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SIC

Jeu de Siam.

bords taillés en biseau. (Les quilles sont ainsi disposées : huit en cercle, une au centre.)

Siam [st'-am'] (royaume de), vaste Etat del'Indo- Chine, dans la partie occidentale de la péninsule, arrosé par le Mékong et le Ménam; 633.000 kil. carr. ; 7 millions d'hab. (Siamois).

Capit. Bangkok. Le relief du Siam est formé par des chaînes en éventail détachées, au nord-ouest, du système tibéto-yunnanais; vers l'est s'étendent des hauts plateaux peu fertiles. Le Siam produit le riz, le tabac, le chanvre, le coton. Il contient des mines d'or exploitables.

Une des principales industries est l'exploitation des forêts de teck.

Jadishabité parles Khmers, le Siam fut envahi au vi« siècle par les Thaï (Siamois), qui développèrent leur puissance aux dépens de la Birmanie et du Cambodge. Dès le xvit« siècle, la monarchie siamoise fut en relation avec la France ; et, à plusieurs re-

Armoiries du Siam.

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Types siamois.

prises jusqu'en 1908, des traités ont dû régler la frontière sur les confins du Cambodge et de la vallée du Ménam.

Siam (oolfe de), golfe de la mer de Chine, entre les presqu'îles d'Indo-Chine française et de Malacca.

Siam, v. du royaume de Siam, son ancienne capitale. Auj. Ayouthia.

Siamois, e [moi, oi-ze], originaire ou habitant du royaume de Siam : les Siamois. Adjeetiv. : ambassade siamoise. Frères siamois, nom de deux jumeaux siamois (1811-1874), qui étaient rattachés l'un à l'autre par une membrane placée à la hauteur de la poitrine. Fig. Deux amis inséparables. N. m. Langue en usage dans le royaume de Siam. Nom vulgaire d'une espèce de casse.

Siamoise [»iot'-ze] n. f. Etoffe de coton fort commune (xvn« et xvnie s). Canapé en formed'S, où l'on se trouve rapproché comme les deux frères siamois.

Siamoise [moi-zé], e adj. Se dit d'une étoffe qui imite la siamoise.

Siang-Than, v. de Chine (Hou-Nan), sur le Siang-Kiang. Vaste agglomération, qui compterait 1 million d'habitants. Grand commerce.

Siauges- Saint- Romain, comm. de la

Haute-Loire, arr. et à 34 kil. de Brioude ; 1.710 h.

si augur augurem, mots lat. signif. : Si un augure voit un augure. Réflexion du vieux Catnn, rapportée sous une forme un peu différente par Cicéron (Traité de la divination), et qui était un trait lancé contre les augures privés, lesquels, disait-il, ne pouvaient pas se rencontrer sans rire.

Sibarite n. m. Autre orthogr. de sybarite.

Sibérie, vaste contrée de l'empire russe, dans l'Asie septentrionale, de la mer Caspienne au détroit de Behring. C'est une région basse et quelquefois lacustre dans sa partie occidentale (bassin de l'Obi), plus montagneuse dans sa partie orientale (bassins de l'Iénisséi, de la Lena, du lac Baïkal) et fertile seulement sur une étroite lisière entre les forêts qui couvrent sa zone septentrionale et les montagnes qui la limitent au sud. Climat d'une extraordinaire rigueur. Un chemin de fer, le Transsibérien, suit la zone agricole et relie en même temps les nombreux centres miniers (or, argent, nickel) qui jalonnent le pied de l'Altaï et les monts Saïansk. 12.446.000 lui. carr.; b.730.000 h .Sibériens). V. pr. : Tobolsk,Tomsk,Iénisseisk. Irkoutsk, etc. (V. Russie.)

La Sibérie, foulée au moyen âge par les Turcs, puis par les Mongols de Gengis-Khan, s'ouvrit aux Moscovites dès la fin du xve sieolo. Tobolsk fut fondée en 1587- Peu à peu, les chasseurs de fourrures progressèrent vers l'Est, et atteignirent le Kamtchatka en 1694. Depuis lors, les Russes n'ont cessé d'étendre le domaine de leur immense colonie

vers le Turkestan et la Chine, au prix même d'un conflit avec le Japon (1904 , qui a tourné à leur désavantage.

La Sibérie a longtemps servi de lieu d'exil, surtoutde déportation, au gouvernement russe.

Sibérien, ennerw-ïn, t-ne}. originaire ou habitant de Sibérie : les Sibériens. Adjectiv. : le froid sibérien.

Sibérienne (la Jeune), charmant ouvrage de X. de Maistre. C'est l'histoire simple et touchante d'une jeune fille, qui, mue par le seul sentiment de l'amour filial, traverse seule et sans le moindre secours, les déserts de la Sibérie pour aller à Saint- Pétersbourg demander la grâce de son père (1815).

Sibiche n. f. Pop- Cigarette.

sibilance n. f. (de sibilant). Caractère sibilant.

Sibilant [lan], e adj. (du lat. sibilare, siffler). Méd. Quiale caractère d'unsifflement : râle sibilant.

Sibilation [si-on] n. f. Sifflement, action ou manière de siffler.

Sibilet (Thomas), versificateur français, né à Chalon-sur-Saône vers 15U2, m. à Paris en 1589, connu par son Art poétique français, où il s'occupe surtout de la variété des mètres et de la combinaison des rimes.

Sibiril, comm. du Finistère, arr. et à 26 kil. de Morlaix ; 1.610 h. Cultures maraîchères.

Sibour (Marie-Dominique-Auguste), archevêque de Paris, né à Saint-Patil-Trois-Châteaux, assassiné dans l'église Saint-Etienne-du-Mont, à Paris, par Jean Verger, prêtre interdit et dément (1792-1857).

Sibylle [bi-le] n. f. (gr. sibulla). Chez les anciens, femme qui prédisait l'avenir : la sibylle de Cumes. Par ext. Devineresse. Fam. Vieille femme méchante, qui a des prétentions à l'esprit.

— Encycl. Les sibylles étaient des prêtresses légendaires d'Apollon, auxquelles on attribuait le don de prophétie et divers oracles. La plus ancienne était Hérophile. Une autre Hérophile, surnommée Erythrée, voyageait à Colophon, Claros, Délos, Delphes, et prédisait les péripéties de la guerre de Troie. Il aurait existé des sibylles en Sicile et en Italie, à Cumes, à Tibur. Même" à l'époque historique, on donnait le nom de sibylles à diverses prêtresses d'Apollon. La plus célèbre de ces sibylles est celle de Cumes.

Sibyllin [bil-lin], e adj. Qui appartient aux sibylles: fureurs sibyllines.

Sibyllins (livres), recueil d'oracles concernant les destinées de l'ancienne Rome. On les consultait solennellement, chaque fois qu'une calamité exceptionnelle rendait indispensable une expiation éclatante. Composés par la sibylle d'Erythrée, ils furent vendus par elle à Tarquin le Superbe; brûlés par accident, l'an 671 de Rome, ils furent remplacés, et les nouveaux livres subsistèrent jusqu'à 389 de J.-C. Rutilius Namatianus a accusé Stilicon d'avoir détruit le nouvel exemplaire pour assurer la ruine de l'empire.

Sibyllique [bil-li-ke] adj. Qui a rapport aux sibylles, à la faculté de prédire l'avenir. (Peu us.)

Sibyllisme [bil-lis-me] n. m. Croyance aux oracles des sibylles.

Sibylliste [bil-lis-te] n. m. Nom donné aux chrétiens qui prétendaient trouver dans les livres sibyllins des prédictions relatives à Jésus-Christ.

sic mot lat. signif. : Ainsi. Mot qui se met entre parenthèses dans le cours d'un texte ou à la fin d'une citation, pour indiquer que l'original est bien tel qu'on le donne, avec la faute ou l'étrangeté qui s'y trouve: sa lettre commençait ainsi: Mossieu(sic), je, etc.

Sicaire [kè-re] n. m. (lat. sicarius ; de siea, poignard). Assassin gagé : soudoyer des sicaires.

SicambreS [kan-bre], ancien peuple de la Germanie, vaincu par Drusus, et qui plus tard se confondit avec les Francs. C'est par ce nom que saint Rémi désigne Clovis quand il lui ordonne de courber la tête pour recevoir l'eau baptismale.

sicamor n. m. Blas. Syn. de cyclamor.

SicaneS, peuplade d'origine, dit-on, pélasgique, qui aurait émigré de Dalmatie en Sicile. V. Sicules.

Sicard [kar] (l'abbé Roch-Ambroise Cucurron, dit), instituteur des sourds-muets, né à Fousserct (Haute-Garonne), m. à Paris (1742-1822). Echappé aux massacres de Septembre, il fut plus tard, membre de l'Institut à sa fondation.

Sicard (François-Léon), sculpteur français, né à Tours en 1862, auteur de : Agar, le Bon Samaritain, George Sand, etc.

Siccatif, ive [si-ka] adj. (du lat. siccare, sécher). Se dit de toute substance propre à amener rapidement la dessiccation des couleurs auxquelles on les mêle : huile siccative ; vernis siccatif. N. m. un siccatif.

SiCCité [sik-si] n. f. (lat. siccitas; de siccus, sec). Qualité de ce qui est sec : évaporer une solution jusqu'à siccité.

Sichée, époux de Didon. (V.Didon.)

Sichem [chem], ancienne v. de la Palestine, auj. Naplouse. C'est là que fut proclamé roi Roboam, à la mort de Salomon.

Sichem, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain), sur le Demer; 3.560 h. Féculeries; fabrique d'orgues.

Sichen-SuSSen-et-Bolré, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Tongres); 1.700 h. Marne.

SiCié (cap), cap du dép. du Var; hauteur 360 m.

Sicile, grande île triangulaire de la Méditerranée, au S.-O. de l'Italie; 25.740 kil. carr.; 3.500.000 h. Si, iliens). Terre montagneuse et volcanique (Etna) fertile, produisant céréales, vins, huiles. Cap. Païenne; v. principales : Messine, Catane, Syracuse, Girgenti, Trapani. Colonisée par les Phéniciens, puis par les Grecs, qui y fondèrent de riches cités (Syracuse, Himère, Agrigente), la Sicile fut le but de la malheureuse expédition tentée par les Athéniens à la fin de la guerre du Péloponèse, puis l'enjeu de la première guerre punique, entre Carthage et Rome, qui s'en empara en 241. Après la destruction de l'empire, la Sicile fut successivement foulée par les Goths, les Vandales, les Sarrasins, enfin les Normands, qui, sous le gouvernement du comte Roger, la rendirent de nouveau prospère. Après de longues et sanglantes guerres, la grande île passa aux mains des empereurs, puis de la maison d'Anjou,

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