REB
reblanchir v. a Blanchir de nouveau : reblanchir un mur, un plafond, V, n. Redevenir blanc.
Rébecca et Eliézer, d'après N. l'oussii
Coypel (Louvrej, P. Véronèse (Madrid), Decamps, Horace Vernet.
rebeccaïte [bë-ka~\n. m. Membre d'une société secrète fondée en 1843 dans le pays de Galles pour travailler à la suppression des péages.
Rèbecq-Rognon, v. de Belgique (Brabant, arr. de Nivelles), près de la Senne ; 4.470 h. Bonneteries, pavés, teintureries.
rebectage [bék] n. m. Arg. et poj>. Pourvoi en cassation. Réconciliation, entente. Médicament. Aliment. Action de manger.
rebecter [bèk-té] v. n. Arg. et pop. Faire un rebectage.
rebecteur [bèk] n. m. Pop. Médecin.
Rebell (Georges Grassal, dit Hugues), littérateur français, né à Nantes, m. à Paris (1867-190b), auteur de poésies et de romans, intéressantes reconstitutions de l'antiquité et de la Renaissance ; la Camorra, une Saison à Baïa, la Nichina.
rebelle [iè-Zel n. et adj. (lat. rebellis ; de re, préfixe itératif, et bcllum, guerre). Qui refuse d'obéir à l'autorité légitime : 'lurenne fui un moment rebelle. Fig. Qui résiste à : prince rebelle à la justice ; catur rebelle d l'amour. Les esprits rebelles, les anges révoltés, les démons. Maladie rebelle, qui résiste aux remèdes. Ant. Obéissant, soumis.
rebeller [bèl-lé] '(se) v. pr. Se révolter contre l'autorité légitime.
Rébelliau (Louis-Joseph-Alfred), littérateur français, né à Nantes en 1SS8 ; auteur de Bossue! historien du protestantisme (1891), d'une Vie de Bossuet (1899).
rébellion [bb-li-on] n. f. (lat. rebellio). Résistance avec violences envers les agents de l'autorité: punir la rébellion. Ensemble des rebelles. Fig. Soulèvement intérieur : la rébellion des sens contre la raison. Fig. Action de s'opposer avec violence aux ordres de la justice : proces-verbal de rébellion.
— Encycl. Dr. pén. La rébellion constitue un crime : 1° lorsqu'elle a été commise par plus de vingt personnes, soit années, soit non armées (dans le premier cas, elle est punie des travaux forcés à temps ; dans le deuxième, de la réclusion) ; 2« lorsqu'elle a été commise par une réunion armée de trois personnes et plus, jusqu'à vingt (elle est alors punie de réclusion). En toutes autres circonstances, la rébellion est un simple délit, puni correctionnellement.
Si la rébellion n'a été commise que par [une ou deux personnes armées, elle est punie d'un emprisonnement de six mois à deux ans, et si elle a lieu sans armes, d'un emprisonnement de six jours à six mois.
Les chefs d'une rébellion, et ceux qui l'ont provoquée, peuvent être condamnés à l'interdiction de séjour après l'expiration de leur peine, pendant cinq ans au moins et dix ans au plus.
rébellionnaire [bb-li-o-nè-re] n. m. Celui qui fait acte de rébellion.
rébellionner (se) v. pr. Syn. de rebeller (se).
rebénir v. a. Bénir une seconde fois.
rebéquer [hé] (se) v. pr. (de re, et bec. — Se conj. comme accélérer.) Répondre avec fierté, avec
emportement à son supérieur.
Reber [bir] (Napoléon-Henri), compositeur de musique français, né à Mulhouse, m. à Paris (18U7-18sn , auteur d'un remarquable Traité d'harmonie et de plusieurs opéras-comiques : le Père Gaillard, etc.
rebercer [bèr-sé] v. a.
(Prend une cédille sous le <• devanta et o : il reberça, nous reberçons.) Bercer de nouveau.
rebiffe n. f. Arg. Révolte.
Récidive. Faire de la rebiffe, se rebiffer. A la rebiffe, à la rescousse.
rebiffer [bi-fé] v. a. Relever en haut, retrousser :
rebiffer le nez de quelqu'un d'un coup de poing. Fig. Rabrouer. V. n. Pop. Regimber, refuser d'une manière disgracieuse. Récidiver, recommencer. Se rebiffer v. pr. Se révolter, ne pas vouloir.
rebinage n. m. Action de rebiner.
rebiner [né] v. a. Biner une seconde fois.
Reber.
reblandir v. n. Féod. Se dit du vassal qui demande au suzerain de débattre, à titre gracieux, les dispositions d'un acte, par exemple d'un aveu.
reblandissement [di-sc-man] n. m. Féod.
Action de reblandir.
reblesser [blè-sé] v. a. Blesser de nouveau.
reblochon n. m. Fromage gras de Savoie. (On dit aussi rebrochon et rebi.êchon.)
reboire v. a. Boire de nouveau. V. n. S'humecter, en parlant du grain que le brasseur fait germer.
reboisement \ze-man] n. m. Action de reboiser : le reboisement des montagnes.
— Encycl. Le reboisement est de toute utilité en montagne. L'abatage inconsidéré des arbres a montré quel rôle important joue la forêt dans la régularisation du régime des eaux. Les arbres divisent les eaux provenant des pluies ou de la fonte des neiges, en ralentissent l'écoulement, empêchent le ravinement des pentes et la formation des torrents.
reboiser [se] v. a. Planter de nouveau en bois une partie de terrain qui avait été déboisée : reboiser une lande.
rebond [bon] n. m. Action de rebondir : les rebonds d'un torrent. Saut, bond en arrière. Second bond de la balle en arrière.
rebondi, e adj. Arrondi par embonpoint : joues rebondies. Ant. Plat, maigre.
rebondie [di] n. f. S'est dit des coups d'une cloche que l'on tinte après l'avoir sonnée en volée.
rebondir v. n. Faire un ou plusieurs bonds : une bulle en tombant rebondit.
rebondissant [di-san], e adj. Qui rebondit : les eaux rebondissantes d'une cascade.
rebondissement [di-se-mau] n. m. Action d'un corps qui rebondit. (Peu us.)
rebondonner [do -né] v. a. Bondonncr de nouveau.
rebord [bor] n. m. Bord élevé et ajouté : rebord d'une table. Bord naturel d'une chose qui a de la profondeur : le rebord d'un fossé. Bord replié, renversé : le rebord d'un manteau.
rebordé, e adj. Qui présente un rebord net.
reborder [dé] v. a. Border de nouveau : reborder une robe,
reborner [né] v. a. Poser de nouvelles bornes.
rebot [bo] n. m. Jeu de pelote basque consistant à envoyer la balle, directement, d'un camp à l'autre.
rebottage [bo-ta-je] n. m. Action de rebotter (un arbre).
rebotter [bo-té] v. a. Botter de nouveau. Greffer de nouveau, sur un jet latéral, un arbre dont la greffe en fente ou à œil poussant n'a pas réussi. Se rebotter v. pr. Remettre ses bottes.
rebouchage ou rebouehement [m an}
n. m. Action de reboucher.
reboucher [ché] v. a. Boucher de nouveau. Emousser : reboucher les traits. (Inus. en ce dernier sens.)
rebOUClage n. m. Défaut de confection dans la tension des tils d'un tissu.
reboucler [klé] v. a. Boucler de nouveau.
rebouil [/ mil.] n. m. Sorte de laine pelade provenant des peaux de mouton immergées dans la chaux,
rebOUillir [bou, Il mll.J v. n. (Se conj. comme bouillir.) Bouillir de nouveau : faire rebouillir de l'eau,
rebouisage [bou-i-za-je] n. m. Action de rebouiser. Réparation grossièrement faite.
rebouiser [zé] v. a. (préf. re, et bouts). Lustrer un chapeau. (Vx.i Réparer de vieux souliers en y adaptant un morceau. Arg. Tuer. Regarder, remarquer.
rebOUiSeur [zeur] n. m. Celui qui rebouise.
Reboul (Jean), poète français, né et m. à Nîmes (1796-iSi;4). Simple boulanger, il publia des poésies où s'accuse un sentiment vrai de la nature. Son chef-d'œuvre a pour titre l'Ange et l'Enfant.
rebourgeonner [7'0-né] v. n. Pousser de nouveaux bourgeons.
rebours \bour] n. m. (de rebours adj.l. Sens contraire de ce qui doit être Se dit principalement du contrepoil des étoiles. Fig. Le contre-pied, le contraire de ce qu'il faut : tout ce qu'il dit est le rebours du bon sens. A rebours, au rebours loe. adv. A contrepoil. A contresens : marcher » rebours. I rebours de ou au rebours de loc. prép, Contrairement à.