Phragmite
Qui produit des m. Corps qui se
ROS
que l'air est plus transparent et que la différence de température entre le jour et la nuit est plus considérable; un corps déterminé place à la surface de la terre se refroidit d'autant plus vite qu'il a un plus grand pouvoir émissif et qu'il conduit moins bien la chaleur, à cause de son contact avec le sol. Dans ces conditions, la surface du sol se refroidit plus vite que la couche d'air ambiant et, de plus, les plantes, mauvaises conductrices et possédant un fort pouvoir émissif, se refroidissent encore plus vite que le sol- Elles refroidissent l'air qui les entoure et peuvent l'amener à saturation. Il se forme alors sur la plante un dépôt de gouttelettes d'eau qui constituent la rosée ; si le refroidissement est assez fort, cette eau condensée se congèle : c'est la gelée blanche, qui peut, au printemps, être désastreuse pour les jeunes pousses. On évitera le dépôt de rosée et, par suite, la gelée blanche, en abritant la plante à préserver avec un paillaisson ou une toile, qui empêchera le rayonnement ; quelquefois, on crée un brouillard artificiel en faisant brûler des matières goudronneuses autour des plantations. Les fumées épaisses qui en résultent, si elles ne sont pas emportées par le vent, empêchent le rayonnement, et constituent un abri pour les plantations.
rosées [zé] n. f. pi. Tribu de la famille des rosacées, dont le genre rosier est le type, S. une rosée,
Roseggef i Pétri - Kettenfeier) , romancier allemand, né à Alpl (Styrie) en 1843. Il décrit avec une saveur agreste les mœurs des habitants de son pays : l'Oiseau de la forêt, la Lumière éternelle-
rose-gorge n. m. invar. Nom vulgaire d'un oiseau du groupe des cardinaux, répandu dans l'Amérique centrale. (C'est un joli passereau blanc et noir, avec le cou et la gorge d'un rouge clair.)
roséine [zé] n.f. Composé de couleur rouge, résultant de l'action du peroxyde de plomb sur le sulfate d'aniline.
TOSelet [ze-lr] n. m. Nom commercial de la fourrure de l'hermine.
roselier [se-JM], ère adj.
roseaux : un marais roselier. N. trouve dans le minerai d'argent.
TOSelière [ze] n. f. Lieu ou croissent des roseaux.
roselin [ze-lin] n.m. Nom vulgaire d'un oiseau du genre martin, le martin roselin, du midi de l'Europe et de l'Asie Mineure.
roselle':é-ie]n.f.Nom vulgaire de la g ri verou ge.
Rosellen (Henri), pianiste et compositeur français, né et m. à Paris (1811-1871)) ; auteur de nombreux morceaux de piano. Ses Rêveries sont célèbres.
Rosemonde, fille de Cunimond, roi des Gépides. Forcée d'épouser Alboin, roi des Lombards, elle l'assassina (573).
Rosen [zèri] (Conrad, marquis de\ maréchal de France, né en Livonie, m. à Bollwiller (1628-1715) ; il se distingua pendant la guerre de la coalition d'Augsbourg.
ROSendaal ou Roozendaal, v. des Pays- Bas (Brabant-Septentrional), sur la Vliet ; 12.000 h.
Rosendaël, comm. du Nord. arr. et à 2 kil. de Dunkerque ; 12.020 h. Ch. de f. N. Culture maraîchère ; fabriques de chicorée, constructions navales.
Rosenhain (Jacques), pianiste et compositeur allemand, né à Mannheim, m. à Baden-Baden (1813- 189* ; il a composé des œuvres nombreuses pour piano.
Rosenkranz (Jean-Charles-Frédérie), philosophe et littérateur allemand, né à Magdebourg, m. à Kœnigsberg (1805-1879). Disciple indépendant de Hegel, auteur de : la Religion naturelle, Psychologie on Science de l'esprit subjectif, et d'ouvrages d'histoire littéraire : Manuel d'histoire générale de la poésie.
ROSenmuller (Jean-Chrétien), anatomiste allemand, né à Hessberg (1771-1820).
roséole [se] n. f. (rad. rosé). Eruption consistant en petites taches roses : roséole d'origine alimen taire; roséole syphilitique.
roser [zé] ». a. Donner une teinte rosée à. Opérer le rosage (du coton).
roseraie [z*vrè]n. f. Terrain planté de rosiers.
TOSereaux [ze-râ] n. m. pi. Fourrures communes de Russie.
TOSetier [ze~ti-i] n. m Poinçon employé par les ouvriers sur métaux pour faire des rivures. (On écrit
aUSSi P.OSETTIER.)
rosette [zé-te] n. f. Petite rose. Nœud formé d'une ou de deux boucles, qu'on peut détacher en tirant les b'.uts. Nœud de ruban en forme de rose, insigne de certains ordres de chevalerie et qui se porte à la boutonnière : la rosette de la Légion d'honneur. Disposition des feuilles étalées en cercle à l'extrémité d'une tige. Ornement de cuivre placé au centre d'un champignon, dans un porte-manteau. Fer de relieur, pour produire d'un seul coup certains ornements.
Ornement de métal ciselé en forme de rose, au milieu duquel passe la tige d'un bouton de porte. Petit cadran pour avancer ou retarder le mouvement d'une montre. Outil pour fendre les roseaux qui formeront les dents du ros. Sorte d'encre rouge, faite avec du bois de Brésil : régler des registres avec de la rosette. Craie teinte en rouge, dont on se sert pour peindre. Cuivre rouge parfaitement purifié.
Rosette en arabe Rachid), v. de la Basse- Egyptej sur la branche occidentale du Nil: 14.000 h.
Rosette pierre de), fragment de stèle découverte en 1799 a Rosette; couverte d'inscriptions en trois langues : hiéroglyphique, démotique et grecque : datée de 193 av. J.-C. Déchiffrée par Champollion
rosicrueien, enne
aux rose-croix.
rosier [zi-i] n. m. Genre de rosacées, type de la tribu des rosées.
— Encycl. Les rosiers sont des arbrisseaux, parfois grimpants; ils sont plus on moins tomenteux et couverts d'aiguillons ; les feuilles sont alternes et généralement multilobulées ; les fleurs, terminales, sont solitaires ou disposées en corymbe corolle à cinq pétales (rarement quatrej,mais que la culture a multipliés.
Rosette.
[si-iu, ê-ne] adj. Relatif
Depuis l'antiquité, les rosiers sont cultivés pour la beauté et le parfum de leurs fleurs. Par la sélectionnes croisements etlesmétissages.on aobtenud'innombrablcs variétés (7.000 à 8.000) : la différence porte sur le coloris (variable à l'infini, du blanc pur au rouge cramoisi presque noir ou du blanc au jaune d'or, saumon, orangé, etc.), sur la forme des boutons et des fleurs, leur tenue, leur grandeur, leur duplicature (multiplication des pétales), leur abondance, leur odeur, etc. On distingue les rosiers buissonnants, cultivés tantôt en touffes basses, tantôt en tiges plus ou moins élevées et multipliés par bouturage ou marcottage (francs de pied) ou par greffage sur églantier, les rosiers grimpants ou sarmenleux, cultivés sur treillages ou supports variés et auxquels on donne les formes les plus variées ; enfin, rosiers 7iains, dont certaines variétés se cultivent bien en pots.
La France tient le premier rang pour la culture des rosiers, et les horticulteurs du Midi, de Lyon et des environs de Paris ont créé des variétés admirées du monde entier.
L'huile volatile (essence de rose) extraite de diverses variétés de roses (rose de Damas en particulier) constitue un parfum recherché et d'un prix élevé (on la falsifie souvent avec l'essence de géranium).
En France, c'est principalement la Provence qui fabrique l'essence de rose; à l'étranger, la Perse, la Bulgarie, la Turquie, les Indes en font de très appréciée, ainsi que la Tunisie et l'Algérie.
rosier [si-é] n. m. Fabricant de ros ou peignes à tisser. Syn. rotxer.
Rosier (Joseph-Bernardl. auteur dramatique français, né à Béziers, ni. à Marseille (1798-1880). On lui doit des comédies gaies et spirituelles : le Mari de ma femme, des drames : le Manoir de Montlouvier, des livrets.
rOSiérat [zi-é-ra] n. m. Qualité de rosière; cérémonie par laquelle est conféré le titre de rosière.
rosière [zi-è-re] n. f. Jeune fille vertueuse à laquelle, dans certaines localités, on décerne solennellement une couronne de roses, accompagnée d'une récompense (bijou, somme d'argent, livret de caisse d'épargne, etc.).
— Encycl. L'origine de cette institution des rosières et de leur couronnement annuel est attribué à saint Médard, évèque de Noyon ei seigneur de Salancy (près de Noyon!. La fête de la rosière, célébrée d'abord à Salancy, fut adoptée dans la suite par de nombreuses communes, qui la célèbrent encore aujourd'hui.
Rosière-auX-SalineS, comm. de Meurtheet-Moselle. arr. et à 20 kil. de Nancy, sur la Meurthe; 2.280 h.
Rosières (Raoul-Philippe), littérateur français, né à Paris, m. à Meulan (1891-1900). auteur d'une ingénieuse Histoire de la société française au moyen âge.
Rosières [ai-è-re], ch.-l. de c. (Somme), arr. et à 23 kil. de Montdidier; 2.400 h. Ch. de f.N. Bonneterie. — Le cant. a 21 comm. et 11.660 h.
Rosières, comm. de la Haute-Loire, arr. et à 20 kil. du Pu y ; 2.410 h.
rosiériste [zi-é-ris-te] n. m. Horticulteur qui s'est fait une spécialité delà culture des rosiers.
Rosiers (Les), comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 17 kil. de Saumur, sur la Loire ; 1.920 h. Ch. de f. Orl. Fromageries.
Rosiers d'Egletons, comm. de la Corrèze, arr. et à 27 kil. de Tulle. Ch. de f. Orl. ; 1.360 h.
Rosine, personnage du Barbier de Séville, comédie de Beaumarchais. C'est la pupille de Bartholo, qui la convoite, ainsi que sa dot ; elle est délivrée par Almaviva qu'elle aime et qui l'épouse.
rosir [zir] v. n. Prendre une teinte rose. V. a. Rendre rose : le reflet de l'ubat-jour lui rosissait le visage.
rosminiens [ni-in] n. m. pi. Congrégation fondée à Domo d'Ossola, en 1828, par Rosmini, et composée de prêtres et de laïques qui font vœu de charité. (On lui donna aussi le nom d'Institut de la charité.) S- un rosminien.
Rosmini-Serbati (Antonio), théologien et philosophe italien, né à Roveredo, m, à Stresa(1797- 1855). Dans ses nombreux ouvrages ; Nouvel essai sur l'origine des idées; Philosophie de la politique, de la morale, du droit, etc. Il a traité avec vigueur et élévation le problème de l'accord de la foi et de la science.
Rosnay, comm. de l'Indre, arr. et à 14 kil. du Blanc ; 1.250 h.
ROSnoëll, comm du Finistère, arr. et à 13 kil. de Châteaulin; 1.530 h.
rosny [ro-m] n. m. Nom donné aux ormeaux que Sully, marquis de Rosny, lit planter sous Henri IV le long des routes.
Rosny (Léon Prvjnol de), orientaliste et ethnographe français, né àLoos en 1837. Il s'est consacré à l'étude de l'extrême Orient et spécialement du Japon.
Rosny (Joseph-Henri-IIonoré et Séraphin-Justin-François Boex, dits), romanciers français, nés à Bruxelles (1856 et 1839). Ils collaborèrent longtemps sous la signature J.-H. Rosny. On leur doit des romans où 1 influence réaliste se combine avec un idéalisme fervent, écrits dans un style original : le Bilatéral. Daniel Valgraive, etc.
ROSny-SOUS-BoiS, comm. de la Seine, arr. et à 10 kil. de Saint-Denis , 3.840 h. Ch. de f. E. Carrières.
rOSOir [soir] n. m. Outil dont on se sert pour faîre le trou de la rose d'un clavecin.
rOSOliO ou rOSOglio n. m. V. ROSSOLIS.
rosolique [zo-li-ke] adj. Chim. Se dit d'un acide obtenu en traitant un mélange de rosaniline et d'acide chlorhydrique avec une solution d'azotile de sodium.
rosomane [su] n. m. Amateur de roses.
roson [son] n. m. Rosace.
ROSporden [din], ch.-l. de c. (Finisterel. arr. et à 2llil. de Quimper; 2 300 h. Ch. de f. Orl. —
ROSS (sir John), amiral et voyageur anglais, né à Balsarroch, m. a Londres 1777-1856), explorateur des régions arctiques. On lui doit la découverte du
ROS
pôle magnétique de la terre. — Son neveu, sir J.un s Clarke Ross, né à Londres, m. a Ailesburj 1800 1862), marin et voyageur anglais, explorâtes ,i, . , régions antarctiques, où il découvrit la terre Victoria.
rOSSane [ro-sa-ne] n. f. Lapin découpé, lardé et sauté.
roSSard [ro-sa?-] n. m. (de rosse). Pop. Mauvais cheval. Par ext. Fainéant, vaurien.
Rossbach [bah], village de Saxe, où Frédéric II, en 1757, battit les Français et leurs auxiliaires allemands, commandés par Soubise. C'est après la bataille de Rossbach que les Parisiens chanterint :
Soubisa dit, la lanterne à la main :
« J'ai beau chercher ; où diable est mon armée V
Elle était pourtant là. hier matin.
Me l'a-t-on prise, ou l'aurais-je égarée ? »
rOSSe [ro-se] n. f. (de l'ail, ross, coursier, pris en mauvaise part). Cheval sans force, sans vigueur. Fig. et fam. Personne qui ne vaut pas grand'chose. Personne méchante : critique, vieille fille qui est une rosse. Adjectiv. Méchant : un adjudant rosse. Fam. Qui est d'un réalisme cynique, qui dévoile ou souligne tout avec une ironie mordante : auteur, chanson rosse. Prov. : Il n'est si bon cheval qui ne devienne rosse, l'homme le mieux doué décline avec l'âge. Jamais bon cheval ne devient rosse, l'homme bien doué conserve, quoi qu'il arrive, quelque chose de ses qualités.
ROSSe (William-Parsons, comte de), astronome irlandais, né et m. a Birr-Castle (1800-1867). Il construisit un télescope gigantesque et put, en observant les nébuleuses, détruire la théorie de condensation d'Herschel.
roSSée [ro-sé] n. f. Pop. Volée de coups.
Rossel (Elisabeth-Paul-Edouard), marin français, né à Sens, m. à Paris (1765-1829); il entreprit avec d'Entrecasteaux un voyage à la recherche de La Pérouse.
Rossel (Louis-Nathaniel), officier d'artillerie, né à Saint-Brieuc (1844-1871). 11 protesta contre la paix avec l'Allemagne et se rallia à la Commune de Paris ; arrêté, il fut fusillé ù Satory.
ROSSel (Virgile), littérateur suisse, né à Tramelan en 1858, auteur de : Histoire littéraire de ta Suisse romande: Histoire de la littérature française à l'étranger; Histoire des relations littéraires entre la France et l'Allemagne.
ROSSelli (Cosimo), peintre italien, né et m. à Florence (1430-1507); auteur de beaux tableaux religieux où hgurent, en portraits, beaucoup de personnages célèbres du temps (fresque du Miracle du Saint-Sacrement).
rOSSer [ro-sé] v. a. (de rosse). Fam. Battre quelqu'un violemment ; Guignol rosse le commissaire.
rosserie [ro-se-ri] n. f. Fam. Méchanceté, trahison. Parole, œuvre du genre rosse.
RoSSetti (Gabriel), littérateur italien, né à Vasto, m. à Londres (1783-1864).
11 quitta l'Italie pour Londres et le catholicisme pour le protestantisme ; auteur de poésies, d'ouvrages de critique et de philosophie (.Commentaire de la Divine Comédie), etc. — Son fils, Dante-Gabriel, peintre et poète anglais, né à Londres, m- à Birchington (1828-18821, un des initiateurs du mouvement préraphaélite en peinture/ Ecce ancilla Domini, Beala Beatrix, le Rêve de Dante) ; poète lyrique, qui combine la sensualité italienne à l'imagination rêveuse et féerique des races septentrionales [la Maison de vie. Poèmes, ballades et sonnets),
RoSSi (Pe/JegWno-Louis-Edouard, comte), diplomate et économiste italien, né à Carrare, assassiné dans une émeute à Rome, où il remplissait les fonctions de ministre de l'intérieur du pape Pie IX (1787-1848). Pendant son séjour en France, il devint professeur au Collège de France, à la Faculté de droit, membre de l'Institut, pair de France.
RoSSi (Louis-Félix),compositeur et musicographe italien, né à Brandizzo (Piémont), m. à Turin (1805- 1863). Ses œuvres de musique religieuse sont célèbres.
RoSSi (Jean-Baptiste de), archéologue et épigraphiste italien, né à Rome, m. à Castelgandolfo (1822-1894). On lui doit d'admirables recherches dansles catacombes et le renouvellement de l'archéologie chrétienne : Roma Soterranea, etc.
rossignol [ro-si] n. m. (du lat. pop. lusciniolus, dimin. de luscinia, rossignol). Genre de passereaux dentirostres, dont le chant est très agréable : les rossignols détruisent quantité d'insectes nuisibles. Voix de rossignol, pure et très flexible. Un rossignol d'Arcadie, un âne. Un rossignol à gland, un pourceau. Petit sifflet que font les enfants avec un morceau de bois vert.
Mar. Sifflet servant à transmettre les ordres. Mus. Jeu d'orgue qui imite le chant du rossignol. Fam.
Crochet dont se servent les serruriers et les voleurs pour ouvrir toutes sortes de serrures. Coin de bois servant à serrer les pièces de charpente. Marchandise défraîchie, démodée.
— Encycl. Ornith. Les rossignols sont des passereaux élancés, de petite taille, à livrée d'un gris roussâtre en dessus, jaunâtre en dessous, à bec pointu et à ailes assez courtes. Ils sont insectivores et se rendent utiles à l'agriculture en détruisant une quantité énorme de chenilles et larves de toutes sortes. Ilsarrivent en Europe au printemps et repartent en septembre pour le nord de l'Afrique et l'Asie occidentale. Les rossignols nichent à terre ou à une faible hauteur dans les buissons; le mâle et la femelle couvent alternativement les œufs. A l'époque des
Rossignols.
Rossignol.
Uossiui.
ROS
amours, le mâle chante le soir, la nuit et le matin. Son chant, durant les nuits d'été éclairées de lune, est d'un charme très poétique.
Rossignol (Jean-Antoine), général français, né à Paris, m. à Anjouan (17.^0-1802). Ancien ouvrier, il servit en Vendée, commanda l'armée des côtes de La Rochelle, fut compromis dans la conspiration de Babeuf et déporté après le complot de la machine infernale, auquel il était d'ailleurs resté étranger.
Rossignol (Jean-Pierre , érudit français, né à Sarlat, m. à Paris (1804-1893). Professeur au ' ol lège de France, il se spécialisa dans l'archéologie grecque.
rossignolade [rosi] n. f. Action de rossignoler. Chant orné de roulades.
TOSSignole [ro-ii] n. f. Fam. Femelle du rossignol.
rossignolement [ro-si-gno-le-man] n. m.
Action de rossignoler.
rOSSignoler [ro-si-gno-lé] v. n. Imiter le chant du rossijjnol.
rOSSlgnolet [ro-si-gno-lè] n. m. ou TOSSignolette [ro-si-gno-lê-te] n. f. Diminutif poétique du mot rossignol.
rossinante [ro-si] n. f.
(de l'esp. Bocinante, n. du cheval de D.Quichotte, dérivé de rocin, roussin). Rosse, mauvais cheval, par allusion au cheval de don Quichotte.
RoSSini (Gioacchino), célèbre compositeur italien, né a Pesaro,m.à Paris (1792- 1868), à qui l'on doit, entre autres chefs-d'œuvre, lesopéras : le Barbier de Séville, Olello.laGazza taira (la Pie voleuse), Sérniramis, Moïse, le Comte Ory, Guillaume Tell, la Cenerentola (Cendrillon), etc., un Stabat mater et une Messe admirable, qui fut exécutée à ses funérailles. Rossini est un compositeur fécond, gracieux et puissant; son inspiration est fraîche et abondante, parfois à l'excès; il a su concilier avec la phrase mélodique les progrès de l'harmonie. Il avait à peu près complètement cessé d'écrire, à partir du grand succès de son chef-d'œuvre Guillaume Tell.
rossinien, enne [ro-sUrâ-in, i-né] adj. Propre à Rossini.
rossinisme [ro-si-nis-me] n. m. Genre musical de Rossini et de ses imitateurs.
rOSSiniSte [ro-si-nis-te] n. et adj. Partisan de la musique de Rossini.
ROSSO (Rosso del), peintre italien, né à Florence, m. à Fontainebleau (1494-1541), artiste fougueux et original. Venu en France à la prière de François Ier, il collabora à la décoration du château de Fontainebleau. C'est sur ses dessins que fut exécutée la Grande Galerie. Le Louvre a de lui : la Vierge recevant les hommages de sainte Elisabeth; la Mise au tombeau.
ROSSO (Joseph de), architecte italien, né à Rome, m. à Florence (1760-1831); il collabora à la construction et à la restauration d'un grand nombre d'édifices de Florence. Il a publié des traités sur son art.
rOSSOliS [ro-so-li] n. m. (ital. rosolio). Sorte de ratafia, que l'on appelle aussi rosolio et rosoglio.
— Encycl. Le rossolis est surtout en usage en Italie et en Turquie ; on l'obtient par macération de pétales de roses rouges, fleur d'oranger, cannelle et girofle dans de l'alcool faible. Après distillation de ce mélange, on ajoute du sirop de sucre et un peu d'alcoolat de jasmin, puis on colore en rose avec un peu de carmin.
rOSSOliS [ro-so-li] n. m.
(du lat. du moyen âge rossolis, rosée de soleil). Genre de droséracées, renfermant des plantes vivaces des régions chaudes et tempérées.
— Encycl. Les rossolis sont des plantes à feuilles radicales, groupées en rosette; ces feuilles sont couvertesde petits poils glanduleux et colorés, terminés par une vésicule transparente ' ressemblant à une goutte de rosée (d'où le nom du genre); lorsqu'un insecte vient à s'y poser, les poils se renversent sur le limbe et empoisonnent pour un temps la bestiole. En Europe, vivent deux ou trois espèces du genre (rossolis à feuilles rondes, rossolis obovale, etc.).
rOStage [ros-ta-je] ou roUStage [rous-ta-je] n. m. Garniture de points de soie ou de métal, qui embrasse toute la hauteur d'un bouton.
Rostand [ros-tan] {Joseph-Eugène-llubert), économiste français, né à Marseille en 1843; membre de l'Institut. Il a créé des maisons ouvrières, une banque populaire, etc.
Rostand (Edmond), poète et auteur dramatique français, fils du précédent, né à Marseille en 18G8 ; membre de l'Académie française. Auteur des Bomanesques, de la Princesse Lointaine, de la Samaritaine, de Cyrano de Bergerac, de l'Aiglon, œuvres brillantes, d'une imagination facile et vive, d'une langue éclatante et colorée, d'une rare virtuosité de forme.
rOStein[ros-rùi] n. m. Grosse bobine percée dans son axe.
rostellaire [ros-têl-lê-re] n. f. Zool. Genre de mollusques gastéropodes à coquille allongée en fuseau, répandus dans l'océan Indien. Bot. Genre d'acanthacées, originaires de l'Inde.
rOStelle [ros-tè-le] n. f. Bol. Saillie que l'on observe sur les fleurs de certaines orchidées.
rOStelle [ros-tèl-lé], 6 adj. Qui est muni d'un appendice en forme de petit bec.
roster [ros-fé] ou rouster [rous-té] v. a. Garnir un bouton de points de soie ou de métal.
Rossolis : a, coupe de la fleur.
Colonne rostrale.
RoStOCk, v. d'Allemagne ( Mecklembourg- Schwcrin), sur la Warnow ; 60.000 h. Constructions navales.
ROStOpchine (comte Fédor Vasilievitch , homme politique russe, né dans le gouvernement d'Orel, m. a Moscou (1763-1820).
Gouverneur de Moscou en 1812, il fit incendier cette ville lors de l'entrée des Français.
Rostov-sur-Don, v. de
Russie (gouv. des Cosaques-du- Don); 115.000 h. Manufactures de tabac.
rostral [ros-tral], e, aux adj.
(du lat. rostrum, éperon de navire).
Antiq. rom. En forme d'éperon de navire. Colonne rostrale, colonne ornée de proues de navire, élevée en souvenir d'une victoire navale.
Couronne rostrale, récompense du soldat qui était le premier monté sur un vaisseau ennemi.
rostre [ros-tre] n. m. (lat. rostrum). Eperon des navires anciens.
Archit. Ornement représentant une proue de navire antique. Zool. Prolongement de la carapace thoracique, qui avance au-dessus de la tête, chez certains crustacés (palémons). Pièce buccale modifiée en stylet, chez certains insectes (charançons, acariens ). Prolongement de la région antérieure chez les grégarines, qui leur permet de se fixer à leur hôte. Les rostres , tribune aux harangues, à Rome, ainsi appelée parce qu'elle était ornée d'éperons de navire pris sur les Volsques à la bataille d'An-
tium- Rostre.
rostre [ros-tré], e adj.
(de rostre). Qui est allongé en forme de bec.
RoStrenen [nin]. ch.-l. de c. (Côtes-du-XMi I . arr. et à 45 kil. de Guingamp; 2.190 h. Ch. de f. Etat. — Le cant. a 7 comm. et 15.600 h.
rostrhame [ros-tra-me] n. m. Genre d'oiseaux rapaces, renfermant trois espèces de faucons propres à l'Amérique tropicale.
rOStrifère [ros-tri] adj. (du lat. rostrum, bec, et ferre, porter). Qui porte un rostre. N. m. pi. Ancienne division des mollusques gastéropodes prosobranches.
rostriforme [ros-tri] adj. (du lat. rostrum, bec, et de forme). Qui a la forme d'un bec, d'un rostre.
TOSture n. f. Mar. V. rousture.
Rosult, comm. du Nord, arr. et à 19 kil. de Valenciennes; 1.280 h. Ch. de f. N.
rot [ro] n. m. (de roter). Pop. Emission par la bouche, et avec un bruit rauque, de gaz stomacaux.
rôt [roi] n. m. (de rôtir). Viande rôtie. Service composé de viandes rôties : servir le rot. Etre à pot et à rôt, vivre ensemble très familièrement. Manger son pain à la fumée du rôt, se donner l'illusion d'un plaisir auquel on ne peut prendre part.
rot [rot'] n. m. (m. angl. signif. pourriture). Vitic. Nom générique servant à désigner plusieurs affections cryptogamiques de la vigne et du raisin.
— Encycl. Les diverses maladies connues sous ce nom sont dues à plusieurs champignons [guignardia Bidwellii, coniothyrium diplodiella, etc.) ou à des modes de fructification différents d'un même champignon. De toutes, la plus importante est le black rot, qui attaque les feuilles, puis les raisins: ensuite viennent les rots blanc, gris, brun, consécutifs au mildiou- On les traite préventivement par épandage de bouillies cupriques.
rota n. m. Ancienne machine qui, dans les filatures, s'employait en lieu et place du banc à broches.
rotacé, e adj. Qui a la forme d'une roue.
rotang [tangh'] n. m. Genre de palmiers de la tribu des calamées. (On dit aussi rotin.)
— Encycl. Les rotangs (calamus) ont une tige grêle, qui souvent s'allonge à la façon des lianes et en touffes si serrées qu'elles forment des haies impénétrables. Incisées, elles laissent écouler un liquide qui constitue une boisson agréable. Il en existe d'assez nombreuses espèces de l'Inde, de l'Australie et de l'Afrique tropicale; les unes sont utilisées pour faire des cannes (dites rotins ou joncs), d'autres fournissent des fibres très solides, dont on fait des câbles, des nattes, etc.
rotary-gillS n. m. Nom anglais d'une machine à étirer de petites dimensions.
rotateur, trice adj. (du lat. rotare, faire tourner). Qui fait tourner : force rotatrice. Se dit des muscles qui produisent le mouvement de rotation. (N. m. : un rotateur.) N. m. pi. Classe de vers contenant des animalcules souvent microscopiques, munis d'un appareil rotatoire à leur partie antérieure, et qui vivent dans l'eau et l^s lieux humides : les rotateurs (ou rotifères) possèdent la singulière propriété de résister à une dessiccation prolongée pour reprendre leur activité dès qu'ils se trouvent de nouveau dans un milieu humide. S. un rotateur.
rotatif, ive adj. (même étymol. qu'à l'art, précéd.). Qui agit en tournant : machine rotative. N. f. Machine à imprimer inventée par Marinoni.
rotation [si-on] n. f. (lat. rotatio). Mouvement d'un corps qui tourne autour d'un axe invariablement fixe : la rotation de la terre. Agric. Ordre suivant lequel les différentes récoltes se succèdent sur le même sol. Centre instantané de rotation, v. roulement.
— Encycl. Mécan. Le mouvement d'un solide autour d'un axe fixe peut être uniforme ou varié. Il est uniforme, si un point quelconque du solide décrit des arcs égaux en des temps égaux. Si l'on considère le rayon qui joint un point quelconque du solide au centre du cercle qu'il décrit, l'angle qu'il fait avec sa position initiale varie suivant une loi quelconque, dans le cas du mouvement varié ; dans le cas du mouvement uniforme, ce rayon parcourt des espaces égaux en des temps égaux.
rotatoire adj. (de rotation). Circulaire, qui tourne : le mouvement rotatoire de la terre autour du soleil. (On dit aussi rotatif.)