbres, mais jamais à terre, et dont le thalle est constitué par des sortes de lanières à consistance de peau molle.
ramardage n. m. Action de ramarder.
ramarder [dé] v. a. Réparer un filet de pêche.
ramardeur, euse [eu-ze] n. Celui, celle qui ramarde les filets de pêche.
ramas [ma] n. m. (de ramasser). Assemblage confus d'objets : ramas de vieux habits. Réunion de personnes peu estimables : ramas de bandits. Action de ramasser dans les forêts du bois, des feuilles mortes, des faines ou des glands.
ramassage [ma-sa-je] n. m. Action de ramasser : le ramassage du bois mort.
ramasse [ma-se] n. f. (ital. ramazza; deramo, lat. ramus, branche d'arbre). Traîneau sur lequel on descend les montagnes couvertes de neige.
ramassé [ma-sé], e adj. Trapu : cheval ramassé.
ramaSSe-COUVertS n. m. invar. Boite allongée à plusieurs compartiments, dans laquelle on place les couverts en desservant la table.
ramassement [ma-se-man] n. m. Action de ramasser, de se ramasser.
ramasse-miettes n. m. invar. Plateau ou bassin dans lequel on fait tomber, à l'aide d'une brosse les miettes dont la table est couverte.
Cette brosse ellemème. L'ensemble des deux ustensiles.
ramasse-monnaie n. m. invar. Petite plaque métallique pouvant basculer pour laisser glisser la monnaie. Plaque de caoutchouc, munie d'aspérités qui permettent de ramasser facilement la monnaie.
ramasse -pié- îumasse-miettes.
tons n. m. invar. Filet protecteur placé à l'avant de certains tramways et destiné à recevoir tout ce qui se présente devant lui.
ramasser [ma-sé'] v. a. (préf. re, et amasser). Faire un amas : ramasser du bois mort. Recueillir, collectionner : ramasser des matériaux pour un ouvrage. Prendre, relever ce qui est à terre : ramasser ses gants. Recueillir, ramener avec soi : ramasser les pauvres. Ramasser ses forces, les réunir pour quelque grand effort. Fam. Maltraiter de coups ou de paroles : se faire ramasser. V. pelle. Se ramasser v. pr. Se replier sur soi-même. Se pelotonner.
ramasser [ma-sé] v. a. Traîner dans une ramasse.
ramassette [ma-sè-te] n. f. Léger clayonnage adapté à une faux pour ramasser les tiges, à mesure qu'on les coupe.
ramasseur, euse [ma-seur, eu-ze] n. Personne qui collectionne toutes sortes de choses. Partie d'une machine à broyer, qui ramène les grains sous la meule.
ramasseur [ma-seur] n. m. Fam. Celui qui conduit une ramasse.
ramassis [ma-si] n. m. Assemblage de choses de peu de valeur, de personnes peu estimables : un ramassis d'escrocs.
RAM
ramaSSOir [ma-soir] n. m. Tringle de bois dont on se sert pour marbrer le papier.
ramassoire [ma-soi-re] n. f. Planchette servant à nettoyer l'eau sur laquelle nagent les couleurs.
ramastic [mas-tik] n. m. ou ramastique
[mas-ti-lce] n. f. Arg. Vol consistant à teindre de trouver un objet placé là à dessein et à le vendre beaucoup plus cher qu'il ne vaut, à un badaud qui croit à une trouiaille importante.
ramastre [mas-tré] n. m. (lat. ramastrxim ; do ramus, rameau). Rot. Ramification du pétiole. Cha cun des pétioles d'une feuille pennée. \
Râma-Tchandra, dieu de l'Inde, septième avatar ou incarnation de Vichnou. Ses aventures sont racontées dans le Râmàyana.
Râmâyana, poème sanscrit, à la fois religieux et épique deVahniki, en 50.000 vers et en sept sections. Il célèbre la généalogie de Râma-Tchandra, sa jeunesse, son mariage avec Sita, son exil, sa lutte contre Ravana, roi des Ràkchasas, ravisseur de Sita, son alliance avec Sougrîva, roi des Singes, la conquête qu'il fait de Ceylan et la délivrance de Sita, sa vie à Ayodhyâ et son ascension au Ciel.
ramazan n. m. v. ramadan.
rambade ou rambarde [ran] n. f. (ital
ramhata). Mar. Garde-corps placé autour des gaillards et des passerelles. Chandeliers de rambade, barres verticales qui soutiennent les traverses.
Rambaud (.-M/Ved-Nicolas), historien et homme politique français, né à Besançon, m. à Paris (1842-1905). Il fut. en 1895, ministre de l'instruction publique, auteur de : Constantin Porphyrugcnête, la Russieépique , H istoire de la civilisation française ct,avecE.Lavisse, de l'Histoire générale.
Rambaut.
Riogr. V. Raimbaut.
ramberge
[ran-bèr-je] n. f.
? de l'angl . row
barge , barge à
rames). Ancien
nom des bâtiments anglais chargés des croisières
dans les régions inexplorées.
RambervillerS [ran-bér-vi-lè], ch.-l. de c. (Vosges), arr. età28kil.d'Epinal; 5.580 h. (Rambervelais). Ch. de f. E. Papeteries, forges. — Le cant. a 28 comrn.
et 14.950 h.
rambouillet [ ran - bou ,
Il mil., e] n. m. Nom d'une fanfare dite aussi retour de chasse.
Rambouillet [ ran - bou , // mil., é], ch.-l. d'arr. (Seine-et- Oise), sur la lisière sud de la forêt de Rambouillet; ch. de f. O., à 32 kil. de Versailles; 6.200 h.
(Rambolitains). Ancien château royal modifié plusieurs fois depuis son origine , qui date du xv siècle; aujourd'hui résidence d'automne du chef de l'Etat Moutons, bestiaux, laine, grains, bois.
Rambere
Châleau de Rambouillet.
Patrie de M«< de La Sablière et de Julie d'Angennes. — L'arr. a 6 cant., 121 comm., 70.130h. Le cant. a n comm. et 14.610 h.
Rambouillet (Catherine de Vivonne, marquise de), née à Rome. m. à Paris (1588-1665). Elle réunit dans son salon les esprits les plus distingués de son temps, les précieux et les précieuses, parmi lesquels elle était désignée par le nom d' A rthénice. Sa fille, Julie, épousa le duc de Montausier.
Rambouillet (hôtel de), nom désignant une société de personnes spirituelles qui se réunissaient chez la marquise de Rambouillet, et qui exercèrent une influence généralement heureuse sur l'épuration de la langue et les progrès de la littérature de 1620 à 1665. Racan, Gombatild, Chapelain, Marini, Godeau, Conrart, Voiture, Benserade , Ménage, Balzac. Mlle Paulet, etc., fréquentèrent l'hôtel de Rambouillet, dont l'imitation maladroite provoqua le développement de l'esprit précieux.
Tambour [ran] n. m. Variété du pommier cultivé. Son fruit.
rambuteau [ran-bu-td] n. m. (de Rambutean, préfet de la Seine). Urinoir public.
RambUteaU [ran-bu-tô] (Claude-Philibert Bar tiielot, comte de), administrateur français, né à Màcon, m. à Chamgrenon (1781-1869). Il fit restaurer ou achever à Paris de nombreux monuments et améliora la viabilité de la capitale.
rame n. f. (anc. h. allem. rama). Petite branche que l'on plante en terre pour soutenir des plantes grimpantes. Châssis de drapier pour ramer les draps. Fipelle qui fait hausser les lices du tisse rand et du rubanier. Outil de faïencier, pour remuer la terre dans les baquets. Aviron, longue pièce de bois aplatie par un bout, pour faire mouvoir un bateau. Faire force de rame, ramer avec énergie. Etre d la rame, tirer à la raine, être galérien.
— Encycl. Les rames, devenues de nos jours les avirons, servaient à la propulsion des anciens vais-
Rameau.
RAM
Beaux de guerre : trirèmes, galères, etc. Flics mesuraient jusqu'à 12 et 14 mètres et étaient manœuvrées latre, cinq ou huit rameurs.
rame n. f. (de l'esp. resma). Réunion de cinq
mils feuilles de papier ou vingt mains. Ensemble
Ingt rouleaux de papier de tenture. Coton de
coton filé de médiocre qualité, dont on se
servait jadis pour tisser les voiles des navires.
ramé, e adj. Soutenu par des rames : pois rames. Boulets rames, joints ensemble par une chaîne, une barre, etc., et dont on se servait pour démâter les vaisseaux ennemis. Blas. Se dit de la tête du cerf ou du cerf lui-même, quand sa ramure eBJ d'émail particulier. (On dit ramé de. tant de dagues.)
raméaire [ê-re] adj. Bot. Qui naît sur les rameaux.
raméal, e, aUX adj. Dot. Qui est placé sur les rameaux ; qui est de la nature des rameaux.
rameau [ma] n. m. (du lat. pop. ramellusi dimin. de ramus, branche). Petite branche, division d'une, branche. (Le rameau est, proprement, une portion des divisions de la tige d'une plante ou de la ramure d'un arbre; on le dit terminal quand il est continu à un bourgeon déjà existant, et axillaire quand il naît à l'aisselle d'une feuille.) Subdivision d'une artère, d'une veine, d'un nerf. Subdivision d'un objet qui se partage. Subdivision d'une des branches d'une famille. Nom donné aux massifs qui se détachent d'une chaîne de montagnes dans des directions diverses. Dimanche des Rameaux, dernier dimanche du carême. (Syn. Pâques fleuries.) Allus. i.iitér. Le rameau d'or d'Enée, v. primo avulso. Dans l'application, le rameau d'or d'Enée est le talisman qui annule toutes les volontés contraires.
Rameau [mô] (Jean - Philippe), compositeur français, né à Dijon, m. à Paris (1683-1768). 11 contribua à renouveler la science de l'harmonie et dans ses opéras, donna à la déclamation plus de vérité et de pathétique, à l'accompagnement orchestral une importance plus grande. Ses principales œuvres sont : Bippolyte et Aricie, les Indes Galantes, Castor et Pollux, le Temple de la Gloire, etc.
Rameau (Laurent La- Baigt, dit Jean), poète et romancier français, né à Gaas (Landes) en 1859; auteur de :
Plus que de l'amour, le Bonheur de Christiane.
ramée [mé] n. f. Branches coupées avec leurs feuilles vertes : un fagot de ramée. Branches entrelacées, formant un couvert : danser sous la ramée.
Ramée [mé] (Daniel), architecte français, né à Hambourg, m. à Paris (1806- 1887) ; restaurateur de nombreuses cathédrales du moyen âge.
raméen, eime [mé-in è-ne] adj. Bot. Qui provient d'un rameau.
Ramel (Jean-Pierre), général français, né à Cahors, assassiné à Toulouse par les verdets, sicaires du parti royaliste (1768-1815).
ramelle [mè-le] n. f. (du lat. ramus, rameau). Bot. Nom donné aux subdivisions de pétioles secondaires, dans les feuilles pennées.
ramenable adj. Qui est susceptible d'être ramené . Fig . Qui peut être corrigé , converti . (Peu us.)
rameudable [man] adj. Qui peut être ramendé.
ramendage [man] n. m. Action de ramender.
ramender [man-dé] v. a. Amender, fumer de nouveau : ramender un champ. Remettre des feuilles d'or aux endroits d'un ouvrage de dorure où celle-ci a disparu. P£eh. Raccommoder (un filet). Diminuer de prix : les boulangers ont ramendé le pain. (Vx.)
ramendeur, euse [man-deur, eu-ze] n. Personne qui raccommode. (Vx.)
ramènement [mon] n. m. Action de ramener. (Vx.)
ramener [né] v. a. (Se conj. comme amener.) Amener de nouveau. Remettre une personne dans le lieu d'où elle était partie : ramener un déserteur. Etre cause du retour de : chien que la faim ramhie au logis. Faire arriver en déplaçant : ramener un châle sur ses épaules. Fig. Faire renaître, rétablir : ramener l'abondance , là paix. Rétablir après un écart : ramener la question sur son véritable terrain. V. n. Pop. Dissimuler la calvitie en étalant largement sur le sommet du crâne les mèches latérales. N. m. Le ramener, opération de dressage qui consiste à obliger un cheval à plier l'encolure.
rameneret [rè] n. m. Trait fait au cordeau pour prendre la longueur des arêtiers d'un toit.
rameneur, euse [eu-ze] adj. Qui ramène, sert à ramener.
rameutacé, e [man] adj. Se dit des tiges ou des autres parties des plantes qui sont recouvertes de petites écailles sèches.
ramentevoir [man] v. a. (du préf. re, et du lat. mens, mentis, esprit, et habere, avoir). Remettre en mémoire. [Ne s'emploie qu'à l'infinitif. (Vx.)]
ramentum [min-tom'] n. m. (m. lat. signif. raclure). Bot. Nom donné aux petites écailles membraneuses qui se trouvent sur le pétiole des fougères.
ramequin [l;in] n. m. (allcm. rahmehen, dimin. de rham, crème). Sorte de pâtisserie au fromage.
ramer [mé] v. a. Soutenir des plantes grimpantes avec des rames : ramer des pois. Fam. Il s'y entend comme à ramer des choux, il ne s'y entend pas du tout. Ramer du drap, étendre une pièce de drap mouillé sur la rame pour l'étirer. Machine à ramer, machine remplaçant, dans la fabrication du drap, l'ancienne rame et constituée par un conduit métallique, à l'intérieur duquel sont des tuyaux de vapeur; de plus, des ventilateurs puissants soufflent de l'air.
ramer [mé] v. n. Manœuvrer la rame. Fig. et fam. Avoir beaucoup de fatigue.
ramereau [rô] ou ramerot [ro] n. m. Jeune ramier.
Ramerupt [ru], ch.-l. de c (Aube), arr. et à 12 kil. d'Arcis-sur-Aube; 470 h. — Le cant. a 28 comm. et 5.500 h.
rameSCence [mè-san-se] n. f. Disposition en ranvaux.
ramescent [mè-sani, e adj. Bot. Se dit de
tout organe qui se ramifie, qui tend à se ramifier.
Ramesseum ou Ramesseion, temple funéraire de Rameèa II, dont les ruines se voient encore à Thebes. Elles renferment notamment des cariatides remarquables et un colosse de Ramsès brisé.
Ramet, v. de Belgique (prov- et arr. de Liège); 3.970 h. Charbonnages.
ramette [mè-te] n. f. (de rame). Rame de papier à lettres. Châssis sans barre, employé, dans les imprimeries pour imposer les ouvrages d'une seule page (affiches, etc.).
rameur, euse [eu-ze] n. Personne qui rame : galère à trois rangs de rameurs.
rameutement [man] n. m. Action de rameuter.
rameuter [té] v. a. Remettre les chiens en meute en arrêtant ceux qui donnent trop en avant.
rameux, euse [meu, eu-ze] adj. Qui a beaucoup de branches : haricots rameux. Qui a beaucoup de ramifications.
Ramey [me] (Claude), statuaire français, né à Dijon, m. à Paris (1754-1838). On lui doit de bonnes statues de Richelieu, d'Eugène de Beauharnais, Thésée combattant le Minotaure, etc.
Ramganga (la), fleuve de l'Hindoustan, tributaire du Gange; 600 kil.
ramie [mi] n. f. (malais rami). Nom vulgaire de deux espèces de plantes de la famille des urticacées (la bœhmeria nivea et la bœhmeria tenacissima, dont le liber fournitdes fibres textiles) : la ramie est cultivée dans tout l'extrême Orient (Indo-Chine, Chine, Japon, îles de la Sonde), et ses fibres, mélangées avec la laine ou le coton, entrent dans la confection des tissus d'ameublement, du linge damassé, etc.
ramier [mi-é] n. m. (du lat. ramus, rameau). Espèce de pigeon appelé aussi palonibe ou palombe à collier, et qui vit dans l'Europe et l'Asie occidentale.
— Encycl. Les ramiers sont de beaux pigeons d'un gris bleu chatoyant, varié de rouge sur le devant du corps ; ils nichent habituellement dans les forêts, mais parfois aussi à l'intérieur des villes, comme à Venise.
ramier [mi-é] n. m. (du lat. ramus, rameau). Assemblage de branchages. Syn. ramée.
ramière n.f. En Provence, nom de taillis broussailleux bordant un cours d'eau. Bordure d'un bois, d'une forêt formée par des arbres dont les troncs sont réunis entre eux par une sorte de haie de broussailles ininterrompues.
ramifère adj. (du lat. ramus, rameau, et ferre, porter). Se dit de tout organe qui porte des rameaux et aussi des bourgeons qui ne doivent porter que des feuilles.
ramification [si-on] n. f. Nom donné à l'ensemble des divisions d'un végétal, en particulier des espèces arborescentes : suivant la position des rameaux, la ramification est dite opposée, alterne, verticillée, etc.
ramifier [fi-é] v. a. (du lat. ramus, rameau, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Diviser en plusieurs rameaux. Faire des ramifications dans : la sève ramifie la lige. Se ramifier v. pr. Se partager en plusieurs branches. Se dit des arbres, des veines, etc. Fig. Se diviser et se subdiviser : le protestantisme se ramifie à l'infini.
ramiflore adj. (du lat. ramus, rameau, ctflos, floris, fleur). Se dit des végétaux dont les rieurs naissent sur les rameaux.
ramiforme adj. Qui est épanoui en rameau.
ramille [Il mil., e] n. f. Nom donné aux dernières divisions des rameaux. (On dit aussi ramillon n. m.)
RamillieS-OffUS, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Nivelles); 814 h. Victoire de Mailborough sur Villeroi (1706).
Raminagrobis, personnage de Gargantua, que Pantagruel et Panurge prennent pour arbitre. Dans La Fontaine, Raminagrobis est le chat que la belette et le petit lapin prennent pour juge.
ramingue [ghe] adj. (ital. ramingo). Se dit d'un cheval qui se défend contre l'éperon. i
ramiret [rè] n. m. Variété de pigeon ramier domestique, de l'Amérique tropicale, remarquable par la beauté de son plumage.
ramisme [mis-me] n. m. Doctrine de Ramus.
ramiSte [mis-te] n. m. Partisan de la philosophie de Ramus. Partisan de la musique de Rameau.
Ramnes ou Ramnenses, nom dune des
tribus primitives de Rome, qui habitaient probablement sur le Palatin.
ramoindrir v. a. et n. Amoindrir ou s'amoindrir de nouveau.
ramoir n. m. Rabot fin avec lequel le coffretier taille et polit le bois.
ramoitir v. a. Rendre moite de nouveau.
ramoitiSSement [ti-se-man] n. m. Action de remoitir.
Ramolino (Laetitia), mère de Napoléon I". V. Bonaparte.
ramolli [mo-li], e adj. pris substantiv. Personne qui a un ramollissement du cerveau ; qui est réduite à un état de quasi-imbécillité.
ramollir \mo-lir] v. a Rendre mou : ramollir du cuir. Fig. Enerver, efféminer : l'oisiveté ramollit les cœurs. Se ramollir v. pr. : la cire se ramollit au feu. Ant. Durcir, raffermir.
ramolliSSable [mo-li-sa-ble] adj. Qui est susceptible de se ramollir.
ramollissant [mo-li-san], e adj. Qui ramollit, relâche. N. m. Substance qui ramollit (syn. ramollitif) : la guimauve est un ramollissant.
ramollissement \mo-li-se-man] n. m. Etat de ce qui est ramolli. Méd. Diminution et parfois suppression presque complète de la cohésion des
RAM
éléments d'un tissu, par suite d'une nécrobiose. Ramollissement cérébral, nécrobiose d'une partie du tissu cérébral, sous l'influence d'une thrombose ou d'une embolie. Ant. Raffermissement.
ramollitif, ive adj. Syn. de ramollissant.
ramollot [mo-lo] n. m. Sobriquet irrévérencieux donné à certains officiers routiniers et d'intelligence médiocre. (Ce nom a été popularisé par un amusant volume de Ch. Leroy : le Colonel Ramollot.)
ramon n. m. (de rameau). Sorte de balai. (Vx ou dialectal.)
ramona n. m. l'op. Petit ramoneur.
ramonage n. ru. Action de ramoner: leramonage des cheminées doit être fait tous les ans.
— Emctcl. L'autorité municipale a qualité pour prescrire le ramonage périodique des cheminées. A Paris, l'ordonnance de police du 1" septembre 1897, prescrit le ramonage des cheminées et conduits de fumée dans lesquels on fait habituellement du feu, deux fois par ans au moins, pendant l'hiver.
Ramonchamp, comm. des Vosges, arr. et à 24 kil. de Herniremont, sur la Moselle; 1.750 h. Ch. de f. Est. Filatures, scieries.
Ramond de Carbonnières (Louis- François-Elisabeth), homme politique et géologue français, né à Strasbourg, m. à Paris (1753-1827). Il a laissé de très remarquables travaux sur les Pyrénées.
ramondie [dî] n. f. Genre de gesnériacées, renfermant des herbes à feuilles épaisses et velues, à fleurs bleues ou violettes, à corolle campanulée, et que l'on cultive dans les jardins d'Europe comme ornementales.
ramoner [né] v. a. (de ramon). Racler l'intétérieur d'une cheminée pour en enlever la suie. Fig. et fam. Réprimander vivement. Pop. Purger ou faire vomir.
ramonerie [rf] n. f. Appareil à nettoyer les grains, composé de brosses qui tournent rapidement dans l'intérieur d'un cylindre.
ramonette [né-te] n. f. Nom commercial d'une variété de brosse.
ramoneur n. m. Dont le métier est de ramoner : beaucoup de petits Savoyards venaient jadis à Paris comme ramoneurs.
ramoneuse [neu-ze] n. f. Machine à ramoner les cheminées.
ramonure n. f. S'est dit pour balayures, immondices.
rampant [ran-pan], e adj. Qui rampe : anima/ rampant. Fig. Humble, bassement soumis devant les grands : homme, caractère rampant. Archit.
Qui va en pente : un arc rampant. Limon rampant, limon d'un escalier tournant ou à vis, que n'interrompt aucun palier. Littér.
Bas et plat: style rampant.
Bot. Etalé sur le sol, horizontal : tige rampante.
rampant [ran-pan], 6 adj. (du lat. rapiens, ravissant). Blas. Attribut du lion représenté bondissant en avant.
rampe [ran-pe] n. f.
'de ramper). Partie d'un escalier par laquelle on monte d'un palier à un autre. Balustrade à hauteur d'appui, qui règne le long d'un escalier. Partie dune route, d'un chemin de fer, inclinée par rapport à l'horizontale : rampe très rapide. Rampe mobile, sorte de tapis roulant incliné en pente douce et qui tient lieu d'escalier.
Rangée de lumières sur le devant de la scène d'un théâtre. Princesse de la rampe, actrice en renom. Instrument employé pour faire sortir ou remettre sur les rails un wagon. Pop. Lâcher la rampe, mourir.
— Encycl. Ponts et chauds, et ch. de f. Le but poursuivi dans l'établissement d'une route ou d'un chemindefer est de diminuer le plus possible les rampes, afin d 'amoindrir les résistan ces qu'elles créentauroulement . Sur les routes, le maximum des rampes est de 0m05 par mètre ; dans les chemins de fer, ce maximum va:rie entre 0»008 et 0"»01.
rampeau
[ran-pû] n. m. Coup que l'on joue à certains jeux, comme revanche après un premier coup joué. Faire rampeau, Ctre rampeau, faire le même nombre de points, ce qui équivaut un à coup nul.
rampement [ran-pe-man] n. m. Action de ramper : le rangement du serpent.
ramper [ran-pé] v. n. (orig. germ.). Se traîner sur le ventre, en parlant des reptiles : le serpent rampe. S'étendre sur terre ou s'attacher aux arbres, comme le lierre, la vigne, etc. Fig. Vivre dans un état abject : ramper dans la misère. Garder un attitude basse, humiliante : ramper devant les grands. Manquer d'élévation dans le style, les idées : orateur qui rampe.
npes : 1. En pierre ; 2. En bois; 3. En ter forgé.
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Rampes d'éclairage : 1. A gaz, à Flamme droite ; '2. A gaz, à flamme renversée; 3. Electrique.
RAM
rampin [ran] adj. m. Se dit du cheval qui s'appuie en marchant BUT les pinces des pieds de derrière, sans poser le talon.
rampiste [ran-pis-te] n. et adj. m. Ouvrier tourneur, qui fait des rampes d'escalier en bois et des mains courantes.
Rampolla del Tindaro (Mariano), cardinal italien, né àPolizzi en 1843. Il à été secrétaire d'Etat du pape Léon XIII et son auxiliaire dévoué.
Rampon [ran] (Antoine-Guillaume), général français, né à Saint-Fortunat (Ardèche), m. à Paris (1759-1842). Il se couvrit de gloire à Montenotte. Il mourut pair de France.
ramponneau [ran-j>o-n<5] n. m. Jouet consistant en une figurine munie à sa partie inférieure d'une petite masse de plomb, qui la fait se relever lorsqu'on la renverse.
(V. poussah.) Sorte de petit couteau. Marteau de tapissier.
Ramponneau (Jean), né à Argenteuil vers le commencement du xviu" siècle, mort en 1765 ; fondateur d'un cabaret célèbre à la Courtille.
RampOUr [ran], ville de l'Hindoustan (P.ndjab) ; 75.000 h.
rams [mmss] ou remS (Venus] n. m. (m. angl.). Nom d'un jeu de cartes qui se joue avec un jeu de piquet. Faire son adversaire rams, ne pas lui laisser faire de levées.
— Encycl. Au rams, le maximum des joueurs est de cinj. Chaque joueur reçoit 5 cartes et il reste un jeu nommé la fille ou le mort. Celui qui donne retourne la première carte du talon : c'est l'atout; il peut l'échanger contre une des siennes. Chaque joueur dit s'il se tient à son jeu, s'il passe ou s'il prend la fille et, dans ce dernier cas, il est obligé de jouer. La valeur des cartes est : as, roi, dame, valet, dix, etc. Celui qui n'a pas de la couleur jouée, coupe par un atout s'il en a. Chacun des partenaires reçoit 5 jetons au début de la partie, et il se débarrasse d'autant de jetons qu'il a fait de levées. Celui qui n'en a pas fait est rams et prend 5 jetons supplémentaires. Le premier qui a remis tous ses jetons à la corbeille est le gagnant. Parfois le perdant est celui qui le dernier a encore des jetons.
Ramsay[ra»)i'-sè] (André-Michel, chevalier de), littérateur français, né à Ayr (Ecosse), m. à Saint- Germain-en-Laye [d'origine écossaise] (1686-1743). Disciple de Fénelon, qui le convertit au catholicisme, il a écrit en français, avec beaucoup de pureté, une Histoire de Turenne et une Histoire de la Vie et des Ouvrages de Fénelon.
Ramsay (William), chimiste anglais, né à Glasgow en 1852. Il a découvert dans l'air de nouveaux gaz {hélium, argon, krypton).
Ramsden (René), opticien anglais, né près de Halifax (comté d'York) en 1735. m. à Brighton en 1800. On lui doit l'invention du théodolite, une machine à diviser, un dynanomètre, la machine électrique à plateau de verre, etc.
Ramsel, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Turnhout); 1.950 h.
Ramsen, comm. de Suisse (cant. de Schaffhouse), sur la Biber; 1.210 h.
ramser [rarn'-sé] v. n Jouer au rams. Se dit au rams du joueur qui, ayant tenu, n'a fait aucune levée. V. a. Faire rams : ramser son adversaire.
RamsèS Ier [ram'-sêss]. roi égyptien (19= dynastie) ; — Ramsés II Méiamoun, connu des Grecs sous le nom de Sésostris, succéda à son père Séti Ier, vers 1330 av. J.-C-, m. entre 1270 et 1260 av. J.-C. Il fit la guerre en Syrie et s'allia avec les Hittites, après avoir été longtemps avec eux en état d'hostilité. Il fut honoré comme un dieu en Egypte et en Nubie ; sa momie a été découverte en 1881.
Ramsgate [ram'ss], v. d'Angleterre (comté de Kent), à l'embouchure de la Tamise ; 24.000 h. Station balnéaire.
ramulaire [1ère] n. m. Genre de champignons filamenteux, vivant sur les feuillesd'un grand nombre de plantes herbacées ou ligneuses.
ramule n. m. ( du lat. ramulus, petit rameau). Nom donné aux organes foliacés des asperges et des fragons, qu'on prend généralement pour des feuilles.
ramuleux, euse [leu, eu-ze] adj. Qui se divise en petits rameaux.
ramuliflore adj. (de ramule, et du lat. flos, (loris, fleur). Se dit des plantes dont les fleurs naissent sur les ramules.
ramuncule [mon] n. m. (lat. ramunculus). Très petit rameau.
Ramuntcho, roman de Pierre Loti (1897), qui contient de pittoresques descriptions des pays basques. C'est l'histoire du Basque Ramuntcho, que sa fiancée Gracieuse abandonne pour entrer au couvent.
ramure n. f. Ensemble des branches et rameaux d'un arbre : l'épaisse ramure du chêne. Bois d'un ruminant à cornes ramifiées : ramure de cerf.
RamUS [mu] (Pierre La Ramée, dit1, philosophe et grammairien français, né à Curth (Vermandois), tué à la Saint-Barthélémy (1515-1572). Adversaire de l'aristotélisme, il proclama la raison, au lieu de l'autorité, comme critérium de la vérité et il fut par là précurseur de Descartes. Professeur au Collège de France, il dut quitter sa chaire lorsqu'il se jeta dans la Réforme. On lui doit des grammaires latine, française et grecque, remarquables pour le temps.
ramuscule [mus-hu-le] n. m. (lat. ramustulus). Très petit rameau.
ran n. m. (h. allem. ram). Nom donné quelquefois au bélier.
ranatre n. f. Genre d'insectes hémiptères, renfermant de grandes hydrocorises, allongées, cylindriques, qui vivent dans la vase des marais, en Europe et en Asie.
Ranavalo Manjaka I™, reine de Madagascar, née vers 1800, m. en 1861, veuve de Radama, à qui elle succéda. Ayant chassé les Français , elle vit le capitaine Gourbejre occuper Tintingue et bombar-
Uauisis II.
der Tamatavc, mais Louis-Philippe ne conserva que Sainte-Marie. Les colons français Jean Laborde et Lambert furent expulsés en 1857, à l'instigation des missionnaires anglais. — Ranavalo-Manjaka II, reine de Madagascar de 1868 à 1883. Sous son règne, l'amiral Pierre prit Majunga et bombarda Tamatave (1883). — Ranavalo-Manjaka III, reine de Madagascar en 1883. Les agissements de son mari, le premier ministre Rainilaiarivony , provoquèrent l'expédition de 1895 et l'établissement du protectorat français, transformé en 1896 en annexion. La reine fut déposée et envoyée à la Réunion, puis en Algérie.
Ranc (Arthur), publiciste et homme politique français, né à Poitiers, m. à Paris (1831-1908); opposant sous le second empire, l'un des chefs du parti radical sous la République, député et sénateur.
rancart [fcar] n. m. Mettre quelqu'un ou une chose au rancart, mettre de côté, au rebut : vieux cheval, bon à mettre au rancart.
rance adj. (lat. rancidus). Se dit de tout corps gras qui a contracté une odeur forte et une saveur acre : lard, beurre, huile rance. Fig. Passé, vieilli, fané : une vertu rance. N. m. Goût et odeur de ce qui est rance : sentir le rance.
rance n. f. Pièce de bois, servant de chantier pour les futailles. Nom donné aux pièces de bois qu'on applique sur les bordages d'un vieux bâtiment, pour le consolider.
Rance (la), fleuve de France, qui passe à Dinan et se jette dans la Manche par un estuaire très élargi, sur lequel se trouvent Saint-Servan et Saint-Malo ; 100 kil.
Rance, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Thuin) ; 1.720 h. Filatures, pierres, aciéries.
Rancé (Armand-Jean Le Bouthillier de), réformateur de la Trappe, né à Paris, m. à Soligny-la- Trappe (1626-1700). Il eut une jeunesse brillante et dissipée, puis, à la suite de la mort de M">e de Montbazon, sa maîtresse, se donna à Dieu, et introduisit dans son ordre une sévérité nouvelle. Il a écrit de nombreux et remarquables ouvrages de piété.
Tancer [se] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il rança, nous rançons.) Mar. Fortifier avec des rances.
rancescible [se-si-ble] adj. Susceptible de rancir : huiles rancescibles.
rancette [sè-te] n. f. Tôle très mince, qu'on emploie pour faire des tuyaux de poêle.
ranch n. m. Aux Etats-Unis, équivalent anglais de rancho.
ranche n. f. (du lat. ramex, pieu). Chacune des chevilles de fer ou de bois qui traversent une poutre de bois et servent d'échelons.
rancher [ché] n. m. Sorte d'échelle à un seul montant, que traversent les ranches.
rancherie [ri] n. f. (esp. rancheria). Village indien, dans l'Amérique du Sud.
ranchero [tché] n. m. (m. esp.). Fermier d'un rancho.
ranchet [chi] n. m. Artill. Montant en bois ou en fer, qui soutient la ridelle au-dessus du brancard.
ranchier [chi-é] ou rangier [ji-é] n. m. Bias. Fer de faux.
rancho [tcho] n. m. (anc. esp.). Ferme de la prairie américaine, comprenant généralement une maison d'habitation et de grands parcs d'élevage.
rancidité n. f. Etat de ce qui est rance.
ranciO n. m. (mot esp. signif. rance). Vin de liqueur qu'on a laissé vieillir, et quia pris le goût des vins d'Espagne. Moelleux que prend une eau-de-vie qui a perdu sa force par l'effet de la vieillesse.
rancir v. n. Devenir rance : lard qui rancit. Fig. Perdre ses qualités par l'effet du temps : il y a des esprits qui rancissent.
rancissure [si-su-re]n. f. ou rancissement
n. m. Syn. de rancidité.
rancœur [keur] n. f. (lat. rancor). Haine, rancune, ressentiment : garder une rancœur de nombreuses désillusions.
rançon n. m. (de l'ital. rancone. petite faux). Hallebarde de condottieri, à fer recourbé comme un hameçon (fin du xv« s.).
Rançon, comm. de la Haute- Vienne, arr. et à 12 kil. de Bellac; 1.850 h. Plomb argentifère.
rançon n. f. (du lat. redemptio, rachat). Ce qu'on donne pour la délivrance d'un captif, d'un prisonnier de guerre : payer rançon. Mettre à rançon, rançonner. Recevoir à rançon, accepter le prix qu'offre un prisonnier en échange de sa vie ou de sa liberté. C'est la rançon d'un roi, se dit d'une somme qui semble hors de toute proportion avec la valeur qu'elle représente. Fig. Prix, expiation : la folie est parfois la rançon du génie. Allus. hist. : Il n'est femme ou fille en France qui ne voulût filer une quenouille pour payer ma rançon, réponse de Du Guesclin au prince Noir, qui lui demandait où il prendrait les cent mille livres auxquelles le connétable lui-même avait fixé sa rançon.
— Encycl. Dr. intern. Le rachat des prisonniers de guerre, en vigueur jusqu'au milieu du xvii» siècle, a cessé d'être pratiqué. En matière de prises maritimes, tant que le tribunal compétent n'a pas statué, le navire capturé peut se racheter moyennant une rançon qui ne vaut que pour un seul voyage.
rançonnement [so-ne-man] n. m. Action de rançonner. Fig. Exaction, obliger de payer un prix exorbitant.
rançonner [so-né] v. a. Exiger de force ce qui n'est point dû : l'ennemi a rançonné la ville. Fig. Exiger de quelqu'un plus qu'il ne faut pour une chose. Exiger un prix excessif : aubergiste qui rançonne les voyageurs.
rançonneur, euse [so-neur, eu-ze] n. Qui rançonne.
rancune n. f. (lat. rancor). Ressentiment qu'on garde d'une offense : garder rancune à un adversaire heureux. Fam. Sans rancune, oublions les sujets d'animosité.
rancuneux, euse [neu, eu-ze] adj. Syn. de