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SAP

SAR

des sapeurs-télé-

dc trois bandes verticales de couleur orange, séparées et limitées extérieurement par des bandes de même largeur tlercées bleu, blanc et rouge.

Sapeur-aérOStier n. m. Soldat du corps d'aérostation militaire, PI. des sapeurs-aérostiers.

sapeur-télégraphiste n. m. Soldat du corps de télégraphie militaire, PI. c graphistes.

SaphailUS [nuss] n, in. Genre d'insectes coléoptères longicornes, renfermant des capricornes d'Europe qui vivent sur les pins et les mélèzes.

Saphène n. et adj. f. (du gr. saphènés, manifeste). Une des veines des membres inférieurs. (V. la planche homme.)

saphique adj. Qui a rapport & Sapho, à ses ouvrages, à son genre de poésie ou de versification, aux mœurs qu'on lui attribue, Vers saphique, vers grec ou latin de onze syllabes, que l'on croit inventé par Sapho.

saphir n. m. (gr. sappheiros ; de l'hébr. sappir, la plus belle chose). Pierre précieuse, qui est une variété bleue de corindon. V. pierres précieuses et

MINÉRAUX

Saphire ou Saphira, femme d'Ananias. V.

Ananias.

Saphirin, e adj. Qui ressemble au saphir.

saphirine n. f. Variété de calcédoine, qui a la couleur du saphir.

Saphisme \fis-me] n.m. Dépravation semblable h celle qu'on a imputée à Sapho et aux Lesbiennes en général.

Sapho n. f. Femme dont le génie ou les moeurs rappellent la célèbre Lesbienne de ce nom.

Sapho ou Sappho [fo], femme grecque, originaire! de Lesbos, où elle eut une école de poésie et de musique, contemporaine et rivale d'Alcée, célèbre par ses poésies lyriques. Des traditions, plus ou moins suspectes, font de Sapho une courtisane, une prêtresse du vice lesbien (saphisme). Dans un accès de désespoir, dédaignée par le jeune Phaon, elle se précipita du haut du rocher de Leucade dans la mer. Elle avait écrit des épithalames, des élégies, des hymnes dont ,~-

il ne reste que 4-i

deux odes et des fragments d ' un accent passionné; une strophe lyrique porte son nom ( vue-vi» s.

av. J.-C).

Sapho, statue en bronze de Pradier ( 1848 ) ; — statue en marbre du même (1852), œuvre élégante et gracieuse.

Sapho, opéra en trois actes, paroles d'Emile Augier, musique de Ch. Gounod (1851).

Sapho, roman de mœurs, par A. Daudet (1884). C'est la peinture de l'homme (Jean Gaussin) asservi à la femme (Fanny Legrand, célèbre dans le monde des artistes sous le nom de Sapho) dans une liaison irrégulière: scènes cruelles, écrites avec une finesse pleine de charme et un admirable talent d'observaion patiente. — Henri Cain et Arthur Bernède en ont tiré un opéra-comique en cinq actes, musique de Massenet (1897).

sapide adj. (lat. sapidus; de sapor, saveur). Qui a de la saveur : corps sapide. Ant. Insipide.

Sapidité n. f. Qualité de ce qui est sapide. Ant. Insipidité.

Sapience \jti-an-se] n. f. (lat. sapientia). Sagesse. (Vx.) Pays de sapience, nom donné par les écrivains du moyen âge à la Normandie. Université de la Sapience, université de Rome, fondée en 1303 par Boniface VIII. Livre de la Sapience, livre de la Sagesse. V. Sagesse (Livre de la).

sapiens nihil affirmât quod non probet, mots lat. signif. : Le sage n'affirme rien qu'il ne prouve, il ne faut pas avancer une chose sans être en mesure de la prouver.

sapientiaux [an-si-6] adj. et n. m. pi. (du lat. sapientia, sagesse). Se dit des livres de l'Ecriture sainte qui contiennent surtout des sentences morales.

sapill n. m. (lat. sapinus ; du sanscr. sapa, résine). Genre de conifèi'es, comprenant de grands arbres toujours verts : les sapins de la Forit-Noire

Sapho, d'apiès Pradier.

Sapins.

atteignent de 30 à (0 mètres de hauteur. Son bois. Pop. Voiture de place. Cercueil. Sentir le sapin, être très malade.

— Encycl. Les sapins (abies) sont des arbres toujours verts, à port "majestueux, que l'on confond souvent avec les pins, bien que les différences entre les uns et les autres soient nettement tranchées. Les sapins ont des feuilles persistantes linéaires et, en général, aplaties, étalées dans un plan, luisantes à

Sapine.

la face supérieure et présentant à leur face inférieure deux petites bandes parallèles blanchâtres. Les fruits (cènes) sont dressés et ne se détachent pas d'un seul coup, mais les écailles tombent séparément. Ainsi défini, le sapin se distingue de l'épicéa, genre voisin (v. épicéa). On compte environ vingt espèces de sapins qui croissent dans toutes les parties du monde. Le sapi7i blanc (sapin argenté, des Vosges ou sapin pectine labiés pectinata], avet (corruption de abies), abonde dans toutes les montagnes de l'Europe centrale, dans la Forêt-Noire, les Vosges, le Jura; il atteint 30 à 40 mètres de haut. Son bois est utilisé comme celui du pin, quoique de qualité inférieure (charpente, ébénisterie, lutherie, fabrication des allumettes). Citons encore le sapin baumier, qui fournit le baume du Canada, le sapin ù bractées, le sapin de Nordmann, etc. Ce sont les sapins qui fournissent la térébenthine, la poix de Bourgogne ou poix blanche, etc.

Sapinage n. m. Action d'humecter avec de l'huile les peaux du côté de la (leur pour lustrer et adoucir les poils, ou pour les débarrasser de la matière grasse et visqueuse qui les imprègne.

Sapindacées [se] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dialypétales superovariôes dont le genre type est le savonnier (sapindus). S. une sapinducée.

— E.ncycl. Les sapindacées renferment environ cent vingt genres avec un millier d'espèces ; ce sont des arbres, des arbrisseaux, des plantes grimpantes ou des herbes dont beaucoup sont utiles à l'homme, tels : le savonnier, qui fournit le bois de Panama, le marronnier d'Inde (œsculus), l'érable (acer), etc.

Sapindé, e adj. Qui ressemble ou qui se rapporte au savonnier (sapindus). N. f. ni. Tribu de la famille des sapindacées. S. une sapindée.

Sapindus [duss] n. m. Nom scientifique du savonnier.

Sapine n. f. (de sapin).

Constr. Solive en planche de bois de sapin. Espèce de grue ou de monte -charge à l'aide duquel on élève les matériaux, dans la construction d'un bâtiment. Econ. tut. Baquet en bois de sapin et en général baquet en bois quelconque. Navig. fluv.

Syn. de sapinette.

— Encycl. Constr. La sapine, est formée de quatre grandes pièces de bois de sapin dressées verticalement et formant un rectangle. Scellées fortement dans le sol, elles sont réunies encore par des croix de saint André et des moises de manière à former une Charpente rigide ; des échantignolles en bois ou des tiges de fer disposées sur l'un des montants font l'office d'échelons.

Au sommet de la sapine on dispose, soutenue par deux petites poutrelles parallèles et rapprochées, une poulie sur laquelle passe une chaîne ou un câble que commande un treuil placé sur le sol.

sapineau [nà] n. m. Jeune sapin.

Sapinée [né] n. f. Contenu d'un baquet ou sapine.

Sapiner [né] v. a. Opérer le sapinage des peaux.

Sapinette [nê-te] n. f. Nom de quelques espèces de pins de l'Amérique du Nord. Sorte de boisson faite avec des bourgeons de sapin. Bateau en sapin, qui accompagne les grands bateaux pour les servir. (On dit aussi sapinière et sapine.)

Sapinière n. f. (de sapin). Lieu planté de sapins. Navig, fluv. Syn. de sapinette.

saponacé, e adj. (du lat. sapo, onis, savon). Qui a le caractère du savon.

Saponaire [nè-re] n. f. Genre de caryophyllées.

— Encycl. Les saponaires (saponaria) sont des herbes annuelles ou vivaces, à feuilles opposées, dont on connaît une vingtaine d'espè ces, cinq vivant en France. La saponaire officinale, savonnière ou herbe à foulon, haute de 0°",40 à Om.fiO, est commune dans les fossés, le long des haies et sur le bord des chemins. Sa souche renferme de la saponine, qui donne à l'eau la propriété de mousser à la manière du savon. On se sert de la décoction de saponaire pour nettoyer certaines étoffes. La saponaire a joui autrefois d'une certaine réputation en médecine.

Saponé n. m. Nom générique donné aux médicaments contenant du savon.

saponifiable adj. Qu'on peut saponifier: substance saponi fiable.

saponification [si-on] n. f. (de saponifier . Transformation des corps gras en savon, à la suite de la décomposition de cette matière grasse en acides gras et en glycérine : la saponification des huiles. V. savon.

Saponifier [fi-é]v. a. (du lat. sapo, onis, savon, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Transformation en savon : saponifier des graisses.

Saponiforme adj. (du lat. sapo, onis, savon, et de forme). Qui ressemble à du savon.

Saponine n. f. Glucoside qui existe dans les rhizomes et les feuilles de la saponaire et d'autres plantes (savonnier, silène, etc.), et dont la dissolution aqueuse mousse comme du savon.

saponule n. f. Dépôt savonneux qui se produit lorsqu'on laisse refroidir une dissolution de savon de suif.

.Saponaire

a, coupe de la fleur;

b, Iruit.

Saponule n. m. Teinture très riche en savon et susceptible de se prendre en masse comme le baume opodeldoch solide.

Sapor I", roi sassanide de Perse de 2t0 à 261 environ. Plein de haine pour les Romains, il battit, prit et tua l'empereur Valérien ; il mourut assassiné par les grands de son royaume. — Sapor II, le Grand, roi sassanide de Perse de 310 à 381 ; il fut également un ennemi acharné et souvent ix des Romains; c'est en le combattant que pi ni 1. mpereur Julien. — Sapor III, qui régna de 88 i à 390, traita avec Théodore le Grand.

saporifique adj. 'du lat. sapor, saveur, et facere, faire). Qui produit de la saveur. (Peu us.)

Saporta (marquis Gaston dej, naturaliste français, né à Saint-Zacharie (Vax), m. à Aix en Pro- 1823-1896 U s'esteonsacré à la paléobotanique.

Sapotacées [ti] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones gamopétales supêrovariées, i mant une trentaine de genres. S. une sapota

— Encycl. Les sapotacées sont des plantes tropicales, dont certaines fournissent un produit de sécrétion très utile, la gutta-percha. Les principaux genres son! : sapotillier, karité, mimusops, arganier, etc.

sapote n. f. Syn. de sapotille.

Sapotier n. m- Syn. de sapotillier.

Sapotille [Il mil., e] n. f. Fruit du sapotillier.

sapotillier [il mil., ié] ou sapotier [ti-é] n. m. Genre type de la famille des sapotacées-

— Encycl. Le sapotillier (achras) est un bel arbre de 10 à 15 mètres de hauteur, à feuilles alternes, entières, à fruit comestible. Ce fruit (sapotille) est une baie grisâtre, de la grosseur d'un citron, et qui renferme une pulpe jaune rouge exquise, mais qui ne peut être consommée que sur place. Les graines sont diurétiques et

Vermifuges. Sapotdl.er : a, fleur ; b, tru,..

sappadille

[sa-pa-di, Il mil., e] n. f. Nom vulgaire d'une espèce d'anone ou corossolier des Antilles.

Sappey [sa-pè] (Marie-Philibert-Constanf). anatomiste français, né à Bourg, m. à Paris (1810-18%). On lui doit un remarquable Traité d'anatomie descriptive.

Saprémie [mi] n. f. (du gr. sapros, putride, et haima, sang). Intoxication putride, déterminée par la résorption de poisons que sécrètent les bactéries putréfactives.

saprine n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, comprenant des escarbots bronzés, vert métallique, au nombre d'environ trois cents espèces répandues sur le globe.

sapristi interj. V. sacristi.

saprolégnie [ont] n.f. Genre de champignons aquatiques, type de la famille des saprolégniées.

saprolégnie, e adj. Qui ressemble ou qui se rapporte à la saprolégnie. N. f. pi. Famille de champignons dont le thalle n'est pas cloisonné et qui se multiplient, comme beaucoup d'algues, par des zoosporcs. (Les saprolégniées, dont le genre saprolégnie est le type, sont pour la plupart aquatiques et vivent sur des débris organiques de toute sorte [gr. sapros, pourri], parfois aussi sur des végétaux ou des animaux aquatiques vivants mais affaiblis.) S. une saprolégniée.

Sapromyze n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, renfermant des mouches jaunes ou rousses, de petite taille, qui vivent sur les matières en décomposition.

Sapropélique adj. (du gr. sapros, pourri, et pèlos, limon). Se dit de la faune ou de la flore des mares et des flaques d'eau stagnantes recouvertes d'une nappe de lentilles d'eau et envahies par les roseaux, et dans lesquelles il y a décomposition des matières organiques.

Saprophage adj. (du gr. sapros, pourri, et phaqcin, manger). Zool. Qui se nourrit de matières putréfiées.

Saprophyte [fi-te] adj. (du gr. sapros, pourri, et phuton, plante). Se dit d'un végétal qui vit sur des matières organiques en décomposition : champignon saprophyte. Substantiv. : roi saprophyte.

Sapropyre n. f. (du gr. sapros, putride, et pur, feu). Méd. Fièvre putride.

Sapyge n. f. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, dont une espèce est assez commune en France.

SaquebUte [fce] n.f. (de saquer, et buter, bouter). Archéol. Harpon pour démonter les cavaliers. Instrument à vent, en cuivre, à embouchure et à coulisse, en usage au moyen âge.

saquer [hé] v. a. Mar. Traîner avec efforts et soubresauts.

Saquet [kc] n. m. Forme dialectale de sachet.

Sara ou Sarah, épouse d'Abraham, mère d'Isaac. Longtemps stérile, elle donna à son mari sa servante l'Egyptienne Agar, qui devint mère d'Ismaël ; puis, malgré son âge avancé, elle donna le jour à Isaac. Sur ses importunités, Abraham chassa alors Agar et Ismaël.

Sarabaïte n. m. (de l'hébr. sarab, se révolter). Hist. relig. Nom donné a certains moines errants ou vagabonds qui, dégoûtés de la vie cénobitique, allaient de ville en ville, vivant à leur discrétion.

Sarabande n. f. (espagn. zarabanda). Danse noble en vogue au xvii» et au xvme siècle. Musique de cette danse : la sarabande s'écrivait à trois temps, dans un mouvement plus lent que dlai du menuet.

Sarabat [èa],ane. Rermos, fi. de l'Asie Mineure, s'écoulant dans le golfe de Smyrne ; 250 ls.il. Il arrose Ghediz, et reçoit le fameux Pactole.

SaraCCO (Giuseppe), avocat et homme d'Etat italien, né à Bistagno en 1821 ; ministre des travaux publics (1887), des finances (1900,i, de l'intérieur avec la présidence du conseil.

SaraCOletS, nom donné par les Ouolofs à une population sénégalaise qui s'appelle elle-même Soninkés.

SAR

SaraCOS, nom que les Grecs donnèrent au roi d'Assyrie Sinsharashkhovm, qui régna de 620 à 608 av. J.-C.

sarafane n. f. Vêtement des paysannes russes.

SaragOSSe, v. d'Espagne, ch.-l. de la prov. de co nom, autrefois capitale du royaume d'Aragon ; 100.000 h. (Saragossains), sur la rive dr. de l'Ebrc. Archevêché, université, magnifique église de Notrc- Dame-del-Pilar. Fabrication d'étoffes. Cette ville soutint un siège meurtrier contre les Français du 15 juin 1808 au 19 février 1809. C'est à propos de ce siège au cours duquel les Espagnols, encouragés par les moines et les femmes, résistèrent avec une énergie farouche, que Lannes écrivit à l'Empereur : « C'est une guerre qui fait horreur. » — La prov. a 422.000 h.

saragousti ou sarangousti n. m. Mastic

en usage dans l'Inde et qui est composé de brai gras, de chaux pulvérisée et d'arachide.

Saraïévo ou Sarajevo, v. bosna-Seraï.

Saramon, ch.-l. de c. (Gers), arr. et à 26 kil. d'Alich, sur la Gimone; 1.000 h.

— Le cant. a 15 comm. et 5.030 h.

Saran, comm. du Loiret, arr.

et il 5 kil. d'Orléans ; 1.340 h.

Vinaigrerie.

Sarasate (Pablo Martin-Melitou de'1, violoniste, né à Panipelune en 184 ',.

Saratof, v. de Russie, sur le Volga, ch.-l. de gouv.; 140.000 h.

Fabrication d'étoffes. Commerce de laines, tapis. Cuirs, céréales.

— Le gouv. a 2.406 000 h.

SafatOga, v. des Etats-Unis

(New-York), célèbre par la capitulation du général anglais Burgoyne, qui assura l'indépendance des Etats-Unis en 1777 : 15 000 h. Sources minérales.

Saravak ou SérOUak, Etat indigène de Malaisie, sur la côte ouest de Bornéo; 320.000 h. Climat humide. Cafés, épices ; sous le protectorat anglais.

Sarazin Jacquesl, sculpteur français, né à Noyon, m. à Paris (1592-1660), un des fondateurs de l'Académie de peinture et de sculpture. Il est l'auteur- des célèbres cariatides, qui décorent le grand pavillon du Louvre, des mausolées de Jacques de Souvray, du cardinal de Bérulle. — Son frère, Pierre, né a Noyon, m. à Paris (1601-1679), fut un sculpteur de mérite.

Sarazill i Jean-François), écrivain et poète français, né à Hermanville (Calvados), m. à Pézenas (1603-1654). Secrétaire des commandements du prince de Conti, il mourut, dit-on, d'un coup de pincettes que lui donna ce prince. On a de lui des sonnets, des épîtres, des madrigaux aimables et précieux, qui eurent une certaine vogue dans le monde de l'hôtel de Rambouillet.

sarbacane n. f. (anc.

savbatane; arabe zabatana).

Long tuyau (de bois ou de métal\ qui sert à lancer, en soufflant, de petits projectiles. Tube pour souffler le verre (syn. canne). Porte-voix, tube acoustique. Fig. Personne servant d'intermédiaire. (Vx.)

Sarbiewski (Mathias-Casimir) [enlat. Sarbievius], jésuite polonais, né à Sarbiewo, m. à Varsovie (1595-1640) ; un des meilleurs poètes latins des temps modernes.

Sarbotière n. f. Syn. de sorbetière.

sarcasme [kas-me] n. m. (gr. sarkasmos; de sarkazein, railler). Raillerie acerbe.

Sarcastique [kas-ti-ke] adj. (gr. sarkastikos). Qui tient du sarcasme : ton, rire sarcastique. Qui emploie le sarcasme : écrivain sarcastique-

sarcelle [sè-le] n. f. 'autref. cercelle). Genre d'oiseaux palmipèdes, de la famille des anatidés. - Encycl. Les . .

sarcelles (querquedula) sont dos canards de taille moyenne. Essentiellement migrateurs, ces oiseaux font leur nid dans les t o uf fes de joncs, les endroits les plus fangeux et les moins accessibles. Elles arrivent en France vers les premiers jours de mars : on

Sarcelle.

les chasse pour leur chair, très délicate. On connaît pièces de sarcelles (quatre d'Amérique, une d'Europe). Le nom est donné abusivement à une foule de palpimèdes appartenant à des groupes voisins.

Sarcelles [sè-ie\ comm. de Seine-et-Oise, arr. et a 27 kil. de Pontoise; 2.600 h. Ch. de f. Nord.

sarceux, euse [seu, eu-ze] adj. (du gr. sarx, sarkos, chair). Qui tient de la chair, du muscle, '•'eu us.)

Sarcey [si] (Francisque), critique dramatique et romancier français, né à Dourdan (Seine-et-Oise), m. à Paris 1827-1899). Il écrivit dans un grand nombre de journaux et de revues, et conquit une large notoriété dans le public par ses articles de critique dramatique, qui. parus notamment dans le Temps, ont été réunis sous le titre : Quarante ans de théâtre. Il a écrit en outre divers ouvrages : ie Xouveau Seigneur du village, le Siège de Paris, etc. Sarcey était un critique éminemment fran çais, un peu terre à terre, peu accueillant aux nouveautés , épris de bon sens, de logique, ayant le culte de la forme et de la vraisemblance dramatique.

une apparente négligence familière, écrivait la langue la plus sure et la plus expressive.

Sarcey.

Lui-même,

Sarcloir.

sarcino n. f. (du gr. sarx, sarkos, chair). Microcoquo dont la bipartition a lieu dans les trois direction de l'espace, de telle sorte qu'elle donne lieu à une disposition de forme cubique. (Les sarcines ne sont pas pathogènes; on les rencontre dans diverses maladies, comme la gangrène pulmonaire, etc.)

sarciros [ross] n. m. Grande embarcation levantine très tonturée, qui grée une voile au tiers.

Sarclable adj. Qui peut être sarclé.

sarclage n. m. Action de sarcler. Résultat de cette action.

Sarcler [klê] v. a. (lat. sarculare). Arracher les mauvaises herbes d'un sol cultivé ou ensemencé : sarcler un jardin. Fig. Détruire, supprimer. Plantes sarclées, plantes qui nécessitent pendant toute la durée de leur végétation des façons culturales superficielles (en vue de débarrasser le sol des mauvaises herbes et de le maintenir constamment meuble à la surface).

sarclette n. f. ou sarclet n. m. Syn. de sarcloir.

sarcleur, euse [eu-ze] n. Qui sarcle.

sarcloir

n- m. Instrument pour sarcler.

sarclure

n. f. Mauvaises herbes qu'on arrache en sarclant.

sarcobase [ba-ze] n. m. (du gr. sarx, sarkos, chair, et de base). Fruit à gynobase charnu, portant cinq ou un plus grand nombre de loges très distinctes, comme dans les ochnacées et les simarubacées.

Sarcocarpe adj. Dont le fruit est charnu. N. m. Nom donné souvent au mésocarpe.

sarcocarpien, enne [pt-tn,é-ne]adj. Qui est

charnu, qui est un sarcocarpe.

sarCOCèle n. m. (du gr. sarx, sarkos, chair, et kélê, tumeur). Tumeur charnue du testicule ou du scrotum, par opposition à hydrocèle, tumeur liquide.

— Encycl. Le testicule peut être tuméfié par suite de lésions syphilitiques, dont le traitement se confond avec celui de la syphilis ; par des lésions tuberculeuses (les cautérisations, les grattages, la résection sont les moyens mis en usage) ; enfin, par des tumeurs malignes (cancer des ramoneurs). Dans ce dernier cas, le seul traitement est la castration rapide.

SarCOCOlle n. f. (du gr. sarx, sarkos, chair, et de colle). Matière végétale qui tient le milieu entre la gomme et la gélatine et que l'on extrait du sarcocollier.

SarCOCOllier [ko-li-é] n. m. Genre de pénéacées des régions chaudes du globe, renfermant des arbrisseaux peu élevés (Om^O ou 1 m. au plus), à feuilles entières, petites et très nombreuses.

— Encycl. Le sarcocollier {pœnea sarcocolla) fournit une résine molle, appelée sarcocolle (que l'on croyait propre à faire reprendre les chairs, d'où son nom), et qui a été employée parfois dans certains pansements.

SarCOCOlline [ko-li-ne] n. f. Sarcocolle purifiée, qui se présente sous la forme d'une matière gommeuse, et que l'acide azotique convertit en acide oxalique.

Sarcode n. m. Syn. de protoplasma.

Sarcoderme [dèr-me\ n. m. (du gr. sarx, sarkos, chair, et derma, peau). Partie vasculaire du tégument de la graine, qui se trouve placée entre le test et l'endoplèvre.

sarcodique adj. Qui a rapport au sarcode.

SarCOépiplOCèle n. f. (du gr. sarx, sarkos, chair, et de épiplocèle). Hernie épiploïque, compliquée de sarcocèle.

sarcoépiplomphale [pion] n. f. (du gr.

sarx, sarkos, chair, et de épiplomphale). Hernie ombilicale, formée par l'épiploon qui a pris une consistance charnue.

SarcohydrOCèle n. f. (du gr. sarx, sarkos, chair, et de hydrocèle). Sarcocèle compliqué d'hydrocèle.

SarcolaCtique [lak] adj. Se dit d'un acide isomère de l'acide lactique, que l'on extrait de la viande. (On dit aussi paralactique.)

SarCOlOgie [/f] n. f. (du gr. sarx, sarkos, chair, et logos, discours). Partie de l'analomie qui traite du tissu musculaire.

SarcolOgique adj. Qui a rapport à la sareologie.

Sarcologue [lo-ghe] n.m.Qui s'occupe de sarcologie.

SarCOlyte n. m. (du gr. sarx, sarkos, chair, et lutos, dissous). Fragment des disques musculaires disloqués par les amybocytes et englobés par 1rs phagocytes au moment de l'histolyse larvaire des insectes.

sarcomateux, euse [teu, eu-ze] adj. Qui

tient du sarcome.

sarCOmatOSe [to-ze] n. f. (de sarcome). Maladie caractérisée par la formation locale ou généralisée des sarcomes.

sarcome n. m. (gr. sarkôma; de sarx, sarkos, chair). Cancer malin, formé de jeunes cellules conjonctives.

— Encycl. On distingue le sarcome fascicule, le sarcome encéphalolde, ïostéosarcome, le mélanosarcome, Vangiosarcome. Le seul traitement efficace consiste dans l'ablation large et précoce,

sarcomphale [kon] n. m. (du gr. sarx, sarkos, chair, et omphalos, nombril'. Tumeur dure, qui se développe au nombril. (Peu us.)

SarCOmycète adj. (du gr. sarr, sarkos, chair, et mukês, champignon). St dit des champignons qui ont un tissu charnu.

sarcomyxome n. m. (de sarcome, et myxome). Néoplasme malin, formé de tissu embryonnaire dont les cellules sont réunies par une substance gélatineuse, et par suite tient à la fois du sarcome et du m y rame.

sarcophage adj. (du gr. sarx, sarkos, chair, et phagein, manger). Qui ronge les chairs : médicament sarcophage. (Vx.) N. m- Tombeau dans lequel les anciens mettaient les corps qu'ils ne voulaient pas brûler : les sarcophages égyptiens. Aujourd'hui, partie d'un monument funèbre qui représente le cercueil, bien qu'il ne renferme pas le corps du défunt.

.Sarcoptes (tr. gr.}.

SAR

— Encycl. En Egypte, les sarcophages apparaissent dès le temps de l'ancien Empire, dans les caveaux des pyramides, puis dans les tombes à puits et dans les nécropoles souterraines.

En Phénicie , on doit signaler la belle série des sarcophages de Sidon.

En Grèce, les sarcophages sont relativement rares et datent générale- Saicophag» rc-mmn.

ment de la période

hellénistique- Les sarcophages chrétiens, rares encore aux catacombes, se multiplient après que la paix eut été donnée à l'Eglise. A l'époque mérovingienne, les sarcophages sont des caisses grossières.. A l'époque romane, |on dédouble la tombe : au-dessous un sarcophage' réel, enfoui dans le sol ; audessus un faux sarcophage richement sculpté. A l'époque gothique, on aime à représenter une statue couchée ; les sarcophages modernes sont presque toujours des imitations d'anciennes formes.

Sarcophage n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, renfermant de grosses mouches grises, vulgairement appelées mouches grises de la viande, qui pondent des paquets de larves sur les viandes fraîches ou décomposées. (La sarcophaga carnaria, grise avec le corselet rayé de jaune et de noir, est commune en été jusque dans les maisons.)

sarcophagie [jî] n. f. Régime qui consiste à ne manger que de la viande, de la chair.

Sarcophile n. m. Genre de mammifères marsupiaux, voisins des dasyures et propres à la région australienne. (Le sarcophile ourson est un animal lourd, épais, bas sur pattes, que l'on appelle parfois à cause de sa laideur diable de Tasmanie.)

sarcophylle [fi-le] n. m. (du gr. sarx, sarkosr chair, et phullon, feuille). Parenchyme des feuilles.

Sareophyme n. m. (du gr. sarx, sarkos, chair, et plasma, enflure). Tumeur qui se développe dans les parties molles.

sarcoplasma [plas-ma] n. m. (du gr. sarx, sarkos, chair, et plasma, formation). Protoplasma granuleux de la fibre musculaire, qui entoure chaque noyau et s'étend en traînées plus ou moins fineset longues, entre les groupes que forment les fibrilles musculaires.

sarcoplastique [pias-ti-kc]

adj. Qui a rapport au sarcoplasma.

sarcopte n. m. Genre d'acariens, parasites sur divers mammifères.

— Encycl. Les sarcoptes sont de minuscules acariens, qui vivent sur la peau, particulièrement sur la peau malpropre, creusent des galeries dans l'épiderme et produisent la gale. (V. ce mot.) Certaines espèces attaquent les porcs, les chats, les chiens et les oiseaux.

sarcoramphe [ran-

fe] n. m. Genre d'oiseaux rapaces, propres à l'Amérique du Sud : les sarcoramphes sont les plus grands des vautours.

sarcose [hô-ze] n. f.

(du gr. sarx, sarkos, chair).

Chair musculaire, considérée surtout au point de vue des conditions de sa formation et de son développement.

sarcosome [ko-zo-ync] n. m. (du gr. sarx, sarkos, chair, etsôma, corps). Nom donné aux granulations fines que l'on trouve dans le sarcoplasma.

SarCOSperme [kos-p'er-me] adj. (du gr. sarx, sarkos, chair, et sperma, semence). Qui a des graine» charnues.

SarcOStOSe [kos-tô-zé] n. f. (du gr. sarx, sarkos, chair, et orteon, os). Ossification d'une partie molle.

SarCOtique adj. (du gr. sarx, sarkos, chair). Se dit des substances qui hâtent la cicatrisation des plaies.

Sarcotripsie [pst] n. f. (du gr. sarx, sarkos, chair, et tripsis, broiement). Procédé d'amputation par écrasement.

sarcotripteurn. m. Instrument ayant la forme d'un serre fine très puissant, imaginé par Chassaignac pour sectionner les tumeurs par écrasement.

Sardaigne [dè-gne), île du royaume d'Italie, au S. de la Corse; 850.000 h.

(Sardes). Terre montagneuse, peu saine, médiocrement fertile.

Ch.-l. Cagliari. Le traité de Madrid la donna, en 1720, à la Savoie, dont le duc porta désormais le titre de roi de Sardaigne.

Sardanapale, personnage légendaire, dont la tradition classique fait un roi d'Assyrie qui aurait régné de 836 à 817 av. J.-C. et serait le dernier descendant de la fabuleuse Sémiramis. Sardanapale est resté le type du prince débauché, lâche, efféminé. On a raconté qu'au moment d'être pris dans Babylone par Arbacès, il aurait dressé un bûcher dans la cour de son palais et s'y serait fait brûler avec ses trésors et ses femmes. Après lui, l'empire d'Assyrie fut démembré. — Le nom de Sardanapale a passé dans la langue pour désigner un prince ou un personnage puissant, menant une vie efféminée, dissolue.

Sardanapale, drame de Byron, qui a fait du roi assyrien une sorte de Don Juan couronné (1821); — opéra en trois actes et cinq tableaux, paroles do Henry Becque, musique de Victorin Joncières (1867).

sardanapalesque [lès-ke] adj. Qui convient

à un Sardanapale ■ vie sardann palesque ■

sardanapalisme !,:< me n.m. Vie efféminée,

digne de Sardanapale.

sarde n. m. Miner. Ancien nom de la sardoine.

N. f. Zool. Nom vulgaire de la bonite.

Armes de la Sardaigne-.

SAR

Sarde, originaire ou habitant de la Sardaigno. : les Sardes. Adject. : coutume sarde. N. m. Se dit des dialectes néo-latins parlés en Sardaigne.

Sardes, capit. de l'ancienne Lydie, au pied du Tmolus, sur le Pactole, H célèbre par ses richesses, son commerce et son luxe. Cyrus, puis Darius et Antiochus s'en emparèrent et la mirent au pillage.

sardien, enne ndj. et n. Syn. de sab.de.

Sardinal n. m. Filet en nappe simple, servant à la pêche de la sardine. (On dit aussi sardineau.)

sardine n. f. (gr.

sardine). Espèce de pots-

sons appartenant au

eenre alose : la />•'< he de

la sardine constitue une

des grandes ressources sard...e.

des iiàcheurs bretons. Sar-

iline de dérive, grosse sardine. Fig. et pop. Galon

de sergent ou de maréchal des logis.

— Encycl. La sardine (alosa sardina), qui peut atteindre O^S de long, est couverte de grandes écailles, et possède une jolie coloration, qui, verdâtre en dessus avec une bande bleu foncé, s'atténue jusqu'à l'argent pur en descendant sur les flancs. C'est un poisson répandu dans l'Atlantique, la mer du Nord, la Baltique. Elle effectue des migrations ; sa pêche, qui se fait de juin à octobre, et même novembre, fait vivre une nombreuse population cotière. On appâte avec de la rogue et l'on trainc les filets. On consomme la sardine fraîche (mise en sel) ou conservée à l'huile.

Suivant les régions, les pêcheurs donnent a la sardine les noms suivants : célan, célerin, pilchard, hareng de Bergues, noyan, sarda, etc.

Sardineau n. m. Syn. de sardinal.

sardinelle [ne-le] n. f. Genre de poissons physostomes, très voisins des harengs, répandus dans la Méditerranée et l'Atlantique tropicale.

Sardinerie [ri] n. f. Endroit où l'on prépare les sardines à conserver.

Sardinier [ni-i], ère n. Pêcheur, pêcheuse de sardines. Ouvrier, ouvrière employés à la fabrication des conserves de sardines : les sardiniers de Concarneau. N. m. Filet, bateau pour la pêche de la sardine.

Sardique, anc. ville de la basse Mésie ou Dacie inférieure, agrandie par Trajan. Patrie de l'empereur Galcrius. Auj. Suphia.

SardiS [di] n. m. Espèce de drap qui se fabriquait en Bourgogne, aux xvn« et xvin* siècles.

sardoine n. f. (gr. sardonux). Variété brune ou rouge sang de calcédoine.

Sardon n. m. Pèch. Bordure de mailles solides dont on garnit les extrémités latérales de certains tilets de pèche.

sardonien, enne adj. v. sardonique.

sardonique adj. (gr. sardonios, d'après le nom d'une herbe, sardonie, qui, mise en contact avec les lèvres, produisait une grimace convulsive, ou, selon Plutarque, d'après les Sardes, qui, brûlés vifs par les Carthaginois dans la statue de Moloch, grimaçaient de douleur). Se dit d'un rire qui donne à la bouche une expression de moquerie acerbe : rire sardonique.

sardoniquement [/ce

manière sardonique. (Peu us.)

sardonise [ni-ae] ou sardonyx [niks] n. f. Anciens noms de la sardoine.

SardOU (Victorien), auteur dramatique français, né et m. à Paris (1831-1908). On lui doit de nombreuses comédies, des drames, etc., très habilement faits f> pour le théâtre : les Pattes de r'* mouche, Nos intimes, la Famille Benoîton, Nos bons villageois , Divorçons, i!/me Sans- Ge'ne, Patrie/ Théodora, la Tosca, Thermidor, etc. Doué d'une extrême facilité, né homme de théâtre, Sardou eut le don du mouvement, de la vie, un dialogue aisé, rapide, spirituel et mordant.

sarelle [rè-le] n. f. Nom vulgaire du mélampyre des bois.

Sarepha ou Sarephta, v. anc. de Phénicie, entre Tyr et Sidon. Auj. Sarphand.

sargasse [gha-se] n. f.(espagn. sargazo). Algues brunes, voisines des fucus, et qui sont répandues dans toutes les mers.

— Encycl. Les sargasses ont un thalle rameux, avec des divisions simples ou pennatifides , portant de loin en loin des organes globuleux, creux , remplis d'air , nui constituent des flotteurs. Détachées des rochers où elles s'étaient fixées, les sargasses sont entraînées par les courants marins et s'accumulent en certains points de l'Océan [mer des Sargasses).

Sargasses (mer

des), nom donné à une vaste région de l'Atlantique nord , couverte de sargasses.

Sarge n. m. Genre d'insectes diptèresbrachycères, répandus sur tout le globe, et dont »«gas,e.

une espèce (sarge cuivreux) est commune en France.

Sargent \jari] (John-Sauveur), peintre et portraitiste américain, né à Florence en 1858. Artiste délicat, il a été longtemps le peintre attitré de la haute société londonienne (Miss Ellen Terry la Carmencita, etc.).

Sargé-SUr-Braye, comm. de Loir-et-Cher, arr. et à 25 kil. de Vendôme, au confluent de la Grenne et de la Braye; 1.760 h. Ch. de f. Et.

Sargette [jè-te] n. f. Nom désignant diverses espèces d'étoffes. (Syn. sergette.)

D'un

Sardou.

Sargue.

le sargue

Sarigue et ses petits.

■ et souvent

Sargon ou rnieun Sharroukîn, roi d'Assyrie (722-705 av. J.-C.j, successeur de Salmanasar IV et fondateur de la dynastie des Sargonides. Il détruisit le royaume d'israél, et ût plusieurs expéditions en Egypte, en Arménie et en Chaldée. Il se bâtit un palais et une ville à Khorsabad. Son fils Sennachérib lui succéda.

Sargue [sar-ghe] n.

m. Genre de poissons acanthoptères, renfermant une vingtaine d'espêces, dontquelques-unes sur les côtes méditerranéennes de France : commun est nommé à Nice sargou rascas.

sarica n. m. Sorte de manteau grossier, en usage chez les paysans de la Moldavie et de la Grèce.

Sari-d'Orcino, ch.-l. de c. (Corse), arr. et à 22 kil. d'Ajaccio; 820 h. — Le cant. a 8 comm. et 3.550 h.

sarigue [ri-ghe] n. m. (mot d'orig. brésil.). Genre de mammifères marsupiaux didelphes, ren fermant une quarantaine d'espèces américaines. N. f. Sarigue femelle.

— Encycl. Sous le nom de sarigues (didelphys), on comprend tous les petits marsupiaux américains ayant pour caractère une queue prenante et des pieds à cinq doigts. Les femelles possèdent une poche incomplète et souvent portent leurs petits sur leur dos.

Carnassiers, rarement frugivores , ils vivent dans les forêts, les lieux broussailleux et marécageux. Leur taille varie de celle d'un rat à celle d'un lapin. Les principales espèces du genre sont Vopossum (dont la peau est employée dans l'in- !

dustrie dès fourrures) et le philander. L'opossum {didelphys Virginiana) est redoutable dans le voisinage des poulaillers, car il détruit les œufs, dont il est friand, même saigne les volatiles.

sarilles [Il mil., e] n. f. pi. Sciure de bois, mêlée avec du storax.

sarion n. m. Natte servant à l'emballage.

Sarione n. f. Pêch. Nom du saumon, non encore adulte.

Saris [riss] n.m.Nom du schiste et dumieaschiste.

sarisse [ri-se] n. f. (gr. sarissa). Longue lance particulière aux armées macédoniennes.

SariSSOphore [ri-so] n. m. (gr. sarissophûros). Anlig. gr. Soldat de la phalange macédonienne armée de la sarisse.

Sarlande, comm. de la Dordogne, arr. et à 49 kil.de Nontron; 1.310 h.

Sarlardinge, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. d'Alost); 1.600 h. Machines.

Sarlat [la], ch.-l. d'arr. (Dordogne), sur la Cuze : ch. de f. Orl.; à 70 kil. de Périgueux; 6.200 h. (Sarladais).

Vins, eaux-de-vie, truffes, huile de noix. — L'arr. a 10 cant., 134 comm., 89.190 h. Le cant. a 13 comm. et 13.220 h,

SarmateS, ancien peuple répandu de la Baltique au N.

du Pont-Euxin ; une tradition antique les faisait naître du commerce des Scythes et des Amazones. Les Sarmates servirent Mithridate contre les Romains ; leur puissance fut détruite par les Goths au me siècle. Ils se fondirent ensuite avec les Slaves.

Sarmatie [ti], vaste contrée de l'Europe orientale, occupée par les Sarmates.

sarmatique adj. Qui a rapport à la Sarmatie ou aux Sarmates-

Sarment [man] n. m. (lat. sarmentum). Tige ou branche ligneuse grimpante. Bois que la vigne pousse chaque année. Fam. Jus de sarment, vin. Mar. Artifice employé dans les brûlots.

— Encycl. Les tiges et rameaux de certaines plantes ligneuses sont parfois trop faibles pour se soutenir eux-mêmes et s'attachent aux corps voisins par des vrilles ; ce sont là des sarments, et les plantes qui les produisent sont dites sarmenteuses. Les ampélidées qui possèdent toutes ce caractère sont parfois appelées sarmentacées.

sarmentacé, 6 [man] adj. Qui produit des sarments. N. f. pi. Syn. de ampélidées.

Sarmenter [man-té] v. n. Agric. Ramasser les sarments qui proviennent de la taille de la vigne.

Sarmenteux, euse [man-teu, eu-ze] adj. Qui produit beaucoup de sarment : vigne sarmenteuse. Pur ext. Se dit des plantes dont la tige est longue, flexible et grimpante comme le sarment.

sarmentifère [man] adj. Qui porte des sarments.

Sarneil, comm. de Suisse (cant. d'Unterwalden, Obwald), sur les bords du lac de Sarnen; 3.950 h. Agriculture, élève de bétail: industrie laitière, fabrication des chapeaux de paille, tissage de soie.

Sarno, v. d'Italie (prov. de Salerne) ; 17.000 h. Vignobles, céréales.

Saronide n. m. (du gr. sarônis, idos, vieux chêne). Druide. Prêtre gaulois.

Saronique (golfe), nom donné autrefois à un golfe de la mer Egée, entre le cap Sunium et la pointe de l'Argolide. Auj. , golf e d' Egine o\x à" Athènes.

Sarpédon, roi légendaire de Lycie, fils de Zeus et d'Europe, tué par Patrocle au siège de Troie, d'après l'Iliade. Zeus ne put arracher à la mort son propre fils, condamné par les destins.

sarpejeu interj. Sorte de juron familier.

sarper \pé] v. n. Mar. Lever un grappin ou une ancre à force de bras.

Armes de Sarlat.

■$ig&

Sarracénies.

Antiq- rom.

SAR

Sarpi (Pietro, dit Fra Paolo), historien vénitien, né et m. à Venise (1552-1623); membre du conseil des Dix, auteur d'une célèbre Histoire du concile de Trente, écrite avec élégance, et d'une remarquable liberté d'esprit.

sarracénie [ni] n. f. Genre de plantes dicotylédones dialypétales , type d'une famille dite des sarracénia'ées.

— Encycl. Les sarracénies sont des herbes vivaces des régions marécageuses de l'Amérique du Nord, qui possèdent un rhizome épais, d'où partent des feuilles ordinaircls disposées en rosette, et des ascidies ayant l'aspect de cornets.

Ces ascidies , souvent ornées de brillantes couleurs, remplissent un office très curieux :

l'eau de pluie y séjourne en plus ou moins grande quantité et une foule de petits insectes, attirés par une sécrétion sucrée qui imprègne les bords du cornet, viennent s'y noyer, pour le plu» grand profit de la plante, qui s'assimile leur substance. Les principales espèces sont la sarracénie pourpre et la sarracénie de Drummond.

Sarracénique [sa-ra] adj. (du lat. sarracenus, Sarrasinj. Qui a rapport aux Sarrasins : tart sarracénique.

sarracum [kom"] n. m. tmot lat.; Chariot que les peuples d'Italie empruntèrent aux barbares du Nord.

Sarraf [sa-ra f] n.

m. Changeur égyptien.

Sarralbe, bourg

d'Alsace-Lorraine (Lorraine), au confluent de la Sarre et de l'Albe ; 4.100 h. Salines.

sarrancolinn.m.

Marbre à fond rouge sang, avec de larges taches d'un jaune sale et des veines d'un blanc pur qui provient de Sarrancolin (Hautes-Pyrénées). V. la planche marbres.

Sarras, comm. de l'Ardèche, arr. et à 15 kil. de Tournon ; 1.550 h.

Sarrasin, e [sa-ra-zin, i-ne\ nom donné par les Occidentaux du moyen âge aux musulmans d'Europe et d'Afrique : la bataille de Poitiers (732) arrêta l'invasion des Sarrasins et sauva la civilisation occidentale. Adj. Style sarrasin, style ogival. Tuiles sarrasincs, larges tuiles que l'on trouve en Provence et que l'on fait remonter au temps de l'occupation sarrasine. N. m.

(avec une minuscule). Arg.

typ. Ouvrier qui accepte de travailler au-dessous dutarif fixé par ses camarades.

Sarrasin [sa-ra-zin] n. m. Bot. Genre de polygonacées,renfermantdes herbes dressées vulgairement appelées blé noir, blé rouge, bucail , carabin. Mêtall .

Mélange de scories , de cendres et de charbons projetés par le courant d'air contre les parois des fourneaux.

— Encycl. Soi. L'espèce principale de ce genre, voisin des polygonum, est le sarrasin commun (fagopyrum escu/entum), àfeuilles alternes, triangulaires ou cordiformes, à fleurs réunies en grappes, et dont les fruits sont des akènes qui donnent une farine comestible. Le sarrasin, sans doute originaire de Perse, est peu exigeant sur la nature du sol; on le cultive en France dans le Limousin, en Normandie, en Bretagne. La plante verte est utilisée comme fourrage ; ses graines servent à l'engraissement des volailles, mais on cultive le sarrasin surtout pour en tirer de la farine, dont certaines populations rurales font un pain noir assez lourd, des galettes, des bouillies, etc. Une autre variété, Je sarrasin de Tartarie, est cultivée aussi en France.

sarrasinage [sa-ra-zi]

n. m. Imprim. Travail, état du sarrasin.

sarrasine [sa-ra- zi-ne] n. f. Espèce de herse qu'on suspend entre le pont-levii et la porte d'une ville, d'un château fort, etc., afin de la baisser au besoin.

sarrasiner [sa-ra-

zi-nè v. n- Imprim. Travailler à la façon des sarrasins, avec les sarrasins.

sarrasinière [sara-zi] n. f. Lieu où l'on sert le sarrasin. Adjectiv. : cave sarrasinière.

Sarrasinois, e

[sa-ra-zi-noi, oi-ze] adj. Ancienne forme de Sarrasin.

sarrau [sa-r<5] ou

Sarrot [s<z-ro] n. m.

Vêtement léger, que les

ouvriers delà campagne portent par-dessus lcurl

autres vêtements. Sorte de blouse ouverte pal

Sarrasin : a, fleur : b, coupe de la fleur ; c, fruit.

Sarrau : 1. De charretier) 2. D'écolier.

SAR

derrière, que les enfants mettent par-dessus leur vêement. Toile de fil de lin, ordinairement teinte en bleu, employée pour confectionner des vêtements de ■ genre. Liturg. Ancien nom du rocket.

Sarrazac, comm. de la Dordogne, arr. et à 42 kil. de Noutron; 1.500 h.

Sarre (la), en ail. Saar, riv. de France et de Prusse. Elle prend sa source dans les Vosges, au pied du Donon, arrose Sarregueniines, Sarrelouis, Sarrebruck, et se jette dans la Moselle (r. dr.), en amont de Trêves ; 235 kil.

Sarre (r>Ép. de la), département français sous le premier empire. Ch.-l. Trêves.

Sarrebourg [bour], ch.-l. de cercle d'Alsace- Lorraine (Lorraine), sur la Sarre; 9.820 h. Tanneries, vignobles.

Sarrebruck, v. de Prusse (prov. du Rhin) ; 27.000 h. (Sarrebruckois). Forges, fonderies de fer. Premier combat de la guerre franco - allemande (2 août 1870).

Sarreguemines, anc. ch.-l. d'arr. (Moselle); cédé à l'Allemagne ; 14.930 h. Faïences, porcelaines. Métallurgie du cuivre.

SarrelOUiS [lou-i], v. de Prusse (prov. du Rhin) ; 8.310 h. Bijouterie. Patrie du maréchal Ney.

Sarrète n. f. (pour serrite; de serrer). Pathol. Nom vulgaire du trismus des nouveau-nés.

sarrette [sa-rè-te] ou serrette [sê-ré-te] n. f. Nom vulgaire de la serratule.

Sarrette (Bernard), fondateur du Conservatoire de musique de Paris, né à Bordeaux, m. à Paris (1765-1^ -

Sarrézi n. m. Fromage pétri avec des épiées.

Sarrians, comm. de Vaucluse, arr. et à 8 kil. de Carpentras ; 2.590 h. Ch. de f. P.-L.-M. Vignobles. Filature de soie

Sarrien (Jean-Marie-Ferdinand), homme politique français, né à Bourbon - Lancy en 1840. l'un des chefs du parti radical.

sarriette [sa-rië-te] n. f. (lat. satureia). Genre de labiées, renfermant une quinzaine d'espèces d'herbes ou de sousarbrisseaux, dont certaines sont cultivées dans les jardins et employées comme condiment.

— Encycl. La sarriette commune ou des jardins (satureia hortensis) est une plante annuelle à feuilles opposées, linéaires, d'un vert gri- Sarriette.

sâtre, à petites fleurs

rosées. La sarriette de montagne (satureia montana) est un sous-arbrisseau à feuilles luisantes et glabres.

Sarrola-Careopino, ch.-l.

de c. (Corse), arr. et à 20 kil. d'Ajaccio; 880 h. — Le canl. a 5 comm.

et 3.320 h.

Sarrot [sa-ro] n. m. Anc. orthographe de SARRAU.

Sarrus l Pierre-Frédéric), mathématicien français, né et m. à Saint-Affrique (1798-1861).

sarrussophone [sa-ru-so-fo-

ne] n. m. (de Sarrus n. pr., et du gr. phônè, son). Instrument de musique à vent, en cuivre, à anche double. (Il se rapproche du basson et du hautbois par la forme, du trombone par le timbre.)

— Encycl. Il y a six types de sarrussophones : le soprano en si \y, l'alto en mi \>. le ténor en si [?, le baryton en mi }p, la basse en si (J et la contrebasse en mi (?. L'étendue est la même poulies six types (plus de deux octaves et demie).

Sars-Poteries,

comm. du Nord, arr. et à 10 kil. d'Avesp.c-, 2.550 h. Ch. de f.

poteries.

sart n. m. Agric. Syn. de essart.

Sart ou Sart-lèz-Spa, comm.

de Belgique (Liège, arr. de Verviers) ; 2160 h. Filatures. Draps, toiles.

sartage n. m. sarter v. a.

Syn. de essartaoe, essarter.

S art-Dame-Aveline s,

comm. de Belgique Brabant. arr.

de Nivelles) ; 2.250 h. Tanneries.

Sartène, ch.-I. d'arr. (Corse), à 30 kil. d'Ajaccio; 4.380 h. (Sarlenais ou Sartinois). Huile, bestiaux. — L'arr. a 8 cant., 47 comm., 45.230 h.

Le cant- a 8 comm. et 6.870 h.

Sarter v. a. Agric. Syn. de essarter.

Sarthe la), riv. de France : elle a sa source dans le dép. de l'Orne, arrose Alençon, Le Mans, Sablé, et se joint a la Mayenne au-dessus d'Angers, pour former la Maine; 285 kil.

Elle est navigable en amont du Mans.

Sarthe Dép. de la), dép. formé d'une partie du Maine et d'une fraction de l'Anjou : prof. Le. Mans ; s.-préf. La l'Ieche, Mamers, Saint.

Calais ; 4 arr., 33 cant., 386 comm.

421.500 h. (Sarthois). 4« corps d'armée; cour d'appel d'Angers, évêché au Mans. Ce dép. doit son nom à la Sarthe, qui l'arrose. L'élevage et l'agriculture sont, avec l'exploitation des carrières, les principales ressources du département.

Sartière [li] n. f. Terrain inculte, situé au pied d'une digue, dans les marais salants ou le long d'un étans:.

Sartilly [Il mil.], oh.-l. de c. (Manche), arr. et a 14 kil. d'Avranches, non loin de la baie du Mont- Saint-Michel ; 1 .210 h.— Le cant. a 14 comm. et 7.100 h.

Sartine n. f. Grande perruque que portaient les juges des parlements.

Sartine (Antoine-Raymond- Jean-Gualbert-Gabriel de), comte d'Alby, lieutenant de police de 1759 à 1774, puis ministre de la marine, né à Barcelone, m. à Tarragone (1729-1801). 11 accomplit d'importantes réformes dans l'éclairage des rues, et organisa le service de protection des habitants; mais il abusa du cabinet noir.

Sartis [ti] n. m. Cordage connu sous le nom de bastin. Cordage servant à hâler certains filets. Hauban des galères.

SartO (Andréa Angeli, connu sous le nom d'Andréa del), célèbre peintre italien, né et m. à Florence (1486- 1531). Ses tableaux valent par la justesse de la composition et l'agrément du coloris ; cions parmi les principaux :

les Trois rois mages, une Cène, la Charité, la Madone avec saint François et saint Jean l'Evange'liste, et surtout son propre portrait.

SartrOUVille, comm.de Seine-et-Oise, arr. et à 23 kil. de Versailles ; 2.550 h. Ch. de f. O. Féculerie.

SarzeaU [*6\, ch.-l. de c. (Morbihan), arr. et à 28 kil. de Vannes; 4.790 h. (Sarzeautins). Patrie de Le Sage. — Le cant. a 5 comm. et 8.990 h.

Sarzec (Ernest Cboquin de), diplomate et explorateurfrançais, né à Sarzec, m. à Paris (1837-1901). Il opéra en Chaldée, notamment à Tello, des fouilles heureuses.

Sas [sa] n.

m. (du bas lat.

setaceum, de seta, soie). Tamis de crin, de soie, etc., entouré d'un cercle de bois, pour passer de la farine, du plâtre, des liquides, etc. Claie servant à passer les terres dont on veut

Andréa del Sarto.

Sas: li, bief d'aval; B', bief d'amont; P, porte du bief d'aval ; f, porte du bief d'amont : S. sas.

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