V. RENailÈNEMENT, RENGRÉNER
réensemencement [an-se-man-se-man] n. m.
Action de réensemencer. (On dit aussi rense.mencement.)
réensemencer [an-se-man-sé] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il réensemença, nous réensemençons.) Ensemencer de nouveau. (On dit aussi rensemencer.)
réentement [an-te-man] n. m. Action d'enter de nouveau.
réenter [an-té] v. a. Enter de nouveau.
réenterrer v. a. v. renterrer.
reentreprendre [an-tre-pran-dre] v.a. Entreprendre de nouveau.
réenvahir [an] v. a. Envahir de nouveau.
réer [ré-é] v. n. Syn. de raire, en faisant allusion au cri du cerf.
réescompte [ès-kon-te] n. m. Opération de banque, qui consiste à faire escompter de nouveau, par un autre banquier, le papier qu'on a escompté.
réescompter [ès-kon-té] v. a. Escompter de nouveau : la Banque de France réescompte le portefeuille des banques de moindre importance.
Reeth, comm. de Belgique (prov. et arr. d'Anvers); 1.730 h.
réexpédier [èks-pé-di-é] y. a. (Se conj. comme prier.) Expédier de nouveau : réexpédier des mar- : handises.
réexpédition [iks-pé-di-si-on] n. f. Nouvelle expédition.
réexportation [èks, si-on] n. f. Action de réexporter.
reexporter [èks-por-té] v. a. Transporter hors d'un Etat des marchandises qu'on y avait importées.
réexposer [èks-po-sé]v. a. Exposerde nouveau.
refàcher [ché] v. a. Fâcher de nouveau.
refaçon n. f. Nouvelle façon.
refaçonner [so-né]v. a. Façonner de nouveau.
réfaction [fak-si-on] n. f. (de refaire). Réduction proportionnelle de droits dédouane accordée aux marchandises qui ont été avariées par suite d'événements de mer, et qui ne conservent plus la valeur fixée par le prix courant des mêmes espèces de marchandises.
T efactionner [fak-si-o-né] v. a. Faire sur un prix une diminution appelée réfaction.
refagoter [té] v. a. Fagoterde nouveau. Fig. et fam. Refaire, rétablir.
refaire [fi-re] v. a. (Se conj. comme faire." Faire encore ce qu on a déjà fait : refaire un voyage
REF
Réparer, rajuster ; refaire ta col/pure. Abtol. Redonner des cartes. Se refaire v. pr. Manger, boire. Reprendre des forces, de la santé : Il e»l allé e refaire à in campagne. Rétablir ses affaire! : joueur oui commence <• le refaire. Paov. : A une femme et
•n cuinnieiici: a si: re/ture. i'khï. : « un» i»™"« "=> .. une vieille maison il y a toujours à refaire, une femme eil loujourd imparfaite, une vieille m. us. m a toujours besoin de réparai Ion.
refaiseur, euse [fe-seur, eu te] a. Pei qui refait
refait ft], e adj Fam. Trompé, dupé.
Ill'ir imlll' li's |hiiih> im .-> ..
c le banquier, lu tr el quarante el au
[rente , coup qui fail | agner au banquier la
m ! de i argent exposé par les parties, el qui ar-
A, mur de relend-
fïv0 quand ipré i ai oir .mené trente el un pour la couleur noire, on amène le même point pour la couleur i o
refamiliariser [zi\ v. a. Familiariser de nouveau.
refaucher '/Vi-r/ie v. a. Faucher de nouveav.
réfection [fek-si-on] n. f. (lat. refectio). Action de reconstruire : réfection d'un mur. Action de se
refaire. Collation, repas. (Peu us. eu ce sens.)
refectionner [fèk-si-o-né] v. n. Prendre sa réfection. V. a. Remettre en étal
réfectoire i/W. <oi-/v| n. m. (b. lat. refeclorium). Salle ou les membres d'une communauté, les élèves d'un lycée, les soldats, etc., se réunissent pour prendre leurs repas.
refectorier [/'(7r-/o-iv'-(!], ère n. Domestique, moine, religieuse, etc., qui préside aux soins à donner au réfectoire.
reféer [fé-ê] v. a. Rendre fée de nouveau.
refend [fan] n. m. Action de refendre .1/»/' de refend, mur intérieur qui sépare les pièces d'un bâtiment. Bois de refend, bois scié en long.
Liiines de re fend , chacune des lignes creuses tracées sur les murs des bâtiments pour marquer ou simuler les joints '**.
des pie r r e s.
Tringle de bois enlevée le long d'une planche trop large. Entaille pratiquée dans une pièce de bijouterie pour y loger une autre pièce plus petite.
refenderet [fan-de-rè] n. m. Coin de fer, à . des ardoisiers, pour séparer les blocs d'ardoise dans la carrière.
refendoir [fan] n. m. Outil qui sert à espacer également les dents des cardes.
refendre [fun-dre] v. a. Fendre de nouveau. Fendre, scier en long : refendre l'ardoise. Refendre des moulures, les dégager, quand elles sont empâtées, avec des fers courbés en crochet.
refente [fan-te] n. f. Action de refendre : la refente des ardoises.
référé n. m. (de référer). Recours au juge qui. dans le cas d'urgence, a le droit de statuer provisoirement. Arrêt rendu dans ces conditions : solliciter un référé.
— Encycl. Dr. La loi permet de recourir à la procédure des référés dans tous les cas d'urgence, ou lorsqu'il s'agit de statuer provisoirement sur les difficultés relatives à l'exécution d'un titre exécutoire ou d'un jugement.
Toute cette procédure consiste en une assignation donnée directement, sans formalité préalable, et en un exposé verbal des moyens des parties. La demande est portée à une audience spéciale tenue par le président du tribunal de première instance, ou par le juge qui le remplace.
Si le cas requiert célérité, le juge des référés peut permettre d'assigner même à son domicile particulier, même un jour de fête.
La décision qui intervient s'appelle ordonnance de référé. Elle ne statue pas sur le principal de la demande, et elle est exécutoire par provision.
La loi autorise l'appel lorsque la demande dépasse 1.500 francs en principal en matière mobilière ou 00 francs de revenu en matière immobilière.
référence [ran-se] n. f. (de référer). Action pporter une chose à une autorité. Ouvrage de référence, ouvrage non à lire, mais à consulter, t. Album sur les pages duquel sont collés les échantillons des étoffes en vente. Industr. PI. Attestations destinées à servir de recommandations : ce nis a de bonnes références.
référencer [ran-sé] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il référença, nous référençons.) Connu. Mettre un échantillon'dans la référence.
référendaire [ran-dè-re] adj. (du lat. referre, rapporter). Conseiller référendaire à la Cour des comptes, magistrat chargé de vérifier les comptes des justiciables ou d'instruire les affaires contenportées devant la Cour, d'en faire rapport à chambre compétente, et de rédiger ensuite les arrêts rendus sur ses rapports. Référendaire ait i rance, officier ministériel institué pour la union et la poursuite des demandes relatives aux titres de noblesse, à la naturalisation, aux disd'àge on de parenté pour contracter mariage. N. m. Grand référendaire, membre du Sénat impérial, qui apposait le sceau .1 . blée aux actes émanés d'elle.
référendariat [ran, ri-a] n. m. Dignité, fonctions de référendaire.
référendum [ré-fé-rin-dom'\ n. m. (mot lat. signif. ce qui doit être rapporté). Diplom. Dépêche qu'un agent diplomatique expédie à son gouvernement pour demander de nouvelles instructions. Politiq. Droit des citoyens de se prononcer directement sur les grandes questions d'intérêt gênerai : le référendum est pratiqué en Suisse.
référer [ri] v. a. (du lat. referre, rapporter. — Se conj. comme accélérer.) Rapporter, attribuer : r<f-
férei i quelqu'un l'honneur /[une entrepri ■ \ Faire rapport : (l faut en référer i la Chambre
vise. V. n.
Se référer v." pr. Avoir rapport Se référer ou t'en réfè rer i, i en rapporter : je m'en > • fi rt i votre uns.
refermer [fkr-mi] v. a. Fermer de nouveau : , efermer une pot te,
referrer \ft ri v, a, Ferrer de nouveau.
refesser i. Fi ei de nouveau.
refêter [té] v. a. Fêter de nouveau.
refeuillement [// mil., e-man] n. m. Action de refeuiller une pièce de charpente.
refeuiller [Il mil., i] v. a. Pratiquer une refcuillure dans une pièce de charpente.
refeuilleter [feu, «mil., e-ti] v. a. (Prend deux / devant une syllabe muette : je refeutllette.) Feuilleter de nouveau.
refeuillure [il mil.] n f. Double feuillure destinée a recevoir un vantail ou une porte, et qu'on pratique, au lieu d'une feuillure simple, lorsqu'on veut obtenir une fermeture plus exacte.
Reffye (Auguste VeRCHÈRE de,, général d'artillerie, né à Strasbourg, m. à Versailles (1821-1880 , constructeur des mitrailleuses qui lurent utilisée, en 1870, et créateur d'un système de culasse mobile encore en usage.
reflcher [chi] v. a. Ficher de nouveau. Rejointoyer : reficher un vieux mur.
r6figer [je] v. a. (Prend un p. après le g devant a et o : il reflgea, nous re/igeons.) l-'igcr de nouveau.
refiler [lé] v. a. Filer de nouveau. Arg. Restituer, reperdre : refiler son bènèf. Suivre, surveiller : refiler sa largue. Repasser : refiler à quelqu'un tes consommations perdues.
refiltrer [Ire] v. a. Filtrer de nouveau.
refin n. m. Sorte de laine très fine.
refixer [filc-sé] v. a. Fixer de nouveau.
reflairer [flè-ri] v. a. Flairer de nouveau.
reflamboyer iflan-boi-ii] v. n. (se conj.
comme aboyer.) Flamboyer de nouveau.
reflatter [/la-té] v. a. Flatter de nouveau.
réfléchi, e adj. Qui est fait ou dit avec réflexion. Qui agit avec réflexion : jeune homme réfléchi. Gram. Verbes, pronoms réfléchis, verbes, pronoms indiquant qu'une action retombe sur le sujet de la proposition. Ant. Irréfléchi.
refléchir v. a. Fléchir de nouveau. V. n. Etre fléchi de nouveau.
réfléchir v. a. (du lat. reflectere, replier.) Renvoyer dans une autre direction: les miroirs réfléchissent l'image des ohjets. Physiq. Rayon réfléchi, onde réfléchie, rayon, onde provenant d'une réflexion. V. n. Penser mûrement, méditer en soi-même : réfléchir avant d'agir. Se réfléchir v. pr. Etre réfléchi : arbres qui se réfléchissent dans un lac.
réfléchissant [chi-san], e adj. Qui réfléchit la lumière, le son, le calorique : pouvoir riflichissant des miroirs.
réfléchissement [chi-se-man] n. m. Rejaillissement, réverbération : réfléchissement de la lumière.
réflecteur [flék-teur] n. m. (du lat. reflectere, réfléchir). Appareil destiné à réfléchir la lumière. Adjectiv. : miroir réflecteur.
— Encycl. Les réflecteurs sont des instruments destinés à réfléchir dans une direction déterminée
Réflecteurs : 1, Parabolique ordinaire; 2. De lampe à acêljlène.
les rayons lumineux venant d'une certaine source-;, ils sont aussi applicables au son et à la chaleur. Les réflecteurs permettent d'obtenir des jeux de lumière ou des renforcements; lorsqu'un réflecteur n'est pas plan, sa forme sphérique, ellipsoïdale ou paraboloïdale, permet de concentrer plus fortement les rayons en un point unique (foyer).
réflectif, ive [flcli] adj. Qui a rapport à la réflexion.
réflectivité [Jlik] n. f. aractère des actions réflexes.
reflet 'fit] n. m. (du lat. rrflectere, réfléchir). Rayon lumineux ou coloré, réfléchi par un corps : reflet d'un tableau, d'une étoffe. Fig. Reproduction affaiblie : sa réputation n'est qu'un reflet de la gloire de son pire.
reflétant [tan], e adj. Qui reflète, qui renvoie par réflexion.
refléter [té] v. a. (du lat. reflectere, revenir. — Se conj. comme accélérer.) Renvoyer en redits la lumière, la couleur sur un corps voisin. Fig. Reproduire, être un reflet de : traits qui reflètent uni- âme noble. V. n. et Se refléter v. pr. Fig. Etre reproduit : sa gloire reflète ou se reflète sur sa famille.
refleurir v. n. Fleurir de nouveau : les marguerites refleurissent quelquefois à l'automne. Fig. Redevenir florissant : les lettres, les arts commencent à refleurir. V. a. Rendre frais, fleuri : le pritfi temps refleurit nos jardins. V. FLEURIR,
refleurissement [ri-se-man] n. m. Seconde floraison qui a lieu dans la même année.
réflexe [flilt:se] adj. (lat. reflexus). Qui se l'ait par réflexion : vision réflexe. Action ou phénomène réflexe, réaction nerveuse inconsciente (motrice, secrétaire, etc.), qui résulte d'une impression extérieure. N. m. : un réflexe.
r— Encycl. Physiol. Lorsque la terminaison nerveuse d'un nerf sensitif est excitée, la sensation est transmise au centre nerveux, puis se réfléchit et provoque, par l'intermédiaire des nerfs moteurs ou secrétaires, une réaction qui donne lieu soit à un mouvement, soit à une sécrétion. Cet ensemble de phénomènes constitue l'action réflexe, qui se fait par l'intermédiaire de nerfs dont l'ensemble est l'arc le point de la moelle où la sensation se
RÉF
transforme est le centre réflexe. Pflûger a étudié les lois des réflexes. Toutes les causes physiques ou chimiques peuvent agir sur les réflexes pour les augmenter ou les diminuer. Les réflexes ayant pour centre la moelle sont nombreux; citons : le centre ano-spinal, celui de la sécrétion sudorale, etc. Parmi les centres bulbaires el cérébraux, citons le centre de la respiration, le centre de l'élernuemcnt, le centre de la mastication, etc.
En résumé, toutes les fonctions de la vie végétalire inconscient!: s'accomplissent par des réflexes, qui ont probablement été tout d'abord des actes volontaires et conscients, et qui ne sont devenus instinctifs et inconscients que par une longue répétition héréditaire.
réflexibilité [fléh-si] n. f. Propriété de ce qui peut être réfléchi.
réflexible [fliteri-ble] adj. Qui peut être réfléchi : rayon réflexible.
réflexiflore [flik-ti] adj. (du lat. reflexus, réfléchi, et flos, /loris, fleur). Lut. Dont la corolle est renversée en dehors.
réflexion [flék-si-on] n. f. 'lat. reflexio). Action d'un corps qui change de direction aires avoir choqué un autre corps. Changement de direction des ondes lumineuses ou sonores qui tombent sur une surface réfléchissante : réflexion des ra du son. A ngle de réflexion, angle que fait la normale au point d'incidence avec le rayon réfléchi. ( V. incidence.] Attention de l'âme qui s'attache à ses propres idées pour les examiner et les comparer : attitude qui iii'li'jw: une n-fli'/ion profonde. Pensée qui en résulte : faire de sérieuses réflexions. Faire réflexion, réfléchir, s'aviser. Toute réflexion (aile, tout bien examiné. Ant. Irréflexion.
— En ycl. O/it. Lorsqu'un rayon lumineux (rayon incident) vient frapper une surface réfléchissante séparant deux milieux, une partie de la lumière retourne au premier milieu 'rayon réfléchi), l'autre pénètre dans le second (rayon réfracté). Les lois de ia réflexion sont les suivantes :
1» Le rayon incident, ia normale au point d'incidence et le rayon réfléchi sont dans un même plan, appelé plan d'incidence ;
2» L'angle d incidence (angle formé par le rayon incident et la normale) est égal à l'angle de réflexion (angle formé par le rayon réfléchi et la normal.- .
Il en résulte que les rayons émanés d'une source et tombant sur un miroir plan se comportent, après réflexion, comme s'ils émanaient d'un point symétrique de la source par rapport au miroir : c'est l'image de la source lumineuse.
réflexivement [fléksi-ve-man] adv. Par la réflexion.
reflot [flo] n. m. Syn. anc. de reflux.
refluement [flû-man] n. m. Action de refluer. Mouvement de retour.
refluer \flu-c] v. n. (du lat. refluere, couler en arrière.) Se dit du mouvement des eaux qui retournent vers le Heu d'oU elles ont coulé. Fig. Revenir vers le lieu d'où ion est parti, vers son origine : èmigrants qui refluent vers la mère patrie.
reflux [/lu] n. m. (prêt re, et flux . Mouvement des eaux de la mer qui s'éloignent du rivage, lorsque la marée baisse. Fig. Retour en arrière : le reflux de la foule.
refonder [dé] v. a. Fonder de nouveau.
refonder ou refondre v. a. Dr. anc. Se disait, en parlant des dépens de contumace, pour rembourser les frais d'un défaut faute de comparoir, remboursement dans lequel on n'était pas reçu opposant.
refondre v. a. Fondre une seconde fois : refondre une statue. Fig. Apporter des modifications considérables dans : refondre un ouvrage. Se refondre V. pr. Etre refondu. Changer de caractère, devenir une autre personne : on ne peut se refondre.
refonte n. f. Action de refondre : la refonte des monnaies. Changement essentiel : refonte d'un ouvrage. Techn. Mise des papiers au pilon.
ret'orcer [sél v. a (Prend une cédille sous le c devant a et o : il reforça, nous re forçons.) Forcer de nouveau.
reforgement [je-man] n. m. Action de reforger.
reforger [je] v. a. (Prend un c muet après le g devant a et o : il reforgea, nous reforgeons.) Forger de nouveau.
réformable adj. Qui peut être réformé ■-jugement ré foi niable. Ant. Irréformable.
réformateur, trice n. et adj. Qui réforme : So/on fut un sage réformateur. Particulierem., chef d'une réforme religieuse : les réformateurs du xvie siècle.
réformation [>t-on] n. f. Action de corriger : réformation des mœurs. Révolution religieuse. Syn.
de RÉFORME.
réformatoire adj. Qui concerne la réformation des mœurs, de la discipline, etc.
réforme n. f. (de réformer). Changement opéré en vue d'une amélioration : la réforme du calendrier Julien. Amélioration apportée à une règle trop relâchée, dans un ordre religieux : la réforme de Citeaux. Retranchement d'abus introduits : mettre lu réforme dans une administration. Opération par laquelle un militaire est rayé des contrôles comme incapable ou indigne de continuer à servir. Se dit également des chevaux et du matériel mis hors de service : officier mis u la réforme; cheval de réforme. Alisol. (avec une majuscule). Le mouvement protestant. V. l'art, suiv.
— Encycl. La réforme des hommes de troupe est prononcée pour inaptitude physique, par une commission spéciale de réforme, qui existe dans chaque subdivision de région.
La réforme des officiers est prononcée par le président de la République, sur la proposition du ministre de la guerre, et après décision d'un conseil d'enquête, dont l'avis ne peut être modifié qu'en faveur de l'officier. Elle est motivée par l'un des quatre cas suivants : inconduite habituelle, fautes commises contre l'honneur, fautes graves contre la discipline, prolongation au delà de trois ans de la non-activité.
Réforme ou Réformation. On entend sous ce nom le mouvement religieux et politique qui. au début du xvi« siècle, a brisé l'unité r-"--'- —
RËF
et soustrait à la foi et à l'obédience traditionnelles de l'Eglise, particulièrement à l'obédience des papes, la plus grande partie des pays septentrionaux de l'Europe. Avec un sens plus large, le nom de Réferme doit s'appliquer à tous les efforts faits, dans l'Eglise et hors de l'Eglise, pour rénover la vie chrétienne et l'organisation du clergé. Il y a donc eu une Reforme catholique et une Réforme protestante.
Préparée par les hérésies de Wiclef et de Jean Hus, esquissée même dans les conciles de Constance et de Bàle, favorisée par le profond ébranlement cause dans les esprits par les progrès de la Renaissance, ar l'œuvre critique de l'humanisme, par une lierté de pensée et de mœurs qui n'épargnait même pas le clergé, notamment en Allemagne, la réforme protestante eut pour instigateur Martin Luther. Mis au ban de l'empire et excommunié pour s'être élevé, en 1817, contre la vente des indulgences*, Luther se retira à la VN'artburg, d'où il dirigea le mouvement contre le catholicisme romain. La noblesse allemande adopta avec empressement les idées nouvelles, qui devaient lui permettre de séculariser les domaines ecclésiastiques, et ausM de résister à l'autorité menaçante des empereurs, qvii devinrent, en Allemagne, les champions du catholicisme. A la mort de Luther (15461, les luthériens, condamnés par le concile de Trente, se soulevèrent, a la ligue de Smalkalde, mais furent vaincus a Muhlberg (1547). Cependant, Charles- Quint devait, l'année suivante, consentir la paix d'Augsbourg 1556), qui mit fin aux hostilités, et reconnut l'existence légale du luthéranisme en Allemagne. La guerre de Trente ans devait confirmer cette conquête de l'égalité de culte, également appliquée au calvinisme. (V. protestantisme.)
La Réforme eut dans les différents pays d'Europe un succès très inégal. Mal accueillie, pour des raisons diverses, dans les pays latins, elle conquit, au contraire, une grande partie du monde germanique et Scandinave. En Suède , Gustave Wasa . après avoir délivré sa patrie de la tyrannie du Danemark (1523), résolut de l'affranchir de la domination du clergé catholique et lui imposa la Réforme. Dans le même temps, le protestantisme s'introduisit en Danemark, à la faveur des dissensions entre l'Eglise et la royauté.
En Suisse, la Réforme fut propagée par Zwingle, curé de Zurich, qui, contrairement à la doctrine de Luther, nia la présence réelle dans l'eucharistie (1525). C'est dans ce pays que Jean Calvin, oblige de quitter la France (1531). vint s'établir pour prêcher sa doctrine, laquelle réduit à deux les sacrements (baptême et cène), nie la présence réelle, admet l'élection des pasteurs par les fidèles, abolit l'épiseopat et repousse la pénitence. Pasteur de l'Eglise de Genève (1555). il fut aidé par Théodore de Bèze.
L'Angleterre se sépara du saint-siège en 1531. sous Henri VIII, et se convertit au protestantisme sons Edouard VI (1547-1553). Marie Tudor (1553-1557) voulut y rétablir le catholicisme, mais Elisabeth, par le bill d'uniformité, donna à l'anglicanisme son organisation définitive (15021. (V. anglicanisme.] Pendant la minorité de Marie Stuart, la Réforme fut précitée en Ecosse par John Knox ; elle coûta la vie a l'héritière de Jacques V.
De Flandre, où elle se répandit de bonne heure, la R. -forme gagna les Pays-Bas, où elle triompha, malgré les mesures prises par Philippe II pour eu arrêter la propagation.
La Réforme avait pris naissance en France sous François I", qui la toléra d'abord et la réprima ensuite (massacre des vaudois , en 1545). Sous Henri II. ses adeptes devinrent de plus en plus nombreux; d'abord luthérienne, elle fut ensuite et presque exclusivement calviniste. Sous François II, les Guises réprimèrent cruellement la conjuration d'Amboise (1560). L'Hospital s'efforça de faire triompher à la cour les principes de la tolérance (édits de Romorantin 1560, et de janv. 1562), mais la lutte fut déchaînée par le massacre de Yv'assy (1562), qui marque le début des guerres de religion. V. Religion queiTes de).
L'Eglise catholique, atteinte par les progrès du protestantisme, songea à se réformer elle-même, des le règne du pape Adrien VI, qui réorganisa la curie, mit fin aux abus des indulgences, et provoqua la réunion du concile de Trente, qui définit d'uni' façon précise la foi catholique en présence des doctrines protestantes et fixa la discipline. Les pape, Paul III. Paul IV. Sixte-Quint, etc., furent les principaux artisans de cette reforme catholique, que secondèrent les ordres religieux nouveaux ou rénovés : les jésuites, les franciscains, l'Oratoire, etc.
Réforme sociale en France [la), par F. Le Plny Ce sont les conclusions de sa grande enquête sociale. Il y demande une restauration de l'esprit religieux et de la famille, qui est pour lui la vraie unit-' sociale : et conséquemment. la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la liberté de la propriété et du travail, la décentralisation.
réformé, e adj. Religion réformée, culte réformé, titre que se donne l'Eglise protestante. Religion, cultes prétendus réformés, titre que lui donnent les catholiques. N. m. Protestant : un véformé. N. m. pi. Les protestants.
reformer [mé] v. a. Former de nouveau : reformer la rangs. Se reformer v. pr. En parlant des troupes, se rallier après avoir été dispersées.
réformer [mé] v. a. (du lat. reformare, rendre la première tonne:. Donner une meilleure forme, corriger : réformer les lois, les mœurs. Supprimer ce qui est nuisible : réformer un abus. Milit. Retrancher des cadres ou de l'approvisionnement dé l'année des hommes, des chevaux, du matériel, etc., impropres aux services. Ré former les monnaies, les refondre. Se réformer v. pr. Renoncer à de mauvaises habitudes.
réformiste [mis-te] n. m. Partisan d'un'' réforme politique ou religieuse. Spérialcnt., en Angleterre, partisan de la réforme électorale. Adjectiv. : un ministère réformiste.
refortifier ft-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Fortifier de nouveau.
refouillemeilt 'fou, Il mil., e-mari] n. m. Action de creuser pour faire des ornements: refoui llement d'un chapiteau. Evidement pratiqué d'outre en outre dans une pierre ou une charpente.
refouiller [fou, Il mil., é] v. a. Fouiller de nouveau : fouiller et refouiller tes poches. Pratiquer un evidement dans : refouiller une pierre.
refouir v. a. Fouir de nouveau.
LAR. P. TOUS. — IL
refoulement [mon] ou refoulage n. m.
Action de refouler; effet de cette action : le refoulement des étoffes. Action de faire rétrograder : le refoulement des troupes ennemies.
refouler [té] v. a. (préf. re, et fouler). Fouler de nouveau : refouler une étoffe. Comprimer : refouler un gaz. Faire entrer de force : refouler des chevilles. Comprimer avec le refouloir : refouler lu charge d'un canon. (Vx.) Refouler un train, le faire reculer à l'aide de la locomotive. Faire rétrograder. repousser : Charles-Martel refoula les Sarrasins en Espagne. Mur. Refouler le courant, la marée, se dit d'un navire qui avance malgré le courant ou la marée. Fii/. Comprimer avec effort : refouler sa colère. V. n Refluer, retourner en arriére : la digue a fuit refouler les eaux. Refuser de pénétrer, ne pas s enfoncer : la cheville refoule.
refouleur n. m. Appareil ou instrument servant a produire un refoulement.
refouloir n. m. Bâton garni d'un gros bouton aplati, qui servait pour bourrer les pièces de canon.
refourbir v. a. Fourbir de nouveau.
refoumir v. a. Fournir de nouveau.
refourrer [fourré] v. a. Fourrer de nouveau.
réfractaire [ frak-tè-re ] adj . (lat . refraclariits ; de réfraction, supin de refringere, briser). t'Iiim. Qui résiste à certaines influences, et spécialein., qui ne fond qu'à une très haute température : argile réfractaire. Qui refuse de se soumettre à : réfractaire à la loi. Prêtre réfractaire, prêtre qui, pendant la Révolution, avait refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé. (Syn. insermenté.) N. m. Soldat qui se soustrait à la loi du recrutement et refuse de se ranger sous les drapeaux : les réfrai taires furent nombreux à la fin du premier Empire. — - Encycl. Techn. Les matériaux réfractaires entrent principalement dans la construction des hauts fourneaux et des fours métalliques. Ce sont des argiles spéciales, constituées par des silicates d'alumine, et qui doivent leurs propriétés à leur mode d'agrégation moléculaire. On utilise les produits réfractaires pour la fabrication des creusets dans lesquels on soumet les métaux et autres substances à la chaleur des fourneaux. Les briques réfractaires sont formées d'argile crue et d'argile cuite, ou encore d'argile crue, de quartz en poudre et d'argile cuite, mélange auquel on ajoute très souvent des débris pulvérulents de vieilles briques.
Réfractaires (tei, par Jules Vallès (1866); esquisses vigoureuses de figures de déclassés et de bohèmes.
réfractant tfrak-tari], e adj. Qui produit une réfraction : milieu réfractant.
réfractariat [frak-ta-ri-a] n. m. Etat de réfractaire.
réfracter [frak-té] v. a. (du lat. refractum, supin de refringere, briser). Produire la réfraction : le prisme réfracte tes rayons lumineux.
réfracteur [frak-teur] adj. m. Qui sert à réfracter: appareil réfracteur. Syn. de réfractométre.
réfractif [frak-tif], ive adj. Qui produit la réfraction : milieu réfractif.
réfraction [frak-si-ori] n. f. (lat. refractio). Changement de direction qu'éprouve la lumière en passant d'un milieu dans un autre.
— Encycl. Lorsqu'un rayon lumineux SI passe obliquement d'un milieu transparent dans un autre, il change de direction. Il se réfracte suivant 1R. se rapprochant ou s'écartant de la perpendiculaii e S; IN' selon que le deuxième corps est plus ou \S N moins dense que le premier. Ainsi, un bâton plongé dans l'eau parait brisé et raccourci, caria partie immergée semble pour notre œil relevée vers la surface de ce liquide plus réfringent que l'air.
Le plan du rayon incident SI et de la normale NIN' à la surface de séparation des deux milieux se nomme le plan d'incidence. Le rayon réfracté IR et la normale déterminent le plan de réfraction. SIN est l'angle d'incidence, RIN' l'angle de refraction. Les lois de la réfraction, énoncées par Descartes, sont les suivantes :
lo Le rayon réfracté reste dans le plan d'incidence :
2» Quelle que soit la direction du rayon incident, le rapport du sinus de l'angle d'incidence au sinus de l'angle de réfraction demeure constant pour deux nv'mes milieux.
Le rapport constant entre le sinus de l'angle d'incidence et le sinus de l'angle de réfraction s'appelle indice lïe réfraction du deuxième milieu par rapporl au premier. Les indices de réfraction par rapport au vide sont appelés indices absolus. L'indice de l'air par rapport au vide est très voisin de 1, de sorte que l'indice absolu d'un corps diffère très peu de son indice par rapport à l'air.
Si la lumière passe dans un milieu plus réfringent, le rayon incident, normal à la surface de séparation, la traverse sans déviation. Quand l'angle d'incidence augmenté, l'angle de réfraction croit également, mais moins vite et pour l'incidence rasante (i=90°). Il atteint sa plus grande valeur (angle limite) ; pour le verre, cet angle est de 41" 48'. Dans la réfraction en sens inverse, de l'eau dans l'air par exemple, si le rayon arrive sur la surface de séparation sous un angle supérieur à 41» 48', la relia. tion ne se fait plus, il y a réflexion : on dit qu'il y a réflexion totale. C'est à un phénomène de reflexion totale que l'on attribue le mirage.
Les lois de Descartes ne s'appliquent qu'à un milieu homogène. Pour les corps non isotropes, c'est à-dire cristallisés dans un autre système que le m cubique, à un seul rayon incident correspondent le plus souvent deux rayons réfractes dis tincts : c'est le phénomène de double refractum . L'un des rayons réfractés {rayon ordinaire) suit les règles de Descartes, l'autre (rayon extraordinaire) n'y obéit pas.
— Astron. La réfraction due à l'atmosphère terrestre dévie les rayons lumineux qui nous parvien-
Rëfraction ; marche du rayon lumineux passant, de l'air dans l'eau.
REF
nent des astres et, par suite, la distance zénithale des astres que nous observons n'est pas la vraie dis tance. La différence entre la distance zénithale vraie et la distance zénithale apparente s'appelle la réfraction astronomique et oblige à corriger les nombres fournis par les observations directes. Lorsqu'un astre parait être à l'horizon, il est en réalité 33°-48' au-dessous. C'est encore à cause de la réfraction que le soleil et la lune nous apparaissent à l'horizon légèrement aplatis dans le sens vertical.
réfractOire adj. Qui a rapport a la réfraction : courbe réfractonr.
réfractomètre [frak-to] n. m. (de réfrabtion, et du gr. metron, mesure). Instrument pour mesurer les indices de réfraction.
refrain [friri] n. m. (du vx fr. refraindre, briser). Répétition de mots, de vers ou de strophes, dans le cours ou à la fin des parties d'une pièce de vers lyriques. Par ext. Ce qu'une personne répète sans cesse: c'est toujours le même refrain. C'est le refrain de la ballade, c'est la chose qui revient sans cesse.
refranchir v. a. Franchir de nouveau.
réfranger \jé] v. a. (préf. re, et lat. frangere. briser. — Prend un e muet après le g devant a et o : il réf rangea, nous réf rangeons.) Syn. de réfracter.
réfrangibilite n. f. Propriété de ce qui est réfrangible : c/tague rayon coloré a sa réfrangibilite propre.
réfrangible adj. Susceptible de réfraction : les rayons violets sont les plus réfrangiblcs. Ant. Irréfrangible.
refrappage [fra-pa-je] ou refrappement
[fra-pe-man] n. m. Action de refrapper.
refrapper [fra-pé] v. a. et n. Frapper de nouveau.
refrayer [frè-ié] v. a. (Se conj. romme balayer.) Frayer de nouveau. Rendre plus uni, en parlant de la poterie que l'on prépare ainsi avant de la cuire.
refredonner [do-né] v. a. Fredonner de nouveau.
refrémir v. n. Frémir de nouveau.
refrénateur, trice adj. Phys. Qui refrène.
rel'rénation n. f. v. refrènement.
refrènement [man] n. m. Action de refréner. (Peu us.) On dit aussi refrénation n. f.
refréner [né] v. a. (lat. refrenare. — Se conj. comme accélérer.) Mettre un frein, réprimer : refrèner ses passions.
refréquenter [kan-té] v. a. Fréquenter de nouveau.
refricasser [ka-sé] v. a. Fricasser de nouveau.
réfrigérant [ran], e adj. (de réfrigérer). Qui abaisse la température : la glace pilée et le sel marin constituent un mélange réfrigérant. N. m. Remède rafraîchissant. Appareil servant à abaisser la température d'un produit quelconque. Vaisseau qui contient le serpentin d'un alambic, et qu'on emplit d'eau froide, pour obtenir la condensation des vapeurs.
— Encycl. Le plus simple des réfrigérants est une cuve pleine d'eau, maintenue constamment froide et au milieu de laquelle plonge un tube où circule la vapeur ou le liquide à refroidir. Certains réfrigérants sont plus complexes: ce sont les appareils frigorifiques.
Mélanges réfrigérants. Ce sont des mélanges de certaines substances qui provoquent des abaissements de température prononcés. Ainsi, un mélange à parties égales d'eau et d'azotate d'ammoniaque peut abaisser la température de 25° environ. Un mélange à parties égales de neige ou de glace pilee et de sel marin abaisse la température au-dessous de — 20», etc.
réfrigératif, ive adj . Qui a la propriété de rafraîchir: remède réfrigératif. N. ni.: un réfrigératif.
réfrigération [si-on] n. f. (lat. refrigeratio). Action d'abaisser la température d'un liquide, d'un gaz. Résultat de cette action.
■ — Encycl. La réfrigération d'un corps peut être obtenue par le contact d'un corps plus froid, ou encore en utilisant les mélanges réfrigérants, dont remploi repose sur ce principe qu'un corps qui passe de l'état solide à l'état liquide absorbe de la chaleur, que le passage se fasse par liquéfaction ou dissolution. La chaleur absorbée est surtout fournie par le mélange lui-même. Enfin, lorsqu'on veut opérer sur de grandes masses, on utilise ce fait que tout corps qui se vaporise absorbe de la chahut. Cette vaporisation d'un corps s'effectue généralement, soit en faisant le vide au-dessus du liquide (fabrication de la glace par l'appareil de Carré), soit en faisant passer un courant d'air dans le liquide à vaporiser. On utilise à cet effet des gaz facilement liquéfiables comme l'ammoniaque, le gaz sulfureux, le chlorure de méthyle, le gaz carbonique, que l'on liquéfie préalablement. Les machines qui les emploient permettent aussi de refroidir l'air pour la conservation des matières fe rmentescibles , des viandes par exemple, ou encore de congeler des couches aquifères, pour percer ou bâtir des puits ou des tunnels.
Enfin, on utilise aussi, avec la machine de Linde, le grand abaissement de température que l'on obtient par la détente d'un gaz préalablement comprime ; c'est par une suite de détentes que l'on obtient la liquéfaction de l'eau. L'évaporation de l'air liquide produit une températura suffisamment basse pour liquéfier l'hydrogène.
réfrigérer [ré] v. a. (lat. refrigerare. — Se conj. comme accélérer.) Soumettre à la réfrigération.
réfringence [jan-se] n. f. (de réfringent). Propriété de réfracter la lumière : la réfringente du cristal.
réfringent [jan], e adj. (du lat. refringere,
briser). Physiq. Qui fait dévier de leur direction les rayons lumineux; nuliru réfringent.
refrire v. a. Frire dr nouveau.
refriser [zé] v. a. Friser de nouveau. V. n. Redevenir frisé.
refrissonner [fri-so-né] v. n. Frissonner de nouveau.
refrogné ou renfrogné, e [ranl adj. Qui
prend une expression de mécontentement . i isage renfrogné.
refrognement [mari] ou mieux renfrognement [ran, man] n. m. Action de refrogner
REF
RÉG
refrogner [gné]o\i mieux renfrogner [ranfro-gni] v. a. iprér. re, et anc. verbe frogner). racter par mécontentement : renfrogner ton Se refrogner ou se ronfrogner v. pr. Contracter la peau de son visage, de son front, en signe de mécontentement.
refroid [frui] n. m. Opération qui produit les refroidissements. Atelier ou l'on fait cette opération.
refroidir v. a. (du préf. re, et de froid). Faire redevenir froid, abaisser la température : vent gui refroidit. Fig. Diminuer l'ardeur, l'activité de: lu
■ ieillesse refroidit les passions. Dimii r la chaleur,
i ■ les longueurs refroidissent une narration. Arg. Tuer, assassiner : refroidir un pante. v. n. ou Se refroidir v. pr. Devenir froid ou plus li-oid : corps qui refroidit (ou se refroidit] lentement. Ant. Réchauffer.
refroidis [di] n. m. Culture qui se fait l'année des jachères. Grain que l'on seme dans ecs circonstances.
refroidissant [di-san], e adj. Qui refroidit, qui rend moins chaud : influence refroidissante.
refroidissement [di-se-man] n. m. Diminution de chaleur : refroidissement de l'air. Indisposition causée par un froid subit: attraper un refroidissement. Fig. Diminution de tendresse, d'affection, etc. Ant. Réchauffement.
— Encycl. Méd. Le refroidissement brusque peut donner lieu à des lésions cutanées, analogues aux brûlures. Intérieurement, il détermine souvent des congestions. Dans ce dernier cas, on note des pneumonies, des angines, de la diarrhée, etc. Parfois, le refroidissement intense est mortel.
— Art vétêr. Le cheval est assez sensible aux refroidissements et peut, de ce fait, contracter des congestions; il est urgent de bouchonner un cheval qui doit rester immobile après une longue course et de lui jeter une couverture sur le dos.
— Physiq. Le refroidissement d'un corps se trouvant dans une enceinte à température plus basse que la sienne s'effectue par rayonnement et par contact. (V. rayon, rayonnement.1 La perte de chaleur par contact s'effectue grâce au gaz ambiant et a l'enceinte elle-même.
refroidisseur [diseur] n. m. Appareil de ventilation, destiné à empêcher les moules d'un mouleur de s'échauffer outre mesure.
refroidissoir [di-soir] n. m. Syn. de rafraî-
CHISSOIPw
refroisser [froissé] v. a. Froisser de nouveau.
refrotter [fro-té] v. a. Frotter de nouveau.
refuge n. m. (lat. refugium). Asile, retraite, lieu où l'on se retire pour échapper à un danger : les cotises étaient jadis des lieux de refuge Fig. Ressource, moyen que l'on a d'échapper à certains dangers- la poésie est le refuge des âmes souffrantes. Personne à laquelle on a rocours dans certains embarras : fous êtes mon refuge. Asile pour les indigents. Garage pour les piétons, dans les voies très fréquentées par les voitures. Hist. Nom donné par les protestants aux lieux d'exil qu'ils choisirent lors des persécutions religieuses, particulièrement après la révocation de ledit de Nantes.
réfugié, e adj. et n. Qui a quitté son pays pour éviter des persécutions ou une condamnation : accueillir hospitalièrement un réfugie. N. ni. pi. Nom donné aux protestants qui s'expatrièrent après la révocation de l'êdit de Nantes.
réfugier [jUé] (se) v. pr. (c\c refuge.— Seconj. comme prier.) Se retirer en quelque lieu pour y être en sûreté : se réfugier d l'étranger. Fig. Mettre sa ressource dans : se réfugier dans des équivoques.
refui n. m. Asile, retraite, gîte, en parlant du gibier et des bétes fauves.
refuir v. n. (Se conj. comme fuir.) Véner. Revenir sur ses pas pour donner le change.
refuite n. f. Endroit où une bête a coutume de passer quand elle est poursuivie : connaître les refaites d'un lièvre, d'un cerf. Ruse de la bête de meute, qui revient sur ses pas pour donner le change. Fig. Prétexte, retardements affectés- Excès de profondeur du creux d'une mortaise. Jeu qu'on laisse dans un assemblage de menuiserie afin de favoriser le retrait des planches qui se dessèchent.
refumer [méj v. a. Fumer de nouveau.
refus [fu] n. m. Action de refuser : essuyer un refus. A u refus de, en conséquence du refus de. Fam. Ce n'est pas de refus, c'est là une chose qu'on accepte volontiers. Techn. Moment où une pièce, pilotis, cheville, etc., que l'on enfonce de force, cesse de pénétrer. Ant. Autorisation. Acceptation.
— Encycl. Dr. Le refus d'un service légalement dû est puni par le Code pénal.
Tout commandant, tout officier ou sous-officier de la force publique qui, après avoir été légalement requis par l'autorité civile, aura refusé de faire agir la loree à ses ordres, sera puni d'un emprisonnement d'un mois à trois mois, sans préjudice des réparations civiles qui pourraient être dues. Le refus du service militaire est l'objet de dispositions particulières.
Les témoins et jurés qui ont allégué une excuse reconnue fausse sont condamnés, outre les amendes prononcées pour la non-comparution, à un emprisonnement de six jours à deux mois.
refusable [za-ble] adj. Qui doit ou peut être refusé. Ant. Acceptable.
refusant [zan], e adj. Qui refuse.
refusé [zé\ e adj. Que l'on n'a pas accepté ou
accordé : proposition refusée; artiste refusé au
. fureur refusée. Substantiv. Artiste dont
" re n'a pas été admise au Salon : organiser une
lion des refusés. Loc. prov. : Qui est refusé
n'est pas battu, se dit pour quelqu'un qui hésite à
demander : un refus n'est pas un coup.
refuser [zè] v. a. (du lat. refusum, supin de refundere). Ne pas accepter une chose offerte : refuser un présent. Ne pas accorder ce qui est demandé : refuser une grâce. Ne pas recevoir à un examen : refuser un candidat. Ne pas reconnaître : refuser toute qualité à un ennemi. Refuser quelqu'un, repousser ses offres ou ses demandes, ne pas consentir à l'épouser. V. n. Se dit d'un cheval qui n'obéit pas à son cavalier. Mar. Se dit du vent quand il se rapproche de l'avant. Techn. Ne plus pénétrer: ce pilotis refuse. Se refuser v. pr. Se priver de : l'avare se refuse le nécessaire. Ne pas consentir •. se refuser à
faire une chose. Ne rien se refu er, re-corder à soimême tous les agrémenta. Prov. : Tel refuse qui après muse ou Qui refuse muse, on se repend d'avoir e des offre* avantageuses. Ant. Accorder, accepter, recevoir.
refuseur, euse [zeur, eu-ze] n. Personne qui refuse. Pi.ov. : A bon demandeur, bon refuseur, ci lui qui demande sans discrétion doit être refusé sans ménagement: ou encore : une demande polie ne doit être repoussée qu'avec honnêteté.
réfusion [zi-on] n. f. (lat. refusio). Action de répandre, de répartir sur. Dr. anc. Remboursement : ré) usion des dépens.
réfutable adj. Qui peut être réfuté : argument difficilement réfutable. Ant. Irréfutable.
réfutateur, trice n. Personne qui fait une réfuta non.
réfutatif, ive adj. Qui réfute, qui contient la réfutation: la partie réfutât ive d'un réquisitoire.
réfutation [H-on\ n. f. (lat. refutatio). Action
de réfuter. Raisons alléguées pour réfuter : la réfutation d'un argument. Preuve qui détruit ce qui a été allégué : ses actions sont la réfutation de ses paroles, lthét. Partie d'un discours où l'on répond aux objections.
réfutatoire adj. Qui a le caractère d'une réfutai ion.
réfuté, e adj. Combattu victorieusement par des preuves contraires : une thèse réfutée. Ant. Irréfuté.
réfuter [té] v. a. (lat. refutare). Détruire par des raisons solides ce qu'un autre a avancé : réfuter un argument spécieux, des calomnie*
regabeler v. n. (de re, et gabelle. — Se conj. comme appeler.) Frapper d'un nouvel impôt. Fig. Pointiller, chercher des difficultés. (Vx.)
regagnable adj. Que l'on peut regagner.
regagner [gné] v. a. Recouvrer ce qu'on a^ait perdu : regagner l'argent perdu. Retourner vers : regagner son logis. Recouvrer ou réparer : regagner le temps perdu. Recouvrer l'affection, l'estime : regagner des partisans.
regaillardir v. a. Syn. de ragaillardir.
regain [ahin] n. m. (de l'anc. v. regalmer, repousser). Herbe qui repousse dans un pré après la l'auchaison : couper un regain. Fig. Retour de santé, de fraîcheur, après que l'âge en est passé. Retour inespéré, recrudescence : «11 regain de succès.
— Encycl. Agric. Le regain est plus ou moins abondant : dans les prairies artificielles (luzerne), surtout si elles sont bien irriguées, il peut fournir une seconde, une troisième et parfois même une quatrième récolte. A l'inverse de la première pousse, les regains sont dépourvus de fleurs, mais ne perdent rien de leur valeur nutritive. Dans les prairies naturelles, on fait généralement pâturer les regains sur place.
regainable [ghé-na-ble] adj. Terre sur laquelle on peut obtenir du regain.
régal n. m. (de régaler). Grand repas, festin : un régal magnifique. Mets qui plait beaucoup : c'est un régal pour moi. Fig. Grand plaisir que l'on trouve à quelque chose : la flatterie est le régal des sots. PI. des régals.
régalade n. f. Action de donner ou de se donner un régal : vivre dans de continuelles régalades. Ce qui est propre à régaler : un pâté fin est une régalade. Feu vif et clair, de bruyère, de bois léger, etc. Bois léger que l'on brûle pour faire ce feu. Boire d la régalade, en se versant la boisson dans la bouche sans que le vase touche les lèvres.
regalage n. m. v. régalement.
régalant [toi], e adj. Qui régale, plaît, divertit. S'emploie presque toujours avec la négation : vous avez beau dire, cela n'est pas régalant."
régale n. f. (du lat. regalis, royal). Droit que s'attribuait le roi de prendre possession du temporel des évêchés pendant la vacance du siège.
— Encycl. La régale était le droit qu'avaient, au moins depuis Philippe Auguste, les rois de France : 1" de percevoir les revenus des évêchés et archevêchés sans titulaires; 2» de nommer aux bénéfices non cures qui en relevaient. Ces droits furent étendus par LouisXI V ; déclarations de 1673 et de 16821 aux évêchés du Midi, ce qui amena de graves difficultés avec l'autorité pontificale.
régale n. m.
(du lat. regalis, royal). Instrument à vent, à réservoir d'air et anches battantes.
Un des jeux de l'orgue. (Ne s'emploie guère qu'au plur.)
régale adj. f.
(du lat. regalis, raB«i«.
royal Eau régale, mélange d'acide azotique et d'acide chlorhydrique . qui a la propriété d'attaquer l'or île roi des métaux) et le platine.
regaleC [lék] n. m. Genre de poissons acanthoptères, de la famille des ténioïdés, renfermant de singuliers poissons à corps allongé, comprimé en ruban,
Régalée.
avec une nageoire dorsale occupant toute la longueur comprise entre la nuque et la queue, et qui vivent dans la Méditerranée et l'Océan : le régalée roi des harengs des vieux auteurs.
régalée n. f. P. et eh. Syn. de régalement.
régalement [man] ou regalage n. m. ou
régalée [lé] n. f. Travail que l'on fait pour aplanir
un terrain et lui donner la pente. Répartition jro porUonneUe, entre plusieurs personnes, d'une taxe dont le total est arrêté. (Vx.)
régaler [U] v. a. (du vx franc, gale, réjouis- B&nce). Donner un ré^'ai : régaler ses arnis. Procurer quelque plaisir : régaler d'un concert. Ironiq. Maltraiter : régaler de coups de bâton, l'op. Payer à boire.
régaler [lé] v. a. (de re, et égaler;. Faire un légalement : régaler un terrain.
régaler [lé] v. a. Féod. Prendre par droit de régale : régaler un
régaleur n. m. Ouvrier qui étend et foule les terres d'un remblai.
régaleuse [leu-zé] n. f. Ouvrière qui fait le regalage.
regalia [ré] n. m. pi. (rn. lat.). Insignes royaux, qui servent en Angleterre au couronnement des r oie.
régalien, enne [li-in,è-ne] adj. (du lat. regalis, royal . Se dirait des droits attachés à la souveraineté royale, et dont le démembrement est la caractéristique du régime féodal: la frappe d: était, en principe, un droit régalien.
régalin, e adj. Qui a rapport à l'eau régale.
regalis [lî] n.m. Place que le chevreuil a grattée avec son pied.
régalisation [za-si-on] n. f. Chim. anc Action de l'eau régale.
régaliste [lis-te] n. m. Celui qui tenait un bénéfice en régale, qui en était pourvu par le roi pendant la vacance du siège dont il dépendait.
regalonner [lo-né] v. a. Galonner de nouveau.
regaloper [pé] r. n. Galoper de nouveau.
Régamey [Félix -Louis -Pierre -Guillaume), dessinateur, lithographe et miniaturiste français, né à Genève, m. à Paris (1814-1878. II a eu pour fils : Guillaume, aé et m. à Paris (1837-1875), peintre militaire de valeur; Félix, né à Paris, m. à Jouan-les-Pins (1844-1907), peintre et dessinateur qui s'est heureusement inspiré de l'art japonais ; Frédéric, né à Paris en 1851, qui s'est l'ait une spécialité des dessins de sport. Il a publié, en collaboration avec sa femme, une série d'études sur l'Alsace.
regard [ghar] n. m. Action ou manière de regarder : regards distraits. Sortilège produit en regardant une personne. Ouverture tantôt verticale, tantôt inclinée et recouverte le plus souvent par une plaque, pour faciliter la visite d'un aqueduc, d'un conduit, de certains organes d'une machine à vapeur : regard d'ègout. Fig. Attention : les regards de l'Europe sont /mes sur lui. En regard loc. adv. Vis-à-vis : traduction avec texte en regard. Au regard de loc. prép. En comparaison de.
regardable adj. Que l'on peut regarder.
regardant [dan], e adj. Qui regarde. Méticuleux ; qui regarde de trop près à la dépense, etc. : maîtresse de maison très regardante. lilas. Se dit d'un animal dont on ne voit que la tète et le cou et d'un animal figuré avec la tète tournée en arrière. Prov. : Il n'y a pas à la foire autant de marchands que de regardants, il y a plus de curieux que d'acheteurs.
regarder [dé] v. a. (de re, et garder). Jeter la vue sur : regarder les gens qui passent. Examiner, considérer : regardez bien ce que vous avez à faire. Fig. Etre tourné vers : cette maison regarde le midi. Avoir rapport à, concerner : cela vous regarde. Regarder en face, fixer obstinément, affronter, braver. Regarder de haut en bas, regarder avec mépris. Regarder de travers, avec mépris ou colère. Regarder de (ou d'un) bon œil, avec bienveillance. Regarder comme, tenir pour, juger. V. chien. V. n. Regarder à, donner son attention à. Ne dépenser qu'avec regret, regarder à deux sous. Y regarder à deux fois, prendre garde à ce qu'on va faire. Se regarder v. pr. Etre en face l'un de l'autre : maisons qui se regardent.
regardeur, euse [eu-ze] n. Tersonne qui regarde, qui aime à regarder, à observer.
regardez-moi n. m. invar. Nom vulgaire de la scabieuse noire.
regarnir v. a. Garnir de nouveau.
regarnis [ni] ou regarni n. m. Endroit où
l'on a replanté des arbres.
régate n. f. (de l'ital. regata. défi:. Course de barques, joute sur mer, sur une rivière, etc. : les régates de Nice.
— Encycl. Dans les ports de nier, on fait courir des vaisseaux de moyen tonnage, montés par un personnel nombreux, et la marine de l'Etat prête souvent son concours. Les courses se divisent en courses entre yachts à vapeur et à voiles, entre barques de pêche à voiles, entre canots à l'aviron. En rivière, les embarcations qui font la course sont les skiffs, les périssoires, les yoles, les canots de promenade et les canots de course.
régayer [ghè-ié] v. a. (Se conj. comme balayer.) Passer (le chanvre) au regayoir pour en enlever les ordures.
régayer [ghè-ié] v. a. (Se conj. comme ba., Egayer de nouveau.
regayoir [ghè-i-oir] n. m. Sorte de peigne servant à nettoyer le chanvre qui vient d'être trille.
regayure [ghi-iu-rë] n. f. Ce qu'on enlève au chanvre en le regayant.
regazonnement [zo-ne-man] n. m. Action de regazonner.
regazonner [zo-né] v. a. Revêtir de gazon un terrain qui s'était dénudé : regazonner un talus-
regazouiller [zou, Il mil., é] v. n. Gazouiller 1 ■ nouveau.
regel [jèl] n. m. (de regeler). Gelée nouvelle, qui survient après un dégel : le mouvement des glaciers est dû aux alternatives de dégel et de regel.
— Encycl. Deux morceaux de glace ayant déjà subi un commencement de fusion se soudent lorsqu'on les met en contact. Ce regel s'effectue d'autant mieux que la pression est plus considérable, car le point de fusion descend au-dessous de zéro, au fur et à mesure que la pression augmente; c'est ainsi que, lorsqu'un bloc de glace se coupe peu à peu sous l'action d'un fil de fer portant des poids à chaque extrémité et supporté par le bloc, au fur et à mesure que le fil entre dans le bloc, la partie qu'il vient de traverser se resoude complètement. < est encore le même phénomène qui se produit lors-
REG
RÈG
que l'on comprime entre deux calottes de bois de la glace pilée : on arrive a former une lentille de glace comme si la glace était plastique.
regélation [si-on] n. f. Action de regeler ou de se regeler.
regeler [lé] v. a. (de re, et geler. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette : il regèlera.) Geler de nouveau. V. n. et impers. : il regèle.
régence [jVni-se] n. f. (de régent). Fonction de celui qui gouverne un Etat pendant l'absence, la maladie ou la minorité du souverain : Marie (le Mèdicis exerça la régeneeau nom de Louis XIII mineur. Durée de' cette dignité. Absol. (avec une majuscule) La Régence, administration de Philippe d'Orléans sous la minorité de Louis XV, de 1715 à 17':i. Enseign. Fonction de régent dans un collège. Adjectiv. Qui rappelle les mœurs, le style de la régence de Philippe d'Orléans : un boudoir Régence.
— Encycl. Les régences les plus célèbres de notre histoire sont celles de Suger, pendant la croisade de Louis VU; de Blanche de Castille. pendant la minorité et durant l'absence de de son fils Louis IX ; d'Anne de Beaujeu, pendant la minorité de son frère Charles VIII; de Louise de Savoie, notamment pendant la captivité de son fils François I"; de Marie de Médicis, pendant la minorité de son fils Louis XIII ; d'Anne d'Autriche, pendant la minorité de son fils Louis XIV. Enfin, on applique particulièrement le nom de Régence au gouvernement de Philippe d'Orléans, sous la minorité de Louis XV (1715-1723). Ce fut, au point de vue politique, une réaction contre le gouvernement absolu de Louis XIV, signalée par une recrudescence dans l'immoralité publique, par l'alliance avec l'Angleterre, et par la désastreuse tentative financière de I.aw.
Régences barbaresques, nom donné aux
Etats de Tunis, de Tripoli et d'Alger, avant la conquête française.
régénérateur, trice n. Qui régénère : Lycurgue fut le régénérateur des mœurs à Lacédémone. Instrument pour labourer superficiellement les prairies. Levier régulateur, dans les machines d'épuisement. Adjectiv. : principe régénérateur.
régénératif, ive adj. Qui a la propriété de renforcer.
régénération [si-on] n. f. (lat. regeneratio). Restitution de ce qui était détruit : régénération des chairs. Fig. Renouvellement moral : régénération de la religion. Relig. Changements apportes dans l'âme par le baptême ou la pénitence.
— Encycl. Biol. La régénération est le remplacement des parties détruites. Les faits de régénération, simples chez les êtres unicellulaires, deviennent complexes chez les métazoaires. On distingue la régénération physiologique ou régulière (remplacement de l'épidémie, renouvellement de la ramure des cerfs, de la carapace des crustacés) de la régénération pathologique ou accidentelle (consolidation des fractures, régénération de la patte coupée d'un tir un . On dit encore que la régénération est homogène quand elle ne reproduit qu'un seul tissu; on la dit hétérogène quand elle reproduit un groupe de tissus ou d'orçanes.
régénérer [ré] v. a. (du lat. regenerare, faire revivre. — Se conj. comme accélérer.) Reproduire ce qui était détruit : la sire régénère les tissus détruits. fig. Renouveler moralement : le baptême îious régénère; régénérer une nation.
régénérescence [rès-san-se] n. f. Transformation de ce qui se régénère : la régénérescence des idées.
Regensburg. Géogr. V. Ratisbonne.
Regensdorf, comm. de Suisse (cant. de Zurich); 1.280 h. Agriculture, scieries.
régent [jan], e n. et adj. (du lat. regens, qui gouverne). Chef du gouvernement pendant la minorité, l'absence ou la maladie du souverain : reine régente ; le régent. Absolum. (avec une majuscule). Le Régent, Philippe d'Orléans, régent de France de 1715 à 1723. Célèbre diamant de la couronne de France, qui fut acheté en 1717 par ce prince : le poids du Régent est de 136 carats. X. m Celui qui dirige une classe : régent de rhétorique. (Vx.) Professeur dans un collège communal : régent de septième. Par anal., personne qui se mêle de surveiller, de gouverner les autres. Régent de la Banque de France, vin des quinze membres du conseil général de cet établissement.
régentation [jan-ta-si-on] n. f. Action de régenter.
régenter [jan-té] v. a. et n. Diriger comme professeur : régenter une classe de rhétorique. Fia. Gouverner à son gré : il veut régenter tout le monde.
régenteur, euse [jan, eu-ze] n. et adj. Celui, celle qui se mêle de régenter.
régentin, e [jan] adj. Qui aime à régenter.
Regent's Park (mots angl. signif. le pare dit Régent). Le plus grand des parcs de Londres; jardin royal de botanique.
regermer [jêr-mé] v. n. Germer de nouveau.
regeste [jès-té] n.m.(dulat. regesta, registres). Nom donné au moyen âge à des catalogues d'actes d'une même chancellerie ou d'un même personnage, lorsque, dans la série chronologique des actes, sont intercalées des indications provenant de chroniques ou de documents narratifs.
régetaire [tè-re] n. f. Nom donné, dans les anciennes relations de voyages, aux courtisans du royaume de Bénin.
Reggio de Calabre, v. d'Italie, ch.-l. de prov 'Calabre Ultérieure Ir«), sur le détroit de Messine; 39.500 h. (Reggiens). Huiles, parfums. Une violente secousse sismique, suivie d'un raz de marée, l'a en partie détruite, le 28 décembre 1908. — La prov. a (29.000 h.
Reggio d'Emilie, v. d'Italie, ch.-l. de prov. ; 51.000 h. Toiles, soieries. Patrie de l'Arioste. — La prov. a 274.000 h.
régicide n. m. [lat. rer, régis, roi. et essdere. Assassin d'un roi : le régicide Ravaillac. Meurtre d'un roi : commettre .un régicide. Adjectiv. : un rote régicide. N. m. pi. En Angleterre, ceux qui avaient pris part à la condamnation de Charles Ier. En France, ceux qui avaient voté la condamnation de Louis XVI : la noblesse du premier Empire comprit plus d'un régi' nie.
régie [)i] n. f. (de régir). Administration de biens, a la charge d'en rendre compte. Administra-
tion chargée de la perception des impôts indirects : les employés de la ré^te. Bureaux de cette administration. Iravaux mis en régie, travaux publics exécutés par l'Etat, sous la surveillance de ses agents.
— Encycl. Fin. En matière financière, la régie est le mode de perception directe de leurs impôts et revenus par l'Etat, le département et la commune.
L'octroi est en régie intéressée quand le préposé doit verser une somme fixe, sous condition de partager l'excédent.
— True. publ. C'est l'exécution de travaux publics sous la direction des agents de l'Etat, du département ou de la commune.
La régie est simple si les régisseurs se procurent eux-mêmes ouvriers et matériaux au moyen d'avances dont ils justifient l'emploi ; intéressée ou colnléressée, si la mise en œuvre esteontiée à un entrepreneur, aux risques de l'Etat et moyennant une indemnité proportionnelle aux dépenses.
règifllge n. m. (lat. regifugium ; de re.r, régis, roi, et fugere, fuir). Antiq. rom. Fête annuelle célébréeàRomeen souvenir de l'expulsion des Tarquins.
Régille \ji-le], v. des Sabins, auprès de laquelle se trouvait le lac Régille (auj. disparu), où le dictateur Posthumius vainquit les Latins en 449 av.-J.-C. Castor et Pollux, sous les traits 'de deux cavaliers magnifiquement équipés, étaient venus combattre dans les rangs des Romains.
Regillien [ji-li-in] (Quintus Nonnius), Dace, un des Trente tyrans, qui se fit proclamer empereur en Mésie (2G1) et fut tué, dit-on, par ses soldats.
regimbement [jin-be-man] n. m. Action de regimber. (Peu us.)
regimber [jin-bé] v. a. Ruer sur place, en parlant des animaux: cheval quiregimbe. Fig. Résister, se révolter : regimber contre une tyrannie.
regimbeur, euse [jin, eu-ze] n. et adj. Qui a l'habitude de regimber : une mule regimbeuse.
régime n. m. (du lat. regimen, gouvernement). Ensemble des règles que l'on impose, que l'on suit. Règle observée dans la manière de vivre, et surtout en ce qui regarde les aliments et les boissons : suivre un bon régime. Forme, gouvernement d'un Etat : régime monarchique. Administration de certains établissements : régime des prisons, des hôpitaux. Convention matrimoniale : régime dotal ; régime de communauté. Ensemble des règles légales et fiscales qui régissent certains produits : (e régime des boissons. Assemblage de fruits à l'extrémité d'un rameau : un régime de dattes, de bananes. Débit d'un fluide, au point de vue des circonstances qui le règlent : régime d'un fleuve. Gramm. Nom qui dépend, grammaticalement, d'un autre mot de la même phrase. Ancien régime, gouvernement qui existait en France avant 1789. Nouveau régime, gouvernement né de la Révolution. Allus. litt. :
II vivait de régime et mangeait à ses heures,
vers de La Fontaine, dans la fable le Héron (VII, 4). Se cite à propos de celui qui ne fait une chose qu'à telle heure déterminée.
— Encycl. Hyg. On distingue des régimes généra ux, comme le régime lacté, le régime végétarien, etc., qui s'appliquent à plusieurs sortes de maladies, et les régimes spéciaux, qui ne s'appliquent généralement qu'à une seule maladie. Tels sont les régimes contre l'obésité, la goutte, le diabète, etc. Le régime est actuellement une des bases importantes de la thérapeutique moderne ; aussi le médecin prend-il soin d'en préciser exactement les éléments.
— Dr. Régimes matrimoniaux. Le code civil a organisé quatre régimes matrimoniaux : 1° la communauté (v. ce mot) ; 2° le régime d'exclusion de communauté, dans lequel chaque époux conservant ses biens personnels (lui appartenant avant le mariage ou acquis depuis), le mari administre, outre ses biens personnels, ceux de sa femme, et jouit de tous les revenus de celle-ci, sous la seule obligation de satisfaire aux charges du mariage; 3° lu séparation de biens (v. ce mot); 4» le régime dotal (v. dot). La communauté légale est le régime applicable aux époux mariés sans contrat.
régiment [man] n. m. (du lat. regimen, gouvernement). Corps militaire, composé de plusieurs bataillons ou escadrons : le régiment est commandé par un colonel. Fig. Grand nombre indéterminé : ils sont là un régiment.
— Encycl. L'emploi du mot régiment dans son sens actuel date seulement du xvie siècle. Sous l'ancien régime, l'infanterie et la cavalerie furent tout entières groupées en régiments. On distinguait, dans l'infanterie, les vieux régiments, les petitsvieux, moins anciens, et un grand nombre de régiments nationaux ou étrangers, qui portaient le nom de leur colonel, d'une province, de leur origine (Royal- Allemand).
Plus tard, ils reçurent un numéro d'ordre. Sous la Révolution, ils furent remplacés par les demibrigades. Mais, depuis le premier Empire, la dénomination de «régiment» s'est maintenue.
régimentaire [man-tè-re] adj. Qui appartient à un régiment: les cadres régimentaires. Ecole régimentaire, formée dans un régiment pour donner aux soldats les éléments d'instruction primaire.
regingiard [ghlar] n. m. Fam. Petit vin aigrelet.
reginglette [glè-te] n. f. Petit piège à prendre les oiseaux.
regingO n. m. Fam. Retour, renouvellement, recrudescence.
regingot [jin-go"] n. m. An hit. Nom vulgaire d'un entablement, d'un appui de fenêtre,
Reginon, abbé de Prûm, auteur d'une Chronique) m. en 915. C'est lui qui fut chargé de couper les cheveux à Hugues, fils de Lothaire, à qui l'on avait crevé les yeux.
Regiomontanus [nuss] (Jean Mui.i.er, dit), astronome allemand, né â Cnfind, m. à Londres (I43C-1476). Il fut le premier astronome de son temps. Ses lettres sont du plus grand intérêt, par les renseignements qu'elles fournissent sur l'état des connaissances mathématiques au début de la Renaissance.
région n. f. (lat. regio). Grande étendue de pays soumise au même climat : les régions polaires. Chacune des diverses parties du ciel : la région du zodiaque. Chacune des couches différentes de l'atmosphère, au point de vue de l'élévation. Classe d'individus : les basses régions de la société. Point où l'on
s'élève dans certaines sciences : les hautes régions de la philosophie. Anal. Espace déterminé de là surface du corps : la région pectorale. Ant. rom. Quartier île la ville de Rome.
régional, e, aux adj. Qui est affecté à une certaine région, à plusieurs départements de la France: école régionale ; concours régional.
régionalisme [lis-me] n. m. Tendance à ne considérer que les intérêts particuliers de la région qu'on habite. Doctrine politique et sociale dont le principe est de favoriser, au sein d'une même nation, des groupements régionaux conformes aux divisions imposées par la géographie et rfllstoire des contrées. (Elle est professée actuellement par les partisans delà décentralisation.)
régionaliSte [lis-te] adj. et n. m. Partisan du régionalisme.
régionalité n. f. Caractère propre à une région.
regione (e) loc. adv. (expression lat. signif. droit en face). Typogr. Se dit des parties de la composition ou de traductions en langues différentes, qui, étant disposées en colonnes, se correspondent par alinéas.
régionnaire [ji-o-nè-re] n. m. Se disait des fonctionnaires pontificaux, exerçant dans un district déterminé.
régipeau [pô] n. m. Pièce d'un train de bois flotté,
régir v. a. (lat. regere). Gouverner, diriger : régir un Etat. Administrer : Sully régit arec habileté les finances de Henri 1 V. Fia. Déterminer les conditions auxquelles est soumis un phénomène, un système, un mouvement physique, etc. : les lois qui régissent le mouvement des astres. Gramm. Avoir pour régime, en parlant du verbe. Déterminer la flexion de, dans les langues à désinences variables : adjectif gui régit le génitif.
Régis [jiss] (saint Jean-François), né à Foncouverte, m. àLaLouvesc (1597-1640); jésuite, surnommé l'Apôtre du Vivarais. Èéte le 16 juin.
Régis (Sylvain), philosophe cartésien, né à La Sauvetat (Lot-et-Garonne), m. à Paris (1632-1707).
régis ad exemplar, mots lat. signif. : A l'exemple du roi. Hémistiche de Claudien (De IV consulatu llonorii, 299), qui signifie que tous se règlent sur les exemples donnés par le roi, c'est-à-dire par un maître quelconque.
régissant [ji-san], e adj. Qui régit, qui a un régime.
régisseur [ji-seur] n. m. Qui régit, à charge de rendre compte : le régisseur d'une propriété. Dans un théâtre, celui qui dirige le service intérieur.
regiStraire [jis-trè-re] n. m. Ancien gardien public des registres.
régistrata ïjis-tra] n. m. Dr. anc. Extrait de l'arrêt d'enregistrement que l'on transcrivait sur le repli des édits et lettres de chancellerie.
registrateur [jU-trd] n. m. Fonctionnaire de la chancellerie apostolique, chargé de transcrire certains actes sur des registres qui restaient aux archives pontificales. Nom donné en France, au moyen âge, aux greffiers du Parlement.
registration [jis-tra-si-on] n. f. Transcription sur un registre. (Vx.)
registre [jis-tre] n. m. (lat. regestum). Tout livre public ou particulier, où l'on inscrit certains faits ou actes dont on veut conserver le souvenir. Fig. Tenir registre de quelque chose, en garder le souvenir. Etendue de l'échelle vocale. (V. voix.) Boulon qu'on tire pour faire jouer les différents jeux d'un orgue. Impr. Correspondance que les lignes des deux pages opposées d'un même feuillet ont l'une avec l'autre. Chacun des étages ou rangs de peintures appliquées sur des poteries. Appareil qui règle l'introduction de la vapeur dans la boite de distribution et dans le cylindre. (On écrivait aussi
IIEGÎI'RE.)
— Encycl. Techn. On compte divers types de registres, dont les principaux sont : les registres de machines à vapeur, les registres de fours à réverbère. Les premiers sont constitués par des soupapes, des vannes ou des papillons que l'on manœuvre à la main au moyen d'un volant. Dans les fours à réverbère, le registre est fait d'une plaque métallique fermant à volonté l'orifice. C'est par un système de chaines et de poulies que ce registre est manœuvré.
registrer [jis-trè] v. a. Enregistrer.
registreur [jis-treur] n. m. Celui qui tient des registres. Greffier.
regître n. m., regîtrer v. a. v. registre et