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SQU

Mme de Slaal de Lauoay.

squelettiser [ske-U-ti-zé] v. a. Fam. Rendre maigre comme un squelette.

squelettologie [tke-lMo-lo-jt] n. f. Traité du

squelette.

squelettologiste [ske U te lo-jis-te] ou squelettologue [ske-lé-to-lo-ghe] a. m. Auteur d'un traité do Bqu6lettologie<

squelettopée is/f.:-/''-/»-),-' ,, . r. Ae squelette, et du gr. poieln, faire). Art de préparer un squelette ou des parties de squelette pour L'étude.

squille [sl:i, Il mil., e] n. f. Genre de crustacés podophtalmaires stomatopodes, à abdomen très développé, pourvus de petites pal les ravisseuses, à chair comestible, vulgairemenl appelés sauterelles, cigales, munies île Hier, et que l'on rencontre principalement dans les mers chaudes.

Squilloïde [s/a'-/o-i-(ie] adj. Qui a l'apparence d'une squille.

Squinancie n. f. Palhol. Syn. de esquinancie.

squine [ski-ne] ou esquine [ès-ki-ne] n. f.

Nom vulgaire du smilax China.

Squire [skou-alr] n. m. (mot angl.). En Angleterre, écuyer. Propriétaire campagnard.

squirre ou squirrhe [s/rf-re] n. m. (du gr.

skirros, corps dur). Chir. Tumeur dure. Nom donné par Laênnec à une sorte de cancer, forme d'épithélioma dure et ferme, criant sous le scalpel qui l'incise.

squirreux ou squirrheux, euse [skireu, eu-ze] adj. De la nature du squirre : tumeur squirreuse.

squirrosité ou squirrhosité [ski-ro-zi] n.

f . Nature squirre use.

Sl\, symbole chimique du strontium.

Srinagar. v. cachemire.

S. S., abréviation des mots Sa Sainteté (le pape) ou Sa Seigneurie, ou Saint Sacrement ou Sai7its.

S.-S.-E., abréviation de Sud- Sud- Est.

S.-S.-O., abréviation de Sud-Sud-Ouest.

St! interj. Sert à appeler, à attirer l'attention.

Staal de Launay

(Marguerite- Jeanne Cordier, baronne de), née à Paris, m. à Gennevilliers (1684-1750), lectrice de la duchesse du Maine, auteur de Mémoires curieux, écho d'une existence ennuyée et sans joie, où le monde de la Régence est peint avec sévérité, clairvoyance et malice, dans un style un peu sec, mais d'une prestesse et d'une netteté touies classiques. Elle avait été entraînée dans la conspiration de Cellamare et passa deux ans à la Bastille.

stabat ou stabat mater [bat', ter] n. m.

invar, (mots lat. signif. La mère était debout). Prose qu'on chante dans les églises catholiques, pour retracer les douleurs de la mère du Christ. Composition musicale sur ces paroles : les plus célèbres Stabat sont ceux de Pergolèse, de Haydn et de Rossini (1841).

Stabies, v. de l'ancienne Campanie, voisine de Pompéi, et détruite en 79 av. J.-C. par l'éruption du Vésuve. C'est près de là que périt Pline l'Ancien.

Stabilisateur, trice [za] adj. Qui rend stable.

Stabilisation [za-si-on] n. f. Action de stabiliser.

Stabiliser [zé] v. a. (du lat. stabilis, stable). Rendre stable.

Stabilisme [lis-me] n. m. Polit. Système d'immutabilité dans les institutions.

Stabiliste [lis-te] n. m. et adj. Se dit d'un partisan du stabilisme.

Stabilité n. f. [lat. stalilitas). Qualité de ce qui est stable : vérifier la stabilité d'un pont, et, fig., qualité de ce qui est établi d'une manière durable : stabilité d'un Etat. Fermeté, constance : avoir de la stabilité dans 1*8 idées. Chim. Permanence d'une combinaison. Mécan. Propriété que possède un corps, dérangé de son état d'équilibre, de revenir à cet état. Ant. Instabilité.

Stabio, comm. de Suisse (cant. du Tessin) ; 2.2G0 h. Blé, maïs, vignes.

Stablat [/)/(/] n. m. Habitation d'hiver des montagnards alpins.

Stable adj. (lat. stabilis). Qui est dans un état, dans une situation ferme, solide : édifice stable- Assuré, durable : rien n'est stable en ce monde. Chim. Combinaison stable, combinaison qui ne se détruit pas spontanément. Mécan. Equilibre stable, état d'un corps en équilibre qui reprend la position première si on l'en déplace un peu. Ant. Instable.

Stable-boy n. m. (en angl. garçon d'écurie). Jeune valet d'écurie qui se destine à l'état de jockey.

Stablement [man] adv. D'une manière stable.

Stabroek, comm. de Belgique (prov. et arr. d'Anvers); 4.200 h.

Stabulation [si-on] n. f. ( lat. stabulatio; de stabulum, étable). Séjour et entretien des bestiaux en étable, temporairement ou d'une façon permanente.

— Encycl. Zootechn. Si la stabulation hivernale est de rigueur pour tous les animaux, la stabulation permanente n'est pas à recommander, au moins pour les jeunes bêtes qui ont besoin d'exercice pour se développer librement. Au contraire, les animaux soumis à l'engraissement peuvent être mis en stabulation pour recevoir des rations déterminées. Dans la plupart des exploitations agricoles, on pratique le régime mixte.

Stabuler [lé] v. a. Mettre en stabulation.

Staccato [sta-ka] adv. (mot ital. signif. détaché). Musig. Mot indiquant que, dans une suite de notes rapides, chacune d'elles doit être nettement détachée des autres. N. m. Ce mode d'exécution : un staccato. PI. des staccato ou staccati.

Stace (Publius Papinius Statius), poète latin, né à Naples (61-96), auteur de la Thébatae, poème épique et des Sghes, recueil de pièces de circonstance, qui se distinguent par la grâce, l'éclat des images,

brillant, facile, mais souvent ou Stachyde n. f. Syn. de

un style Ingénieux, stachys n. m,

f PIAULE.

Stade n. m. 'lat stadium; gr. ttadion). Chez le» Grecs, mesure itinéraire de 600 pieds (irecs. Carrière de la longueur d'un stade, ou avaient lieu les courses à pied ou divers exercices : stade olympique. Course dans le stade. Fig, Degré, partie distincte d'un développement : les différents stades d'une évolution. Chacune des trois périodes d'une fièvre intermittente. Jeu de trictrac OU d'échecs.

Stade, v. de Prusse Hanovre,, sur la Schwingc ; 11.000 h.

Stadeil, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Roulersj ; D.4S-0 h. Dentelles, tissus, tanneries.

Stadia n. m. Instrument pour mesurer, sans se déplacer, la distance entre deux points.

staclingll n. m. Nom donné à des sectaires manichéens de la Saxe et de la Frise qui furent exterminés en 1233 par Henri de Brabant.

Stadiomètre n. m. (du gr. stadion, stade, et metron, mesure). Instrument analogue au curvimètre et dont on se sert pour mesurer les distances sur les cartes.

Staefa, comm. de Suisse (cant. de Zurich), sur la r. dr. du lac de Zurich; 1.330 h., disséminés en de nombreuses bourgades. Viticulture, arboriculture.

staeheline \sté\ n. f. Genre de composées carduacées, voisines des chardons, comprenant des arbrisseaux à fleurs en cynies, qui croissent dans les terrains pierreux du midi de l'Europe.

Staël-Holstein (Eric-

Magnus de), diplomate suédois, mari de M"" de Staël, m. à Poligny, ambassadeur à Paris (1749-1802).

Staël- Holstein

[stâl] (Anne-Louise -Germaine Necker, baronne de), fille du ministre Necker, née et m. à Paris (1706-1817); femme célèbre par son intelligence et ses écrits, auteur de Delphine, de Corinne ou l'Italie et du livre De l'Allemagne, qui est la révélation de l'art et de la civilisation germanique, et comme la première manifestation du romantisme. De tendances libérales, amie de Benjamin Constant, elle fut pour ce motif persécutée par Napoléon I". Disciple de J.-J. Rousseau, elle a, avec Chateaubriand, fourni une bonne part du fond d'idées politiques, littéraires et mcrales sur lesquelles a vécu le xix« siècle.

Staff n. m. (m. angl.). Mélange plastique de plâtre, de ciment, de glycérine, de dextrine, etc., employé en guise de pierre pour la décoration architecturale des constructions temporaires.

Staffa, une des îles Hébrides où est située la grotte de Fingal, creusée dans le basalte.

Staffarde, village d'Italie (prov. de Coni) ; 500 h. Victoire de Catinat sur le duc de Savoie et le prince Eugène (18 août 1690).

Staffer [sta-fé] v. a. Construire en staff.

Staffeur [sta-feur] n. et adj. m. Ouvrier qui emploie le staff

Stafford, v. d'Angleterre, ch.-l. de comté ; 20.300 h. Brasseries. — Le comté a 1.200.000 h.

Stafford ( William Howard d'Arundel, vicomte de), homme d'Etat anglais (1614-1680); catholique et fidèle partisan de Charles I", il fut plus tard impliqué dans la prétendue conspiration papiste que Titus Oates dénonça en 1678 ; il fut décapité à Londres.

Stage n. m. (bas lat. stagium). Temps pendant lequel des candidats, des débutants sont astreints à des études, des obligations : les avocats, avant d'être inscrits au tableau, font un staye. Fig. Situation transitoire, préparation. Dr. can. Résidence que devait faire un chanoine avant de jouir des revenus attachés à sa prébende.

Stagiaire [ji-è-re] n. et adj. Qui fait son stage : avocat stagiaire. Qui concerne le stage : période stagiaire.

Stagier [ji-é] n. m. Dr. can. Chanoine qui fait un stage.

Stagire, auj. Stavro, v. de la Macédoine ancienne, colonie ionienne. Patrie d'Aristote, qu'on appelle souvent le Stagirique.

Stagirite adj. et n. De la ville de Stagire. Le Stagirite, Aristote.

Stagnant [stagh-nari], e adj. (de stagner). Qui ne coule pas : les eaux stagnantes sont en général malsaines. Fig. Inactif, qui ne fait aucun progrès : l'état stagnant des affaires.

Stagnation [stagh-na-si-on] n. f. Etat de ce qui est stagnant : stagnation des eaux. Fig. Inertie, suspension d'activité : la stagnation des affaires.

Stagner [stagh-né] v. n. (lat. stagnare; de stagnum, étang). Séjourner, ne pas couler, ne pas se mouvoir, en parlant d'un liquide fluide ou gazeux.

Stagnelius (Erik-Jo-

han), poète dramatique, épique et lyrique, suédois, né à Gaerdslosa, m. à Stockholm (1793-1823). Son lyrisme s'épanche en vers étranges et puissants, mais d'une haute inspiration et d'une forme parfaite ( les Martyrs, etc.)

stagnon [gn mil.] n.

m. Autre forme du mot

ESTAGNON.

Sîalll (Georges-Ernest), médecin allemand, né à Anspach, m. à Berlin (1660- 1734) ; auteur du système médical connu sous le nom d'animisme et, en chimie, de la théorie du phlogistique.

Stahlianisme >is-me]n. m. Système de Stahl.

stahlien, enne [sta-li-itt, é-ne] adj. et n. Relatif à Stahl; partisan de sa doctrine.

Stahl.

STA

Stainer ou Steiner (Jacques), luthier, né à Absom [Tjrrol] '1021-1' -

Stains, comm. de la Seine, arr et à 3 kil. de Saint-Denis; 3.100 h. Ch. de f. N. Fabrique de celluloïd, papeterie, etc.

Stake n. m. | m. angl. signif. enjeu,. En T. de turf, mise de fonds de chaque concurrent. Trial stake, course d'essai.

Stalactifère ndj. Qui porte, contient des stalactites : grotte stalactifère.

Stalactite [lui. a. t. (du gr. stalaktos , qo| coule goutte à goutté). Concrétion calcaire, qui se forme à la voûte des grot.t- a et souterrains. Archit Motif ornemental, qui rappelle la forme des stalactites.

— Encycl. Ces concrétions pierreuses sont formées par l'action des eaux qui, après avoir suint: à travers le sol, arrivent à une cavité souterraine

A, stalactites! B, stalagmites.

et déposent à la voûte, par suite de leur évaporation, les molécules calcaires qu'elles tiennent en dissolution. Si, par la chute de ces eaux, la concrétion se forme sur le sol, elle prend le nom de stalagmite. (V. ce mot.) Quelquefois, les unes et les autres se réunissent et forment des piliers qui grossissent graduellement et finissent par combler les cavités qui les renferment.

Stalagmite [lagh] n. f. (du gr. stalagmos, écoulement). Concrétion pierreuse, qui se forme sur le sol des grottes et souterrains par la chute lente et continue des eaux. V. stalactite.

stalagmitique adj. De

la nature des stalagmites.

stalagmomètre n. m.

(du gr. stalagmos, goutte, et metron, mesure). Instrument pour mesurer le volume des gouttes.

Stallbaum (Gottfriedl.

philologue allemand , né a Zaasch, m. àLeipzigf 1793-1861 ), commentateur de Platon.

Stalle [sta-le] n. f. (ital.

stallo; de l'anc. ail. stal, place). Chacun des sièges de bois qui sont autour du chœur d'une église : sous te siège des stalles est fixée une console appelée miséricorde. Siège isolé et numéroté, dans un théâtre . Dans une écurie, espace réservé à un cheval, et limité par les cloisons des compartiments contigus.

Stamboul [stan] n.

m. Drap épais à chaîne et trame en laine, fabriqué pour manteaux, dans le Levant.

StambOUl [stan] OU Stalle d'écurie.

IStambOUl [is-lan], nom turc de Constantinople-

StambOUline [stan] n. f. Redingote de fonctionnaire chez les Turcs-

StambOUloV (Stéphane), homme politique bulgare, né à Tirnovo, m. à Sofia (1853189b . Patriote ardent, mais trop enclin aux procédés violents, il fut assassiné à Sofia.

Stambruges, comm. de Belgique (Hainaut, arr. d'Ath) ; 1 .750 h. Carrières.

Stamette [mé-te] n. f. Tissu de laine de provenance hollandaise, en usage aux xvnc et xvme siècles.

staminaire adj. syn. de staminal.

Staminal, e, aux adj. Qui se rapporte à l'étamine.

Staminé, e adj. (du lat. stamen, tiiis, étamine). Se dit des fleurs qui ne possèdent que des éta-' mines.

StamineuX, euse [neu, cu-ze] adj. Qui porte' des étamines longues et saillantes.

Staminifère adj. Qui porte des étamines.

Staminiforme adj Qui est en forme d'étamine.

Staminode n. m. (du lat. stamen. inis, étamine, et du gr. eidos, forme). Etamine latérale et rudimentaire des orchidées.

StaminO-pistillé, e adj. Se dit des fleurs hermaphrodites qui ont à la fois des étamines et des pistils.

STA

STA

staminule a. f. Petite étamine. Etam'ine rudimen taire.

Stampe [stan-pe] n. f. Intervalle d'une veine ;\ l'au re dans une mine.

Stance n. f. (ital. stanza). Groupe de vers offrant un sens complet et suivi d'un repos : les stances de Polyeucte.

Staild [stana"] n. m. (m. angl.). Tribune des spec- Uteurs des courses. Endroit clos et disposé pour le tir a la cible : se rendre au stand. Espace réservé aux concurrents, dans une exposition.

— Encycl. 11 ya deux sortes de stands : les stands pour tira longue portée et les stands pour tir réduit. Le premier comporte un pavillon de tir, un champ de tir avec pare-balles, des tranchées et des buttes, des fosses il cibles, des cibles et tout ce qui est nécessaire pour les manœuvrer, marquer les coups, etc. Le pas de tir est l'endroit où se tiennent les tireurs au moment d'exécuter leur tir. Le champ de tir est la partie du stand parcourue par les balles,

Les stands pour tir réduit sont destinés au tir d'étude, avec la carabine Flobert et les amies de guerre à charge réduite. Les stands des deux espèces nécessitent de grandes précautions pour éviter les ricochets et les accidents. V. tir.

Standard [dar] n. m. (m. angl. signif. étalon). Terme employé en Angleterre pour désigner le titre légal de la monnaie ou des matières d'or et d'argent.

Standard {the). l'Etendard, grand Journal anglais politique, littéraire et commercial, t'oadé en 1827, de tendances conservatrices.

Stangérie [ri] a. t. Genre de cycadées, renfermant plusieurs espèces de l'Afrique australe, et dont une, la strangérie paradoxale, est parfois cultivée dans les serres d'Europe.

Stangue [stan-ghe] n. f. (ital. stanga. d'orig. german. . Mar. anc. Tige d'une ancre. Meuble de l'écu qui représente la tige droite, d'une ancre, surmontée d'une pièce que l'on nomme trabe ou trabs,

Stanguette [ghè-te] n. f. Musiq. Barre de mesure.

Stanhope [sta-nope] n. f. Presse typographique en fonte, inventée par Charles Stanhope.

Stanhope (Jacques, comte de), général et homme d'Etat anglais , né à Paris, m. a Londres (1673-1721). Il fut battu par Vendôme en Espagne. Il combattit plus tard avec succès les intrigues d'Alberoni.— Son petit-fils. Charles, né à Londres. m. à Chevening (1753-1816), savant et écrivain anglais, apporta différents perfectionnements a la navigation à vapeur, à la presse typographique, etc.

Stanhopée [sta-no-pé] n. f. Genre d'orchidées vandées. renfermant des plantes épiphytes a grandes et belles fleurs, originaires de l'Amérique tropicale, et que l'on cultive en serre chaude : les stanhopées se placent dans des paniers à claire-voie que l'on suspend, parce que tes inflorescences se développent de haut en bas.

Stanimaka, v. de Bulgarie (Roumélie orientale), sur le DerinDeré; 14.000 h.

Stanislas (saint), martyr; patron de la Pologne, évéque de Cracovie, né à Szezepanow, m. à Cracovie (1030-1070), tué par le roi Boleslas, qu'il avait excommunié.

Fête le 7 mai.

Stanislas !urdre de Saint-), fondé par le roi de Pologne Stanislas II, le 7 mai 1763, et incorporé aux ordres russes en 1831, mais avec sa dénomination. Il comprend trois classes ; le bijou est une croix de Malte, émaillée de rouge, anglée d'aigles Sa(nl bicéphales couronnées ; au centre, un médaillon émaillé de blanc et entouré d'une couronne de laurier porte le monogramme S S (saint Stanis- 1 is . Le ruban est rouge, à double liséré blanc.

Stanislas KOStka (saint), jésuite polonais, né au château de Kostkwo, m. à Rome à dix-huit ans (1350-1568). — Fête le 13 novembre.

Stanislas Ier, Leczynski ou Leszczyn-

Ski , né à Lemberg, m. à Lunéville (1677-1766), roi de Pologne en 1704, grâce à l'appui des Suédois , chassé de son royaume en 1709, rétabli de 1733 à 1735 ; puis souverain des duchés de Bar et de Lorraine, et beau -père de Louis XV. Il gouverna pendant ving-huit ans la Lorraine avec sagesse, protégea les arts et embellit Nancy. — Stanislas II 'Stanislas-Auguste Poniatowski], dernier r«ide Pologne, né à Wolczyn, m. à Saint-Pi tersbourg(1732- 1798). Elu grâce à l'appui de Catherine II. il vit se former la confédération de Bar, éclater la guerre civile, et partager deux fois la Pologne. Il fut contraint d'abdiquer en 1795.

Stanislau, v. d' Austro-Hongrie (Galicie), ch.-l. de cercle ; 26.300 h.

Stanitza n. f Nom donné à des territoires cosaques nouvellement conquis ou sur les confins des zones dangereuses de l'empire russe.

Stanley [iè],v. d'Angleterre (York ; 13.600 h. Cordcrie.

Stanley [U] 'Henri-Morton), de son vrai nom John Rowland, né à Denbigh (pays de Galles), m. à Londres (1641-1904); explorateur de l'Afrique centrale, où il retrouva Livingstone, puis du Congo. Il entra plus tard au service de l'Association internationale africaine, entra en rivalité avec Brazzaau Congo, puis, après la chute de Khartoum, alla délivrer Ernin Pacha rejeté dans le Ouadai par les mahdistcs.

Stanley-Falls ou Chutes de Stanley,

chutes ou plutôt rapides du cours supérieur du

Stanislas Leczynski.

des subdivisions

Stanley.

Ci ngo, un peu au S. de l'Equateur. A l'issue de ces rapides se trouve la station de Stanley-Falls, cheflieu d'un district du Congo belge.

Staimage [sta-na-je] n. m. (du lat. stannum, êtain), Opération qui consiste a imprégner une étoffe d'une dissolution d'étain, avant de la teindre.

stannate [stan'-na-te] n. m. Sel de l'acide stannique.

StanneUX, euse [sta-neu, cu-ze] adj. (du lat. Stannum, étain). Se dit de l'un des oxydes de l'etain.

Stannide [stan'-ni-de] adj. Qui ressemble à l'étain.

stannifère [stan'-ni] adj. (du lat. stannum,

étain, et ferre, porter). Se dit des gîtes, des roches, qui contiennent de l'étain : minerai stannifère.

stanniférer [stan'-ni-fi-ri] v. a. (Se conj-

comme accélérer). Recouvrir d'une glaçure stannifère-

Stannine [stan'-ni-ne] n. f. Minerai d'étain, contenant du cuivre, du fer et du zinc.

Stannique [slan'-ni-ke] adj. Se dit d'un acide oxygéné de l'étain.

Stannoïde [stan'-no] adj. (du lat. stannum, étain, et du gr. eidos, forme). Qui a l'aspect de l'étain.

Stans, v. de Suisse (Unterwalden, demi-canton du Nidwald dont c'est le ch.-l.), non loin du lac des Quatre -Cantons ; 2.800 h. Patrie d'Arnold de Winckelried. Arboriculture. Séjour d'été.

stans pede in uno, mots lat. signif. : Debout sur un seul pied. Expression d'Horace [Satires, I, 4, 10), qui nous représente Lucilius dictant deux cents vers à l'heure, debout sur un seul pied. Elle correspond a l'expression française : au pied levé.

Stant [stan] adj. (du lat. stans, qui se tient debout). Astrol. Se dit des signes du zodiaque dont la figure symbolique n'exprime aucun mouvement : les Gémeaux, la Vierge, la Balance, le Scorpion.

Stapéal n. m. (du lat. stapes, étrier). Anat. Osselet de l'oreille et os opercule des poissons.

Stapédien, enne [di-in, t-ne] adj. et n. m. (du lat. stapes, étrier). Anat. Se dit du muscle de l'étrier dans l'oreille moyenne-

Stapëlie [li] n. f. Genre d'asclépiadacées cynanchées, comprenant des plantes à port de cactus, dont on connaît environ soixante-quinze espèces de l'Afrique du Sud. (Leurs fleurs, grandes et étalées, émettent une odeur fétide.)

Stapfer (Paul), littérateur français, né à Paris en 1840, auteur de travaux estimés d'histoire et de critique littéraire (Sterne, Shakespeare et l'Antiquité, Molière et Shakespeare, Montaigne, etc.). — Son frère Edmond-Louis, professeur et théologien français, né à Paris en 1844.

Staphisaigre [zè-gre] n. f. Nom vulgaire d'une espèce de dauphinelle ( delphinium staphisagria) , dont la semence (graine de capucin) renferme des alcaloïdes vénéneux (delphinine, delphisine, delphinoîdine, staphisagrine) et, réduite en poudre, est employée comme insecticide à l'extérieur, d'où les noms de « pédiculaire, herbe aux poux », etc., qu'on lui donne vulgairement. (A l'intérieur, on ne l'emploie guère qu'en médecine vétérinaire comme purgatif drastique.)

Staphyléacées [se] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dialypétales, voisine des sapindacées et comprenant des plantes à fleurs pentamères, dont les fruits sont des capsules. S. une staphyléacée.

Staphylier [U-é] n. m. Genre type de la famille des staphyléacées, à feuilles composées, opposées, à graine sans arille.

— Encycl. Le staphylier penné, appelé communément faux pistachier, nez coupé ou patenôtrier, est un petit arbuste de l'Europe centrale et méridionale ; ses graines fournissent une huile douce comestible.

staphylin, 6 adj. (du gr. staphulê, luette). Anat. Qui appartient à la luette.

Staphylin n. m. Genre d'insectes coléoptères brachélytres, comptant une centaine d'espèces répandues sur tout le globe, et dont les plus communes, en France, sont le staphylin odorant (ocypus olens) entièrement noir et, le staphylin caesareus, d'un vert bronzé, avec les élytres rouge brun. Nom donné communément à tous les genres de la famille des staphylinidés.

Staphylinidés n. m. pi. Famille d'insectes coléoptères brachélytres, renfermant environ deux cent soixante genres, dont le type est le genre staphylin. (Ce sont pour la plupart des in- staphylin. sectes voraces et carnassiers, à pattes courtes, à abdomen formé d'anneaux très mobiles, relevés pendant la marché, à élytres courts, qui vivent sous les pierres, la mousse, l'écorce des arbres ou au milieu des matières végétales en décomposition. Ils marchent et volent avec rapidité.) S. an staphylinidâ.

Staphyliniforme adj. Dont la forme rappelle celle du staphylin.

staphylocauste [Jrts-té] n. m. (du gr. staphulè, luette, et kaustos, brûlé). Instrument pour cautériser la luette.

StaphylOCOCCie \kok-st] n. f. Nom donné à tous les états morbides dus à une infection par staphylocoque.

— Encycl. Les principales staphylococeies sont : les pustules d'acné, les furoncles, les anthrax, l'impétigo, les phlegmons, etc.

staphylocoque [ko-ké\n. m. (du gr. staphul",

grain de raisin, et Hokkos, graine). Microcoque, souvent pathogène, dont les amas zoogléiques présentent, au microscope, l'aspect de grappes de raisin.

— Encycl. Le staphylocoque est un microcoque de très petites dimensions, parfois isolé, le plus souvent réuni en diplocoque, dans les milieux liquides, et en amas dans les milieux solides. Très répandu, il vit en saprophyte dans l'eau, sur le sol, dans l'air et les poussières; il végète à l'état de parasite sur nos téguments et nos muqueuses et devient souvent pathogène. Les variétés principales sont: le staphylocoque blanc, le doré et le citrin. 11 donne toujours du pus.

staphylomateux, euse [teu, euse] adj.

Qui a rapport au staphylôme.

staphylôme n. m. (du gr. staphulê, luette). Pathoi. Boursouflement des membranes d,- l'œil, en particulier de la sclérotique ou de la cornée.

staphyloplastie [plas-tt n. f. (du gr. sta

phulê, luette, et plaslus. façonné). Restauration, réfection du voile du palais.

staphylorraphie [lo-ra-ft] n. f. (du gr. staphulê, luette, et raphC, suture Suture du voile du palais, ayant pour but de réparer les divisions congénitales ou accidentelles du voile du palais.

Staphylorraphique [lo-ra] adj. Qui appartient â la staphylorraphie.

Staphylotome n. m. (du gr. staphulê, luette, et tome, section). Instrument semblable à un amj gdn lotome et employé quelquefois pour sectionner la luette.

Staphylotomie [mi] n. f. (du gr. staphulê, luette, et tome, section). Section de la luette.

staphylotomique adj Qui appartient à ta staphylotomie.

Stapleaux (Miohel-Ghislain), peintre belge, né à Bruxelles, n>. à Gien (17119-1881), disciple de David, auteur de portraits et de tableaux d'histoire : Saint Vincent de Paul prenant les fers d'un galérien; Napoléon à Sainte-Hélène.

Stapleaux (LeonoM-Guillaume), littérateur et auteur dramatique français, né à Bruxelles, m. à Paris (1831-1891), auteur de : le Château de la rage, les Compagnons du glaive, Mémoires secrets du second empire.

Stappe [sta-pe] n. m. Pilier qu'on laisse dans une mine pour soutenir le toit.

Starclline [chi-ne] n. m. Fonctionnaire russe, placé à la tète de la volost (réunion de plusieurs villages).

stare sulla corda, mots ital. signif. : Se tenir sur la corde. Etre dans l'incertitude, dans l'état d'équilibre instable de quelqu'un qui se tient sur la corde raide.

Stargard, v. de Prusse (Poméranie); 26.900 h. Métallurgie.

Starhemberg ou Starchemberg [bèrgh']

(Ernest Rudiger, comte de), homme de guerre autrichien (1038-1701), qui défendit enl683 Vienne contre les Turcs. Une blessure reçue devant Bude l'obligea à quitter prématurément le service. — Son cousin, Guide Ubalde (1637-1737), participa aussi à la défense de Vienne, fut battu è Villaviciosa (Espagne) par Vendôme.

Starie n. f. Mar. Syn. de estarie. V. aussi su restakies.

Starique n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes, de petite taille, qui vivent par bandes dans les mers arctiques.

Starnberg (lac de), dans la Haute-Bavière, an pied nord des Alpes Bavaroises. Il donne naissance à la Wûrm. Environs très pittoresques. C'est dans ce lac que fut trouvé noyé, en 1886, le roi Louis II de Bavière.

Stame n. m. Ancien nom de genre de la per drix grise.

StarOSte [ros-te] n.ra. (slave starosla). Chef d'un mir, ou communauté de village, en Russie. Jadis, en Pologne, seigneur d'une starostie.

Starostie [ros-ti] n. f. (de staroste). Fief faisant partie des anciens domaines de Pologne.

Starter [teur] n. m. (m. angl.). Celui qui, dans les courses, donne le signal du départ.

Starting-gate [star'-tin'gh'-ghet] n. m. (m. angl , de to slurt, faire partir, et gâte, barrière). Appareil composé de rubans tendus en travers de la piste, et au moyen duquel on donne, en relevant les rubans, le départ des chevaux dans une course.

Stase [sta-ze] n. f. (du gr. stasis, arrêt). Arrêt d'un liquide organique qui circule comme le sang, etc. Fiij. Cessation d'activité.

Stasophobie [zo-fo-bt] n. f. (du gr. stasis, station debout, et phobos, crainte). Crainte morbide de ne pouvoir se tenir debout.

StaSSfurt , v. d'Allemagne (Prusse, prov- de Saxe), sur la Bode ; 18.310 h. Produits chimiques, métallurgie, importants gisements de sel gemme.

Stassfurtite n. f. Géol. Boracite compacte de Stassfurt.

statère ou stater [ter] n. m. (gr. statêr). Chez les Grecs, poids de valeur variable. Monnaie d'argent valant de 2 à 4 drachmes. Etalon de la monnaie d'or, valant de 20 a. 28 drachmes.

Stathmétique n. f. (gr. stathmêtikos.destathmos. poids). Emploi des poids et mesures.

Stathmographe n. m. [du gr. stathmê, cordeau, et graphein, décrire). Instrument pour mesurer la vitesse d un train sur les chemins de fer.

StathOUder [dèr] n. m. (m. holland.). Titre que portaient les princes d'Orange-Nassau, chefs des provinces unies des Pays-Bas, de la fin du xvi« siècle à 1793.

StathOUdérat [ra] n. m. Dignité du stathouder.

stathoudérien, enne [ri-in, è-ne] adj. Qui'

appartient au stathoudérat : dignité stathoudirienne. N. m. Partisan du stathoudérat.

Statice n. m. Genre de plombaginées renfermant des plantes herbacées h feuilles groupées en une rosette radicale, et dont l'inflorescence est" une cyme bipare : le statice sinuê à fleurs bleues croît dans le midi de la France.

Statif, ive adj. Qui appartient à une station. N. m. Partie mécanique (pied, corps et tube) du microscope.

Station [si-on] n. f. (lat. statio ; de stare, se tenir debout). Pause, demeure de peu de durée qu'on fait dans un lieu : ne faire qu'une station. Action de se tenir debout : station verticale. Lieu où s'arrêtent les voitures publiques, les trains de chemin de fer, etc., pour prendre ou laisser les voyageurs. Ilelig. Chacune des quatorze pauses ou arrêts que fit Jésus en allant au Calvaire. Office d'une solennité particulière. Sorte de sermons prêches pendant un avent ou un carême : être charge de In station de lavent à la cathédrale. Eglise, chapelle désignée pour certaines dévotions. Astron. Se dit d'une planète, lorsqu'elle semble ni avancer ni reculer dans le zodiaque. Mar. Etendue de pays colonial ou étranger dans lequel les bâtiments de guerre ont la mission de protéger le commerce et de faire res-

STA

Eectcr le pavillon national. Station thermale, étalissemcnt thermal fréquente pendant une certaine partie de l'année.

Station-halte-repas n. f. Gares désignées, en cas de mobilisation, pour un arrêt de longue durée des trains militaires, en vue d'un repas à prendre par les soldats.

Stationnaire [si-o-ni-re] adj. (de station). Qui demeure au même point, sans avancer ni reculer, sans faire de progrès : thermomitre stationnaire. Fig. Qui ne progresse pas : la science ne veut rester stationnaire. Etal stationnaire, état pendant lequel les symptômes de la maladie et l'état du malade demeurent à peu près invariables. N. m. Bâtiment de guerre mouillé a l'entrée d'une rade ou d'un port pour exercer une sorte de police. Relig. Diacre de semaine pour chanter l'évangile à la messe que le pape disait dans les stations.

stationnairement [si-o-nè-re-tnari] adv.

D'une manière stationnaire.

Stationnai [si-o-nul], e, aux adj. Qui a rapport à une station. N. f. Se dit d'une église désignée pour être une station jubilaire ou autre.

Stationnarité [si-o-na] n. f. Etat de ce qui est stationnaire (Peu us.)

Stationnel, elle [si-o-nèl, i-le] adj. Bot. Qui appartient à une station.

Stationnement [st-o-ne-»ian] n. m. Action de stationner: stationnement do voitures.

— Encycl. Dr. On groupe sous le nom de droit de stationnement le produit, au profit des communes, des permis de stationnement et de location sur les voies publiques, sur les rivières, ports et quais fluviaux et autres lieux publics. La perception peut avoir lieu aujourd'hui sur les dépendances de la petite et de la grande voirie, mais il faut excepter de cette dernière les ports et quais maritimes, où les produits des locations sont réservés à l'Etat. On assimile aux ports maritimes ceux qui sont situés au bord d'un fleuve ou d'une rivière où pénètre le flux de la mer, comme Bordeaux, Nantes, Kouen.

Stationner [si-o-né] v. n. Faire une station. S'arrêter momentanément dans un lieu : des voitures qui stationnent sur la voie publique. Mar. Tenir une station.

Statique adj. (du gr. statikos, qui se tient en équilibre). Qui a rapport à l'équilibre des forces : électricité statique. N. f. Partie de la mécanique qui a pour objet l'équilibre des forces. Chim. Statique chimique, théorie sur l'équilibre des corps dans les combinaisons. Phys. Electricité statique, électricité développée sur un corps conducteur par frottement ou par influence.

Statira, princesse perse, femme de Darius III. Tombée aux mains d'Alexandre après la bataille d'Issus, elle fut traitée avec égards par le vainqueur.

Statisticien [tis-ti-si-in] n. m. Celui qui s'occupe de statistique.

Statistique [tis-ti-ké] n. f. (du gr. statizein, constater). Science qui a pour objet le groupement méthodique des faits sociaux qui se prêtent à une évaluation numérique (impôts, recrutement, condamnations, productions industrielles et agricoles, population, religion, etc.). Qui a rapport à cette science : rapports statistiques.

— Encycl. Une statistique peut s'établir suivant deux procédés : on peut recueillir un à un tous les faits numériques, les grouper sans les altérer, ou, par l'induction (arithmétique politique) obtenir les expressions numériques des faits sociaux d'après un petit nombre d'observations, méthode souvent dangereuse et délicate. Pratiquement, il faut en tout cas rechercher les faits, les vérifier et les dépouiller, puis les comparer ; les graphiques, diagrammes ou cartes statistiques, permettent de présenter nettement les résultats obtenus.

La valeur des statistiques varie suivant la nature des faits qui en sont l'objet. Ces faits peuvent être administratifs (impôts, recrutement, condamnations); no/! administratifs, mais enregistrés par l'administration (naissances, décès, mariages, exportations, importations), ou n'appartenir à l'une ni l'autre de ces catégories (productions agricoles et industrielles). En France, le bureau central de statistique dépend du ministère du commerce, et presque tous les ministères ont un bureau de statistique spécial. Des commissions locales existent dans chaque canton. Il existe.au sommet, un conseil supérieur de statistique.

Droit de statistique. C'est un droit perçu tant à la sortie qu'à l'entrée, quelles que soient la provenance et la destination des marchandises. Ce droit, destiné à subvenir aux frais de statistique commerciale, diffère des anciens droits de balance, qui n'atteignaient que les marchandises exemptes des droits de douane.

Le droit de statistique est de 0 fr. 10 par colis emballé, de 0 fr. 10 par 1.000 kilos ou par mètre cube sur les marchandises en vrac, de 0 fr. 10 p;ir tête d'animal. Il ne frappe pas les importations par cabotage.

statocyste [sis-te] n. m. ou statolithe n. f.

Nom donné aux otolithes, considérés comme agissant efficacement au point de vue de l'équilibre et de l'orientation, chez l'homme et les vertébrés.

Stator n. m. Nom donné, dans les moteurs à courants polyphasés, à la partie fixe de la machine, par opposition à notor.

Stator (qui arrête), surnom que donnaient les Romains à Jupiter, considéré comme le dieu qui conservait l'ordre des choses ou qui arrêtait les fugitifs.

StatOSCOpe [tos-ko-pe] n. m. (du gr. slatos, stable, et sltopein, examiner). Baromètre très sensible, imaginé par J. Richard.

Statthalter [tir] n. m. (ail. statt [statte], lieu, place, et halten, tenir). Gouverneur de l'Alsace-Lorraine.

Statuaire [e-ré] n. m. (lat. staluarius). Sculpteur qui fait des statues. N. f. Art de faire des statues. Adj. Propre à faire des statues : marbre statuaire. Colonne statuaire, colonne qui porte une statue.

Statue [tû)n. f. (lat. statua). Figure de plein relief, représentant une personne ou un animal. Fig. Personne froide, ou sans énergie : c'est une statue. Allus. littér. La statue du Commandeur. Dans

Don Juan ou le Festin de Pierre (IV, 12, et V, 6), la statue du père d'une des victimes du séducteur, railleusement invitée par lui à souper, répond à l'invitation. On fait cette allusion quand on veut peindre l'entrée inattendue d'un personnage sinistre, l'imminence d'une catastrophe méritée. V. Memnon.

— Encvci.. Dr. Les statues élevées dans les lieux publics sont protégées contre la dégradation et la destruction par le dispositions du Code pénal sur les dégradations de monuments,

Les statues et les tableaux sont considérés comme meubles s'ils font partie de la décoration mobile d'un appartement. Les statues « placées dans une niche pour les recevoir », ainsi que les tableaux taisant corps avec la boiserie, sont immeubles par destination.

Statue (la), opéra-comique en trois actes, paroles de Michel Carré et J. Barbier, musique de Reyer ((861). Le sujet est emprunté aux Mille et une Nuits. Le génie Amgiad met le jeune Sélim en présence de douze statues très précieuses. Sélim convoite une treizième, qui1 manque à son piédestal. Il ne la possédera que s'il épouse une jeune fille belle et pure et qu'il la livre sans tache au génie. Sélim, uni â Margyane, qu'il aime, refuse de la livrer. Le génie, qui a voulu seulement mettre Sélim à l'épreuve, bénit leur union.

Statuer [tu-é] v. a. (lat. slaluere). Régler avec autorité : statuer une enquête. Absolum. : statuer sur un litige.

Statuette [tu-è-te] n. f. Très petite statue. Statufier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Elever une statue à.

Statuomanie [nf] n. f. (de statue, et manie). Manie d'élever des statues.

statu quo (pour: in statu quo ante), mots lat. signif : L'état où se trouvaient précédemment [et se trouvent encore] les ckoses. Expression employée surtout en diplomatie : maintenir le statu quo. Statu quo ante betlum, situation telle qu'elle était avant les hostilités.

Stature n. f. (lat. stalura). Hauteur de la taille d'une personne ou d'un animal.

Statut [tu] n. m. (lat. statutum). Règle établie pour la conduite d'une association quelconque : les statuts d'une compagnie d'assurances. La Constitution du royaume d'Italie. Loi, règlement, ordonnance : statuts d'une confrérie.

— Encycl. Dr. civ., comm. et adm. Ensemble des dispositions qui ont pour objet de régler le fonctionnement d'une associalion ou d'une société.

Les statuts personnels ont pour principal objet la personne et ne traitent des biens qu'accessoirement. Les statuts réels sont ceux qui concernent les biens et ne considèrent la personne que relativement aux biens.

Statutaire [(ère] adj. Qui est conforme aux statuts : gérant statutaire.

Statutairement [tt-re-man] adv. Conformément aux statuts.

Staunton (sir George Thomas), voyageur et orientaliste anglais, né à Salisbury, m. à Londres (1781-1859). Il fut longtemps au service de la compagnie des Indes, remplit des missions diplomatiques en Chine et fut un sociologue distingué.

Stauntonie [ston-to-tii] n. f. Genre de plantes de la famille des berbéridacées, renfermant des arbustes grimpants qui croissent en Chine et au Japon.

staurastre [stô-ras-tre] ou staurastrum

[trom'] n. m. Genre d'algues desmidiées, vivant dans les eaux douces.

Stauronote [stô]n.m. Genre d'insectes orthoptères sauteurs de la famille des acrididés, répandus dans les régions chaudes du globe. (Ce sont des criquets de taille médiocre à livrée grise ou rousse, qui se rendent très nuisibles dans la région méditerranéenne.)

Staurope [ stô ] n. m. Genre d'insectes lépidoptères de la famille des notodontidés; et dont l'espèce d'Europe est une noctuelle grisâtre, qui vit sur les hêtres.

staurophore [stô] n. m. (du gr. slauros, croix, et phoros, qui porte). Liturg. anc. Porte-croix.

Staurophylle [stô-ro] adj. (du gr. slauros, croix, et phullon, feuille). Bot. Qui a les feuilles opposées en croix.

Stauroplégie [stô, jî] n. f. (du gr. stauros, croix, et plêqè, choc). Hémiplégie qui atteint un membre supérieur et un membre inférieur opposé.

StauroSCOpe [stô-ros-ko-pe] n. m. (du gr. stauros, croix, et slcopein, examiner). Instrument à l'aide duquel on examine les minéraux transparents pour voir s'ils sont à simple ou à double réfraction.

Staurotide. [stô] n. f. Silicate hydraté naturel d'alumine, qui se présente ordinairemeut en cristaux prismatiques groupés (macles) en forme de croix.

Syn. PIERRE DE CROIX, CROISETTE I>E BRETAGNE.

Staurotique [stô] adj. Qui contient des cristaux staurotides.

Stavanger [jèr], v. de Norvège, près du Slavangerfjord; 31.000 h. Port actif.

Stavele, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Furnes), sur l'Yser; 1.280 h.

StavelOt, v. de Belgique (Liège, arr. de Verviers), sur l'Amblève; 4.990 h. Machines, scieries, tanneries.

StaVTOpol, v. de Russie, ch.-l. de gouv., au N. du Caucase ; 40.000 h. — Le gouv. a 873.000 h.

Stayer [stè-ieur] n. m. (m. angl.). Cheval, coureur cycliste, etc., qui court dans les épreuves de fond à grandes distances.

steam-boat ou steamboat[s(im-i<5C]n.m.

(m. angl.). Bateau à vapeur.

Steamer [stî-meur] n. m. (m. angl.). Navire à vapeur.

Stéarate n. m. Sel de l'acide stéarique.

Stéarine n. f. (du gr. stear, suif). Principe des corps gras oui ne fond pas à la température ordinaire : la stéarine sert à la fabrication des bougies.

— Encycl. Chim. Il existe chimiquement trois stéarines, dont la plus importante est la tristéarine Cbi H"°Os. C'est le principal constituant des graisses animales et végétales. Elle s'extrait de la graisse de la garcinie ou jiu suif; dans ce dernier cas, à l'aide de l'éther froid, on la sépare de l'oléine et de la palmitine qui l'accompagnent. La stéarine se pré-

STË

6ente en paillettes nacrées, qui sont solubles dans l'alcool et l'éther bouillant; elle se saponifie facilement par les alcalis. La stéarine entre dans diverses préparations pharmaceutiques, telles que suppositoires, ovules, etc.

Stéariner [né] v. a. Enduire de stéarine.

Stéarinerie [ri] n. f. Fabrique de stéarine.

Stearinier [ni-é] n. m. Fabricant de stéarine.

Stéarique adj. Se dit d'un acide contenu dans les graisses et ses dérivés : la stéarine avec laquelle on fait des bougies est de l'acide stéarique. Fabriqué avec de la stéarine : bougie stéarique.

— Encycl. On obtient l'acide stéarique pur en saponifiant l'huile de garcinie ou en purifiant, a l'aide d'une série de cristallisations dans l'alcool, l'aride stéarique commercial, que l'on retire des matières grasses.

L'acide pur est en masses d'aiguilles blanches et brillantes, fusibles à 09», insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool et l'éther. L'acide commercial, fusible vers 54°, est un mélange de divers acides gras; il sert à faire les bougies, cierges, etc.; son sel alcalin constitue le savon. On l'emploie encore comme matière de moulage, pour insensibiliser les bâches, etc.

Stéarol n. m. Pharm. Médicament avant la graisse pour excipient.

Stearolé n. m. Pharm. Nom générique des médicaments à base de corps gras solides.

Stéaroptène n.m. Partie d'une huile volatile, qui se solidifie à la température ordinaire.

Stéatlte n. f. Pierre onctueuse au toucher, qui est un silicate naturel de magnésie : les tailleurs se servent de stéatile pour tracer des lignes sur le drap. Syn. craie de Briançon.

Stéatiteux, euse [teu, eu-ze] adj. Qui contient de la stéatite.

StéatOCèle n. f. fdu gr. sJear, atos, suif, et kèlè, tumeur). Nom donné aux kystes sébacés du scrotum.

Stéatôme n. m. (du gr. stear, atos, graisse,. Tumeur enkystée, qui contient une matière semblable à du suif.

Stéatopyge adj. Qui a les fesses graisseuses.

Stéatopygie [jî] n. f. (du gr. stear, atos, graisse, et pugê, fesse;. Développement graisseux des fesses.

Steatose [tô-ze] n. f. (du gr. stear, atos, graisse). Dégénérescence graisseuse d'un tissu.

Steck ou Stecq n. m. Dernière levée, au jeu de romestecq.

Steckbom, v. de Suisse (cant. de Thurgovie , sur le lac de Constance ; 2.540 h. Vignobles, culture de légumes et de fruits. Broderie mécanique; fonderie, fabrique de machines à coudre.

Steeg (Jules), publiciste protestant français, né à Versailles (1836-1898) ; auteur d'ouvrages religieux, pédagogiques, d'un Cours de morale, etc.

Steele, v. de Prusse (prov. de Dusseldorf), sur la Ruhr; 13.000 h. Mines de houille.

Steele [sttl] (Richard), écrivain et journaliste anglais, né à Dublin, m. à LIangunnor (1671-1729). Ecrivain spirituel, aimable et plein de franchise, il contribua à ia fondation du Babillard (the Tattler), puis du Spectateur avec la collaboration d'Addison.

Steen [stén] (Jean), peintre de genre hollandais, né et m. à Leyde (1626-1679). Observateur original et caustique, il a excellé dans les scènes burlesques : fêtes, noces, orgies (Repas de famille, la Mauvaise Compagnie, etc.).

Steenbecque, comm. du Nord, arr. et à 6 kil. d'Hazebrouck, près de la Nieppe ; 1.750 h. Ch. de f. N. Toiles.

Steendorp, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Saint-Nicolas); 3.100 h. Sel.

Steene, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. d'Ostende) ; 2.510 h.

Steenhuffel, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles); 2.230 h.

Steenhuyse-Wynhuyse, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d'Alostj; 1.890 h.

Steenockerzeel, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles) ; 2.609 h. Pompes.

Steenvoorde [stèh], ch.-l. de c. (Nord), arr. et à 11 kil. d'Hazebrouck; 4.230 h. Pépinières. — Le cant. a 9 comm. et 14.460 h.

Steenwerck, comm. du Nord. arr. et à 21 kil. d'Hazebrouck; 4.000 h. Ch. de f. N. Toiles.

Steenwick (Hendrick Van), peintre hollandais, né à Amsterdam, m. à Londres (1589-1642). Il excellait dans les architectures, les extérieurs d'églises.

Steeple-chase [sti-ple-tchè-ze] n. m. (angl. steeple, clocher, et chase, chasse). Primitivement, course au clocher, à travers champs, entre amis.

Steeple-ohase.

Auj., sur les hippodromes, course à cheval faite en franchissant toute espèce d'obstacles naturels ou artificiels : gagner un steeple-chase. PI- steeplechases.

Steeple-Chaser [sti-ple-tehé-zeur] n. m. Cheval de steeple-chase.

Stéganographe n. m. Appareil dont on se sert pour exécuter une sorte d'écriture cryptographique.

STÉ

Stéganographie [fi] n. f. (gr. steganos, caché, et graphein, écrire). Syn. de cryptographie.

Stéganographique adj. Qui a rapport à la Stéganographie.

stéganographiquement [fc-num] adv. Par

des procédés stéganographiques.

Stéganope n. m. Genre d'oiseaux échassiers de la famille des eharadriidés, répandus dans l'Afrique septentrionale et centrale.

Stègaiiopodes n. m. pi. Groupe d'oiseaux palmipèdes, renfermant les pétrels. albatros et genres voisins, toutes formes dont les pieds sont recouverts par une membrane. S. un sléganopode.

Stegliose [ghnô-ze] n. f. (du gr. stegnôsis, resserrement). Patïiol. Constriction des pores ou vaisseaux.

Stégnotique adj. Pathol. Qui est astringent, qui reserre.

StégOCarpe adj. (du gr. stegê, toit, et karpos, fruit). Bot. Se dit des mousses dont la capsule s ouvre par un opercule caduc, a la maturité des spores. N. f. pi. Tribu des mousses, comprenant les genres qui présentent le caractère cidessus. S. une stégocarpe.

StégOCéphaleS n. m. pi. Ordre de batraciens rossiles, renfermant les archégosaures, labyrinthedons et formes voisines, qui ont vécu de l'époque paléozoïque à l'époque tertiaire. S. un stégocéphale.

Stégodoilte n. m. Genre de mammifères proboscidiens, comprenant des éléphants voisins des mastodontes, fossiles dans le tertiaire.

stégomyie [mi-f] n. f. ou stegomyia [sté]

n. m. Genre d'insectes diptères némocères, de la famille des culicidés, renfermant des moustiques, dont une espèce (stegomyia calopus) propage la fièvre jaune par ses piqûres. V. moustique.

Steibelt (Daniel), pianiste et compositeur allemand, né à Berlin, m. à Saint-Pétersbourg (1765- 1823); talent inégal et indiscipliné, mais brillant, auteur de ballets, de l'opéra Roméo et Juliette et de concertos, sonates, etc.

Steijn (Martinus- Thomas), magistrat et président de l'Etat libre d'Orange, né à Winburg (Orange), en 1857. En 1899. il prit parti pour le Transvaal contre l'Angleterre.

Stein, comm. de Suisse (eant. de Schaffhouse), ch.-l. de district au point où le Rhin sort de l'Untersee; 1.780 h. Fabriques de chaussures, boites de montres, chaises, etc.

Stein, comm. de Suisse (cant. d'Appenzell , Rhodes-Extérieures); 1.790 h. Broderie, tissage de mousseline.

Stein ( Henri- Frédéric -Charles , baron de). homme politique allemand, né à Nassau, m. à Kappenberg (1756-1831). Il essaya de réaliser en Prusse, après le traité de Tilsit, d'importantes réformes libérales. Il constitua la société d'histoire qui se proposa de publier les Monumenta Germanise.

Steill. (r/mWotfe-Albertine-Ernestine deSchardt, baronne de), dame d'honneur de la duchesse deWeimar, née et m. à Weimar (1742-1827) ; amie de Goethe, qui éprouva pour elle une passion profonde et lui a consacré quelques-unes de ses plus belles poésies.

Stein (Henri, baron de), philosophe et poète allemand, né à Cobourg, m. à Berlin (1857-1887); ami et disciple de Richard Wagner.

Steinach, comm de Suisse (cant. de Saint- Gall). sur le lac de Constance; 1.280 h. Arboriculture, élève de bétail.

Steinbock n. m. Nom vulgaire d'une antilope de l'Afrique australe, le raphicerus campestris.

Steinen, comm. de Suisse (cant. de Schwyz); 1.420 h.

Steinheil ( Louis-Charles- Auguste), peintre français, né à Strasbourg, m. a Paris (1814-1885). Après avoir cultivé la peinture de genre, il devint vers 1855 l'un des collaborateurs de Viollet-le-Duc et restaura spécialement les verrières des xme et xiv siècles.

steinkerque [stin-kir-ke] ou stinkerke

n. f. A la fin du xvn» siècle, sorte de cravate faite d'un mouchoir noué négligeamment autour du cou, en laissant pendre les bouts par devant, comme avaient fait les gentilshommes français à Steinkerque dans la première surprise d'une attaque imprévue.

Steinkerque, village de Belgique (Hainaut), où le maréchal de Luxembourg vainquit Guillaume III le 3 août 1692 ; 740 h.

Steinlen (Théophile- Alexandre), dessinateur et peintre, né à Lausanne en 1859, naturalisé Français en 1901, interprète fidèle et pénétrant des types populaires.

SteinmetZ (Charles-Frédéric de . général prussien, né à Eiser.a :li. m. à Landeck (1796-1877) ; un des chefs des armées prussiennes pendant les campagnes de 1866 et 1870.

Stekene, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Saint- Nicolas i ; 8.400 h. Tabacs; tanneries, fonderies de cuivre, poteries, fabriques de savon.

Stelage n. m. Dr. coût. Impôt sur chaque setier de sel vendu au marché ou en foire.

Stelagier <Ji-é] n. m. Collecteur du stelage.

Stèle n. f. (du gr. itâlê, colonne).Monument monolithe, formé d'une pierre placée debout, chez les Egyptiens et les Grecs. Colonne brisée, eippe, plaque de pierre destinée à porter une inscription, le plus souvent funéraire. But. Ensemble des faisceaux ligneux qui forment le cylindre central des plantes ou l'axe de la racine, de la tige, etc.

Stella (Jacques), peintre français, né à Lyon, m. à Paris (1596-1657). 11 vint en France, où Richelien le nomma peintre du roi. Il peignit des tableaux religieux dans plusieurs églises et couvents de Paris.

Stellage [sté-la-je] n. m. Bours. Opération de bourse, surtout pratiquée à l'étranger, et qui consiste en un marché à terme à option, mais où l'option n'est jamais négative, parce que l'acheteur ne peut se dédire moyennant le payement de la prime.

Slellnire : a, coupe de la fleur ; b, fruit.

Stellaire [stèl-lèw] n. f. Genre de caryophyllécs, renfermant des herbes à feuilles opposées, sans stipule, à fleurs pentamères, isolées ou groupées en cymes ou en paniculcs, et dont on connaît environ quatre-vingts espèces répandues sur tout le globe. (La morgeline, mouron des oiseaux ou stellaire moyenne, est commune en France.)

Stellaire [stèl-lè-re] adj.

(du lat. stclla , étoile). Qui a rapport aux étoiles: la lumière stellaire. Rayonné en étoiles :

disposition stellaire.

stelléridés [tttl-U- ridé] n. m. pi. Ordre d'échinodermes, renfermant les formes vulgairement appelées étoiles de mer. S. un stetléridé.

stellérie [stH-ié-ri] n. f.

Genre d'oiseaux palmipèdes.

de la famille des anatidés, renfermant des canards

sauvages de l'hémisphère nord.

Stelliforme [stél-li] adj. (du lat. Stella, étoile, et forma, forme). Qui a la forme d'une étoile.

Stellinervé, 6 [stél-li] adj. Bot. Se dit des feuilles dont les nervures rayonnent du centre vers le bord.

Stellion [stcl-li] n. m. Nom vulgaire de certains reptiles sauriens de la famille des agamidés, répandus dans l'Europe, l'Egypte et l'Asie, et qui vivent dans les lieux arides.

Stellionat [sM-li-o-na] n. m. (lat. stel/ionatus ; de stellio, lézard, pris pour symbole delà fraude). Délit de celui qui vend ou hypothèque un bien dont il sait n'être pas propriétaire, ou qui présente comme libres des biens hypothéqués : être coupable de stellionat.

— Encycl. Dr. Il y a stellionat: 1» lorsqu'on vend ou hypothèque un immeuble dont on sait n'être pas propriétaire ; 2» lorsqu'on présente comme libres des biens hypothéqués ou que l'on déclare des hypothèques moindres que celles dont ces biens sont chargés; 3» lorsque le débiteur hypothécaire, tuteur ou mari, consent ou laisse prendre des hypothèques sur ses immeubles, sans déclarer expressément qu'ils sont affectés de l'hypothèque légale.

Le stellionat est un délit exclusivement civil. Les seules sanctions applicables aux stellionataires sont le refus du bénéfice de cession de biens et le refus, en cas de faillite, de la réhabilitation.

Stellionataire [sté-li, ti-re] n. et adj. Coupable de stellionat : en cas de faillite, le stellionataire est privé du bénéfice de la réhabilitation.

Stello. première consultation du docteur Noir, roman d'Alfred de Vigny (1832), où l'auteur, par l'exemple de Chatterton, de Gilbert et de Chénier, prétend montrer que l'élu de la Muse est une sorte de victime, et ne doit rien attendre du monde.

Stellule [stèl-lu-le] n. f. Disque foliacé, qui, dans certaines mousses, termine les tiges.

Stelvio (coi. du), col des Alpes Rhétiques. entre le Tyrol, l'Italie et la Suisse ; 2.759 m. d'alt. Il est suivi par la grande route de Milan à Innsbruck.

Stembert, comm. de Belgique (Liège, arr. de Verviers) ; 2.910 h.: carderies. Filatures.

Stemmate [sti-m-ma-te] n. m. (du gr- stemma, atos, couronne). Œil simple de» insectes. Syn. ocelle.

Stemmatique [stèm-ma] adj. Qui a rapport aux stemmates.

stémonite ou stemonitis [sté, tiss] n. m.

Genre de champignons myxomycètes, qui végètent sur le bois pourri.

Stenay [né], ch.-l. de c. (Meuse), arr. et à 15 kil. de Montmédy. sur la Meuse; 3.960 b. Ch. de f. E. Forges, scieries. — Le cant. a 18 comm. et 9.950 h.

Stendal, v. de Prusse (présid. de Magdebourg). sur l'Uehte : -23.280 h. Draps, meubles.

Stendhal [stili], pseudonyme de Henri Beyle. V. Beyle.

stendhalien, enne [stin-da-li-in, è ne] adj.

Relatif à Stendhal.

Stène n. m. Genre d'insectes coléoptères brachélytres, renfermant environ trois cents espèces de petits staphylins, répandus sur tout le globe: lestenus atratubis est commun en France.

Stenie [ni] n. f. Bot- Genre d'orchidées vandées, originaires de l'Amérique tropicale. Zool. Genre d'insectes lépidoptères microlépidoptères, renfermant des pyrales répandues sur l'hémisphère boréal.

Sténo (Michèle), 62e doge de Venise, né vers 1330, successeur d'Antonio Venier en 1399, m. en 1413. Il lutta contre les Génois et, pendant le grand schisme, reconnut Alexandre V au détriment de Grégoire XII.

Sténobée, femme de Proctos, roi d'Argos. Repoussée par Bellérophon, dont elle s'était éprise, elle l'accusa d'avoir voulu la séduire, causa sa mort et se tua ensuite.

Sténocardiaque adj. Qui a rapport à la sténoeardie.

Sténocardie n. f. (du gr. sténos, étroit, et kardia, cœur). Sjn. de angine de poitrine.

SténOCarpe n. m. Genre de protéacées. renfermant des arbrisseaux à feuilles alternes, à fleurs disposées en ombelles axillaires et terminales, dont les nombreuses espèces croissent en Australie. (On en cultive certaines espèces comme ornementales en serre tempérée.)

Sténochore [ko-re] n. m. Genre d'insectes coléoptères longieornes, de la famille des cérambycidés, allongés, fusiformes, pubescents, et qui sont répandus sur l'hémisphère boréal.

sténochromie [kro-mi] n. f. (du gr. sténos,

étroit, et krfima, couleur). Art d'imprimer d'un seul coup des estampes et des dessins en plusieurs couleurs.

Sténodactylo n. m. Genre de reptiles sauriens, renfermant des geckos propres aux régions désertiques de l'ancien monde.

Sténodactylographe n. Personne qui s'occupe de sténodactylographie.

STÉ sténodactylographie [fi] n. t. (de sténo,

abréviation de sténographie, et de dactylographie). Emploi de la sténographie et de la dactylographie combinées. (Sous la dictée du chef de service, les sténodactylographes écrivent en sténographie, puis. en face de sa machine a écrire, chacun d'eux traduit pour lui-même sa dictée et la transcrit en clair sur les touches.)

SténodOSe [dà-ze] n. f. (du gr. sténos, étroit, resserré, et de dose). Nom donné par les frères Lumière à de petits paquets de toutes sortes de produits photographiques, dont le poids est calculé pi m v un certain volume de dissolvant, et qui sont nestinés à éviter les multiples pesées, en voyage surtout.

Sténogramme [gra-me] n. m. Tracé graphique, en sténographie, d'une syllabe ou d'un mot.

Sténographe n. Qui sait la sténographie.

Sténographie [fi] n. f. (du gr. sténos, serré, et graphein, écrire). Art de se servir de signes abréviatifs et conventionnels pour écrire aussi vite que la parole : la sténographie était déjà connue des anciens Grecs.

— Encycl. Le principe fondamental de la sténographie est la suppression de tous les accessoires et complications inutiles de l'écriture usuelle, de tout ce que les organes vocaux n'articulent pas ou qui n'est point perçu par l'oreille ; l'orthographe et la ponctuation disparaissent. Les éléments de tout système sténographique sont la ligne droite, le cercle et ses fractions, la boucle et le point. Il y a deux manières principales de grouper ces signes : 1» un groupement distinct de signes pour une syllabe (sténographie syllabique) ; 2° un groupement distinct de signes pour un mot (sténographie monogrammatique). Le système Duployé est monogrammatique. Pour éviter tout effort dans l'établissement du monogramme, un système complet d'abréviation, logiquement établi, a été joint à la sténographie Duployé, qui prend sous cette forme le nom de métagraphie.

Principaux signes de l'alphabet graphique du système Duployé :

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