‹ Le Larousse pour tousChapitre 662 sur 979 · V. £«/« ; Crai'ova · texte numérisé non relu

V. £«/« ; Crai'ova

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rouscailleur, euse [rous-foi, H mil., eu-ze]

n. Arj. Débauché, prostituée.

RouSÎes, comm. du Nord, arr. et à 20 kild'Avesnes, sur la Sobre, aftl. de la Sambre ; 1.280 h- Silex : glaces, poteries.

rouspétance [rous-pé] n. f. Pop. Résistance coléreuse.

rouspéter [rous-pé-té] v. n. (Se conj. comme accélérer?) Faire de la rouspétance.

TOUSSable [rou-sa-ble] n. m. Endroit où l'un fume les harengs.

roussaille [rou-sa, II mil., e] n. f. Pêch. Petit poisson blanc de faible taille.

Roussalka (la), opéra russe, poème de Pouchkine, musique de Dargoniijsky (1856) sur la légende poétique de l'ondine.

roussanne ou roussane [rou-sa-ne] n. f.

Cépage blanc cultivé dans la Drôme ; Ermitage de la Savoie et l'Isère).

FOUSSard [rou-sar1 n. m. Pierre gréseuse légèrement colorée en rouge.

TOUSSâtre ' rou-sà-tre] adj.Qui tire sur le roux: cheveux roussâtres.

rOUSSe n. f. Pop. La rousse, la police.

Rousse (Edmond), avocat français, d'une éloquence élégante et littéraire, membre de l'Académie française, né et m. à Paris (1817-1906 .

TOUSSeaU [rou-sâ] n. m.

Fam. Homme qui a les cheveux roux.

TOUSSeaU [rou-sô] n. m.

Pi'ch. Crabe tourteau.

Rousseau ;sd](Jacques), peintre et graveur français, né à Paris, m. à Londres (1630-1693). Habile peintre de perspective et d'architecture, il travailla aux châteaux de Saint-Germain, Marly, Versailles.

Rousseau (Jean- Baptiste,, poète lyrique français, né à Paris, m. à Bruxelles (1G71-1741); versificateur habile et varié, mais qui nous paraît aujourd'hui un peu froid. On lui doit des cantates, des psaumes, et une célèbre Ode à la Fortune.

Rousseau (Jean-Jacques), écrivain français, né à Genève, m. à Ermenonville (1712-1778). Clerc chez un procureur, apprenti graveur, il passe huit années aux Charmettes, chez M»>e de Warens.qui l'ini- • tieàla vie sentimentale. Précepteur, secrétaire d'ambassade a Venise, il cherche à se faire connaître à

J--J. Rousseau.

Paris comme inventeur d'une nouvelle notation musicale. Il se révèle en 1750 par son Discours sur la question : Si le progrès des sciences et des arts a contribué à corrompre ou d épurer les mœurs, puis par son Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes. Il se retire chez M""e d'Epinay, puis chez le maréchal de Luxembourg, et publie : Julie ou la Nouvelle Bélotse, le Contrat social, Emile ou De l'éducation. Inquiété au sujet de ce dernier ouvrage, il s'exile et erre pendant huit ans en Suisse et en Angleterre, menant une vie agitée, inquiète e t soupçonneuse, se croyant en butte à toutes les persécutions. Il compose les Confessions. De retour à Paris, il y vit encore huit ans, écrivant les douloureux Dialogues et les Rêveries du promeneur solitaire, d'un accent si original, et meurt à Ermenonville, chez le marquis de Girardin. Le principe optimiste et chimérique de son système est la foi invincible en l'excellence de la nature. Admirable écrivain, il a substitué à l'esprit d'analyse trop sèche l'amour et l'intelligence de la nature, l'éloquence passionnée, la poésie rêveuse et mélancolique. Tout le romantisme français est venu de Rousseau. En politique, en pédagogie, il inaugure la Révolution française, et ce sont ses idées qui prévalent sous la Convention, de même que celles de Montesquieu avaient prévalu sous la Constituante.

ROUSSeaU (Théodore), peintre paysagiste français, né à Paris, m. à Barbizon (1812-1867). Citons, parmi ses œuvres les plus remarquables : t Allée de châtaigniers, les Gorges d'Apremont , etc.

C'est un grand coloriste, un technicien supérieur, un observateur précis de la nature.

ROUSSeaU (Philippe), peintre français, né à Paris, m. à Acquigny (1816-1887). Il a traité avec une rare maîtrise les scènes d'intérieurs, les natures mortes, etc. On lui doit : le Rat de ville et le Rat des champs, le Chat et le Vieux Rat, etc.

ROUSSeaU (Samuel-Alexandre), compositeur français, né à Neuve-Maison (Aisne) en 1853, auteur

Th. Rousseau.

des opéras : Mérowig, la Cloche du Rhin, la Fille de Jephté.

rOUSSelé, e [rou-se] adj. Couvert de taches de rousseur.

rouSSelet [rou-se-lè] n. m. Sorte de poire d'été, qui a la peau rougeâtre.

roUSSeline [rou-se] n. f. Nom vulgaire d'un oiseau passereau, le pipi roux ou agronome champêtre (anthus rufus), qui est propre a l'Europe centrale et méridionale.

rouSSerolle [rou-se-î'o-Ze] n. f. Nom vulgaire des calamodytes, passereaux dentirostres, répandus dans l'ancien monde.

ROUSSeS (Les), comm. du Jura. arr. et à 34 kil. de Saint-Claude, à 1.135 mètres d'altitude; 2.150 h. Tourbières ; fromagerie. Fort d'arrêt, non loin du col de Saint-Cergues. A 2 kil., lac des Rousses, d'où sort l'Orbe.

rOUSSet [rou-sè] n. m. ou roussette o-ou-sète] n. f. Nom vulgaire de deux champignons, l'un comestible (chanterelle comestible) et l'autre vénéneux (lactaire roux).

ROUSSet [rou-sè] (Cama'He-Félix-Michel), historien français, né à Paris, m. à Saint-Gobain(1821-1892); auteur d'une bonne Histoire de Louvois et d'une histoire de la Conquête de l'Algérie.

roussette [rou-sè-te] n. f.

(de roux). Mamm. Genre de mammifères chiroptères, de la région indo-malaise et de Madagascar. Iehtyol. Genre de poissons plagiostomes des mers chaudes, renfermant des squales de taille médiocre. Ornilh.

Nom vulgaire du bruant et de la fauvette des bois.

— Encycl. Mamm. Les roussettes (pteropus) sont les plus grandes des chauves-souris :

certaines atteignent un mètre

d'envergure. Elles sont essentiellement nocturnes et frugivores. La chair de certaines espèces est bonne à manger.

— Iehtyol.

Les roussettes (scyllium) ou

chiens de mer Roussette,

sont de petits

requins, dépassant rarement un mètre de long; elles habitent les mers chaudes et tempérées; deux espèces (la grande et la petite roussette) se rencontrent sur les côtes de France. Leur peau, très rugueuse, est

ROU

employée à la façon du papier de verre pour polir le bois.

rOUSSeur [rou-seurl n. f. Qualité de ce qui est roux. Tache» de rousseur, taches rousses au visage et aux mains. Syn. Âpbelide.

rOUSSi [rou-si] n. m. Odeur d'une chose que le feu a brûlée superficiellement : cela sent le roussi. Fig. Sentir le roussi, être suspect d'hérésie et menacé du bûcher, et, parext., avoir des opinions téméraires. ,

rOUSSi [rou-si] n. m. (corrupt. de Russie). Cuir de Russie, teint en rouge ou en brun et fortement aromatisé.

rOUSSi [rou-si] n. m. et adj. Pop. Mouchard.

rouSSiller [rou-si. Il mil., i] V. n. Brûler superficiellement.

rouSSillon [rou-si, Il mil.] n. m. Nom donné à différents vins, récoltée dans le département des Pyrénées-Orientales. (On distingue les roussiUons en vins de liqueur rouges [Banyuls, Collioure], vins de liqueur blancs [Rivesaltes, Espira-de-1'Agly , Aspres, etc.], vins de cotes [vallée de i'Ogly], et vins de plaines [bords de la mer, régions basses du département]).

Roussillon, anc. prov.

de France, capit. Perpignan, AtIoeb du Rou88illon. réunie à la couronne en 16./J; forme le dép. des Pyrénées-Orientales. Vins renommés.

RouSSillon, ch.-l.dec. (Isère), arr. et à 20kil. de Vienne; i. 170 h. (Iloussillonnais). — Le cant. a 21 comm. et 14.050 h.

Roussillonnais, e [rou-si. Il mil., o-nèJé,-ze], originaire ou habitant du Roussillon : les Roussillonnais. Adj. : produits roussillonnais.

rouSSin [rou-sin] n. m. (pour ronein). Cheval de forte taille, que l'on montait surtout à la guerre. Un roussin d'Arcadie, un âne.

RouSSin (Albin), amiral français, né à Dijon, m. à Paris (1781-1834). Il conduisit, en 1831, une escadre française devant Lisbonne.

rOUSSiner [rou-si'-né] v. n. Pop. Servir la police.

roUSSir [rou-sir] v. a. (de roux). Rendre roux : 7e soleil a roussi cette étoffe. Brûler légèrement : roussir le linge. V. n. Devenir roux : cheveux gui roussissent- Brûler légèrement : linge gui a roussi.

roUSSiSSage [rou-si-sa-je] n. m. Action de teindre en roux.

roussissement [rou-si-se-man] n. m. Action de roussir. Etat de ce qui est roussi.

Rousson, comm. du Gard, arr. et à 12 kil. d'Alais; 1.320 h. Houille.

rOUSSOt [rou-so], e adj. Qui a les cheveux roux.

ROUStan ou Roustam, mameluk de Napoléon 1er, né en Géorgie, m. à Dourdan (1780-1845).

ROUStchOUk, v. de Bulgarie, sur le Danube; 33.630 h.

rouster [rous-té] ou rOSter [ros-té] v. a. Mar. Faire une rousture.

roustir [rous-tir] v. a. Arg. Tromper, voler.

roustisseur, euse [rous-ti-seur, eu-ze] n. Arg. Voleur, mendiant, tapeur.

TOUStisSure [rous-ti-su-re] n. f. Pièce de théâtre sans valeur. Par ext. Chose sans valeur.

roUSture [rous-tu-re] ou TOSture [ros-tu-re] n. f- Mar. Amarrage consistant en tours bien serrés de ligne ou de quarantenier, servant à consolider ou à réunir certaines pièces de bois.

roUSturer v. a. Mar. Syn. de rouster.

rOUt n. m. Syn. de raout.

routage n. m. Action de grouper et de réunir en liasses par destination (par département et dans chaque département par ville importante) les imprimés, journaux, circulaires, prospectus, etc., confiés à la poste.

routailler [ta. Il mil., é] v. a. (de route). Véner. Suivre avec le limier une bête fauve, pour la faire tirer par des chasseurs.

route n. f. (du lat. rupla [via], voie brisée, frayée en rompant les terrains, les obstacles, etc.). Voie de terre pratiquée pour aller d'un lieu à un autre : route pavée, macadamisée. Direction qu'on suit pour aller d'un point à un autre : route de mer.

Routes : 1. Route empierrée : E, empierrement ; A, A, accotements ; F, F, fossés. — 2. Route empierrée avec trottoirs : E, empierrement; T. T, trottoirs ; C, caniveau; F, F, fossés. — 3. Route pavée : P, pavage ; B, B, empierrement ; F, F, fossés-

Espace que parcourent les astres, les cours d'eau : la route du soleil; fleuve grossi sur sa route. Action de cheminer, de se transporter ailleurs : se mettre en route. Route nationale, voie de grande communication appartenant à l'Etat. Route départementale, voie de grande communication appartenant au département. Grande route, grande voie publique. Fig. Voie banale, suivie par un grand nombre de personnes. Faire fausse route, s'écarter de sa route, et au fig., se tromper. Arehéol. Compagnie de gens de guerre du xm° au xv« siècle ; compagnie de cent gens d'armes. Mar. et sport. Faire de la route, marcher vite. Feuille de route, écrit servant de passeport aux militaires qui voyagent isolément ou en petit détachement.

— Encycl. L'établissement d'une route comprend les diverses opérations suivantes : l'étude du futur

tracé dans la direction des points à relier; la déterminât!'.n il- " long et celle des profll i n

■ biais et

déblais); enfin, la construction proprement dite de la chaussée ou son établissement. Les chaussées des routes se divisent en deux espèces : chaussées pavées et chaussées d'empierrement. Il faut aussi mentionio i le chaussées bitumineuses, ainsi que celles en pavés de bois ou de briques. En ce qui concerne le profil transversal des routes, le profil convexe, se prêtant mieux a l'écoulement des eaux, a été partout adopté. Dans le profil transversal, on fait varier le rapport entre la flèche et la largcur.ee qu'on appelle le bombement En général le bombement est de 1/40 pour les empierrements, 1/50 pour les pavages. En Angleterre le bombement n'est souvent que de 1/72. La largeur d'une route nationale est de 18 à 20 mètres, d une route départementale de 13 ou IV mètres. Les routes construites à flanc de coteau, avec remblais ou murs de soutènement, ont des largeurs variables et moins considérables.

— Dr. admin. V. voirie.

router [té] v. a. Effectuer le routage des journaux, imprimés, etc. : router un envoi de prospectus.

routier [ti-é, n. m. Recueil de cartes marines, où l'on trouve les chemins, les routes de mer, etc. Celui qui parcourt habituellement les routes : les anciens routiers portèrent le nom de portulans. Cycliste qui court sur les routes. Vieux routier, homme devenu habile par une longue pratique : un vieux routier de procédure. PI. Bandes de partisans, de soldats pillards, au moyen âge: Du Guesclin débarrassa la France dus compagnies de routiers.

routier [ti-é], ère adj. Qui indique les routes : carte routière. Machine ou locomotive routière, qui peut circuler sur une chaussée pavée ou empierrée.

routière n. f. Prostituée de bas étage.

routin n. m. Sentier rectiligne, peu large, à travers un bois, pour faciliter le tir du gibier.

routine n. f. (de route). Habileté acquise par l'habitude et non par l'étude. Habitude irréfléchie de faire une chose toujours de la même manière : suivre une routine.

routiner [né] v. a. Dresser par la routine. Se routiner v. pr. Se former par la routine.

routinier [ni-é], ère adj. et n. Qui agit par routine : esprit routinier. Qui a le caractère de la routine : procédés routiniers.

routinièrement [man] adv. D'une façon routinière. (Peu us.)

routoir n. m. Syn. rouissoir.

RoutOt [to], ch.-l. de c. (Eure), arr. et à 20 kil. de Pont-Audemer ; 780 h. — Le cant. a 18 comm. et 8.440 h.

rouverin ou rouverain [rin] adj. m. se

dit du fer cassant à chaud comme à froid.

Rouvier [vi-é] (Maurice), homme politique et financier français, né à Aix en 1842. Président du conseil en 1887 et en 1904.

rouvieux [vi-eu] ou roux-vieux [rou-vi-

eu] n. m. Sorte de gale, sur l'encolure du cheval et le dos du chien. Adjectiv. Attaqué du rouvieux : cheval rouvieux.

rOUVraie [vrê] n. f. Lieu où croissent des chênes rouvres.

rouvre ou roure

de gros chêne peu élevé, assez commune dans les forêts d'Europe. Adjectiv. : chêne rouvre.

RoUVreUX [vreu], comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège); 1.420 h.

rouvrir v. a. (du

préf. re, et de ouvrir. — Se conj. comme ouvrir.) Ouvrir de nouveau. Fig.

Rouvrir une blessure, une plaie, renouveler une douleur.

Rouvroy, comm.

du Pas-de-Calais, arr. et Houille.

TOUX, roUSSe [rot/, rou-se] adj. (lat. russus)- Qui est d une couleur entre le jaune et le rouge. Qui a les cheveux roux : une femme rousse. Lune rousse, lune d'avril. Vent roux ou roux vent, grand vent sec et froid du nord ou du nord-est, qui souffle au printemps, dessèche les bourgeons et empêche les semis de lever. Prov. : Barbe rousse et noirs cheveux, ne t'y fie pas, si tu veux, les personnes qui ont les cheveux noirs et la barbe rousse, passent pour méchantes. Personne qui a les cheveux roux, la barbe rousse : une rousse. N. m. Couleur rousse : un roux ardent. Sauce faite avec de la farine et du beurre qu'on a fait roussir.

ROUX, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Charlcroi), sur le Piéton ; 9.910 h. Bateaux, cordages, fabriques de machines, tanneries.

ROUX (Jacques), révolutionnaire français, m. à Bicêtre en 1794, surnommé le Prédicateur des Sans- Culottes. Ancien vicaire rallié à la république, membre de la Commune de Paris, il fut condamné à mort par le tribunal révolutionnaire et se poignarda en entendant la lecture de l'arrêt.

ROUX ( Philibert-Josepft ) , chirurgien français, né à Auxerre, m. à Paris (1780-1854).

ROUX (abbé Joseph), poète limousin, né et m. à Tulle (1834-1905); chef de la renaissance littéraire de la langue d'oc en Limousin.

ROUX (Pierre-Paul-Emile), médecin français, disciple de Pasteur, né à Confolens en 1853; inventeur du traitement de la diphtérie par le sérum du cheval (sérothérapie).

RoUX-Lavergne (Pierre), historien parlementaire, né à Figeac, m. a Rennes (1802-1874). Son principal ouvrage est une Histoire parlementaire de la Révolution française.

roUX-VieUX n. m. V. rouvieux.

Rouy, comm. de la Nièvre, arr. et à 30 kil. de Nevers ; 1.410 h. Faïenceries.

rouzie [zi] n. f. Nom breton de la mouette, oiseau de mer.

m. (lat. robur). Espèce

Rouvre.

18 kil. d'Arras; 4.350 h.

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