‹ Le Larousse pour tousChapitre 80 sur 979 · h. (Luciennois). Château où habita M"" Du Barry · texte numérisé non relu

h. (Luciennois). Château où habita M"" Du Barry

qui y fut arrêtée en 1793.

Louveigné, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège); 1.930 h.

Louvel (Louis -Pierre), ouvrier sellier, né à Versailles, tua le duc de Berry d'un coup de poignard, au moment où il sortait de l'Opéra; m. à Paris, sur l'échafaud (1783-1820).

lOUVelle [vè-le] n. f. Mar. Disposition des bordages placés carrément les uns à côté des autres.

louver [vé] v. a. Soulever avec la louve.

Louvemé, comm. de la Mayenne, arr et à 8 kil. de Laval, près de la Mayenne ; 1.290 h. Ch. de f. O. Marbre.

LOUVertUTe (Toussaint, dit), nègre qui, après avoir été le chef des insurgés de Saint-Domingue de 1790 à> 1802, et s'être efforcé de devenir le seul maître de l'ile en chassant les Espagnols, fut pris par le général Brunet et mourut en France au fort de Joux. C'est lui qui écrivait à Bonaparte : le premier des noirs aupremierdesblanes (HiS-lSOS,.

lOUVet [vè] n. m. Nom suisse du charbon bactérien ou symptomatique, chez le cheval et chez le bœuf.

lOUVet, ette [vè, è-te]adj.

De la couleur du poil du loup, en parlant du cheval. N. m.

Cette nuance de la robe du cheval.

LOUVet (Jean), dit le Président de Provence, homme d'Etat français, un des principaux conseillers du dauphin, futur Charles VII (1370-1440). Il aida sans doute à l'assassinat de Jean sans Peur.

LOUVet de COUVTay [vè, vrè] (Jean-Baptiste), conventionnel girondin et romancier français, né et m. à Paris (1760-1797). Il est l'auteur de curieux Mémoires et du fameux roman, les Aventures du chevalier de Faublas. Sous la Révolution, il combattit Robespierre et les montagnards, et fut président de la Convention après le 9-Thermidor.

lOUVetage n. m. Action de louveter la laine.

louveteau [lô] n. m. Jeune loup de six semaines à deux mois. Chacun des deux coins de fer dont les maçons se servent pour serrer la louve.

louveter [té] v. n. (Prend deux t devant une syllabe muette : e/Ze louvettera.) Mettre bas, en parlant de la louve. V. a. Soumettre la laine au loup pour la briser.

louveterie [rt] n. f. Equipage pour la chasse au loup : organiser une louveterie. Lieu où loge cet équipage. Battue organisée en vue de détruire les loups. Lieutenant de louveterie, particulier qui s'est officiellement engagé à tenir un équipage de louveterie, et qui dirige les battues.

— Encyci.. Toutes les opérations de louveterie sont dirigées par un fonctionnaire nommé par le préfet sur la proposition du conservateur des forêts, appelé lieutenant de louveterie. Ses fonctions sont honorifiques, mais il doit entretenir constamment une meute ; en revanche, il y a le droit de chasse à courre le sanglier deux fois par mois dans les forêts de l'Etat de son arrondissement. Le lieutenant de louveterie a un uniforme.

lOUVeteur n. m. Ouvrier qui fait le louvetage.

lOUVetier [ti-é] n. m. Autrefois, officier qui commandait les équipages destinés à la chasse du loup. Auj., lieutenant de louveterie.

lOUVette n f. Mar. Syn. de LOUVELLE.

louveur n. m. Maçon qui louve les pierres.

Louvie-JUZOR, comm. des Basses-Pyrénées, arr. et à 20 kil. d'Oloron ; 1.630 h. Marbre. Etablissement thermal.

LoUVière (La), v de Belgique (Halnaut, arr. de Soignies), sur le canal de Charleroi ; 20.520 h. Charbonnages, verrerie, métallurgie.

louviers [vi-é] n. m. Sorte de drap fabriqué à Louviers.

Toussaint Louverture.

Armes de Louviers.

Louvois.

Louviers [vi-é], oh.-I. d'arr. (Eure), sur l'Eure ; ch. de f. O. ; à 20 kil. N. d'Evreux ; 10.300 h. (Lovérins). Draps, toiles, distilleries, fonderies. — L'arr. a 5 cant., 111 comm., 52.390 h. Le cant. a 20 comm. et 17.130 h.

Louvigné-du-Desert,

ch.-l. de c. (Ille-et- Vilaine), arr.

et à 16 kil. de Fougères ; 3.740 h.

Carrières. — Le cant. a 8 comm.

et 12.030 h.

LouVOiS [voi] (Michel Le Tellier, marquis de), homme d'Etat français, né à Paris, m.

à Versailles (1641-1691), ministre de la guerre sous Louis XIV.

Il rétablit, répète-t-on communément, l'ordre et la discipline dans l'armée, ainsi que l'avait fait Colbert dans les finances, imposa l'uniforme, établit des écoles de cadets, exigea de tous les officiers l'accomplissement de leurs devoirs, et suggéra l'institution des Invalides.

Il améliora le sort des soldats, réorganisa le service des transports et des étapes, fit pourvoir toutes les places de pièces et de munitions.

Presque toutes les parties de cette oeuvre de reforme avaient été commencées par le père de Louvois, Michel Le Tellier, et le principal mérite de ce dernier est surtout d'avoir continué une tâche fort bien amorcée .

Comme administrateur, Louvois montra une incomparable puissance de travail, une persévérance parfois brutale- Comme politique, il se montra souvent cruel: c'est ainsi qu'il fit exécuter le pillage et l'incendie du Palatinat, et qu'il doit être rendu responsable d'une grande partie des brutalités dont les protestants furent victimes pendant les dragonnades. La sévérité de son caractère, ses emportements, que Louis XIV lui-même dut parfois supporter, lui avaient créé à la cour de nombreux ennemis, sans parler de M"" de Maintenon, dont il avait essayé d'empêcher le mariage avec le roi. La fatigue, le surmenage, le chagrin que lui causait l'hostilité chaque jour croissante de Louis XIV, causèrent sa mort, survenue par apoplexie après plusieurs entretiens où le roi l'avait reçu très froidement.

lOUVOyage [voi-ia-je] n. m. Action de louvoyer.

louvoyer [voi-ié] v. n. (de lof. — Se conj. comme aboyer.) Mar. Courir des bordées, bâbord et tribord amures, pour atteindre en zigzag un point où la direction du vent ne permet pas d'arriver directement. Fig. Prendre des détours pour atteindre un but auquel on ne peut arriver directement.

lOUVre n. m. Château royal, spécialement en France : le louvre de Fontainebleau.

Louvre (palais du), ancienne résidence royale, aujourd'hui convertie en musée, à Paris. Le Louvre fut commencé sous Philippe Auguste en 1204, continué sous François Ier, sous Henri II, sous Louis XIII, sous Louis XIV, qui fit élever la magnifique colonnade faisant face à Saint-Germain-ï'Auxerrois, et enfin sous Napoléon I'; mais ce ne fut qu'en 1848 que l'achèvement du Louvre fut décrété par une loi, et c'est sous Napoléon III que l'édifice fut terminé. Les principaux architectes de ce monument, unique au monde , furent Pierre Lescot , Androuet Du Cerceau, Lemercicr, Claude Perrault, Visconti, Percier, Fontaine, Lefuel, etc. De nos jours, le Louvre est devenu le plus riche musée artistique qui soit au monde.

Ses plus anciennes collections nationales remontent à François Ier; le fonds fut accru sous Louis XIII, Louis XIV et Louis XV, par l'acquisition de nombreux tableaux italiens et flamands, par la collection du cabinet de dessins du roi, par des œuvres d'art apportés à Paris pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire, etc., et il n'a cessé depuis lors de s'enrichir.

LOUVroil, comm. du Nord, arr. et à 17 kil. d'Avesnes, sur la Sambre : 4.750 h. Ch. de f. N. Brasserie, fonderie de fer, forges.

Louys (Pierre), littérateur français, né à Paris en 1870, auteur d'ouvrages d'une sensualité osée, écrits en un style fin et souple : les Chansons de Bilitis, Aphrodite, les Aventures du roi Pausole, etc.

love n. f. Pain de savon ayant la longueur d'une brique, la largeur et l'épaisseur de trois.

Loveira ou Lobeira (Vasco), écrivain portugais, né à Porto vers le milieu du xwc siècle, m. en 1404, auteur présumé des quatre premiers livres d'Amadis de Gaule.

Lovelace, un des principaux personnages de Clarisse Barlowe, célèbre roman de Richardson, le type du parfait libertin. Son nom est passé dans la langue comme substantif masculin, p. m un homme débauché, sans principes et de conduite scandaleuse.

lovelace n. m. (du héros du roman). Séducteur.

Lovendegem, comm. de Belgique [Flandre- Orientale, arr. de Uand) ; 4.260 ti. Tissus ; dentelles.

LOV

lover [vé] v. a. Rouler (un cordage) en cercles superposés de gauche à droite. Lever les filets tend us par un bateau de pêche. Se lover v. pr. S'enrouler en spirales : le serpent se love pour s'élancer.

loveur n. m. Matelot qui love les cordages, les filets.

lOW Church [lô-tcheurtch] (express, anglaise) n. f. Chez les anglicans, la basse Eglise; ceux qui repoussent tout emprunt au culte catholique.

LOW6 [là] (sir Iludson), général anglais, geôlier brutal et inhumain de Napoléon à Sainte-Hélène; m. à Chelsea (1709-1844).

Lowell [lô-ouèl], v. des Etats-Unis (Massachusetts), sur le Merrimac; 100.000 h. Filatures, étoiles.

Lowell (James Kussell), écrivain américain, né à Cambridge (Massachusetts), m. à Boston ( 1819-1891 ).

Il publia des poésies à tendances satiriques et sociales.

Lowendal [vin] (Ui-

r ic- Frédéric. -Waldemar, comte de), maréchal de France, né à Hambourg, ni.

à Paris (1700-1755). Il fut successivement au service de la Pologne, de la Russie, puis de la France, se distingua pendant la guerre de succession d'Autriche, et prit Berg-op-Zoom et Maësiricht. Son érudition remarquable lui ouvrit les portes de l'Académie des sciences.

Lowestoft, v. d'Angleterre (Suffolk), mer du Nord; 3V.0OO h. Petit port de pêche.

Lowlands [tô-lan'ds'](c.-h-à.. basses terres). région de l'Ecosse, qui comprend toute la partie centrale.

(Ce terme s'oppose à celui de Hiuhlands.)

loxie [lok-si] n. f. Genre de passereaux conirostres, appelés communément becs-croisés, à cause de la disposition de leurs mandibules , qui sont croisées.

— Encvcl. On compte sept espèces de loxies , dont trois

Lowendal.

sur la

loyauté [loi-iô-té] n. f- Caractère d'une personne ou d'une chose loyale : la loyauté doit être la première qualité du commerçant. Ant. Déloyauté, fourberie, hypocrisie.

loyer [loi-ié] n. m. (lat. locarium). Prix du louage d'une maison, d'un logement, etc. : payerun loyer élevé. Prix de louage d'une propriété quelconque. Terme où l'on paye son loyer. Fig. Inconvénients qui compensent certains avantages : le travuit est le loyer du succès. Récompense, salaire : le loyer de la vertu.

Loyola (Ignace de). V. Ignace.

loyoliste [lo-io-lis-te] n. m. Disciple d'Ignace de Loyola ; jésuite.

loyolitique [lo-io] adj. (de Loyolaj. Propre aux jésuites.

Loyson (Charles), dit le Père Hyacinthe, prédicateur et théologien français, né à Orléans en 1827. Il prêcha d'abord avec éclat à Notre-Dame, puis se sépara de Rome, se maria, et fonda uu culte catholique gallican.

loza n. m. Nom d'une espèce de nerprun.

lozans [zan] n. m. pi. Pâte découpée en bandes, avec laquelle ont fait des potages.

Lozère [MONTs],massif granitique des Cévennes, dans le départ, auquel il donne son nom. Son point culminant, le pic de Finiels, a 1.702 mètres d'altitude. Les habitants de ce massif s'appellent Louzerots, otes.

Lozère [DÉrART. de la], départ, formé de la plus grande partie du Gévaudan ; préf. Mende; s.-préf. Florac, Marvejols; 3 arr., 24 cant., 198 comm., 128.000 h. (Lozèriens). 16e région militaire ; courd'appel de Nîmes ; évêché de Mende. Ce départ, doit son nom aux monts Lozère. L'élevage, le produit des

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