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LETTE

ranz [ranz' ; en Suisse franc., ran] n. m. invar, (m. du patois suisse allem. signif. : « cortège, défilé »). Nom donné, en Suisse, à des airs pastoraux.

— Encycl. Les ranz des vaches sont des airs populaires, chantés par les bergers dans les montagnes, ou joués par eux sur le cor des Alpes, pour conduire les troupeaux. Les effets sympathiques que ces airs exercent sur les montagnards helvétiens les ont rendus célèbres. A l'époque où des régiments suisses étaient à la solde de la France, on fut obligé de défendre, sous peine de mort, de jouer le ranz des vaches, qui poussait les soldats les uns à la désertion, les autres au suicide, et qui les plongeait tous dans une profonde mélancolie.

railZO n. m. Lie de vin desséchée.

Raon-aUX-BoiS, comm. des Vosges, arr. et à 9 kil. de Remiremont, sur un affluent de la Moselle ; 1.280 h. Filatures.

Raon-1'Etape [ra-on], ch.-l. de c. (Vosges), arr. et à 16 kil. de Saint-Dié ; 4.170 h. (Raonnais). Sur la Meurthe ; ch. de f. E. Carrières. — Le cant. a 10 comm. et 15.170 h.

Raoul, duc de Bourgogne et roi de France de 922 à 936, m. à Auxerre. Il succéda à son beau-père Robert ler, grâce à la protection de Hugues le Grand, son beau-frère. Il lutta contre les Normands, qu'il chassa de la Bourgogne, mais non de l'Artois, et contre les Hongrois. Il mourut sans enfant, et Hugues donna la couronne à Louis IV d'Outremer, fils de Charles le Simple.

Raoul de Cambrai (Chanson de), célèbre chanson de geste du x' siècle, précieuse par les renseignements historiques qu'elle contient sur les débuts de la monarchie capétienne.

RaOUSSet-Boulbon (Gaston Raoux, comte), aventurier français, né à Avignon, m. à Guaymas (Mexique) [1817-1854]. Ayant fondé une société pour exploiter les mines de la Sonora et une société rivale s'étant fondée, il tint en échec les troupes mexicaines. Plus tard, impliqué dans un complot, il fut fusillé.

raOUtJra-owC] n. m. (angl. rout). Réunion, fête où l'on invite des personnes du monde : donner un raout.

RaOUX (Jean), peintre français, né à Montpellier, m. à Paris (1677-1734); auteur de tableaux historiques et mytholgoiques : Té/émaque dans l'île de Calgpso, etc.

Râpa ou Oparo, île française de l'Océanie, dans l'archipel de la Société ; 200 !>•

rapace adj. (lat. rapax). Ardent à la proie : le vautour est rapace. Fig, Avide de gain : usurier rapace. N. m. pi. Ordre d'oiseaux carnassiers, comme l'aigle, le vautour, etc. (On les appelle aussi accipitr.es.) S. un rapace.

— Encycl. Les caractères principaux des rapaces sont un bec puissant et crochu, des serres crochues et fortes. Ce sont'en général de grands oiseaux, qui vivent par couples et nichent dans les lieux escarpés ou au sommet des grands arbres. Leur vue perçante leur permet de découvr'nauloin leur proie. Certains, comme les vautours, vivent exclusivement de charognes, mais la plupart se nourrissent de proies vivantes. On les distingue en diurnes (serpentariidés, vulturidés, cathartidés, falconidés) et nocturnes (bubonidés et strigidés).

rapacé, e adj. (du lat. râpa, rave). Bot. Qui a des racines semblables à des raves.

rapacité n. f. (de rapace). Avidité de l'animal qui se jette sur sa proie, et jig., avidité d'une personne cupide : la rapacité de l'usurier.

ràpage n. m. Action de râper : le râpage des betteraves.

Tête et serre d'un rapace (aigle).

n. m. liois de peu de

Râpes

rapailler [pa, // ml valeur, sorte' de broussailie.

rapaisement [pè-ze-man] n. m. Action de rapaiser.

rapaiser [pé-zi] v. a. Apaiser de nouveau. (Vx.)

RapallO, v. d'Italie (prov. de Gênes); 10.140 h. Pêche. Victoire de Louis d'Orléans (Louis XII) sur les Napolitains en 1494.

rapapillotage [Il mil.] n. m. Pop. Réconciliation.

rapapilloter [pi, Il mil., o-ti] v. a. Pop. Réconcilier.

rapatelle [iè-/e] n. f. Tissu de crin qui sert à faire des sacs et des tamis.

rapatriage n. m. Fam. Réconciliation : le rapatriage de drux anciens copains.

rapatriement [trî-man] n. m. Action de rendre quelqu'un à sa patrie. Renvoi dans leur patrie, par les soins des consulats, de marins, soldats ou voyageurs restés en pays étranger. Réconciliation : le rapatriement de deux frères,

— Encycl. Or. marit. Les inscrits maritimes ont le droit de se faire rapatrier par le capitaine qui les a engagés, mais celui-ci peut se libérer de son obligation en versant une certaine somme entre les mains des autorités françaises.

rapatrier [//î'-c] v. a. [Se conj. comme prier.) Ramener dans sa patrie : rapatrier des émigrés. Réconcilier des personnes qui étaient brouillées : rapatrier deux frères.

rapatrormage [tro-na-je] n. m. (du préf. re, et de patron). Rapprochement qu'on fait du tronc d'un arbre coupé à une souche restée en terre, pour vérifier si l'un provient de l'autre.

râpe n. f. (anc. h. ail. raspon). Ustensile de ménage pour réduire en poudre, en petits morceaux, certaines substances. Espèce de limes à grosses entailles, à l'usage des menuisiers, des serruriers, etc. Râpe à tabac, râpe plate dont on se servait autrefois pour mettre en poudre du tabac.

Vitic. Syn. de rafle.

râpé, e adj. Habit râpé, usé jusqu'à la corde.

râpé n. m. (de râpe, à cause de l'astringence de cette boisson). Boisson obtenue en mettant des grappes de raisin frais, écrasées ou non, dans un tonneau et les arrosant d'eau. (On peut remplacer les fruits frais par du marc provenant du pressurage.) Raisin nouveau qu'on met dans un tonneau pour raccommoder le vin, quand il se gâte- Vin ainsi traité. Copeaux que l'on met dans le vin pour l'éclaircir. Restes de vins divers que l'on mélange dans les cabarets pour les servir à certains clients. Pop. Boire sur le râpé, avoir les restes des autres.

râper [pi] v. a. Mettre en poudre avec la râpe : râper des pommes de terre. User la surface d'un corps avec une râpe : râper du bois. Fam. User jusqu'à la corde : le temps râpe les habits.

rapere in jus, mots lat. signif. : Traîner en justice. Locution latine, qui a son équivalent exact en français.

ràperie [ri] n. f. Atelier où l'on râpe les betteraves destinées à la fabrication du sucre.

râpes n- f. pi. (allem. rappe). Crevasses du pli du genou chez le cheval.

rapetassage [ta-sa-je] n. m. Action de rapetasser. Son résultat.

rapetasser [ta-sé] v. a. Fam. Raccommoder grossièrement : rapetasser de vieilles hardes. Fig. Remanier : rapetasser une tragédie.

rapetasseur. euse [ta-seur, eu-ze] n. et adj. Personne qui rapetasse. Fig. Compilateur.

rapetissant [ti-san], e adj. Qui rapetisse.

rapetissement [ti-se-man] n. m. Action ou effet de rapetisser. Ant. Agrandissement.

rapetisser [ti-sè] v. a. Rendre plus petit, faire paraître plus petit : la distance rapetisse les objets. Fig. Diminuer le mérite ou l'importance de. V. n. Devenir plus petit : les jours rapetissent.

rapetiSSUre [ti-su-re] n. f. Opération ayant pour objet de diminuer progressivement les dimensions d'un filet. Syn. de rétrèce.

râpette [pè-te] n. f. Genre de borraginées. Nom vulgaire de la buglosse commune ou officinale.

— Encycl. La râpette rampante, appelée aussi aparine, porte-feuille, asperugo, est une plante annuelle rampante, à petites fleurs bleu violacé.

râpeur, euse [eu-ze] n. Ouvrier, ouvrière qui râpe certaines substances, le tabac par exemple.

râpeux, euse [peu, eu-ze] adj. Qui est rude comme une râpe : langue râpeuse.

Raphaël, archange qui conduisit Tobie au pays des Mèdes (Bible).

Raphaël (Raffaello Sanzio, dit), célèbre peintre, sculpteur et architecte de l'école romaine, né à Urbino, m. à Rome (1483-1520). Il fut l'élève du Pérugin, et fut appelé à Rome par Bramante, pour participer à la décoration de l'appartement pontifical, où il a peint notamment la chambre de la Signature. Avec Léonard de Vinci et Michel-Ange, il est la plus haute personnification du génie artistique de la ^Renaissance. Il eut à la cour des papes Jules II et Léon X une situation exceptionnelle, mena une vie princière, en soutenant un labeur écrasant. Il fut enseveli au Panthéon. Son génie est fait de l'équilibre de toute sorte de qualités : dessin parfait, vivacité et justesse des mouvements, harmonie souveraine des lignes, coloris d'une infinie délicatesse. Il est resté inimitable dans la peinture des madones, si brillantes de jeunesse, de fraîcheur et de chaste maternité. Bien que mort à la fleur de l'âge, il a laissé une foule de chefsd'œuvre : la Sainte Famille, la Bette Jardinière,

Saint Michel terrassant le démon, la Dispute du saint sacrement, l'Ecole d'Athènes, le Parnasse, les fresques des Chambres et des Loges du Vatican. Le Louvre possède de lui notamment la Vteroe a >> la Sainte Famille de François Ier, Saint Micliel, etc. Raphaël et Michel-Ange au Vatican, tableau d'Horace Vernet (1833, Louvre), œuvre d'une exécution habile, mais d'un art très conventionnel.

Raphaël.

Raphaël et Michel-Ange au Vatican, d'après H. Vernet.

Raphaël, pages de la vingtième année, ou-

'vrage de Lamartine, fragment des Confidences, où il raconte sa liaison avec Elvire (1849).

raphaélesque [les-ké] adj. Qui a les qualités de Raphaël. Qui rappelle les types de Raphaël: madone raphaélesque.

raphané, e adj. (du lat. raphanus, raifort). Qui se rapporte au raifort-

raphanie [ni] n. f. Forme convulsive de l'ergotisme, que l'on a attribuée à l'ingestion des semences du raphanus raphanistrum.

raphé n. m. (du gr. raphè, suture). Anat. Petite saillie imitant une suture. Bot. Petit cordon entre les enveloppes de la graine.

raphia n. m. Genre de palmiers, renfermant des arbres à tige forte, à feuilles très longues, a fleurs groupées en énormes spadiees, et qui sont originaires de l'Amérique et de l'Afrique.

— Encycl. Le raphia de Madagascar, raphia rufia, fournit des fibres servant à faire des cordages,

Raphia : a, inflorescence ; b, grappe de fruits; c, fruit.

des ligatures de greffes, des liens, etc. ; le raphia vinifera donne un suc fermentescible.

raphicère n. m. Genre de mammifères artiodactyles névroptères ruminants, de la famille des bovidés, renfermant des antilopes de l'Afrique australe, vulgairement appelées grisbocks.

raphide n. m. Nom de cristaux en forme d'aiguilles, qui existent chez certaines cellules animales et végétales.

raphidie [dî] n. f. Genre de névroptères voisins des mantes et renfermant des insectes du midi de l'Eirope. à grande tête aplatie, à antennes filiformes, à prothorax cylindrique aussi long que l'abdomen, qui est, chez les femelles, pourvu d'une tarière apparente. (L'espèce type, que l'on rencontre en France, est la raphidie serpent [raphidia ophiopsis], ainsi nommée à cause de son aptitude à se contourner en tous sens; les larves des raphidies vivent sous les écorces ou dans le bois.)

raphigraphe n. m. (du gr. rhaphis, aiguille, et graphe, écriture). Clavier à aiguilles, servant à reproduire en relief, à l'usage des aveugles, les caractères de l'alphabet usuel.

raphigraphie [fî] n. f. (de raphigraphe). Système d'écriture en relief à l'usage des aveugles.

raphigraphique adj. Qui concerne la raphigraphie.

rapiat [pi-a], e adj. (du lat. rapere, enlever). Pop. Avide, cupide.

rapide adj. (lat. rapidus). Qui a lieu avec vitesse : mouvement rapide. Qui se meut avec vitesse : un cheval rapide. Qui s'accomplit avec rapidité : conquête rapide. Très incliné : côte rapide. Ant. Lent.

rapide n. m. Partie d'un fleuve où le courant devient très rapide et forme presque une cataracte : les rapides du Mé-Kong. Train à marche aussi accélérée que possible : le rapide de Bordeaux.

RAP

rapid ment Unan] adv. Avec rapidité : l'autruche cotSt rapidement. Ant. Lentement.

rapid :„ é n. f. (de rapide). Célérité, grande vitesse. Fig^la rapidité du temps. Forte inclinaison : la rapidité'l\Wie pente. Ant. Lenteur.

rapiècement [mon] ou rapiéçage n. m.

Action de rapiécer.

rapièceï [se] v. a. (Se conj. comme accélérer. et prend une cédille sous le c devant a et 0 : il rapin a, nous rapiéçons.) Mettre des pièces à du linge, a des habits: rapiécer un manteau. Fiij. Réparer grossièrement : r piécer mie tragédie.

rapiécetage n. ni. Action de rapiéceter. Choses r&piécetées.

rapiéceter [té] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : je rapiècetterai.) Mettre de petites pièces, de peins morceaux à quelque chose, pour le raccommoder : rapiéceter des habits, des meubles.

rapière n.f. Epée à fornielongueetfine pourfrap-

Rapière.

per d'estoc : ta rapière était surtout une arme de duel.

rapiforme adj. (du lat. râpa, rave, et de forme). Bot. Qui a la forme d une rave.

rapillon [Il mil.] n. m. Ver a soie, qui a la gattine.

rapin n. m. Jeune élève en peinture, en T. d'atelier. Par e.rt.. peintre peu habile.

Rapin Nicolas . poète français, né à Fontenayle-Comte, m. à Poitiers (1540-1608) ; ami de Mathurin Régnier, un des auteurs principaux de la Satire Mênippée.

Rapin (le P. René), jésuite, né à Tours, m. à Paris (1621-1681); auteur de poésies latines estimables et de Réflexions sur la Poétique d'Aristote. Bel esprit, mais critique souvent juste.

rapinade n. f. Œuvre de rapin.

rapine n. f. /lat. rapina). Action de ravir par violence: le loup est né pour la rapine. Ce qui est ravi: vivre de rapines. Pillage, concussion ; s'enrichir par ses rapines.

rapiner [né] v. a. et n. Prendre par rapine.

rapinerie [n] n. f. Action de rapiner; acte de rapine : le< rapineeies des conquérants, des financiers.

rapineur, euse [eu-ze] n. Personne qui rapine.

rapineux, euse [ne», eu-ze] adj. Enclin à la rapine.

Rapin-ThoiraS [toi-rass] (Paul de), historien français, né à Castres, ni. à Wesel (1671-172j). Avocat, retiré en Angleterre . puis en Hollande après la révocation del'édit de Nantes, il écrivit à Wesel une Histoire d'Angleterre encore utile à consulter.

rapiquer [ké] v. n. Mar. Diriger un navire au plus près du vent après qu'il s'en est écarté.

rapointir v. a. Refaire une pointe : rapointir une alêne.

Rapp (Jean, comte), général français, né à Colmar, m. à Rheinweiler ( 17"i2-18^1J. Il s'illustra en Egypte, à Marengo, à Austerlitz et surtout au siège de Dantzig, où il résista pendant un an après la retraite de Russie.

Rappahannock (le),

n. des Etats-Unis, originaire des montagnes Bleues. 11 passe a Fredericksburg, et se jette dans la baie de Chesapeake ; 250 kil.

rappareilïement

ira-pa-rc, Il mil., e-man] n- m. Action de rappareiller.

rappareiller [ra-pa-

rè, Il mil., é] v. a. Remettre avec son pareil : rappareiller deux vases , deux chevaux.

rappariement [ra-pa-

de rapparier. Son résultat.

rapparier [ra-pa-ri-è] v. a. (Se conj. comme Rejoindre à une chose une autre chose qui refasse la paire : rapparier des gants, des bœufs.

rappel [ra-pèl] n. m. (de rappeler). Action par

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tien

Rappel [clairon).

laquelle on rappelle : rappel d'un ambassadeur. Action d'inviter à revenir à une chose : rappel à la

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sion. Cri que poussent les perdrix éparpillées dans la plaine pour se rassembler. Batterie de tambour ou sonnerie «le clairon pour rassembler les soldats en un point déterminé : battre, sonner le rappel. Ac-

mt'

Rappel aux lauiliouts et aux clairon, (tambour). Presto

Rappel aux tambours et aux clairons (clairon).

tion de payer à quelqu'un une portion d'appointements ou d'arrérages restés en suspens. Rappel de compte, invitation à payer ou toucher le surplus d'un payement incomplet. Peint. Rappel de lumière, distribution de la lumière sur les divers objets qui composent un tableau, proportionnelle à la valeur relative que ces objets doivent avoir. Rappel à l'ordre, action de rappeler à l'ordre l'orateur qui s'est écarté des convenances parlementaires. Vis de rappel, ressort de rappel, vis, ressort permettant de ramener une partie d'un instrument, d'un mécanisme, à la position primitive et normale que l'un et l'autre avaient ou devaient avoir. Méd. Bruit de rappel, bruit analogue à la batterie du rappel, que décèle l'ausculation du cœur, et qui est l'indice d'un rétrécissement mitral. l'appelable [ra-pe] adj. Qui peut être rappelé. rappeler [ra-pe-lé] v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette : je rappellerai.) Appeler de nouveau : on rappelle en vain celui qui ne veut pas entendre. Faire revenir en appelant : rappelez l'ami qui vous quitte fâché. Appeler fréquemment : au printemps, le mâle rappelle sa femelle par un cri particulier. Faire revenir quelqu'un d'un Etat étranger où il exerçait des fonctions : rappeler un ambassadeur. Permettre à un exilé de rentrer dans sa patrie : rappeler les proscrits. Fig. Ramènera: rappeler ù la vie. Rendre favorables les sentiments de : gouvernement qui rappelle à lui ses adversaires. Faire rentrer : rappeler ù l'ordre, au devoir. Faire revenir en la mémoire : rappeler un souvenir. Reproduire la ressemblance de : ta Madeleine, d Paris, rappelle un temple grec. Rappeler ses esprits, reprendre ses esprits. Dr. Abroger, en parlant d'une loi. F'aire revenir en arrière le cylindre d'un métier à tisser pour rattraper une duite. Se rappeler v. pr. Se souvenir. — Dites : se rappeler quelque chose, et non de quelque chose ; je me le rappelle, et non je m'en rappelle; les choses que je me rappelle, et non dont je me rappelle.

Rapperswil , comm. de Suisse (cant. de Berne) ; 1.680 h. Agriculture. — Comm. du cant. de Saint-Gall, sur le lac de Zurich ; 3.410 hab. Fromagerie, beurre ; filature de coton, fabrique de chapeaux, broderie.

rappliquer [ra-pli-hé] v. a. Appliquer de nouveau. V. n. Pop. Revenir, venir, arriver.

rappointement [ra-poin-te-man] n. m. Raccommodement, réconciliation.

rappointer [ra-poin-té] v. a. Réconcilier. rappointis [ra-poin-ti\ n. m. Pointe de fer enfoncée dans un bois pour retenir le plâtre.

rapport [ra-por] n. m. (subst. verb. de rapporter). Revenu, produit : le rapport d'une terre. Etat d'un fonds qui donne un produit : terre en plein rapport. Récit, compte rendu : faire un rapport fidèle. Relation faite par indiscrétion on malignité : faire des rapports. Exposé sommaire qu'un juge fait des circonstances se rattachant à un procès. Témoignage de médecins ou d'experts, rendu par ordre de justice. Convenance, analogie : personnes qui ont des rapports de caractère. Liaison, connexion : percevoir un rapport entre deux idées. Commerce, relations que les hommes ont entre eux : entretenir des rapports de commerce, d'amitié avec quelqu'un. Rapprochement des sexes. Gaz qui monte de l'estomac à la bouche, pendant la digestion. Pièce de rapport, pièce rapportée à une autre pour faire corps avec elle. Pièces de rapport, parties disparates, prises ça et là afin de reconstituer un ensemble homogène. Rapport chaîne, en tissage, nombre de fils de chaîne dont la marche n'est pas la même au travers des duites, mais qui tous reproduisent le même mouvement. Rapport trame, nombre de duites comprises entre deux marches successives de fils. Rapport armure, l'ensemble d'un rapport chaîne et d'un rapport trame. De rapport, composé de pièces de rapport. Mettre en rapport, aboucher, établir des relations entre. Terres de rapport, terres qu'on est allé prendre dans un lieu pour les rapporter dans un autre. Maison de rapport, immeuble dont la location donne des revenus au propriétaire. Dr. Action par laquelle celui qui a reçu une somme, un bien, les rapporte à la succession pour faire compte au partage : le rapport des immeubles se fait en nature. Qram. Relation entre les mots dans la construction. Mar. Masse d'eau apportée par la marée montante. Navig. fluv. Mouvement du courant en amont. Math. Rapport de deux nombres, le quotient de leur division. Rapport de deux grandeurs, le nombre qui exprime la mesure de l'une quand l'autre est prise

pour unité. Loc. prép. : Par rapport à, en proport

de: la terre est petite par rapport au soleil. Sous le rapport de, au point de vue de, égard à.

— Enctcl. Dr. Rapport à succession. Le rapport à jiceession a été établi pour maintenir, entre les hérïtïëS»?* intestat, l'égalité des partages.

Dons et té\s- Le rilI>P°rt est dû, par tout donataire ou par le fifs ''u donataire, venant par représentation de ce de>ier ? la succession du donateur : lo Dour tout </" ou 'e"s 'ait sans "lsPense d'* raP" port- 2° pot/ toute Pal'tie dun don ou leSs fait exprèssénie/ par préciput et hors part, mais excédant la qtf"lté disponible (v. quotité disponible ; 3o pour t<rlos 'es sommes employées à l'établissement d'uï Jes cohéritiers uu au payement de ses

dettes / Ce aui/ait naître l'obligation du rapport, cest la

Rappel de pied Terme (clairon et tambour).

question Rappel à l'égalité, ce qui fait revivre une chose : la mémoire n'est que le rappel d'une impres-

LAR. P. TOUS. — II

on/ur la même tête de la qualité d'héritier et

de cellT^6 donataire ou légataire du défunt. Mais,

fui concerne les donations entre vifs, pour

fait lieu au rapport, il faut, en outre, que la

>n ait été faite par le défunt, sans mention

en ce

qu'il

donatf

cx[)..Jse de preciput ou hors part.

S0ri- dispensés du rapport : 1» l'héritier qui a renoncé a la succession, jusqu'à concurrence rie la quotité cUsP°ui°lc ! 2° l'héritier qui a profité indirec-

RAP

tentent d'une libéralité faite à une autre personne : il ne doit pas ra). porter la libéralité faite à son père ou à sou conjoint; 3» les libéralités faites au conjoint d'un époux successible ; 4» les donations ou Legs faits hors part et dans les limites de la quotité disponible; 5» les frais de nourriture, d'entretien, d'éducation, d'apprentissage, d'équipement, de noces et présents d'usage; 6" les profits que l'héritier a pu retirer de conventions passées avec le défunt ou d'associations faites sans fraude; 7» l'immeuble qui a péri par cas fortuit et sans la faute du donataire ; %o les fruits et intérêts produits avant l'ouverture de la succession par les choses sujettes à rapport.

Le rapport a lieu soit en nature, soit en moins prenant. Le rapport en nature ou réel, c'est la remise dans la succession de l'objet donné lui-même. Le rapport en moins prenant ou fictif consiste dans l'imputation de la valeur de l'objet donné sur la part de succession du donataire. La règle est que les meubles se rapportent en moins prenant et que les immeubles se rapportent en nature s'ils n'ont pas été aliénés par le donataire.

Outre le rapport des donations et des legs, le Code civil consacre le rapport des dettes, c'est-à-dire le rapport à la succession par l'héritier des sommes dont il était le débiteur envers le défunt, et il traite successivement de la contribution ou participation aux dettes, puis de l'obligation aux dettes, c'est-àdire la détermination du droit de poursuites des créanciers.

rapportable [ra-por] adj. Qui peut être rapporté.

rapporter [ra-por-té) v. a. (préf. re, et apporter). Apporter une chose au lieu où elle était : emporter et rapporter un sac. Apporter de voyage : rapporter des cigares de La Havane. Ne pas garder pour soi, rendre : rapportez le livre qu'on vous a prêté. Ajouter à une chose pour la compléter : rapporter un bout île planche d une étagère. Transporter d'un lieu dans un autre : rapporter des terres pour élever une terrasse. Donner comme produit : cette terre rapporte beaucoup de blé. Faire le récit de : historien qui rapporte des faits curieux. Redire par indiscrétion ou malice : personne gui rapporte tout. F'aire remonter : rapporter un fait à telle époque. Révoquer, annuler : rapporter une loi. Diriger vers un but, vers une fin : rapporter tout à son profit. Chass. Se dit d'un chien qui rapporte à une personne l'objet qu'elle a lancé, le gibier qu'elle a tué. Dr. Remettre dans la masse d'une succession ce qu'on a reçu d'avance, ou en tenir compte sur la part qu'on doit avoir. Géud. Tracer sur le papier des mesures réduites de celles qu'on a prises sur le terrain : rapporter des angles. Se rapporter v. pr. Avoir de la conformité : les dépositions de ces témoins ne se rapportent pas- Avoir rapport à : le pronom relatif se rapporte à son antécédent. S'en rapporter à quelqu'un, s'en remettre à sa décision, ajouter foi à ce qu'il dit.

rapporteur, euse [ra-por, eu-ze] n. Personne qui a l'habitude de répéter indiscrètement ce qu'elle a vu ou entendu. Adjectiv. : écolier rapporteur. N. m. Celui qui est chargé de faire l'exposé d'un procès, d'une affaire, de faire le rapport des conclusions que propose une commission parlementaire, etc. : le rapporteur général du budget. (Est aussi adjectif dans ce sens : juge rapporteur.) Géom. Demi-cercle ou cercle entier, divisé pour rapporter ou mesurer des angles.

rapporteur [ra-por] n. m. Cercle ou demi-cercle divisé, servant à tracer et à mesurer des angles. Outil d'horloger pour prendre les dimensions et les comparer à d'autres. Instrument qui dans les compteurs de fabrication, sert à enregistrer.

— Encycl. Géom. Le diamètre, base de l'instrument qu'on appelle ligne de foi, correspond à ses extrémités aux divisions 0» et 180o du limbe. Le bord de ce dernier est partagé en 180 parties égales ou degrés, et ceux-ci sont d|ivisés euxmêmes en demi-degrés. La graduation est double , commençnntàcliAque extrémit'

Rapporteur.

de la ligne de foi. Pour mesurer un angle, il suffirait de placer le centre du rapporteur au sommet de l'angle; le diamètre étant appliqué lui-même sur un des côtés de l'angle, on lira la valeur de l'angle au point de rencontre du second côté de l'angle avec le limbe.

La forme des rapporteurs est d'ailleurs variable; ils peuvent ne contenir qu'un quadrant ou tout le cercle; certains sont munis de verniers.

rapprendre [ra-pran-dre] v. a. Apprendre de nouveau.

rapprêter [ra-prè-té] v. a. Donner un second apprêt à une étoffe.

rappriVOiser [ra-pri-voi-zé] v. a. Apprivoiser de nouveau. Fig. Habituer, familiariser de nouveau.

rapprochage [ra-pro] n. m. Action de tailler une haie, une bordure qui est devenue trop épaisse.

rapproché, e [ra-pro] adj. Situé dans le voisinage : deux maisons très rapprochées. Peu différent : deux espèces très rapprochées. Voisin dans le temps : séances très rapprochées. N. m. Se dit de l'action des chiens qui, après avoir suivi pas à pas une voie prolongée, sont parvenus à lancer la bête : faire un bon rapproché. Sonnerie de trompe qui annonce ce fait aux veneurs. (On écrit aussi rapprocher n. m)

rapprochement [ra-pro-che-man] n. m. Action de rapprocher; son résultat : le rapproche me des levres d'une plaie. Fig. Réconciliation, raccoi mndenicnt : faciliter un rapprochement entre deux adversaires. Comparaison, parallèle : établir un rapprochement entre deux textes. Ant. Eloignement.

rapprocher [ra-pro-ché] v. a. (préf. re. et approcher). Approcher de nouveau, de plus près : rapprocher une lampe qu'on avait éloignée. Rendre plus proche : rapprocher son fauteuil du feu. Faire paraître plus proche : les lorgnettes rapprochent les ni, jets. Etablir des relations entre : le besoin rapproche les hommes. Faire disparaître les différences, les distinctions entre : la communauté d'intérêts rapproche

ji(

RAP

(et distances. Réconcilier : rapprocher <• » , sonnes. Mettre en parallèle : rapprocher les a de quelqu'un de nés actions. Envisager a ta rois : rapprocher des circonstances. Viner. En parlant du chien courant, suivre pied pour pied de tris loin la lié te qui s'est forlongèe. Se rapprocher v. pr. Etre rendu plus proche dans l'espace et le temps. Mar. Se rapprocher du vent, réduire l'angle de la route avec la direction du vent. ART. Eloigner.

rapprocheur, euse [ra-pro, eu-ael n etadj. Véner. Se dit d'un chien qui a le nez très fin, qui se colle bien à sa voie et la suit toujours, quoique de hautes errei

rapproprier [ra-pro-pri-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Rendre propre di nouveau.

rapprovisionner l ra pro ai i-o ni] v. a. Approvisio.ii). r de nouveau : rapprovisionner une pluie après un siège

rapsods ou rhapsode n. m. (gr. rhapsMos; île rkaptein, ci. mire, et '«'<:, chant). Nom que les Gre s donnaient à ceux qui allaient de ville en ville réciter les chants des poètes, surtout ceux d'Homère.

rapsoder ou rhapsoder [di] v. a. (de rapsode). Composer de pièces et de morceaux, de parties disparates, (Vx.)

rapsodie ou rhapsodie \dt] n. f. (du gr.

rhapsàdia). Antiq . gr. Récitation d'un poème, surtout d'un poème épique. Poème épique sur un thème restreint. Chant ou morceau contenant un épisode des poèmes homériques. A »;'., ouvrage fait de pièces et de morceaux, de parties disparates : une ennuyeuse rapsodie.

rapsodique ou rhapsodique adj. Qui a

rapport aux rapsodes. Qui a le caractère d'une rapsodie : compilation rapsodique.

rapsodiste ou rhapsodiste [dis-te] n. m.

Celui qui ne fait que des rapsodies.

rapt [rapt1] n. m. (lat- raptus). Enlèvement d'une personne par violence ou par séduction.

— Encycl. enlèvement.

râpure n. f. Ce qu'on enlève avec la râpe.

rapuroir n. m. Récipient dans lequel on place le salpêtre de première cuite.

raqueton [lie] n. m. Grande raquette dont on se sert pour jouer à la paume.

raquette [hè-te"\ n. f. (de l'ar. rahat, paume). Instrument formé d un morceau de bois courbé en ovale et garni d'un réseau pour jouer à la paume ou au volant.

Appareil de de forme analogue, que l'on attache au pied pour marcher sur la neige.

Bot. Nom vulgaire des nopals et des aponces.

raquettier [kéti-é] ou raquetier

[ke-li-é] n. m. Celui

qui fait des raquettes.

rara avis in terris,

mots lat. signif. : Rare Raquette : I. De jeu de paume; Oiseau SU>' la terre, hy- *. Pour marcher sur la neige.

perbole de Juvénal

Satires, VI, 165) à propos des Lucrèce et des Pénélope. Se dit par extension de tout ce qui est extraordinaire. Le plus ordinairement, on cite seulement les deux premiers mots : rara avis.

rare adj. (lat. rarus). Qui n'est pas commun : phénomène rare. Clairsemé : avoir la barbe rare. Qui a un mérite extraordinaire : homme rare. Fam. Qu'on voit peu souvent : vous devenez bien rare. Phys. Opposé à dense : l'air est plus rare à mesure qu'on s'élève dans l'atmosphère. Ali. us. littér. Oiseau rare, v. rara avis. N. m. Ce qui est rare : le rare n'est pas toujours le beau. Ant. Commun, fréquent, ordinaire.

raréfactibilité n. f. Qualité de ce qui peut être raréfié.

raréfactif , ive adj.. Syn. peu usité de raréfiant.

raréfaction [falc-si-on] n. f. Action de raréfier. Elat de ce qui est raréfié : la machine pneumatique produit la raréfaction de l'air. Ant. Condensation.

raréfiable adj. Qui peut se raréfier.

raréfiant [//-«»], e ou raréfactif, ive adj.

Qui raréfie : agents raréfiants.

raréfier [fi-é] v. a. (du lat. rarus, rare, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Rendre moins dense, soit par augmentation de volume sans changement de poids, soit par absorption : la chaleur raréfie laïr. Ant. Condenser.

rarement [man] adv. Peu souvent. Ant.

Souvent.

rarescence [rés-san-sc] n. f. Etat de ce qui se raréfie.

rarescent \rès-san], e adj. (lat. rarescens). Qui devient rare; qui se raréfie : fluide rarescent.

rareSCibilité [rès-si] n. f. Propriété des corps raresciblrs.

rarescible [rès-si-ble] adj. Qui est susceptible de se raréfier.

rarèse [rè-ze] n. f. Etoffe de laine dite aussi

CARISET.

rareté n. f. Qualité de ce qui est rare : la ra-

un phénomène. Objet curieux : un cabinet de

raretés. Etat de ce qui est peu dense : la rareté de

l'air dans les hantes régions. Pour la rareté du fait,

à cause de la singularité de la chose.

raricosté [kos-té], e adj. (du lat. rarus, rare, et cosfo, côté). Bot. Qui a un petit nombre de côtes.

rarifeuillé, e [Il mil., é] adj. (de rare, et feuille). Bot. Se dit de végétaux qui n'ont qu'un petit nombre de feuilles-

rariflammé [fla-mé]. e adj . (de rare, et flamme). Bot. Qui est marqué de taches roses, imitant des flammes.

rarlflore adj. (du lat. rarus, rare, et flos, floris, fleur). Se dit des végétaux qui ont des fleurs peu nombreuses ou très espacées.

rari nantes in gurgite vasto, mots lat. signif. : De rares naufragés flottant sur le vaste abime, fin

d'un vers de Virgile Enéide, I. 118), dont on fait de nombreuses applications, généralement ironiques et familièi e

rarissime [ri si me adj, Fam. Très rare.

rarranger ra ran je v.a. (Prend un e après le g devant a cl o : angea, nous rarrangeons.)

Arranger de nouveau.

ras, © [ra, ra-ze I adj. 'du lat. rasus, rasé). Coupé jusqu'à la ppau : barbe rase. Qui a le poil fort court : ,i poil ras ; velours ras. Hase campagne, pays plat et découvert. (S'oppose souvent, en ce sens, à 1-i.ace FORTE : capituler en rase campagne.) Navire ras ou rasé, navire qui a perdu tous ses mats. Mesure rase, pleine jusqu'aux bords. Faire table rase, mettre de coté les idées reçues, les institutions antérieures, pour s'en former ou en former de nouvelles. N. m. Sorte d'étoffe de laine ou de soie, dont le poil ne parait point. Au ras de l'eau, de manière à être de niveau avec la surface de l'eau.

ras n. m. V, raz.

ras [ra] n.m. (du lat. ratis, radeau). Plate-forme flottante, pour travailler à la carène d'un bâtiment.

ras [rass] n. m. (m. arabe qui signif. tête) préfixe des noms de cap ou de promontoire, dans les noms arabes : le ras Kapoudia. Chefs politiques : les ras éthiopiens,

rasade [za-de] n. f. Liquide qui remplit un vase à boire jusqu'aux bords : se verser une rasade de vin.

rasage [za-je] n. m. Action de raser. Opération par laquelle on débarrasse les étoffes, les peaux, des poils trop longs et inégalités. Pop. Action de raser.

rasant [zan], e adj. Qui rase, qui effleure. Vue rasante, vue qui s'étend sur un pays plat. Vol rasant, vol qui rase le sol. Tir rasant, qui passe à fleur de terre. Fortification rasante, qui s'élève à peine au-dessus du terrain environnant. Pop. Fatigant, ennuyeux : un solliciteur rasant.

rascasse [ras-ka-se] n. f. Nom vulgaire d'un poisson du genre scorpene, commun dans la Méditerranée : la rascasse entre dans la confection de la bouillabaisse.

rascette ou rassette [ra-si-te] n. f. (de raquette). Chirom. Partie du plat de la main voisine du bras et où se trouvent quelques lignes disposées transversalement, que l'on a comparées au réseau d'une raquette.

rase [ra-ze] n. f. (lat. rasis). Composition contenant de la résine, dont on enduit la carène des navires pour la préserver du ravage des vers. Huile essentielle, extraite de la résine des pins.

rasement [ze-man] n. m. Action de raser une place, des fortifications, etc. (Peu us.)

raser [zé~] v. a. (du lat. rasum, supin de radere). Couper ras le poil : raser la barbe. Abattre à ras de terre : raser un édifice. Raser une mesure, la remplir jusqu'au niveau du bord. Mar. Raserun navire, couper ses mâts. Fig. Passer tout auprès avec rapidité : raser les murs. Etablir un chemin de fer, une route, au niveau même du sol, sans qu'il y ait remblai ni tranchée. En métallurgie, diminuer l'inclinaison d'une tuyère de haut fourneau. Soumettre une étoffe, une peau à l'opération du rasage. Pop. Importuner, ennuyer : les phraseurs 7ious rasent. Se raser v. pron. Se dit d'un cheval dont les incisives ont perdu par l'usure la cavité du cul-desac externe, ce qui empêche de reconnaître son âge. Prov. : Un barbier rase l'autre, les gens de même métier s'entr'aident, se soutiennent mutuellement.

rasette [zi-te] n. f. Tige d'acier qui permet de diminuer ou d'allonger à volonté la partie vibrante de l'anche dans les instruments à vent. Petit soc qui se fixe sur la charrue en avant du eoutre, et dont la fonction est de couper les mauvaises herbes.

raseur, euse [zeur, eu-ze] n. Personne qui rase : raseur de velours. Pop. Personne ennuyeuse. N. f. Machine servant à raser les velours.

rasgado [ras-gha] n. m. Prélude de guitare, qu'on exécute en attaquant successivement toutes les cordes avec la paume.

rash [rach] n. m. (m. angl.). Eruption érythémateuse, qui s'observe au début ou au cours de diverses maladies non éruplives.

rasibUS [zi-buss] adv. Fam. Ras, tout près, tout contre.

rasière [zi-è-re] n. f. Ancienne mesure de capacité, valant 70-lit., 14.

rasion [zi-on] n. f. Action de pulvériser certaines substances en les frottant avec une lime, une râpe ou sur un tamis.

raskolnik ou rakolnik n. m. (mot russe

signif. schismatique ; de raskot, schisme). Dissident russe, qui regarde comme contraire à la vraie foi la revision des versions de la Bible et la réforme de la liturgie, qui eurent pour auteur le patriarche Nikon, en 1654. (On dit aussi rascolniste.)

raskolnisme [ras-kol-nis-me] n. m. Doctrine des raskolniks.

rasoir [zoir] n. m. Sorte de couteau à tranchant très affilé, dont on se sert pour faire la barbe. Rasoir américain ou mécanique ou de sûreté, rasoir formé par une lame courte placée jointivementàune sorte de petit peigne ouades cylindres destinés à éviter les coupures .

Cuir à rasoir, cuir sur lequel

on repasse les /■ '««'""l1""-

rasoirs pour adoucir le tranchant. Pie ^ '.rasoir pierre schisteuse servant à affiler les r. .0jrs' p0p. Personne ou chose ennuyeuse. Adjectiv. : un discours un peu rasoir.

rason [zon] n. m.

Genrede poissons acanthoptères, renfermant des labres répandus dans les mers chaudes et tempérées. (Le rason commun, appelé aussi )VJS0(-r rat de mer, curé, gascon, se trouve sur les Cflt,s mç' ridionales de France.)

Rasoirs : t. Ordinaire

Raepai

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