RIT
d'Angleterre, il se retrouve citoyen de la libre Amérique : il avait dormi vingt ans. La musique est élégante et gracieuse (1884).
ripage ou ripement [man\ n. m. Action de polir la pierre avec la ripe. Action de riper un cordage, une chaîne d'ancre. Déplacement, sans rien démonter, d'une voie de chemin de fer, avec des pinces à riper. Syn. de dérapage.
ripaille [pa, II mil., e] n. f. Pop. Grande chère : faire ripaille. — Ripaille est le nom d'un célèbre château, dans le Chablais, où se retira Amédée VIII, duc de Savoie, après son abdication. La vie commode et voluptueuse que ce prince y menait, dit-on, a donné naissance à l'expression proverbiale faire ripaille, c'est-à-dire faire grande chère.
ripailler [pa, Il mil., éj v. n. Faire ripaille.
ripailleur, euse [pa. u mu., sur, eu-ze] n.
Fam. Celui, celle qui aime à ripailler.
riparia n. m. Espèce de vigne américaine, employée en France comme porte-greffe, et dont il existe d'assez nombreuses variétés (riparia gloire de Montpellier, riparia grand glabre, etc.) : avec d'autres espèces (rupestris, Solonis, Berlandieri), le riparia a donné des hybrides utilisés aussi comme porte-gre/fes.
ripaton n. m. Pop. Pied. Par ext. Soulier.
ripatonner [to-né] v. a. Pop. Réparer, refaire.
ripatonneur [to-neur] n. m. Pop. Réparateur maladroit.
ripe n. f. (de riper). Outil de sculpteur ou de maçon pour gratter. Auge ^.
dans laquelle se meut une jji
meul
ripement [man] n. m Bouillonnement de la mer
Ripe.
nccasionné par deux courants sous-marins qui se rencontrent. Syn. de ripage-
riper [pé] v. a. (allem. rippen ; de reiben, gratter). Ratisser avec la ripe : riper une sculpture. Mar. Faire glisser : riper la chaîne d'une ancre. Faire glisser tout d'une pièce, une voie de chemin .le 1er pour la dresser. V. n. S'emploie quelquefois comme syn. de déraper.
ripicole adj. (du lat. ripa, rive, et colère, habiter). Zool. Qui vit sur le bord des eaux courantes.
ripiéniste [nis-te] n. m. (de ripienoK Musiq. Musicien chargé de renforcer les tutti en exécutant les parties de remplissage.
ripieno [pi-ê] n. m. Mot italien signifiant remplissage, employé dans la langue musicale. (V. ripiéniste.) Dans les musiques militaires, partie qui tantôt double le chant, tantôt fait l'accompagnement.
ripoire n. f. Mai: Corde composée de chanvre et de crin, entre les torons de laquelle on fait passer les fils qui sortent du goudron, afin de retenir ce qu'ils ont enlevé de trop.
Ripon (Frédéric-John Robinson, vicomte Godericb. comte de), homme d'Etat anglais, né à Londres ( 1782-1859 II fit de louables efforts pour l'abolition de l'esclavage.
ripopée [pe] n. f. Mélange que font les cabaretiers de différents restes de vin. Mélange de différentes sauces. Fig. Mélange de choses disparates.
riposte [pos-te] n. f. (ital. riposta). Escr. Coup que l'on porte immédiatement après avoir paré. Fig, Répartie prompte ; réponse vive pour repousser une raillerie : avoir la riposte prompte.
riposter [pos-ié] v. n. (de riposte). Escr. Attaquer immédiatement après avoir paré. Répondre vivement : riposter à une insinuation. Repousser une injure.
Ripperda (Jean-Guillaume, duc de', aventurier hollandais, m. à Tétouan (1690-1737). Il remplit auprès du roi d'Espagne les plus hautes charges, puis, disgracié, se réfugia au Maroc et détermina le sultan à faire à l'Espagne une guerre malheureuse.
ripple-markS n. f. pi. (de l'angl. ripple, clapotis, et mark, marque). Innombrables rides qui recouvrent la surface de certaines plages lorsque la nier s'est retirée. (Ces rides sont dues au clapotement, sous l'action du vent, des eaux peu profondes.)
ripuaire [t-ret adj. (du lat. ripa, rive). Se dit des anciens peuples des bords du Rhin : Francs ripuaires.
Ripuaires {loi des), monument de la législation germanique analogue à la loi salique, mais où la part du droit civil est plus large que dans cette dernière. De même, le pouvoir royal et l'autorité de l'Eglise y paraissent plus solides. Elle est attribuée à Thierry, roi d'Austrasie et fils de Clovis.
Riquet [kè] (Pierre-Paul), ingénieur français, né à Béziers, m. à Toulouse (1604-1680), constructeur du canal du Midi. Malgré la protection de Colbert et l'emploi qu'il lit de sa propre fortune, il ne réussit pas à voir l'achèvement de son oeuvre.
Riquet à la Houppe, titre d'un conte de Perrault, un de ses plus ingénieux, où une fable gracieuse et simple montre que l'amitié nous empêche de voir les défauts de ceux que nous aimons et leur prête les qualités dont nous sommes doués nous-mêmes.
Riquier (saint), m. vers 645.11 fonda divers monastères, dont l'un donna naissance Riquier. Fête le 24 avril.
riquiqui [ki-kï] n. m. Autre orthogr.de rikiki.
rire v. n. (lat. ridere. — Prend deux i de suite à la 1'» pers. du plur. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : Je ris, nous rions. Je riais, nous riions. Je ris, nous rimes. Je rirai, nous rirons. Je rirais, nous ririons. Ris, rions, riez. Que je rie, que nous riions. Que je risse, que nous rissions. Riant. Ri.) Marquer un sentiment de gaieté soudaine par un mouvement des lèvres, de la bouche, et souvent avec bruit : rire aux éclats. Prendre une expression de
faieté : des yeux qui rient. Avoir un air gai, agréa le : tout rit dans ce séjour. Etre favorable ; la fortune nous rit aujourd'hui. Fam. Se fendre, s'entr ouvrir : un habit <iui rit par toutes les coulures. Rire
Saint-
dans sa barbe, éprouver une satisfaction maligne qu'on cherche à dissimuler. Rire au nez de quelqu'un, se moquer de lui en face. Rire du bout des dents, des lèvres, sans en avoir envie. Rire de quelqu'un, s'en moquer. Rire des menaces de quelqu'un, n'en pas tenir compte. Aimer à rire, à se divertir. Vous voulez rire, vous ne parlez pas sérieusement. Vous me faites rire, ce que vous dites est absurde. Prêter à rire, donner sujet de rire, de railler. At'oir le mot pour rire, savoir dire des choses plaisantes. // n'y a pas là de quoi rire, c'est une chose grave. Mourir, crever de rire; rire à gorge déployée, etc., rire très fort. Se rire v. pr. Se moquer, ne taire aucun cas. Prov. : Rira bien qui rira le dernier, celui qui rit à présent sera moqué à son tour. Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera, souvent la joie n'est pas de longue durée. V. fou. Allus. littér. V. désarmer. Axi Pleurer.
rire n. m. Action de rire : le rire, a dit Rabelais, est le propre de l'homme Fou rire, rire prolongé qu'on ne peut contenir. Rire sardotlique, rire amer ou ironique. Ant. Larmes, pleurs.
riS [ri] n. m. (lat. risus). Action de rire : ris moqueur. N. m. pi. Myth. Divinités qui présidaient à la gaieté : les Jeux et les Ris.
riS [rij u. m. (orig. scandin.). Mar. Partie d'une voile destinée à être serrée sur la vergue pour en diminuer la surface. Prendre un ris, serrer sur la vergue la partie de la voile destinée à cet usage. (V. la planche navire.)
ris [rtl n. m. Nom vulgaire du thymus du veau et de l'agneau, placé derrière le sternum et qui est un manger délicat : croquettes de ris d'agneau.
Ris, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 20 kil. de Thiers; 1.510 h. Ch. de f. P.-L.-M.
risave [:a-ve] n. f. iJoMMom vulgaire de la zizanie des murais.
risbail [risj n. m. (du holl. rys, branchage, et bank, banc). Terre-plein garni de canons pour la défense d'un port.
risberme [ris-bèr-më] n. f. (du holl. rys, branchage, et de berme). Intervalle entre les deux jointifs et le batardeau. Espace rempli de fascines chargées de pierres, pour protéger les fondations d'un ouvrage hydraulique. Retraite garnie de fascines au pied d'un mur de terre.
Riscle, ch.-l. de c. (Gers), arr. et à 55 kil. de Mirande, sur l'Adour: 1.780 h. Ch. de f. M. Filature, Eaux-de-vie. — Le cant. a 20 comm. et 9.680 h.
riSCOntre n. f. Banq. Syn. de virement.
risée [ri-zé] n. f. (de ris). Grand éclat de rire de plusieurs personnes ; il s'éteva une ruée générale. Moquerie, rire moqueur : être un objet de risée. Objet de moquerie : être la risée de tous. Mar. Augmentation subite de vent, plus durable qu'une rafale.
riser [ri-zé] v. a. Mur. Syn. de arriser.
risette [ri-zè-tel n. f. (rad. ris). Fam. Petit ris agréable : faire la risette, Mar. Légère ondulation de la mer quand la brise se lève.
risibilité [ri-zi] n. f. Faculté de rire. Caractère de ce qui est risible. (Peu us.)
risible {ri-zi-ble} adj. (lat. risibilis). Qui est propre à faire rire : une situation risible. Qui a la faculté de rire : l'homme est un animal risible. (Peu us. en ce sens.) Digne de moquerie : homme risible. Ant. Triste.
Visiblement [ri-zi-ble-man] adv. D'une manière risible.
Risler (Charles-Eugène), agronome français, né à Cernay (Alsace), m. à Calènes l Suisse) [1828-1905]; auteur de : Géologie agricole, Physiologie et culture du blé, etc.
Ris-Orangis, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 7 kil. de Corbeil ; 1.440 h. Ch. de f. P.-L.-M.
riSOriUS [ri-zo-ri-uss] n. m. (du lat. risor, rieur). Petit faisceau du muscle peaucier, qui s'attache aux commissures des lèvres et contribue à l'expression du rire. (On dit aussi risorius de Santorini.)[V. planche homme.]
riSOttO n. m. (m. ital. ; de riso, riz). Mets italien, composé d'un mélange de riz cuit de manière à rester sec et entier, et coloré avec du safran, du beurre, du parmesan râpé.
risquable [ris-ka-ble] adj. Qui présente des risques : entreprise risquable. (Vx.) Qu'on peut risquer : affaire risquable. (Peu us.)
risque [ris-ké] n. m. (ital. risco). Danger, péril, inconvénient possible : toute entreprise a ses risques. Sinistre éventuel dont les compagnies d'assurances couvrent les risques pécuniaires (sinistres maritime, agricole, incendie, accidents de voyage, de chasse, etc.). Courir un risque, être exposé à un danger, à un inconvénient. A tout risque, à tout hasard. A ses risques et périls, en assumant sur soi toute la responsabilité d'une chose. Au risque de loc. prép. En s'exposant à.
— Enctcl. Dr. L'idée de risque implique la réalisation d'un événement dû à la force majeure.
Si le contrat a pour objet le transfert de la propriété d'un corps certain, c'est-à-dire d'une chose déterminée dans son individualité (par exemple une maison), la destruction de la maison (corps certain) par force majeure éteint l'obligation de délivrance incombant au vendeur, mais laisse subsister l'obligation de l'acheteur, qui devra payer le prix (art. 1138). On exprime ce résultat en disant que, dans la vente, les risques sont à la charge de l'acquéreur.
Si le contrat a un objet quelconque autre que le transfert de propriété d'un corps certain, dès que l'obligation de l'une des parties devient inexécutable a raison de la force majeure, l'obligation de l'autre partie s'éteint en même temps et nécessairement.
On donne le nom de risques locatifs à l'obligation de responsabilité civile à laquelle le locataire est tenu envers le propriétaire au cas d'incendie des lieux occupés en location.
Le risque professionnel est le danger inhérent à l'exercice d'une profession. Ses conséquences sont à la charge du patron. V. accidents du travail.
risquer \ris-ké] v. a. (de risque). Hasarder, mettre en aanger : risquer son honneur, sa vie. Fig. Tenter avec risque : il risqua la bataille. Emettre au hasard d'un insuccès : risquer un néologisme. Bisquer de. être exposé à, courir le risque de. Risquer le tout pour le tout, s'exposer à beaucoup
Risse.
Ristori.
perdre, en cherchant à gagner beaucoup. Prov : Qui ne risque rien n'a rien, un succès ne peut s'obtenir sans quelque risque.
risque-tOUt [ris-ke-tou] n. m. invar. Fam. Personne audacieuse.
rissaut [ri-sd] n. m. Pêch. Sorte de petit épervier pour la pêche du goujon et autres poissons de faible taille.
risse n. f. Mar. Syn. de saisine.
risse [ri-se] n. f. Genre d'oiseaux palmipèdes, comprenant des mouettes dont on connaît deux espèces de l'hémisphère boréal.
risser [ri -se]
v. a.. Mar. Attacher avec des risses.
rissole [ri-
so-le] n. f. (anc.
roussole ; du lat.
russeus, roux). Pâtisserie qui contient une farce de viande, de poisson ou de légumes.
rissole [ri-so-le] n. f. Filet à petites mailles, pour pêcher les anchois dans la Méditerranée.
rissoler [ri-so-lé] v. a. (de rissole). Rôtir de manière que la viande prenne une couleur dorée : rissoler une volaille.
riSSOlette [ri-so-lè-te] n. f. Rôtie de pain, couverte de viande hachée, et qu'on passe au four.
riSSOlier [ri-so-li-é] n. m. Petite barque employée par le pêcheur au rissaut.
l'isson [ri-son] n. m. Mar. Grappin à quatre branches.
riste [ris-te] n. m. Sorte de fil de chanvre qu'on fabriquait dans le Midi. Toile qu'on fabriquait avec ce fil.
ristelle [ris-tè-le] n. f. Genre de reptiles sauriens comprenant de petits scinques cylindriques, non venimeux, de l'Inde occidentale.
Ristitch (Jean), homme d'Etat serbe, né à Kragouïevatz, m. à Belgrade (1831-1891). Il obtint du congrès de Berlin un important accroissement de territoire au profit de la Serbie.
Ristori (Mme Adélaïde), tragédienne italienne, née à Cividale (Frioul) , m. à Rome (1821-1906). Elle parut en France avec éclat, notamment dans la Médée de Legouvé.
ristorne ou ristourne
[ris] n. f. (ital. ristorno). Annulation totale ou partielle d'une police d'assurance maritime au profit de l'assureur. Compt. Syn. de contrepassement.
ristorner [ns-tor né] ou
ristourner [ris-tour-né] v. a.
Annuler par une ristorne une assurance maritime. Reporter d'un compte à un autre.
risum teneatis? mots lat.
signif. : Vous retiendrez-vous de rire? Fragment du cinquième vers de l'Art poétique d'Horace. S'applique aux choses ridicules et grotesques.
rit [rit'] ou rite n. m. (lat. ritus). Ordre prescrit des cérémonies qui se pratiquent dans une religion : les rites de l'Eglise romaine. (Au plur., on écrit toujours rites et non rits.) Cérémonies religieuses, propres aux diverses communions chrétiennes : le rit catholique grec. Ordre ou ensemble de cérémonies quelconques : les rites maçonniques.
ritardandO adv. (de l'ital. ritardare). Mus. En retardant l'exécution. (S'écrit souvent en abrégé: rit. ou ritard.) Subst. : un ritardando.
rit-bock n. m. Nom vulgaire de deux antilopes propres à l'Afrique australe et appartenant au genre cervicapra.
Ritcllie (Charles-Thomson, lord), négociant et homme politique anglais, né à Dundee, m à Biarritz (1838-1906); ministre du commerce dans le ministère Salisbury, il fit voter la création des conseils de comté (1886) et il fut chancelier de l'Echiquier dans le cabinet Balfour (1902).
ritournelle [nè-le] n. f. (ital. ritornello). Trait de symphonie qui précède ou suit un chant. Fig. et fam. Propos que l'on répète sans cesse.
RitSChl (Frédéric-Guillaume), philologue allemand, né à Gross-Vargula, m. à Leipzig (1806-1876), auquel on doit d'impertants travaux sur Plaute.
rittage [ri-ta-je] n. m. Action de ritter un champ.
ritte [ri-te] n. f. Charrue sans oreilles qui ameublit la terre sans la retourner.
ritter [ri-té] v. a. Labourer avec la ritte.
Ritter [ter] (Charles), géographe allemand, né à Quedlimbourg, m. à Berlin (1779-1859); auteur d'une admirable Géographie universelle comparée, dans laquelle il a pour la première fois montré la corrélation intime qui existe entre la terre et les êtres qui la peuplent.
ritton [ri-fon] n. m. Soc de la ritte.
rittre [ri-tré] n. m. Brin très fin de chanvre taillé.
ritualisme [lis-me] n. m. (de rituel). En Angleterre, tendance religieuse de ceux qui cherchent à augmenter l'importance des cérémonies religieuses : le ritualisme marque un rapprochement avec le catholicisme.
— Encycx. Le nom de ritualisme fut donné au puseyisme vers 1850, lorsque ce mouvement, en s'accentùant, tendit à rétablir, dans la pratique de l'Eglise anglicane, l'observation des principaux rites en usage dans l'Eglise catholique romaine. Le ritualisme comptait de nombreux adhérents parmi les membres de la haute Eglise, mais il avait des adversaires plus nombreux encore dans la bourgeoisie et dans le bas clergé.
L'agitation causée par les doctrines ritualistes diminua après la seconde conférence de Lambeth, où les archevêques de Canterbury et d'York décidèrent que toute cérémonie non prescrite dans le Prayer- Book devait être considérée comme interdite (18J9).
ritualiSte [lis-te] n. m. Auteur qui traite des différents rites. En Angleterre, partisan du ritualisme. Adjoctiv. : opinions ritualistes.
Rivarol.