Chandelier (xi° s.). — ii. Bague
LAR. P. TOUS. — II
ROM
ROM
le Tyrol et le Frioul. (On dit aussi aoUMANCHE et
HHÉTO-ROMAN.)
Romanche 'la), grand torrent du B.-B. de la France; ne'- au Pelvoux, il arrose Vizille et se jette dans le Drac ; 78 kil.
romancier [>l-é\, ère n. Auteur de romans : Balzac fut un incomparable romancier.
romancine n. f. Plainte Réprimande. (Vx.)
romanciser [:(?] v. a. Donner le caractère du roman à : romawiser un fuit historicité.
romanciSte [sU-te] n. m. Auteur de romances-
romand [man], e adj. s,- di( de la partie de la
Suisse où l'on parle le français : lu Suisse romande.
Romanèche-Thorins, comm. du dén. de
ei Loire, arr. et à 17 kil. de Mâcon; 2.440 h. 4i r P..L.-M. Vins rouges renommé».
romanée [né] n. m. Vin rouge de Bourgogne, récolté dans la Côte-d'Or, comm. de Vosne Romanée (climatsdeflomanee-Coniïetflomané'e-Sainl i ivant
Romanes (Georges-John), physiologiste el naturaliste anglais, né à Kingston (Canada) [1848-18911. Partisan zélé du darwinisme, il a laissé un livre remarquable sur l'Intelligence des animaux.
romanesque [nès-ke] adj. Fabuleux, qui tient du roman : aventure romanesque. Fig. Passionné, rêveur à la manière des héros de roman : esprit romanesque. N. m. : il y a du romanesque dans cette aventure. N. f. Danse importée d'Italie en France. Air sur lequel cette danse s'exécute.
Romanesques (tes), comédie en trois actes et en vers, d'Edm. Rostand (1894). Bergamin et Pasquinot, décidés à marier ensemble leurs enfants Pereinet et Sylvette, qui sont fort romanesques, feignent de se haïr, et imaginent un rapt de la jeune fille qui sera délivrée par son fiancé. Ils laissent voir trop tût leur petit complot, mais, comme les deux jeunes gens s'aiment, le mariage se fait pourtant.
romanesquement [nès-ke-mari] adv. D'une
manière romanesque. (Peu us.)
roman-feuilleton [feu, Il mil.] n. m. Roman destiné à paraître en feuilletons dans un journal. PI. des romans-feuilletons.
Romani (Juana), femme peintre italienne, née à Velletri (Italie) en 1869, élève de Henner et de Roybet. On lui doit des portraits remarquables.
Romania (cap), à l'extrémité sud de la presqu'île de Malacca.
romanichel [chttl] n. m. (contract. des mots rom, et manusch, signif. tous les deux « hommes » et par lesquels les tziganes se désignent eux-mêmes). Nom vulgaire des tziganes ou bohémiens. Vagabond dont la naissance n'est pas constatée par un état civil régulier et qui n'a ni nationalité, ni domicile légal, ni résidence fixe.
romanique adj. S'est dit pour roman.
romanisant [zan], e adj. et n. Se dit des tendances d'un culte étranger, ou de ceux qui ont ces tendances, à se rapprocher des rites de l'Eglise romaine.
romaniser [zé] v. a. (du lat. romanus, romain). Donner les mœurs , les habitudes des Romains. Ecrire en caractères romains l'arabe et le persan. V. n. Embrasser la foi de l'Eglise romaine.
romanisme [nis-me] n. m. Doctrine de l'Eglise romaine, dans le langage des autres confessions.
naniSte [nis-te] n. m. Philologue qui s'occupe des langues romanes. Juriste versé spécialement dans le droit romain. Partisan du romanisme, dans le langage des autres confessions.
romanité n. f. Ensemble des habitudes, des mœurs, du caractère des Romains.
romano-gallican, e adj. Qui appartient à la fois à Rome et à la France.
romanO-rUStique adj. Qui appartient à la langue romaine vulgaire.
RomanOV, dynastie russe régnante dont le premier tsar fut Michel Fedorovitch (1613-1615).
Romans [»ian],ch.-l.dec.'Drôme), arr. et à 17 kil. deValence, sur l'Isère; 17.620 h. (/îomannis). Ch.de f. P.-L.-M. Chaussures.— Le cant. a 17 comm. et 28.060 h.
Romanshom, comm. de Suisse (cant. de Thurgovie), sur le lac de Constance ; 4.580 h. Vastes entrepôts. Arboriculture, vignes. Scieries à vapeur ; fabriques de parquets.
romantique adj. Romanesque : imagination romantique. (Vx.) Qui rappelle ce qu'on voit dans les romans : site romantique. Qui relève du romantisme : littérature romantique. N. m. Se dit des écrivains qui, au commencement du xixe siècle, s'affranchirent des règles de composition et de style établies par les auteurs classiques. (V. romantisme.) Le genre romantique.
romantiquement [ke-man] adv. Dune façon romantique, (l'eu us.)
romantiser [se] v. a. Donner un caractère romantique à.
romantisme [tis-me] n. m. Système, école des écrivains et des artistes romantiques.
— Encycl. Litt. En France, le romantisme procède de la révolution morale qui, après la révolution sociale et politique, transforma toutes les façons de penser et de sentir. Annoncé au xvmc siècle par J ;J. Rousseau, le romantisme eut pour principaux initiateurs Mm« de Staël et Chateaubriand. Ce qui caractérise essentiellement le romantisme, c'est la prédominance de la sensibilité et de l'imagination sur la raison; en un mot, l'individualisme. De là. la substitution du particulier au général, le réveil de la poésie lyrique, la rupture définitive avec les règles et les modèles. Le mouvement romantique s'incarna dans quatre grands poètes : Lamartine, Alfred de Vigny, Victor Hugo, Alfred de Musset.
Au théâtre, la période romantique commence réellement avec Henri III et sa cour, de Dumas père, et s'achève avec la chute retentissante des Surgraves. Le roman est le genre dominant de la période; Adolphe, Notre-Dame de Paris, les Misérables, la Chronique de Charles IX, Cinq-Mars, les romans si divers de George Sand et de Dumas père donnent une idée suffisante des qualités et des faiblesses de l'école. Les études historiques prirent un remarquable essor avec Guizot, Tocqueville, Michelet et Augustin Thierry, l'historien romantique par excellence. Le romantisme, qui a mis en honneur la religion chrétienne, le moyen âge, les antiquités indigènes, la connaissance des littératures étrangères, a régné dans la littérature française pendant
Uomains EpoQUB bbpublicaMIB : t. Plébéien ; 2. Licteur ; 3. l'alucien ; 4. Tribun militaire ; 5. Légionnaire ; 6 Matr< Epoque impériale : 7. Gladiateur; à. Patricienne; 9. Empereur; 10. Flamme; 11. Porte-enseigne; 12. Prétoriens.
toute la première moitié du xix» siècle. Il enrichit et retrempa la langue, régénéra la poésie, vivifia l'histoire, transforma le théâtre, rajeunit enfin la critique.
Parallèlement au romantisme littéraire, le romantisme artistique fut une réaction contre l'art antique et classique de l'école de David, réaction dirigée par les peintres Gros (les Pestiférés de Jaffa), Géricault (le Radeau de la Méduse), Delacroix (ta Barque de Dante, le Massacre de Scio), Deveria, le sculpteur David d'Angers, etc.
romarin n. m. (du lat. ros marinus, rosée marine). Genre de labiées, renfermant de petits arbrisseaux très rameux, à feuilles opposées étroites, persistantes, à fleurs axillaires légèrement bleutées, et qui croissent en abondance sur le littoral méditerranéen. ( On emploie les jeunes pousses de romarin comme condiment, et la parfumerie en tire une essence très aromatique ; les fleurs jouissent de propriétés stimulantes, et on les utilise en infusions.)
romatière n. f. Mode de pêche du turbot, au moyen d'un filet dit entre-maillade.
romatour n. m. Variété de fromage.
RombOUtS (Théodore), peintre flamand, né à Anvers (1597-1637). Il subit l'influence italienne (Descente de croix, etc.j.
rome n. m. Jeu. Au romestecq, réunion de deux valets, de deux dix, iiomann. de deux neuf ou de deux autres cartes inférieures de même nature. Techn. Chacune des deux pièces principales d'un métier de basse lisse.
Rome, ville qui fut longtemps la maîtresse du monde; aujourd'hui capit. de l'Italie; à 1.320 kil. S.-E. de Paris; sur le Tibre; la ville dite aux sept collines en comprend douze aujourd'hui (Janicule, Vatican, Capitolin, Palatin, Esquilin, Aventin, Quirinal, Viminal, Cœlio, Pincio, Citorio et Testaecio. Les murs sont percés de douze portes. Elle est remarquable par un très grand nombre d'admirables monuments de l'antiquité (temples, palais, basiliques, arcs de triomphe, Forum, cirques, thermes, aqueducs) ou de la période pontificale (120 églises, dont sept basiliques; palais, villas et musées), et par des chefsd'œuvre d'art de toute nature; 505000 h. (Romains.)
— Bist. anc. L'histoire romaine débute par une période plus ou moins légendaire, pendant laquelle la tradition classique fait régner sept rois successifs, de 751 à 510 av. J.-C. En 510, lorsque la République fut proclamée, Rome, dont la population résultait de la fusion des Ramnenses (Latins), des Titienses (Sabins) et des Luceres- (Etrusques), possédait déjà un certain nombre d'institutions ; patriciat et clientèle, assemblée curiale, sénat, etc. L'établissement de la République entraîna la création de nouvelles fonctions, telles que le consulat et la dictature. Les premiers temps qui suivirent le nouvel ordre de choses furent remplis presque tout entiers par la lutte des patriciens et des plébéiens (v. patricien), lutte qui se termina, en l'an 300, par l'admission de la plèbe à toutes les magistratures. Solidement constituée au dedans, Rome songea à étendre son territoire : de 496 à 270, elle conquit le reste de l'Italie; de 264 à 201. elle fit les deux premières guerres puniques (v. punique); de 200 à 130, elle intervint en Orient, détruisit Carthage (troisième guerre punique, 146), réduisit la Grèce en province romaine et subit l'influence bienfaisante de ces Hellènes que ses armes avaient vaincus. Mais les luttes intestines ne tardèrent pas à perdre la République (rivalité de Marius et de Sylla; triumvirat de César, de Pompée et de Crassus; rivalité de Pompée et de César, après la conquête de la Gaule : dictature et meurtre de César; rivalité d'Octave et d'Antoine). Vainqueur à Actium en 31 av. J.-C, Octave demeura le seul maître du monde antique : il fut, sous le nom d'Auguste, proclamé empereur (imperator), c'est-à-dire qu'il réunit dans ses mains tous les pouvoirs, toutes les magistratures.
A la mort d'Auguste (14 ap. J.-C), la puissance suprême échut aux Césars (Tibère, Caligula, Claude, Néron, etc.), puis aux Flaviens (Vespasien, Titus, Domitien). Les Antonins vinrent ensuite (96-192). Depuis la mort de Commode jusqu'à l'avènement de Dioclétien, l'histoire romaine comprend trois périodes : les empereurs africains et syriens (192- 235), l'anarchie militaire (235-268), les empereurs illyriens (268-284). C'est le triomphe du militarisme, le règne des prétoriens. A partir de Dioclétien (284- 305), Rome devient la capitale de l'Empire d'Occident. Sous Constantin (306-337), le christianisme devint la religion officielle de l'empire, et la main terme de. cet empereur arrêta un moment la décadence ; mais les empereurs qui vinrent ensuite la précipitèrent et virent leurs frontières s'ouvrir aux barbares. Au moment de sa mort, en 393, Théodose le partagea entre ses deux fils : l'empire d'Orient avec Arcadius, et l'empire d'Occident avec Honorkts. Rome était prête à l'invasion et à la ruine-
L'empire d'Occident fut renversé par les Hernies en 476. Au moyen âge, Rome, que se disputèrent d'abord les Barbares et les Byzantins, devint la ville des papes et la capitale du monde chrétien, sauf pendant la résidence des papes à Avignon. Elle fut pendant la Renaissance le centre d'une civilisation brillante et le sac de Rome par les bandes du cardinal de Bourbon (1526) n'entravèrent que momentanément sa prospérité. Conquise sous le Directoire et érigée en République romaine, annexée sous l'Empire, Rome proclama le République en 1848 mais l'intervention française rétablit le pouvoir pontifical. Victor-Emmanuel entra à Rome le 22 septembre 1870 et la capitale des papes devint la capitale de l'Italie unifiée.
— Littér. La littérature latine a emprunté à la Grèce a peu près tous les genres et ne s'est réellement développée que lorsque Rome eut été mise en contact suivi avec celle-ci. L'esprit des Romains n'est ni créateur, ni poétique. En revanche, leur génie est pratique, judicieux, clair et railleur. Les genres où les Romains montreront le plus de personnalité seront : la morale, le droit, l'histoire, la satire, l'éloquence.
La littérature romaine primitive se réduisait en somme aux Annales des pontifes, aux textes de lois, aux cantiques, tels que le (.'liant des Arvales, aux chansons satiriques des soldats et aux chants fescennins, d'un caractère populaire et licencieux.
Il faut arriver au temps qui précède immédiatement les guerres puniques pour voir poindre une littérature, et déjà, on pourrait dire qu'elle est hellénique en latin, avec deux Grecs d'origine : Livius Andronicus (279 av. J..C) et Ennius (240 av. J.-C), qui traduisent les pièces grecques et les épopées grecques. Pacuvius, neveu d'Ennius, traduisit ou imita, non sans talent, des tragédies grecques. Le premier Romain authentique qui mérite le nom d'écrivain est Cneius Nsevius (mort en 204 av. J.-C- 1, auteur de poésies épiques, de tragédies et surtout de comédies. La prose, durant cette période obscure, se dégage peu à peu, comme la poésie. Fabius Pictor écrit l'Histoire de la deuxième guerre punique. L'éloquence se forme avec Scipion l'Africain, avec Tib. Sempronius Gracchus.
Alors commence véritablement l'histoire de la littérature.
Première période (227-44 av. J.-C). Elle est pleine de sève et de vigueur. Les premiers chefs-d'œuvre sont donnés à partir de 207 av. J.-C. par Plaute, puis par Térence dans leurs comédies. Lucilius (140 av. J.-C.) fut le père de la satire, genre romain par excellence- La plupart des premières œuvres en prose sont perdues. De Caton, il nous reste le De re rustica. Nous ne connaissons les premiers grands orateurs que par les jugements de Cicéronet de Quintilien- Crassus, Antoine, Hortensius. César, furent des orateurs de premier ordre. Cicéron (107-43J porte la langue de l'éloquence politique et judiciaire au plus haut degré de magnificence- César apporte de son côté à la prose des qualités nouvelles de précision, de clarté, de vigueur. Salluste donne le modèle d'un style concentré, qui abonde en sentences. Tite-Live, enfin , écrit l'histoire avec abondance. Lucrèce est de beaucoup le plus puissant des poètes latins. Catulle est plein de sincérité. Le polygraphe Varron résuma en ses écrits l'encyclopédie des connaissances de son temps.
Deuxième période (Siècle d'Auguste) [44 av. J.-C- 14 apr. J.-C]. C'est celle où la forme atteint et conserve la perfection classique. D'autre part, il y a sans doute moins de naïveté, d'inspiration que dans la période précédente, moins de nouveauté que dans la suivante. La plupart des poètes, encouragés par Auguste, célèbrent les bienfaits de son règne. Virgile chante les beautés de la vie champêtre dans les Georgiques et les traditions nationales dans l'Enéide. Horace se fait l'apôtre d'une philosophie moyenne et pratique. Ovide est le type du poète de cour. Gallus, Properce, Tibulle, dans leurs élégies, continuèrent le genre de Catulle, mais avec moins de force.
Troisième période. (De Tibère aux Antonins) [14-139 de notre ère]. Les excès des mauvais empereurs, Caligula, Néron, donnent à la pensée romaine un ton de tristesse philosophique, de gravité passionnée qu'elle n'avait pas dans la période précédente. En même temps, sous l'action de la philosophie et l'influence sourde du christianisme naissant, l'âme romaine commence à s'ouvrir aux sentiments d'humanité, de charité. Sénèque dans la philosophie. Tacite dans l'histoire, Lucain dans la poésie représentent bien cet esprit et ces tendances. Peut-être y a-t-il beaucoup de convention dans les indignations d'un Juvénal. Perse est aussi vigoureux et plus sincère. Martial excelle à manier l'épigramme. Le Satyricon de Pétrone est la très curieuse peinture des plus mauvaises mœurs de son temps. La tragédie est représentée avec honneur par Sénèque, mais ne s'adresse plus qu'aux lettrés.
Après ces vigoureux génies, une réaction dans le genre virgilien se produit. Elle est opérée par des poètes habiles et consciencieux, mais d'un génie inférieur ; Silius Italicus et Stace, utiles et instructifs, d'ailleurs très habiles à manier leur langue ; Quintilien, qui fait la théorie de l'éloquence ; Pline
ROM
RON
l'Ancien, dont l'Histoire naturelle résume presque 'les connaissances de son temps; Pline le Jeune, un pur lettré; Suétone, qui raconte l'histoire des Douze Césars avec une abondance de détails qui donne à son ouvrage un prix infini.
Quatrième période (139-550). Avec l'époque des Antonins commence la véritable décadence de la littérature latine. Quelques écrivains brilleront encore d'un vif éclat, comme Apulée (114-184). incorrect, mais plein d'imagination : comme Claudien, poêle déclamaieur, mai- rigoureux, on jetteront une lueur discrète, comme Aulu-Gelle, Ammicn Marcellin, Macrobe. Avant eus, Frontin n'est qu'un bel esprit; au iv« siècle, les écrivains de YBiStoria Augusti sont fort inégaux; en même temps. Symmaquè fait jeter une dernière lueur à la rhétorique. Dans la poésie, Ausone est un honnête et aimable poète, versificateur trop habile et sans génie. Rutilius a de l'esprit.
C'est dans les écrits des Pères de l'Eglise et dans la poésie chrétienne qu'il faut aller chercher l'ori-
f finalité, la fraîcheur et la sincérité de l'inspiration. 1 suffit de nommer Tertullien, saint Hilaire. saint Ambroise. saint Jérôme et saint Augustin, du if au V siècle. Plusieurs d'entre eux, auxquels il faut joindre Sulpice-Sévère, Lactance, Paul Orose, Cassiodore. écrivent l'histoire avec force. La poésie chrétienne se forme et donne des œuvres de valeur avec Conimodien. Juvencus, Prudence, Paulin de Noie. Us appartiennent encore à la littérature latine par le respeol de la forme classique. Apres eux, commence le moyen à:;e.
— Beaux-Arts. L'art romain dérive à la fois de l'art étrusque et de l'art grec. Jusqu'à la conquête de l'Asie et de la Grèce, Rome ne connaît que la civilisation étrusque : à partir du m« siècle av. J.-C, elle se laisse gagner à l'hellénisme, sans perdre toutefois complètement le souvenir de son passé ; de là un art à la l'ois pratique, ce qui est une tradition étrusque, et somptueux, à l'imitation de ses modèles grées.
Architecture. L'architecture romaine avait trouvé chez les Etrusques un procédé inconnu à la Grèce, remploi de la voûte : c'est en lui donnant le rôle principal dans les constructions qu'elle renouvela l'art de bâtir. A la pierre de taille, elle allia, puis substitua le blocage, conglomérat de petits matériaux. Là est le secret des immenses constructions, encore en partie debout, dont les Romains couvrirent le monde : temples rectangulaires comme les temples grecs (ex. : la Maison carrée de Nimes), circulaires (ex. : le temple de "N'esta, à Rome, le temple de Tivoli; ou circulaires avec fmnton triangulaire et portique en façade (panthéon d' Agrippa); théâtres (théâtre d'Orange: ; amphithéâtres Cotisée, arènes d'Arles, de Nimes) ; cirques (cirque de Maxence, à Rome); aqueducs (pont du Gard); thermes (thermes de Caracalla. à Rome, de Timgad, en Algérie); basiliques (basilique Julienne, à Rome); arcs de triomphe (arc de Tibère h Rome, arc d'Orange); colonnes triomphales (colonne Trajane, à Rome) ; etc.
D'ailleurs, les Romains continuèrent à employer les trois ordres grecs : le dorique et l'ionique, en l'alourdissant: le corinthien, au contraire, en lui donnant une richesse inconnue à la Grèce. Ils allèrent même jusqu'à allier les deux derniers en superposant aux acanthes du corinthien les volutes et les détails de l'ionique (chapiteau composite .
Sculpture. La sculpture apparait à Rome avec les Tarquins et les artistes étrusques. Au ve siècle avant notre ère. on commence à couler des statues de métal ; mais la sculpture ne devient florissante qu'après la conquête de la Grèce, des sculpteurs grecs étant venus s'établir à Rome. Dès lors, on voit éclore chez les Romains des oeuvres originales , mais d'inspiration grecque ; on les divise en trois écoles, suivant la patrie des artistes qui y ont travaillé : l'école asiatique (Agasias d'Ephèse. Archelaos de Priène. Aristeas et Papias d'Aphrodisias); l'école attique (Apollonios, fils de Nestor, Glycon, Cléoménès, fils d'Apollodoros, tous trois Athéniens), l'école de Pasitéles, qui vivait au i« siècle av. J.-C. et qui essaya de renouveler l'art par un retour aux procédés du passé. A côté de cette sculpture grecque, qui vivait surtout d'imitation, s'est développée une sculpture de style romain ; c'est à l'époque impériale qu'elle s'épanouit. Elle s'attachait principalement a représenter soit des figures allégoriques villes, nations. Concorde, Félicité, etc.). soit des personnages existants, le portrait jouant chez les Romains un rôle prépondérant; elle trouva son expression ia plus originale dans le bas-relief historique, qui est presque une création romaine (arc de Titus, colonne Trajane, colonne Antonine, arc de Septune-Sévere. etc.).
Peinture. Les Romains, plus encore que les Etrusques, n'ont jamais été en peinture que les élèves et les imitateurs des Grecs. Ils ronflent d'abord à des Grecs la décoration de leurs temples. 11 faut attendre jusqu'à Fabius Pictor. qui décora en 30* le temple du Salut, pour trouver un peintre romain ; c'est une des caractéristiques de la peinture romaine d'avoir été cultivée par des personnages de haute condition : Turpilius, Tifidius Labeo, G. Pedius. Les sujets étaient tout d'abord empruntés aux légendes grecques. Cependant, de bonne heure, on vit apparaître la peinture d'histoire.
Nous n'avons conservé aucun spécimen de ces peintures, mais nous possédons encore plus d'une peinture décorative. Sous Auguste, ce genre se perfectionne, grâce au peintre Ludius, qui imagine de couvrir les parois des maisons de ces paysages si fort à la mode à Pompéi. Dès lors, la peinture de genre envahit tout ; c'est la seule que nous rencontrions à Pompéi. Elle vit de souvenirs grecs et surtout alexandrins : les Amours y abondent. Ce sont aussi des scènes champêtres, des marines, des paysages ou des natures mortes, même des caricatures.
Les Romains ont cultivé également le portrait.
Rome intangible, expression employée par le roi Humbert pour signifier que jamais le gouvernement italien ne céderait Rome à la papauté.
Rome [Grandeur et décadence de), par Guglielmo Ferrcro (1904) ; ouvrage ingénieux où l'auteur étudie l'histoire ancienne aux lumières de l'histoire contemporaine, et fait une grande part aux facteurs économiques, financiers et commerciaux.
Rome .Promenades dans), par Stendhal (1829i ; sorte de guide intéressant par l'intensité de l'émotion artistique et par de piquants détails sur les mœurs italiennes de l'époque.
Rome au siècle d'Auguste ou Voyage d'un Gaulois à Rome, ouvrage d'histoire et d'archéolo
ï-ie, dont le sujei est analogue à celui du I oyage
a'Anacharsis en Grèce, par Dezobry. L'éruditi a
est solide et de bon aloi (1885
Rome sauvée ou Catilina, tragédie de Voltaire 1780 . qui a pour sujet la conjuration de Catilina; faillie d'action, mais remarquable par le style.
Rome vaincue, tragédie d'Alexandre l'arodi 1876), dont, le sujet, la punition d'une vestale coupable, se place après la défaite de Cannes
Romenay, comm. de Saône-ei Loire, arr. et à 35 kil. de Màcon; 3.860 h.
Roméo et Juliette, une des plus touchantes tragédies de Shakspe ire IB91 ei IB91 , dont le sujet est emprunté à une nouvelle de Luigi da Porto.
Deux familles puissantes, les Capulets et les Montaigns, troublent Vérone de leurs querelles, mais Roméo, un Montaigu, aperçoit Juliette, une Cap iilet, et les deux jeunes gens s'aiment é p e rdument. Un religieux les unit. Malheureusement, Roméo tue en duel un cousin de Juliette : il est exilé. La scè ne des adieux, au balcon de Juliette, est une des plus gracieuses de shakspeare.
Juliette, qui va être obligée d'épouser un homme qu'elle déteste , simule
}'^ ■"S01"-.')' à Ruméoet Juliette, d'aprèijalabert.
1 aide d un
narcotique. Roméo, croyant Juliette morte, s'empoisonne et meurt à ses côtés. Juliette se réveille et se frappe avec le poignard de Roméo. Cette tragédie, œuvre de la jeunesse de Shakspeare, rachète par sa beauté poétique les invraisemblances du dénouement.
Roméo et Juliette, parmi les nombreuses œuvres d'art inspirées par la légende de Roméo et Juliette, citons : les Adieux de Bornéo et Juliette. tableau de Delacroix (1846) : Roméo et Juliette, tableau de Jalabert (1857); de Louis Boulanger, de Hermann Goldschmidt, etc,
Roméo et Juliette, opéra en cinq actes, livret de Jules Barbier et Michel Carré, d'après la tragédie de Shakspeare, musique de Gounod (1867); une des œuvres les plus belles du répertoire français du xixe siècle.
romerage n. m. Nom que l'on donne, en Provence, aux fêtes patronales, célébrées par des jeux et des réjouissances publiques.
TOmérie [ri] n. f. (de l'esp. romeria, pèlerinage). Fêtes patronales espagnoles, correspondant aux pardons bretons.
Romei'O RobledO (Francisco), homme politique espagnol, né à Antequera (Andalousie) en 1832, l'un des chefs du parti conservateur, tantôt avec Canovas, tantôt contre lui.
romeSteCÇ[ [mes-têk] n. m. Jeu de cartes d'oritrine flamande, voisin du rams, et dont le nom vient des mots rome et stecq qui y sont employés.
Romillé, comm. d'Ille-et-Vilaine , arr. et à 12 kil. de Montfort , 2.310 h.
Romilly-SUr-Andelle, comm. de l'Eure, arr. et à 20 kil. des Andelys ; 1.570 h. Ch. de f. O. Tréfilerie.
Romilly-SUr-Seine, ch. -I. de c. (Aubeï, arr et à 18 kil. de Nogent-surSeine ; 9.930 h. (Romillons). Ch. de f. E. Tourbe, bonneterie, distillerie. — Le cant. a 15 comm. et 15.900 h.
romipète n. m. (du lat. Roma. Rome, et petere, gagner). Nom plaisamment donné par Rabelais à ceux qui faisaient le pèlerinage de Rome.
Romme (CAaWes-Gilbert). conventionnel français, né à Riom, m. à Paris (1750-1795), créateur du calendrier républicain. Accusé de complicité dans l'insurrection montagnarde du 1er prairial, il l'ut condamné à mort et se poignarda
Romney [ne] (George), peintre anglais, né a Dalton in Furness, m. à Kendal (1734-1802). Il se fit connaître d'abord par des tableaux d'histoire [Mort du général Wolfe), mais c'est surtout dans le portrait qu'il s'est fait apprécier par sa couleur et son tempérament plus que par la correction de son dessin.
Romont, comm. de Suisse (cant. de Fribourg 2.110 h. Commerce de bétail, bois, fromages.
RomoOS, comm. de Suisse cant de Lucerne); 1.200 h.
Romorantin, ancienne capit. de la Sologne, ch.-l. d'arr.
Loir-et-Cher), sur la Sauldre; 8.370 h. {Romorantin:, iV. ch. de f. Orl., à 41 kil. de Blois. Draps, lainages, rubans, huile, cuirs, parchemin. En 1560, un édil mémorable y fut rendu, inspiré par les idéesde tolérance religieuse, et que Michel de L'Hospital défendit devant le Parlement. — L'arr. a 6 cant., 49 comm., Ut 300 li Le cant. a 9 comm. et 10.610 h.
rompable [ron] adj. Qui peut être rompu.
Peu US.)
rompe, è [ron] adj. Sylvie. Se dit d'un arbre casse par le vent.
rompement [ron^pe^man n. ni. Action de
rompre. Rompement de tête, fatigue causée par un grand bruit ou une forte application. (Peu us.)
romperie n. f. v. rompure.
rompeur, euse [ron, eu-ze] n. Personne qui rompt, qui a l'habitude de rompre.
rompis [ron-pi] n. m. En sylviculture, aibres rompus, cassés.
rompre [ron-pre] v. a. (lat. rumpere. — Prend un t à la 3= pers. du sing. du prés, de l'ind. U rompt.) Briser, casser, mettre en pièces : le fleuve a rompu ses digues. Faire subir le supplice de la roue : Cartouche fut rompu vif. Arrêter ou détourner le cours, la vitesse : rompre le /il tir l'eau. Troubler : rompre le sommeil. Interrompre : rompre le jeûne; rompre un tète-à-tête. Gâter : la y rompu les chemins. Enfoncer, disperser: rompre un bataillon. Fig. Réduire, dompter : rompre le caractère de quelqu'un. Fatiguer, assourdir : rompre la tête, les oreilles. Détruire, faire cesser, rendre nul . rompre l'amitié, un entretien, un marché, un mariage. Violer, en parlant d'un engagement : rompre ses vieux. Labourer : rompre une luzemière. Accoutumer : rompre quclqu un aux affaires. Rompre le silence, cesser de se taire. Rompre un charme, le faire cesser. Rompre ses fers, s'échapper de prison ou se dégager d'une liaison. Rompre le fil (le son discours, le quitter subitement pour entrer dans une antre matière. Rompre la paille, cesser d'être amis. Rompre la glace, surmonter les premières difficultés d'une affaire. Rompre les rangs, quitter l'alignement, se disloquer, en parlant d'une troupe. Rompre une Itince avec quelqu'un, disputer en règle avec lui sur un sujet. Rompre le pain avec quelqu'un, communier avec lui. Rompre son ban, sortir du lieu assigné. Rompre les chiens, les arrêter dans leur poursuite, lorsqu'ils prennent le change. Rompre la laine, mélanger des laines diversement colorées pour fabriquer certains draps. Rompre trop jeune, en brasserie, retirer le grain qui germe beaucoup trop tôt. Rompre la couche, dans un germoir, pelleter le grain qui tend à se pelotonner. Rompre la forme, démonter de la forme les lettres qui la constituaient. Rompre la vole, le chelem, jouer de telle sorte que l'adversaire ne peut faire aucun de ces coups. A tout rompre, avec grand bruit, avec transport : applaudir à tout rompre. Absol., Rompez (s.-ent. les rangs), séparez-vous (à la fin d'une manœuvre) ; fam., allez-vous-en. V. n. Se briser : cette poutre rompra. Escr. Reculer, ne pas rester de pied ferme ; rompre d'une semelle. Fig. Cesser d'être amis : ils ont rompu. Se séparer, faire divorce : rompre avec ses habitudes. Rompre en visière, dire brusquement et en face quelque chose de désobligeant. Allus. litt. V. plier. Se rompre v. pr. Se rompre le cou, se tuer ou se blesser grièvement dans sa chute. Prov. : Il vaut mieux plier que rompre, il vaut mieux céder que de s'attirer un malheur irréparable.
rompt-pierre n. m. invar. Nom vulgaire du genre saxifrage.
rompu [ron-pu], e adj. (de rompre). Accablé de
fatigue : je suis rompre. Expérimenté, habile : rompu aux affaires. Blas. Syn. de brisé. A bâtons rompus loc. adv. A diverses reprises : travailler à une chose à bâtons rompus. Sur divers sujets : conversation à bâtons rompus.
rompure [ron] n. f. Endroit où se rompt un caractère typographique. Action du fondeur qui le rompt.
Romsée, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège); 2 510 h. Charbonnages.
romsteck [roms-tèk] n. m. (de l'angl. rumn-
steach, tranche de croupe). Partie la plus Lan' la culotte de bœuf.
Romuald (saint), moine de l'ordre de Saint- Benoit, né à Ravenne vers 956, m. à Val de Castro vers 1027 ; il fonda l'ordre des camaldules en 1012. Fête le 7 février.
romulée [li] n. f. Genre d'iridacées qui croissent dans la région circaméditerranéenne.
Romulus [lues], fondateur légendaire et premier roi de Rome, que la tradition fait régner de 753 à 715 av. J.-C. Fils de Rhéa Sylvia, il fut, avec son frère jumeau Rémus. nourri par une louve, puis recueilli par des bergers. Il traça l'enceinte de Rome, tua Rémus et appela dans la nouvelle ville les proscrits et les vagabonds; présida à l'enlèvement des Sabines , combattit contre Veies. Chef belliqueux, très détesté de l'aristocratie, il disparut, diton, au milieu d'un orage, pendant une revue.
RomulUS Augustule, dernier empereur romain d'Occident, dépouillé en 476 de la pourpre par Odoacre. Il alla mourir dans sa retraite de Lucullane, en Campanie.
ronce n. f. (lat. rumex). Bot. Genre de rosacées épineuses, dont les fruits [murons ou mûres sauvages) sont rafraîchissants : les ronces croissent au bord des chemins. Fig. Peine, difficulté : les ronces de la vie. Ignorance, grossièreté. Veine arrondie dans certains bois ou sur des lames damassées. Ronce artificielle, petit câble de fils de fer tressés, retenant de place en place des pointes métalliques qui le font ressembler à une ronce, et que Ion emploie pour les clôtures.
— Encïcl. Les ronces [rubus] sont des plantes sous-frutescentes, à racines traçantes , à tige souvent sarmenteuse, aiguillonnées, ordinairement bisannuelles.
Les feuilles sont tantôt simples et profondément lobées, tantôt composées de trois à cinq folioles; le fruit est une agglomération de petits drupes. Le genre comprend une centaine d'espèces ; les principales sont le framboisier commun (rubus Id.vus), indigène des montagnes d'Europe; la ronce commune (rubus frutieosus), dont les longs sarments épineux s'enchevêtrent dans les haies, et dont les fruits (mûres" sauvages, murons), à saveur douce, légèrement sucrée et acidulée, sont employés à la confection de confitures et d'un sirop (sirop de mûres) , qui sert à édulcorer certaines préparations pharmaceutiques; la ronce à fruits bleus (rubus csesius) à grandes fleurs blanches, a fruits recouverts d une pruinosité bleuâtre, et dont les drupes sont plus gros et plus sucrés que ceux de l'espèce précédente. On cultive parfois comme plante orne-
Ronce : a, fruit.
RON
mentale la ronce odorante, à fleurs roses, originaire du Cani
roncer [se] v. a. (Prend une cédill s io <■
«levant a et o ilronça >> "<" Poue
B61 faire avancer en glissant dans le sens de la
longueur, en parlant d une pièce du bois.
ronceraie [ri] a. f. Terrain où croissent lei ronces.
ronC6t [se] n. in. Maladie de la vk'ne. qui
.h n- rai de la plante
ayant la coulure pOUT dm I ni l'appelle
aussi POUSSE EN ol'.'llli, VIO.NE l'F.RSILLLE, Cl
roncette [si té] a. f. Nom vulgaire du traquet
I oiseau .
ronceux, euse [seu, cu-ze] adj. Plein de ronhemin ronceux, se 'lit d'un bois qui a des veines arrondies: acajou ronceux.
Roncevaux [vt], vallée ou col des Basses- Pyrénées. C'est là qu'en 77« l'arrière-garde de l'armée de Charlemagne fut taillée en pièces par les - î, et que i>érit le paladin Roland.
Ronchamp, cornm. de la Haute-Saône, arr. et a 17 kil. de Lure; 3.800 h. Houille. Filatures.
Ronchaud (Louis de , littérateur fiançais, né h Lons-le-Saunier, ni. à Saint-Germain (1816-1887), auquel on doit des imésies, des drames et des ouvrages d'histoire de l'art.
Ronchin, comm. du Nord, arr. et à 5 kil. de Lille; 4.790 h. (h. de f. N. Fabriques de vernis, savons, potasse. Raffineries.
ronchonner [cho-né] v. n. Pop. Gronder, grogner, murmurer.
ronchonneur, euse [cho-neur, eu-ze] n.
Pop. Pei'sonne quia l'habitude de ronchonner.
ronchonot [no] n. m. Officier grondeur et méticuleux.
roncier [si-é] n. m. ou roncière
n. f. Touffe de ronces.
roncin n. m. Cheval de bât. (Vx.l
ronciné, e adj. Dont les feuilles pennatifides ont leurs lobes aigus dirigés vers la base.
roncone n. m. (m. Ital.). Sorte de pertiiisane à oreillons crochus, en usage en Italie du xv au xvii« siècle.
Roncq, comm. du Nord, arr. et à 14 kil. de Lille; 6.540 h. Ch. de f. N. Filature et teillage du lin ; brasseries.
rond [ron], e adj. (lat. rotundus).
Se dit d'un corps, d'une ligure que l'on peut obtenir par révolution d'une surface, d'une ligne, d'un point, autour d'un axe : le cercle, la sphère, le cylindre, le cône sont des figures rondes. Dont la forme se rapproche de celle d'un cercle, d'une sphère, d'un cylindre :
visage rond. Fum. Gros et court : petite femme toute ronde. Fin. Franc et décidé :
être ro?id en affaires. Nombre, compte rond, sans fraction. Bourse ronde, bien garnie. La machine ronde, la terre. Pop. Un peu ivre.
Anat. Se dit de muscles et de ligaments dont les fibres sont réunies en faisceaux arrondis. Mar. Brise ronde, vent frais mais bien établi. Rond de cuir, coussin en forme de couronne, que les gens de bureau mettent sur leur siège. ( V. rond-de-cuir).
rond [ron] n. m. (du précéd.). Cercle, figure circulaire. Anneau qui sert pour marquer les serviettes des divers convives. Disque de ]'aille tressée sur lequel les tailleurs de pierre appuient le bloc qu'ils taillent.
Arg. Sou : n'avoir pas un ro)id. Bond de jambe, mouvement de la jambe qui décrit un demi-cercle. Rond d'avant-train, cercle métallique tournant autour d'une cheville centrale, et dont on garnit l'avanttrain d'une voiture à quatre roues. En rond loc. adv. Circulairement.
— Encycl. Arboric. C'est le nom d'une maladie cryptogamique des pins, qui s'étend circulairement (d'où son nom) et de proche en proche aux arbres d'une plantation. Le seul remède que l'on préconise contre une affection de ce genre, c'est le creusement d'un fossé autour de la zone attaquée, pour empêcher le mycélium des cryptogames de se propager.
Ronda, v d'Espagne (Malaga), près du torrent le Guadalevin : IH.HOO h. Aciéries, tissages.
rondache n. f. (de rond). Bouclier de forme porté par les fantassins jusqu'à la fin du xvi* siècle.
rondachier [chi-é] n. m.
Soldat qui portait la rondache.
rond-de-cuir [ron] n. m.
Fa m. Employé de bureau. PI. des ronds-de-cuir.
ronde (derond) n f. Inspection pour s'assurer que tout est en ordre : faireune ronde. Dansune place erre, visite de nuit faite aux différents postes pour savoir si tout est en bon ordre. Troupe armée, le de faire cette visite. Visite nocturne des employés des douanes et des octrois, son de table où chacun chante à son tour : ronde de table. Chanson accompagnée d'une danse en rond, dont les dan- \ seurs se tiennent par la main. Sorte i V d'écriture en caractères courts, à (j \ l~ *■*panses et boucles presque circulai- <^y res. Musiq. Note qui vaut deux J blanches : la ronde est figurée par Ronde.
une note ronde, sans gueue. V. note.
A la ronde, loc. adv. Alentour : à dix lieues à la ronde. Chacun a son tour, circulairement : boire ù la ronde. Instrument servant aux blanchisseuses à dresser le linge. Au jeu de lansquenet, somme que le joueur verse pour les cartes et avant de jouer. Faire une ronde, verser du sirop de sucre dans chacune des formes à sucre.
Rond de cuir.
Kond de flervietle.
Ronde de nuit la i bef-d'oeuvre de Rembrandt ,i n simple et natu-
relle, expn n saisis-
|. arable du clair-obscur.
d'aillé irquer
qu'en dépit du titre, la
éni e pa i n plein jour 1642 .
Ronde (La), de la Charente-Inférieure, arr. et a 30 kil. de La Rochelle; 1.330 h.
rondeau [do] n. m.
(de rond). Petit poème français à forme fixe, sur deux rimes, avec des répétitions obligées : le rondeau simple comporte treize vers, et le rondeau redoublé vingt vers. Mnsiq. Air dont le thème principal se reprend plusieurs fois.
rondeau [dâ] n. m.
Nom donné à des disques de plâtre, de terre, de bois, de métal employés dans différents métiers.
Rouleau de bois que l'on passe sur la terre ensemencée.
ronde -bosse ou mieux ronde bosse
n. f. Ouvrage de sculpture en plein relie!'. PL des rondes-bosses ou rondes bosses.
rondel [dtl] n. m.
Poème à forme fixe en usage surtout au xv» siècle, repris par les poètes contemporains.
rondelet [Zè] n. m. Bâton avec lequel le bourrelier enfonce la bourre dans les harnais.
rondelet, ette [le, è-te] adj. Qui a un peu trop d'embonpoint. Bourse rondelette, assez bien garnie.
Rondelet [lt] (Jean-Baptiste), architecte français, collaborateur et successeur de Soufflot, né à Lyon, m. à Paris (1743-1 829
rondelétie [st ou tt] n. f. Genre de rubiacées de l'Amérique centrale et méridionale.
rondelette [Ze-îe] n. f. Toile à voiles, que l'on fabriquait en Bretagne au xv* et au xvme siècles. Soie inférieure. Bot. Nom vulgaire de l'asaret.
rondelettine [le-ti-né] n. f. Soie formée de deux bouts très tordus. Syn. grenade.
rondelle [dè-le] n. f. (de rond). Pièce ronde de métal, de cuir , de carton , etc. , percée par le milieu et qu'on place sous les écrous.
Outil de fer du marbrier, pour fouiller ou arrondir le marbre. Petite tête de chardon servant au peignage des draps bon marché. Rondelle fusible, plaque en métal fusible incorporée à la chaudière, et qui fond si la température de l'eau s'élève trop, ce qui permet à la vapeur de s'échapper. Bouclier rond, en usage jusqu'au xvn» siècle. Epée à garde ronde. Claie en osier, sur laquelle on sèche les fruits dans le four.
rondement [man] adv. Promptement, lestement : marcher rondement. Avec ardeur, entrain : affaire menée rondement. Franchement, sans détours : il y va rondement.
rondette n. f. Archéol. Syn. de rondelette.
rondeur n. f. Etat de ce qui est rond : la rondeur de la terre. Chose ronde : des rondeurs. Fig. Nombre, harmonie: la rondeur des périodes. Rondeur de caractère, manière d'être de ceux qui vont droit au but, sans détours ni réticences.
rondie [dî] n. f. ou rondin n. m. Cylindre de bois dont on se sert pour arrondir les feuilles de plomb employées dans la fabrication des tuyaux. Syn. mandrin.
rondier [di-é] n. m. Genre de palmiers de l'Inde et des côtes occidentales de l'Afrique.
— Encycl. Le rondier, appelé aussi lontar et dorasse, a un stipe cylindrique renflé à la base et au sommet et se termine par un bouquet de feuilles en éventail; le fruit, presque aussi gros qu'une noix de coco, renferme trois noyaux ligneux de la grosseur d'un œuf de poule, dont chacun contient une amande blanche et savoureuse. Son bois, dur et presque incorruptible, d'une belle couleur noire veinée de jaune, est utilisé en construction ; la sève de l'arbre fournit une boisson fermentescible (vin de palme).
rondin n. m. (de rond). Bois à brûler, qui est rond. Tronc de sapin dépouillé de son écorce- Gros bâton. V. rondie.
rondiner [né] v. a. Battre à coups de rondin. (Vx.)
rondir v. a. Tailler les ardoises dans les dimensions voulues.
rondo n. m. Forme italienne du mot rondeau.
rondote ou rondotte n. f. Noms vulgaires du lierre terrestre.
rondOU n. m. Nom vulgaire de l'hirondelle de mer ou landole.
rondouillard, e [Il mil] adj. Arg. des artistes. Se dit du travail d'un dessinateur ou peintre peu habile ou négligent, qui procède par masses arrondies.
rond-point [ron-poin] n. m. Place circulaire où aboutissent plusieurs avenues ou allées : le rondpoint des Champs-Elysées, à Paris. PI. des rondspoints.
ronflant [/îan], e adj. Sonore, bruyant : voix ronflante. Sonore, prétentieux et creux : desphrwes ronflantes. Promesses ronflantes, magnifiques, mais mensongères.
ronfle n. f. Ancien jeu de cartes, assez semblable à la triomphe.
ronflement \man] n. m. Bruit qu'on fait en ronflant: les ronflements d'un dormeur. Fig. Bruit qui a quelque rapport avec le ronflement d'un homme : ronflement de l'orgue.
RON
ronfler [fié] v. n. Faire un certain bruit de la gorge et des narines en respirant pendant le som-
Rondelle.
Ronde de nuit, d'après Rembrandt.
meil. Fig. Produire un bruit sourd et prolongé : le fanon ronfle. Faire ronfler, prononcer, déclamer avec emphase et d'une voix sonore : faire les tirades. Faire ronfler les r, les prononcer d'une manière accentuée et prolongée.
ronflerie [rfj n. f. Ronflement. 'Peu us.)
ronfleur, èuse [eu-ze] n. Qui ronfle, qui a l'habitude de ronfler.
ronge n. m. Faire le ronge, se dit du cerf qui rumine.
Ronge (Jean), fondateur du néo-catholicisme allemand, né à Bischofswalde, m. à Vienne (1813- 18S7 .
rongeant [/an], e adj. Qui ronge : ulcère rongeant. Fig. Tourmentant: souris rongeants.
ronge-maille n. m. invar. Nom que La Fontaine donne au rat. Adjectiv. : le peuple rongemaille.
rongement [je-man] n. m. Action de ronger.
rongeoter [jo-té]v.n.Fam. Ronger un peu.' Vx.i
ronger [je] v. a. (lat. pop. rumigare, pour ruminare. — Prend un e muet après le g devant a et o : il rongea, nous rongeons.) Manger, entamer à petits coups : les rats rongent les meubles. Fig. Serrer plusieurs fois avec les dents : cheval qui ronge son mors. Corroder : la rouille ronge le fer. Miner : la mer ronge les falaises. Consumer, tourmenter : la maladie, le chagrin le ronge. Véner. Ruminer en parlant du cerf. Ronger son frein, v. frein- Se ronger v. pron. Fig. Se tourmenter, s'inquiéter : je me ronge d'impatience.
rongerie [ri n. f. Partie où il y a beaucoup d'os, avec un peu de viande à ronger.
rongeur, euse [eu-ze] adj. Qui ronge : animal rongeur. Qui corrode, détruit peu à peu : ulcère rongeur. Fig Qui tourmente, dévore : remords rongeur. Fam. Ver rongeur, voiture prise à l'heure. Poétiq. Remords ou autre cause de souci dévorant ; cause de ruine progressive. N. m. pi. Ordre de mammifères munis à chaque mâchoire de dents incisives, sans canines, comme le rat, l'écureuil, etc.
— Encycl. Pour la plupart, les rongeurs sont de taille médiocre ou petite, ordinairement fouisseurs et phytophages ; seuls, les hamsters et les rats sont omnivores. Les uns, comme les hamsters, emplissent leurs abajoues de grains, qu'ils emportent ainsi dans leurs terriers, où ils en accumulent parfois des quantités énormes en prévision de l'hiver; d'autres vivent uniquement d'herbes et de jeunes pousses (lapins, lièvres) ; ils se creusent des terriers sous terre (lapinsj, au bord des rivières (cabiais), ou construisent de véritables logements avec toutes sortes de matériaux (castors). Timides et généralement nocturnes, ils se défendent contre leurs ennemis, autant par leur prudence que par leur agilité. La plupart sont nuisibles, mais la chair de certains est comestible, et, d'autre part, ils fournissent presque tous une fourrure estimée. Ils sont répandus sur tout le globe, mais particulièrement sur l'hémisphère boréal.
rongeure [jU-ré] n. f. Débris d'un objet rongé. Défaut d'un drap qui a été rasé jusqu'à la chaîne par la tondeuse.
ronge-verrue n. m. invar. Nom donné communément à une grande sauterelle d'Europe tdecticus verrueciroris), qui dégorge un liquide acre et brun, susceptible, pense-t-on communément, de provoquer la chute des verrues. V. dectique.
Rongy, comm. de Belgique iHainaut, arr. de Tournai); 1.360 h. Bateaux, huiles, tanneries; tabac.
Ronner Henriette), née Knip, femme peintre hollandaise, née à Amsterdam en 1821 : elle s'est fait connaître par de nombreuses peintures d'animaux, principalement de jeunes chats.
ronron n. m. Bruit que le chat tire de sa eor,re pour marquer le contentement : faire ronron. Bruit sourd et continu: le ronron d'une bouilloire.
ronronnement n. m. Syn. de ronron.
ronronner [ro-né] v. n. Faire des ronrons.
Ronsard [sar] (Pierre de), poète français, né au château de la Possonnière, près de Vendôme, m. à Tours ( 1524- 1585 ). D'abord page et courtisan, il fit dans sa jeunesse de nombreux voyages ; mais atteint de surdité à l'âge de dix-nenf ans. il se consacra à l'étude et à la poésie. Il fonda, avec Du Bellay, la Brigade ou la Pléiade. Sa production fut d'abord lyrique {Odes, Hymnes, Amours de Cassandre
RON
Puis, favori de Charles IX, il fut cour [Élégies, Mascarades). Son
Ronsard.
Emploi de mots
et de Marie, etc.) surtout poète de poème héroïque la Framiade fut une mémorable erreur. Mais sis Discours sont remarquables par leur inspiration sincère et leur belle allure. Ronsard, en dépit d'un parti pris d'imitation <jui étouffe l'invention personnelle, n'en fut pas moins un admirable artiste. Ses poésies ont un souffle inconnu jusqu'alors au vers français, une harmonie puissante et une incroyable variété de rythme. Sa langue est d'une richesse et d'une couleur surprenantes. V.
Pléiade.
ronsardiser[zé]v. a.Fam.
Borire à la façon de Ronsard.
ronsardisme [dis-me] n.
grecs et latins francisés à la manière de Ronsard.
ronsardiste [dis-te] n. m. Ecrivain de l'école de Ronsard.
Ronsdorf, v. d'Allemagne (Prusse), près du Morsbach; 14.000 h.
Ronsin (Charles-Philippe-flenri), général révolutionnaire, né à Soissons, guillotiné à Paris avec les bébertistes (1752-1794). 11 avait écrit des tragédies révolutionnaires et commandé sans succès en Vendée.
Ronssoy, comm. de la Somme, arr. et à 19 kil. de Péronne : 1.310 h. Sucrerie.
Rooke (Per George), amiral anglais, né à Saintl.aureut (1CS0-1709). Il'combattit â la Hogue et prit Gibraltar en 170'..
ROOII (Albert-Théodore-Emile, comte de), général et homme d'Etat prussien, né à Pleushagen, m. à Berlin (1803-1879). Il lut un des principaux auteurs de la réorganisation de l'armée prussienne après 1860.
ROOS (Jean-Henri), peintre allemand, né à Olterberg. m. a Francfort (1631-1685) ; il a exécuté des paysages aux tons chauds et lumineux. — Son frère, Théodore, né àWessel(1638-1698), fut un portraitiste de valeur.
RoOSebeke ou ROSebete, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d'Audenarde), sur la Zwalm; 4*0 h. Charles VI y défit les Flamands, commandés par Philippe d'Artevelde (1382).
RoOSevelt (Théodore), homme d'Etat américain, né à New-York en 1858, élu vice-président des Etats-Unis en 1900, devenu président en 1901 par la mort de Mae-Kinley, réélu en 1904. Il a montré des qualités remarquables d'homme d'action, ainsi que d'orateur et d'écrivain (la Vie inte7ise, etc.).
Roost-Wareildin, comm. du Nord, arr. et à 3 kil. de Douai ; 2.930 h. Ch. de f.N. Houille, brasseries.
Root, comm. de Suisse (cant- de Lucerne), sur la Reuss ; 1.520 h. Arbres fruitiers, agriculture. Papeterie, tissage de la paille.
RopartZ ( Joseph-Guy-Marie ), compositeur, né a Guin^amp. eu 1861. Directeur du conservatoire de»
Nancy, il est l'auteur de nombreuses compositions musicales.
Rops (Félicien), peintre et graveur français, né à Namur, m. à Essonnes (1833-1898); célèbre par ses eaux-fortes d'une observation aiguë, d'une imagination cruelle [les Sataniques, etc.).
roque [ro-he] n. m. (de roc). Aux échecs , manière exceptionnelle de jouer le roi en même temps que l'une des deux tours.
roque [ro-te] n. f. Justaucorps, vêtement de travail que les moines du haut moyen âge passaient par-dessus la cuculle.
Roquebillière, ch.-l. de cant. (AIpes-Maritiarr. et à 51 kil. de Nice, sur la Vesubie : 1.730 h. — Le cant. a 3 comm. et 3.530 h.
Roquebrune, comm. du Var,arr.età26kil.deDraguignan;
1.910 h. Ch. de f.P.-L. -M. Chêneslièges, pins maritimes ; vins.
Roquebrussanne [te]
<La). ch.-l. de c. (Van, arr. et à i ; kil. de Brignoles; 790 h. Primeurs. — Le cant. a 8 comm. et 3 840 h.
Roquecourbe [ke], ch.-i.
de c. (Tarn), arr. et à 9 kil. de Castres, sur l'Agout; 1.620 h. — Le cant. a 6 comm. et 4.850 h.
R o q u e-d'A nthéron
(La), comm. des Bouches-du- Rhône. arr. et à 29 kil. d'Aix ; 0 h.
RoquefaVOUr , hameau des Bouches-du-Rhône, dans la comm. d'Aix. sur l'Arc, tributaire de la Méditerranée; 80 h. Célèbre aqueduc, conduisant à Marseille les eaux de la Durance. construit de 1842 à 1847, au-dessus de la vallée de l'Arc ; long de 375 m. et haut de 82.
roquefort [ke-for] n. m. (de Roquefort, n. pr.). Fromage très estimé, que l'on fabrique avec du lait de brebis, auquel on incorpore du pain moisi : le roquefort est conservé sur place dans des caves creusées dans le roc.
— Enctcl. Le roquefort provient du lait des brebis de la race de Larzac, qui paissent sur les causses de cette région. Partiellement écrémé, le lait est coagulé par la présure ; le caillé, séparé du petit-lait, (fst brisé à la main et placé dans des moules de terre vernissée. En emplissant les moules, on mélange à la pâte de la mie de pain moisie, qui développe à l'intérieur du fromage le champignon vert microscopique [penicillum glaucum), dont elle est recouverte ; on favorise dailleurs ce développement liage) en piquant les pains de fromage avec -'ues aiguilles. Sortis des moules, les fromases sont salés et empilés les uns sur les autres dans de vastes caves, grottes naturelles où la température est constante, 4» à 8» ; au bout de 35 à 40 jours, ils peuvent être livrés au commerce.
Roquefort, comm. de l'Aveyron. arr. et ; 12 kil. de Sauit-Alïrique, au dessus du Soulsou sous-affluent du Tarn ; 1.220 h, Elevage et commerce de brebis el i chèvres; fromages de Roquefort.
Roquefort, comm. des Bou-
ches-du-Rhùne, arr. et à 25 kil. de Marseille, sur l'Huveaune : 2 170 h.
Chaux.
Roquefort, ch.-l. de c. (Landes . arr. et à 92 kil. de Mont-de- Marsan : 1.630 h Ch. de f. M. —Le cant. a 14 comm. et 12.160 h.
Roquefort ( Jean - Baptiste - Bonaventure), érudit Français, né a Mons (Belgique), m à la Guadeloupe (1777-1834). Il se consacra à l'étude de la littérature il des langues du moyen âge : Glossaire la langue romane, etc.
roquelaure [ke-lô-re] n. f.
Vêtement long, demi-ajusté, que portaient les hommes, en France,
Roquelaure [ke-lô-re] (Antoine, :
roquelaure.
Louis XIV.
à Lectoure
ftjqueiaure.
maréchal de France sous Louis XIII, (1544-1625). — Son fils, 1,1,ton, lieutenant général, m. à Paris (1614-1683), connu par ses bons mots. Il se signala au siège de Maëstrich t. C'était l'homme le plus laid et le plus spirituel de France. — Antoine-Gaston, fils du précédent, maréchal de France.
(1656-1738). Il acheva la répression de l'insurrection du Languedoc.
roquelle n. f. Techn
Syn. de eoquetin.
Roquemaure [ke-mô
re], ch.-l. de c. (Gard), arr. et à33kil.d'Uzès;2.220h.Surim bras du Rhône. Ch. de f. P.-L.- M. Vins. Port fluvial. — Le cant. a 9 comm et 8.610 h.
roquentm [kan] n. m. Vétéran retraité. Par ext., vieillard qui veut faire le jeune homme-
Roqueplan ou Rocoplan (Joseph-Etienne- Camille), peintre et lithographe français, né à Mallemort, m. à Paris (1802-185B).
C'est un romantique tempéré, un observateur ingénieux et un coloriste agréable (l'Antiquaire, le Lion amoureux, etc"). — Son frère , Louis- ViCTor.-iVeslor, né à Mallemort. m. à Paris (1804-1870), littérateur français et directeur de théâtres ; spirituel observateur de la vie mondaine, galante et théâtrale, chroniqueur fin et paradoxal.
roquer [té] v. n. (de roc, anc. nom de la tour au jeu d'échecs). Au jeu des échecs, placer sa tour auprès de son roi et faire passer le roi de l'autre côté de la tour. Au croquet, placer sa boule en contact avec la boule touchée, et frapper sur sa propre boule de manière à les pousser toutes deux dans la même direction.
Roquestéron [kès-té], ch.-l. de c. (Alpes-Maritimes ), arr. et à 13 kil, de Puget-Thèniers, sur l'Estéron; 400 h. — Le cant. a 10 comm. et 3.080 h.
roquet [tè] n. m. Sorte de petit chien domestique, issu du croisement du petit danois et du doguin. Par ext., tout chien domestique de petite taille. Fig. Individu hargneux, mais peu redoutable.