DES DEUX GENRES ET DES DEUX NOMBRES
Qui. que. quoi, dont, ou.
Proposition relative, proposition amenée par un pronom ou un adverbe relatif. Musiq. Tons relatifs, tons majeurs e'. mineurs ayant à la clef le même nombre de dièses ou de bémols : le ton mineur est à un ton e» demi au-dessous de son relatif -majeur.
relation (si-oni n. f. (lat. relatio). Rapport d'une chose à une autre. Rapport entre deux personnes. entre deux choses Que l'on considère ensemble : relation entre ta cause et l'effet. Commerce, liaison, rapports d'affaires, d'amitié : entrer en relation avei quelqu'un. Rapports sexuels : avoir des relations • ne femme. Personne avec laquelle on est en rapport : il est éloigné de toutes ses relations. Récit, narration : relation de voyage Vie de relation, fonctions vitales qui mettent l'être vivant en rapport avec les objets extérieurs, locomotion, sens, voix.
relativement [man] adv. Par rapport, d'une manière relative. Relativement à, par rapport à, pour ce qui est de.
relativisme [vis-me] n. m. Opinion des philosophes qui professent la relativité de la connaissance.
relativiste [vis-te] adj. et n. Qui admet le relativisme.
relativité n. f. Propriété de ce qui est relatif : la relativité de deux propositions. Philos. Relativité de ta connaissance, doctrine d'après laquelle nous ne connaissons rien que relativement à notro faculté de connaître. Doctrine d'après laquelle nous ne connaissons que du relatif.
relatter [lu-lé] v. a. Couvrir de nouveau avec des lattes : relatter un toit.
relaver [vé] v. a. Laver de nouveau.
relaveur, euse [eu-sé] adj. Qui sert à rMaver : piles relaveuses.
relaxance [lak-san-sé] n. f. Action de mettre en liberté un prévenu. (Inus.)
relaxation [lalc-sa-si-on] n. f. (lat. relaxatio). Relâchement, état de distension : relaxation des muscles. Action de relaxer, de remettre en liberié.
relaxe [lalc-se] n. f. Action de relaxer.
relaxer [lali-sé] v. a. (lat. relaxare). Mettre en liberté : relaxer un prisonnier.
relayer [lè-ié] v. a. (préf. re, et anc. fr. layer, laisser. — Se conj. comme balayer.) Remplacer dans un travail : relayer des terrassiers. V. n. Changer de chevaux aux relais : relayer de cinq en cinq lieues. Se relayer v. pr. Travailler alternativement à un même ouvrage.
relayeur [lé-ieur] n. m. Celui qui entretient des relais de chevaux.
relécher [ché] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Léoher de nouveau.
relecture [lïk] n. f. Nouvelle lecture, action de relire.
relégation [si-on] n. f. (lat. releyatio). Action de reléguer dans un lieu déterminé. Spéciale»!-, pénalité consistant dans l'internement perpétuel des récidivistes dans une colonie française.
— Encycl. Dr. La relégation n'est prononcée que par les cours et tribuntmx ordinaires, comme conséquence des condamnations encourues, à l'exclusion de toutes juridictions spéciales et exceptionnelles. Les condamnations pour crimes ou délits politiques, ou crimes ou délits connexes, ne sont, en aucun cas, comptées pour la relégation.
La relégation intervient comme mesure d'élimination à l'égard des malfaiteurs réputés incorrigibles : c'est une pénalité complémentaire et accessoire, obligatoire pour le juge, applicable à certaines catégories de récidivistes, limitativement déterminées, et s'exécutant par l'expatriation.
Le système de la relégation repose sur une présomption d'incorrigibihté. Pour fixer le critérium de l'incorrigibilité et déterminer, par suite, les cas où il y a lieu à relégation, le législateur a tout à la fois tenu compte de quatre éléments dont la combinaison constitue l'essence même de la loi : 1d la nature des infractions qui ont amené les condamnations ; 2° la gravité des peines prononcées ; 3° le nombre de ces peines ; 4° le délai dans lequel les condamnations ont été prononcées ou encourues.
Les condamnations qui ont fait l'objet de grâce, commutation ou réduction de peine, sont néanmoins comptées en vue de la relégation. Celles qui ont été effacées par la réhabilitation n'entrent pas en ligne de compte. La relégation n'est applicable ni aux individus qui sont âgés de plus de soixante ans, ni à ceux qui ont moins de vingt et un ans à l'expiration de leur peine. Toutefois, les condamnations encourues par le mineur de vingt et un ans comptent en vue de la relégation s'il est, après avoir atteint cet âge, condamné de nouveau dans les conditions prévues par la loi sur la relégation.
relégué [ghé] n. m. Condamné à la relégation.
reléguer [ghé] v. a. (lat. relegare. — Se conj. comme accélérer.) Dr. Interner dans une colonie : reléguer un récidiviste. Confiner dans un endroit déterminé : reléguer un fonctionnaire en province. Fig. Eloigner, mettre à l'écart : reléguer un portrait au grenier. Classer avec mépris dans : reléguer une tradition parmi les fables.
relent [lan] n. m. (préf. re, et lat. lentus, visqueux). Mauvais goût que l'humidité ou un lieu fermé fait contracter à un aliment. Par ext. Mauvaise odeur : relent des égouts, des éviers.
relenti, e [lan] adj. Qui a une odeur, un goût de relent. (Vx.)
rêler (se) v. pr. Se dit du suif qui, en se coagulant, présente de haut en bas des solutions de continuité en forme de vis. Se dit aussi des pains de sucre qui se fendent a la tête.
relevage n. m. Action de se relever; résultat de cette action. Levée des lettres. Dans le laminage des métaux, opération consistant à soutenir le bout d'une barre passant par les cannelures d'un premier cylindre, pour l'introduire entre les cannelures d'un second. Arbre de relevage, dans les locomobiles. arbre sur lequel on agit pour obtenir un changement de marche.
relevailles Ira, Il ml!., e] n. f. pi. Cérémonie qui se fait à l'église, la première fois qu'y va une femme après ses couches. Réjouissances célébrées à cette occasion : un repas de relevailles-
relevant [von], e adj. Dépendant : terres relevantes immédiatement de la couronne.
relève n. f. Remplacement d'une troupe de soldats par une autre, dans un service. Troupe qui fait cette opération : la relève de Madagascar.
relevé, e adj. Au-dessus du commun : condition relevée. Noble, généreux : sentiments relevés. Sublime : pensée relevée. Elevé : style relevé. Piquant, de haut goût : sauce très relevée. N. m. Action de relever quelque chose ; détail, résumé écrit : faire le relevé d'un compte. Dr. Acte qui relève : relevé de déchéance.
relevé n. m. Art culin. Plat ou service qui succède immédiatement a un autre : un relevé de r&li. Absolum. Service qui succède immédiatement au potage : un relevé de poisson.
relevée [vé] u. t. Après-midi : à deux heures de relevée.
relève-gravure n. m. invar. Outil dont le cordonnier se sert pour parer les coutures.
relève-jupe n. m. invar. Petite pince dont les femmes se servent pour relever leur jupe. (Syn. page). Système de bandes élastiques fixées à la ceinture et relevant la jupe au moyen de pinces.
Il EL
relèvement [mari] n. m. Action de relever une chose : le relèvement d'un navire échoué, Relevé, énumération exacte : faire le relèvement d'un compte. Mar, Appréciation exacte d'un point: faire le relèvement d'un cap. Fia. Rétablissement : le relèvement d'un peuple. Ant. Renversement.
relève-mOUStache n. m. invar, l'ince à l'usage de l'émailleur.
relève-quartier n. m. Invar. Espèce de chausse-pied de corne.
relever [ut] v. a. [préf. re, et lever. — Prend un è ouvert devant une syllabe muette : je relèverai.) Remettre debout ce qui était tombé : relever une • haut Reconstruire ce qui tombait en ruine : relever un mur. Hausser, rendre plus haut : relever un plancher. Se mettre à flot: relever un vaisseau, Porter en haut, retrousser: releverea robe. Redresser; relever la tête. Donner plus de saillie, augmenter l'effet; relever un dessin par des rehauts. Fig- Rétablir la ii rite de : relever une industrie. Rendre la dignité à : le travail relevé l'homme. Redonner de l'énergie à ; reltver le courage. Reprendre aigrement : relever quelqu'un. Faire remarquer; relever une faute. Remplacer dans un emploi ; relever une sentinelle. Révoquer : relever quelqu'un de ses fonctions. Délier d'un engagement : relever d'un vœu. Faire valoir : la parure relève la beauté. Copier, prendre note ; relever une date. Déterminer la position d'un objet : relever une côte. Donner un goût plus piquant : relever une saine. Relever le front, reprendre du courage, de l'audace. Relever le gant, accepter un défi, Relever les caries, les remettre dans l'état où il tant qu'elles soient pour jouer de nouveau. V. n. Relever de, se remettre de : relever de maladie. Dépendre de ; celte administration relève d'une autre. Etre une dépendance de : toutes les sciences relèvent de la philosophie. Se relever v. pr. Se remettre sur ses pieds. Sortir de nouveau du lit. Prendre plus d'élévation. Se remettre, sortir heureusement de : il ne s'en relèvera jamais. Ant. Abattre, renverser.
relève-rail n. m. invar. Appareil employé sur les voies de chemins de 1er pour relever un rail faussé, sans qu'il soit besoin de le déplacer.
releveur adj. et n. m. Qui relève. Anat. Se dit des muscles dont la fonction est de relever les parties auxquelles ils sont attachés. N. Ouvrier, ouvrière qui suit le faucheur pour relever les céréales et les mettre en javelle. Petit appareil destiné à relever la paupière, la luette, etc., pour permettre certaines opérations.
relevoiSOIl n. f. Dr. féod. Droit de mutation dû au seigneur lorsqu'un bien censuel changeait de possesseur.
reliage n. m. Action de relier les tonneaux.
relicta non bene parmula, mots lat. signif. : En abandonnant peu glorieusement mon bouclier. Mots d'Horace (Odes, II, 7, 10) à propos de la bataille de Philippes, à laquelle il avait assisté. Il faut voir dans cet aveu surtout une imitation des poètes grecs Archiloque, Alcée, Anacréon. II s'applique souvent avec ironie à ceux qui fuient devant l'ennemi.
relief [li-cf] n. m. (de relever). Ce qui fait saillie : le relief de la Suisse est très accidenté. Ouvrage de sculpture plus ou moins relevé en bosse : haut-relief, demi-relief, bas-relief. (V. bas-relief, haut-relief.) Eclat qui naît de 1 opposition, du contraste : certaines couleurs se donnent mutuellement du relief. Considération que donne un emploi, une dignité. Caractère qui sort de la banalité : donner du relief à un style. Dr. féod. Droit que l'on devait au seigneur toutes les fois que le fief en vasselage changeait de maître autrement que par succession directe ou par vente. Fortif. Elévation des remparts d'un ouvrage au-dessus du fond de ses fossés. PI. Restes d'un repas. Fig. Ce qui n'a pas été employé. Ant. Creux.
— Encycl. L'amplitude du relief terrestre, comparée aux dimensions générales de la planète, est vraiment insignifiante. Les plus hautes montagnes ne produisent pas, à la surface des terres, une saillie comparable a celle des parties convexes de l'écorce d'une orange. Encore faut-il tenir compte de ce fait que les hauteurs au-dessus de 4.000 mètres et les profondeurs au dessous de 5.000 mètres ne représentent qu'une infime surface.
Le relief actuel est la résultante momentanée d'actions opposées, dont l'effort se poursuit sans cesse, tantôt sous les yeux de l'homme {volcanisme, deltas, érosion marine), tantôt avec une lenteur qui les rend actuellement inappréciables (mouvement d'exhaussement des côtes, mouvements orogéniques, etc.). Le résultat final de ces actions multiples semble devoir être l'établissement d'un relief d'équilibre, moins tourmenté que celui qui règne aujourd'hui, par suite de la destruction des sommets montagneux par les eaux (v. érosion) et le comblement parallèle des dépressions au moyen précisément des matériaux enlevés.
relien [li-in] n. m. Poudre à tirer, grossièrement écrasée et non tamisée, dont se servent les artificiers.
relier [ti-é] v. a. (de re, et lier. — Se conj. comme prier.) Lier de nouveau: relier une gerbe. Etablir des communications entre: l'isthme de Panama relie les deux Amériques Par ext. Rattacher, rassembler : relier en un seul corps toutes les lois èparses; relier le passé à l'avenir. Coudre ensemble 1rs feuillets d'un livre et y mettre une couverture. Mettre des cercles a un tonneau.
relieur, euse \eu-zé\ n. et adj. Qui relie des lu res.
religieusement \zeman] adv. Avec religion : " re religieusement. Exactement, scrupuleusement: observer religieusement les traités.
religieux, euse [jUu, ew-iei adj. (lat. rai-
'/o.mis). Qtuappartientâla religion : chant religieux. Pieux, qui vit selon les règles de la religion : hommes religieux ; sentiments religieux. Qui appartient a un ordre monastique : l'habit religieux. Fig. Scru puleux, exact, ponctuel: religieux observateur de sa parole. N. Personne engagée par des vœux monastiques.
— Encycl. Communautés religieuses. Les communautés religieuses sont des associations de chrétiens de l'un ou l'autre sexe qui s'engagent, en faisant les trois vœux dits « de religion.., a pratiquer les conseils évangéliques conformément à une règle
approuvée par l'Eglise Les vœux de religion sont les vo-ux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Ils peuvent être solennels ou simples. Dan6 l'état actuel de la législation ecclésiastique, toute nouvelle congrégation religieuse doit prendre pour base ue ses n.ns l'une des quatre règles sui-
vantes, adoptées comme types : la règle de saint Basile, celle de saint Augustin, celle de saint Benoit, celle de saint François d'Assise. La vie religieuse peut être contemplative, active ou mixte, c'est-à-dire contemplative et active. Les moines d'Orient tirent leur origine des premiers monastères fondés sur les bords du Nil par saint Pacôme et sainte I. aine. En Occident, c'est à saint Benoit de Nursie qu'il faut rapporter le grand développement du mo-
La régie de saint Benoit (529) remplaça
bientôt toutes les autres règles des monastères d'Occident. Du tronc bénédictin sortirent les ordres puissants des camaldules, de Citeaux, des chartreux, des guillemitcs. La richesse de l'ordre bénédictin amena quelque relâchement contre lequel réagirent les ordres mendiants : franciscains (1208), dominicains (1215), carmes ( xn« s.), augustins (1256). Vers le xvi» siècle, parut une nouvelle série d'ordres destinés plus particulièrement à la défense de la foi catholique contre le protestantisme et à s.m expansion hors de l'Europe : barnabites (1530), jésuites (1534), oratoriens (1564), carmes déchaussés (1593), lazaristes (1(125), sulpiciens (1641), frères des écoles chrétiennes (1640), maristes (1816). Dans le môme temps, des ordres anciens reprenaient une nouvelle vie par des réformes intérieures : trappistes (issus de l'ordre des Citeaux), etc. V. conoréoation.
Religieux de saint Denis (le), chroniqueur français du début du xv« siècle. Son nom et les détails de sa vie sont inconnus, mais son œuvre, qui va de 1380 à 1422, présente un intérêt exceptionnel.
religion n. f. (lat. religio). Culte rendu à la Divinité : les obligations de l homme envers Dieu constituent la religion. Doctrine religieuse : la religion catholique. Foi, piété: avoir de la religion. Religion naturelle, fondée sur les seules inspirations du cœur et de la raison. La religion réformée ou prétendue réformée et absol. (aux xvi" et xvn« s.) La religion, le protestantisme. Etat des personnes engagées par des vœux à suivre une certaine règle autorisée par l'Eglise : «tioir- trente ans de religion. Fntrer en religion, se faire religieux ou religieuse. Fig. Ce qui est considéré comme un devoir, un scrupule sacré. Faire une religion d'une chose, s'en faire une obligation. Surprendre la religion de quelqu'un, tromper sa bonne foi.
Religion (guerres de). Nées de la Réforme (v. ce mot) et précipitées par le massacre de Wassy (1562), les guerres de religion, au nombre de huit, ensanglantèrent la Fiance de 1562 à 1598. Le prétexte avoué en fut la religion (la royauté avait en effet pris nettement parti contre la Réforme); mais les circonstances firent de ce conflit religieux une guerre politique au premier chef entre la royauté d'une part, et de l'autre les maisons aristocratiques des Guises et des Bourbons. Voici la liste chronologique de ces guerres, avec l'indication des principaux événements qui les signalèrent :
Première guerre {1562-1S63). Prise de Rouen par François de Guise; — victoire de Fr. de Guise à Dreux ; — assassinat de Fr. de Guise ; — paix d'Amboise, qui concède aux calvinistes la liberté du culte dans les châteaux et les faubourgs d'un certain nombre de villes.
Deuxième guerre (1567-1568). Massacres de Nîmes;— victoire des catholiques à Saint-Denis; — mort du connétable de Montmorency; — siège de Chartres ; — paix de Longjumeau.
Troisième guerre (1569-1570). Défaite des protestants à Jarnac et à Moncontour ; mais Coligny, vainqueur à la Roche-Abeille, marche sur Paris. Catherine de Médicis signe la paix de Saint-Gerniainen-Laye, flatte les protestants, et marie sa tille, Marguerite de Valois, à Henri de Navarre.
Quatrième guerre (1572-1573). Elle éclate à la suite du massacre de la Saint-Barthélémy ; — sièges de La Rochelle et de Sancerre, qui se défendent avec succès ; — paix de La Rochelle.
Cinquième guerre (1574-1576). Elle est marquée par la formation du parti des Malcontents ou Politiques, et par la défaite des protestants à Dormans ; — prise de Saint-Jean-d'Angély par La Noue, de Saint-Lô et Valognes par Montgomery: — Henri III accorde aux réformés la paix de Beaulieu.
Sixième guerre (1576-1577). Elle eut pour motif la révocation de la paix de Beaulieu, et fut terminée par le traité de Bergerac qui accordait aux protestants des places de sûreté.
Septième guerre (1580). Elle est un conflit direct entre Henri III et Henri de Navarre, qui s'empare de Cahors, et par la convention de Fleix, obtient le Quercy et l'Agenois.
Huitième guerre (1583-1598). C'est la plus longue et la plus grave. Les Guises s'allient à Philippe II, et la Ligue est maîtresse de Paris ; — Henri de Navarre est vainqueur à Coutras; — journée des barricades, alliance de Henri III et de Henri de Navarre; — siège de Paris par Henri III et Henri de Béarn ; — meurtre de Henri III ; — victoires d'Henri IV à Arques et à Ivry; — Etats de la Ligue; — abjuration de Henri IV; — entrée de Henri IV à Paris ; — bataille de Fontaine-Française, et paix de Vervins avec l'Espagne. — En France, par la promulgation de l'édit de Nantes, Henri IV essaye d'obtenir la pacification religieuse du pays en accordant aux réformés un régime légal.
Religion (la), poème en six chants, par Louis Racine : remarquable par sa versification habile, par l'exacutuae et l'élévation dans la doctrine (1742).
Religion (De In), considérée dans sa source, ses [urines et ses développements, par Benj. Constant (1824-1881), ouvrage où l'auteur considère le sentiment religieux comme un attribut essentiel à notre nature, mais susceptible de prendre différentes formes.
Religion romaine (la), par G. Boissier (1874) où l'auteur expose l'état de la religion romaine d'Auguste aux Antonins et en même temps, avec le secours de l'épigraphie, nous peint la société romaine.
Religions et religion, poésies deV. Hugo (1880), plaidoyer pour la loi naturelle contre les religions positives et les cultes établis.
Reliquaire.
REL
religionnaire [o-nè-re] n. Autrefois, membre de la religion réformée.
religiosité [si] n. f. Disposition pour les sentiments religieux, surtout en dehors de toute religion particulière : la religiosité de Jean-Jacques Rousseau.
relimage n. m. Action de relimer ; son résultat.
relimer [mé] v. a. Limer de nouveau. Fig. Retoucher, polir avec soin.
reliquaire \kè-re] n. m. Boite, coffret, cadre contenant des reliques.
reliquat [ko] n. m. (du lat. reliqua, choses restantes). Ce qui reste d 'i après un arrêté de compte : poursuie re le payement d'un reliquat.
reliquataire ka-te-rt n. Débiteur, débitrice d'un reliquat de compte.
relique n. f. (du lat. reliquUe,
restes). Partie du corps d'un saint, objet ayant été à son usage, ou ayant servi à son supplice, que l'on conserve religieusement: on vénère à Paris les reliques de sainte Ceuevieve.Gardcrcumme une relique, soigneusement. Ai. i.us. litt. : l'Ane portant des reliques, titre d'une fable de La Fontaine (V. 14). On la rappelle à propos de ceux qui reçoivent comme leur étant dus à eux-mêmes les hommages qu'on adresse uniquement à leurs fonctions.
relire v. a (Se conj. comme lire.) Lire de nouveau. Lire après avoir écrit : relire une lettre.
reliure n. f. (de relier). Art de lier ensemble les feuilles d'un livre dans une couverture solide et résistante pour les protéger et les conserver, souvent aussi pour les orner extérieurement : apprendre la reliure. Cette couverture même : une belle reliure d'amateur.
— ENCY-CL.Les Romains et les Grecs protégeaient les livres où ils inscrivaient les statistiques d Etat, les règlements d'administration, etc., au moyen d'étoffe, de cuir, parfois dais de bois maintenus par des courroies et des fermoirs. Cette reliure avec des ais de bois, devint générale au moyen âge, et les planchettes furent ornées de sculptures, recouvertes d'étoffes précieuses ornées d'incrustations. Dans les beaux livres d'heures, le bois fut remplacé souvent par l'ivoire, délicatement sculpté, l'or ou l'argent travaillés et ornés. Mais de l'invention de l'imprimerie date la reliure pratique et les Heurs de livres français constituèrent une corporation, qui, à Paris était sous la tutelle de l'Université et ne cessa de produire des chefs-d'œuvre.
— Techn. Les feuilles d'un livre à relier sont pliées, assemblées, puis collationnées, et, par pincées (battées), battues au marteau pour donner de la souplesse au papier: enfin, cousues. Cousus sur nerfs, les cahiers d'un volume sont attachés au moyen de fil à des ficelles (nerfs), qui feront saillie
ulfiïbf
^^TfB^r. -l'.^ ' '^»IW«— — — ■—»— "^— Reliure: 1. Volume en feuilles pliées, cousu sur quatre rubans ; 2. Volume rogné, arrondi et endossé ; 'S. Volume passé en carton ; h. Reliure terminée-
sur le dos ; grecques, ils sont attachés à des ficelles, mais celles-ci se logent dans des entailles faites à la scie; ils peuvent aussi être cousus sur ruban. Nerfs, faux nerfs ou rubans sont laissés suffisamment longs et servent à fixer le volume au carton ; le dos du volume cousu est préparé par un encollage et un battage au marteau, qui l'arrondit; en même temps, se trouvent formées les saillies (mors ou charnières) sur lesquelles viendront s'adapter les plats (endossure). Les tranches du livre sont ensuite dorées ou iaspées. Quand ce corps d'ouvrage est solidement établi, on procède à la couvrure, après avoir disposé, en tête et en queue du dos, des tranchefiles dont l'une , celle de tète , porte les signets. La reliure est dite pleine, quand les plats sont recouverts de peau, demi-reliure, quand le dos seul est en peau et les plats en papier ou en toile ; dans tous les cas, elle peut être ornée ae filets et de fers poussés à chaud ou à froid. On nomme reliure amateur une demi-reliure avec coins de peau ; les brailel, cartonnage a l'anglaise, sont des reliures provisoires ou bon marché. On emploie toute sorte de peaux à la couverture des livres (cuir de Russie, maroquin, chagrin, basane, peau de porc, parchemin, etc.), et il n'est pas jusqu a celle de l'homme qui n'ait ete employée. Dans la reliure commerciale, la plupart des opérations (grecquage, cousure, laminage, ete.) se font mécaniquement.
Relizane, comm. d'Algérie (Oran), arr. de Mostaganem; 9.000 h. '
rellianisme [nis-me] n. m. (du nom de la fondatrice Jeanne Reily). Secte fondée en Angleterre,