LE PUBLIC
EST PRÊVCUU
AuUnt d« têtes, autant d'avi*.
{O tend deux l&Us au Temps d'Avis).
le nom offre de l'analogie avec ce qu'on veut faire entendre, comme G a (j'ai grand appétit : g grand, a petit). Par ext Equivoque, chose obscure. S'est dit des écritures hiéroglyphiques dans lesquelles on exprime par des figures les choses qu'on veut dire.
rébus (in) loc. Iat. signif. en choses.
rebut [bu] n. m. Action de rebuter : essuyer des rebuts. (Peu us.) Chose rebutée, dédaignée, considérée comme sans valeur : avoir le rebut d'un autre. De rebut, de valeur presque nulle. Au rebut, de côté, comme étant de nulle valeur : mettre une machine au rebut.
rebutage n. m. Service chargé de vérifier, avant l'embarquement, les morues préparées et de îejetsr celles qui ne seraient pas en bon état-
rebutant [tan], e adj <jn i rebute ; décourageant : travail rebutant. Qui repousse, dégoûte : mine rebutante. Ant. Encourageant.
rebute n. f. Digue, batardeau pour régulariser le courant d'un ruisseau.
rebutement [mau] n. m. Action de rebuter.
rebuter [té] v. a. fdc re, et buter). Rejeter avec
rlmrl, H ,,"■ irhi'lc toapiUVS. DéCOUl'ager. di -Miller, lasser : la moindre i buse le rebute. V. n. Chodéplaire : sel manières rebutent. Ant. Encourager.
rebuteur n. m. Employé chargé de vérifier les morues avant rembarquement.
rebuttage [bu-ta-je] n. m. Sortie de la flamme par la porte du four à chaux, par suite d'un empi- [ement défectueux des pierres à l'intérieur.
récabite n. m. Membre d'une secte dont il est parlé dans l'Ancien Testament, et qui tirait .son nom de Kecab, père de Jonadab. son fondateur.
recacber [ché] v. a. Cacher de nouveau.
recacheter [té] v. a. (Se conj. comme ca-
cheter.) Cacheter de nouveau : recacheter une lettre.
recadenasser [na-sé] v. a. Cadenasser de nouveau.
recalciner [né] v. a. Calciner de nouveau.
récalcitrance n. f. Etat de celui qui est récalcitrant.
récalcitrant [tran], e adj. et n. Qui résiste avec humeur, opiniâtreté : cheval récalcitrant. Ant. Docile.
récalcitrer [tri] v. n. (Iat. reealcitrare ; du préf. ré, etdu Iat. cal.r, ealcis, talon). Regimber, en parlant du cheval. (Peu us.) Fig. Résister avec opiniâtreté.
recalculer [lé] v. a. Calculer de nouveau.
recaler [lé] v. a. Caler de nouveau : recaler un meuble. Mar. Recommencer la manœuvre de caler un mât. Techn. Dresser et fixer un point quelconque. Polir le bois avec la varlope. Pop. Refuser à un examen : recaler un candidat. Remettre en fonds : un héritage vous recale.
recalescence [lès-san-se] n. f. (du préf. re. et du Iat. calescere, s'échauffer). Relèvement soudain et spontané de la température pendant le refroidissement.
— Encycl. Phys. On nomme ainsi le relèvement brusque de température qui se produit quelquefois pendant le refroidissement d'un métal et qui semble dû à ce que la température du métal étant descendue au-dessous de celle à laquelle une certaine transformation allotropique doit se produire, cette transformation s'effectue brusquement en dégageant de la chaleur.
recalfatage n. m. Action de recalfater.
recalfater [té] v. a. Calfater de nouveau.
recalfeutrer [tré] v. a. Calfeutrer de nouveau.
recalibreur n. m. Instrument au moyen duquel on redonne aux douilles dilatées le calibre exact de l'arme dont on se sert.
recaloir n. m. Morceau de bois ravalé dans une partie de sa longueur.de telle sorte que l'extrémité du ravalement est terminée en portion de cercle.
Récamier [mi-é] (Joseph-Claude-Anthelme), médecin français, né à Messin (Ain), m. à Paris (1774-1852).
Récamier (Jeanne -Françoise - Julie - Adélaïde Bernard, M"»ei, née à Lyon, m. à Paris (I777-18V9 , femme célèbre par son esprit, sa beauté et son sa-
aiuiei, d'apiès David. (Louvre.)
Ion de l'Abbaye-au-Bois. où elle réunit, s.ous la Restauration, la plus brillante société. Elle fut notamment l'amie de Benjamin Constant, de Chateaubriand, de M»' de Staël. M"'e Lenormand, sa nièce, a publié ses Souvenirs et Correspondance.
Récamier (M""!), portrait, par David (Louvre).
recamionnage [o-na-je] n. m. Renvoi de colis par camionnage.
recamper [kan-pé] v. n. Camper de nouveau.
récapitulateur, trice n. Personne qui récapitule.
récapitulatif, ive adj. Qui sert à récapituler. Qui récapitule : tableau récapitulatif.
récapitulation [si-on] n. f. (de récapitulatif).
Répétition sommaire de ce qu'on a déjà dit ou écrit.
récapituler [lé] v. a. (Iat. recapitulare ; préf. ré, et Iat. capitulum, point principal). Résumer, redire sommairement.
recapturer [ré] v. a. Capturer de nouveau.
recarbonisation [za-si-on] n. f. Action de restituer du carbone à l'acier.
recarboniser [zé] v. a. Restituer du carbone à l'acier.
recarburer [ré] v. a. Carburer de nouveau.
recarder [dé] v. a. Carder de nouveau.
Recarède Ier, roi des Wisigoths d'Espagne de 58li à G01, m. à Tolède. Il prohiba l'arianisme et reconquit Carcassonne sur les Vascons.
recarillonner [Il mil., o-né] v. n. Carillonner de nouveau.
recarrelage [!<a-re] n. m. Raccommodage de vieux souliers.
recarreler [Ica-re-lé] v. a. Carreler de nouveau : recarreler une cuisine. Ressemeler : recarreler des souliers.
recarreleur /,a-re] n. m. Resscmeleur.
recasser [kOetel v. a Casser de nouveau. Recasser une terre, lui donner un nouveau labour après qu'elle a porté du blé.
recassis llta-si] n. m. Terre qui a été recassée.
recatholiciser [se] v. a. Faire revenir au catholicisme.
recauser [kô-sé] v. n. Causer de nouveau : nous rerauseruns de cette affaire.
racaver [wfj (se) v pr. Jeu. Reformer sa cave ; remettre de l'argent au jeu.
recéder [dé] v. a. (Se conj. comm-
a quelqu'un ce qu'il nous avait cédé auparavant, ou une chose qu'on avait achetée pour soi.
receit, recept ou recet [si] n. m. iir. .oui.
Droit de gite appartenant au seigneur.
recel [sel], recelé ou recèlement [»>an]
n. m. Action de receler : le recel d'objets qu'un sait volés constitue une complicité de vol.
— Encycl. Dr. Le recel est le fait de détenir ou de cacher, sciemment et volontairement, des objets frauduleusement soustraits, ou de donner retraite â des coupables.
Toute personne qui. sciemment, a recelé, en tout ou en partie, des choses enlevées, détours obtenues à l'aide d'un crime ou d'un délit, est punie comme complice de ce crime ou de ce délit.
Sont condamnés aux peines de banqueroute frauduleuse (travaux forcés à temps) les individus convaincus d'avoir, dans l'intérêt du failli, recelou partie de ses biens meubles ou immeubli
Quiconque a recelé ou caché le cadavre d'une personne homicidée. ou morte des suites de coups et blessures, est puni d'un emprisonnement de six mois à deux ans et d'une amende de 50 francs à iuo francs, sans préjudice de peines plus graves s'il a participé au crime.
Ceux qui ont recelé ou fait receler des personnes qu'ils savaient avoir commis des crimes emportant peine afflictive sont punis d'un emprisonnement de trois mois à deux ans ; exception, toutefois, est faite pour les père et mère, fils ou filles, époux, frères ou soeurs des malfaiteurs recelés, ou pour leurs alliés au même degré.
En matière civile, il y a recel dans l'action de celui qui s'approprie, par fraude et en cachette, des objets dépendant soit d'une succession, soit d'une communauté, au partage de laquelle il a droit de concourir.
receler [lé] v. a. (de re, et celer. — Se conj. comme accélérer.) Garder et cacher une chose que l'on sait volée par un autre : receler des bijoux. Soustraire aux recherches de la justice : receler un meurtrier. Renfermer : que de beautés cet ouvrage recèle ! Se receler v. pr. Se réfugier, se carher : souris qui se recèlent dans leurs trous.
receleur, euse [ett-ze] n. et adj. Qui se rend coupable de recel. Prov. : S'il n'y avait point de receleur, il n'y aurait point de voleur, le recel favorise le vol.
récemment [sa-man] adv. Depuis peu.
recense [san-se] n. f. (de recenser.) Nouveau contrôle qu'on applique sur les pièces de bijouterie et d'orfèvrerie quand le fisc change le poinçon. Action de presser les grignons après les avoir mis dans l'eau chaude : huile de recense.
recensement [san-se-man] n. m. Opération administrative qui' consiste à faire le dénombrement de la population d'un Etat, d'une ville, des suffrages d'un vole etc. : le recensement se fait en France tous /es cinq ans. Vérification de marchandises. Inventaire des animaux, voitures, automobiles, etc.. susceptibles d'être requis en temps de guerre. Recensement des jeunes soldats, opération par laquelle est établie chaque année par les maires, pour la formation de la classe, la liste des jeunes gens domiciliés dans leur commune, ayant atteint l'âge de vingt ans révolus dans l'année précédente.
recenser [san-sé] v. a. (Iat. recensere ; de re, et censere, évaluer). Faire le recensement de : recenser la population. Contrôler à nouveau des matières d'or ou d'argent.
recenserie [san-se-ri] n.f. Usine où l'on fabrique l'huile de recense.
rec 3nseur [san] n. m. Celui qui est chargé d'un recensement.
recension [san] n. f. Comparaison d'une édition d'un auteur ancien avec les manuscrits: la recension d'Homère par les grammairiens alexandrins.
récent [san], e adj. (Iat. recens). Nouveau, nouvellement fait ou arrivé : une découverte récente. Souvenir récent, mémoire récente, souvenir d'une chose arrivée depuis peu; souvenir qui est vif et précis comme si son objet était récent : le fait est vieux, mais j'en ai le souvenir récent. Ant. Ancien, vieux.
recepage ou recépage n. m. (rad. k
Arborie. Action de receper.
— Encycl. Arbor. Un certain nombre d'arbres doivent être recepés la seconde ou la troisième année de leur plantation (châtaignier, orme, tilleul) ; le recepage est très employé en viticulture pour obtenir de nouvelles pousses sur les vieux ceps; dans ce cas, on le complète souvent par le greffage en fonte.
recepée ou recépée [pr] n. f. Partie recepée d'un arbre.
recepement ou recèpement [man] n. m.
Action de receper.
receper ou recéper [/><<] v. a. (de re. et
cep. — Se conj. comme accélérer.) Couper un jeune arbre près de terre ou un peu au-dessus du point où il a été greffé. Receper des pieux, des pilotis, les couper à hauteur égale au ras du lit d'un cours d'eau.
récépissé [pi-sé] n. m. (du Iat. récépissé, avoir reçu). Ecrit par lequel on reconnaît avoir reçu des papiers, des pièces, une somme d'argent, un colis, etc. •. délivrer un récépissé. PI. des récépissés.
réceptacle [sép] n. m. (Iat. receptaculum : de receptum, supin de recipere, recevoir). Lieu où se rassemblent des personnes, des choses venues de plusieurs endroits : cette maison est un réceptacle de voleurs. Bot. Portion de la fleur où s'insèrent le calice, la corolle, les étamines et. habituellement, le ou les carpelles de l'ovaire. Partie de la fructification des gros champignons.
RÉC
— Emoycl. Bot. Le réceptacle peut revêtir les formes les plus diverses; dans l'artichaut, il constitue ce que l'on nomme communément le fond.
receptaculaire [sèp-ta-ku-iè-re] adj. Dot. Qui
a rapport au réceptacle.
récepteur [sèp] n. m. Partie d'une machine à laquelle la force motrice est directement appliquée. Appareil recevant, dans la télégraphie électrique, les signaux transmis par le manipulateur. Appareil recevant une action, une impression quelconque : le récepteur d'un phonographe.
réceptice adj. (lat. receptilius; de recipere, recevoir). Dr. anc. Réservé. Or. rom. ; Biens réceptiees, dont la femme mariée se réservait la jouissance. Dot réceptice, qui devait être restituée a la dissolution du mariage.
réceptif [sèp-tif], ive adj. Susceptible de recevoir des impressions.
réception [sèp-st-on] n. f. (lat. receptio). Action de recevoir : la réception d'une lettre. Manière de recevoir les personnes ; accueil : faire bonne réception à quelqu'un. Action de recevoir des visites avec cérémonial : il ij a eu hier réception à la cour. Jour de réception, jour où une personne, particulièrement une dame, reste chez elle pour recevoir les visites. Action d'être admis : réception d'un candidat. Cérémonie d'installation dans une compagnie, dans une charge : prononcer un discours de réception d l'Académie. Epreuves auxquelles est soumis un ouvrage avant d'être admis par l'administration a l'emploi auquel on le destine : réception d'un pont.
réceptionnaire [sép-s»-o-né5-re] n. et adj. Qui est chargé de la réception des travaux ou objets faits par un entrepreneur.
réceptivité [sèp] n. f. Aptitude de l'organisme à recevoir des impressions. Méd. Aptitude à contracter certaines maladies, notamment les maladies infectieuses : la mauvaise hygiène augmente la réceptivité de l'organisme. Philos. Passivité dans la connaissance.
réceptrice [sép] adj. f. Machine réceptrice, dynamo recevant une énergie électrique transmise d'une certaine distance.
recercelé, e [sèr] adj. (du préf. re, et de cerceau). Blas. Se dit d'une croix ancrée, dont les pointes sont tournées en volutes. Se dit aussi de la queue de certains animaux, lorsqu'elle se termine en boucle.
recerclage [sir] n. m. Action de recercler.
recercler [sêr-klé] v. a. Mettre de nouveaux cercles à : recercler des tonneaux.
recès n. m. Dipl. V. recez.
récession [sè-si-on] n. f. Action de se retirer. (Peu us.)
Réceswinthe, vingt-huitième roi des "Wisigoths ; il régna de 663 à 672.
recette [sè-te] n. f. (lat. recepta, choses reçues). Ce qui est reçu en argent ou en nature : compter la recette et la dépense. Recouvrement de ce qui est dû : faire la recette ifune maison de commerce. Fonction de receveur des deniers publics : recette particulière des finances, recette buraliste. Bureau d'un receveur : porter son argent à la recette. Garçon de recette, employé chargé d'encaisser les effets de commerce dans une maison de commerce ou une banque. Méd. Formule indiquant la composition de certains remèdes : bonne recette contre la fièvre. Ecrit enseignant la manière de faire cette composition. Procédé dont on fait usage dans l'économie djmestique : recette pour conserver les fruits- Fig. Procédé pour obtenir un résultat quelconque. Mar. Opération consistant à vérifier les livraisons faites par les fournisseurs. Mines. Partie supérieure d'un puits de mine où arrivent les wagonnets ou les bennes chargés.
recevabilité n. f. Dr. Qualité de ce qui est recevable : examiner la recevabilité d'un pourvoi. Ant. Irrecevabilité.
rscevable adj. Qui peut être admis, reçu : offre, excuse recevable. Dr. Admis à poursuivre en justice. Se dit aussi d'une demande qui doit être accueillie : appel recevable. Ant. Irrecevable.
receveur, euse [eu-zé] n. (de recevoir). Personne chargée de recevoir les deniers publics : receveur des contributions directes, de l'enregistrement; receveur buraliste. Typogr. Ouvrier qui reçoit les feuilles après l'impression. Mines. Ouvrier qui se tient à la recette, et dont le rôle est d'immobiliser la cage contenant les ouvriers ou les bennes de charbon qui arrivent à la partie supérieure du puits.
— Encycl. Admiii. Le nom de receveur s'applique à tout agent préposé à la recette des deniers publics.
Le nombre des agents de perception qui ont le titre de receveur est presque aussi considérable que le nombre même des impôts : receveurs de l'enregistrement, des contributions directes, des douanes, des postes et télégraphes, etc.
Les receveurs particuliers des finances, nommés par décret, sur la proposition du ministre des finances, reçoivent un traitement fixe et des commissions sur les recettes. Dans chaque arrondissement autre que celui où réside le trésorier-payeur général, ils dirigent et centralisent la perception et le recouvrement des contributions directes et taxes assimilées, du produit des amendes et condamnations pécuniaires. Ils perçoivent directement certains produits budgétaires et exécutent les opérations des services de trésorerie. Ils payent les mandats et ordonnances émis pour les dépenses de l'Etat et du département, sur visa du trésorier général. Ils sont préposés de la Caisse des dépôts et consignations ; ils accomplissent pour le compte des communes et des particuliers, comme correspondants du trésorier général, des achats et ventes de rente. De même, ils prêtent leur concours gratuit aux particuliers pour les réunions, renouvellement, etc., de rentes sur l'Etat, et payent les arrérages et coupons de ces rentes.
Les receveurs municipaux et hospitaliers sont chargés spécialement, dans chaque commune, d'effectuer les recettes et les dépenses de la commune, de l'hospice ou du bureau de bienfaisance.
Le percepteur des contributions directes remplit les fonctions de receveur municipal des communes de sa circonscription. Toutefois, dans les communes dont les revenus ordinaires atteignent un certain
chiffre, les fonctions de comptable peuvent, à la demande du conseil municipal, être confiées à un receveur spécial. Les receveurs spéciaux sont nommés par le préfet ou par le président de la République, suivant l'importance des revenus de la commune, sur une liste de trois candidats présentés par le conseil municipal-
Les établissements communaux de bienfaisance (hôpitaux, hospices, bureaux de bienfaisance) peuvent aussi avoir des receveurs spéciaux, ou encore il peut y avoir un receveur spécial commun aux services communaux et hospitaliers.
Les receveurs communaux et hospitaliers sont rémunérés au moyen d'un traitement rixe arrêté par le préfet, sur la proposition du trésorier-payeur général.
Le receveur buraliste est un préposé comptable de l'administration des contributions indirectes, chargé de la perception des droits sur les boissons, sur les voitures publiques, etc., et, en outre, le plus souvent, de la gestion d'un bureau de tabac.
Les receveurs buralistes perçoivent les droits au comptant. Ils détachent de registres à souche, dits registres de déclaration, les expéditions ou titres de mouvement remis aux contribuables, et d'un autre registre, dit de perception, les quittances des droits perçus, dont ils sont responsables.
L'administration des douanes a aussi des receveurs buralistes.
recevoir v. a. (lat. recipere). Accepter, prendre ce qui est offert, donné, envoyé : recevoir un présent. Toucher ce qui est dû : recevoir sa pension. Obtenir, être gratifié de : recevoir sa grâce. Retenir : recevoir dans la main, dans son chapeau. Accueillir : recevoir un ami chez soi. Admettre: recevoir un candidat. Déclarer acceptable : refuser de recevoir des travaux. Absorber : la mer reçoit les fleuves. Agréer, accepter : recevoir une offre. Soutenir l'attaque de : recevoir vaillamment l'ennemi. Se soumettre à quelque chose : recevoir des lois. Passer en usage : ce mot est reçu. Subir, être frappé de : recevoir un châtiment. Tirer, emprunter : la lune reçoit sa lumière du soleil. Prendre : la cire reçoit toutes les formes. Servir de récipient à : citerne qui reçoit les eaux de pluie. Pouvoir contenir : port qui reçoit les gros navires. Se dit de ce qui est transmis ou communiqué : recevoir la vie, l'instruction, etc. ; des sacrements : recevoir le baptême. Absol. Avoir société chez soi : nous recevons souvent. Fin de non-recevoir, exception préalable qui consiste à sou-, tenir que la partie adverse n'est pas recevable dans sa demande. V. chien. Ant. Donner. Envoyer.
recevoir n. m. Chaudron de cuivre du salpêtrier.
Recey-Sur-OurC3 [se], ch.-l. de c. (Côted'Orj, arr. et à 27 kil. de Châtilfon-sur-Seine ; 780 h. Hècéens). Ch. de f. E. — Le cant. a 17 comm. et 4.120 h.
recez ou recès [se] n. m. (lat. recessus). Procès-verbal des délibérations de l'ancienne diète germanique. Procès-verbal des conventions arrêtées entre deux puissances. (Peu us.)
réchabite n. Bist. rel. V. récabite.
réchafauder [fo-dé] v. a. Echafauder de nouveau.
rechamailler [ma, il mil., é] (se) v. pr. Se
chamailler de nouveau.
réchampir [chan] v. a. (préf. re, et échampir). Détacher les objets du fond sur lequel on peint, en marquant les contours, ou par l'opposition des couleurs. Enlever les taches sur un fond qu'on veut dorer. (On dit aussi échampir.)
réchampissage [chan-pi-sa-je] n. m. Aclion de réchampir. Ouvrage réchampi.
rechange n. m. Action de mettre un objet à la place d'un autre qu'on veut réparer ou modifier. Se dit d'objets qu'on tient en réserve pour remplacer au besoin d'autres objets semblables : habits de rechange. Rechange complet, rechange neuf complet, habillement complet que le matelot garde dans son sac pour les inspections ou pour les grandes circonstances. Opération par laquelle le porteur d'une lettre de change non payée tire, pour se rembourser, une nouvelle lettre de change, dite retraite, et qu'il négocie comme un effet ordinaire. Le prix du nouveau change auquel est négociée la retraite s'appelle rechange.
rechanger [je] v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il rechangea, nous rechangeons.) Changer de nouveau : changer et rechanger sa toilette.
rechanter [té] v. a Chanter une seconde fois : rci limiter une chanson. Fam. Répéter.
réchappé [cha-péj, e n. Personne qui a réchappé : les réchappes d'une explosion.
réchapper [cha-pé] v. n. Se tirer d'un grand péril : réchapper d'un danger. V. a. Tirer d'un danger : réchapper quelqu'un de la mort.
recharge n. f. Aetion de revenir à la charge. Seconde charge de poudre que l'on met sur la première dans une arme à feu.
rechargement [je-man] n. m. Action de recharger: le rechargement d'une voiture. Action d'empierrer de nouveau une route, une voie ferrée : route en rechargement.
recharger [je) v. a. (Prend un e muet après le g devant a et o : il rechargea, nous rechargeons.) Charger de nouveau des marchandises : recharger r/es- bagages. Imposer une nouvelle charge à : reihurger des mulets. Mettre une nouvelle charge dans : recharger son fusil. Faire une nouvelle charge, diriger une nouvelle attaque contre : recharger les ennemis. Recharger une route, un chemin île fer, l'empierrer pour en relever le niveau.
rechargeur n. m. Ouvrier qui remet de la matière sur les broches dans les filatures. Elecir. Rechargeur électrique, petite machine électro-statique a influence.
recharpenter [pan-té] v. a. Charpenter de nouveau.
rechasser [cha-sé] v. a. Chasser une seconde fois : rechasser un importun. Repousser en sens opposé : rechasser une balle à la paume. V. n. Chasser de nouveau. Véner. Faire rentrer dans le bois les bêtes qui en sont sorties.
rechâsser [châ-sé] v. a. (de châsse). Arg. Regarder.
REC
rechasseur [cha-seur] n. m. Véner. Celui qui fait rentrer sous bois les betes sorties de la furet.
rechatouiller [tou, Il mil., é] v. a. Chatouiller de nouveau.
réchaud [ch&] n. m. (de réchauffer). Ustensile de ménage pour tenir chauds des plais, des mets .
Réchauds : 1. A alcooj. à réservoir : 2. Electrique : 3. De table, à charbon ; 'i. Ue table, à alcool, a reu versement.
réchaud à alcool. Petit fourneau portatif des peintres en bâtiment, pour griller les vieilles peintures. Ustensile à l'aide duquel les graveurs chauffent leurs planches. Amas de fumier disposé autour des coflres abritant des plantes.
réchauffage [chà-fa-jc] n. m. Action de réchauffer. Fig. Syn. de réchauffé.
réchauffé [chô-fé] n. m. Chose réchauffée : ce dîner n'est que du réchauffé. Fig. Nouvelle, idée, etc., vieille et connue que l'on donne comme neuve : ce livre ne contient que du réchauffé.
réchauffement [chà-fe-man] n. m. Action de réchauffer. Jard. Fumier neuf, qui sert à réchauffer les couches refroidies.
réchauffer [chô-fé] v. a. Chauffer ce qui est refroidi: réchauffer un potage. Fig. Exciter de nouveau, ranimer : réchauffer le zèle. Essayer de remettre en vogue: réchauffer un vieux conte. Réi hauffer un serpent dans son sein, combler de bienfaits quelqu'un qui rend le mal pour le bien.
réchauffeur [chô-feur] n. m. Nom donné à un récipient précédant la chaudière, dans lequel on admet, soit l'eau d'alimentation, soit un liquide à distiller ou à pasteuriser, et qui est placé sur le trajet des gaz du foyer, des vapeurs ou des liquides sortant de la chaudière proprement dite.
— Encycl. On distingue deux types de réchauffeurs d'eau : ceux par surface et ceux par contact. Les premiers consistent en tubes, que traverse la vapeur au sortir du cylindre ; la surface extérieure de ces tubes réchauffe l'eau froide servant à l'alimentation de la chaudière. Dans le second type, l'eau d'alimentation est en contact direct avec la vapeur d'échappement.
réchauffoir [chd-foir] n. m. Dans un poêle de salle à manger, fourneau qui sert à réchauffer les plats.
rechaumer [chô-mé] v. a. Faire deux cultures successives de froment sur la même terre.
rechaussement [chô-se-man] n.m. Action de rechausser.
rechausser [chô-sê] v. a. Chausser de nouveau. Rechausser un mur, en rétablir le pied en y apportant de nouveaux matériaux. Remettre des dents à une roue d'engrenage, à un pignon. Agric. Syn. de butter.
rechausseuse [chô-seu-ze] n. f. Charrue spéciale, employée pour rechausser les plantes.
rêche adj. Rude au toucher : peau rêche. Apre au goût : vin rêche. Fig. Rétif : caractère rêche.
recherchable adj. Qui mérite d'être recherché. Dr. Qui mérite d'être poursuivi en justice.
recherchant [chèr-chan], e adj. Qui recherche ; qui recherche avec trop de minutie.
recherche [chèr-che] a. f. Action de recher cher; perquisition : faire des recherches dans les ar chives. Action de chercher à obtenir : la recherche des honneurs. Démarche, demande que l'on fait en vue de se marier : faire agréer sa recherche. Affectation, raffinement : recherche dans la parure, dans le style. Dr. Examen, perquisition de la vie et des actions de quelqu'un. Réparation partielle d'une couverture où l'on met des tuiles, des ardoises à la place de celles qui manquent.
Recherche de la vérité, traité philosophique de Malebranche, l'œuvre capitale de cet auteur, qui s'efforce d'y fondre ensemble la métaphysique de saint Augustin et la physique de Descartes. Il y traite des causes de nos erreurs, puis de la véritable méthode (1674).
Recherche de l'absolu (la), roman de H. de Balzac. Le grand romancier y peint, dans l'alchimiste Balthazar Claës, la passion dominante et exclusive de la science, à laquelle il sacrifie sa famille et même son honneur (1834).
Recherches sur la France, ouvrage d'Etienne Pasquier, riche en aperçus, plein d'érudition et embrassant l'histoire des faits, des institutions, la linguistique et la littérature (1566).
Recherches physiologiques sur la vie et la mort, traité remarquable, un des principaux ouvrages de Bichat (1800;.
recherché [chêr-chéX e adj. Peu commun, rare : ouvrage recherché. Fig. Qui manque de naturel : style recherché; toilette recherchée. N. m. Ce qui est empreint de recherche, d'affectation.
rechercher [cher-ché] v. a. (préf. re, et chercher). Chercher de nouveau ; chercher avec soin : rechercher la cause d'unphénomrne Poursuivre juridiquement, faire enquête sur : rechercher l'auteur d'un crime. Tâcher d'obtenir: rechercher l'dfhitié de quelqu'un. S'efforcer d'obtenir en mariage : la fille que je recherche: Désirer de voir, de fréquenter quelqu'un : tout le monde le recherche. Poursuivre avec affectation : rechercher l'esprit.
rechercheur, euse [cher, eu-ze] n. Personne qui fait des recherches.
recheviller [Il mil., é] v. a. Cheviller de nouveau.
Rechid Pacha (Mustafa), homme politique
ottoman, né et m. à Constantinople (1802-1858). Il
RÉC
REC
négocia en 1833 l'armistice de Koutayèh. fut am-
- à Londres et & Paris, ministre des affairée
et signa contre la Russie on i i a i té avec l'An si i- terre
fui grand vizir
six lois de 1846
Kéchia-
réchiffrer \<h, fri] v. a. Chiffrer de nouveau.
réchifté n. m. Grand bateau de charge, en usage dans le détroit de Constantinople.
rechignard [gnar], e a<ij. Qui rechigne.
rechigné, e adj. De mauvaise humeur : avoir un air rechigné.
rechignement [inau] n. m. Action de rechigner.
rechigner [y né] v. n. (du prêt, re, el du germ. kinan). Prendre un air maussade. Témoigner, par l'air de son visage, de la mauvaise humeur, de la répugnance : rechigner devant une besogne facile.
rechigneux, euse [gneu, eu-ze] n. et adj. Se
dit d'une personne qui a l'habitude de rechigner.
rechinser [se] v. a. (lat. resincerare). Laver dans l'eau claire, en parlant des laines.
rechoir v. n. (Se conj. comme choir.) Choir de nouveau.
Recht [rèeht], v. de Perse fprov. de Ghilan), près de la Caspienne ; 40.000 h. Soie, coton.
rechute n. f. Nouvelle chute. Fiy. Action de retomber dans un mal, un inconvénient, un vice. Réapparition précoce d'une maladie infectieuse, survenant au cours de la convalescence.
rechuter [té] v. n. Faire une rechute.
récibidOU n. m. (m. provenç.). Citerne de savonnerie.
récidivation [si-on\ n. f. Action de récidiver. (Vl.),
récidive n. f. (du lat. recidivus, qui retombe dans la même faute). Action de commettre de nouveau un délit, un crime : la récidive entraîne une aggravation de peine. Réapparition d'une maladie survenant longtemps après que le malade a recouvré la santé : le cancer a de nombreuses récidives.
— Encycl. Dr- La récidive se constitue par une réitération d'infractions à la charge du même agent, mais avec cette circonstance essentielle que, entre la précédente et la nouvelle infraction, l'agent ait été atteint et averti par une condamnation pénale, passée en force de chose jugée.
Pour enrayer la récidive, il a été édicté deux ordres de mesures : larclègation(v relégation-; est destinée à purger le territoire d'un certain nombre de récidivistes dangereux. D'autre part, des dispositions protectrices ont pour objet de prévenir la récidive, en permettant aux condamnés de se réhabiliter par le travail, dès qu'ils ont payé leur dette à la société. Les mesures édictées sont donc préventives ou répressives.
Les mesures préventives interviennent avant, pendant et après l'expiation. Parmi elles, nous citerons : 1" l'exécution de la peine suspendue par la condamnation conditionnelle, en vertu de la loi de sursis ou loi Bérenger ;2° les dispositions qui font l'objet de la loi du 14 août 1885, qui prévoit trois « moyens de prévenir la récidive : libération conditionnelle, patronage des détenus libérés, réhabilitation ». V. LIBÉRATION.
Quant aux mesures répressives de la récidive, elles forment deux groupes, distincts par leur caractère et leur but : 1» aggravation des peines, organisée par le Code pénal ou par des lois spéciales ; 2° rélégation, organisée par la loi du 27 mai ISSij.
Dans tous les cas de récidive, des circonstances atténuantes peuvent être admises, et, dès lors, la pénalité aggravée qui se trouvait encourue subit une atténuation.
— Pathol. Par suite de l'ignorance de la longueur de la période d'immunité conférée par certaines maladies infectieuses il est très difficile de distinguer une récidive d'une rechute. On tend actuellement à rétrécir beaucoup le champ des récidives, les bactéries pathogènes sommeillant en quelque sorte dans l'économie et pouvant récupérer leur virulence sous l'influence de causes occasionnelles.
récidiver [vê] v. n. Faire une récidive: criminel qui récidive. Recommencer, réapparaître en parlant d'une maladie: le rhumatisme est sujet d récidiver.
récidiviste [vis-te] n. et adj. Se dit d'une personne qui tombe dans la récidive, dans le même délit, le même crime pour lequel elle a déjà été condamnée : certains récidivistes sont passibles de la relégation.
récidiVitè n. f. Tendance à la récidive. )h'd Tendance d'une maladie à reparaître par récidive : la récidivitë du rhumatisme.
recief [si-if] n. m. A Amsterdam, récépissé que le pilote d'un vaisseau marchand donne des marchandises reçues à bord.
récif n. m. (de lat. arrecife, chaussée). Chaîne de rochers à fleurs d'eau : les récifs bordent la côte du Calvados. V. géographie.
Récife. V. Plrnambouo.
recimenter [man-té] v. a. Enduire d'un nouveau ciment.
récipé n. m. (du lat. recipe, prenez). Mot par lequel un médecin commençait autrefois son ordonnance (R en abrégé). L'ordonnance elle-même
rècipiangle n. in. (du lat. recipere, rec et angle). Outil servant à mesurer les angles solides de toule grandeur.
récipiendaire [pi-an-de-re] n. m. (du lat. recipiendus, qui doit être reçu). Celui que l'on reçoit dans une compagnie avec un certain cérémonial.
récipient [pi-an] n. m. (du lat. recipiens, qui reçoit). Vase, cavité pour recevoir, contenir un liquide, un fluide : récipient d'un alambic. Cloche de
verre dans laquelle on fait le vide avec la machine pneumatique. Récipient florentin, sorte de matras à
une ou deux tubulures servant a recueillir les eaux distillées aromatiques.
— Encycl. Chim. Les récipients employés dans les laboratoires sont de formes extrêmement variables, citons simplement les récipients florentin*. que l'on utilise dans les distillations; ce sont des vases munis de tubulures latérales adaptées en haut OU en bas, suivant que le produit de la distillation a
llir est plus lourd ou plus léger que l'eau.
réciprocation [li-on] n. f. Action de rendre une réciproque. Action par laquelle on reçoit la réciproque,
réciprocité n. f. Çlatreciprocitas). Elat et caractère de ce qui est réciproque.
réciproquant [/.-an], e adj. ci,, de f. se dit
d'un système de traction employé sur les plans inclinés automoteurs, et dans lequel les trams montants et les trains descendants sont solidaires les uns des autres.
réciproque adj. (lat. reciprocus). Qui a lieu entre deux personnes, deux objets agissant l'un sur l'autre: amitié, haine réciproque. Gramm. Verbe réciproque, qui exprime l'action de plusieurs sujets les uns sur les autres, comme dans : Pierre et Paul se louent. Math. Théorème réciproque, second théorème dans lequel la conclusion du premier est prise pour hypothèse et l'hypothèse pour conclusion. /.'>:/. Propositions réciproques, propositions telles que le sujet de l'une peut devenir l'attribut de 1 autre et réciproquement. Versif. Vers réciproque, vers que l'on peut lire en commençant par le dernier mot. N. m. ou f. La pareille: rendre le réciproque (vx) ou la réciproque. N. f. Loyiq. Proposition réciproque. Math. Théorème réciproque.
— Encycl. La proposition réciproque d'une autre est celle qui en prend la conclusion pour hypothèse, la conclusion de la réciproque devant être l'hypothèse de la proposition directe. Par exemple, les deux propositions suivantes : « Dans un triangle qui a deux cotés égaux, les deux angles opposés aux côtés égaux sont égaux » et, « Dans un triangle qui a deux angles égaux, les deux côtés opposés aux angles égaux sont égaux » sont deux propositions réciproques. Toutes les propositions de géométrie ont des réciproques; mais, si une proposition est vraie, il ne s'en suit pas que la réciproque le soit.
réciproquement [ke-man] adv. D'une manière réciproque : se flatter réciproquement.
réciproquer [lié] v. a. Rendre la pareille. (Vx.) Se réciproquer v. pr. Etre dans un rapport réciproque.
recirer [ré] v. a. Cirer de nouveau.
recise [si-ze] n. f. Bot. Nom vulgaire de la 6ejioi'te.
reciser v. a. (lat. recisum, repris, supin de recidere). Couper, retrancher. (Vx.)
récision [zi-on] n. f. (lat. recisi'o). Action de couper. (Vx.)
récit [si] n. m. (de réciter). Relation, narration d'un fait: tes récits d'Hérodote sont très attachants. Idusiq. Syn. de récitatif.
Récits villageois de la Forêt-Noire, par Auerbach (1843), qui met eu scène des paysans de la Forêt-Noire avec leurs moeurs et leurs idées.
récital n. m. (m. angl.). Audition d'un seul artiste sur un seul instrument : un récital d'orgue.
récitant [tai%\, e adj. (de réciter). Musiq. Se dit des voix et des instruments qui exécutent seuls, ou qui exécutent la partie principale : partie récitante. N. m. Celui qui, dans un oratorio, une cantate ou une scène lyrique, est chargé de chanter les récits.
récitateur, trice n. Qui récite par cœur.
récitatif n. m. Sorte de chant qui imite la déclamation parlée, où le chant n'est point assujetti a la mesure.
récitation [si-on] n. f. Action de réciter : la récitation des leçons. Action de réciter en musique.
réciter [té] v. a. (lat. recitaré). Prononcer ce que l'on sait par cœur: réciter sa leçon. Raconter : réciter des historiettes. Musiq. Exécuter un récitatif. Se réciter v. pr. Etre raconte : voilà ce qui se récite partout.
réciteur, euse [eu-ze] n. Personne qui récite.
Reckem, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Courtrai), sur un affl. de la Lys ; 3.51:0 h. Tanneries, lainages.
Reckheim, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Tongres); 1.640 h. Tuiles.
Recklinghausen, v. d'Allemagne (Prusse, prov. de Westphalie) ; 41.300 h. Houille.
réclaircir [kltr-sir] v. a. Eclaircir de nouveau.
réclamant [mon], e n. et adj. Qui réclame : calmer l>-s réclamants.
réclamateur, trice n. Personne qui réclame. (Peu us.)
réclamation [si-on] n. f. (lat. reclamatio). Action de réclamer, de revendiquer, de s'opposer : élci ce de vives réclamations. Turf. Plainte déposée entre les mains des commissaires contre un cheval gagnant ou placé.
réclame n. m. Fuuconn. Cri et signe pour faire revenir un faucon au leurre ou sur le poing.
réclame n. f. (de réclamer). Petit article inséré dans le corps d'un journal, et qui contient ordinairement l'éloge payé d'un livre, d'une industrie, etc. : une habile réclame. Tout appel à la publicité par voie d'affiches, de prospectus, etc. : faire de la réclame. En terme de plain-chant, partie du répons que l'on reprend après le verset. Impr. Mot placé autrefois au bas d'une page ou d'une feuille, et qui était le premier de la page ou de la feuille suivante. Auj. Note manuscrite qui rappelle au prote ou au correcteur le dernier mot ou le dernier folio d'une épreuve. Théâtre. Nom donné aux mots qui terminent chaque couplet et qui indiquent à un acteur que c'est à lui à donner la réplique.
réclamer [mil v. a. (lat. reelamare). Demander avec insistance : reclamer la parole. Implorer : réclamer du secours. Revendiquer: réclamer un droit. Avne besoin de : plante qui réclame beaucoup de soins. Faucon. Réclamer l'oiseau, le faire revenir ai leurre ou sur le poing en le rappelant. Turf. Che-
riclamer, cheval admis à une course dite « à réclamer • et que son propriétaire s'engage à céder pour une somme fixée d'avance. Prix d réclamer, épreuve a laquelle prennent part des chevaux ■ mer. V. n. Protester : réclamer contre une injustice. Intercéder : réclamer en faveur des absents. Se réclamer v. pr mer de quelqu'un,
i lonnu de cette personne et qu'elle peut certifier votre identité.
réclameur, euse [eu-ze] n. Qui fait, qui a l'habitude de faire des réclamations.
réclamiste [mis-té] adj. et n. Qui use beaucoup fle i
réclamper [klan-pé] v. a. Mar. Syn. peu us. de
li:k.
reclare n. f. Sorte de filet à nappe unique, employé pour la pêche dans l'Océan.
reclassement [hla-se-man] n. m. Action de reclasser.
reclasser [Ida té] i. a. Classer de nouveau.
reclin n. m. Appeau pour attirer les cailles.
réclinaison ;t< rf,,/; n. f. Gnomon. Situation d'un plan incliné vers l'horizon; nombre de degrés dont ce plan s'écarte de la verticale, t'hir. Abaissement.
réclinant [nan] adj. m. Se dit d'un cadran incliné vers l'horizon.
réclinatif, tive adj. Bot. Se dit de la prefoliaison, quand le sommet des feuilles est renversé en arrière.
récliné, e adj. Bot. Se dit des rameaux, des feuilles, et, en général, de tous les organes dont 'extrémité penche vers la terre.
récliner [né] v. n. (lat. reclinare). Gn S'éloigner de la verticale. V. a- Pencher en arrière : récliner un cadran.
reclouer [klou-é] v. a. Clouer de nouveau.
reclure v. a. flat. recludere. — N'est usité qu'à l'infin. et aux temps composés : j'ai reclus, j'avais reclus, etc.). Renfermer dans une clôture étroite et rigoureuse. Se reclure v. pr. S'enfermer, s'isoler du monde.
reclUS? e [hlu, u-ze] adj. et n. Renfermé étroitement. Qui ne fréquente point le monde : moine reclus; vivre comme un reclus. Nom donné au moyen âge à des personnes qui, par esprit de pénitence ou de piété, s'enfermaient dans des cellules dépendant d'églises ou de couvents.
Reclus [W«](Elisée), savant géographe français, né à Sainte-Foy-la-Grande, m. à Bruxelles (1830- 1905), esprit libéral et généreux, auteur d'une magistrale Géographie universelle, de la Terre et l'homme, etc. Il a longtemps professé à l'Université nouvelle de Bruxelles.
Il a été l'un des théoriciens de l'anarchie. — Sun frère, Onésime , savant géographe français, né à Orthez en 1837, géographe au style pittoresque et coloré, a écrit entre autres ouvrages : la Terre d vol d'oiseau, le Plus beau royaume sous le ciel, l'Empire du Milieu, etc .
recluserie [ze-rî] n. f-
Nom donné aux cellules qui
servaient d'habitation aux reclus et aux recluses.
réclusion ou réclusion [zi-on] n. f. Etat
d'une personne étroitement enfermée : se condamner à la réclusion. Dr. Peine afflictive et infamante, consistant dans la privation de la liberté avec assujettissement au travail : les femmes condamnées aux travaux farces subissent la réclusion.
— Encycl. La réclusion implique la dégradation civique et l'interdiction légale, mais sous la loi du silence. Une part est accordée aux reclusionnaires sur les produits de leur travail et constitue leur pécule.
reclusionnaire ou réclusionnaire [=<-
o-né-re] n. Personne qui subit la réclusion.
reCOCher [ché] v. a. Rabattre la pâte, le mastic, l'argile avec le creux de la main.
recogner [gné] v. a. et n. Cogner de nouveau : ce ogner un clou. Pop. Se recogner v. pr. Recevoir des horions.
récognitif [kogh-ni] adj. m. ,du lat. récognitif, reconnu). Dr. Acte qui constate à nouveau un droit, constaté par un acte dressé au moment de la convention, et qui intervient à l'occasion de droits établis à perpétuité ou pour un temps assez long (par ex-, une servitude), dans les cas où il y a lieu de remplacer, au bout d'un certain temps, le titre originaire, avant qu'il cesse d'être valable.
récognition [kogh-ni-si-ori] n. f. Reconnaissance de l'état d'une personne, de la qualité d'une chose.
recoi n. m. (lat. requietum). Lieu, situation pénible. .4 recoi, en toute tranquillité.
recoiffer [koi-fé] v. a. Coiffer à nouveau ou réparer le désordre d'une chevelure. Remettre le bouchon (à une bouteille).
recoin n. m. (re, et coin). Coin plus caché et moins en vue: les recoins d'un vieux manoir. Fiy. Ce qu'il y a de plus intime : les recoins de la conscience.
récolement [man] n. m. Action par laquelle on récolait les témoins. Procès-verbal de celte action. Vérification des objets contenus dans un inventaire, une saisie. Vérification d'une coupe de bois.
récoler [lé] v. a. (du lat. recolere, reprendre en œuvre). Dr. Lire à des témoins leurs dépositions, pour s'assurer s'ils persistent dans leurs affirmations. Vérifier par un nouvel examen.
recollage [ho-la-je] n. m. Action de recoller.
recollecteur [ko-lék-teur) n. m. Dr. anc. Celui qui recueille des actes, des faits, des comptes.
recollection [ko-Uk-si-on] n. f. Relig. Action par laquelle on se recueille en soi-même. (Peu us.)
recollement [ko-le-man] ou recollage
[ho-la-je] n. m. Action de recoller.
Elisée Reclus.
REC
REC
recoller [ko-lé] v. a. Coller de nouveau. Se recoller v. pr. Etre recolle. Se rejoindre, se souder
en parlant des bords d'une plaie.
recollet [ko-të] n. m. (du lat.
recoltcctus, recueilli). Religieux réformé de l'ordre de Saint-François.
récollette [ko-iè-te] n. f. Membre
de certaines communautés de femmes, de l'ordre de Saint-François.
recolliger [ko-li-jé] v. a. (lat. re-
eolligere. — Prend un e muet après le a devant a et 0: ilrecolligea,nous reçoit iyeoHs.jColliger de nouveau. Se recolliger v.pr. Relig. Se recueillir en soi-même.
reCOloratiOll [si-un] n. m. Action de recolorer. Son résultat.
recolorer [r nouveau, récoltable adj.
récolter.
récoltant [ian\.
a. Colorer de
Que l'on peut
Récollet.
e adj. Se dit de celui qui récoltel Subsiantiv. : imposer les récoltants,
récolte n. f. (ital. ricolta). Action de recueillir les biens de la terre : la récolte îles /oins. Produits qui en résultent : une bonne récolte de blé. Fig. Résultat de recherches : une maigre récolte de documents. Profit, bénéfice.
— Exiïcl. Dr. Les récoltes pendantes par racines et les fruits des arbres non encore recueillis sont immeubles. Des que les grains sont coupés et les fruils détachés, quoique non enlevés, ils sont meubles. Si une partie seulement de la récolte est coupée, cette partie seule est meuble.
Les maires sont chargés de la police rurale concernant les récoltes. Ils assurent l'exécution des prescriptions relatives à la destruction des animaux, des insectes et dts végétaux nuisibles à l'agriculture. Ils l'ont constater par les gardes champêtres et tous autres agents sous leurs ordres les délits et les contraventions aux lois et aux règlements ayant pour but la protection des récoltes.
Les préfets prescrivent les mesures nécessaires pour arrêter ou prévenir les dommages causés à l'agriculture par des insectes, des cryptogames ou autres végétaux nuisibles, lorsque ces dommages prennent ou peuvent prendre un caractère envahissant ou calamiteux. En cas d'inexécution dans les délais fixés des mesures prescrites, procès-verbal est dressé et le contrevenant est cité devant le juge de paix. Et à défaut d'exécution dans le délai imparti par le jugement, il est procédé a l'exécution d'office, aux frais des contrevenants, par les soins du maire ou du commissaire de police.
L'entrée en France des végétaux, fleurs, feuilles, terris, composts et objets quelconques susceptibles de servir à l'introduction d'animaux, de larves, de plantes ou de cryptogames reconnus dangereux, peut être interdite par décret. L'interdiction peut être étendue à la détention et au transport de ces animaux, larves, plantes ou cryptogames. Des dispositions spéciales concernent la destruction du phylloxéra et celle du doryphora.
Quiconque a dévasté des récoltes sur pied ou des plants naturels est passible d'un emprisonnement de deux à cinq ans et peut en outre être frappé de la peine dé l'interdiction de séjour pendant cinq ou dix ans.
Le Code pénal punit d'une amende : 1" ceux qui, n'étant pas propriétaires, usufruitiers, ni jouissant d'un terrain ou d'un droit de passage, y sont entrés et y ont passé dans le temps où ce terrain était chargé de grains en tuyau, de raisins ou autres mûrs ou voisins de la maturité (amende de G à 10 francs);
.2" Ceux qui auront fait ou laissé passer des bestiaux, animaux de trait, de charge ou de monture, sur le terrain d'autrui, ensemencé ou chargé d'une récolte, en quelque saison que ce soit (amende de 6 à 10 francs) ;
3° Ceux qui, n'étant ni propriétaires, ni usufruitiers, ni locataires, ni fermiers, ni jouissant d'un terrain ni d'un droit de passage, ou qui n'étant agents ni préposés d'aucune de ces personnes, seront entrés et auront passé sur ce terrain ou sur partie de ce terrain, s'il est préparé ou ensemencé (amende de 1 à 3 francs);
4° Ceux qui auront laissé passer leurs bestiaux ou leurs bêles de trait, de charge ou de monture, sur le terrain d'autrui, avant l'enlèvement de la récolte ,amende de 1 à 5 francs) ;
Quiconque a volé ou tenté de voler dans les champs des récoltes ou autres productions utiles de la terre déjà détachées du sol, ou des meules de grain faisant partie de récoltes, est puni d'un emprisonnement de quinze jours à deux ans et d'une amende de 16 francs à '200 francs. Si le vol a été commis soit la nuit, soit par plusieurs personnes, soit à l'aide de voitures ou d'animaux de charge, l'emprisonnement sera d'un an à cinq ans, et l'amende de 10 francs à 300 francs. Lorsque le vol ou la tentative de vol de récoltes ou autres productions utiles de la terre, qui, avant d'être soustraites, n'étaient pas encore détachées du sol, aura eu lieu soit avec des paniers ou des sacs ou autres objets équivalents, soit la nuit, soit à l'aide de voitures ou d'animaux de charge, soit par plusieurs personnes, la peine sera d'un emprisonnement de quinze jours à deux ans, et d'une amende de 16 francs à 200 francs. Dans tous les cas, les coupables pourront en outre être interdits de tout ou partie des droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans au moins et dix ans au plus, et frappés de la même peine d'interdiction de séjour pendant le même nombre d'années.
L'incendie volontaire de forêts, bois taillis ou récoltes sur pied appartenant à autrui est puni des travaux forcés a perpétuité. Si la récolte appartient à l'auteur de l'incendie et que celui-ci l'ait allumé ou fait allumer pour nuire au voisin, la peine est celle des travaux forcés à temps pour le propriétaire ou pour son complice. L'incendie de meules, tas, stères ou de voitures chargées de récolte, est puni, selon les mêmes distinctions, des travaux forcés à temps ou de la réclusion.-
Ce sont les juges de paix qui connaissent des actions intentées pour dommages faits aux récoltes.
récolter [té] v. a. Faire une récolte : récolte! du blé. Fig, Recueillir : qui sème Vitijustice, récolte la haine. I'kov. : Qui pense sème, qui écoute récolte, il y a plus d'avantage à écouter qu'à parler. Qui sème le vent récolte la tempête, celui qui pro-
duit des causes de désordre ne doit pas s'étonner des effets désastreux qu'elles produisent. An r. Semer, ensemencer.
recombattre [fton-6a-tre] v. n. Combattre de
nouveau.
recombiner [kon-bi-né] v. a. Combiner de nouveau.
recombler [kon-bli] v. a. Combler de nouveau.
recommandable [ko-man] adj. Estimable :
personne peu recommandable.
recommandablement [ko-man, man] adv.
D'une manière recommandable.
recommandaresse [da-rk-se] ou recommanderesse [ko-man de-rè-se] n. f. Femme qui
était jadis préposée par l'autorité pour tenir un bureau de nourrice.
recommandataire [ko-man-da-tè-re] n. m-
Créancier qui faisait emprisonner un débiteur pour dettes, qui le recommandait. Celui qui est prie par le tireur ou par un endosseur de payer une lettre de charge à défaut du tiré.
recommandatif, ive [ko-man] adj. Qui a
pour but de recommander : lettre recommandative. recommandation [ko-man-da-si-on] n. f. (de recommander). Action de prier une personne d'être favorable à quelqu'un : solliciter la recommandation d'un personnage puissant. Parole ou écrit qui suit cette prière: lettre de recommandation. Ce qui sert à recommander: la probité est une bonne recommandation. Avis, conseil : oublier les recommandations paternelles. Considération, estime : être en grande recommandation. Féod. Acte par lequel, au moyen âge, un homme faible et sans défense se mettait sous la tutelle d'un homme puissant. (La tutelle qui résultait de la recommandation s'appelait mainbournic. La recommandation, le bénéfice et les immunités furent les actes constitutifs du régime féodal.) Post. et tél. Opération par laquelle l'administration des postes, moyennant une taxe spéciale, remet à l'expéditeur un reçu de l'objet expédié, qu'elle s'engage à ne livrer au destinataire que contre émargement sur un registre spécial.
recommahdatoire [ko-man] adj. Qui contient une recommandation : lettre recommandataire. recommander [ko-man-dé] v. a. (préf. re, et
commander). Charger quelqu'un de faire une chose : recommandez au domestiquede vous réveiller. Exhorter a faire une chose : on lai a recom}ttandé d'être sai/e. Prière d'être favorable à, d'avoir soin de : recommander quelqu'un au ministre. Servir de recommandation : des vêtements en loques ne recommandent guère un homme. Recommander quelqu'un au prône, le recommander aux prières ou aux charités des fidèles en faisant le prône et par iron. Dire beaucoup de mal de quelqu'un. Post. et tèlég. Soumettre à la formalité de la recommandation. Se recommander v. pr. Tirer sa valeur de: le vrai mérite se recommande tout seul. Se recommander de quelqu'un, invoquer son appui, son témoignage.
recommandeur [ko-man] n. m. Celui qui
recommande.
recommence [ko-man-se] n. f. Se dit, à divers jeux, pour indiquer le nombre de points qu'un joueur a acquis en sus de celui indiqué tout d'abord que le gagnant doit avoir.
recommencement [ko-man-se-man] n. m. Action de recommencer.
recommencer [ko-man-sé] v. a. (re, et commencer. — Prend une cédille sous le c devant a et 0 : il recommença, nous recommençons.) Commencer de nouveau : recommencer la guerre. Recommencer un élève, reprendre son instruction depuis les premiers éléments. V. n. : la pluie recommence. Recommencer de plus belle, faire de nouveau quelque chose avec plus d'ardeur.
recommenceur, euse [ko-man, eu-zc] n.
Celui, celle, ce qui recommence : l'histoire est une grande recommenceuse.
recommenter [ko-man-té] v. a. Commenter de nouveau.
recommuniquer [ko-mu-ni-ké] v. a. Communiquer de nouveau.
recomparaître [kon-pa-rè-tre] v. n. (Se conj. comme connaître.) Comparaître de nouveau.
récompense [kon-pan-se] n. f. Dédommagement, compensation : récompense d'une perle qu'on a faite. Ce que quelqu'un reçoit pour prix d'un service, d'une bonne action. Parantiphr. Châtiment : la mort est la récompense du meurtre. Indemnité due à l'un des époux par la communauté, ou réciproquement, ou aussi par l'un des époux à l'autre. En récompense loc. adv. En revanche, en retour. Ant. Punition.
récompensement [hortrpan-se-man] n. m.
Action de récompenser. (Vx.)
récompenser [kon-pan-sé] v. a. (préf. ré, et compenser). Dédommager : ma chasse d'aujourd'hui m'a récompensé de celle d'hier. Accorder une récompense : récompenser un bon élève. Par antiphr. Punir : récompenser un traître de ses perfidies, Ant. Punir.
récompenseur [kon-pan] n. et adj. m. Celui qui récompense.
recompléter [kon-plé-té] v. a. Compléter de nouveau.
recomposable [kon-po-za-ble] adj. Qui peut être recomposé.
recomposer [kon-po-zé] v. a. Composer de nouveau : recomposer une administration. Chim. Réunir les parties d'un corps séparées par quelque opération. Typogr. Refaire la composition de : recomposer une pai/e tombée en pâte.
recomposition [kon-po-zi-si-on] n. f. Action de recomposer. Son effet.
recomptage [kon-ta-je] n. m. Action de recompter.
recompter [kon-té] v. a. Compter de nouveau.
réconciliable adj. Qui peut être réconcilié. Ant. Irréconciliable.
réconciliateur, trice n. Qui réconcilie des personnes brouillées ensemble.
réconciliation [si-im] n. f. Raccommodement entre personnes : ménagt r une réconciliation entre deux frères brouillés. Faut. Réconciliation normande, fausse réconciliation. Acte par lequel un
hérétique est réuni à L'Eglise, Nouvelle bénédiction dune église profanée. Ant. Désunion, désaccord, brouille.
— Encycl. Dr. L'action en divorce ou en séparation de corps s'éteint par la réconciliation des époux, survenue depuis les faits allégués dans la demande, soit depuis que cette demande a été formulée.
réconciliatoire adj. Qui est propre à produire la réconciliation.
réconcilier [li-é] v. a. (du lat. reconeiliare, ramener, rétablir. — Se conj. comme prier.) Accorder, raccommoder, rétablir l'accord, l'harmonie entre : réconcilier des ennemis. Inspirer des idées^-plus favorables sur le compte de quelqu'un : cette bonne action me réconcilie avec lui. Accomplir la réconciliation d'un hérétique, d'une Eglise. Se réconcilier v. pr. Se raccommoder. Se réconcilier avec Dieu, rentrer en grâce avec lui. Ant. Désunir, brouiller.
reconcourir v. n. Concourir de nouveau.
recondamner [da-né] v. a. Condamner de nouveau.
reconditionner [si-o-né] v. a. Comm. Remettre en bonne condition.
reconduction ou réconduction [duk-
si-on] n. f. (lat. reconductio). Renouvellement d'une location, d'un bail à ferme.
— Encycl. On distingue : 1" la reconduction expresse, renouvellement du bail par écrit ou verbalement, par paroles expresses envers les parties ; 2» la tacite reconduction, renouvellement du bail s'opérant par le lait de la continuation de jouissance du preneur, sans opposition du bailleur. V. BAIL.
reconduire v. a. (de re, et conduire. — Se conj. comme conduire.) Accompagner au retour : reconduire un ami jusqu'à sa maison. Accompagner par civilité une personne dont on a reçu la visite : reconduire un visiteur. Iron. Econduire, expulser : reconduire un insolent à coups de bâton.
reconduiseur [dui-zeur] n. m. Celui qui reconduit.
reconduite n. f. Action de reconduire.
reconfesser [fè-sé] v. a. Confesser de nouveau.
reconfiner [fi-né] v. a. Confiner de nouveau.
reconfirmation [si-on] n. f. Nouvelle confirmation.
reconfirmer [fir-mé] v. a. Confirmer de nouveau.
reconfisquer [fis-ki] v. a. Confisquer de nouveau.
réconfort [for] n. m. (de réconforter). Consolation, secours dans l'affliction: accorder du réconfort à un malheureux.
réconfortant [tan], e adj. Qui réconforte : breuvage réconfortant. N. m. Médicament ou aliment qui réconforte : la kola est un réconfortant.
réconfortatif, ive adj. et n. m. Se dit des substances médicamenteuses ou nutritives dont l'effet serait de donner de la vigueur aux organes.
réconfortation [si-on] n. f. Action de réconforter. Ant. Affaiblissement, découragement.
réconforter [té] v. n. et a. (de re, et confort). Fortifier, donner du ton : le vin de quinquina réconforte. Relever la force morale : réconforter un affligé. Ant. Affaiblir, décourager.
reconfrontation [si-on] n. f. Action de reconfronter.
reconfronter [té] v. a. Confronter de nouveau.
reconjurer [ré] v. a. Conjurer de nouveau.
reconnaissable [ko-nè-sa-ble] adj. Facile à reconnaître: cadavre à peine reconnaissable.
reconnaissance [ko-ne-san-se] n.f. (de reconnaître). Action de se rappeler comme connue antérieurement une personne, une chose. Souvenir, gratitude d'un bienfait reçu: compter sur la reconnaissance d'un protégé. Aveu, confession : la prompte reconnaissance de sa faute lui a valu le pardon. Examen détaillé, vérification : la reroimaissatice des lieux- Acte par lequel on reconnaît comme légal, authentique : reconnaissance de dette. Reçu d'un dépôt, délivré par un mont-de-piété, etc. Action d'accepter comme pouvoir légalement existant : reconnaissance d'un souverain. Opération militaire ayant pour objet d'obtenir des indications sur la position de l'ennemi : un détachement alla en reconnaissance. Soldats chargés de cette opération. Exploration : faire une reconnaissance en Afrique. Litt. Action des personnages qui, ignorant jusque-là qui ils sont ou les liens qui existent entre eux, arrivent à découvrir la vérité. Ant. Ingratitude.
— Encycl. Dr. Reconnaissance de dette. Lorsqu'on fait à quelqu'un un prêt, un dépôt, ou qu'on lui laisse une chose engagée, il est prudent d'en exiger une reconnaissance. En effet, avec une reconnaissance, on est à l'abri de la mauvaise foi, et, dans le cas de mort du débiteur ou du dépositaire, on ne peut craindre la dénégation des héritiers, puisqu'on peut leur prouver l'existence de la dette. Cependant si les héritiers du débiteur ne reconnaissent pas la signature du souscripteur, c'est au créancier à prouver qu'elle est bien la sienne.
Une reconnaissance doit énoncer la somme due, le nom de celui auquel elle est due, la cause de la dette, la date du titre et la signature du souscripteur. Quiconque ne sait ou ne peut signer ne peut faire d'acte sous seing privé; aucune marque, aucun signe ne peut tenir lieu de signature.
Lorsque la reconnaissance contient la menlion de l'époque du payement, elle prend alors le nom de billet.
Si celui qui signe la reconnaissance ne l'avait pas écrite lui-même, il devrait faire précéder sa signature de ces mots : « Bon pour quinze cents francs. » Cependant la signature seule suffirait si le deb.tcur était cultivateur, marchand, ouvrier.
Dans les reconnaissances ou billets souscrits par plusieurs personnes, il ne faut pas oublier de mettre le mot «solidairement,» car, sans ce mot, le billet ou la reconnaissance ne serait exigible à l'égard de ceux qui l'auraient signé que. pour chacun sa quote-part, et non pas d'un seul pour tous.
Toutes les fuis que la dette ne porte pas stipulation d'intérêts, il n en est pas dû.
Lorsqu'on n'indique pas le lieu où la deile doit être payée, le créancier est obligé d'aller recevoir son argent chez le débiteur.
REC
REC
Il esl inutile d'indiquer la profession et la ire, si elles sont au commencement ou dans le corps du billet.
— Dr. Méconnaissance d'enfant naturel. La reconnaissance volontaire d'un entant naturel peut être contenue dans l'acte de naissance, ou bien elle peut avoir lieu postérieurement, par un acte séparé, établi en la l'orme authentique, c'est-à-dire par un notaire on par un officier de l'état civil. La reconnaissance peut être faite par les père et mère, ou par l'un deux seulement, soit personnellement, soit par un mandataire muni d'une procuration spéciale et authentique. La reconnaissance du père sans l'indication et l'aveu de la mère n'a d'effet qu'à l'égard du père. Un époux peut reconnaître pendant le mariage un enfant naturel qu'il aurait eu, précédemment, d'une autre personne que son conjoint; mais cette reconnaissance ne peut nuire ni au conjoint ni aux enfants légitimes issus du mariage; elle produit son effet après la dissolution du mariage, s'il n'en reste pas d'enfants.
A défaut de reconnaissance volontaire, il peut, à la requête de l'enfant, intervenir, par voie de jugement, une reconnaissance forcée. Mais une telle reconnaissanee n'est, en principe, admise que par rapport à la mère, et s'il y a un commencement de preuve par écrit. A l'égard du père, la recherche de la paternité ne peut avoir lieu qu'en un seul cas : celui d'enlèvement de la mère, lorsque l'époque de l'enlèvement coïncide avec celle de la conception.
Toute reconnaissance de la part du père et de la mère, de même que toute réclamation de la part de l'enfant, peut être contestée par tous ceux qui y ont intérêt.
Les principaux effets de la reconnaissance, soit volontaire, soit forcée, consistent: 1° à établir un lien civil de parenté entre l'enfant et la personne qui l'a reconnue, sans que, cependant, ce lien rattache l'enfant aux parents de son père ou de sa mère; 2" à permettre à l'enfant de porter le nom de son père, ou celui de sa mère, s'il n'a été reconnu que parcelle-ci; 3» à faire naitre entre l'enfant et ses père et mère l'obligation alimentaire et des droits de succession.
Les reconnaissances d'enfants naturels, quelle qu'en soit la forme, sont exemptes du droit d'enregistrement.
reconnaissant [ko-nt-san], e adj. Qui a de la reconnaissance: te chien est un animal reconnaissant. Ant. Ingrat.
reeonnaissement [ko -né -se -man] n. m.
Examen, classement que l'on fait des carreaux de pierre meulière.
reconnaisseur, euse [ko-nè-seur, eu-ze]
n. Personne chargée de reconnaître, de faire une reconnaissance.
reconnaître [ko-nè-tre] v. a. (lat. recogniscere. — Se conj. comme connaître.) Se remettre dans l'esprit comme antérieurement connu : reconnaître un ami qu'on n'a pas vu depuis longtemps. Distinguer à certains caractères : reconnaître quelqu'un à sa voix. Retrouver la manifestation des sentiments, de la manière d'être de quelqu'un : je vous reconnais bien là. Admettre comme vrai : reconnaître une vérité. Parvenir à constater : on a reconnu son innocence. Confesser, avouer : reconnaître ses torts. Relever la situation de : aller reconnaître les lieux. Montrer de la gratitude pour : reconnaître un service. Reconnaître un gouvernement, le déclarer légitimement établi. Reconnaître un enfant, s'en déclarer le père ou la mère. Reconnaître les carreaux, faire le reconnaissementdeces carreaux. Reconnaître un attachement, vérifier cet attachement. Reconnaître entre les chasses, déterminer l'emplacement occupé par les bêtes fauves que l'on se propose de courre. Se reconnaître v. pr. Retrouver son image, son caractère dans quelqu'un ou dans quelque chose : se reconnaître dans ses enfants. Se retrouver, s'orienter : je commence à me reconnaître. Fig. Se repentir : il a pu se reconnaître avant de mourir. S'avouer : se reconnaître coupable. Examiner ce qu'on doit faire : laissez-moi le temps de me reconnaître. Allus. hist. : Tuez tout, Dieu reconnaîtra les siens, phrase attribuée à Arnaud Amalric, abbé de Citeaux, légat du pape dans la croisade contre les albigeois, consulté au moment de l'assaut de Béziers (1200) sur le moyen de distinguer les hérétiques des vrais croyants. Le mot a été contesté; la seule chose certaine, c'est que l'on massacra en effet de 25 à 30.000 personnes catholiques et hérétiques. Ant. Méconnaître.
reconquérir [kè] v. a. (Se conj. comme acquérir.) Conquérir de nouveau : reconquérir une province. Fig. Recouvrer : reconquérir l'estime publique
reconquête [ké-te] n. f. Action de reconquérir. Objet reconquis.
reconsacrer [kré] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Consacrer de nouveau.
reconsidération [si-on] n. f. Action de reconsidérer.
reconsidérer [ré] v. a. Considérer de nouveau. reconsoler [lé] v. a. Consoler de nouveau. reeonsolidation [si-on] n. f. Action de reconsolider.
reconsolider [dé] v. a. Consolider de nouveau : reconsolider un mur.
reconstituable [kons-lï] adj. Que l'on peut reconstituer.
reconstituant [kons-ti-tu-an], e adj. Se dit des médicaments qui ramènent l'organisme à l'état normal. N. m. : l'huile de foie de morue est un reconstituant. Ant. Débilitant.
— Encycl. Les reconstituants sont de véritables aliments artificiellement préparés dans un but thérapeutique. Telles sont les préparations martiales et phosphorées organiques, les sels de chaux et de magnésie assimilables, l'huile de l'oie de moiue, les peptones et les nueléoses, etc.
reconstituer [kons-ti-tu-é] v. a. Constituer de nouveau : reconstituer un édifice.
reconstitutif, ive [kons-ti] adj. Qui reconstitue.
reconstitution [kons-ti-tu-si-on] n. f. Action de reconstituer.
— Encyci.. Reconstitution des actes de l'état civil. Il y a lieu à reconstitution des registres de l'état civil ;
lo Dans le cas où l'un des doubles des registres est perdu ou détruit. Le greffier du tribunal civil est alors chargé de faire une copie, d'après le double existant, sur un nouveau registre, coté et parafé par le président du tribunal ; puis le procureur de la République, après en avoir vérifié la fidélité provoque du tribunal un jugement déclarant que la copie remplacera l'ancien original et aura égale valeur.
2» Dans le cas où les deux doubles des registres sont perdus ou détruits. S'il s'agit d'une période assez courte, les actes sont constatés et rétablis par le tribunal civil, h la suite d'une enquête aussi précise que possible et sur la production de tous les titres et documents utiles.
Toutes les archives de l'état civil de Paris et des communes annexées ayant été) incendiées sous la Commune en 1871, le soin de la reconstitution des actes fut confié à une commission nommée par le ministre de la justice. La reconstitution eut lieu : d'après les extraits des anciens registres, délivrés conformes ; sur les déclarations des personnes intéressées ou des tiers, confirmées par celles d'autres personnes ou par des documents dressés à l'appui; d'après les registres tenus par les ministres des différents cultes, les registres des hôpitaux et des cimetières, etc.
reconstructeur [kons-truk] n. m. Celui qui reconstruit.
reconstruction [kons-truk- si-on] n. f. Action de reconstruire.
reconstruire [kons-tru-i-re] v a. (Se conj. comme conduire.) Construire de nouveau : reconstruire un édifice.
reconsulter [té] v. a. Consulter de nouveau.
recontagionner [ji-o-né] v. a. Infecter de nouveau par Ja contagion.
recontempler [tan-plé] v. a. Contempler de nouveau.
reconter [té] v. a. Conter de nouveau.
recontinuation [si-on] n. f. Action de recontinuer.
recontinuer [nu-é] v. a. Reprendre la continuation.
recontracter [trak-té] v. a. Contracter de nouveau. V. n. l'aire un nouveau contrat.
reconvenir v. n. Convenir de nouveau.
reconvention [van-si-on] n. f. Demande que forme un défendeur contre celui qui en a formé une le premier contre lui, et devant la même juridiction.
reconventionnel, elle [van-si-o-nU, è-ie]
adj. Qui est de la nature d'une reconvention : demande reconventionnelle.
— Encycl. La demande reconventionnelle, dite aussi reconvention, consiste, de la part du défendeur dans une instance, à former devant le même juge, incidemment et pour sa défense, une demande contre le demandeur. L'effet principal de la reconvention est de faire instruire et juger en même temps la demande principale et la reconvention ; sur le tout intervient un seul et même jugement. « Reconvention sur reconvention ne vaut, » c'està-dire que lorsque le défendeur a introduit une demande reconventionnelle, le demandeur originaire ne peut, à son tour, faire une demande reconveutionnelle.
reconventionnellement [van-si-o-nt-le-
man] adv. Par mode de reconvention : demander reconventionnellement des dommages-intérêts.
reconverser [versé] v. n. Converser de nouveau.
reconversion [vir-si-on] n. f. Seconde conversion.
reconvertir [vèr] v. a. Convertir de nouveau.
reconvier [vi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Convier de nouveau.
Reeonvilier, comm. de Suisse (eant. de Berne), sur la Birse, affl. du Rhin; 1.730 h. Horlogerie; fonderie de laiton; filature de laine.
reconvocation [si-on] n. f. Action de reconvoquer.
reconvoquer [ké] v. a. Convoquer de nouveau.
reconvoyer [voi-ié] v. a. (Se conjugue comme aboyer.) Convoyer de nouveau.
recoordonner [do-né] v. a. Coordonner de nouveau.
recopier [pi-è] v. a. (Se conj. comme prier.) Copier, transcrire de nouveau : recopier un devoir.
recoqué [ké], e n. Perdreau de la seconde couvée.
recoquer [ké] v. a. Coquer de nouveau. Se recoquer v. pr. Pop. Reprendre des forces. S'habiller de neuf.
recoquetage [ke] n. m. Seconde couvée que font certains oiseaux quand la première n'a pas réussi.
recoquillement [7,7, « mil., e-ma»] n. m.
Action de recoquiller, de se recoquiller.
recoquiller [Ai, Il mil., é] v. a. (de re, et coquille). Retrousser en forme de coquille : recoquiller tes feuilles d'un livre. Se recoquiller v. pr. Se friser, se rouler sur soi-même : les feuilles sèches se recoquillent. Prov. : Il n'y a point de si petit ver qui ne se recoquille si l'on marche dessus, il n'y a point d'être si faible qui ne cherche à se défendre dans le danger.
record [kor] n. m. (mot angl.). Exploit sportif, officiellement constaté, et surpassant tout ce qui a été fait précédemment dans le même genre. Etablir un record, faire dans un sport quelconque un record, qui n'a jamais étéjusqu'alors constaté officiellement. Battre un record, surpasser le record déjà existant. Détenir un record, Avoir réussi à établir ou à battre un record, le posséder à son actif.
record [kor] n. m. (de recorder). Rappel, récit, témoignage. Enquête par témoin. (Vx.)
recorder [dé] v. a. (du lat. recordare, remettre à l'esprit ; du préf. re, et du lat. cor. cordis, cœur). Remettre dans la mémoire de quelqu'un ou dans sa propre mémoire : recorder la leçon à quelqu'un. Raviver le souvenir de quelqu'un : recorder les acteurs. Se recorder v. pr. Se rappeler ce qu'on a à faire et à dire. Fam. Se concerter avec quelqu'un. (Peu us.)
recorder [dé] v. a. de re, et cordi . Attacher de nouveau avec une corde : recorder un l.uttoi. Meburer de nouveau du bois vendu à la corde
recordman [meai] n. m. (mot angl.). Celui qui
esl détenteur d'un record sportif. PI. des recordmen. leru. : une i ecjrduoman ; des recordwonten
recorner [né] v. n. Sonner de nouveau du cor ou de la corne.
récorporatif, ive adj. Qui contribue à la régénération du corps ou d'une de ses parties.
récorporation [si-on] n. f. Effet d'une substance reeorporative.
recorriger [ko-ri-jé] v. a. (Prend un e muet après le g devant a et 0: Il recorrigea, nous recorrigeons.) Corriger de nouveau : recorriger un ouvrage.
recors [kor] n. rn. (de record, témoignage). Celui qui accompagne un huissier pour lui servir de témoin, et lui pi êter main-forte au besoin.
— Encycl. Dr. Le nom de recors est donné aux témoins dont les huissiers sont tenus de se faire assister dans certains actes, tels que les saisiesexécutions et les protêts. En matière de saisie-exécution, ces témoins doivent être Français, majeurs et n'être ni domestiques, ni parents ou alliés jusqu'au sixième degréj des parties ou de l'huissier.
recoucher [ché] v. a. Coucher de nouveau : recoucher un enfant, des bouteilles. V. n. Se coucher de nouveau : venir recoucher à Parts.
recoudre v. a. (Se conj. comme coudre.) Coudre ce qui est décousu ou déchiré : recoudre une manche, une plaie. Fig. Rejoindre, réunir : recoudre ses souvenirs.
reCOUlement [man] n. m. Action de recouler un arêtier, de l'allonger. Examen détaillé des cartes à jouer pour les nettoyer. Nettoyage d'un cuir en faisant disparaître les corps étrangers qui salissent sa surface.
recouler [lé] v. a. Couler de nouveau : recouler un canon. Recouler une peau, la racler pour en extraire l'eau de chaux, l'huile et tons corps étrangers qui sont à sa surface. Allonger un arêtier. Examiner une à une les cartes à jouer avant de les nettoyer. V. n. Couler de nouveau : faire recouler le sang d'une blessure.
recoupage n. m. Action de recouper.
recoupe n. f. Farine de qualité inférieure tirée du son remis au moulin : pain de recoupe. Seconde coupe de foin, de trèfle, etc., pour la nourriture des bestiaux. (On dit mieux regain.) Eclat qui s'enlève des pierres que l'on taille. Ce qui reste d'une étoffe quand on taille des vêtements. Rognures de métaux précieux, etc. Eau-de-vie provenant d'un mélange d'alcool à un degré élevé avec de l'eau simple.
recoupement r»ian] n. m. Retraite faite à chaque assise de pierre pour donner plus de solidité au bâtiment.
recoupé, e adj. Blas. Se dit d'un écu coupé, dont l'une des moitiés est de nouveau partagée en deux par un trait horizontal.
recouper [pé] v. a. Couper de nouveau : recouper un habit. Mélanger des vins de divers crus avec le produit d'un premier coupage. V. n. Faire une seconde coupe aux cartes.
recoupette [pè-te] n. f. Troisième farine qu'on tire du son des recoupes, et employée dans la fabrication de l'amidon.
recoupler [plé] v. a. Coupler de nouveau les chiens courants.
recoupon n. m. Syn. de recoupette.
recourbement [man] n. m. Action de recourber. Résultat de cette action.
recourber [bé] v. a. Courber de nouveau. Courber en rond par le bout : recourber une branche.
recourbure n. f. Etat d'une chose recourbée. Partie recourbée d'un objet.
recourir v. n. (Se conj. comme courir.) Courir de nouveau : cheval qui va recourir dons une nouvelle épreuve. S'adresser à quelqu'un pour en obtenir quelque chose : recourir à Dieu, au médecin. Avoir recours, en parlant des choses : recourir à la ruse. V. a. Véner. Lancer et poursuivre de nouveau la bête qui avait mis les chiens en défaut. (On dit mieux
RECOURRE.)
recourre v. a. Véner. V. recourir.
recours [kour] n. m. (lat. recursus). Action de rechercher de l'assistance, du secours : il n'a recours qu'à vous. Ressource, refuge : la fuite est le recours des êtres faibles. Dr. Action en garantie ou en dommages-intérêts que l'on a contre quelqu'un. Voies de recours, moyens que la loi accorde aux parties pour obtenir là réformation des jugements (appel, cassation, etc.). Recours en cassation, v. cassation. Recours en grâce, demande pour obtenir du chef de l'Etat la remise ou la commutation d'une peine et surtout de la peine capitale. V. grâce, jugement.
recourtiser [zé] v. a. Courtiser de nouveau.
reCOUSement [ze-mari] n. m. Action de recoudre.
reCOUSSe [Ao«-se] n. f. V. rescousse.
recousu, e part. pass. du v. recoudre.
recouvrable adj. Qui peut se recouvrer : somme facilement recouvrable. Ant. Irrécouvrable.
reCOUVrage n. m. Travail fait pour recouvrir : le recouvrage d'un parapluie.
recouvrance n. f. Action de recouvrer. (Vx.) Notre-Dame de Recouvrance, la sainte Vierge, spécialement invoquée pour le rétablissement de la santé.
recouvrant [vran], e adj. Qui recouvre.
recouvrement [mon] n. m. Action de recouvrer : recouvrement de titres. Rétablissement : recouvrement des forces, de la santé- Perception de sommes dues : faire des recouvrements. PI. Dettes actives, pour déboursés et honoraires d'un officier ministériel.
recouvrement [man] n. m. (de rerouvrir). Action de recouvrir : le recouvrement périodigue de l'Egypte par les eaux du Nil. Enduit sur un lattis ou un pan de bois. Partie d'une pierre, d'un morceau de bois, qui couvre un joint, une entaille. Recouvrement du tiroir, avance du tiroir d'une machine qui règle l'introduction de la vapeur dans le cylindre. Géol. Phénomène par lequel, au cours de disloca--
REC
tions et de plissements de l'écoroe terrestre, une eouche géologique plus ancienne est venue recouvrir une couche récente.
recouvrer nré] v. a. (lat. rect<per«re). Rentrer en possession de : recouvrer la vue. Recevoir le payement d'une somme due, et partioulièrem., percevoir les impôts.
recouvrir v. a. (préf. re, et couvrir. — Se conj. comme couvrir.) Couvrir de nouveau: recouvrir uue maison. Couvrir complètement : neige qui recouvre une ii laine. Par »xt. Masquer, dissimuler : recouvrir ses défauts de belles apparences. — Ne pas confondre avec recouvrer.
Recquignies, comm. du Nord, arr. et à
'26 kil. d'Avesnes; 1.410 h. Ch. de f. N. Marbre.
recracher [clié] v. a. Rejeter ce qu'on a pris dans la bouche : recracher une mouche. V. n. Cracher de nouveau.
recrail a. m. Sorte de crique où les chaloupes, les canots se niellent à l'abri.
récreance n. f. (de l'anc. v. recroire, rendre1. Dr. can. Jouissance provisionnelle des fruits d'un bénéfice en litige. Lettres de récreance, envoyées à un ambassadeur pour qu'il les présente au souverain d'auprès de qui on le rappelle ou que ce dernier donne à l'ambassadeur rappelé pour être remis au chef de l'Etat qui le rappelle. Maintien dans la possession provisoire d'un immeuble litigieux pendant que le procès se juge au pétitoire.
récréatif, ive adj. Qui récrée : livre récréatif. Ant. Ennuyeux, fatigant.
recréation [si-on] a. f. (préf. re, et création). Action de donner une nouvelle existence.
récréation [si-on] n. f. (lat. recreatio). Passetemps, délassement : prendre un peu de récréation. Temps accordé aux religieux, aux élevés, pour jouer, se divertir : récréation d'une heure. Ce qui plait : une récréation des yeux.
Récréations (Nouvelles) et joyeux devis, par Bonaventure Despériers. Le sujet n'est qu'un léger canevas, où l'auteur s'égaye à développer des détails plaisants, mais parfois licencieux, pour aboutir à un trait malicieux (I008).
récréativement [mon] adv. D'une manière récréative.
récrédentiaire [dan-si-è-ré] n. Or. anc. Celui qui avait obtenu une créance.
recréer [kré-é] v. a. (de re, et créer). Créer de nouveau : nous détruisons et recréons nos institutions.
récréer [kré-é] v. a. (lat. reereare). Réjouir, divertir : étude qui récrée l'esprit. Se récréer v. pr. Se divertir. Ant. Ennuyer, fatiguer.
récrément [man] n. m. (lat. recreim-ntum). Ensemble des déchets de fonctionnement qui demeurent dans l'organisme.
récrémenteux, euse [man-teu, eu-ze] ou récrémentitiel, elle [man-ti-si-él, è-ie] adj.
Qui est de la nature des récréments.
recrêper [pé\ v. a. Crêper de nouveau.
récrépiment [man] ou récrépissage
[pi-sa-je] n. m. Action de recrépir.
recrépir v. a. Crépir de nouveau : recrépir un mur. Fam. Mettre du fard sur ". recrépir son visage. Fia. Restaurer , réparer : recrépir une nouvelle pour la publier de nouveau.
récrépissage n. m. v. récrépiment.
recreusement [ze-man] n. m. Action de recreuser.
recreuser [sel v. a. Creuser de nouveau : reereuser un puits obstrué. Creuser plus avant : recreuser un puits trop peu profond.
recribler [blé] v. a. Cribler de nouveau : recribler de l'avoine.
recrier [krUé] v. n. (Se conj. comme prier.) Crier de nouveau.
récrier [kri-é] (Se) v. pr. (Se conj. comme prier.i Faire une exclamation pour : 1» réclamer, protester : se récrier contre une injustice; 2° s'étonner, admirer : le flatteur se récrie au moindre bon mut. Yéner. Se dit des chiens qui redoublent de voix quand ils réclament l'animal qui les a tenus un moment en défaut.
récriminateur, trice adj. Qui récrimine.
récrimination [si-on] n. f. Action de récriminer ; reproche.
récriminatoire adj. Qui contient une récrimination : discours récriminatoire.
récriminer [né] v. n. (b. lat. recriminari; dn préf. re, et du lat. crimen, inis, accusation). Répondre à des injures ,à des accusations par d'autres : récriminer contre son accusateur.
récrire v. a. Ecrire de nouveau : récrire une page perdue. Recomposer une œuvre écrite : récrire un chapitre mal venu. V. n. Répondre par lettre : il est poli de récrire à qui vous écrit.
recrobiller v. a. Syn. de recroqueviller.
recroiser [ié]v. a. Croiser de nouveau. Couper en croix de nouveau. Faire un nouveau croisement.
recroiseté [ze-lé], e adj. Blas. Se dit d'une croix dont chaque branche se termine par une autre croix.
recroître v. n. (Se conj. comme croître ) Prendre une nouvelle croissance. Prendre une nouvelle extension.
recroquevillé [Ae-*i, il mil.. e"J, e adj. Qui
s'est recroquevillé : parchemin recroquevillé.
recroqueviller [ke-vi, u mil., è. (se) v. pr.
(de re, croc et vrille). Se dit des feuilles desséchées par le soleil, du parchemin, du cuir. etc.. qui se retirent, se replient quand on les expose a une chaleur Irop intense.
recrotter [kro-té] v. a. Crotter de nouveau.
récrouir v. a. Ecrouir d<- nouveau.
recru, e adj. (de l'anc. v. se recroire, s'avouer vaincu). Harassé de fatigue : un cheval recru.
recrû n. m. subst. particip. de m< . •',<'/ > Pou C annuelle d'un bois taillis. Queue qui a repoussé .1 un perdreau.
recrucifler [/S-é] v. a. (Se conj. comme prier. Crucifier de nouveau.
recrudescence [dts-san-se] n. f. (du lat. recru-
descere, reprendre des forces;. Intensité plus grande
OlO
des symptômes d'une maladie, des ravages d'une épidémie, etc., après un amendement : l'hiver amène une recrudescence de misère.
recrudescent [dés-san], e adj. Qui présente une recrudescence : une épidémie recrudescente.
recrue [krù] n. f. (subst. particip. de recroître). Levée de nouveaux soldats : faire une recrue. Jeune soldat : exercer les recrues, Fig. Personne qui s'ajoute à une société : les recrues d'un parti.
recrutement [man] n. m. Action de recruter : recrutement des soldats, des marins.
recruter [lé] v. a. Faire des recrues : recruter un régiment, l'ig. Attirer dans une société, dans un parti : recruter des associés. Se recruter v. pr. Etre recruté; entretenir au moyen de recrues : les corps d'élite se recrutent difficilement.
recruteur n. m. Qui faisait des recrues. Adjectiv. : sergent recruteur.
recta [rèk] adv. (mot lat. signif. tout droit). Fam. Ponctuellement, très exactement : payer recta.
rectal, e, aux [rèk] adj. Qui appartient au rectum : température rectale.
rectangle [rèk] adj. (du lat. reclus, droit, et de angle . Dont les angles sont droits. Triangle rectangle, triangle qui a un angle droit. (V. trianole.) Parallélépipède rectangle, parallélépipède droit à base rectangulaire. N. m. Quadrilatère dont les angles sont droits : la surface d'un rectangle a pour mesure le produit de sa base par sa hauteur.
rectangulaire [rèk, lé-re] adj. Se dit en général de toute figure dont les angles sont droits.
rectangularité [rèk] n. f. Forme rectangulaire.
recte [rèk-té] adj. (du lat. reclus, droit). Se dit de la pente de deux filons qui se croisent et ont leurs inclinaisons dans le même sens.
recteur [rèAJ n. m. (lat. rector ; de regere, diriger). Autrefois, chef d'une université; aujourd'hui, chef d'une université régionale. Directeur d'un collège de jésuites. Curé, en Bretagne.
— Encycl. Au point de vue de l'instruction publique, la France est divisée en dix-sept académies, ayant chacune à sa tète un recteur. Le recteur a sous sa direction les facultés, lycées, collèges et autres établissements universitaires. Il est nommé par le chef de l'Etat, sur la proposition du ministre île l'instruction publique. Chaque recteur est président de droit du conseil de l'Université. A Paris, le chef de l'académie a le titre de vice-recteur, le ministre de l'instruction publique, grand maître de l'Université, étant recteur titulaire.
recteur, trice [rèk] adj. (lat. rector, trix). Qui dirige. Esprit recteur, ancien nom des lluides volatils qui constituent les odeurs. Pennes rectrices, ou substantiv. Rectrices, les plumes de la queue des oiseaux qui servent à diriger le vol.
rectiflable [rèk] adj. Qui peut être rectifié : erreur aisément rectiflable.
rectificateur , trice [rèk] n. Personne qui rectifie. N. m. Appareil s'adaptant à un alambic, et dans lequel s'opère la rectification des vapeurs provenant de la distillation.
rectificatif, ive [rèk] adj. Qui rectifie : état
rectificatifrectification [rèk, si-on] n. f. (b. lat. rertificatio). Action de rectifier : rectification d'un compte. Purification d'un liquide par une nouvelle distillation. Modification à un article de journal, à un passage dune publication : insérer une rectification. Géom. Rectification d'une courbe, détermination d'une portion de droite de même longueur que la courbe : la rectification d'une courbe est un problème qui dépend, en général, du calcul intégral et ne peut être résolu que dans des cas très particuliers. Chim. industr. Méthode de distillation qui permet d'obtenir du premier jet des alcools d'un titre élevé et débarrassés des produits étrangers.
— Encycl. Chim. indus tr. La rectification d'un alcool s'effectue par fractionnement. Tout se passe comme si l'alcool était soumis à plusieurs distillations successives. Les éthers, plus volatils que l'alcool, se volatilisent les premiers, puis, dans la suite de la distillation, les vapeurs d'alcool entraînent avec elles des aldéhydes, de l'eau, etc. En se basant sur le principe des distillations fractionnées (un liquide émet des vapeurs alcooliques plus riches en alcool que lui-même; celles-ci, condensées, vont bouillir à une température inférieure, en donnant des vapeurs plus riches encore, et ainsi de suite;, on fait usage de colonnes à plateaux ( colonne Savalle), dans lesquelles s'opère la séparation des flegmes et des vapeurs d'alcool. Ces colonnes à plateaux sont constituées par une caisse cylindrique ou parallélépipédique, divisée par une série de plateaux; la caisse est placée au-dessus de la chaudière. Quand les vapeurs de la chaudière arrivent au premier plateau, elles se condensent en partie, l'autre partie passant au second plateau, où le même phénomène a lieu, puis au troisième, et ainsi de suite; on recueille en tète de colonne des vapeurs très riches (95» à 97°). Quand chacun des récipients qui constituent le plateau est « garni » par le produit de la condensation, il s'établit un courant descendant des flegmes vers la chaudière. Il exista encore d'autres types de rectificateurs (Egrot, Deroy, etc.), qui ont surtout pour but de condenser immédiatement les produits les plus volatils (éthers) et de ne laisser passer que des vapeurs d'alcool et un peu d'eau ; le titre des alcools qu'ils fournissent varie entre liO» et 90».
rectifier [rèk-ti-fi-é] v. a. (du lat. reclus, droit, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Rendre droit : rectifier le tracé d'une route. Rendre exact, correct : rectifier un calcul. Purifier par la distillation : rectifier de l'eau-de-vie. Fig. Améliorer, corriger : rectifier les idées.
rectiflore [rêk] adj. (du lat. rectus, droit, et fins, /loris, fleur). Qui a des fleurs droites.
rectiforme [rèk] adj. (du lat. tectus, droit, et de forme). Qui a une forme droite.
rectiligne [rèk] adj. (du lat. rectus, droit, et de ligne). Qui est en ligne droite : mouvement rectiligne. Terminé par des lignes droites ; qui concerne la ligne droite : figure rectiligne; trigonométrie rectiligne. Rectiligne ou angle rectiligne ou angle plan d'un dièdre, angle que l'on obtient en coupant un dièdre par un plan perpendiculaire a l'arête.
rectilignement [/■;•/.-, moi»] adv. En ligne
droite.
rectinerve [rèk-ti-nèr-ve] adj. (du lat. rectus, droit, et nervus, nerf), bot. Qui a des nervures droites.
rectisérié, e [rèk] adj. (du lat. reefus, droit, et de série). But. Qui est en série droite.
rectite [rèk] a. f. (de rectum). Inflammation du rectum.
rectitude [rèk] n. f. (lat. rectitudo; de reclus, droit). Qualité de ce qui est en ligne droite. Conformité aux vrais principes, à la saine rai&on : rectitude de jugement ; rectitude d'intention.
recto [rêk] n. m. (m. lat.). Première page d'un feuillet. PI. des 7'ectos. Ant. Verso.
rectocèle [rék] n. f. (de rectum, et du gr. kèli, tumeur). Hernie ou prolapsus du rectum, qui vient faire saillie au dehors de l'orifice anal.
rectomètre [rèk] n. m. (du lat. rectus, droit, et du gr. metron, mesure). Plieuse mécanique qui exécute en même temps le métrage des étoffes.
rectopexie [rèk-to-pèk-st] n. f. (de rectum, et du gr. ]ièxis, action de fixer). Fixation du rectum aux ligaments coccygiens, pour remédier à un prolapsus.
rectoral, e, aux [rèk] adj. De recteur : autorité rectorale.
rectorat [rèk-to^rà] n. m. Charge de recteur. Temps pendant lequel on l'exerce. Etendue de pays soumise à la juridiction du recteur.
rectorier [rèk-to-ri-ê] v. a. (du lat. rector, recteur. — Se conj. comme prier.) Autref., apposer sur le parchemin le sceau du recteur. Payer au recteur de l'université de Paris, au moyen âge, le droit qui lui était dû sur la vente du parchemin.
rectotomie [rèk, mi] n. f. (de lectum, et du gr. tome, section). Opération qui consiste h couper, à réséquer le rectum.
recto-Utérin, e adj. Qui s'étend du rectum à l'utérus, qui se rapporte à l'un et à l'autre.
rectO-vaginal, e, aux adj. Qui appartient au rectum et au vagin.
rectO-vésical, 6, aUX adj. Qui appartient au rectum et à la vessie.
rectum [rêk-tom'] n. m. (mot lat. signif. ce qui est droit). Dernière portion du gros intestin qui aboutit à l'anus.
— Encycl. Anat. Le rectum est ainsi nommé à cause de sa direction moins flexueuse que celle des autres parties de l'intestin; au voisinage de l'anus, il présente une dilatation, l'ampoule rectale, où s'accumulent les matières fécales dans la constipation. Les vaisseaux du rectum portent le nom de vaisseaux hèmorroldaux.
— Pathol. V. RECTOCÈLE, HÉMORROÏDE, FISSURE, FISTULE, RÉTRÉCISSEMENT.
reçu, 6 adj. (particip. pass. de recevoir. — Est. invariable quand on l'emploie par ellipse devant l'énoncé d'une somme, pour reconnaître que cette somme a été payée.) Accepté en payement : reçu mille francs. N. m. Quittance sous seing privé, par laquelle on reconnaît avoir reçu une somme : les reçus d'une somme supérieure « dix francs doivent porter un timbre de quittance.
recueil [heu, l mil.] n. m. Assemblage de divers actes, de divers écrits, etc. : recueil de morceaux choisis. Collection, compilation.
Recueil de Moscou (le), ouvrage de C.-P. Pobiedonostzef (189(1), critique très vive et très serrée, au nom de la foi chrétienne et de la tradition, des institutions libérales et démocratiques de l'Europe occidentale (tr. fr. en 1897, sous le titre deQuestious religieuses, sociales et politiques).
recueillage [keu II mil., a-je) n. m. Action de recueillir, d'emmagasiner : le recueillage des marchandises dans les docks.
recueillement [keu, Il mil., e-man] n. m. Action de recueillir. (Peu us.) Action, état d'une personne qui se recueille. Ant. Dissipation.
Recueillements poétiques, recueil de poésies de Lamartine, écrites h diverses époques, inspirées en général par des incidents de la vie du poète. Inférieures aux Méditations et aux Harmonies, elles ne manquent pourtant ni de coloris ni de charme (1839).
recueilleur, euse [keu, il mil., eu-ze] n.
Personne qui recueille.
recueilli, e [keu, Il mil., i] adj. Qui se concentre dans le recueillement : homme recueilli. Qui est favorable au recueillement, qui se passe dans le recueillement : mener une vie recueillie. Ant. Dissipé.
recueillir [keu, Il mil., ir] v. a. (lat. recolligere. — Se conj. comme cueillir.) Faire la récolte des produits d'une terre : recueillir du blé. Fig. Obtenir comme résultat : recueillir le fruit de son travail. Acquérir par hérédité ; recueillir une succession. Rassembler : recueillir les débris d'un riaufrage, les restes d'une armée. Ecouter et fixer dans son esprit : recueillir avidement les paroles de quelqu'un. Rassembler avec énergie : recueillir ses forces, ses idées. Prendre avec soi par humanité : recueillir un malheureux. Recueillir la ficelle, l'enrouler sur le recueilloir. Recueillir le papier, prendre le papier feuille par feuille sur l'étendoir. Se recueillir v. pr. Réfléchir. Se recueillir sur soi-même. Détourner son esprit des pensées terrestres pour se livrer à de pieuses méditations. Ant. Dissiper.
recueilloir [keu, Il mil.] n. m. Morceau de bois qui sert à peloter la ficelle ou la corde.
recuire v. a. (Se conj. comme conduire.) Cuire de nouveau : recuire un gigot. Exposer de nouveau (un métal) à l'action du feu ; recuire du fer pour le convertir en acier. Faire refroidir lentement dans un four spécial les pièces de verrerie qu'on vient de fabriquer : on recuit le cristal pour le rendre moins cassaiit.
recuiSSOn [ku-i-son] n. f. Action de recuire.
recuit [ku-ï] n. m. ou recuite n. f. Action
de recuire un ouvrage ou de le soumettre au feu de nouveau : le recuit, la recuite d'une pièce d'acier.
recuit [ku-i], e adj. Fam. Cuit à l'excès : un poulet cuit et recuit. Fig. Rusé, retors. (Vx.)
recuiteur n. m. Ouvrier qui recuit les métaux, les verres.
recul [kul] n. m. (subst. verbal de reculer'. Mouvement de ce qui recule. Mouvement en arrière
REG
d'une arme a feu : le recul d'une pièce d'artillerie. Eloignement nécet «ire pour bien voir une manquer de recul.
reculade a: f. Action d'une personne, d'un véhicule qui recule. Fig. Action de celui qui, trop avancé dam une affaire, est obligé de revenir sur ses pas : une honteuie reculade.
reCUlé, e adj, Isolé, lointain : quartier re, nié. Eloigné dans le temps : époque re< u <>'■■■
reculée [lé] n. f. Espace qu'on a derrière sol et qui permet de se reculer, l'eu de reculée, grand feu qui oblige à se reculer.
reculement man] n. m. Action de reculer. i lourrc ulement, partie «lu harnal
tOUI'e le Cheval en ai-rn-,., ■ I mu- laquelle il pèse
quand il recule. Syn. de avai.oire,
reculer [lé] n. m. Sorte de lime à l'usage des horlogers.
reculer [lé] v. a. (du préf. re, et de cul). Tirer, pousser en arrière : reculer sa chaise. Fig, Accroître, étendre, agrandir : reculer les bornée, les frontières Etat. Eloigner dans le temps, retarder : reculer .m payement. V. n. Aller en arrière : faire reculer un , heval. Différer : il n'est plus possible de reculer. Fig. Perdre du terrain, rétrograder: périodes où l'humanité recule. Hésiter : reculer devant une difficulté. Reculer pour mieux sauter, temporiser pour mieux prendre ses avantages ; hésiter devant une décision désagréable qu'il faudra prendre tôt ou tard. Pnov. : Quand on n'avance pas, on recule, quand on ne fait aucun progrès, on perd ses avantages. Ant. Avancer.
reculeur n. m. Mineur chargé du travail en arrière, du remblai dans les galeries abandonnées.
reculons [Ion] (à) loc. adv. En reculant: marcher à reculons.
recultiver [vé] v. a. Cultiver de nouveau.
récupérable adj. Que l'on peut récupérer.
récupérateur n. m. Elément du frein hydropneumatique, destiné à emmagasiner et recouvrer la force vive que produit le recul du canon. Appareil destiné à utiliser la chaleur entraînée par les gaz des hauts fourneaux et des cheminées d'usine. Dispositif de l'appareil à pasteuriser, dans lequel le vin s'échauffe en profitant du calorique abandonné par le vin pasteurisé.
récupération [si-on] n. f. Action de récupérer : récupération d'une créance.
récupérer [?'é] v. a. (lat. recuperare. — Se conj. comme accélérer.) Recouvrer : récupérer ses déboursés. Se récupérer v. pr. Se dédommager : se récupérer de ses pertes.
recuperetur, mot lat. signif. : qu'il soit récupéré, formule par laquelle la Chambre des comptes exigea, au xv siècle, la restitution des sommes abusivement obtenues de Charles VI.
récurage n. m. Action de récurer.
récurer [ré] v. a. (du préf. re, et de écurer). Ecurer : récurer les casseroles. Récurer une vigne, lui donner un troisième labour.
récurrence [kur-ran-se] n. f. Etat de ce qui est récurrent.
récurrent [kur-ran], e adj. (lat. recurrens ; de recurrere , revenir en arrière). Qui revient en arrière : nerfs récurrents. Math. Qui suppose un calcul fait sur des termes placés en arrière : série récurrente. Pathol. Fièvre récurrente, fièvre épidéinique et contagieuse à caractère typhoïdique, et qui se manifeste toujours par au moins deux accès. Anat. Se dit des nerfs conjugués inférieurs et de plusieurs artères et bronches artérielles: nerf récurrent, artères récurrentes.
— Encvcl. Pathol. Fièvre récurrente. Cette maladie, que l'on observe en Irlande et surtout en Russie et en Asie, est causée par un micro-organisme, le spirille d'Oberméier. Ce spirille se transmet d'individu à individu par la piqilre des insectes (puces, punaises).
On observe des accès de fièvre brusques, de l'ictère, de la diarrhée, etc. Cette symptomatologie lui a fait donner parfois le nom de typhus à rechutes. La guérison est presque la règle, le traitement est celui des grandes pyrexies.
récursoire adj. (du lat. recursus). Se dit d'une action qui donne un recours. Qui ouvre un recours: action récursoire.
récursoirement [man] adv. D'une manière récursoire.
récurvé, e adj. (lat. recurvus). Zool. Qui est recourbé avec sa concavité tournée en arrière.
récurvifolié, e adj. (du lat. recurvus, recourbé, et folium, feuille) Bol. Se dit des feuilles qui sont infléchies ou recourbées en dedans, à l'extrémité, et des végétaux qui produisent de ces feuilles.
récusable [za-ble] adj. Qui peut être récusé : témoin récusable. En qui l'on ne peut pas avoir foi : témoignage récusable. Ant. Irrécusable.
récusant [zan],e adj. et n. Personne qui récuse.
récusation [za-si-on] n.f. (lat. recusatio). Action de récuser. Droit qu'a le justiciable d'écarter, par soupçon de partialité, un juge, un arbitre, un expert, un juge, un témoin.
— Encycl. Dr. En matière civile, toute récusation doit être motivée sur des faits nettement articulés et entrant dans l'une des catégories de circonstances que la loi admet comme moyen de récusation.
En ce. qui concerne les juges et les arbitres, il y a lieu a récusation si le juge est parent ou allié des parties ; s'il a donné conseil, plaidé ou écrit sur le différend ; s'il y a inimitié capitale entre lui et l'une des parties. Celui dont la récusation est déclarée non admissible ou non reeevable est condamné à telle amende qu'il plaît au tribunal (laquelle ne peut être moindre de 100 francs), et sans préjudice, s'il y a lieu, de l'action en réparation et dommagesintérêts du juge.
Les causes de récusation des experts sont les mêmes que les causes de reproche des témoins.
En matière d'expropriation, lors de l'appel des jurés, l'administration et la partie adverse ont le droit, sans énoncer de motifs, de récuser chacune deux jurés.
En matière criminelle, lors de la formation du jury, qui doit, en cours d'assises, connaître de chaque affaire, l'accusé ou son conseil, et le procu-
rcur général peuvi faire connaître de motifs
et jusqu'à ce ou il ne re ite que douze jurés, récuser < propos, au fur et a mesure que Lcui I de l'urne.
Récusation de témoins. V. témoin.
récuser [zé] v. a. (lat. recusare). Refuser de
ta compétence d'un tribunal, d'un Juge,
d M né, d'un expert, d'un témoin : récuser un juré.
Beji ter, ne pas admettre : récuser l'autorité d'un
. Se récuser v. pr. Se déclarer incompétent
pour juger une eau e, di lier une question.
rédacteur [dalt] n. m. (du lat. redactus, rédigé). Qui rédige : rédacteur d'un traité. (On emploie quelquef. le l'ém. rédactrice.) Employé chargé de rédiger les pièces d'administration. Ouvrier chargé, dans les chemins de 1er, de mettre les inscriptions sur les colis.
rédaction [dak-si-on] n. f. (du lat. redactus, rédigé}. Action de rédiger : la réduction d'un acte. La chose rédigée : une rédaction inintelligible. Ensemble des rédacteurs d'un ouvrage collectif: invi ter la rédaction à dîner. Bureau où travaillent les rédacteurs : aérer la rédaction.
rédactionnel, elle [dak-si-o-nèl, é-le] adj. Qui a un caractère de rédaction.
redan ou redent [dan] n. m. (préf. re, et dent). Ouvrage de fortification, composé de deux faces d'égale longueur, formant un angle saillant. (V.
la planche fortification . ) Ressaut que l'on fait de distance en distance, quand on construit un mur sur un ter- Redan.
rain en pente. Gradin d'une ardoisière que l'on exploite. Rocher en angle. Ressaut naturel. Archit. Dans l'architecture du moyen âge, découpure régulière de pierre en forme de dents.
Redange, bourg du grand-duché de Luxembourg (arr. de Diekirch) ; 2.000 h. Houblonnières.
redanser [se] v. a. et n. Danser de nouveau.
redarder [dé] v. a. Darder de nouveau.
redarguer [ghu-c] v. a. (du lat. redarguere, accuser). Réprimander, convaincre d'erreur. (Vx.)
red-cap n. et adj. (mot angl. signif. tête rouge). Variété de gallinacés anglais, a chair fine et délicate : les poules red-cap sont bonnes pondeuses.
redde n. f. Dr. anc. Elargissement de condamnés pour infractions légères. Amnistie.
redde Caesari quae sunt Cœsaris, etc.V. rendre.
Redditcn, v. d'Angleterre (comté de Worcester); 13.500 h. Fabriques d'aiguilles et d'hameçons.
reddition [rèd-di-si-on] n. f. (lat. redditio). Action de rendre. Acte par lequel une place forte assiégée ou assaillie est rendue à l'ennemi par ses défenseurs en vertu d'une capitulation : reddition d'une ville. Présentation d'un compte pour qu'il soit arrêté, réglé : reddition de comptes.
redébattre [ba-tre] v. a. Débattre de nouveau.
redébuter [té] v. n. Débuter une seconde fois.
redéChaUSSer [chô-sé] v. a. Déchausser de
redéCider [dé] v. a. Décider de nouveau.
redéclarer [ré] v. a. Déclarer de nouveau.
redécorer [rê] v. a. Décorer de nouveau.
redécouvrir v. a. Découvrir de nouveau.
redédier [di-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Dédier de nouveau.
redéfaire [fè-re] v. a. (Se conj. comme faire.) Défaire de nouveau : redéfaire une robe.
redéfier [Ji-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Défier de nouveau.
redéjeuner [né] v. n. Déjeuner de nouveau.
redélibérer [ré] v. n. et a. (Se conj. comme accélérer.) Délibérer de nouveau.
redélivrer [vré] v. a. Délivrer de nouveau.
redemander [dé] v. a. Demander de nouveau : redemander un air. Demander à quelqu'un ce qu'on lui a prêté : redemander un livre.
redemeurer [ré] v. n. Demeurer de nouveau.
redémolir v. a. Démolir de nouveau.
rédempteur [danp-teur] adj. (lat. redemptor; de rédemption, supin de. redimere, racheter). Qui rachète, qui opère la rédemption : une œuvre rédemptrice. Le signe rédempteur, le crucifix. Substanliv. Personne qui rachète. Absol. Jésus-Christ considéré comme ayant racheté les hommes par sa mort. (Dans ce sens, prend une majuscule).
Rédempteur {ordre du), ordre religieux fondé par Vincent deGonzague en 1608, et qu'on appelait aussi ordre de Saint-André et ordre du Précieux- Sang. Les membres étaient dits rédemptoristes.
rédemption [danji'-si-on] n. f. (lat. redemptio). Rachat; action de rédimer : la rédemption d'une rente. Se dit surtout du rachat du genre humain par Jésus-Christ : le mystère de la rédemption.
— Encvcl. Théo'l.cath. D'après l'enseignement de l'Eglise catholique, le genre humain était, par la faute d'Adam, dans un état de souillure et de déchéance et avait perdu tout droit à l'héritage céleste. Mais Dieu lui promit un sauveur dès l'origine, et Jésus s'unit à l'humanité, en accepta les humiliations et les souffrances pour en devenir le rédempteur. Dieu leva la sentence de malédiction qui pesait sur l'humanité, et l'humanité se trouva ainsi rachetée par le sang de l'homme-Dieu. Cette rédemption s'étend à tous les hommes, sans aucune distinction ni de temps, ni de race, ni de lieu; elle a atteint, par anticipation, toutes les âmes de l'Ancien Testament qui ne s'en sont pas montrées indignes.
Rédemption africaine {ordre de la), fondé en 1879 dans la république de Libéria. Trois classes : le ruban est rouge, à trois petits filets blancs, et un liséré bleu sur chaque bord.
rédemptoriste [danf-to-ris-
te] n. m. Membre des ordres du Rédempteur ou de la Merci, ou d'un ordre fondé dans le royaume de Naples par saint Liguori en 1721.
Arceau redenté.
Or.l.e
de la Hédeniption
africaine.
r.ED
Rédené, comm. du Fiinistère, arr. et à 7 kil.de Quimperlé : 1.600 h.
redénoncer [si] y. a. (Prend une cédille sous le c devant « el o . il redénonça, m i ncons.)
Dénoncer de nouveau.
redent [dan] n. m. V. kedak.
redent&ge iln„ in j, ,,.,„ Action de retailler les dents de scie u
redenté, e 'dan' adj. Se dit des redent.; for- U trois arcs de cercle se coupant deux à deux.
redépêcher