SPA
SpartaCUS [tout], chef d'esclaves révoltés, Thrace de nationalité ,tué en ?i aprèsavolr pendant deux ans tenu tête aux légions, a la ti-te d une armée qui atteignit un moment 70.000 homme». 11 fut linaleincnt défait par Crasius.
Spartacus, statue en marbre, chef-d'œuvre de Foyatier (jardin d. s Tuileries, Paris. ; attitude d'une énergie quelque peu emphatique 18 10
spartan ou sparton n. m.
Mar. Cordage confectionné avec du spart. (Syn. bastin.)
sparte n. m. V, spart.
Sparte ou Lacédémone,
v. laineuse de l'ancienne Grèce, sur l'Burota , eapil di la Laconii ou république de Sparte, I i, i loriens, oi ganisi e selonune constitution sévère et aristocratique, elle triompha des Messéniens, domina par la force sur tout le Péloponèse, .•t réussit enfln à triompher d'Athènes dans une guerre qui l'épuisa elle-même. Mais le nombre de ses citoyens diminua trop vite, et elle se compromit par sou alliance avec la Perse, et l'abus qu'elle lit desa victoire. Battue par Epaminondas, elle vit se reconstituer en face d'elle la Messénie, se réorganiser la ligue Arcadienne, s'élever Mantinèe reconstruite et Mégalopolis ; des lors, elle ne joua plus qu'un rôle secondaire. Agis III et Cléomène III essayèrent inutilement de rendre aux Spartiates leur puissance en remettant en vigueur la constitution de Lycurgue. Sparte tomba bientôt aux mains des tyrans et fut incorporée à l'Achaie après la victoire des Romains. Elle n'est plus qu'un monceau de ruines ; 3.600 li. [Spartiates).
Sparteilie n. f Composé que l'on trouve dans le spart à balai, et qui est employé en médecine comme tonique du cœur et diurétique.
Sparterie [rî] n. f. Lieu où l'on fabrique des tissus de spart. 'Art de tisser le spart : la sparterie est originaire d'Espagne. Nattes, tapis, brosses, tapis dé pieds, etc., confectionnés en spart.
Spartiate [si-a-te], habitant ou originaire de Sparte : les Spartiates. Adj. : la législation Spartiate fut l'œuvre de Lycurgue. Fig. Austère, plein de fermeté, comme les habitants de Sparte. A la Spartiate, sévèrement.
Spartien i.Elius), le premier des six écrivains de 1 Histoire Auguste.
spartine n. f. Genre de graminées renfermant des herbes dont l'espèce type croit sur le littoral du midi de l'Europe.
spartium hi-om'] n. m. ou spartie [si]
n. ft Genre de légumineuses papilionacées.^ dont l'unique espèce (spartium junceum) ou genêt d'Espagne, fournit de la spartéine : on cultive le spartium '< omme plante ornementale dans les parcs, soit en touffes, suit par pieds isolés.
SpartiventO (cap), cap de l'Italie péninsulaire, sur la mer Ionienne, à l'extrémité de la Calabre.
Spasimo (le), tableau de Raphaël, musée du Prado, à Madrid. Jésus, succombant sous le poids dj sa croix, tourne la tête vers Marie, agenouillée, les bras tendus et dans l'état de spasme, d'où le nom du tableau. Expression de sublime résignation.
Spasmatique [spas-ma] adj. Sujet aux spasmes. (P. us.)
spasme [spas-me] n. m. (du gr. spasmos, contraction). Contraction involontaire et convulsive des muscles et spécialement des muscles lisses : se débattre dans les spasmes de l'agonie.
— Encycl. Le spasme peut être ou non convulsif. Le spasme des mâchoires ou trismus est une véritable contraction, puisqu'il s'agit de muscles striés. On connaît un très grand nombre de formes de spasmes (mérycisme, chair de poule, dyspnée de l'accès d'asthme, spasmes des vaisseaux, spasmes de l'intestin, du rectum, de l'urètre, etc.).
Spasme de l'œsophage, v. œsophagisme.
Spasmes traumatiques. Ce sont les spasmes liés aux lésions nerveuses.
Spasme du larynx. Le spasme du larynx est caractérisé par des accès de suffocation survenant brusquement chez des enfants sains. La figure devient violette, le cœur bat avec rapidité ; il semble que la mort soit imminente, et cependant tout rentre dans l'ordre au bout de quelques minutes. La mort est rare. On fera des inhalations de vapeur chaude, d'éther, de chloroforme, de nitrate d'amyle. On administrera de la valériane et du bromure.
Spasme de la glotte. C'est une contraction spasmodique des muscles du larynx qui provoque l'occlusion de la glotte et peut amener la syncope et parfois la mort. Elle s'observe dans tous les états convulsifs, principalement le tétanos.
spasmodique [spas-mo] adj. (gr. spasmô-
dès). Qui a rapport au spasme : contractions spasmodiques.
spasmodiquement[spas-mo-di-/ce-ma>i>dv.
Par spasmes.
spasmologie [spas-mo-lo-jt] n. f. (du gr. spasmos, contraction, et logos, discours). Etude sur les spasmes.
spasmolOgique [spas-mo] adj. Relatif aux spasmes.
Spasmophilie [spas-nw-fi-li] n. f. (du gr. spasmos, contraction, et philia, tendance). Prédisposition que possèdent certains sujets à avoir des couvulsions.
spatailgOÏdes n. m. pi. Ordre d'échinodermes échinoïdes, renfermant des oursins irréguliers, dont le spatangue est le type. S. un spatangotde.
spatangue [tan-ghe] n. m. Genre d'oursins spatangoïdes répandus dans les mers d'Europe ou fossiles dans le tertiaire. (Ce sont des oursins à symétrie bilatérale, et dont la bouche est placée en a%'ant sur la face ventrale.)
spastique adj. Syn. de spasmodique.
spatard [tar\ n. m. Le dernier des laminoirs qui, dans un train, est mis en œuvre pour donner la dernière passe aux petits fers plats.
pathe ; B, coupe de palhe , montrant le
Spath 'spat'] n. m. 'm. allem). Nom de divers minéraux pierreux, à structure lamellcuse.
spathaire [lè-re] n. m. (du gr. spathê, espèce). Dignité de la cour byzantine, garde du corps du souverain.
Spathe n. f. 'gr. spathê). Archêol. Sorte d'épee courte, que portaient les Gaulois et les Germains. Bot. Bractée plus ou moins développée, à bords recouverts d'un côté et recouvrants de l'autre, comme une oublie, et enveloppant l'inflorescence nommée spadice.
spathé,e ou spathacé, e adj. Qui est
muni d'une spathê.
spathelle [tè-le] n. f. Bot. Bractée qui sP*the enveloppe seulement une partie de l'inflorescence ou mémo une fleur unique. Chacune des pièces de la glumelle des graminées. Petite spathê-
spathidé, e adj. Qui est muni d'une spathê ou d'un organe analogue.
spathi fi cation [si-on n. f. Transformation de corps organiques en matières pierreuses.
spathifier \fU] v. a. <se
conj. comme prier.) Transformer en spath.
spathiflore adj Quia ses fleurs entourées d'une spathê.
spathiforme adj. Qui a 8pad'" '• c' ,pld'" is°lé l'apparence du spath. Bot. Qui a la forme d'une spathê.
spathique adj. Qui est de la nature du spath.
spathogénésie [zt] n. f. Origine, formation des spaths.
spatial [si-al], e, aux adj. (du lat. spatium, espace). Qui se rapporte à l'espace.
spatialiser [si-a-li-zé] v. a. Donner un caractère spatial. Projeter dans l'espace.
spatialité [si] n. f. Caractère de ce qui est spatial.
Spatulaire [li-re] n. m. Genre de poissons ganoïdes, propres aux eaux douces de l'hémisphère nord et renfermant de curieuses formes allongées, aplaties, à bouche large et à museau prolongé en spatule.
Spatule n. f. (lat. spathula). Instrument employé en chirurgie, pharmacie, peinture, etc., rond par un bout et plat par l'autre. Petite truelle de maçon pour faire les rejointoiements. Ornith. Genre d'oiseaux échassiers renfermantdesoiseaux voisins des ibis, et que l'on rencontre dans les régions chaudes des deux hémisphères. (Ils tirent leur nom de la forme de leur bec, dont les mandibules sont aplaties en spatule.)
— Encycl. Techn. La spatule du sculpteur est en bois ou en os poli. Les pharmaciens, les droguistes et les épiciers se servent de la spatule à peu près comme d'une cuiller, pour manipuler des corps demiliquides, des pâtes ou des graisses. Les ébénistes et menuisiers appliquent avec la spatule la colle forte
Spatule
Spatules : 1. De mouleur; 2. De marbrier; 3. *. A beurre; 5. De peintre : 6. De tanneur; 7, 8, 9. De pharmacien.
sur les parois des tenons et mortaises. La spatule sert au maçon pour faire les rejointoiements, les enduits en mortier de chaux ou de ciment. Dans les fonderies, on donne le nom de spatule à divers outils dont les modeleurs font usage pour la confection des moules.
Enfin, les tanneurs emploient une spatule, sorte de ringard terminé par une boule, pour remuer les peaux dans la fosse.
Spatule, e adj. Qui a la forme d'une spatule.
spatuler [lé] v. a. Battre et secouer le chanvre.
spatulifère adj. Qui porte des parties en forme de spatule.
spé n. m. Nom qu'on donne au plus ancien enfant de chœur de la cathédrale de Paris.
speaker [spî-Jceur] n. m. (m. angl. signif. celui qui parle). Président élu de la Chambre des communes, en Angleterre.
spécial, 6, aux adj. (lat. specialis ; de species, espèce). Particulier, affecté exclusivement à une chose : étude spéciale. Qui a une aptitude particulière ; hommes spéciaux. Armes spéciales, artillerie, génie. Mathématiques spéciales ou, n. f. Spéciale, dans certains lycées, classe où l'on s'occupe de mathématiques supérieures. Ant. Général, commun.
Spécialement [rnan] adv. D'une manière spéciale : s'intéresser spécialement à une science.
Spécialisation [za-si-onj n. f. Action de spécialiser, de se spécialiser.
Spécialiser [ze~] v. a. Désigner spécialement : "ien spécialiser ce qu'on veut. Se spécialiser v. pr. Adopter une spécialité : médecin qui se spécialise dans la dermatologie. Ant. Généraliser.
SPE
spécialisme [lis-me] n. m. Caractère spécial. Division en lavoir.
Spécialiste [lis-te] n. et adj. Qui s'adonne à une spécialité. Médecin qui s'attache à l'étude et à la cure d'un genre de maladies.
Spécialiié n. f. Qualité de ce qui est s; Branche d'étude, de travail, etc., à laquelle une personne se consacre : peintre qui fait «e;
■ a spécialité. Se dit d'un homme qui est doué d'un talent spécial, qui se livre à un travail spécial : consulter les spécialités médicales. Pharm. Médicament portant le nom de son inventeur, qui a seul le droit de le fabriquer. Dr. Détermination d'une chose spéciale. Fin. Affectation d'un crédit a un exercice ou à un groupe particulier de dé] Dr. Désignation spéciale des biens soumis a l'hypothèque, Ant. Généralité.
Spéciéité n. f. Nature, caractère d'espèce, chex un animal ou une plante.
species [spé-si-èss] n. m. (m. lat. signif. c, Nom des ouvrages d'histoire naturelle oU l'on décru les caractères des espèces.
spécieusement [ze-man] adv. D'une minière spécieuse : défendre spécieusement une théorie.
spécieux, euse [si-eu, eu-ze] adj. (du lat speciosus, beau). Qui n'a qu'une apparence de vérité et de justice : argument spécieux. N. m. Ce qu'il y a de spécieux : le spécieux d'un argument.
spécificatif, ive adj. Seditdes mots qui restreignent a une partie d'un tout ce qui semblait dit du tout dans son entier.
Spécification [si-on] n. f. Action de spécifier. Or. Action de faire avec la matière d'autrui une chose d'une espèce nouvelle (par exemple, le travail du bijoutier qui fait une bague avec de l'or qui ne lui appartient pas).
— Encycl. Dr. La spécification est une forme de l'accession d'une chose mobilière à une autre chose mobilière. V. accession.
Spécifiçiste [tit-te] n. m. Médecin qui fait principalement reposer l'étude des maladies sur la détermination de leur spécificité.
spécificité n. f. Qualité de ce qui est spécifique : spécificité d'un microbe. Propriété d'une maladie dont les caractères sont précis et constants, et dont la cause est toujours semblable.
spécifier [fi-ê] v. a. (Seconj. comme prier.) Déterminer spécialement, en particulier, en détail : la loi ne peut pas spécifier tous les cas de délit. Philos. Donner le caractère de l'espèce à : l'étendue est le caractère qui spécifie la matière.
spécifique adj. (du lat. species, espèce, et facere, faire). Qui appartient à l'espèce : caractère spécifique; nom spécifique. Qui est caractéristique d'une espèce morbide : microbe spécifique de la tuberculose. Pesanteur spécifique, rapport de la masse, du poids d'un corps à son volume. Poids spécifique absolu, nombre de grammes que pèse l'unité du volume. Poids spécifique relatif ou densité, v. densité. Population spécifique, rapport du chiffre de la population d'une contrée à son étendue superficielle. Droits spécifiques, droits de douanes perçus d'après la nature des produits importés, par opposition aux droits ad valorem, fixés d'après la valeur des objets. N. m. Médicament qui agit spécialement contre une affection déterminée : le quinquina est un spécifique contre la fièvre paludéenne.
spécifiquement [ke-man] adv. D'une manière spécifique.
spécimen [spé-si-mèri] n. m. (mot lat. signif. modèle). Echantillon, modèle : trouver un spécimen d'une nouvelle famille d'insectes. Adjectiv. : numéro spécimen d'une publication. PI. des spécimens.
spéciosité [si] n. f. Caractère spécieux : la spéciosité d'un argument.
Spectacle [spik] n. m. (lat. spectaculum'. Tout ce qui attire le regard, l'attention : le spectacle de la nature. Représentation théâtrale : aimer le spectacle. Mise en scène luxueuse : féerie à grand spectacle. Etre en spectacle, service de spectacle, se (tonner en spectacle, être exposé, s'exposer à l'attention, aux critiques du public.
— Encycl. Adm. Droit des pauvres. Une taxe dite droit des pauvres est prélevée au profit des hospices, hôpitaux, bureaux de bienfaisance, sur le produit des spectacles, bals, concerts et autres lieux de plaisir publics. Elle est du dixième en sus des billets pour les théâtres, spectacles quotidiens ou semiquotidiens, les panoramas, cirques, hippodromes, salles de curiosité, les concerts quotidiens ; d'un quart de la recette brute pour les bals publics, feux d'artifice, concerts non quotidiens, etc., et en général pour tous les lieux de réunion ou de fête où l'on entre en payant. Elle est exigible dans les lieux où l'on entre sans payer, mais où se trouvent des jeux, danses, concerts, etc., soumis à rétribution. Sont exonérés les saltimbanques, directeurs de jeux ou marionnettes en plein air, etc.
Quand un entrepreneur de spectacles s'engage à verser une somme â forfait et qu'ensuite il ne donne pas de représentation, le droit des pauvres n'est pas dû.
Spectacles (Lettre sur les), ouvrage de J.-J. Rousseau, écrit pour critiquer l'article Genève de la Grande Encyclopédie, par d'Alembert, et dirigé aussi contre Voltaire (1768). Rousseau y développe cette thèse que le théâtre est mauvais parce qu'il flatte les passions bien loin de les corriger, et qu'il est une école de corruption pour les comédiens et les comédiennes. Il y porte des jugements sévères. parfois paradoxaux, sur la comédie de Molière et sur le théâtre de Voltaire.
Spectacle dans un fauteuil (le), recueil de vers publié par A. de Musset (1832), où l'on trouve le drame sombre : la Coupe et les lèvres ; la charmante comédie A quoi rêvent les jeunes filles ? le conte spirituel et galant Namouna, et l'élégie le Saule.
Spectaculaire [spêk, lè-re] adj. Qui concerne les spectacles : almanach spectaculaire.
spectateur, trice [spèk] n. (lat. spectator, trix). Qui est témoin oculaire d'un événement. Personne qui assiste à une cérémonie publique, à une représentation théâtrale.
Spectateur (le), feuille périodique, publiée à Londres par Addison, depuis le Ie' mars 1711 jusqu'au 20 décembre 171 4- (avec une interruption de deux ans), d'abord avec la collaboration de Steele :
SPE
c'est un tableau de mœurs et une peinture satirique des ridicules et des moeurs de la société anglaise. Addison s'y proposait de substituer, à l'âme anglaise de son temps, ignorante, brutale, et éprise des seuls plaisirs physiques, une ame morale, lésante et polie. — Sur le modèle du Spectateur d' Addison, Marivaux fonda le Spectateur français (1722-17231. Spectral, e. aux [spèk] adj. (de spectre). Qui a le caractère d un spectre, d'un fantôme ; qui se rapporte aux spectres : (listons spectrales. Qui concerne le spectre solaire : analyse spectrale.
— Encïcl. Phys. Analyse spectrale. Les raies obscures qui existent dans le spectre de la lumière solaire furent découvertes par Wollaston en 1802 et étudiées par Frauenhofer en 18l.:>. Celui-ci les désigna par des lettres. Si l'on observe les spectres de différentes sources constitués par des corps à l'état de gnz ou de vapeurs incandescentes, on constate des différences caractéristiques ; la flamme du sodium est jaune et donne deux belles raies jaunes (D), celle du cuivre ou de l'argent est verte et donne des raies vertes; celle de la strontianc donne des raies rouges, etc. On obtient les spectres de ces divers métaux en introduisant un de leurs sels dans la flamme d'un brûleur Bunsen. Inversement l'étude du spectre permet de déceler une quantité même infinitésimale d'un corps et la présence de raies qu'il était impossible d'identifier avec les raies données par les corps connus a permis de découvrir certains métaux qui n'avaient pas encore été isolés : le rubidium, le caesium, le thallium, l'indium, le gallium, etc.
Mais ce n'est pas tout; si un rayon lumineux traverse une vapeur de sodium, le spectre correspondant présentera deux raies obscures aux lieux où la flamme même du sodium eût donné deux belles raies brillantes ; c'est le phénomène du renversement des raies Tout corps absorbe lui-même les radiations qu'il serait capable d'émettre ; c'est pourquoi il a suffi d'identifier les raies de Frauenhofer avec celles des corps simples pour connaître la composition du soleil. Les planètes nous réfléchissent la lumière solaire, mais il y a de nouvelles bandes d'absorption dues aux atmosphères de ces astres. L'analyse spectrale est l'instrument d'investigation le plus précieux pour un grand nombre de phénomènes : aurores boréales, lumière zodiacale, etc.
spectre [spèh-tre] n.m.(lat. spectrum). Fantôme, figure fantastique, visible, mais impalpable : spectre hideux. Fig. Epouvantail : le spectre de la guerre. Personne grande, hâve et maigre : c'est un véritable spectre. Physiq. Spectre solaire, ensemble de rayons colorés, résultant de la décomposition de la lumière solaire. (V. la planche peinture.)
— Excvcl. La lumière blanche est formée par la superposition d'un certain nombre de couleurs dites simples, qui, n'ayant pas le même indice de réfraction, se séparent (dispersion) après avoir traversé un prisme de verre. En prenant une source de lumière convenable, on obtient, après réfraction, les différentes couleurs composantes étalées dans l'ordre suivant : violet, indigo, bleu, jaune, orangé, rouge; cet ensemble constitue le spectre. Inversement, la superposition des divers rayons colorés que nous venons de citer constitue la lumière blanche. En particulier, si on fait tourner un disque de carton divisé en secteurs colorés dans l'ordre de décomposition (disque de Newton), on obtient à l'œil la sensation de lumière blanche, et cela à cause de la persistance des impressions lumineuses sur la rétine de l'œil.
Il existe, dans le spectre solaire, des raies obscures appelées raies de Frauenhofer ; d'ailleurs, il en est de même si les rayons solaires sont tamisés par une couche de gaz ou des vapeurs ; ce sont des raies d'absorption, et les spectres correspondants sont des spectres d'absorption. Ces spectres d'absorption pour notre atmosphère et pour les différents gaz ou vapeurs sont caractéristiques.
D'ailleurs, Kirchhoff et Bunsen, en colorant une flamme de gaz d'éclairage par certains sels métalliques, ont constaté que le spectre correspondant était formé de bandes brillantes et colorées. Ils ont montré en outre que les flammes du gaz d'éclairage dans lesquelles on introduit certains sels métalliques absorbent les rayons de même réfrangibilité que ceux qu'ils émettent. L'étude des raies des spectres constitue une véritable analyse. V. SPECTRAL.
— Théâtr. L'apparition des spectres au théâtre est un truc basé sur la propriété que possèdent les glaces sans tain de refléter, lorsqu'on les place sur un fond sombre , les objets éclairés placés devant elles. Ainsi, dans la figure ci-contre, la glace (A) reflète un personnage (Bj éclairé et placé dansles dessous ; "ce personnage paraît être en réalité sur la scène (C)'pour les spectateurs de la salle (D). Par ce moyen, il est facile de figurer sur le théâtre une scène entre un personnage réel et un personnage irréel, à condition de régler
les mouvements du premier qui. n'étant plus placé comme les spectateurs, ne voit, lui, aucun spectre. spectrographe [spik] n m. de spectre, et du gr. graphein, écrire). Spectroscope ordinaire, dans lequel l'oculaire de la lunette est remplacé par une plaque photographique.
spectrohéliographe [spik a. m. (de spectre, et de héliographe), instrument de physique, servant à photographier les détails de la surface solaire, en utilisant la lumière provenant d'une radiation unique du spectre.
spectromètre [spèk] n. m. Syn. de n
TROSCOPE.
spectrométrie [spèk, tri] n. f. (de speclromi
tre). Syn. de spectroscopie.
spectre-métrique [spik] adj. Syn. de siec-
TROSCOPIQUE.
spectronatromètre [spèk] n. m. Appareil
pour le dosage spectral de la soude.
spectre-photographie [spèk, rr n f. Application de la photographie a l'étude du spectre dr>
diverses sources lumineuses.
spectrophotomètre [spèk] n. m. Appareil
formé par la combinaison du spectroscope et d'un photomètre.
Spectroscope [spek-tros-ko-pe] n. m. (de spectre, et du gr. skopein, regarder). Physiq. Appareil destiné a étudier les différents spectres, particulièrement dans la disposition des raies qu ils présentent.
spectroscopie [spèk-tros-ko-pt] n. f. (de spectroscope). Etude du spectre lumineux : la spectroscopie a permis de déterminer la composition chimique du soleil.
SpeCtrOSCOpique [spèk-tros-ko] adj. Qui se rapporte à la spectroscopie ; méthodes spectroscopiques.
spectroscopiquement [ spèk-tros-ko-pi-ke-
mail] adv. D'une manière spectroscopique.
spectroscopiste [spek-tros-ko-pis-te] n. Celui ou celle qui s'occupe de spectroscopie-
spectro-tubérantiel, elle adj. Relatif aux
protubérances solaires.
spéculaire Uê-re] adj. (du lat. specularis, transparent). Se dit des minéraux composés de feuillets brillants. Pierre spéculaire, mica. Ecriture spéculaire, écriture dans laquelle les lettres et les mots se suivent de droite à gauche, conme dans un miroir.
spéculaire [/ère] n. f. Bot. Genre de campanulacées, renfermant des plantes indigènes d'Europe, qui croissent dans les terrains calcaires, et dont les fleurs violettes ont une corolle rotacée. (La spéculaire miroir ou miroir de Vénus, commune dans les moissons se consomme en quelques régions en guise de salade.)
spéculateur, trice n. (lat. speculator, trix). Personne qui ne s'occupe que de la théorie. Qui fait des spéculations de banque, de commerce, etc.
spéculatif, ive adj. (du lat. speeulari, observer). Qui a pour objet l'étude purement théorique des choses : esprit spéculatif ; philosophie, science, idées spéculatives. N. m. Celui qui se livre à la spéculation pure.
Spéculation [si-on] n. f. (lat. speculatio). Examen, étude théorique. Théorie, par opposition à pratique : cela n'est bon que dans la spéculation. Combinaisons, opérations en matière de bourse, de commerce, etc. : se ruiner en spéculations hasardeuses. Jeux. Jeu de cartes ainsi nommé parce que les atouts sont vendus aux enchères.
— Encyci.. Fin. Arbitrage. 'L'arbitrage est une opération par laquelle un spéculateur, commerçant où banquier, cherche à tirer un bénéfice des écarts de prix existant au même moment pour une même valeur sur différents marchés. Les arbitrages peuvent porter sur des marchandises, sur des valeurs de Bourse, sur des effets de commerce, et même sur les monnaies et métaux précieux.
Supposons qu'à Berlin le papier sur Londres soit relativement bon marché, le papier sur Paris cher, alors qu'en même temps à Londres le papier sur Paris soit bon marché :1e banquier berlinois pourra acheter des effets sur Londres, les y envoyer, et acheter en retour du papier sur Paris [qu'il revendra à Berlin même. En vertu de la loi de l'offre et de la demande, cette opération entraînera le relèvement du prix du papier sur Londres, et fera baisser le papier sur Paris à Berlin.
Les arbitrages peuvent encore prendre la forme d' « opérations à terme sur marchandises ». Le commerce international y recourt quotidiennement sur les céréales, les cafés, les cotons, les métaux, les pétroles.
Spéculative n. f. Théorie. (Vx.)
spéculativement [man] adv. D'une manière spéculative.
SpéCUlatOire n. f. Interprétation des phénomènes de la nature, dans les sciences occultes.
spéculer [lé] v. n. (lat. speeulari). Méditer, raisonner, faire de la théorie pure : spéculer sur la métaphysique. Faire des combinaisons, des opérations de finance, etc., basées sur les événements,
Spectre.
la politique, etc. ; spéculer sur tes grains, sur la rente. Fig. Compter pour réaliser un gain : spéculer sur ta bêtise humai le.
SpéCUlifère adj. Zool. Qui porte des taches en forme ou en façon de miroir.
spéculum [spé-ku-loni] ou spéculum [lom n. m. (m. lat. signif. miroir). Instrument dont se sert le chirurgien pour élargir certaines cavités du corps (vagin, nez.
oreille, etc.) et en faciliter l'examen.
PI. des spéculum ou spéculum*.
— Encyci.. Le spéculum vaginal est le type de ce genre d'instruments ; connu des Romains, il fut mis en honneur au xvm« siècle par Récamier. Il permet le diagnostic de beaucoup de maladies vaginales et utérines. Il existe des spéculums pour les oreilles, le nez, l'anus, etc.
Spéculums: 1. De Fer^usse-n ; 2. De Cusco : 3. l'our le bain.
SPE
Speech [spitch'] n. m. (m. angl). Discours de circonstance : prononcer un speech. Discours répondant à un toast.
Speicher, bourg de Suisse (cant. d'Appenzell, Rhodes-Extérieures); 3. (HO h. Industrie laitière, tissage. Broderie.
SpeiSS [spêss] n. m. Minerai de nickel qui a subi un premier grillage.
Speke (John Hanning), voyageur anglais, né à Jordans (Somerset), m. près de Bath (1827-1864). Il explora le centre de l'Afrique, où il découvrit le lae Victoria.
spéléologie [ji] n. f. (du gr spelaion, caverne, et logos, discours). Etude de la formation des cavités naturelles du sol (grottes, cavernes, sources, etc.).
SpéléolOgique adj. Relatif à la spéléologie.
Spéléologue [lo-ghe]ou lîiTfSÇïT^ SpéléolOgiste[Jis-(e]n.m. ►- ' ■ S\
Celui qui s'occupe de spéléologie. "—— "
SpélerpèS [pess] n. m. Speke-
Genre de batraciens, renfermant dos salamandres aquatiques du continent américain.
spélonque [lon-ke] n. f. (lat. spelunca). Caverne. Fig. Retraite. (Vx.)
spen n. m. Pcch. Nom de chacune des dix pièces dont l'ensemble constitue le filet appelé sardinal.
Spencer [spin-sèr] n. m. (m. angl.; du n. de lord Spencer [John-Charles]). Habit sans basques. Dolman très ajusté, garni de brandebourgs, que portaient les officiers de l'ancien corps d'état-major, surtout en Afrique. Espèce de corsage sans jupe.
Spencer, grande famille anglaise qui tire son origine de Rooert Despenser, intendant de Guillaume le Conquérant, et des deux Despenscr, favoris d'Edouard II. Elle a donné à l'Angleterre de brillants représentants sous les noms de comtes de Sunderland et de ducs de Marlborough.
Spencer [spin-sèr] (Herbert), philosophe anglais, ne à Derby, m. à Brighton ( 1820-1903 ). Il est le fondateur de la philosophie évolutionniste en Angleterre (v. évoll-tionnisme) ; et il a écrit, entre autres ouvrages :
les Premiers Principes, Principes de biologie, de psychologie, de sociologie, de morale évolutionniste, l'Individu contre l'Etat, etc. Sa morale et sa sociologie sont essentiellement individualistes.
SpendiUS, esclave romain, l'un des chefs de la guerre des mercenaires révoltés contre Carthage.Amilcarle fitmettreencroix(239av. J.-C).
Spener (Philippe-Jacob), théologien allemand, né à Ribeauvillé, m. à Berlin (1635-1705). Il fut le fondateur du piétisme, dont il exposa les principes dans son ouvrage; Pia desideria.
Spenser [spin-sèr] (Edmond), poète anglais, né et m. à Londres (15^2-1599); auteur du Calendrier du berger, de la Heine des fées.
C'est un écrivain à la fantaisie luxuriante, à l'imagination noble et pure, à la langue brillante et pleine d'allégories. V. Veine des fées.
SpéOS [oss] n.m. (gr.signif.
caverne, souterrain). Archéol.
Nom donné aux souterrains de l'ancienne Egypte.
SperchiUS [spèr-ki-uss] (le), auj. Bellada, fleuve de l'ancienne Grèce descendant du Pinde et qui se jette dans le golfe Maliaque.
spergulaire [spèr-ghulè-re] n. f. ou spergularia
n. m. Genre de caryophyllacées, voisines des spergules, et dont une espèce, la spergule rouge, qui croit dans les terrains calcaires des régions tempérées, a été employée comme diurétique.
spergule [spèr-ghti-le] n. f. Genre de caryophyllacées, renfermant des plantes ix fleurs pourvues de cinq petits stipules, et que l'on appelle aussi spargoule , spergoule , spargoute, spergoute ou espargoute.
— Encycl. Les spergules (spcrgula) sont cultivées en certaines régions comme fourrages verts et on les prétend aptes à augmenter la sécrétion lactée des vaches.
sperkise] spèr-ki-ze]n:(.
Sulfate naturel de fer.
spermaceti[s;)iv-im< se]
n. m. (dugv.sperma, semence, et du lat. ceti, de baleine). Nom scientifique du blanc de baleine. Matière grasse et blanche, qui se trouve dans le crâne du cachalot.
spermacoce [sphr]
n.m. Genre de rubiacées, corn-
Herbert Spencer.
Spenser.
prenant des plantes herbacées
Spergule.
et des sous-arbrisseaux des régions tropicales. (Plusieurs sont vomitives.)
spermathèque [spèr]- ou spermatothè-
que n. f. 'du gr. sperma, atos, semi ice ei thékê, boîte). Poche copulatrice de l'abeille femelle ou reine. (Elle sert à la mère à féconder elle-même les œufs qu'elle pond pendant plusieurs années, après s'être accouplée une seule fois pour toutes.)
Spermatide [spèr] n. f. Spermatozoïde nouveau, dérivant de la bipartition successive des sperinatocytes.
SPE
spermatie [spir-ma-tt] n. f. Spore de champignons lies petite, ayant la forme d'un bâtonnet, et naissant sur les rameaux qui tapissent l'intérieur des spermoqonies.
spermàtine [spèr] n. f. Substance extraite du sperme.
Spermatique [spèr] adj. (gr. spermalikos). Qui appartient au 6perme. Artère spermatique, artère qui naît de l'aorte au voisinage de l'artère rénale et se termine au testicule. Cordon spermatique, cordon composé de l'artère, des veines et des nerfs spermatiques, de vaisseaux lymphatiques et du conduit spermatique ou canal défirent et détendant du testicule jusqu'à l'orifice interne du canal inguinal. Veines spermatiques, veines qui accompagnent l'artère spermatique, et dont les varices constituent la varicocrle.
spermatisé [spèr, si], e adj. Qui contient du sperme
spermatisme [spèr-ma-tis-me] n. m. Système qui plaçait dans le sperme du mâle toutes les parties essentielles de l'embryon.
spermatiste n. m. v. spermiste.
SpermatOblaste [spèr, blas-le] n. m. fdu gr. sperma, atos, semence, et blaslos, germe). Nom de cellules jeunes ou germinales des culs-de-sac testiculaires, origine des spermatozoïdes.
SpermatOCèle [spèr] n. f. (du gr. sperma, atos, semence, et kèlê, tumeur). Tumeur douloureuse, due à la rétention du sperme dans les canaux de l'épididyme et du testicule par obturation temporaire de ces conduits.
SpermatOCyStite [spèr, sis-ti-te] n. f. Inflammation des vésicules séminales.
Spermatocyte [spèr] n. f. (du gr. sperma, atos, semence, et kutos, cellule). Spermatogonie qui, cessant de se diviser, se met à grossir, et donne ultérieurement, par deux divisions successives, lesspermatides.
spermatogénèse [spèr, nè-ze] n. f. (du gr. sperma, atos, semence, et yenesis, formation). Biol. Ensemble des processus évolutifs qui aboutissent à la formation des spermatozoïdes.
— Encvcl. Dans les culs-de-sac tcsticulaires ou l'endothélium des canaux séminifères, on rencontre des éléments histologiques jeunes oucellules germinales, qui donnent naissance, par une série de transformations successives, aux spermatozoïdes.
Chez les végétaux, la spermatogénèse existe aussi. L'anthéridie des cryptogames donne les cellules mères des. anthérozoïdes et l'anthère des phanérogames donne les cellules mères du pollen.
Spermatogonie [spèr, ni] n. f. (du gr. sperma, atos, semence, et gonos, naissance). Cellule du tube séminifère, qui se divise en un grand nombre de fois en diminuant de volume.
Spermatograplie [spèr] n. m. (du gr. sperma, atos, semence, et graphein, écrire). Auteur d'une spermatographie.
spermatographie [spèr, f{] n. f. Bot. Description des grains des végétaux.
spermatographique [spèr] adj. Qui appartient, qui a rapport à la spermatographie.
Spermatolépide [spèr] n. m. Genre de myrtacées, renfermant de grands arbres de la Nouvelle-Calédonie, dont plusieurs espèces fournissent des bois d'ébénisterie.
spermatologie [sptr,ji] n. f. (du gr. sperma, atos, semence, et (030s, discours). Etude sur le sperme.
SpermatolOgique [sptr] adj. Qui a rapport à la spermatologie.
spermatologue [sptr] ou spermatolo-
glSte [jis-te] n. m. Qui s'adonne à la spermatologie.
Spermatomère n. m. Syn. de spermatocyte.
SpermatOpé, e [spèr] adj. (du gr. sperma, atos, semence, et poiein, faire). Se dit des aliments très nutritifs qui passent pour augmenter la sécrétion du sperme.
spermatophore [sptr] n. m. (du gr. sperma, semence, et phoros, qui porte). Capsule contenant des paquets de spermatozoïdes, et qui s'observe surtout chez les céphalopodes.
Spermatorrhée [spèr-mato-rè] n. f. (du gr. sperma, atos, semence, et rhein, couler). Méd. Pertes séminales involontaires.
— Encycl. Les pertes séminales qui se produisent la nuit chez des individus continents constituent une évacuation naturelle. Il en est autrement des pertes fréquentes, d'abord nocturnes seulement, puis nocturnes et diurnes. La constipation, les hémorroïdes, la malpropreté du prépuce sont les causes les plus fréquentes. Le traitement est celui de la cause.
spermatorrhéique [spèr-ma-to-ré] adj. Qui
a rapport a la spermatorrhée.
SpermatOSome [spèr-ma] n. m. (du gr. sperma, atos, semence, et soma, corps). Elément séminal non encore arrivé à maturité, et qu'on trouve en pleine transformation dans les canaux séminifères du testicule.
spermatozoïde ou spermatozoaire
[spèr, zo-t-re] n. m. (du gr. sperma, atos, semence, zôon, animal, et eidos, forme). Elément caractéristique du sperme, qui se fusionne avec l'ovule mûr dans le phénomène de la fécondation.
— Encycl. Les spermatozoïdes diffèrent de forme avec les espèces. Ils sont essentiellement constitués par une tête ovoïde, dont la pointe antérieure présente un petit globule clair et un long filament axile, la queue.
Le spermatozoïde progresse la tête en avant, par suite des ondulations de la queue.
Spermatule n. m. Syn. de spermatozoïde.
Sperme [spèr-me] n. m. (du gr. sperma, semence). Physiol. Substance complexe, produite par les organes génitaux des animaux mâles et contenant comme éléments essentiels les spermatozoïdes.
sperme, e [spèr] adj. Bot. Se dit des plantes qui ont des organes reproducteurs visibles.
spermiducte [spèr] n. m. (du gr. sperma, semence, et du lat. duc tus, conduit). Ensemble des voies génitales du mâle.
spermique [spèr] adj. Bot. Qui a rapport à la graine des végétaux.
spermiste [spèr-mis-te] ou spermatiste
■'.■■/ 11 1 ma-lis-te] n. m. Partisan d'une théorie de la fécondation, qui attribue à l'homme ou au maie le rôle de beaucoup le plus efficace, la femme ou la femelle parai lant ne fournir que le moule dans lequel se développera le fœtus.
spermocentre [spèr-mo-sen-tre] n. m. Centro-
Bomfi du spermatozoïde.
spermoderme [spèr] n. m. fdu gr. sperma, semence, et derma, peau). Bot. Tégument propre de la graine.
spermredie [sptr-mi-dt] n. f. Bot. Nom donné a Vergot des céréales.
spermogonie [spèr, ni] n. f. (du gr. sperma, semence, et i/onos, naissance). Fructification accessoire de divers champignons ayant la forme de petites bouteilles et donnant naissance, à leur intérieur, à de petites spores en bâtonnets appelées spermaties.
spermolepsiS [spêr-mo-lèp-siss] n. m. Genre de inyrtacées, dont le type, dit aussi chêne gomme, fournit une gomme dure et noirâtre.
spermolithe [spèrY n. m. (du gr. sperma, semence, et lithos, pierre). Pathol. Calcul des vésicules séminales ou des canaux spermatiques.
spermophage [spèr] n. m. Genre d'insectes coléoptères pnytophages, communs aux environs de Paris et répandus sur tout le globe.
spermophile [spèr] n. m. Genre de mammifères rongeurs de la famille des sciuridés, répandus sur l'hémisphère nord. (Ce sont de petits animaux à queue peu touffue, à pelage assez épais, qui creusent des terriers où ils entassent des graines pour l'hiver ; ils sont pourvus d'abajoues volumineuses. L'espèee type, spermophilus citillus, est commune de l'Autriche à la Sibérie.)
Spermophore [spèr] adj. (du gr. sperma, semence, et phoros, qui porte). Bot. Qui porte des graines ou des corpuscules reproducteurs apparents. N. m. Placenta ou péricarpe des plantes.
Speroni degli Alvarotti (Sperone), littérateur italien, né et m. à Padoue (1500-1388),- auteur de dialogues imités de Platon et d'une.tragédie : Canace e Macarea (1346).
spes altéra Romae , mots lat. signif. : Second esjioir de Borne. Fin d'un vers de Virgile (Enéide, XII, 168), qui se rapporte à Ascagne, fils d'Enée.
Spet [spè] n. m. Ichtyol. V. sphyréne.
Spetzia, île de l'Archipel, sur la côte du Péloponèse et à l'entrée du golfe de Nauplie ; 20.000 h. La ville a 4.000 h. Bon port.
SpeilSippe, philosophe grec, né à Athènes entre 393 et 3'J3 av. J.-C, m. vers 334 av. J.-C, neveu de Platon, à qui il succéda dans la direction de l'école platonicienne.
Spezia (la) ou La Spezzia, v. d'Italie (Ligurie), prov. de Gènes ; 31.600 h. Port militaire, le plus important de l'Italie. Chantiers de constructions navales.
sphacèle n. m. (gr. sphakelos). Gangrène sèche.
sphacélé, e adj. Affecté de sphacèle.
Sphacéler [lé] v. a. (Change é en è devant une syllabe muette : je sphacèle, ils sphacèleut.) Pathol. Gangrener profondément.
Sphacélie [H] n. f. Champignon du groupe des tuberculariées, dont l'espèce la plus connue est la sphacélie des moissons, forme sporifère secondaire du claviceps pourpre, qui produit l'ergot du seigle.
sphacélisme [lis-me] n. m. Production du sphacèle. Disposition au sphacèle.
Sphaetérie [sfak-té-ri], petite ile de la Grèce ancienne, dans la mer Ionienne, vis-à-vis du port de Pylos. Cléon y fit prisonnière une petite armée Spartiate (425 av. (J.-C). Auj. Sphagia.
sphaerella [sfé-rèl-la] n. m. Genre de champignons ascomycètes, de la famille des sphériacées, renfermant des formes microscopiques qui, la plupart du temps, vivent en parasites sur les feuilles vivantes (fraisier, oseille, betterave) où leur agglomération forme des taches pâles.
Sphaerium [sfi-ri-om']n.m. Genre de mollusques lamellibranches, voisins des cyrènes et renfermant une soixantaine d'espèces répandues sur tout le globe.
SphaerobolUS [sfé, luss] n. m. Genre de champignons gastéromycôtes, dont on connaît quatre ou cinq espèces, vivant sur le fumier et les matières végétales en décomposition.
Sphaerocarpe [sfé] n. m. Genre d'hépatiques, renfermant des plantes à thalle arrondi, à fruits globuleux, qui croissent dans les terrains humides des régions tempérées.
sphaeropsidées [sfé-rop-si-dé] n. f. pi. Famille de champignons pyrénomycètes, dont les spores se développent sur des filaments contenus dans le périthèce. S. une sphsropsidée.
sphaeropsis [sfé-rop-siss] n. m. Genre de champignons, type de la famille des sphseropsidées, renfermant des formes à périthèce globuleux, à spores fuligineuses, qui vivent sur les feuilles, les écorces et les bois, dans l'Amérique du ilord.
sphaerothèque [sfé] n. f. Genre de champignons ascomycètes, de la famille des périsporiacées, voisins de l'oïdium, et qui attaquent les feuilles de certaines plantes (blanc des feuilles du pécher, du rosier, etc.).
sphagnacées [sfa-gna-sé] n. f. pi. Famille de mousses sphagninées : sur les sols humides les tiges des sphagnacées forment souvent un véritable tapis très feutré. S. une sphagnacée.
— Encycl. Cette famille renferme des végétaux aquatiques, remarquables par la structure de leur appareil végétatif, constitué par des assises de cellules qu'enveloppe une gaine jouant le rôle de tube abducteur, où passe l'eau. Tandis que la tige supérieure s'allonge en développant de nouvelles feuilles, la tige inférieure meurt, mais contribue encore à la distribution de l'eau vers les parties hautes.
Sphagninées {sfa-gnilié] n. f. pi. Ordre de mousses, caractérisées par la présence d'un pseudopode et renfermant, entre autres familles, celle des sphagnacées. S. une sphagninée.
Sphaigne [sfè-gne] n. f. Genre de mousses, type de la famille des sphagnacées, renfermant des plantes
SPH
à rameaux grêles et étalés, couverts de petites feuilles imbriquées généralement blanchâtres, qui végètent surtout dans les marais et contribuent à la formation de couches de tourbe. En certaines régions, on les utilise pour emballer les objets fragiles ou, séchées, pour confectionner des paillasses.)
sphargis [jiss] n. f. Genre de reptiles chéloniens, renfermant des tortues marines, dont une
Sphargis.
espèce, la sphargis coriace ou tortue luth (dermatchelys coriacea), qui habite la mer Rouge et l'océan Indien, atteint 2 mètres de long et un poids de 600 kilogrammes.
sphécode n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, répandus sur le globe, et dont une espèce, sphécode bossu, est commune aux environs de Paris.
sphégidéS [dé] n. m. pi. Famille d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, dont le genre sphex est le type. S. un spltégidé. (On disait autrefois
SPHÉG1ENS.)
sphène n. m. Silico-titanate naturel de chaux, abondant dans les micaschistes et les gneiss.
SphéniSCidéS [nis-si-dé] n. m. pi. Famille d'oiseaux palmipèdes, dont le genre sphénisque est le type. S. un sphéniscidé.
Sphénisque [nis-ke] n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes, type d'une famille dite des sphéniscidés, et qui renferme des manchots de la région du Cap.
Sphéno-basilaire adj. Anat. Qui est commun à l'os sphénoïde et à l'apophyse basilaire de l'occipital.
Sphénodonn. m. Genre de reptiles rhynchocéphaliens, propres à la Nouvelle-Zélande, et dont l'unique espèce (sphenodon punctatus ou hatteria punctata) est une sorte de grand lézard (0m,50 à O^.ôO de long), qui vit au bord des eaux.
sphénoïdal, e, aux [no-i] adj. Qui a rapport au sphénoïde. Pente sphénoldale, pente qui correspond à l'angle supérieur et externe de l'orbite, et livre passage aux vaisseaux et nerfs de l'orbite, l'artère ophtalmique exceptée.
sphénoïde [no-i-de] adj. (du gr. sphèn, coin, et eidos, aspect). Os sphénoïde, un des os de la tête, à la base du crâne. N. m. le sphénoïde.
— Encycl. De forme irrégulière, le sphénoïde est un os impair, symétrique. Il se compose d'un corps médian et de pièces latérales. Le corps a une forme cubique; sa face supérieure constitue la selle larcique. Des faces latérales se détachent les ailes du sphénoïde (petites ailes et grandes ailes).
sphénoïdien, enne [di-in, ë-ne] adj. Qui se rapporte au sphénoïde.
sphéno-maxillaire adj. Anat. Se dit dune fente située à l'angle externe et inférieur de l'orbite.
Sphèno-orbitaire adj. Portion antérieure du corps du sphénoïde, distincte chez le foetus.
Sphéno-palatin, e adj. Qui a rapport au sphénoïde et au palais. Artère sphéno-palatine, artèra qui termine la maxillaire interne.
Sphéno-pariétal, e, aux adj. Qui appartient aux os pariétal et sphénoïde.
sphénophore n. m. Genre de coléoptères rynchophores, renfermant des calandres répandues sur tout le globe, et dont une espèce vit aux enviions de Paris.
sphénophyllum [fil-lom'] n. m. Bot. Genre de lycopodiacées fossiles.
Sphénoptère n. m. Genre d'insectes coléoptères serricornes, renfermant des buprestidés bronzés ou cuivreux, répandus sur tout le giobe.au nombre de cent cinquante espèces, dont deux vivent dans le midi de la France.
Sphénoptéridées [dé] n. f. pi. Famille de fougères fossiles, dont le genre sphénoptéris est le type. S. une sphénoptéridée.
sphénoptérife [rîss] ou sphénoptéride
n. fT Genre de fougères, fossiles dans les terrains houillers.
sphénorhynque [rin-ké] n. m. Genre d'oiseaux échassiers renfermant des cigognes qui habitent l'Afrique occidentale.
Sphéno-temporal, e, aux adj. Qui appartient au sphénoïde et au temporal.
sphénotribe n. m. Chir. Sorte de céphalotribe, muni d'un perce-crâne à tige recourbée.
sphère n. f. (dugr. sphaira, boule). Globe, corps solide tel que toutes les lignes tirées du centre à la surface sont égales. Sphère céleste, orbe immense qui entoure notre globe de toutes parts, et auquel les étoiles semblent attachées. Spnère armillairc, v. ARMiLi.AiRE. Espace dans lequel les anciens astronomes pensaient qu'une planète accomplit son cours : la sphère de Saturne. Globe représentant la surface de la terre ou la position apparente des astres dans la voûte céleste. Fia Milieu dans lequel l'autorité, le talent de quelqu'un, l'action, l'influence d'une chose produisent leur plein effet : être hors de sa sphère. Sphère d'activité, espace dans lequel s'exerce l'action d'un agent naturel ou d'une personne. Poét. Sphères éternelles, le ciel.
— Encycl. La sphère peut être considérée comme engendrée par un demi-cercle tournant autour de son diamètre. Les sections planes de la sphère sont des cercles ; un cercle dont le plan contient In centre de la sphère est un grand cercle, les autre»
Génération
de la sphère à l'aide
d'un demi-cercle.
SPH
sections sont dos petits cercles ; un grand cercle a même rayon que la sphère. On appelle pôles d'un cercle trace sur la sphère les extrémités d'un diamètre perpendiculaire au plan du cercle. Chacun des pôles d'un cercle est à égale dislance de tous les points de la circonférence du cercle. Quatre points déterminent une sphère, c'est-à-dire que, par quatre points de l'espace, dont trois ne sont pas en ligne droite et qui ne sont pas tous dans un même plan, on peut l'aire passer une sphère et une seule.
On appelle zone une portion de la surface de la sphère comprise entre deux plans parallèles ; elle est engendrée par un arc de cercle tournant autour d'un diamètre qui ne le traverse pas.
L'aire d une zone a pour mesure le produit des mesures de la circonférence d'un grand cercle et de sa hauteur (distance des deux plans parallèles). Si des deux plans sécants parallèles qui interceptent une zone, l'un est tangent à la sphère, on a une calotte sphérique. L'aire de la sphère est égale au produit de la circonférence d'un grand cercle par le diamètre; l'expression de cette aire est 2r.R X ÎR = t«R«.
On appelle secteur sphérique le solide engendré par un secteur de cercle tournant autour d'un diamètre qui ne le traverse pas. Le volume d'un secteur sphérique a pour mesure le tiers du produit des mesures de la zone qui lui sert de base et du rayon; le volume de la sphère a pour mesure le tiers du produit des mesures de sa surface et de son rayon ; l'expression
de ce volume est 'mRJ X ■* ou | nR3.
On appelle segment sphérique une portion de sphère comprise entre deux plans sécants parallèles. Un segment sphérique est équivalent à la somme des volumes d'une sphère qui aurait pour diamètre la hauteur du segment et de deux demi-cylindres ayant cette même hauteur et pour bases les cercles de base du segment. On appelle anneau sphérique le solide engendré par un segment de cercle tournant autour d'un diamètre qui ne le traverse pas. Un anneau sphérique est équivalent au sixième du volume d'un cylindre ayant pour rayon de base la corde du segment générateur et pour hauteur la projection de cette corde sur l'axe.
On appelle triangle sphérique la portion de la surface de la sphère comprise entre trois grands cercles.
sphériacées [se] n. f. pi. Famille de champignons ascomycètes caractérisés par des fructifications en masses serrées appelées pêrithèees, et qui se développent sur les matières végétales en décomposition. S. une sphériacée.
Sphéricarpe adj. Bot. Dont les fruits ou les urnes sont en forme de sphère.
Sphéricité n. f. Etat de ce qui est sphérique : la sphéricité de la terre n'est pas absolue. Phys. Aberration de sphéricité, déformation dans le sens transversal ou longitudinal, qui se produit dans les objets qu'on regarde avec une lunette, ce qui résulte de la forme sphérique des lentilles.
Sphèriculé, e adj. Bot. Qui approche de la forme d'une sphère.
Sphérie [ri] n. f. Nom donné autrefois aux champignons ascomycètes réunis aujourd'hui en une famille dite des sphériacées.
Sphérique adj. (lat. sphœricus). Qui a la forme d'une sphère. Qui se rapporte à la sphère : figure sphérique. Polygone sphérique , portion de surface sphérique limitée par des arcs de grand cercle. Secteur sphérique, solide engendré par un secteur circulaire tournant autour d'un diamètre qui ne le traverse pas.
spheriquement [ke-man] adv. D'une manière sphérique.
sphéristô [ris-te] n. m. Antiq. gr. Joueur de paume, maître de paume.
sphéristère [ris-tè-re] n. m. (gr. sphairistêrt'oit; de sphaira, balle). Exercice de la balle, chez les Grecs.
SphériStique [ris-ti-ke] n. f. (gr. sphairistikos ; de sphaira, balle). Partie de la gymnastique où l'on se servait de la balle, chez les Grecs.
sphéroblaste [blas-te] adj. Se dit d'une plante dont les cotylédons s'élèvent de terre sous forme de globules-
spherocarpe adj. Qui a des fruits en forme de sphère.
Sphéroédrique adj. ilinêr. Qui a presque la forme d'une sphère.
Splléroïdal, e, aux [ro-i\ adj. Qui est ou qui concerne un sphéroïde : forme sphéroldale.
Sphéroïde [ro-i-de] n. m. (du gr. sphaira, sphère, et eidos, forme). Solide dont la forme approche de celle de la sphère : la terre est un sphéroïde.
sphéroïdique [ro-i] adj. Qui appartient aux sphéroïdes.
Sphérolithe n. m. Nom des globules disposés dans la pâte cristalline de certaines roches éruptives.
sphérolithique adj. Se dit de la texture des roches à sphérolithes.
Sphéromètre n. m. (du gr. sphaira, sphère, et metron, mesure). Instrument servant à mesurer la courbure des surfaces sphériques.
Sphérométrie [trt] n. f. (de sphéromètre). Art de mesurer les petites épaisseurs.
sphérométrique adj. Relatif à la sphérométrie-
sphéroplée [plé] n. f. Algue verte, commune dans les eaux douces, formée d'une lile simple, jamais ramifiée, de longues cellules.
sphérosperme [ros-pèr-me] adj. Bot. Qui a des graines globuleuses.
Sphérulaire [lé-re] adj. Bot. Théorie sphérulaire, théorie abandonnée et d'après laquelle le protoplasma vivant est constitué par des sphérules c> instituant l'élément anatomique primordial.
sphérule n. t. Petite sphère.
LAR. P. TOUS. — II
Sphinx.
Sphinx tête de
sphex [sféks] n. m- Genre d'insectes hyménoptères, de la famille des sphégidés.
— Encvcl. Les sphex ou guépes-ichneumons sont d'assez grande taille, à abdomen ovale, à pattes fortes et conformées pour fouir. Leurs couleurs sont souvent très brillantes. Ce son.t des insectes utiles, car la femelle, après avoir creusé dans le sable un terrier à multiples loges pour y déposer ses œufs, apporte dans chacune de celles-ci un insecte (grillon, criquet, araignée), engourdi Sphex.
par un coup d'aiguillon etdes-
tiné à servir de pâture aux larves qui sortiront des
œufs. V. la planche insectes.
sphincter [ter] n. m. Anat. Nom donné à certains muscles annulaires qui servent ù resserrer ou à fermer des orifices.
— Enctcl. Anat. Chaque sphincter est formé de fibres circulaires ou demi-circulaires. Dans la contraction, ces libres se raccourcissent et resserrent l'orifice à la façon d'un anneau en caoutchouc. Les sphincters principaux sont le sphincter du col vésical et le sphincter de l'anus.
sphinctérien, enne [ri-in, e'-ne] adj. Qui appartient, qui se rapporte au sphincter.
Spllillge n. f. Sphinx femelle. (C'est d'ailleurs le véritable genre de sphinx, sphigx étant féminin en grec.)
sphingidés n. m. pi. Famille d'insectes lépidoptères, renfermant des papillons larges et épais, velus, à antennes courtes etrecourbées à l'extrémité, à ailes étroites et longues, et qui volent au crépuscule sur les fleurs, mais sans se poser, leur trompe, longue, leur permettant d'en aspirer le nectar rapidement. (Le genre principal est l'achérontia ou sphinx à tête de mort.) S. un sphingidé.
Sphinx [sfinks] n. m. ( gr. sphigx). Monstre fabuleux. Animal à corps de lion et à tète humaine, qui, chez les Egyptiens, représentait le soleil. Représentation artistique de ce monstre. Fig. Personnage impénétrable; individu habile à poser des questions difficiles, des problèmes. Entom.
Genre d'insectes lépidoptères de la famille des sphingidés , renfermant une soixantaine d'espèces répandues sur tout le globe.
mort, l'achérontia; sphinx bélier, le zy'gène; sphinx moineau ou sphinx gazé, le macroglosse.
— Encycl. Entom. Le genre sphinx proprement dit compte trois espèces françaises : le sphinx du liseron ou à cornes de bœuf
(sphinx convolvuli), gris avec l'abdomen marqué de carmin ; le sphinx du troène (sphinx ligustri), varié de rose, et le sphinx du pin {sphinx pinastrv, gris pâle. On donne le nom de sphinx à tous les sphingidés.
— Myth. Le grand sphinx de Gizèh, aujourd'hui partiellement enseveli dans les sables, était taillé en plein roc.
Les Grecs firent du sphinx un animal mystérieux et le transportèrent dans leur mythologie. Ils racontaient qu'au temps d'Œdipe un sphinx, posté sur la route de Thèbes, proposait des énigmes aux passants et dévorait sur-le-champ ceux qui ne les devinaient pas. Il proposa la suivante à Œdipe : Quel est l'animal qui marche à quatre pieds le matin, à deux pieds à midi et à trois le soir? Œdipe reconnut sous ces paroles l'emblème de l'enfance, de la virilité et de la vieillesse. Le monstre, furieux, se précipita dans la mer. V. Œdipe.
Sphragistique [jis-ti-ke] adj. (gr. sphragislikos; de sphragis, sceau). Qui a trait aux sceaux et aux cachets. N. f. Syn peu us. de sigillographie.
sphygmique adj . (du gr. sphugmos, pulsation). Méa. Qui appartient, qui se rapporte au pouls. Biol. Qui se rapporte ou qui dépend du sphygmisme.
sphygmisme [mit-me] n. m. Se dit de l'état d'un individu chez lequel le pouls subit des modifications permanentes dans sa forme et son intensité.
sphygmogramme n m. Tracé du pouls, obtenu à l'aide du sphygmographe.
sphygmographe n. m. (du gr. sphugmos, pulsation, et graphiun, décrire). Instrument destiné ù enregistrer les battements du pouls. (On dit aussi
PULSOGRÀPHE.)
— Encycl. Le sphygmographe (imaginé par Viérardt et perfectionné par Marey) est constitué essentiellement par un levier à bras inégaux ; le petit liras s'applique sur l'artère radiale et Te grand bras inscrit, en les amplifiant, les pulsations artérielles.
sphygmographie [fi] n. f. Art de mesurer la vitesse et la force des battements du pouls au moyen du sphygmographe.
sphygmographique adj. Qui se rapporte au sphygmographe ou à la sphygmographie.
sphygmomanc mètre n. m. Appareil muni d'un manomètre à air, et a l'aide duquel on mesure la tension du pouls.
sphygmomanométrique adj. Qui a trait
au sphygmomanomôtrc.
SPhygmomètre n. m. (du gr. sphugmos, poufs, et metron, mesurej. Instrument dont on se servait autrefois pour déterminer la fréquence et l'intensité du pouls. (On préfère aujourd'hui le sphygmographe.)
Sphinx : 1. D'Egypte-, 2. De Grèce.
SPI
sphygmométrie [tri] n. f. Mesure de la fréquence et des autres caractères du pouls.
sphygmométrique adj. Qui appartient, se
rapporte à la sphygmométrie.
sphygmophone n. m. (du gr. sphugmos, pouls, et phènè, son). Appareil destiné à l'auscultation du pouls, et qui est composé d'un microphone, intercalé dans le circuit d'une pile et d'un téléphone. sphygmOSCOpe [mos-ko-pe] n. m. (du gr.
sphugmos, pouls, et skopein, examiner). Appareil destiné à inscrire la variation de la pression artérielle. (Il est constitué par une ampoule logée dans un tube de verre. Cette ampoule, mise en communication avec une artère, se gonfle ou se dégonlle et, par conséquent, chasse ou appelle l'air du tube qui, par un tambour à levier, inscrit les variations de la pression.)
SphygmOSCOpique [mos-ko] adj. Qui a trait au sphygmoscope.
Sphygmo-Signal n. m. Appareil au moyen duquel on détermine la pression sanguine artérielle.
sphyrène n. f. Genre de poissons acanthoptères, renfermant des formes allongées à museau pointu, à dents puissantes, et qu'on nomme vulgairement <■ brochets de mer » : la sphyrène commune (sphyrena spet) se trouve dans la Méditerranée ; les pécheurs l'appellent sept, espet, lussi, etc.
SpiC [spik] n. m. (du lat. spica, épi). Lavande dont on extrait une huile odorante, l'huile de spic, appelée, par corruption, huile d'aspic.
Spica n. m. (mol lat. signif. épi). Bandage croisé dont les tours de bandes sont disposés symétriquement.
Spicanard [nar] n. m. (du lat. spica, épi, et de nnrd). Bot. Nom vulgaire de la lavande officinale. (On dit aussi spiqlenard).
SpiccatO [spi-ka] adj. (m. ital., signif. détaché). Musiq. Indique qu'un passage doit être exécuté en détachant les notes les unes des autres.
Spicifère adj. (du lat. spica, épi, et ferre, porter). Qui porte une aigrette ou un épi. N. m. Nom vulgaire du grand paon de 1 Indo-Chine et de Maîaisie.
Spiciflore adj. (du lat. spica, épi, et flos, ftoris, fleur). Qui a les Heurs disposées en épi.
Spiciforme adj. (du lat. spica, épi, et de forme). Qui a la forme d'un épi.
Spicilège n. m. (lat. spicilegium ; de spica, épi, et légère, choisir). Recueil d'actes, de pièces, de traités. Recueil de morceaux, de pensées, d'observations.
spiculaire [lè-re] adj. Miner. Qui a la forme d'un javelot.
SpiCUle n. f. (du lat. spicula, petit épi). Ncm de corpuscules siliceux ou calcaires existant dans les éponges dont ils forment le squelette.
SpiCUlé, 6 adj. Bot. Qui est composé de plusieurs épillets.
Spiculifère adj. Bot. Dont les fleurs sont disposées en épillets.
Spider 'pr. ang!. sj)ar-tfeur]n. m. 'm. angl. signif. araignée). Sorte de voiture à deux sièges parallèles (phaéton), montés sur un bâti métallique élevé.
Spiegel [pr. allcm. chpi-ghèl] n. m. (dimin. de l'allem. spiegeleisen, fer a miroir). Techn. Fonte très carburée et riche en manganèse, susceptible d'un beau poli.
Spielberg [bèrgW] (le), citadelle de la ville de Brûnn, en Moravie (Autriche) ; prison d'Etat où furent détenus Silvio Pellico, Maroncelli, etc.
Spielhagen (Frédéric), romancier allemand, né à Magdebourg en 1829. Ses romans sont artistement agencés , mais ultra-romanesques ( Natures problématiques, En rangs, etc.).
Spiez, comm. de Suisse (cant. de Berne), sur la r. g. du lac de Thounc; 1.300 h. Agriculture; arbres fruitiers; distillerie de kirsch. Séjour d'été.
Spigélie [lt] n. f. Genre de loganiacées, renfermant des herbes annuelles, dont on compte une trentaine d'espèces du continent américain.
spilanthe n. m. Genre de composées hélianthées renfermant des herbes des régions chaudes du globe, dont la plus commune spilanthes oleracea, ou cresson de Para, fournit une huile essentielle (spilanthine), employée contre les douleurs de dents.
Spile n. m- (du gr. spilos, tache). Bot. Ombilic, point d'attache de la graine des graminées.
spilornis [niss] n. m. Genre de rapaces, renfermant de petits aigles voisins des circaètes, propres à la région indo-malaise.
spilOSOme n. m. Genre d'insectes lépidoptères bonibyciens, propres à l'hémisphère nord, et dont une espèce, le spuosoma fuliginosa, commune en France, voltige souvent par les soirées chaudes autour des foyers lumineux.
SpilUS [luss] n. m. (du gr. spilos, tache). Méd. Tache pigmentaire sur la peau. Syn. de naevus.
spina n. f. (mot lat. signif. épine). Antiq. roui. Mur long qui s'étendait au milieu du cirque dans le sens de la longueur, et autour duquel devaient tourner les chars pendant la course : la spina était décorée de colonnes et de statues.
Spina (Alexandre), dominicain italien, auquel on a faussement attribué l'invention des lunettes ; m. en 1312.
spina-biflda n. m. (en lat. épine dorsale fendue). Hernie sous la peau d'une partie du contenu du canal rachidien.
— Encycl. Le spina-biflda siège le plus souvent dans la région lombaire. La tumeur peut contenir seulement les méninges, ou bien aussi la moelle. Le spina-biflda est d'un pronostic grave.
SpinacéeS [se] n. f. pi. Nom donné par certains auteurs à la tribu des chénopodiées. (On dit
aUSSi ATRIPLICÉES.)
spinacidés [dé] n. m. pi. Famille de poissons plagiostomes, renfermant des squales appartenant aux genres spinax et voisins. S. un spinacidé.
Spinal, 6, aux adj. (du lat. spina, épine). Qui se rapporte à l'épine du dos : nerfs spinaux.
Spinalien, enne [li-in, è-ne\, habitant ou originaire d'Epinal : les Spinaliens. Adj. : productions spinaliennes.
spina-ventosa [vin-to-za] n. m. (mots lat. signif. épine venteuse). Affection tuberculeuse du squelette des doigts, chez les enfants.
SPI
spinax [naks] n. m. Genre de squales, type de la famille des gpinacidés , renfermant de petits requins allongés, que I on rencontre dans les mers françaises.
SpinazZOla, v. d'Italie (Pouilles); lO.550h.Vins.
Spincourt [kour], ch.-l. de c. (Meuse), arr. et à 80x11. de Montmcdy, sur l'Othaln; 4M h. Ch. de f, E. Distillerie. — Le cant. a 27 comm. et B.240 h.
spinelle [ne-/-'] n. i'. [itaX. spintlla). Poil gros et tort, comparable a une épine. N. m. Aluminate naturel de magnésie. Rubis couleur pelure d'oignon. Adjectlv. : mois spini lli
spinelle [ne-li e adj. Qui est couvert de petites épines ou aiguillon
Spinelli Spinello), peintre italien, né et m. à Arezzo (1308-1*00 , auteur de fresques remarqu ible i et di beaux tableaux dans le ' mitpo Santo de Pise.
spinervé, e [ner] adj.
Bot. Dont les nervures ou les i'euilles sont denticulées.
spinescence [ni» tante] n. f. Distribution des épines a la surface des diverses parties d'un végétal.
spinescent[)iès-sa?i], e
adj. (du lat. spina, épine Qui est couvert d'épines.
(Peu us.) spinicolle adj. Zool.
Qui a le cou ou le corselet
épineux. (Ne s'emploie que comme terme spécifique.)
spillicorne adj. Qui a les cornes ou les antennes épineuses. (Ne s'emploie que comme terme spécifique.)
spillifère adj. Syn. de spiniglre.
spiniforme adj. Qui a la forme d'une épine.
Spilligère adj. (du lat. spina, épine, et gerere, porter). Qui porte des épines. N. m. Paléont. Sousgenre d'alaires, comprenant des formes fossiles dans les terrains jurassiques.
Spinnaker n. m. Grande voile triangulaire, que les yachts de course portent, surtout en régate, au vent arrière, pour faire équilibre à la grand'voile.
spinningOm'y/i] n.m.
(m. angl.; de to spin, tournoyer). Poisson artificiel souple, en métal, caoutchouc, etc., que l'on em- ' ploie pour la pêche du saumon : le spinning doit tourner rapidement dans l'eau.
spinocarpe adj. Bot.
(du lat. spina, épine, et du gr. karpos, fruit). Qui a des fruits épineux.
Spinola(Ambroise, marquis de), général italien,
né à Gènes, m. a Castelnuovo di Scrivia (1571-1630). Il se distingua au service de l'Espagne, dans les Pays- Bas et en Lombardie, lutta avec avantage contre Maurice de Nassau et s'empara de Bréda, réputée imprenable. Envoyé en Italie en 1C30, mais privé de secours, il mourut de chagrin.
Spinoza ou Spinosa
(Baruch), philosophe hollandais, d'origine portugaise et juive , né à Amsterdam en 1632, m. à La Haye en 1077.
Dans son Tractatus theologicopoliticus, et surtout dans son Ethique, il a porté à l'extrême la méthode cartésienne en lui donnant une forme rigoureusement géométrique ; son système est la forme la plus rigoureuse du panthéisme. Spinoza consacra sa vie à la méditation, gagnant sa subsistance à polir des verres pour les instruments d'optique.
spinozisme ou spinosisme [zis-me] n. m.
Système du philosophe Spinoza : le spinozisme est une forme de panthéisme.
— Encycl. Suivant Spinoza, il n'y a entre Dieu et le monde qu'une différence de points de vue. Dieu est la seule substance, le seul être. Il a une infinité d'attributs, dont nous ne connaissons que deux : l'étendue et la pensée. Le monde est l'ensemble des modes de ces deux attributs. L'homme est une collection de modes de l'étendue et de la pensée- Son libre arbitre se réduit à l'ignorance des causes qui déterminent ses actions. La vraie liberté se crée dans la mesure où l'homme s'affranchit de ses passions et par la contemplation intellectuelle s'identifie avec Dieu. Le principe de la morale est dans l'amour de Dieu. Le spinozisme est la forme la plus parfaite du panthéisme.
spinoziste ou spinosiste [zis-te] n. m.
Partisan du spinozisme.
SpinthariSCOpe [ris-ko-pe] n. m. (du gr. spinthêr, étincelle, et skopein, examiner). Instrument destiné à examiner la luminosité du radium.
spinthermètre |W|ou spinthéromètre
n. m. (du gr. spinlhèr, étincelle, et metron, mesure). Instrument destiné à mesurer la longueur des étincelles électriques. (On écrit aussi spintermètre.)
spinthérométrique adj. Qui concerne le spinthéromètre ou spinthermètre.
Spinthéropie [pi] n. f. (du gr. spinthêr, étincelle, et ôps, vue). Trouble de la vision, consistant dans la perception subjective de points brillants comme des étincelles.
Spinule n. f. (lat. spinula). Petite épine.
spinuleux, euse [leu, eu-ze] adj. (de spinule). Qui est en pointe raide et piquante.
spinuliforme adj. Qui a la forme d'une petite épine.
spiral, e, aux adj. (de spire). Qui a la figure d'une spirale : ressort spiral. Pompe spirale, machine élévatoire d'eau, formée par un tube courbé en spire, dont les diamètres décroissent progressivement , formant ainsi une sorte de roue tour-
Spmoza.
liant autour d'un axe horizontal. N. m. Petit ressort de montre, qui règle le mouvement du balancier.
— Encycl. Teehn. Ce qu'avait été le pendule pour les horloges, le pendule spiral le fut pour les pendules et les chronomètres. Son extrémité inférieure est reliée à l'arbre du balancier; l'autre extrémité à la platine de la montre. Si l'on met le balancier en mouvement, celui-ci serre et desserre alternativement les spires du ressort et régularise ainsi la rotation des rouages.
spirale n. f. (de spire j. Géom. Courbe non fermée, qui s'écarte de plus en plus de son point de départ en faisant un certain nombre de révolutions autour de ce point.
Dessin. Courbe formée d'arcs de cercles raccordés. Adjectiv. : ligne spirale. En spirale loc. adv.
En forme de spirale.
— Encycl. Géom. L'éloignement progressif d'une spirale dépend du nombre de centres qui
. • « m . ' ,. spirale a deux centres.
ont servi a la former. Il K
y a des spirales à deux centres, qui sont situés sur une même ligne; à trois centres, qui sont situés aux trois sommets d'un triangle équilatéral ; à qua-
Spirale à quatre centrée.
tre centres, qui sont situés aux quatre sommets des angles d'un carré.
Ces spirales, dont le tracé est utilisé quelquefois pour la décoration des jardins, se tracent facilement au cordeau.
spirale, e adj. Roulé en spirale.
spiralement [man] adv. En spirale. (Peu us.)
Spiralifère n. m. Syn. de hélicoptère.
Spirant [ran], 6 adj. (du lat. spirare, respirer). Gram. Se dit des consonnes produites par un simple rétrécissement du canal vocal : f, v, s, z, ch, j. N. f. : une spirante. Syn. fricative, continue.
Spirantlie n. m. Genre d'orchidées néottiées, renfermant plusieurs espèces des régions chaudes et tempérées, et dont deux sont propres à la flore française.
Spiration [si-on] n. f. (lat. spiralio). Théol. Manière dont le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, dans la Trinité chrétienne.
spire n. f (lat. spira; du gr. speira, enroulement). Tour d'une spirale, d'une hélice. Ensemble des tours d'une coquille enroulée comme celle des gastéropodes.
Spire, v. de la Bavière-Rhénane, ch.-l. du cercle du Palatinat ; 21 .800 h. Pépinières, papeteries. Célèbre diète tenue par les princes protestants en 1529, et à la suite de laquelle ils protestèrent solennellement auprès de l'Empereur contre les décrets de la diète.
Spirée [ré] n. f.
Genre de rosacées, renfermant des herbes ou des sous-arbrisseaux au nombre d'une cinquantaine d'espèces , dont plusieurs sont utilisées en médecine. (La reine des prés ou ulmaire [spirsea ulmaria] est employée comme diurétique et antirhumatismale : la filipendule [spires filipendulà] possède des racines astringentes et diurétiques, etc.'
spire, e adj. Qui
Spirée
a, fleur; b, coupe de la Oeur ; c, fruit.
ressemble ou se rap
porte à la spirée. N. f. pi
Tribu de la famille des rosacées, ayant pour type
le genre spirée, et que certains auteurs élèvent au
rang de famille distincte sous le nom de spiracées.
S. une spirée.
Spireme n. m. (gr. speiréma). Biol. Cordon du noyau qui, au début de la division indirecte de la caryocinèse, se rétracte et prend une apparence continue.
spiriCUle n. m. Bot. Filet mince, enroulé en hélice, dans l'intérieur des vaisseaux trachéens.
spirifer [fer] ou spirifère n. m. Genre de mollusques brachiopodes, fossiles dans les terrains paléozoïques.
Spirifère adj. Qui est muni d'une spire.
Spiriforme adj. Qui est en forme de spire de spirale.
Spirille [Il mil., e] n. m. (lat. spirillum). Nom générique des bactéries en forme de filaments allongés et contournés en spirale, présentant panfois des cils nombreux et se mouvant autour et suivant la direction de leur axe.
spirillose [ri l-16-ze] n. f. Nom générique donné aux maladies infectieuses parasitaires déterminées par des spirilles.
spirique adj. Qui est en forme de spire.
Spirite n. (du lat. spiritus, esprit). Personne qui passe pour avoir la faculté de se mettre en relation aveclesesprits. Personne qui s'occupe de spiritisme. Adjectiv. Qui concerne le spiritisme : revue spirite.
spiritisme [tis-me] n. m. (du lat. spiritus, esprit;. Doctrine occulte qui a pour objet de déterminer les conditions d'existence de l'esprit avant,
SPI
pendant et après son incarnation en un corps terrestre et les règles de la manifestation de l'esprit des morts aux vivants.
— Encycl. La thèse fondamentale du spiritisme est qu'une communication existe entre les vivants et les esprits. Ceux-ci se manifestent aux vivants, les guident et les conseillent. Les phénomènes principaux de ces manifestations spirituelles sont : les coups frappés qui se font entendre dans les objets inanimés et les maisons hantées, l'écriture au moyen de la table qui répond aux questions qui lui sont posées, l'écriture tracée directement par l'esprit sur une feuille de papier, une ardoise; l'incorporation, c'est-à-dire la prise de possession par l'esprit d'un corps humain par les organes duquel il 6e manifeste; les apparitions qui se produisent pour les médiums voyants ; l'audition de voix par les médiums auditifs ; la matérialisation, manifestation visuelle plus complète que l'apparition; les apports ou projections d'objets divers, etc.
Le spiritisme a eu ses charlatans, et il a servi, entre les mains d'habiles opérateurs, à l'exploitation de la crédulité humaine. Il a eu et a encore ses faux médiums, ses faux voyants, ses faux prophètes. Les phénomènes du spiritisme sont aujourd'hui, malgré tous ces obstacles, l'objet d'investigations scientifiques.
spiritiSte [tis-te] adj. Qui a rapport au spiritisme.
SpiritOSO [zo] adv. (m. ital. formé de spirilo, esprit). Musiq. Avec entrain et expression.
spiritualisation [za-si-on] n. f. Action de spiritualiser- Interprétation dans le sens spirituel. S'est dit autrefois pour distillation.
spiritualiser [zé] v. a. Donner un esprit, une âme à : spiritualiser la matière. Donner un caractère spirituel : spiritualiser son existence. Dégager des sens : spiritualiser ses sentiments. Interpréter au sens spirituel : spiritualiser un texte. Chim. S'est dit autref. pour distiller.
spiritualisme [lis-me] n. m. (de spirituel). Doctrine philosophique qui admet l'existence de l'esprit comme réalité substantielle : le spiritualisme de Leibniz. (S'oppose à matérialisme.) Tendance de l'âme à vivre d'une vie spirituelle.
— Encycl. Philos. Le spiritualisme reconnaît dans l'homme un esprit distinct de la matière. Le spiritualisme s'oppose donc au matérialisme. Il affirme aussi un autre dogme, à savoir que l'intelligence est cause et non effet de l'évolution du monde. A ces deux affirmations fondamentales s'en rattachent le plus souvent quelques autres. Le spiritualisme croit que l'âme est libre et responsable et de plus immortelle; en Dieu, il voit généralement un être personnel, qui a créé le monde et le gouverne, et dont le caractère essentiel est le Bien communicatif de lui-même, autrement dit la Bonté. Platon et Aristote sont dans la philosophie ancienne les principaux représentants du spiritualisme.
spiritualiste [lis-te] n. Partisan du spiritualisme. Adjectiv. : philosophie spiritualiste.
Spiritualité n. f. Qualité de ce qui est esprit : ta spiritualité de l'âme. Théol. Tout ce qui a pour objet la vie spirituelle : livre de spiritualité.
Spirituel, elle [tu-èl, è-le] adj. (lat. spiritualis ; de spiritus, esprit). Qui est esprit, incorporel : les anges sont des hres spirituels, yui a de l'esprit, qui sait donner aux choses une tournure vive et ingénieuse : homme spirituel. Où il y a de l'esprit : réponse spirituelle. Qui annonce de l'esprit : physionomie spirituelle- Qui est borné au domaine de l'esprit : parenté spirituelle. Qui regarde l'âme : le pouvoir spirituel s'o/ipose au temporel. Qui a rapport à la religion : exercices spirituels. Vie spirituelle, vie de l'âme pieuse, pratique des choses du salut. Lecture spirituelle, lecture sur un sujet mystique. Sens spirituel, sens figuré dans l'interprétation des écritures. Concert spirituel, qui se compose de morceaux de musique religieuse. N. m. Pouvoir mystique : le spirituel et le temporel. Membre d'une section de l'ordre des franciscains, qui se sépara de l'ordre au xm« siècle. A.nt. Matériel. Niais, sot, imbécile.
Spirituellement [tu-è-le-man] adv. (de spiritus). Avec esprit: répondre spirituellement. En esprit : communier spirituellement avec le prêtre.
Spiritueux, euse [tu-eu, eu-ze] adj. du lat. spiritus, esprit). Qui contient de l'esprit-âe-vin ou de l'alcool. N. m. Liqueur spiritueuse : proscrire les spiritueux.
— Encycl. FtTl. Il est délivré par la régie, pour le transport des spiritueux, des titres de mouvement, acquits à caution et congés, indiquant la substance avec laquelle les spiritueux ont été fabriqués ; les acquits-à-caution comportent un bulletin qui constitue un certificat d'origine, et qui lors de la remise des acquits au service, est détaché pour être conservé par le destinataire.
Aucun spiritueux ne peut être exposé, colporté ni vendu sans que les fûts ou bouteilles qui le contiennent portent, sur une étiquette très apparente, la mention du titre de mouvement qui a accompagné la marchandise, avec l'indication des substances avec lesquelles l'alcool que contient le spiritueux a été fabriqué.
SpiritUOSité [si] n. f. Qualité d'un liquide spiritueux.
spiritus promptus est, caro autem infirma, mots lat. signif. : L'esprit est prompt, mais la chair est faible. Paroles de Jésus-Christ au mont des Oliviers (saint Matthieu, XXYI, 36-U), lorsque, trouvant ses disciples endormis, il leur conseille de veiller et de prier afin d'éviter la tentation.
spiritus ubi vult spirat, mots lat. signif. : L'esprit souffle où il veut Paroles de l'Ecriture (saint Jean, III). L'inspiration ne dépend pas de la volonté: c'est un don du ciel. On dit aussi: spiritus flat ubi vult.
Spirlin n. m. Nom vulgaire d'une ablette des eaux douces de France, dite aussi lugnotte.
Spirochète [kc-te] n. m. (de spire, et du gr. khaite*. cheveu). Zool. Nom réservé aux spirilles, qui présentent de nombreux tours de spire.
spiroïdal, e, aux ou spiroïde [ro-i-de]
adj. (de spire, et du gr. eidos, forme). Contourné en spirale : mouvement spiroïdal
spirol a. m. Chim. Syn. peu us. de phénol.
SPI
SpirolObé, e adj. Bot. Qui a l'embryon contourné en spirale.
spiromètre n. m. (du lat. spirare, respirer, et du gr. metron, mesure). Instrument servant à mesurer la capacité respiratoire du poumon.
— Encycl. On se sert le plus habituellement d'un ballon en caoutchouc, dont la dilatation par l'air expiré est traduite volumétriquement sur une régie graduée.
Spirométrie [tri] n. f. Art de se servir du spiromètre.
Spirométrique adj. Qui concerne la spiro- ■
spironème n. m de spire, et du gr. ?r<<»!<7. cordon! Cordon ou hélice dextrorsuma. tours serrés d's wticelles qui, par sa construction, détermine l'allongement du pédoncule au moment de l'activité 1 i es int'usoires.
spirophore n. m. (du lat. spirart, respirer, et du gr. phoros, qui porte! Appareil destiné à pratiquer la respiration artificielle chez les asphyxiés. (11 est peu usité.)
spiroptère n. m. Genre de vers nématodes, qui vivent en parasites dans l'appareil digestif de divers vertébrés.
Spirorbe ou SpirorbiS [biss] n. m. Genre d'annélides. très communs sur les côtes de France.
Spirule n. f. Genre de mollusques céphalopodes, renfermant des animaux de taille médiocre, qui vivent dans les mers chaudes, à de grandes
Srofondeurs. et dont on l'ait le type d'une famille es spirulidés.
Spithead, belle rade d'Angleterre, formée par la Manche entre l'île de Wight et le port de Portsmnuth.
SpitZberg[fcèi-9ft'], groupes d'îles montagneuses inhabitées, situées au nord da l'Europe, dans l'océan Glacial arctique.
Spitzharfe [pr. allem. chpits-har-fé] n. f. Instrument de musique allemand, participant de la harpe et du psaltérion. (En Italie, on le nomme arpanetta.)
spitzkasten [pr. allem. chpits-kas-tèn'] n. m. (de lallem. spitz, pointe, et kasten, caisse). Appareil utilisé, dans le traitement des minerais broyés, pour le classement des sables et la séparation des schlamms.
spizaète n. m. Genre d'oiseaux rapaces, appelés communément aigles huppés.
splachne [splak-ne] n. m. Genre de mousses de la famille des bryacées, qui croissent dans les contrées septentrionales du globe.
Splanchnique [sp/rt)z/ijadj. (du gr. splagkhjn'Aos, de splagkhnon, viscère). Qui appartient, qui a rapport aux viscères.
splanchnocèle [splank] n. f. (du gr. splagkhnon, viscère, et kél':, tumeur). Cavité générale du corps de l'adulte, formée pendant le développement, aux dépens des cavités des parties ventrales, de tous les segments primordiaux ou protovertèbres.
splanchnographie n. f. Syn. de splanch-
JiOLOGIE.
splanchnograp nique adj.Syn.de splanch-
NOLOGIQIE. •
Splanchnologie [splank, jî] n. f. (du gr. splagkhnon, viscère, et logos, discours). Partie de l'anatomie, qui traite des viscères. Ouvrage qui traite des viscères.
SplanchnolOgique [splank] adj. Qui appartient à la splanchnologie.
SplailCbnopleure [splank] n.m. Anat. Lame du mésoderme, qui est appliquée à l'endoderme.
SplanchnoSCOpie [splank-nos-ko-pi] n.f. (du gr. splagkhnon, viscère, et skopein, examiner). Anliq. rom. Inspection des entrailles des victimes pour connaître l'avenir.
splanchllOSCOpique [splank-nos-ko] adj. Qui concerne la splanchnoscopie.
splanchnotomie [splank, mî] n. f. (du gr-
tplagknon, viscère, et (o»iè, section). Anat. Dissection des viscères.
Splanchnotomique [splank] adj. Anat. Qui a rapport à la splanchnotomie.
Spleen [splin] n.m. (m. angl.signif. rate). Ennui de toute chose. Maladie hypocondriaque, spécialement dans la forme où on l'attribue aux Anglais.
splénalgie [jî] n. f. (du gr. splèn, rate, et algos, douleur . Pathol. Douleur siégeant à la rate.
splénalgique adj. Qui concerne la splénalgie.
splendeur [splan] n. f. (lat. splendor). Grand éclat de lumière: la splendeur du soleil. Fig. Grand éclat d'honneur et de gloire : la splendeur de son nom. Magnificence, pompe: la splendeur du trône.
Splendeurs et misères d'une courtisane, roman de H. de Balzac (1843-1846), qui fait suite aux 1 nis perdues, où l'on voit les amours de Lucien
de Rubempré et de la courtisane Esther Gobseck, le suicide de Lucien, et les exploits de Vautrin, qui finit chef de la sûreté.
Splendide [splan] adj. (lat. splendidus). D'un grand éclat lumineux : soleil splendide. Magnifique, somptueux : palais, repas splendide.
splendidement [splan, mari] adv. D'une manière splendide.
SplendiT [splan] v. n. Avoir de la splendeur. (Peu us.i
splénectomie [nèk-to^mt] n. f. (du gr. splên, t ektom", section . Chir. Opération qui consiste à extirper la rate.
splénectomique [nik] adj. Qui appartient à la splénectomie.
splénemphraxie [nan-frak-st] n. f. (du gr. splèn, rate, et emphrassein, obstruer). Engorgement de la rate. 'Peu us.
splénétique adj. Qui a rapport à la rate.
spléniflcation [si-on] n. f. (du gr. splin, rate, et du lat. facere, faire). Altération d'un tissu organique, notamment du foie ou du poumon, qui lui donne un aspect analogue à celui de la rate.
spléllique adj. 'du gr. splèn, rate). Qui concerne la rate : artère splênique.(V. planche homme.)
Splénisation n. f. Syn. de splénification.
Splénite n. f. (du gr. splin, rate). Inflammation de la rate.
— Encycl. Pathol. La splénite est rarement primitive ; le plus souvent, elle est la résultante d'un traumatisme porté sur l'hypocondre gauche, ou elle est consécutive à une maladie septicémique. Presque toujours, elle aboutit à des abcès. Le diagnostic s'établit par la localisation nette de la douleur, l'augmentation de volume de l'organe, les vomissements, la fièvre. Le traitement consiste en une révulsion énergique, l'administration de la quinine et l'intervention chirurgicale.
— Art vêtir. L'inflammation de la rate est rare chez les animaux; elle résulte ordinairement d'une violence extérieure, et se termine souvent, par la mort.
SplénlllS [nt-usy] n. et adj. m. Anat. Muscle situé à la partie postérieure du cou.
splénocèle n. f. (du gr. splin, rate, et ktli, tumeur). Chir. Hernie de la rate.
splénocyte n.m. (du gr. splèn, rate, et kutos, cellule). Cellule de la rate qui, de leucocyte basophile. se transforme en globule rouge <a noyau et finalement en globule rouge sans noyau ou hématie.
splénogràphe n. m. Celui qui s'occupe de splénographie-
splénographie fi] n. f. (du gr. splin, rate, et graphe, description1. Description de la rate.
splénographique adj. Qui appartient à la splénographie.
splénoïde adj. (du gr. splên, rate, et eirfos, forme . Qui a l'apparence de la rate.
splénologie [ji] n. f. Traité sur la rate.
SplénolOgique adj. Qui appartient, qui a rapport à la splénologie.
splénologiste [jis-te] ou splénologue
[lo-ghe] n. m. Auteur d'une splénologie.
splënomégalie [li] n. f. (du gr. splèn, rate, et met/as, megalou, grand). Hypertrophie de la rate.
splénopathie [ti] n. f. (du gr. splin, rate, et pathos, affection). Maladie de la rate.
Splénopathique adj. Qui concerne la splénopathie.
Splénopneumonie [ni] n. f. Inflammation du tissu pulmonaire, qui donne à cet organe l'apparence de la rate.
Splénotomie [mi] n. f. (du gr. splèn, rate, et tome, section). Section de la rate. Dissection de la rate.
Splénotomique adj. Qui appartient à la splénotomie.
Splùgen [ghin'] (col de), gorge des Alpes, au pied du mont Splùgen, entre Coire, dans la vallée du Rhin, et le lac de Côme ; 2.217 m.
Spode n. f. (du gr. spodos, cendre). Ancien nom de l'oxyde de zinc, obtenu par calcination. Ivoire calciné à blanc.
spodite n. f. Cendre volcanique.
Spolir (Ludwig), violoniste et compositeur allemand, né à Brunswick, m. a Cassel (1784-1839); auteur d'opéras qui relèvent de l'école romantique : le Duel des amants, Jessonda, les Croisés.
Spokane,v. des Etats-Unis (Washington), sur la rivière homonyme; :J3.000 h. Filatures, métallurgie.
Spolète, v. d'Italie (Ombrie) ; 21.500 h. (Spolétains). Soieries.
spoliateur, trice n. et adj. (lat. spoliator, trix). Qui spolie: «de mesure spoliatrice.
Spoliatif, iV6 adj. Qui spolie, qui retranche.
spoliation [si-on] n. f. Action de spolier.
Spolier Ui-é] v. a. (du lat. spoliare, dépouiller. — Se conj. comme prier.) Déposséder par fraude ou par violence : spolier un orphelin de son héritage.
Spon (Jacob), archéologue français, né à Lyon, m. à Vevey (1647-1683), célèbre par ses travaux sur les antiquités et les médailles de la Grèce ancienne, et par son voyage en Italie, en Grèce et dans le Levant avec le botaniste anglais Wheler.
spondaïque Wa-i-/ire]adj. (lat. spondaicus, gr. spondeiakos). Se dit d'un vers hexamètre dont le cinquième pied est un spondée, au lieu d'être un
dactylespondée [dé] n. m. (gr. spondeion). Métr. Pied composé de deux syllabes longues.
SpondiaS [di-ass] n. m. Genre d'anacardiacées, renfermant des arbres originaires de Taïti, et dont le fruit, appelé communément pomme de Cythère, est comestible et sert à préparer des confitures et une boisson fermentée.
spondyle n. m. (du gr. spondulos, vertèbre). Ancien nom des vertèbres.
spondyle n. m. Genre de mollusques lamellibranches des mers chaudes, remarquables par l'originalité de leur coquille blanche ou rosée, hérissée de pointes plus ou moins longues, qui leur ont valu le nom d'huitres épineuses.
spondylite n. f. Inflammation des vertèbres. SpondylOSe [lô-ze] n. f. (du gr. spondulos, vertèbre). Affection d'ordre rhumatismale, décrite par P. Marie.
— Encycl. La spondylose rhizomélique consiste en une ankylose progressive et parfois absolue du rachis et des articulations de la hanche, de l'épaule. Les articulations costales finissent par se souder et la mort survient par impossibilité mécanique de la respiration thoracique.
Spongiaires [ji-è-re] n. m. pi. (du lat. spongia, éponge). Division des coelentérés, comprenant les éponges et animaux analogues. S. un spongiaire.
— Encycl. Les spongiaires existent soit à l'état d'individus isolés, soit, le plus souvent, réunis en colonies d'individus. Chaque individu se ramène à une sorte de sac en tissu gélatineux ou spongieux muni d'une ouverture (oscule) et percé d'une quantité de pores par où pénètrent les particules alimentaires en suspension dans l'eau ; le parenchyme produit aussi une sorte de charpente cornée siliceuse ou calcaire, composée de spicules aux formes les plus diverses. Les spongiaires se réunissent par bourgeonnement, gemmation, scissiparité, ou par la soudure d'individus voisins. On les divise généralement en deux ordres : éponges fibreuses ou fibrospongies et éponges calcaires ou calcispongies. Beaucoup sont extrêmement utiles. A part les spongilles, toutes les espèces vivent dans la mer. (V. les planches MOLLUSQUES, océanographie.)
spongiculteur n. m. Celui qui pratique la spongiculture.
SPO
spongiculture n. f. Culture de l'éponge en
parcs.
spongieux, euse [ji-eu, cu-ze] adj. (lat. spongiosus; de spongia, éponge). Poreux; de la nature de l'éponge: tissu spongieux. Qui s'imbibe comme une éponge : sol spongieux.
spongiforme adj, BUt. nat. Qui a la forme, l'aspect d une éponge.
Spongille [Il mil., e] n. f. Genre d'épongés fibreuses, renfermant quelques espèces des eaux douces de l'Europe : les spongiltes sont les seules éponges d'eau douce.
Spongine n. f. Substance albuminoïde du groupe de la kératine, que l'on trouve dans les éponges, où elle forme un tissu de soutien.
Spongioblaste [blas-te] n. m. (du lat. spongia, éponge, et du gr. blastos, germe). Cellule nerveuse de la zone plexil'orme ou réticulée interne de la rétine.
Spongiole n. f. Bot. Extrémité des racines jeunes, formées d'un tissu très absorbant.
Spongioplasme [plas-me]n. m. (du lat. spongia, éponge, et de plasma). Nom donné, à cause de sa forme, a la partis filamenteuse du protoplasma, entre les mailles de laquelle se trouve la partie fluide, dite hystoplasma.
spongiosité [zi] n. f. Qualité, état de ce qui est spongieux.
Spongite n. f. Pierre remplie de trous et qui ressemble à l'éponge.
SpongOÏde)adj. (du lat. spongia, éponge, et du gr. eidos, forme). Qui a l'apparence de l'éponge. Pathol. Os spongohle, os rachitique qui prend une apparence spongieuse. Tissu spongolde, tissu qui présente une disposition aréolaire analogue à celle que l'on observe dans la constitution des éponges, et que l'on observe dans certaines tumeurs, et dans les os rachitiques.
sponsalies [li] n. f. pi. (lat. sponsalia; de sponsus, époux). Antiq. rom. Fiançailles, chez les Romains.
spontané, e adj. (lat. spontaneus; de sponle, de son propre mouvement). Que l'on fait de soimême, sans y être poussé par une influence extérieure : déclaration spontanée. Qui a une extrême promptitude d'action : un caractère spontané. Physiol. Qui s'exécute de soi-même et sans cause apparente: les mouvements du cceur sont spontanés. Génération spontanée, production d'animaux ou de végétaux qui, selon certains naturalistes, se ferait sans germe antérieur.
spontanéité n. f. Qualité de ce qui est spontané.
spontanément [man] adv. D'une manière spontanée : faire spontanément une concession.
spontéparisme [cis-me] n. m. (du lat. sponle, spontanément, et parère, enfanter). Théorie de la génération spontanée.
spontépariste [ris-té] n. et adj. Partisan de la génération spontanée.
spontéparité n. f. Biol. Syn. de hétérogénie.
sponte sua, mots lat. signif. : De son propre mouvement : agir sponte sua.
Spontini (Gasparo Luigi Pacifico), compositeur dramatique italien, né et m. à Majolati (1774-1851). Il séjourna longtemps en France, où il écrivit son chef-d'œuvre, la Vestale, d'une inspiration parfois un peu froide, mais d'une belle forme classique.
C'était un musicien de talent, mais d'une vanité et d'un orgueil insupportables.
Sponton n. m. Autre orthographe du mot ESPONTON.
Spoom [s]>oum'] n. m.
(m. angl.). Art culin. Mousse glacée obtenue au moyen d'œufs battus et de crème fouettée, que l'on mélange soit avec des vins liquoreux, soit avec du chocolat, du café, de la purée de fraises, etc.
SporadeS [ra-de], îles éparses de l'Archipel, appartenant à laTurquie et à la Grèce. Les principales sont Skiato, SUopelo, etc.
sporadicité n. f. Caractère des maladies qui se présentent à l'état sporadique.
sporadique adj. (gr. sporadikos ; de speirein, semer). Se dit des maladies qui n'atteignent que quelques individus isolément : le choléra existe continuellement à l'état sporadique dans l'Inde. Se dit des espèces animales ou végétales dont les individus sont épars dans diverses régions.
sporadiquement [ke-man] adv. D'une manière sporadique : maladie qui sévit sporadiquement.
SporadOSidère [do-si] n. m. (du gr. sporas, ados, disséminé, et sidêros, fer). Météorite contenant des grains de fer.
Sporange n. m. (du gr. spora, semence, et aggos, vase). Bot. Sorte de petit sac renfermant les spores, chez les cryptogames : le plus souvent, un sporange contient un nombre de spores tris considérable. Nom de la partie externe de l'urne des mousses.
sporangidion
n. m. Bot. Nom donné quelquefois à la columelle des mousses.
sporangiole n. m.
Bot. Petit sporange qui, en plus du grand sporange ordinaire , existe chez quelques genres de champignons de la famille des mucorinées.
Sporangiolif ère adj . Qui porte des sporangioles.
Spore n. f. (du gr. spora, semence! Bol. Organe de multiplication chez les cryptogames : la plupart des algues et des champignons se reproduisent par spores. Zool. Corpuscule reproducteur, chez divers protozoaires.
Spontini.
Spornnpr 2. De gleichénie: 3.
téris; \. De cyathé< Balvinie.
De cysloptil i- " i>e ceratop-
Spore* : 1
. D'agaric ;î. De truffe ; 3. De cy«-
tuptei'is ; 4.
De ceratoplérm ; 5, De sphaigne ;