‹ Le Larousse pour tousChapitre 638 sur 979 · ROB · texte numérisé non relu

ROB

riyazet [zt] n. m. (m. ar.). Relig. musul. Ensemble de pratiques surérogatoires qui assurent a celui qui les fait le bonheur dans l'autre monde.

riZ [ri] n. m. (ital. riso; du lat. oryza). Espèce de graminée, cultivée dans les terrains humilies des pays chauds : le riz est la richesse principale de Vlndo-Chine. Le grain de cette plante : le riz fait le fond de l'alimentation chinoise et japonaise. Eau de riz, boisson rafraîchissante que l'on obtient en faisant cuire du riz dans de l'eau. Poudre de riz, fécule de riz que l'on réduit en poudre impalpable, et que l'on parfume pour l'employer à la toilette. Paille de riz, partie ligneuse des tiges du riz, dont on fabrique des chapeaux. Papier de riz, papier fabriqué avec la moelle de l'arbre à pain ou avec des tiges de jeunes bambous.

— Encycl. Le genre riz {oryza) comprend cinq ou sixespèces avec de nombreuses variétés ; maison distingue en général deux races : le n'a de marécage et le riz de montagne. La première exige des soins d'irrigation et de sarclage ; une terre d'alluvion avec sous-sol argileux ; après labour à la charrue, on procède aux semailles (le grain ou paddy a séjourné 24 heures dans l'eau) ; au bout de quatre à cinq jours, la germinations'effectue et, quand les jeunes plantes ont de Om,lS à 0m,20, on les repique. En Chine, on arrose à l'eau de chaux le grain avant de l'employer. Dès que la rizière est plantée, on fait arriver l'eau doucement et on maintient la couche humide jusqu'à la floraison de la graminée.

Suivant la région, la récolte a lieu quatre à cinq mois après les semailles, ce qui permet souvent de faire Ri, . a> ri2 barbu, une plantation nouvelle. Le

riz de montagne exige moins de soins ; sa culture peut se faire jusqu'à 1.800 m. d'altitude. Après la moisson , ont lieu le battage et le décorticage du riz.

Le riz est la base de l'alimentation des populations de l'Asie orientale, aussi est-il la principale culture de ces régions ; on le cultive aussi en Afrique et en Amérique ; en Europe, l'Italie et l'Espagne se livrent également à sa culture ; en France même, certaines régions du Midi sont productrices de riz.

rizaire [zê-re] adj. Propre à produire du riz.

rizerie [ri] n. f. Usine où l'on manipule le riz.

rizier [xi-i], ère adj. Qui se rapporte au riz.

rizière n. f. Terre affectée à la culture du riz.

rizif orme adj. Qui ressemble à des grainu de riz.

rizon n. m. Riz non décortiqué.

rizot [zo] n. m. Riz de qualité inférieure.

rizotto ou rizzotto n. m. Syn. de risotto.

riz-pain-sel [ri-pin-sèl] n. m. invar. Sobriquet donné aux officiers et sous-officiers d'administration du service de l'intendance.

Rizzio [rid-zi-o] (David Riccio, plus connu sous le nom de), musicien italien, favori de Marie Stuart, né à Turin, poignardé sous ses yeux en 1566, par ordre de Darnley, second mari de la reine d'Ecosse.

Rjer, v. de Russie, gouvernement de Tver, sur le Volga ; 22.000 h.

R° abréviation de recto.

roable n. m. Techn. Syn. de râble. (On écrit

aUSSi ROATLE.)

Roanne, ch.-l. d'arr. (Loire), sur en. de f. P.-L.-M. ; à 80 kil. de Saint - 35.520 h. {Roannais). Grande industrie. Cotonnades, lainages, calicots, indiennes et cuir. — L'arrond a 10 cant., 114 comm-, 162.120 h. — Le cant. a 12 comm.

et 47.910 h.

roast-beef n.m.v. rosbif.

rob [rob'] n. m. (ar. robob ou robub). Suc dépuré d'un fruit cuit et épaissi jusqu'à consistance de miel.

— Encycl. Pkarm. et thérap.

Ce nom était aussi donné à des sirops préparés avec des sucs de plantes ou avec des décodés très chargés en principes extractifs. On a presque entièrement abandonné en thérapeutique le rob.

rob [roi'] ou robre n. m. (de l'angl. rubber, partie liée). Se dit, au jeu de whist, de la réunion de trois parties : faire un rob.

robage ou robelage n. m. Syn. de enrobage.

Robbïa vLuca délia), sculpteur florentin (1400- 1481). Il participa à la décoration de la cathédrale de Florence, et s'adonna à la terre cuite émaillée, dans laquelle il réalisa des chefs-d'œuvres avec la collaboration de son frère Agostino et surtout de son neveu Andréa, né à Florence (1437-1528; : Enfants, Résurrection, Ascension, Couronnement de la Vierge.

robe n. f. (du vx fr. rober, dérober, d'orig. germ.). Vêtement à manches, long et flottant, que portaient les hommes, chez les anciens, et qu'ils portent encore en Orient. Vêtement à peu près semblable, que portent les femmes et les petits enfants. Vêtement long et ample, que portent les juges, les avocats, les professeurs, etc., dans l'exercice de leurs fonctions. Fin. Profession de la judicature : gens de robe; noblesse de robe. Jésuite de robe courte, affilié laïque à la compagnie de Jésus. Pelage : ce cheval a une belle robe. Couleur du vin : un vin d'une belle robe. Enveloppe : robe d'une fève, d'un oignon. Enveloppe sans côte d'un cigare. Boyau qui recouvre une andouille. Poétig. Ce qui enveloppe : la robe verte du printemps . Robe de chambre, que les hommes aussi bien que les femmes portent dans la chambre. Prov. : Ventre de son, robe de velours, se dit d'une personne qui lésine sur sa dépense de bouche pour se parer d'habits somptueux. C'est la robe qu'on salue, se dit d'une personne à qui l'on rend hommage à cause de sa dignité, et non pour son mérite personnel. Ai.n;s. hist. : Robe de César, robe du dictateur, sanglante et percée,

la Loire; -Etienne ;

Armes de Roanne

Robes : I. De noble (xn*s.); 2. De chambre; 3. D'avocat : t. Ai 7. Décolletée à traîne (1909) ; 8. D'enfant (1909) ; (

qu'Antoine étala aux yeux des Romains. Cette vue souleva leur fureur. Ils coururent mettre le feu aux maisons des meurtriers. Robe rouge de Richelieu. Richelieu aurait prononcé non la phrase que lui attribue Michelet (« Quand une fois j'ai pris ma résolution, je vais droit à mon but, je renverse tout, je fauche tout, et ensuite je couvre tout de ma robe rouge »), mais, d'après Ed. Fournier, la suivante : « Quand une fois j'ai pris ma résolution, je vais droit à mon but et je renverse tout de ma soutane rouge. »

— Encycl. La robe a toujours été, depuis une antiquité lointaine, le vêtement par excellence de la femme, en même temps qu'elle servait aux hommes de vêtement de cérémonie, de luxe ou de sortie. En Grèce, les femmes portèrent soit le chiton long, soit le double chiton {kolpos) harmonieusement drapé. Les hommes libres portaient le chiton sans manche. A Rome, la robe fut, sous le nom de toga, le vêtement réservé aux citoyens ; quant aux femmes romaines, leur robe était proprement la stola, assez analogue au double chiton des Grecques.

Au moyen âge et dans les temps modernes, la robe est restée, pour les hommes des classes riches et pour différentes catégories de fonctionnaires, un vêtement de luxe ou de cérémonie. A l'époque mérovingienne, les rois et seigneurs portèrent une sorte de toge brochée d'or. Au moyen âge, après le x« siècle, les hommes portent une sorte de bliand tombant jusqu'aux pieds. L'usage de ces robes longues persiste jusqu'au xive siècle. Dès lors, les hommes de loi seuls conservent la robe longue, de même l'université.

Quant aux robes féminines, elles ont passé par les formes les plus diverses selon les caprices de la mode. Au xn« siècle, le bliaud féminin traîne à terre. Sous les premiers Valois, commence la mode des jupes échanerées et fendues. Au xv« siècle, les queues des robes s'allongent démesurément, tandis que le corsage et les manches collent davantage sur le buste. Au xvi« siècle, le costume des femmes comprend, par-dessus la cotte, un petit corsage sans manche aminci à la taille, et un jupon de gros canevas empesé en forme de cloche : bientôt les fraises compléteront cet ajustement. Au début du xvii» siècle, la robe est devenue une sorte de manteau ajusté traînant par le bas ; mais sous Louis XIV l'usage reprend des tailles serrées, des robes largement décolletées et ouvertes. Au xvme siècle, prédominent les robes à paniers, à dos flottant, avec des corsages laéés à baleines. Après la Révolution, les paniers disparaissent. La robe Directoire, à taille serrée très haut, à jupe lâche, reproduit les costumes anciens, longs et traînants. Au xix« siècle, il est impossible d'énumérer tous les changements qu'a subis, du fait des accidents de la mode, la robe féminine, tantôt large et évasée (Restauration), surchargée de volants et d'ornements (Louis Philippe), mise en forme par d'immenses crinolines (second empire), ou par des tournures (1887), puis reprenant une simplicité plus grande avec les robes fourreau et les robes collantes, s'achevant en cloche ou en courte traîne.

— Zool. Le mot robe s'applique à tous les animaux, mais c'est plus spécialement au bœuf et au cheval qu'on réserve cette appellation.

La robe est simple ou composée. Simple, elle est d'une seule couleur {blanc, froment, alezan, noir); il existe d'ailleurs des gradations dans chaque teinte ; c'est ainsi que l'on dit alezan clair, doré, foncé, brûlé, etc. Les robes composées sont de deux ou trois couleurs, mélangées ou séparées. Parmi les robes à deux couleurs mélangées, se rangent le bai (clair, foncé, acajou, marron, brun, etc.), l'Isabelle, le souris; parmi les robes à deux couleurs séparées, le gris (clair, foncé, cendré, ardoisé, de fer, etc.); l'aubère (clair, vineux, fleur-de-pêcher); le louvet (mélange de poils blancs et de poils jaunâtres). Le pie est une robe formée en réalité de deux robes : une robe blanche associée à une robe noire, alezan, isabelle, baie. etc. Le rouan est l'unique type des robes à trois couleurs. Les poils blancs entourant les membres constituent les balzanes ; au front de la bête ils forment des pelotes, étoiles, croissant, des listes (si la tache blanche se prolonge sur le chanfrein) ; si la liste est large, l'animal est appelé belle-face. Les réunions de poils noirs forment des tigrures, charbonnures, etc. Enfin, dans chaque teinte, le groupement par petites places arrondies de poils plus clairs ou plus foncés forme le pommelé.

Robecq, comm. du Fas-de-Calais, arr. et à 10 kil. de Béthune ; 1.350 h.

robelage n. m. Syn. de robage.

rober [bè] v. a. (de robe). Dépouiller la garance de sa robe, de son écorce. Entourer les cigares d'une feuille extérieure, dite robe.

roberie [ri] n. f. Salle où l'on tient les vêtements des religieuses dans une communauté.

Roberjot (Claude), homme politique français, né à Mâcon, m. à Rastadt (1752-1790). Il contribua à l'annexion de la Belgique à la France en 1795 et, au retour du congrès de Rastadt, fut assassiné par des hussards autrichiens avec les deux autres plénipotentiaires français.

aniers (xvni« s, De ville (1909)

|; 5. Fnipire ; 6- A crinoline (second empire); 10. D'intérieur |do chambre).

Robert (sauce), sauce relevée que l'on fait pour accompagner les côtelettes de porc et, en général, les viandes de digestion difficile. (On fait cuire doucement dans un peu de beurre, deux ou trois oignons, on les égoutte, on ajoute un décilitre de vinaigre ou deux décilitres de vin blanc sec; on fait réduire de moitié, puis on sale et poivre, on ajoute une pointe de cayenne, de la sauee demi-glace, de la moutarde et un peu de blond de veau.)

Robert [bèr] (saint), m. vers 1067. Il fonda la Chaise-Dieu en 1050. Fête le 24 avril.

Robert (saint), né en Champagne, m. à l'abbaye de Molesmes en 1108. Il fonda l'ordre de Citeaux en 1098. Fête le 29 avril.

Robert le Fort, comte d'Anjou et de Blois, tige des Capétiens ; m. en 8G6. Il prit part à la révolte des grands contre Charles le Chauve, combattit les Normands, et fut mortellement blessé à Brissarthe, en les poursuivant. Il fut le père des rois de France Eudes et Robert, arrière-grand-père de Hugues Capet.

Robert Ier, second fils de Robert le Fort, duc des Francs, puis roi de France de 922 à 923, mort à la bataille de Soissons en combattant contre les troupes de son compétiteur Charles le Simple ; les seigneurs reconnurent comme son successeur son gendre Raoul de Bourgogne ; — Robert II, le Pieux, fils de Hugues Capet et d'Adélaïde de Poitou, roi de France de 996 à 1031. Il reçut les leçons du futur pape Gerbert. Malgré sa piété, il eut à subir l'anatheme de l'Eglise, pour avoir épousé en secondes noces sa cousine Sceau de Robert il. Berthe de Bourgogne, dont il dut se séparer. V. excommunication.] En premières noces, il avait épousé Rosala ou Suzanne, fille de Béranger, roi de Provence, qu'il répudia. Sa troisième femme, Constance, fille de Guillaume, comte d'Arles, jeta le trouble dans la famille royale et fomenta la révolte des deux fils de Robert contre leur père. Henri I", son fils, lui succéda.

Robert I", le Magnifique ou le Diable, duc de Normandie, de 1028 à 1035, m. à Nicée. Souverain belliqueux et puissant, il fit en Terre sainte un pèlerinage resté célèbre par sa magnificence inouïe, mais il fut empoisonné, dit-on, pendant qu'il rentrait dans ses Etats. Il avait fait reconnaître pour son successeur, un fils naturel, qu'il avait eu de la fille d'un bourgeois de Falaise, Ariette, et qui fut Guillaume le Conquérant. — Robert II, Courte- Heuse, duc de Normandie de 1087 à 1105 ; m. en 1134. Il était le fils aîné de Guillaume le Conquérant, et prit une part brillante à la première croisade. Mais il disputa inutilement le trône d'Angleterre à son frère Guillaume le Roux. Les révoltes de ses seigneurs donnèrent prétexte à une intervention de Henri I", roi de France. Battu et pris près de Tinchebrai, il fut enfermé au château de Cardiff où il vécut vingt-sept ans dans une douce captivité.

Robert le Diable, opéra en cinq actes, musique de Meyerbeer, paroles de Scribe. C'est la mise en œuvre d'une légende populaire du moyen âge. Robert, fils de Bertram, serviteur du diable, est devenu amoureux de la princesse Isabelle, fille du duc de Messine, et a su s'en faire aimer. Il est sauvé des embûches du démon par sa sœur de lait Alice, et peut épouser sa fiancée, après que la terre a englouti Bertram. Sur un livret un peu étrange, d'ailleurs habilement coupé, Meyerbeer a écrit une partition parfois inégale, mais où abondent des pages superbes (1831).

Robert I", comte d'Artois, frère de saint Louis, il fut tué à Mansourah (1216-1250); — Robert II, comte d'Artois (1250-1302), fils du précédent. Il soumit la Navarre, exerça une grande influence à la cour de Philippe le Hardi, et conduisit l'armée de Philippe le Bel à la défaite de Courtrai, où il fut tué ; — Robert III, petit-fils du précédent, m. à Londres (1287- 1343). Il disputa sans succès à sa tante Mahaut le comté d'Artois, et passa au parti d'Edouard III, à qui il conseilla de revendiquer la couronne de France.

Robert d'AnjOU, roi dcNaples, del309àl343, fils de Charles II; il soutint le saint-siège contre l'empereur d'Allemagne Henri VII. Pétrarque, avec lequel il s'était lié, a écrit sur lui des pages pénétrées d'une extrême admiration.

Robert de Courtenay [ne], empereur latin

de Constantinople de 1221 à 1228. Peu actif, il ne sut pas empêcher la formation des empires de Trébizonde et de Thessalonique.

Robert ou Rupert le Bref, né en 1352, empereur d'Allemagne de 1400 à 1410. Il lutta inutilement contre Galéas Visconti, duc de Milan.

Robert Ier, roi d'Ecosse. V. Bruce ; — Robert II, Stuart, petit-fils du précédent, roi d'Ecosse de 1371 à 1390. Allié de la France, il remporta sur les Anglais, en 1388, la grande victoire d'Otterbourne. Il fut le premier roi de la famille des Stuarts; — Robert III, Stuart, fils du précédent, roi d'Ecosse de 1390 à 1406. Il fut également fidèle à l'alliance française.

Robert Guiscard [ghis-kar], comte de Pouille et de Calabre, né à Hauteville-la-Guichard, m. à Ce-

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