SAX
saxifrage [sat-st] n. f. {du lat. saxum, rocher, et frangere, briser). Genre de saxifragacées.
— Encycl. Les saxitrages sont des plantes herbacées, dont on connaît environ deux cents espèces des régions montagneuses, froides ou tempérées, de l'hémisphère nord.
La saxifrage granulée, dite vulgairement casse-pierre ou herbe à la gravelle, est une plante vivace que l'on cultive fréquemment en bordures dans les jardins. (On l'utilisait autrefois en médecine contre la gravelle, d'où son nom.) La saxifrage tridactyle, ainsi nommée de la forme de ses feuilles, croît sur les toits et dans les champs sablonneux. La saxifrage hypnolde, gazon turc ou gazon mousse, est également cultivée comme ornementale.
SaXO GrammatiCUS, historien danois, né à Seeland vers 1140, m. à Roskilde en 1206. Son Historia danica est d'un grand intérêt pour l'étude des sagas et dos légendes primitives de la Scandinavie.
Saxon, onne [sak-son, o-ne],
nabitant ou originaire de la Saxe :
les Saxons. Adjectiv. : population saxonne. N. m. (avec une minuscule).
Pétard percé d'un ou de deux trous à l'extrémité du même diamètre, ce qui le fait tourner en tous sens.
saxonien, enne [sak-so-ni-
in, é-ne] adj. Se dit d'un étage géologique formant la partie moyenne du système permien.N.m. : le saxonien.
saxonique [sak-so-ni-ke] adj.
Qui a rapport aux Saxons.
Saxon-les-Bains, comm.
de Suisse (cant. du Valais), près Saxophone du Rhône; 1.640 h. Etablissement baryton,
balnéaire. Agriculture, culture des arbres fruitiers. Carrières d'ardoises et de dalles.
SaXOIXS [sat-son], peuples germaniques qui luttèrent contre Charlemagne, sous la conduite de Witikind, de 772 à 785. Une partie des Saxons alla, au ix« siècle, conquérir et coloniser l'Angleterre.
saxophone [sak-so] n. m. (de Sax, n. pr., et du gr. phônê, voix).
Instrument à vent, en cuivre et à anche simple, ayant beaucoup d'analogie avec la clarinette.
— Encycl. Il y a sept sortes de saxophones : le sopranino en mi \>, le soprano en si b l'alto en mi b, le ténor en si p, le baryton en mi bi la basse ensib, et la contrebasse en mi\j. (L'étendue du saxophone est de deux octaves et demie.)
saxotromba [sak-so-tron] n. m. (de Sax, n. pr-, et de tromba). Instrument de musique à vent, en cuivre, qui tient le milieu entre le bugle et le cor : il y a sept types de saxotrombas.
Say [se] n. m. Nom donné aux bonzes, au Tonkin.
Say [si] (Jean-Baptiste), économiste français, né à Lyon, m. à Paris (1767-1832), un des fondateurs de la doctrine libre-échangiste. On lui doit un Traité d'économie politique. — Son fils. Horace-Emile, économiste, membre de l'Institut, né àNoisy, m. à Paris (1794- 1860)- — Son petit-fils, Léon, né et m. à Paris (1826-1896), homme politique, économiste et financier français, membre de l'Académie française. Il fut plusieurs fois ministre des finances de 1872
saya [sa-ia] n. f. Etoffe de soie, que l'on fabrique en Chine.
Sayanskou Saïansk
(monts), chaîne granitique et
boisée del'Asie orientale, en- JeanBaptiste Say.
tre la Sibérie et la Mongolie.
Say Ce ( Archibald-Hen ri), linguiste anglais, né à Shirehampton en 1846; auteur de Y Introduction à la science du langageet d'études sur la langue assyrienne.
Saye [se] n.f.(autreforme de saie). Etoffe de laine, sorte de serge légère, en usage du xvi' au xvin* siècle, que l'on fabriquait principalement en Flandre.
sayette [sè-iè-te] n. f.
Serge de laine, mêlée de soie, qui se fabriquait aux xvn« et xviii" siècles.
sayetterie [sè-a-te-rî] uoa say.
n. f. Fabrication des étoffes
appelées sayes et sayettes. Fabrication des étoffes
de laine pure ou mélangée d'un peu de soie ou de
poil.
sayetteur, euse [st4é-teur, eu-ze] n. ouvrier, ouvrière qui travaille à la fabrication des étoffes de sayetterie.
Saynète [se] n. f. (de l'espagn. sainete, morceau délicat). Petite pièce bouffonne du théâtre espagnol. En France, courte comédie à deux ou trois personnages : jouer une saynète de salon.
Sayon.
Sayon [sè-i'on] n. m. (de saie). Ancienne casaque de guerre des Gaulois, des Romains.
SayOUS (Pierre-André), littérateur français, né à Genève, m. à Paris (1808-1870). Professeur à l'académie de Genève, il écrivit des études littéraires appréciées : Histoire de la littérature française à l'étranger, Etudes littéraires sur les écrivains de la Réformation, et publia les Mémoires de Mallet du Pan.
— Son fils Edouard, né à Genève, m. à Nice (1842-1898), est l'auteur de travaux sur l'histoire de la Hongrie.
Sb, symbole chimique de l'an timoine (en lat. stibium).
Sbire [sbi-re] n. m. (ital. sbirro). En Italie, agent de la force publique. Parext. et en mauv. part, agent de police.
Sbiten [tèn'] n. m. Boisson russe, composée de miel et de gingembre.
SCabellon [ska-bèl-lon] n. m. (ital. scabcllone). Escabeau, en ébénisterie. Petit piédestal. (Peu us.)
SCabieUSe [ska-bi-eu-ze] n. f. (du lat. scabiosa, gale, parce que cette plante passait autrefois pour guérir cette maladie). Genre de plantes de la famille des dipsacées.
— Encycl. Le genre scabieuse renfermedesherbesvivacesouannuelles, à feuilles opposées, parfois découpées, à fleurs groupées en capitules serrés, entourés d'un involucre. On connaît une soixantaine d'espèces descabieuses de l'Asie, de l'Afrique et de l'Europe méridionale. La SC a- Scabieuse : a, capitule; b, fruit.
bieuse succise,
appelée aussi bâton ou mors du diable, herbe de Saint-Joseph, et la scabieuse colombaire sont communes en France. On cultive dans les jardins la scabieuse à fleurs pourpre noir [scabiosa atropurpurea), appelée aussi fleur de veuve. La scabieuse commune ou des champs, appelée encore oreille d'âne, abonde dans les champs et au bord des chemins.
SCabieUX, euse [sha-bi-eu, eu-ze] adj. (du lat. scabies, gale). Qui ressemble à la gale : éruption scabieuse.
SCabin [ska] n. m. (b. lat. scabinus). Ancienne forme du mot échevin.
scabinal, e, aux [ska] adj. Qui a rapport aux scabins ou échevins.
SCabiosé [ska-bi-o-zé], e adj. Qui ressemble à une scabieuse.
scabre [ska-bre] adj. (lat. scaber). Bist. nat. Rude au toucher.
scabreux, euse [ska-breu, eu-ze] adj. (lat. scabrosus). Rude, raboteux : chemin scabreux. Fig. Dangereux : entreprise scabreuse- Risqué, au point de vue de la décence : conte scabreux.
SCabride adj. Hist. nat. Syn. de scabre.
SCabrOSité [ska, zi] n. f. Etat de ce qui est rugueux, rude au toucher.
Scaër, ch.-l. de c. (Finistère), arr. et à 20 kil. de Quimperlé ; 6.b70 h. Papeterie. — Le cant. a 3 comm. et 11.620 h.
Scaevola [se] (C. Mucius), jeune Romain qui, pendant le siège de Rome par les Etrusques (507 av. J.-C), pénétra dans le camp ennemi et, croyant mettre à mort Porsenna, immola son secrétaire. Conduit devant le roi, il plaça sa main sur un brasier ardent pour la punir de s'être trompée et affirma que trois cents jeunes Romains avaient fait le serment de tuer Porsenna. Le chef étrusque, épouvanté, se hâta de conclure la paix. On donna dès lors à Mucius le surnom de Sœvola, c'est-à-dire gaucher.
Scafati, v. d'Italie (prov. de Salerne) ; 11.000 h. Tabac, coton. Filatures.
Scaferlati [ska-fèr] n. m. (n. pr. d'homme). Tabac ordinaire pour la pipe ou la cigarette.
Scala (délia), famille italienne, dont un certain nombre de membres, appartenant au parti gibelin, furent seigneurs ou podestats de Vérone. Le plus fameux, Francesco Cane della Scala, dit Can Grande, né à Vérone, m. à Trévise (1291-1329), vicaire impérial, général de la ligue des gibelins de Lombardie, offrit un asile à Dante exilé.
Scalaire [ska-lë-re] n.f. (du lat. sealaris, échelle). Genre de mollusques gastéropodes, comprenant une cinquantaine d'espèces répandues dans toutes les mers : les scalaires sont des mollusques carnassiers A coquille spiralée et présentant sur tout son pourtour des aspérités régulières qui ressemblent à des échelons, d'où le nom de l'animal.
SCalandre [ska] n. f. Pèch. Ligne de fond, employée en Norvège pour prendre la morue. Scalanova ou Kouchadassi, v. maritime
de Turquie, sur le golfe de Scalanova; 7.000 h. Commerce de raisins, tabac.
SCalariforme [ska] adj. Se dit des coquilles qui ont la forme d'un escalier.
SCala-Santa [ska] n. f. (mots ital. signif. escalier saint). Escalier que les pèlerins de Rome montent à genoux pour gagner des indulgences.
SCalde [skal-de] n. m. (du scandin.s/iaW, poète). Nom des anciens poètes Scandinaves,
— Encycl. L'art des scaldes apparaît au début de la période historique et sort de la poésie populaire. Les scaldes composaient surtout des chants en
Triangle scalène.
Jules-César Scaliger.
Josepb-Juste Scaliger.
SCA
l'honneur de puissants personnages contemporains. Un très petit nombre de leurs chants nous sont parvenus en entier ; de la plupart on ne possède que des fragments épars dans les sagas ou autres écrits en prose. Parmi les scaldes les plus célèbres, nous citerons : Arnov Jailaskald et Snorre Sturlesson. Les scaldes s'appliquèrent aussi a chanter le Christ et les saints, considérés d'abord comme des héros païens. Le dernier et le plus célèbre des poèmes de ce genre, intitulé Lilja, fut composé par CEsten Asgrimsson, scalde norvégien (1360).
SCaldique [skal] adj. Qui appartient aux scaldes.
scalène [ska] adj. (du gr.
skalênos, oblique). Se dit d'un triangle dont les trois côtés sont inégaux.
Scaliger [ska-li-jèr] (Jules-César), savant philologue et médecin italien, né à Padoue, m. à Agen (1*84-1558); caractère entier et violent (il fut l'ennemi de Jérôme Cardan et d'Esrame), mais un des plus grands érudits de la Renaissance; auteur d'une Poétique restée fameuse. — Son dixième fils, JosEPH-Jusfe, né à Agen, m.
à Leyde (1540-1609), fut un des plus grands philologues du xvie siècle, On lui doit de savantes éditions des anciens, une célèbre histoire générale : De emendatione temporum. Il se convertit au protestantisme et fut l'ennemi acharné des jésuites.
scaligérien, enne
[ska-li-jé-ri-in, c-ne] adj. Qui a rapport aux Scaliger.
scalme [skal-me] n. m.
(gr. skalmos). Mar. Sur les anciennes galères, et auj. en Provence, cheville enfoncée dans le bord et à laquelle s'appuie la rame.
SCalope [ska]n. m. Genre de mammifères de la famille des talpidés, propres à l'Amérique du Nord : les scalopes sont appelés aussi taupes-musaraignes.
scalpation [skal-pa-si-
on] n. f. Chir. Action d exciser une partiedu cuir chevelu.
SCalpe [skal-pe] n.m. (de scalper). Chevelure détachée du crâne avec la peau, et que les Peaux-Rouges conservent comme trophée de guerre.
Scalpel [skal-pil] Sculpe1'
n. m. (lat. sralpellum). Instrument dont se sert l'anatomiste pour inciser et disséquer.
SCalpement [skal-pe-man] n. m. Action de scalper.
SCalper [skal-pé] v. a. (angl. lo scalp, dérive du lat. scalpere, inciser). Détacher la peau du crâne avec un instrument tranchant : les Peaux-Rouges scalpent leurs victimes.
Scamandre, fleuve de l'ancienne Troade, chanté par Homère dans l'Iliade.
SCamasaxe n. m. Archéol. Syn. de scramasaxe.
SCammonée [skam'-mo-né] n. f. Nom spécifique d'un liseron et de la gomme-résine qu'on en retire. Scammoiiée aune, nom vulgaire de la gommegutte.
— Encycl. Le liseron scammonée (eonvolvulxs scammonea) est une herbe d'Asie Mineure, à feuilles triangulaires, sagittées, à fleurs d'un jaune pâle. On extrait, par expression de ses racines broyées, une gomme résine, dite scammonée d'Alep, constituant uq purgatif drastique très énergique, qui enlre dans la composition de l'eau-de-vie allemande et d'autres médicaments purgatifs (grains d'Alep, etc.).
Scammonine [skam'-mo] n. f. Principe actif de la scammonée.
Scandale [skari] n. m. (du gr. skandalon, pierre d'achoppement). Occasion de chute, de péché. Se dit surtout de l'occasion de péché fournie par l'exemple de quelqu'un : être une occasion de scandale. Indignation qu'excite le mauvais exemple : au grand scandale des gens de bien. Eclat que produit un acte honteux : causer du scandale. Evang. Pierre de scandale, occasion de péché.
Scandaleusement [skan, ze-man] adv. D'une manière scandaleuse ; à l'excès, extraordinairement : vivre scandaleusement.
Scandaleux, euse rskan-da-lcu, eu-ze] adj. Qui cause du scandale : conduite scandaleuse.
scandalisateur, trice [skan , za] n. Personne qui scandalise.
scandaliser [skan, zé] v. a. (lat. eccl. scandalizare). Donner du scandale à, porter au mal : scandaliser des enfants par de mauvais exemples. Soulever par sa conduite ou ses paroles l'indignation de ; scandaliser le vulgaire. Se scandaliser v. pr. S'offenser, se choquer.
scander [skan-dé] v. a. (du lat. scander?, monter). Marquer la quantité ou la mesure des vers en les décomposant en leurs différentes unités métrique ou syllabiques : scander des vers. M 'us. Jouer ou chan ter une phrase musicale, un trait, en faisant bien sentir les temps de chaque mesure.
Scander-Beg (Georges), héros albanais, m. ;i Alessio (1414-1467). Il défit à plusieurs reprises les armées de" Mourad II et de Mahomet II.
Scandinave [skan], originaire ou habitant de la Scandinavie : les Scandinaves- Adject. : populations Scandinaves. Langues Scandinaves, langues du groupe germanique septentrional, modifications du vieux norrois ou ancien nordique, parlées les unes dans la péninsule Scandinave (suédois, danois, norvégien), les autres dans des régions voisines ou dans les colonies Scandinaves (islandais, danois continental, dialectes de Golland, des Feroér, etc.).
SCA
Scandinaves (Etats), nom donné à l'ensemble géographique formé par le Danemark, la Suède et la Norvège, ces trois pays étant habités par des populalions congénères et ayant été autrefois réunis sous un même sceptre par l'union do Calmar.
Pour la péninsule Scandinave, l'âge historique ne commence guèro qu'au temps des expéditions normandes, qui firent connaître à l'Europe les pirates .lu Nord (Vikings). Les Finnois et les Lapons arrivèrent en Suède par la Russie, les Bveara (d'où Sverige, Suède) y vinrent du Danemark. Le christianisme, introdut en Norvège sous Olaf Ier (995-1000), ne s'y implanta pas sans troubles sanglants. En 1319, la couronne norvégienne passa à la dynastie des Folkungs (12.;i-1305), qui régnait déjà sur la Suède, et, en 1397, l'Union de Calmar, provoquée par Marguerite de Valdcmar, consacra la fédération des trois Etats Scandinaves. Après la rupture de l'union, la Norvège devint une simple province danoise, tout en conservant sa diète et son titre de royaume. Son histoire se confond dès lors avec celle du Danemark jusqu'en 1814, époque à laquelle elle fut réunie à la Suède. Elle devait s'en séparer en 1906. L'histoire particulière de chacun des Etats Scandinaves est donnée aux mots Danemark, Suéde et Norvège.
Scandinavie, presqu'île de l'Europe septentrionale, qui comprend les deux royaumes de Suède et de Norvège. On range également dans la Scandinavie le Danemark, habité par des peuples de même origine.
SCandinavique [skan] adj. Qui appartient à la Scandinavie.
SCandinavisme [skan, vis-me] n. m. Ethol. Caractère propre aux peuples Scandinaves ou à leurs idiomes. Polit. Système politique qui s'inspii de l'idée de la communauté de race des trois peuples Scandinaves, et qui, selon les époques, tend à les réunir en une confédération, ou simplement à les rapprocher dans un but de civilisation.
scandit fatalis machina muros, mots lat. signif. : La fatale machine franchit les murs. Fin d'un vers de Virgile (Enéide, II, 237), parlant du cheval de bois, rempli de guerriers grecs, que les Troyens introduisent eux-mêmes dans leurs murs pour leur perte.
SCandium [skan-di-om'] n. m. Chim. Métal rare, qui n'a pas encore été isolé et dont l'oxyde (scandine) se rencontre associé avec les terres rares (yttrium, erbium, etc.).
SCandiX [skan-diks] n. m. Genre d'ombellifères, renfermant des plantes herbacées à feuilles pennatiséquées, à segments multifldes, à Heurs blanches groupées en ombelles, et dont le fruit se compose de deux akènes surmontés d'un bec linéaire allongé : le scandix peigne de Vénus, appelé aussi aiguille de berger et aiguillette, est commun dans les moissons.
Scanie, nom donné à la partie méridionale de la péninsule Scandinave. Aujourd'hui à la Suède.
scansion [skan-si-ori] n. f. (lat. scansio). Action ou façon de scander . scansion fautive.
SCape n.-m. (du lat. scapus, tige). Bot. Hampe florale. Zool. Premier article de l'antenne des insectes, quand cet article présente un grand développement.
Scaphandre [ska] n. m. (du gr. skaphè, barque, et an/r, andros, homme). Sorte de corset garni de liège, à l'aide duquel on peut se soutenir sur l'eau. Appareil hermétiquement fermé, mais approvisionné d'air au moyen d'une pompe, et dont se revêtent les plongeurs pour travailler sous l'eau.
— Enotcl. Le scaphandre est surtout employé dans les travaux de construction, lorsque l'on fait des constructions sous l'eau, ou quand on se livre
Scaphandrier.
à des recherches sous-marines. Il consiste en un casque, une pèlerine et un vêtement imperméables, auxquels il faut adjoindre une paire de souliers d'une confection spéciale. Le casque, en cuivre, a une forme sphéroïdale évasée à la partie inférieure, de manière à s'appliquer hermétiquement sur les épaules et la partie supérieure du tronc au moyen de cordes et de poids. En avant du casque, se trouvent quatre glaces. L'air arrive à l'arrière du casque et est lourni par une pompe installée sur un radeau. Le pantalon est formé de cercles, sur lesquels s'adapte l'étoffe caoutchoutée. Le corsage est une sorte de
cuirasse. Enfin, le scaphandrier porte des chaussures de cuir garnies de grosses semelles de plomb pour assurer sa verticalité dans l'eau.
scaphandre [ska] n. m. Genre de mollusques gastéropodes, comprenant des animaux des mers du Nord, à petite coquille striée, enroulée en spirale.
SCaphandreur n. m- Syn. de scaphandrier.
Scaphandrier [ska-fan-dri-é] n. m. Plongeur muni d un scaphandre.
SCaphidie [ska-fi-di] n. m. Genre d'insectes coléoptères, à livrée noire, luisante, tachée de rouge, qui sont répandus sur tout le globe.
SCaphidiidéS [ska, dé] n. m. pi. Famille d'insectes coléoptères clavicornes, dont le genre scaphidie est le type. S. un scaphidiidé.
SCaphite [ska-fi-te] n. m. Genre de mollusques céphalopodes, fossiles dans le crétacé de l'hémisphère boréal.
scaphium [ska-fi-om'] n. m. Genre d'insectes coléoptères, de la famille des sraphidiidés, renfermant des insectes d'un noir luisant, répandus sur l'hémisphère boréal, et dont quelques espèces sont communes aux environs de Paris.
SCaphOCéphale [ska-fo] adj. (du gr. skaphê, barque, et kephalê, tête). Anthrop. Se dit d'un crâne en forme de nacelle.
SCaphOCéphalie [ska-fo-sé-fa-li] n. f. Caractère du crâne scaphocéphale.
SCaphOÏde [ska-fo-i-de] adj. (du gr. skaj>hè, barque, et eidos, aspect). Se dit d'un des os de la main et du pied. N. m. : le scapholde du carpe.
SCaphopodeS [ska-fo] n. m. pi. Classe de mollusques intermédiaires entre les gastéropodes et les lamellibranches, et comprenant des animaux renfermés dans une coquille en façon de cornet allongé. ( Les scaphopodes n'ont ni tête distincte, ni yeux; mais ils possèdent des tentacules filiformes rétractiles ; ils sont omnivores et vivent le plus souvent enfoncés dans la vase.) S. un scaphopode.
scapiflore [ska] adj.
Dont les fleurs sont portées par des hampes.
scapiforme [ska] adj.
Qui a la forme d'une hampe.
scapigère [ska] adj.
Dont les tiges sont des hampes.
Scapin, l'un des principaux personnages de l'ancien théâtre italien, natura- scapin.
lise français par Molière
dans ses Fourberies de Scapin (v. Fourberies et sac); type du valet rusé, fourbe et intrigant.
SCapulaire [ska-pu-lè-re] adj. (du lat. scapulx, épaules). Qui a rapport à l'épaule : muscles scapulaires. N. m. Pièce d'étoffe que portent plusieurs religieux sur leurs habits. Ensemble de deux petits morceaux d'étoffe ornés d'images religieuses, bénits, que l'on porte sur soi. Chir. Bande de toile qui, passée sur les épaules, empêche de glisser un bandage établi autour du corps. Partie façonnée qui se trouve au commencement et à la fin d'un châle long ou d'une écharpe.
SCapulalgie [ji] n. f. Douleur à l'épaule.
SCapulalgique adj. Qui appartient à la scapulalgie.
scapulo-huméral, e, aux [ska] adj. Qui appartient à l'omoplate et a l'humérus.
SCapulum [ska-pu-lom'] n. m. (du lat. scapula, épaule). Anat. Nom scientifique de l'omoplate.
Scarabée [bè] n. m. (lat. scarabœus). Nom sous lequel on désigne un certain nombre de coléoptères appartenant à des genres divers (ateuchus, dynaste, etc.). Pierre gravée, qui porte l'empreinte du scarabée sacré chez les dr . . w
Egyptiens. Géom. Nom donné à une courbe du 6e degré.
— Encycl. Les scarabées comptent parmi les plus gros coléoptères des pays chauds ; ils sont remarquables tant par leur taille que par les cornes dont la tête et le corselet des mâles sont armés.
Le scarabée des anciens Egyptiens appartient au genre ateuchus. Il était vénéré comme sym- Scarabée, bole de l'immortalité ; c'était l'un des attributs du dieu Phtah. On en a retrouvé beaucoup dans les sarcophages, faits des matières les plus diverses (argile, verre, émail, ivoire, bois, or, cornaline, sardoine, onyx, etc.). La surface inférieure de ces scarabées est plane et porte souvent des inscriptions hiéroglyphiques.
SCarabéidéS [ska, dé] n. m. pi. Famille d'insectes coléoptères, renfermant les genres ateuchus, cétoines, hannetons, etc., au total environ huit mille espèces, réparties e>n cinq cents genres.
S. un scarabéidé.
Scaramouche tiberio
Florelli, dit), acteur de l'ancienne comédie italienne, né à Naples (1008-1691); il était tout de noir habillé, et son nom est resté à son emploi.
Scarborough, v. d'Angleterre, port actif sur la nier du Nord , 34.000 h. Port de mer.
Bains de mer.
scardasse [*kar-da-sein.f.
Grosse carde employée dans certaines manufactures.
SCare [ska-re] n. m. Genre de poissons acanthoptères, type delà famille des labridés, répandus dans la Méditerranée et l'Atlantique • les scares sont appelés communément perroquets de mer, à cause de leurs couleurs vives et tranchées.
Scarificateur.
Scaramoucl e.
SCA
SCarieux, euse [ska-ri-eu, eu-ze]adj. Bot. Se dit des organes membraneux, secs, minces et translucides.
scarificateur [ska] n. m. Agrk. Instrument de culture, que l'on emploie pour ameublir superficiellement la terre. Chir. Petit appareil destiné à produire simultanément plusieurs scarifications. (Il se compose d'une boite de cuivre, dont une face est percée d e fentes, par lesquelles sortent, sous la pression d'un ressort à déclic, plusieurs lancettes montées sur un pivot commun.)
— Encycl. Agric. Les scarificateurs sont constitués par une série de pointes légèrement cintrées en avant, montées sur un bâti, et qui grattent la surface du sol comme le ferait une herse, mais avec plus de force. On classe les scarificateurs d'après la iorme des pointes en déchausseurs, extirpateurs, etc.
scarification [ska, si-on] n.f. (lat. scarificatio). Chir. Incision superficielle faite à la peau, pour procurer l'écoulement d'un peu de sang ou de sérosité. Incision faite sur une branche pour arrêter l'afflux de la sève près des fruits. V. incision.
Scarifié, e [ska] adj. Ventouses scarifiées, celles que l'on applique sur des parties scarifiées pour faire une saignée locale ou empêcher la congestion.
Scarifier [ska-ri-fi-é] v. a. (lat. scarificare. — Se conj. comme prier.) Faire des incisions sur : scarifier la peau. Biner le sol au moyen du scarificateur. Opérer une incision annulaire à la vigne à certaine époque de l'année.
SCarite [ska] n. m. Genre de coléoptères carnassiers, renfermant des insectes d'un noir luisant, à large tète, à fortes mandibules en cisailles, qui sont répandus sur tout le globe, et dont une espèce se rencontre sur le littoral français de la Méditerranée.
scarlatine [skar] n. f. (de écarlale). Maladie fébrile, contagieuse, caractérisée par l'existence sur la peau et les muqueuses de taches écarlates : la scarlatine atteint de préférence les enfants. Adjectiv. : fièvre scarlatine.
— Encycl. La scarlatine est surtout une maladie des enfants au-dessous dequinze ans. L'incubation est rapide et dure à peine quatre jours. Après ce laps de temps, apparaît une angine plus ou moins intense, puis vingt-quatre heures après, une éruption générale écarlate, constituée par des plaques non proéminentes. La scarlatine est toujours une maladie grave, qui dure environ 40 jours ; elle se termine par une desquamation intense, et c'est à cette époque qu'elle est le plus contagieuse. Le traitement consiste dans le régime lacté absolu, en une hygiène rigoureuse de la bouche, de la gorge et du nez. Si la température s'élève, on donne des bains froids ou tièdes. Le médecin doit déclarer au maire les cas de scarlatine et veiller à la désinfection des locaux et des vêtements.
SCarlatiniforme [skar] adj. Qui ressemble à la scarlatine.
SCarlatinOÏde [skar] adj. Qui ressemble à la scarlatine.
Scarlatti (Alessandro), compositeur italien, fondateur de l'école napolitaine, né à Trapani, m. à Naples (1G59-1725). Auteur d'opéras remarquables très nombreux : Eraclea, Tigrane, dans lesquels il a fait preuve d'une incomparable richesse d'inspiration. — Son fils Domenico, né et m. à Naples (1685-1757), fut le premier claveciniste de son temps.
Scarole [ska] n. f. Salade qui est une variété de la chicorée. (On dit aussi escarole.)
Scarpa (Antonio), chirurgien et anatomiste italien, né à La Motta, m. à Pavie (1747-1832J. On lui doit de belles recherches sur les yeux, l'odorat, etc.
Scarpe (la), riv. de France, qui a sa source dans le dép. du Pas-de-Calais et se jette dans l'Escaut (r. g.), après avoir arrosé Arras et Douai ; 100 kil. Navigation active; bois, charbons.
Scarron (Paul), poète burlesque, romancier et auteur dramatique, né et m. à Paris (1610-1660), auteur du Roman comique, roman d'une observation aigué et d'un style parfaitement naturel. Il faut citer encore parmi ses œuvres ses poèmes burlesques : le Virgile travesti et le Typhon, et parmi ses comédies : Jodelet ou le Maître valet, Don Japhet d'Arménie, l'Ecolier de Salamanque, etc. Après avoir mené une vie frivole et libertine, il fut frappé par la maladie, et passa la plus grande partie de sa vie perclus et tordu de rhumatismes- 11 épousa la petite-fille .
,, . . * ., , , . * . , Scarron.
d Agrippa d Aubigné, plus
tard Mme de Maintenon. Lui-même rappelle ses
souffrances dans son épitaphe restée célèbre :
Celui qui cy maintenant dort Fit plus de pitié que d'envie, Et souffrit mille fois la mort Avant que de perdre la vie.
Passant, ne fais ici de bruit Garde bien que tu ne l'éveille :
Car voici la première nuit tjue le pauvre Scarron sommeille.
SCarronesque [ska-ro-nts-ke] adj. Qui se rapporte à Scarron.
Scartazzini (Giovanni Andréa), littérateur suisse, né à Bonda, m. à Fahr^vangen (1837-1901); érudit commentateur de Dante.
SCathopse n. f. Genre de coléoptères hétéromères, comprenant des insectes de taille médiocre, noirs, qui vivent dans les lieux chauds et arides.
SCatol [sftoj n. m. (du gr. skôr, skatos, excrément). Composé qui se trouve dans les excréments humains, et qui résulte de la putréfaction des albuminoïdes.