‹ Le Larousse pour tousChapitre 660 sur 979 · V. ROMANCHE · texte numérisé non relu

V. ROMANCHE

Roumanie, royaume

de l'Europe orientale, for

Roulotte.

mé des principautés de Moldavie et de Valachie ; 131.000 kil. c. ; 5.912.000 h.

(Roumains). Capit. Bucarest ; v. principales, lassy, Galatz. Au point de vue géographique, la Roumanie comprend, au pied des Alpes de Transylvanie, les vallées du Pruth et du Sereth (Moldavie), et les

Danube et ses affluents (Aluta, Argesu, Ialomitza, etc.). Elevage, culture de céréales, vignobles.

— Hist. Les Roumains descendent probablement

Armoiries de la Roumanie.

plaines baignées par le

Soldats roumains : 1 . Artilleur ; 2. Fantassin ; 3. Chasseur ; 4. Hussard ; 5. Gendarme.

des colons que Traj an établit en Dacie. Au xne siècle, poussés par les invasions, ils fondèrent les principautés de Moldavie et de Valachie ; mais ils durent payer tribut à la Turquie de 1392 à 1716. puis subir son joug après avoir conclu contre la Porte une alliance avec le tsar Pierre Ier. Occupée en 1829 par les Russes, la Roumanie, par les traités d'Andrinople, obtint la remise en vigueur des capitulations supprimées en 1716 et le droit d'élire les hospodars. En 1859, le prince Couza fut élu à la fois hospodar de Valachie et de Moldavie. Cette union personnelle fut admise par la Porte en 1861, et en 1878 le congrès de Berlin reconnut l'indépendance et l'union territo-

riale des deux principautés sous le nom de Roumanie. La Roumanie fut érigée en royaume au profit du prince Charles de Ilohenzollern (1881).

— Linguist. et liltêr. Le roumain appartient à la famille des langues romanes ; il comprend trois dialectes : le daco-roumain, le macédo-roumain et Vistro-roumain.

Au xvm< siècle, Jenachitza Vacaresco fut le premier à chanter en roumain, à une époque où la lan-

BYMNE nOCMA!».

De [u— râ iu-bi--tor S'a --pâ--ra-torde ta— ra !

HisolulQ

KoumanUle.

0 Dôm-ne sfin---te Ce-rescpâ — rin--te, Su

-rô- na Ro- ma--nâ.

Ta*DfCTiON : Que vive noire roi. Pour la paix et l'honneur D'un pays bien-aimé Dont il est le défenseur ! Qu'il soit roi glorieux, Notre chef. Vainqueur éternel, Dans la guerre '. O Dieu tout-puissant, Céleste et suint Père, Soutiens dans ta forte main La couronne roumaine.

gue grecque était seule dominante. Au commencement du xixe siècle prédomine l'école néo-grecque, dont le chef est Jeancou Vacaresco. Mais, sous l'impulsion des Roumains transcarpathiens, la Roumanie reprend conscience de son origine latine. Basile Alexandri publie un recueil de poésies nationales. La poésie littéraire subit alors l'influence de la France. Avec Alexandri, il faut citer Demètre Bi linteano et Grégoire Alexandresco. Vers 1860. un nouveau courant se montre avec la société littéraire la Junimea. Le poète Mihaïl Eminesco est le plus célèbre de cette époque. Mentionnons le nouvelliste Zamfiresco, le critique Maïorescu, les historiens Ilasdeu et Xenopol.

— Hymne national roumain. Le chant national roumain a été composé en 1861, par le poète Alexandri et le musicien Hûbsch.

Roumanille [Il mil, e] f Josepht, poète et prosateur provençal, né à Saint-Remy (Bouches-du-Rhône), m. à Avignon (1818-1891).

Promoteur du mouvement de la renaissance de la langue d'oc en Provence, un des fondateurs du félibrige; il a écrit des poésies : li Magarideto, et des contes en vers pleins de verve.

Roumélie-Orientale,

ancienne prov. autonome de Turquie, créée par le traité de Berlin (1878), formée des vallées de la Maritzaet delà Toundja. Elle fut annexée en fait à la principauté de Bulgarie en 1885, et ses derniers liens de sujétion à la Turquie furent rompus en 1909, lorsque le sultan dut reconnaître l'indépendance de la Bulgarie, proclamée par le prince Ferdinand; 1.092.000 h. (Rouméliotes). Ch.-l. Philippopoli.

Rouméliote, originaire ou habitant de la Roumélie les Rouméliotes. Adj. : population rouméliote.

roumi n. m. (proprem. Romain). Nom par lequel les musulmans désignent un chrétien.

Roumieux (Louis), poète provençal, né à Nîmes, m. à Marseille (1829-1894), d'un talent comique et rieur : la Rampelado, la Jarjaiado.

round n. m. (en angl. assaut). Reprise d'un assaut de boxe anglaise.

round-buddle n. m. Engin employé dans l'exploitation des mines pour le classement de densité des minerais.

roupe n. f. Sorte de blouse en drap grossier, à l'usage des bergers, dans la Drôme.

roupie [pi] n. f. Humeur qui découle des fosses nasales et qui pend au nez par gouttes.

roupie [pi] n. f. (du sanscr. rùpya, monnaie). Monnaie orientale. Monnaie des Indes, valant 1 fr. 67 (1 shell. 4 d.).

roupieux, euse [pi-eu, eu-ze] adj. et n. Qui a souvent la roupie au nez.

roupille [// mil., e] n. f. (esp. ropilla). Manteau dont s'enveloppaient autrefois les Espagnols pour dormir.

roupiller [pi, II mil-, é] v. n. Fam. Sommeiller.

roupilleur, euse [pi, H mil., eu-ze] n. Fam. Qui roupille fréquemment.

roupiOU n. m. Etudiant qui remplace momentanément un externe dans le service d'un hôpital.

rouque n. m. Individu qui prêtait de l'argent aux joueurs. Vx.

TOUquet [kè] n. m. Cimes. Nom du lièvre mâle ou bouquin.

rouquin [kin], e adj. et n. Pop. Roux, rousse : xtne rouquine.

roure n. m. V. rouvre.

Rousbrugge-Haringhe, comm. de Belgique (Flandre - Occidentale, arr. d'Ypres), sur i'Vser; 2.030 h. Tabacs, poteries, tanneries.

rouscaillante [rous-ka, u mil.] n. f. Arg.

Langue.

rouscailler [rous-ha, U mil., é] v. n. Arg. Parler, dire. Rouscailler bigorne, parler argot. Faire acte de rouseailleur.

ROU

ROU

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