V. ALAMBIC
Dans les anciennes armes à mèche, sorte de chien dont les mâchoires tenaient la mèche. Petite pièce d'artillerie de rempart ( xvi« et xvii» s.). Longue et étroite bande de papier coloré , enroulée sur elle-même de
manière à former une sorte de disque, et qui se déroule lorsqu'on la lance dans l'espace en la retenant par l'une de ses extrémités.
Serpentine [sèr-pan] n. f. Plante employée autrefois comme sudonfique et fébrifuge- Figure en ligne sinueuse. Ancienne pièce d'artillerie. Etroite
bre serpen-
Serpentins : 1. HorizODtal ; 2. Vertical.
Le Serpeut d'airain, d'après Rubens.
guipure, dont les bords forment des sinuosités arrondies en forme de dents-
Serpentine [sèr-pan] n. f. Espèce minérale, comprenant des silicates hydratés de magnésie, de couleur et de structure différentes : talc, stèatile, magnésite ou t'aime de mer, pierre de savon ou saponite, serpentine proprement dite, etc.
serpentineux , euse
[sir-pan-ti-neu, eu-ze] adj.
Formé de serpentine.
serpentueux , euse
[ser-pan-tu-eu, eu-ze] adj. En forme de serpent.
serper [sêr-pé] ou sar-
per [pé] v. a. Serper l'ancre, se dit en Méditerranée pour lever l'ancre à bras ou au moyen de palans.
Serpette (Henri-Charles- Antoine- Gaston), compositeur français, né à Nantes, m. à Paris (1846-1904): auteur de nombreuses opérettes, d'une musique alerte et soignée, parmi lesquelles
Serpette.
Serpelte.
SER
bous citerons : le Château de Tire-Larigot, Cousin-Cousine, la Dot de Brigitte, le Carillon, etc.
serpette [sèr-pèle] n. f. Petite serpe.
serpigineux, euse [sir, jv-neu,
eu-ze] adj. Se dit des affections cutanées à contours sinueux.
serpigO [sèr] n. m. Croûte serpigineuse, dans les dartres ou chancres, qui guérit sur certains points de la périphérie de la lésion, tandis qu'elle s'étend sur d'autres.
serpillière [sc'r-pi. Il mil., è-re] n. f. Toile grosse et claire en fil d'étoupe, qu'on emploie pour emballer les marchandises, et dont on fait des torchons à laver. Tablier en grosse toile. Linceul grossier.
Serpillon n. m. Syn. de serpette.
serpolet [sèr-po-lè] n. m. (m. provenç., du lat. serpyllum). Espèce de labiée du genre thym : le lapin est très friand du serpolet.
— Enctcl. Le serpolet (thymus serpyllum) est commun en France sur les pelouses sèches. C'est une petite plante à odeur aromatique, qui croît en rameaux touffus ; on l'emploieeninfusionspectorales.
Serpollet(Léon), ingénieur et industriel français, né à Culo7.,m. à Paris (1838- 1907). Il inventa la chaudière à vaporisation instantanée, qu'il appliqua à la locomotion automobile.
serpule [sèr] n. f . Genre d'annélides sédentaires, renfermant des animaux marins courts, qui vivent dans un tube calcaire spirale, que peut clore un opercule porté par l'un des tentacules dont l'animal est pourvu.
— Enctcl. Les serpules se fixent aux corps étrangers(coquilles,rochers,etc), et sont souvent colorées de p couleurs très vives. Quelques espèces sont communes sur les côtes de France. (V. la planche mollusques.)
SerpUlidéS [sér, dé] n. m. pi. Famille d'annélides polychètes sédentaires, renfermant les genres serpule et voisins. S. un serpulidé.
Serquigny. comm. de l'Eure, arr. et à 10 kil. de Bernay ; 1.210 h.
Serrà-di-Scopamenô, ch.-i. de c. (Corse),
arr. et à 25 kil. de Sartêne, au-dessus d'un affluent du Rizzanese; 1.010 h. — Le cant. a 8 comm. et 7.070 h.
Serrage sè-ra-je] n. m. Action de serrer. Consolidation des" diverses parties d'un boisage de galerie de mine- Mar. Ensemble des pièces de membrure appelées serres.
serragine [si-rà] n. f. Bot. Nom vulgaire de la bugle et de la consoude.
serran [sè-ran]
n. m. Genre de poissons acanthoptères , vulgairement nom mes perches de mer, renfermant une soixantaine d'espèces répandues dans les mers chaudes et t"mpérées rans sont communes dans la Méditerranée.
SerrailO y Dominguez (don Francisco), duc de La Torre, maréchal et bomme d'Etat espagnol, né à San Fernando de Cadix, m. à Madrid (1810-1885). Il fut longtemps le chef du parti libéral en Espagne ; ministre de la guerre en 1840 et 1848 ; prit parti contre la reine Isabelle; régent du royaume, puis président du conseil du roi Amédée; chef du pouvoir exécutif de la république espagnole en 1874, il se retira en France, puis reconnut le roi Alphonse XII.
serrasalme [sèr-ra] n. m.
Genre de poissons physostomes, comprenant des poissons de taille variable, très voraces, qu'on appelle vulgairement pirayas, caribes, caribos, et qui sont propres aux cours d'eau de l'Amérique tropicale : la chair des serrasalmes est très estimée.
SeiTate [sér-ra-te] adj. (lat. serratus ; de serra, scie). Se dit de certaines monnaies romaines en argent, dont les bords sont découpés en dents de scie.
Serratifolié, e [sèr-ra] adj. (du lat. serra, scie, et folium, feuille. Bot. Qui a les feuilles en forme d* scie.
Serratiforme [têr-rà] adj. (du lat. serra, scie, et de forme). Qui est en forme de scie. (Peu us.)
Serratile 'sèr-ra] adj. (du lat. serra, scie). Hist. nat. En forme de scie.
Serràtule [sèr-ra] n. f. Genre de composées tubuliflores herbacées, à feuilles alternes, à fleurs réunies en capitules rougeàtres, et dont plusieurs espèces habitent la France : la serràtule des teinturiers fournit une matière tinctoriale jaune verdâtre.
Serre [sè-re] n. f. (de serrer). Action de soumettre à une pression : donner une {' première serre au raisin. Se dit des griffes ou ongles des oiseaux de proie :
les serres de l'aigle.
(V. RAPACE.j Local
vitré, en totalité ou en partie, destiné à abriter du froid certains végétaux et à leur fournir une température artificielle : les palmiers, dans nos pays, doivent passer l hiver en serre. Dans un navire, pièce de liaison longitudinale, croisant intérieurement les couples.
Serran.
deux espèces de ser-
Serrauo de La Torre.
Serres
arpie.
— Encycl. Hortic. On distingue les serres froides, les serres tempérées et les serres chaudes. Les premières servent il abriter les plantes qui craignent la gelée; la température n'y est maintenue qu'à quelques degrés au-dessus de zéro. On les construit en général à l'abri d'un mur. Dans les serres tempé-
Vue extérieure d'une serre.
rées, la température est de 8 à 12 degrés. Quant aux serres chaudes, destinées aux plantes tropicales (palmiers, fougères, orchidées, etc.), leur température n'est jamais inférieure à 15°, mais elle peut monter à 30». Les serres à forcer (forceries) sont des serres chaudes, où l'on soumet à une végé-
1. Coupe d'une serre à double penle ; 2. Serre à une seule penie.
tation rapide certaines fleurs (lilas, azalées, muguet, etc.) ou certains fruits (pêches, raisins, cerises, fraises, etc.), ou même certains légumes. La plupart des serres sont faites d'une charpente en fer, qui soutient des verres et qu'abritent des paillassons. Elles sont à un seul ou à deux versants, et la chaleur y est maintenue régulière par un appareil de chauffage simple (serres froides ou tempérées) ou par une canalisation d'eau chaude ou d'air chaud (serres chaudes et forceries).
Serre (Pierre-François-iïercute, comte de), homme d'Etat français, né à Pagny-sur-Moselle (Meurthe), m. à Castellamarre (1776-1824). Il fut un des plus éminents parmi les doctrinaires, et devint garde des sceaux dans le cabinet Decazes.
Serré, 6 [sè-ré] adj. Dont les parties constituantes sont très rapprochées : tissu serré. Etroit : un défilé long et serré. Fig. Rigoureux : logique serrée. Précis, concis : style serré. Serré du devant, du derrière, se dit d'un cheval dont les membres antérieurs (ou postérieurs) sont trop rapprochés. (V. la planche cheval.) Fam. Avare : Harpagon était un mortel fort serré. Avoir le ventre serré, être constipé- Avoir le cœur serré, éprouver du chagrin, de l'angoisse. Avoir un jeu serré, ne rien hasarder. Adv. Vivement, fortement : mordre serré. Jouer serré, jouer avec application et prudence. Fig. Agir avec prudence.
serre-bauquière n. f. Mar. Serre établie immédiatement au dessus de la bauquière. PI. des serre-bauquières.
Serre-bijOUX n. m. invar. Petit cabinet ou cassette disposés pour contenir des bijoux.
Serre-boSSe n. m. invar. Mar. Cordage servant à tenir l'ancre traversée et à réduire l'effort que supporte le mouilleur.
Serre-bOUChon n. m. invar. Appareil servant à maintenir en place le bouchon d'une bouteille contenant une boisson gazeuse.
Serre-braS n m. invar. Chir. Bandages sur les bras.
Serre-CiseaUX n. m. invar. Outil que le coutelier serre dans l'étau, pour contenir les anneaux des ciseaux.
Serre-COU n. m. invar. Instrument dont on se sert pour comprimer la jugulaire, après une saignée pratiquée sur cette veine.
Serrée [sè-ré] n. f. Outil de saunier.
Serre-écrOU n. m. invar. Sorte de clef que les vélocipédistes emploient pour serrer les écrous de leurs machines.
Serre-feu n. m. invar. Morceau de fer dont on se sert pour retenir le feu auprès du creuset.
Serre-file n. m. invar. Officier ou sous-officier placé derrière un peloton, dans une troupe en bataille. Vaisseau marchant le dernier de tous, dans l'ordre de marche ou de bataille. Adjectiv. ; sousofficier serre-file.
Serre-fils n. m. invar. Instrument pour réunir deux ûls électriques.
Serre-fine n. f. Instrument, sorte d'épingle de nourrice, pour maintenir en contact les lèvres d'une plaie. PI. des serre-fines.
Serre-joii
SER serre-frein ou serre-freins n. m. invar.
Employé chargé de serrer les freins, dans un train de chemin de fer.
serre-gouttière n. f. invar. Mar. Serre formant liaison entre la muraille et le pont, et servant à conduire les eaux.
serre-joint ou serre-joints n. m. invar.
Instrument des
menuisiers, ton- ,
ne lier s, etc.,
pour tenir des
planches ser- V
rées les unes contre les autres. (On dit aussi, par
corruption, seroent.)
Serrement [se-re-man] n. m. Action de serrer : serrement de mains. Digue ou barrage de bois dans l'intérieur des galeries de mine. Fig. Serrement de cœur, grande douleur.
Serrement [sè-ré-man] adv. D'une manière serrée, trop économe, mesquine : vivre serrement.
Serre-nez n. m. invar. Petit appareil, appelé aussi tord-nez, torche-nez, trousse-nez, composé d'une anse de cordelette fixée au bout d'un bâton, pour rendre les chevaux dociles.
Serre-nœud n. m. invar. Chir. Instrument employé pour resserrer progressivement une anse de fil placée sur la base d'une tumeur.
Serre-papiers n. m. invar. Endroit où l'on serre les papiers. Tablettes divisées en compartiments pour serrer des papiers. (S'emploie aussi comme syn. de presse-papiers.)
Serre-pédicule n. m. invar. Chir. Sorte de petite pince disposée de façon à serrer un pédicule qu'on se propose de détacher.
Serre-pointS n. m. invar. Outil dont se sert le bourrelier pour serrer les points.
Serrer [sé-ré] v.a. (lat.pop. serrare; de sera, serrure). Etreindre, presser : serrer la main. Joindre, rapprocher : serrer les rangs, serrer les dents. Rendre plus étroit : serrer un nœud. Mettre à l'abri, à couvert, placer en lieu sûr : serrer du linge; serrer une récolte. Frôler : serrer un mur. Serrer quelqu'un de près, le poursuivre à courte distance, l'attaquer vivement ; le presser vivement dans la discussion. Serrer les dents, presser fortement l'une contre l'autre les deux mâchoires en signe de colère. Serrer la queue, porter la queue repliée entre les jambes, ce qui est, pour certains animaux, un signe de crainte ou de honte. Serrer le cou à quelqu'un, l'étrangler. Serrer le bouton à quelqu'un, le presser vivement. Serrer les pouces à quelqu'un, le presser vivement pour lui faire dire quelque chose (allusion à une ancienne forme de torture). Serrer l'éperon à un cheval, lui donner de l'éperon. Serrer la botte, serrer ses jambes contre le cheval pour l'obliger à avancer plus vite. Serrer les voiles, les attacher sur la vergue avec les jarretières. Serrer le vent, aller au plus près du vent. Serrer le cœur, causer une vive douleur. Serrer son style, le rendre plus ferme, plus concis. Serrer son jeu, ne rien hasarder. Tyri. Employer des espaces faibles et restreindre les blancs, afin de faire entrer plus de matière dans un espace donné. Se serrer v. pr. Etre oppressé par une émotion douloureuse : devant certaines infortunes, le cœur se serre. Serrer son corps, sa taille : que de femmes se rendent malades à force de se serrer.' Se presser les uns contre les autres. Ant. Desserrer.
Serre-rail ou Serre-railS n. m. invar. Système de cales en bois, maintenant de chaque coté les rails sur la traverse.
Serre-rayons n. m. invar. Outil dont on se sert pour resserrer et remettre en place les rayons des cycles.
Serres, comm. de l'Ariège, arr. et à 7 kil. de Foix, sur l'Arget; 1.540 h.
Serres, ch.-l. de c. (Hautes-Alpes), arr. et à 41 kil. de Gap; 1.130 h. Ch. de f. P.-L.M. — Le cant. a 12 comm. et 3.840 h.
Serres (Olivier de), fondateur de l'agronomie française, né et m. au Pradel [Vivarais] (1339-1619); auteur d'un célèbre Théâtre de l'agriculture et mesnage des champs. Il introduisit en France la culture de la garance, du houblon, du mûrier et, le premier, fit disparaître l'assolement en remplaçant l'ancien système des jachères par celui de prairies artificielles et de fourragesracines.
Serret [sè-ré] (Vio.tor-Léonard-iTntesi), littérateur français, né à Boulogne-sur-Mer, m. à Versailles (1821-1874) ; auteur de nombreux romans , vaudevilles, comédies (les Familles,Quediralemonde?tïc.).
Serret (Joseph -Alfred), mathématicien français, né et m. à Paris (1819-1885).
serretelle [sè-re-tè-le] n.
f. et adj. Sorte de pince servant à l'extraction des débris de la capsule du cristallin et des cataractes secondaires.
serre-tête n. m. invar. Ruban pour serrer
Olivier de Serres.
un bonnet de nuit. Coiffe dont on se serre la tète.
Serre-tube n. m. invar. Sorte de clef munie, au lieu de mâchoire, d'une chaîne qui vient s'enrouler autour d'un tube que l'on veut visser.
serreur ou Séreur n. m. Pe"ch. Grande chaloupe qui sert à Terre-Neuve pour transporter la morue. Syn. de charroi.
Serricome [ser-ri] adj. (du lat. serra, scie, et cornu, corne). Se dit des insectes qui ont les antennes dentées en scie. N. m. pi. Groupe de coléoptères comprenant ceux qui, comme les buprestidés