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V. GOMME

résinite [ré-zi] n. m. Variété d'opale plus ou moins colorée par des hydrocarbures.

rèsino-amer [ré-zi] n. m. Nom donné parfois à l'aloès.

résino-gommeux adj. Syn. de gommo-rési-

NEUX.

résinoïde [ré-zi] adj. Qui ressemble à une résine.

résipiscence [rési-pis-san-sé] n. f. (du lat. resipiscere, se raviser). Regret de sa faute, avec amendement: venir à résipiscence. Recevoir à résipiscence, accepter le repentir de quelqu'un et lui pardonner sa faute.

résistance [ré-zis-tanse] n. f. (de résister). Qualité d'un corps qui réagit contre l'action d'un autre corps : la résistance de la matière. Force qui annule les effets d'une action destructive : résistance vitale. Force par laquelle on supporte la fatigue, la faim, etc. : soldats qui ont de la résistance. Défense contre l'attaque : faire résistance. Opposition, refus de soumission : obéir sans résistance. Pièce de résistance, où il y a beaucoup à manger. Résistance électrique, difficulté plus ou moins grande qu'un conducteur oppose au passage d'un courant. Ant. Abandon.

— Encycl. Elcctr. La résistance électrique R d'un conducteur s'exprime en fonction de la longueur l du conducteur et de sa section s par la formule R= p— 'c étant un coefficient dépendant de

la nature du conducteur.

L'unité pratique de résistance est l'ohm, qui est représenté par la résistance offerte à un courant électrique constant par une colonne de mercure, à la température de la glace fondante, de 14,4-321 grammes-masse, d'une section transversale constante et d'une longueur de 106,3 centimètres : c'est l'ohm international.

Pratiquement, l'ohm, ses multiples et ses sousmultiplcs sont représentés par des fils métalliques isolés, le plus souvent enroulés sur des bobines de sections appropriées à l'intensité des courants qui doivent les traverser.

Les méthodes employées pour mesurer les résistances varient suivant leur grandeur; on emploie souvent pour les faibles résistances le voltmètre et l'ampèremètre, quipermettent de mesurer ladifférence de potentiel e aux extrémités du conducteur et l'intensité i du courant qui le traverse; la résistance

est alors donnée par la formule R = S-(loi d'Ohm).

Quand on veut obtenir rapidement la valeur d'une résistance sans exiger une grande précision, on emploie les ohmmètres.

Résistance des matériaux. La théorie de cette résistance en ce qui concerne les matériaux de construction, outre qu'elle s'appuie sur les principes de la dynamique, a encore recours & l'expérience pour la détermination des données numériques entrant dans la constitution des formules employées. Galilée a le premier appliqué la géométrie et le calcul à la solution des problèmes de résistance : études des .nations longitudinales des pièces prismatiques allongées, des contractions latérales de ces mêmes prismes ; en outre, étude de la déformation par glissement de ces prismes, de la flexion plane d'une de ces pièces, etc., pour les matériaux en acier, fer, fonte, pièces en bois. Les calculs relatifs aux charges de rupture, les résistances a la compression, etc., rentrent dans ces mêmes études.

résistant [ré-zU-tan], e adj. Qui oppose de la résistance: l'acajou est un bois résistant. Fia. Qui refuse de plier. Physiq. Milieu résistant, qui s'oppose au mouvement des corps qui le traversent.

résister [ré-zis-té] v. a. (du lat. resistere, se tenir ferme). Ne pas céder au choc d'un autre corps : le fer froid résiste au marteau. Se défendre, opposer la force à la force : résister à la force publique. Fig.

Tenir ferme contre : résister à la tentation. Ne pas succomber : résister à la fatigue, à la douleur. On n'y peut plus résister, c'est une chose intolérable. Ani. Céder, succomber.

résistibilité [ri-zis-H\ n. f. Faculté de résistance inhérente aux corps vivants.

résistible [zis-ti-ble] adj. A quoi l'on peut résister.

résistivité n. f. v. résistance.

res judicata pro yeritate habetur, mots latsignif. : La chose jugée est tenue pourvérité- Axiome de l'ancien droit, toujours en vigueur: chose jugée, chose démontrée ; arrêt rendu vaut titre formel.

res nullius, mots lat. signif. : La chose de personne. Ce qui n'appartient en propre à personne : la terre n'est jamais considérée comme res nullius.

résolu, e [ré-zo] adj. (de résoudre). Hardi, déterminé : un homme résolu. Ant. Irrésolu.

réSOlubilité [ré-zo] n. f. Qualité de ce qui est résoluble.

résoluble [ré-zo] adj. Dont la solution est possible : problème facilement résoluble. Qui peut être annulé : contrat résoluble. Qui peut se diviser en parties distinctes.

résolument [ré-zo-lu-man] adv. D'une manière nette, décidée : rejeter résolument ce que ion affirmait. Avec résolution ; avec courage : marcher résolument au combat. Ant. Irrésolument.

résolutif, ive [ré-zo] adj. Se dit des médicaments qui déterminent la résolution des engorgements. Fig. Qui résout les difficultés. (Vx.) N. ni. Médicament résolutif: la farine de lin en cataplasme est un résolutif.

résolution [ré-zo-lu-si-on] n. f. (lat. resolutio; de resolvere, résoudre). Action de se résoudre, de se réduire h un état élémentaire : résolution de l'eau en vapeur. Décision d'un cas douteux, d'une question : résolution d'une difficulté, d'un problème. Or- Destruction d'un contrat valable : resolution d'un bail. Dessein que l'on prend : former une résolution. Caractère résolu; fermeté, courage : manquer de résolution. M éd. Résolution d'une tumeur, action par laquelle elle disparait peu à peu. Al<j. Résolution d'une équation, détermination des inconnues qui y sont contenues. Métriq. anc. Remplacement d'une longue par deux brèves. Musiq. Chute d'un accord sur un autre accord, d'une note sur une autre note. Ant. Irrésolution.

— Encycl. Dr. La résolution résulte de l'accomplissement d'une condition résolutoire prévue par le contrat ou, encore, dans tout contrat synallagmatique, de ce que l'une des parties n'exécute pas son engagement; en ce cas, elle doit être prononcée en justice. Le juge peut accorder un délai de grâce pour s'exécuter, ou, s'il résout le contrat, donner une indemnité au demandeur. Les parties peuvent convenir qu'en cas d'inexécution, la résolution aura lieu de plein droit-

réSOlutivement [ré-zo, mari] adv. D'une manière résolue, nette. (Peu us.)

résolutoire [ré-zo] adj. (lat. resolutorius). Qui a pour objet de faire prononcer la cassation d'un acte : condition résolutoire.

résolvant, e n. et adj. m. Syn. de résolutif.

resommeiller [re-so-mè, Il mil., é] v. n. Sommeiller de nouveau.

résomption [ré-zon-psi-ori] n. f. Action de résumer, résumé. (Vx.)

résonance [ré-zo] n. f. (lat. resonantia). Propriété d'accroître la durée ou l'intensité du son : la résonance d'une salle. Manière dont un corps transmet les ondes sonores : la résonance des métaux. Caisse d'un instrument à cordes. Path. Fracture par résonance, fracture par contre-coup.

— Encycl. Tout corps élastique entre en vibration quand on produit, dans son voisinage, le son qu'il est susceptible de rendre; c'est le phénomène de résonance. On le constate par de nombreuses expériences ; en particulier, si l'on place l'un en face de l'autre deux diapasons identiques, fixés sur une caisse creuse en bois, puis qu'on excite l'un d'eux et que l'on éteigne ses mouvements peu après, le second diapason continue le son rendu par le premier. Si l'on fait vibrer un diapason au-dessus d une grande éprouvette, et que l'on verse, en même temps, de l'eau dans l'éprouvette de façon à diminuer la colonne d'air, il arrive un moment où celle-ci rend le son du diapason, dont l'intensité se trouve, par suite, notablement renforcée. Les instruments a cordes seraient presque muets si l'on ne les munissait d'une caisse de résonance ou table d'harmonie par laquelle ils communiquent à l'air ambiant la force vive développée dans les cordes.

Par analogie avec l'acoustique, on a donné le nom de résonance électrique à des phénomènes d'induction découverts par Hertz en cherchant à vérifier la théorie de Maxwell, qui assimile l'onde lumineuse à une suite de courants alternatifs changeant de sens près d'un milliard de fois par seconde.

résonateur, trice adj. Qui fait résonner. N. m. Globe creux à deux ouvertures, qui a la propriété, lorsqu'on applique une des ouvertures sur l'oreille, de ne lui transmettre, parmi plusieurs notes émises simultanément, que celle pour laquelle le globe est accordé.

— Encycl. Le résonateur d'Helmholtz se compose d'une série de globes en cuivre présentant deux ouvertures diamétralement opposées, l'une à la base d'un tuyau cylindrique large et court, l'autre à l'extrémité d'un petit entonnoir pointu. Chaque boule résonne pour un son différent. Kœnig perfectionna l'appareil en adaptant à l'extrémité du petit entonnoir un tube de caoutchouc mettant la masse d'air placée à l'intérieur de la boule en communication avec un petit réservoir séparé par une paroi élastique d'une petite chambre à gaz d'éclairage, sur la paroi opposée de celle-ci se trouvant fixé un bec de gaz.

A toute émission d'une note qu'une des sphères peut rendre, la flamme correspondante se soulevé, puis s'abaisse, tandis qu'elle reste fixe s'il n'y a pas de vibrations. Si on regarde cette flamme par réflexion dans un miroir tournant, on voit dans le premier cas une traînée sinueuse brillante, dans le second une ligne lumineuse continue. Le résonateur comprend généralement huit résonateurs, donnant une note fondamentale et la série de ses harmoniques; il peut servir, comme on le voit, à analyser un son.

Résonateur électrique. Hertz employa, pour mettre en évidence les ondes électriques produites par un oscillateur, un simple fil métallique circulaire, coupé en un point. Si l'on place ce cercle dans le voisinage de l'oscillateur, des étincelles jaillissent entre les extrémités des fils. C'est à ce cercle qu'il donna le nom de résonateur. Les radioconducteurs sont également de précieux indicateurs d'oscillations électriques.

resonger [re-ton-jé] v. n. et a. (Prend un e muet après le g devant ado: il resongea, nous resongeons.) Songer de nouveau. (Peu us.)

résonnant ' ré-zo-nari, e adj. Qui renvoie le son, en accroît l'intensité ou la durée : sut!' résonnante.

résonnement [ré-zo-ne-man] n. m. Retentissement et renvoi du son.

resonner [re-so-né] v. n. et a. Sonner de nouveau. Appeler de nouveau en sonnant.

résonner [ré-zo-né] v. n. (lat. resonare). Ren- Toyer le son : cette salle résonne parfaitement. Etre sonore : voix qui résonne bien.

résorbant [ré-zor-ban], e adj. Pharm. Qui pro duit la résorption.

résorber [ré-zor-bé] v. a. (lat. resorbere, avaler de nouveau). Opérer la résorption d'une humeur. Fig. Fondre : résorber le pouvoir dans le peuple.

résorcine [ré-zor] n. f. Phénol C« H' (OH)*. dérivant de la benzine, fondant à 118», et employé en médecine comme antiseptique et caustique.

résorption [ré-zof-pti-on] n. f. (lat. resorptio). Action d'absorber de nouveau. Méd. Absorption externe.

— Encycl- Palhol. La résorption est physiologique quand il s'agit de certains principes actifs des tissus, comme les ferments digestifs ; elle est pathologique, quand il s'agit de produits anormaux, comme les liquides, épanchés soit dans les cavités naturelles, soit dans les interstices des tissus. Le mécanisme de la résorption est le même que celui de l'absorption.

résorufine [ré-zo] n. f. Composé organique, obtenu par l'action de l'acide azotique fumant sur une solution éthérique de résorcine, que l'on emploie dans l'industrie de la teinture.

résoudre [ré-zou-dre] v. a. (du lat. resolvere, délier, détacher. — Je résous, nous résolvons. Je résolvais, nous résolvions. Je résolus, nous résolûmes. Je résoudrai, nous résoudrons. Je résoudrais, nous résoudrions. Résous, résolvons, résolvez. Que je résolve, que nous résolvions. Que je résolusse, que nous résolussions. Résolvant. Résolu, e, et, pour une résolution chimique, résous, sans fém.) Décomposer un corps en ses éléments constituants : Thaïes résolvait tout en eau. Transformer : le feu résout le bois en cendres. Faire disparaître peu à peu, fondre : résoudre une tumeur. Annuler : résoudre un bail. Trouver la solution : un problème résolu. Résoudre une équation, chercher des valeurs qui. mises à la place de l'inconnue, transforment l'équation en identité. Déterminer, décider : roi qui a résolu la guerre. Résoudre quelqu'un à, le déterminer à. Résoudre de (infin.), prendre la détermination de. Résoudre que, décider que. Se résoudre v. pr. Se diviser en ses éléments constitutifs. Se changer en : se résoudre en pluie. Se déterminer : se résoudre à partir.

reSOUffler [re-sou-flé] v. a. Souffler de nouveau. V. n. Reprendre de nouveau sa respiration.

reSOUper [re-sou-pé] v. n. Souper de nouveau.

respect \res-pè] n. m. (du lat. respectus, égard, considération). Vénération, déférence : respect filial. Sans respect, sans avoir égard à. Respect humain, crainte qu'on a du jugement des hommes. Tenir en respect, contenir. Sauf votre respect, sauf le respect que je vous dois, parlant par respect, que cela ne vous offense pas. Tenir quelqu'un en respect, le contenir, lui en imposer. PI. Hommages, civilités : présenter ses respects êi quelqu'un.

respectabilité [rès-pèk-ta] n. f. Mot anglais francisé (respectability), qui exprime l'honorabilité, la qualité d'une personne.

respectable [ris-pèk-ta-ble] adj. Digne de respect : un vieillard respectable. D'une importance suffisante : une respectable quantité de gibier.

respectablement [rès-peh-ta-ble-man] adv.

D'une manière respectable.

respecter [rès-pik-té] v. a. Porter respect, honorer, vénérer: on doit respecter la vieillesse. Par ext. Avoir égard à : respecter le sommeil de quelqu'un. Fig. Epargner, ne point endommager : le temps ne respecte rien. Se respecter v. pr. Garder les bienséances convenables à sa situation, à son caractère.

respectif [rès-pèk-tif], ive adj. Réciproque, qui a rapport à chacun en particulier : les droits respectifs de deux cohéritiers.

respectivement [rès-pèk, mari] adv. D'une manière respective.

respectueusement [ rès-pék-tu-cu-ze-man ]

adv. Avec respect : saluer respectueusement un vieillard. Ant. Irrespectueusement.

respectueux, euse [rés-pèk-tu-eu, cu-ze] adj. Qui témoigne du respect : enfant respectueux. Qui marque du respect : langage, ton respectueux. Distance respectueuse, distance convenable, commandée par la situation. Dr. Sommation respectueuse, acte respectueux, v. mariage. Ant. Irrespectueux.

res périt domino, mots lat. signif. : La chose périt pour le compte du maître. Le dommage résultant de la perte d une chose incombe au propriétaire de cette chose. Axiome de droit romain, adopté par le droit français ; c'est la règle dans le cas de force majeure.

respir [res-pir] n. m. (subst. verb. de respirer). Action de respirer. (Vx.)

respirabilité [rès-pi] n. f. Qualité d'un gaz qui peut servir à la respiration.

respirable [rés-pi] adj. Qu'on peut respirer : l'air trop chargé d'acide carbonique cesse d'être respirable. Ant. irrespirable.

respirant [rès-pi-ran], e adj. Qui respire : les êtres respirants.

respirateur [rès-pi] adj. m. Qui sert à la respiration : les muscles respirateurs. N. m. Masque formé d'une couche d'ouate interposée entre deux parois de fils métalliques, et qui sert à tamiser l'air avant l'inspiration.

RES

RES

respiration [rès-pt-ra-si-on] n. f. (lat. res-

piratio). Physiol. Fonction à l'aide de laquelle se font les échanges gazeux entre les tissus vivants et le milieu extérieur. Fig. Acte vivifiant: l'amour est une respiration céleste de l'air du paradis. (V. Hugo.) Musiq. Action de respirer pour chanter, d'observer certaines mesures pour respirer.

— Encycl. Les connaissances précises sur la respiration datent des études de Harvey (1628) sur la circulation et surtout de la découverte de l'oxygène par Priestley et Lavoisier. Ce dernier démontra que la respiration aboutit à une combustion des aliments dans l'économie.

Chez les végétaux, qui utilisent les radiations 6olaires, et qui sont immobiles, aucun appareil spécial ne s'est constitué ; il n'en est pas de même chez les animaux, très actifs, qui sont obligés d'emprunter l'oxygène atmosphérique. Les différentes formes de la respiration sont : respiration directe ou cutanée, chez les végétaux et les animaux inférieurs, et respiration indirecte, à l'aide de trachées, de branchies, de poumons.

1» Respiration chez les animaux :

a) Anatomie. L'organe essentiel de la respiration chez les vertébrés supérieurs et l'homme est le poumon, où le sang veineux se charge d'oxygène.

6) Physiologie. L'homme peut respirer par la bouche, bien que normalement il ne doive respirer que par le nez. Les mouvements respiratoires peuvent se faire sous l'influence de la volonté, mais le plus habituellement ils sont inconscients, d'origine réflexe. Le réflexe est provoqué par l'accumulation dans le sang de l'acide carbonique, qui agit sur les nerfs du poumon, lesquels transmettent l'excitation au centre respiratoire (nœud vital) et de ce centre aux muscles inspirateurs. La peau semble intervenir aussi dans le réflexe respiratoire.

■ L'homme respire de quatorze à dix-huit fois par minute, un demi-litre environ chaque fois. L'air expulsé est plus riche en acide carbonique et eau, moins riche en oxygène que l'air inspiré. Use fait donc, au niveau des alvéoles, des échanges gazeux, dont on exprime la valeur par- le r ap p o r t de CO' à O ou quotient respiratoire , égal, normalement, à 0,916. Ces échanges se traduisent par la transformation de i '-p-io^lobine en ox/némoglobine et le sang, de rouge foncé, de-

Vientvermeil. Appareil respiratoire : 1. Cavilé nasale ; C) fattlOlO- 2. Cavilé buccale; 3. Pharvnx ; 1. Trachée ; qie- Les alté- 5. Bronches ; 6. Poumons.

rations de la

fonction respiratoire dépendent des modifications du milieu respiratoire ou des troubles et lésions des organes, et conduisent toujours à l'asphyxie. Les épanchements pleuraux (pleurésie) peuvent, en comprimant les poumons, aboutir au même résultat. L'auscultation permet de diagnostiquer les altérations fonctionnelles ou lésionales des poumons par l'examen du murmure respiratoire et de ses modifications (râles, sifflements, gargouillements, etc.).

d) Anatomie comparée : Respiration pulmonaire. Chez les mammifères, le mécanisme et l'appareil respiratoire sont les mêmes que chez l'homme. Chez les oiseaux , les ramifications bronchiques communiquent avec des sacs aériens, dont les extrathoraciques se prolongent avec les cavités pneumatiques des os. Chez les reptiles, la partie supérieure du poumon est seule ramifiée. Chez les batraciens adultes, comme la grenouille, l'appareil se réduit à un sac plein d'air et le sang vient circuler à la périphérie. Quant aux invertébrés pulmonés (escargot, limace, limnée, scorpion, mygale), leurs poumons sont formés par de simples replis du tégument.

Respiration trachéenne. Elle n'existe que chez les insectes et les araignées. L'appareil consiste en tubes ramifiés (trachées) qui s'ouvrent à l'extérieur par des stigmates et plongent, par leur extrémité, dans les tissus.

Respiration branchiale. Labranchieestune cavité développée extérieurement au corps, et baigne dans le milieu respirable; c'est donc l'appareil de la inspiration aquatique. On l'observe chez les annélides, les mollusques, les crustacés, les poissons et les jeunes batraciens.

Respiration cutanée. Elle est commune à tous les animaux et coexiste avec les autres. Elle existe seule chez les protozoaires, les cœlentérés, beaucoup d'échinodermes et de vers.

2° Respiration chez les végétaux. Les phénomènes de la respiration chez les végétaux sont analogues à ce qui existe chez les animaux, c'est-à-dire que l'oxygène est fixé et l'acide carbonique dégagé; mais ils sont moins intenses. Les échanges gazeux se font par la racine, par la tige, les fleurs et surtout par la feuille, dans l'eau aussi bien que dans l'air.

respiratoire Vès-pj] adj. (de respirer). Anat. et physiol. Qui a rapport à la respiration : organes respiratoires; mouvements respiratoires. Quotient respiratoire, se dit du rapport entre l'acide carbonique exhalé et l'oxygène absorbé ; ce rapport est presque toujours inférieur à l'unité. Echanges res-

Firatoires, valeurs de l'absorption de l'oxygène, de élimination de l'acide carbonique et de la vapeur dans la respiration. Se dit de certains appareils au moyen desquels on peut séjourner dans des milieux Impropres a la respiration.

— Encyci.. Il existe de très nombreux types d'appareils respiratoires. Les uns dits tubes respiratoires

permettent à celui qui le porte de rester constamment en communication directe avec l'air extérieur. Les autres appelés appareils composés sont munis de réservoirs d'air pur, que le sauveteur porte sur le dos et qui, en cas de besoin, peut être renouvelé du dehors. Avec ces appareils, on peut séjourner dans des endroits où l'air est irrespirable.

respirer [res-pirri] v. n. (lat. respirare). Absorber l'air ambiant et le rejeter après qu'il a régénéré le sang : les végétaux respirent aussi bien que les animaux. Vivre: il respire encore. Fig. Se manifester d'une manière vive : enfant sur les joues duquel respire la santé. Avoir les apparences de la vie : portrait qui respire. Prendre quelque relâche après un effort : laissez-moi respirer un moment. Respirer en, revivre en. Respirer après, souhaiter ardemment. V. a. Absorber en respirant : respirer un bon air. S'imprégner de : pays où l'âme respire la liberté. Exhaler. (Peu us.) Fig. Marquer, exprimer : tout ici respire la joie. Désirer ardemment : respirer la vengeance.

resplendir [ris-plan] v. n. (lat resplendere; de splendere, être éclatant). Briller avec grand éclat : le soleil resplendit. Fig. Avoir beaucoup d'éclat : (o littérature française resplendit sur le monde.

resplendissant [rès-plan-di-san], e adj. Qui resplendit : visage resplendissant de santé.

resplendissement [rès-plan-di-se-man]n. m.

Grand éclat formé par l'expansion, par la réflexion de la lumière. (Peu us.)

responsabiliser [res-pon, zé] v. a. Rendre

responsable. (Peu us.)

responsabilité [rès-pon] n. f. Obligation de répondre de ses actions, de celles d'un autre ou d'une chose confiée : la responsabilité implique la liberté. Responsabilité morale, celle qui ne tient compte que des manquements à la loi morale. Responsabilité civile, obligation imposée par la loi de répondre vis-à-vis des tiers du dommage qu'on leur a causé. Ant. Irresponsabilité.

— Encycl. Dr. Responsabilité civile. L'article 1382 du Code civil pose en principe que « tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer». La responsabilité civile est donc l'obligation que nous impose la loi de répondre des dommages que nous avons causés, et cette obligation a pour sanction le paiement à la partie lésée d'une indemnité pécuniaire.

Au point de vue dos conditions de la responsabilité civile encourue à l'occasion des accidents dont les ouvriers, ap.iventis et employés, sont victimes dans leur trava 1, il y a lieu à une distinction : ceux occupés dans les industries ou entreprises soumises au régime d" ~:sq*.- Professionnel bénéficient des dispo-'ùds de faveur 'instituées par la législation 5ur les accidents du travail; les autres restent sous l'empire du droit commun . c'est-à-dire des articles 1382 et suivants du Code civil.

L'article 1382 est invocable lorsqu'il s'agit d'un quasi-délit (v. ce mot), mais non d'une obligation résultant d'un contrat.

Responsabilité pénale. En matière pénale, on ne peut être responsable que de sa propre faute (ainsi, un père n'est pas, pénalement, responsable du délit commis par son fils mineur); il faut que la coopération à l'action répréhensible résulte d'un fait positif (ainsi, on ne saurait considérer ni comme auteur, ni comme complice du meurtre celui qui s'est borné à ne point empêcher un malfaiteur de commettre un meurtre); il faut, enfin, avoir volontairement et librement agi. V. amende. Responsabilité des fonctionnaires, v. fonctionnaire.

responsable [rès-pon] adj. (du lat. respondere, répondre). Qui doit répondre, être garant de certains actes : l'alcoolique cesse detre pleinement responsable de ses actes. Editeur responsable, éditeur sous la responsabilité duquel paraît une publication. Fig. et fam. Personne qui, ayant mis une chose en circulation, est considérée comme en ayant la responsabilité. Ant. Irresponsable.

responsif [rès-pon-sif], ive adj. (lat. responsivus). Dr. Qui contient une réponse : mémoire responsif.

responsion [rès-pon] n. f. (lat. responsio). Hist. Redevance annuelle en argent versée au Trésor de l'ordre de Malte par les commanderies.

responsorial [rès-pon] n. m. Livre d église, contenant les répons.

ressac [re-sak] n. m. (provenç. ressaco). Retour violent des vagues sur elles-mêmes, lorsqu'elles ont frappé sur un obstacle.

res sacra miser, mots lat. signif. : Le malheureux, chose sacrée, expression de Sénèque [Epigrammes, 4), qui exprime le respect que l'on doit avoir pour le malheur.

ressaigner [re-sè-gni] v. a. Saigner de nouveau : ressaigner un malade. V. n. Perdre de nouveau du sang : ma plaie ressaigne.

ressaigue n. f. v. résèque.

ressaisine [re-sè-zi-ne] n. f. Dr. anc. Reprise de possession.

ressaisir [re-sè-tir] v. a. Saisir de nouveau : le chat lâche et ressaisit la souris. Reprendre possession. Par ext. Ramener sous son autorité : ressaisir des provinces perdues. Fig. Reprendre l'exercice de : ressaisir le pouvoir. Ressaisir quelqu'un de quelque chose, remettre en possession. Se ressaisir v. pr. Fig. Redevenir maître de soi.

ReSSaix, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Thuin) ; 2.870 h. Fours à coke.

ressangler [re-san-glé] v. a. Sangler de nouveau.

ressassage [re-sa-sa-je]a. m. Action de ressasser : paroles qui ne font que ressasser ce qui a déjà été dit.

ressasser [re-sa-sé] v. a. Sasser de nouveau : ressasser la farine. Fig. et fam. Examiner minutieusement et à plusieurs reprises : ressasser un compte. Répéter une même chose d'une manière fatigante : ressasser d'inutiles recommandations.

ressasseur, euse [re-sa-seur, eu-ze] n. Personne qui répète, ressasse continuellement les mêmes choses.

ressaut rre-s',] n. m. (de l'anc. v. ressaillir). Partie de bâtiment, faisant saillie au dehors de la

surface plane dudit bâtiment. Passage brusque d'un plan horizontal à un autre : un ressaut de terrain. Fig. Passage brusque .

ressauter [re-sû-té]

v. n. Sauter de nouveau.

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