TAC
Tachkeilt [kinf], v. de l'Asie centrale, capit. du Turkestan russe et ch.-l. de la province du Syr- Darla; 1 66-000 h. Sériciculture, rentres. La ville l'ut prise en 1865 par le général Tchernaief.
tachomètre n. m. Mltrol. Syn. de tacmymètre.
tachycardie [W, dî] n. f. (du gr. tahhus, rapide, et kardia, cœur). Vitesse anormale des battements du cœur, 'les pulsations aortiques, mais sans élévation de température.
tachygénèse [ki-jé-ne-se] n. r. (du gr. tahhus, rapide,'! '/mr jjj, génération). Forme de développement, dans laf|iicllc certaine phases embryonnaires sont condensées ou accusées.
tachygraphe [ki] n. (du gr. tahhus, rapide, et graphein, écrire . Sténographe.
tachy graphie ;/, l'-.v /'« /r n. f. (de tachygraphe . Sténograpnie.
tachygraphique [ki] adj. Sténographique.
tachygraphiquement [ki, ke-man] adv.
Syn. de stekoqrAPHIQOEJJEnt.
tachymètre [kï] n. m. 'du gr. tahhus, rapide, et jnetron, mesure). Nom donné à certains instruments destinés à mesurer spécialement les vitesses.
(On dit aussi ta-
C1I0MKTRE.)
tachymétrie [ki-mé-trï] n. f. (de tachymètre). Méthode permettant de vérifier promptement certains théorèmes de géométrie en matéria- Tachymètre.
lisant les opérations auxquelles la démonstration donne lieu.
tachype [ki-pe] n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, renfermant des carabes d'Europe et d'Asie.
tachyphagie [ki-fa-jt] n. f. (du gr. takhus, rapide, et phagein, manger). Action de manger rapidement : la tachyphagie conduit à la gastralgie.
tachypnée [ki-pné] n. f. (du gr. takhus, rapide, et pnein, respirer). Accélération de la respiration, que l'on observe dans un grand nombre d'affections, même indépendamment de troubles ou de lésions pulmonaires.
tacite adj. (lat. tacitus). Qui n'est pas formellement exprimé; qui est sous-entendu -.pacte tacite- Tacite reconduction, continuation de la jouissance d'un bail à son expiration aux conditions précédemment convenues. V. bail.
Tacite (P. Cornélius), historien latin, né à Interamne [Ombrie] (vers 55-vers 120 apr. J.-C); auteur des Annales, des Histoires, des Mœurs des Germains, de la Vie d'Agricola et du Dialogue des orateurs. Tacite fut un des favoris de Vespasien, de Titus et de Domitien, l'ami de Pline le Jeune, et il devint consul sous Nerva. Ses ouvrages jouissent d'une estime, que justifient la gravité, l'énergie, la concision expressive de son style et ses qualités d'historien. L'imagination est la qualité maîtresse de son esprit, et il excelle à mettre à nu l'âme de ses personnages. Son pessimisme le fait parfois exagérer. Il tend à chercher à tous les événements des causes profondes et raffinées. Très honnête homme et grand écrivain, acceptant d'ailleurs le régime impérial, il a fait entendre le cri de la conscience révoltée contre des souverains indignes, tels que Néron.
Tacite (Marcus Claudius'l, empereur romain, né à Interamne (Ombrie) [200-274], de la famille du précédent, souverain austère et probe, assassiné à Tarse après six mois de règne.
tacitement [man] adv. D'une manière tacite.
taciturne adj. (lat. taciturnus). Qui parle peu. silencieux : beaucoup de marins sont taciturnes. Qui ne se traduit point par des paroles : une douleur taciturne. Ant. Exubérant, expansif, bavard.
tacitlimement [man] adv. D'une manière taciturne.
tacitumité n. f. Etat d'une personne taciturne.
taokle n. m. (m. angl. signif. grapin). Pêch. Appât formé par plusieurs hameçons montés de telle sorte que l'esche est entièrement garnie d'hameçons.
Tacna, v. du Chili, ch.-l. de province; 11.200 h. Commerce actif. — La prov. a 28.500 h.
Tacoma, v. des Etats-Unis (Washington), sur l'Admiralty Sound ; 50.000 h. Métallurgie.
tacon n. m. (m. radie, que attacher). Agric. Maladie du safran due à la présence d'un champignon parasite, le sclerotium caracophilum. lchtyol. Nom vulgaire des jeunes saumons.
taconnage [ko-na-jc] n. m. Défaut dans la fabrication d'une bouche à feu, résultant d'une gerçure dans le moule.
taconner [ko-né] v. a. Typogr. Rétablir le ni- . veau des caractères dans la formé.
taconnet [ko-në] n. m. (du nom du fabricant). Nom d'une coiffure adoptée par les troupes d'Afrique, dans les premiers temps de la conquête.
Taconnet (Toussaint-Gaspard), acteur français, né et m. à Paris (1730-1774); il composa plus de 80 pièces pour les foires de Saint-Germain et de Saint-Laurent.
tacot [ko] n. m. Petit appareil qui, dans les métiers à tisser, met en mouvement la navette volante, l'ai;.
Vieille voiture ; véhicule d'un modèle ancien ou d'un fonctionnement défectueux. Battoir de laveuse.
taCOUin n. f. Chez les Orientaux, fée qui prédit l'avenir et secourt les hommes contre les démons.
tacoul n. m. Pièce du manche d'un marteau de forge.
tacque [ta-ke] n. f. Archèol. Autref., ustensile de ménage en fonte de fer.
tact [takf] n. m. (lat. tactus). Sens du toucher. Fig. Sagacité, finesse d'esprit, sens de ce qui convient : avoir du tact.
— Encyci.. Physiol. Le tact est la sensation (dite tactile) provoquée par des actions mécaniques de contact, de choc, de preBsion, de traction, exercée sur la peau ou les muqueuses. Suivant la nature de l'action mécanique, la sensation varie. Ainsi, pour un corps en contact avec la peau, dont le poids varie, il y a d'abord sensation de contact; si le poids augmente, il y a sensation dépression, s'il augmente encore, il y a sensation de douleur.
La finesse des sensations de contact se mesure à l'aide d'appareils appelés xsthésiométres.
Corpuscules du tact. Les éléments sensoriels qui traduisent les actions mécaniques (contact, choc, pression, etc.) sont localisés dans le derme, l'épiderme et les épithéliums. Dans l'épidcrmc, les terminaisons nerveuses sont en forme de bouton. Ce bouton nerveux terminal devient parfois une sorte de plaque ou ressemble à une massue.
tac tac [tak-tak] n. m. Syn. de tic tac
tacticien [lak-ti-si-in] n. m Militaire habile dans la tactique : un tacticien distingué.
taCtiCOgraphe n. m. Celui qui écrit sur la tactique militaire, qui pratique la tacticographic.
tactiCOgraphie [ft] n. f. (de tactique, et du gr. graphein, écrire). Art de représenter sur les cartes, par des figures de convention, la disposition tactique des différentes armées.
tacticographique adj. Qui a rapport à la tacticographic.
tactile [tak] adj. (lat. tactilis; de tactus, tact). Qui est ou peut être l'objet du tact : corps tactile. Qui a rapport au sens du toucher : l'impressionnabilité tactile.
tactilement [tak-ti-le-man] adv. D'une manière tactile. (Peu us.)
tactilité [tak-ti] n. f. (de tactile). Faculté de sentir ou d'être senti par le toucher. (Peu us.)
taction [tak-si-on] n. f. Action de toucher.
tactique [tak-ti-ke] n. f. (du gr. taktik", qui concerne l'art de disposer des troupes). Art de disposer et d'employer les troupes sur le terrain où elles doivent combattre : chaque arme a sa tactique propre. Fig. Moyens qu'on emploie pour réussir. Adjectiv. Qui a rapport à la tactique : disposition tactique.
tactisme [tak-tis-me] n. m. (du gr. taxis, arrangement). Influence qu'exercent certaines substances chimiques ou certaines formes de l'énergie (chaleur, lumière, électricité) sur le protoplasma et spécialement sur la direction, les mouvements de développement et de translation des plastides libres. Si cette influence est attractive, le tactisme est dit positif; si elle est répulsive, le tactisme est dit négatif. (On dit aussi taxie.)
tactuel, elle [tak-tu-H, è-le] adj. (du lat. tactus, tact). Qui appartient au tact.
Tademaït, région du Sahara, au S. de l'Algérie ; série de plateaux étages dominant le Touat.
TadjikS, habitants de la Perse etduTurkestan, de race iranienne; environ 2 millions d'individus. Ce sont des agriculteurs sédentaires, dont quelques-uns pratiquent encore le culte du feu.
Tadjourah, baie du golfe d'Aden.prèsd'Obock; à la France.
tadorne n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes de la famille des anatidés, renfermant des canards d'assez forte taille, à plumage gris, légèrement taché de noir et glacé de vert : le tadorne commun passe en France d V automne pour aller hiverner en Afrique.
tael [ta-èl] n. m. Dénomination européenne de la monnaie chinoise appelée liang. V. tableaux des
MONNAIES
taedium vitae, m. lat. signif. : Le dégoût de la vie : le txdium vitss est souvent la conséquence d'une vie inactive et sans objet.
taenia [té] n. m. Autre orthographe de ténia.
taf n. m. lilas. Syn. de tau.
taf n. m. Arg. Peur.
Taffanel (Claude-Paul), flûtiste et chef d'orchestre français, né à Bordeaux en 1844; chef d'orchestre de l'Opéra de Paris.
taffarel [ril] n. m. Embarcation maltaise, de 6 à 7 m è t r e s de longueur.
taffer [ta-
fé] v. n. Ary.
Avoir peur.
taffeta -
line [ta-fe-ta] n. f. Etoffe de taffetas
taffetas
[ta-fe-ta] n. m.
(ital. ta/feta; du persan taftah). Etoffe de soie fort mince et t i s s u e comme la toile.
taffetatier [ta-fe-ta-ti-i], è
vrière qui fabrique le taffetas.
taffeur, euse [ta-feur, eu-ze] n. Arg. Poltron.
taffo n. m. Econ. rur. Engrais riche fait de fientes d'oiseaux de basse-cour.
tafia n. m. (m. créole). Eau-de-vie fabriquée avec les écumes et le sirop du sucre de canne.
Taâlelt, Tafilalelt ou Tafilalet, partie
du Maroc, au S. de l'Atlas, à la lisière du Sahara, arrosée en particulier par l'oued Ziz; 100.000 h., répartis en 300 ksour environ. Région commerciale et industrielle. Palmeraies, fabrication de cuirs maroquins. L'agglomération la plus importante est celle d'Ifli. Tafna (la), petit fleuve d'Algérie, qui passe près du Kefet reçoit laMouilah. Sursesbordsfutconclu, en 1837, entre le général Bugeaud et Abd-el-Kader, un traité qui fixait les limites de l'Algérie française et des Etats concédés à l'émir. Cours 165 kil.
Tafnakhti ou Tafnekht, roi égyptien de
la 24e dynastie. Il fut le maître de Sais et de Memphis, mais échoua dans ses luttes contre les Ethiopiens.
tafOUilleUX [Il mil., eu] n. m. (de tas, et fouiller). Homme qui a pour industrie de ramasser les objets charriés par la Seine.
Taft (William-Howard), homme d'Etat américain, né à Cincinnati en 1857. Il a été élu en 1908
ÏSsT"
n. Ouvrier, ou-
Tajrete.
TAI
président de la république des Etats-Unis, en remplacement de Th. Roosevelt.
tagal, 6, als adj. Qui a rapport au tagala ou aux Tagals.
tagala ou tagalOC [lok] n.m. Langue maléopolynésienne, parlée à Luçon (Philippines;.
Tagals, peuple des îles Philippines, composé de Malais croisés avec des Chinois ou des Négritos. Pêcheurs et agriculteurs, ils se sont répandus de Luçon jusqu'aux Mariannes et même à Singapour.
Taganrog, v. de la Russie d'Europe (gouv. d'Iékatérinoslavj, sur la mer d'Azov; 52 000 h. Port militaire. Commerce important de blé. Pêcheries.
Tagant [ghan] ou Taganet ne, région de la Mauritanie, habitée par les Doualchs ; 70.000 h. Nomades et pillards, de race arabe ou berbère. Céréales, pâturages. Capit. Tidjikdja ou Fort Coppolani.
Tage (le), fleuve d'Espagne et de Portugal. Il naît dans la sierra de Molina, baigne Aranjuez, Tolède et Talavera, et se jette dans l'Atlantique par le magnifique estuaire où se trouve Lisbonne; 1.006 kil. Eaux abondantes, mais utilisées par la navigation seulement après Abrantès.
tagerot ou tagarot [ro] n. m. Faucorrn. Oiseau de vol en usage anciennement, et qui était probablement un lanier méditerranéen.
Tagès, dieu qui apprit aux Etrusques la divination et la science des aruspices.
tagète n. m. Genre de composées sénécionées. renfermant des plantes annuelles, à fleurs opposées, découpées, à capitules de fleurs jaunes ou orangés, et qu'on appelle vulgairement œillets d'Inde, roses d'Inde, etc. :
les tagètes sont fréquemment cultives dans les jardins.
Tagharma, montagne de l'Asie, dans le Pamir; 7.899 m.
Grands glaciers.
TagliaflCO (Joseph-Dieudonné), chanteur et compositeur français, né à Toulon en 1821, m. à Nice en 1900. On lui doit un grand nombre de jolies romances (la chanson de Marinette, Voulezvous bien ne plus dormir, Pauvres fous, etc).
TagliamentO (le), fl. de l'Italie septentrionale. Il traverse le Frioul, et se jette dans l'Adriatique, à travers des lagunes, entre Venise et Trieste ; 170 kil. Crues redoutables. Victoire de Bonaparte sur l'archiduc Charles (16 mars 1797).
TagliamentO (département du), département du royaume d'Italie sous Napoléon I". Ch.-l. Trévise.
tagliati ou tagliatelli \gi mil] n. m. (m.
ital. ; de tagliare, découper). Lanières minces et étroites, découpées dans une pâte de farine, d'eau et de sel, et que l'on fait cuire comme le macaroni.
Taglioni (Marie-Sophie), danseuse, née à Stockholm, m. à Marseille (1804-1884). Elle fut en vogue à l'Opéra de Paris sous Louis-Philippe.
tagOS[sftoss]n. m. (m. gr.).Ant. gr. Titre des principauxmagistratsdansbeaucoupdecitésdeThessalic.
TahérideS, dynastie iranienne, fondée en 820 dans le Khoraçan par Taher, général du khalife abbasside Mamoun, et qui régna jusqu'en 872. Les Tahérides reconnaissaient la suzeraineté du calife de Bagdad.
Tahureau (Jacques), poète français, né au Mans vers 1527, m. en 1555 ; imitateur adroit des anciens et des Italiens, sans grande originalité personnelle {Sonnets, Odes et Mignardises).
taïaut ou tayaut [ta-i-ô] interj. Véner. Cri du veneur à l'aspect du gibier, pour animer les chiens.
taïcoun, taïkoun [ta-î] ou shogoun uho]
n. m. Titre porté par les puissants seigneurs féodaux du Japon qui, de 1186 jusqu'à la révolution de 1868, gouvernèrent effectivement le pays, tenant en quelque sorte en tutelle les empereurs ou mikados.
taï'COUnal, e, aux adj. Qui a rapport au taïcoun.
taïCOUnat [na] n. m. Autorité, dignité du taïcoun.
taie [té] n. f. (du gr. thèkè, étui). Sac de linge qui enveloppe un oreiller. Tache permanente de la cornée, due à des traumatismes ou à des ulcérations. Fig. Cause d'aveuglement.
— Encycl. Méd. On distingue les taies légères (néphélion), ne se reconnaissant souvent que par l'examen latéral, et les taies profondes (albugo, leucomes) blanchâtres, qui gênent la vision et doivent être soignées. Le traitement consiste en insufflations de calomel, douches de vapeur, etc. ; on a recours aussi au tatouage de la cornée.
taïko n. m. Tambour japonais.
Tailhade \ta, l mil.] (Laurent), poète et littérateur français," né à Pasages San Juan (Navarre espagnole) en 1854, auteur de recueils d'une versification riche, ou d'une ironie méprisante : te Jardin des rêves, Au pays du mufle, les Vitraux, etc.
taillabilité [ta, u mil.]
n. f. Etat de ce qui est taillable. (Peu us.)
taillable[(<î, h mu.] adj.
Qui était sujet à la taille : les serfs étaient taillables et corvéables à merci.
taillade [ta, u mii.]n. f.
Coupure , balafre dans les chairs. Coupure en long dans une étoffe : pourpoint à taillades.
Taillade [la, il mil.
(Paul -Félix -Joseph Taillade, dit), acteur français, né à Paris, m. à Bruxelles (1826-1898). Il se fit applaudir sur les théâtres de drame.
taillader [ta, il mil.,
a-dé] v. a. Faire des taillades : taillader les chairs. tailladin [ta, II mil.] n m. Tranche mince d'orange ou de citron.
Vêtement à tailladée (xvi- s.).
TAI
TÀI
Taille de la vigne : 1. Gobelet du Languedoc. — 2. Tèle de saule de l'Orléanais. — 3. Teille à aste et cot du Médoc. — 4. Taille à queue. — 5. Cordon Cazenave. — 6. Crosse de la Savoie. — 7. Formation du cordon Thomery. — 8. Taille du cordon Thomery. — 9. Formation de3 bras horizontaux. — 10. Taille à courson sur un bras de souche. Taille des ardres fhuitiers : 11, Brindille à fruit. — 12. Gourmand. — 13, 11, 15. Tailles successives d'une pyramide. — 16, 17. 18. Tailles successives d'un gobelet. — 19. Taille en U. — 20. Taille en U double. — 21. Palmettes horizontales et obliqueB. — 22. Cordon horizontal. — 23. Vase. — 21. Rideau. — 25. Hideau surbaissé. — 26. Dôme. — 27. Restauration d'une tèle d'arbre.
taillage [ta, II mil.] n. m. Féod. Action de percevoir la taille. Techn. Action de découper la terre à briques en tranches minces.
taillaire [ta, II mil., è-re] n. m. Le collecteur de la taille, sous l'ancien régime.
Taillan (Le), comm. de la Gironde, arr. et à 11 kil. de Bordeaux, près de la Jalle de Blanquefort; 1.2.0 h.
taillanderie [ta. II mil., rt] n. f. Métier, commerce, ouvrage de taillandier.
taillandier [ta, U mil., di-é] n. m. (de tailler . Ouvrier qui fait des outils propres à tailler pour les charpentiers, les charrons, etc.
Taillandier [ta. II mil., an-di-Q {René-Gaspard-Ernest Taillandier, dit Saint-René-), littérateur français, né et m. à Paris (1817-1S79). Il a beaucoup contribué à faire connaître en France les littératures étrangères. Citons parmi ses principaux ouvrages : Histoire de ta jeune Allemagne, le Poète du Caucase, Maurice de Saxe, etc. C'est un écrivain distingué et un observateur impartial.
taillant [ta, II mil., mil n. m. Tranchant d'une lame : le taillant d'une hache.
taille [ta, U mil., e] n. f. (de tailler). Action de tailler, manière dont on coupe, dont on taille certaines choses : la taille des pierres, des arbres fruitiers, des habits, des plumes, des diamants. Tranchant d'une épée. Frapper d'estoc et de taille, de la pointe et du tranchant. Stature du corps de l'homme : taille de cinq pieds quatre pouces. Partie du corps, depuis les épaules jusqu'à la ceinture : taille svelle. Partie rétrécie du corps située entre les hanches et le bas de la poitrine. Dimension en hauteur, ou en tous sens, d'un objet quelconque : un obélisque de grande taille. Bois coupé qui commence à repousser : taille de deux ans. Chacune des deux parties d'une latte de bois fendue longitudinalement, sur laquelle les boulangers marquent, par des incisions, la quantité de pain qu'ils vendent à crédit à leurs pratiques. Impôt mis autrefois sur les roturiers: Ctre exempt de la taille. Grav. Incision qui se fait avec le burin, Taill dans la planche de cuivre ou de toute au- boulanger. tre matière. Pierre de taille, pierre dure, propre à être taillée et employée aux constructions. Nom donné dans certaines mines à une variété de grès tin. Petite galerie pratiquée dans un massif de minerai. Nom donné à la manière de tailler le verre ou le cristal. Opération qui consiste à pratiquer sur une lime les entailles ou aspérités lui permettant de mordre sur un autre métal. Chir. Opération qui a pour but d'ouvrir la vessie, pour extraire les concrétions pierreuses qui s'y sont formées. Jeux. Ensemble des coups qui se suivent à certains jeux de cartes, jusqu'à ce que le banquier ait épuisé le paquet qu'il a devant lui. Musiq. Nom donné autrefois à la voix du ténor. Basse-taille, v. à son ordre alphab. Taille de guêpe, taille très mince. Etre bien pris de taille, dans sa taille, avoir la taille bien faite. N'avoir pas de taille, avoir la poitrine très courte et la ceinture épaisse. Etre de taille à, être capable de.
— Encycl. Anthrop. Quételet et Villermé ont établi que la taille des populations est en raison directe du bien-être, de l'hygiène, etc. Néanmoins, l'hérédité est, en cette matière, l'élément capital.
A la naissance, la taille est à peu près la même pour toutes les races : 0">,50; puis, 1 mètre à cinq ans; 1">,50 à quinze ans. Le maximum a lieu vers trente ans- La femme a une taille inférieure à celle de l'homme de 7 pour 100 environ. V. homme, géant, nain.
— Chir. La taille ou cystotomie est très ancienne. C'était autrefois l'une des plus audacieuses et des plus remarquables interventions de l'art chirurgical. On emploie aujourd'hui la taille dite hypogastrique. On pratique une incision assez large pour bien voir. Chez la femme, on emploie la taille hypogastrique et aussi la taille vésico-vaginale.
— Aroon'c. La taille des arbres fruitiers a pour but d'obtenir une fructification régulière, abondante et bien placée, de donner aux arbres une forme déterminée, ou de maintenir un équilibre parfait entre toutes les parties de l'arbre. On raccourcit à diverses époques les ramifications, afin d'empêcher qu'elles ne se dénudent, les yeux placés à l'extrémité d'une branche ayant tendance à se développer au détriment des autres. On rapproche de l'horizontale les rameaux trop forts; on incline, on arque les branches que l'on veut mettre à fruit (afin de les affaiblir), les rameaux vigoureux ne donnant que du bois. Quand on taille court une branche, elle produit des rameaux vigoureux ; inversement, elle donne des rameaux moins forts et, partant, plus aptes à fructifier. On emploie à la taille des arbres la serpette, le sécateur et la scie à main (égohine). La taille se pratique durant le repos de la végétation (taille d'hiver) ou pendant la croissance des plantes (taille d'été ou taille en vert) ; la taille d'hiver assure la forme générale, tandis que la taille d'été la régularise. La façon, de tailler est variable avec chaque espèce fruitière. Quant aux formes, elles sont multiples : cordons, candélabres, palmettes, éventails. La taille des arbres forestiers ou des arbres d'ornement porte le nom d'élagage ; elle se fait avant le développement des bourgeons et a pour but de régulariser la croissance des sujets et de leur donner une forme déterminée (rideau, rideau surbaissé, dôme, pyramide, cône, colonne, etc.).
— Yitic. La vigne est taillée dans les formes suivantes : gobelet, éventail, tête de saule, broche, chaintre (vignes basses); souches, cordon, taille à aste et cot (vignes moyennes); treilles, hautains (vignes hautes). Comme la vigne pousse ses fruits sur des rameaux de l'année issus des bourgeons portés par les sarments de l'année précédente, il faut tailler de manière à ménager un ou plusieurs de ces sarments, que l'on rogne soit à un, deux ou trois yeux (taille courte), soit à un plus grand nombre (taille longue). Dans le premier cas, le bout de sarment est appelé courson, corne, cot, porteur, etc. ; dans le second , long-bois, pisse-vin, archet, pleyon, ployon, baguette, archelot, arçon, queue, courgée, etc.
— Dr. Les tailles sont employées par des personnes qui, comme les boulangers des campagnes et leurs clients, ne veulent pas ou ne savent pas employer l'écriture. Chaque coche indique une li-
vraison- Le marchand et son client conservent chacun l'une des moitiés du petit bâton; celle que le marchand possède s'appelle plus particulièrement la taille et aussi la souche; celle qui reste entre les mains du client se nomme échantillon. Les tailles corrélatives à leurs échantillons font foi, quel que soit le chiffre des fournitures ; si elles ne s'accordent pas, la preuve n'est acquise que jusqu'à concurrence du nombre le plus faible.
— Fin. On nommait taille un impôt qui existait en France autrefois. Primitivement extraordinaire, sous le règne de Philippe le Bel, et levée seulement en cas de guerre, elle devint permanente au cours de la guerre de Cent ans. Il y avait la taille personnelle dans les pays d'élection et la taille réelle dans les pays d'Etat. La première constituait un impôt sur le revenu, dont le montant était fixé en conseil chaque année et la répartition faite dans les provinces mêmes. La taille réelle avait le caractère d'un impôt foncier, frappant les propriétés bâties et non bâties. Sous Henri II, on créa une taille supplémentaire, le taillou, qui devint permanente. Cet impôt, très inégalement réparti, variant avec les besoins de chaque règne, donna toujours lieu à de très vives critiques. Louis XII et plus tard Henri IV s'efforcèrent de l'abaisser le plus possible, mais il ne devait être aboli complètement que par la Révolution.
— Mitit. Le minimum de taille exigé autrefois pour l'admission dans l'armée, et qui fut en dernier lieu fixé à im,54, a été définitivement supprimé en 1901. On n'exige plus que des conditions générales de vigueur physique.
taillé, 6 [ta, II mil., é) adj. Prêt, préparé : voilà votre besogne taillée. Fait pour, propre à : il n'est pas taillé pour cela. Homme bien taillé, d'une taille forte et bien conformée. Blas. Se dit de l'écu divisé en deux parties égales par une diagonale de l'angle sénestre du chef à l'angle dextre de la pointe. N. m- : le taillé est une des quatre principales partitions. (V. la planche blason.) Allus. msT. : C'est bien taillé, mon fils; maintenant, il faut coudre, paroles adressées, dit-on, par Catherine de Médlcis à son fils Henri III, en apprenant l'assassinat du duc de Guise. Elle entendait par là que le plus difficile, pour être vraiment roi de France, restait à faire,
TaillebOUrg [ta, II mil., e-bour], comm. de la Charente-Inférieure, arr. et à 16 kil. de Saint-Jeand'Angély, sur la Charente ; 920 h. Victoire de Louis IX sur les Anglais (1212).
Taillebourg (Bataille de), tableau de Delacroix, musée de Versailles (1837).
taille-buissons n. m. invar. Agrie. anc. Grande cisaille dont on se sert pour tailler ou couper les buissons.
taille-crayon ou taille-crayons n m.
invar. Petit outil conique, garni à l'intérieur d'une lame tranchante, dont on se sert pour tailler les crayons.
taille-dOUCe n. f. Procédé de gravure, qui fait usage plus spécialement du burin que l'eau-forte : graver un dessin en taille-douce. Flstampc obtenue avec une planche ainsi gravée. PI. des taillesdouces.
TAI
— Encycl. La taille-douce est une gravure en Creux obtenue de la manière suivante : les contours du dessin sont décalqués sur une planche de métal
cuivre ordinairement), puis l'artiste, au moyen de burin et de pointes en acier, creuse dans le métal des tailles plus ou moins larges et plus ou moins profondes suivant l'intensité dos noirs qu'il veut obtenir.
La pointe sèche est un procédé analogue, mais les tailles qu'on obtient sont moins vigoureuses et i iirtout pour le portrait qu'on l'utilise. En général, le travail préparatoire se fait comme à l'eauforte, c'est-à-dire que la planche de cuivre, préalablement recouverte d'un vernis spécial, reçoit un décalque du dessin; on creuse à la pointe, on fait attaquer à l'acide, et l'on termine le travail avec les burins et les pointes. L'industrie obtient des effets identiques par l'héliogravure ou photogravure en creux. (V. photogravure.)
taille-légumes n. m invar. Ustensile avec lequel on taille les tubercules et les racines sous diverses figures.
taille-mèche ou taille-mèches n. m-
Instrument qui sert au fabricant de chandelles, de bougies, etc., pour couper les mèches.
taille-mer n. m. invar. Plan mince qui termine l'étrave des navires et l'end l'eau quand le navire va de l'avant.
taille-ongles n. m. invar. Petit instrument pour se tailler les ongles.
taille-pain n. m. invar. Couteau à lame large et carrée servant à couper le pain.
taille-plume ou taille-plumes n. m. invar. Instrument pour tailler les plumes.
tailler [ta, II mil., é] v. a. (lat. pop. taliare; de talea, couture). Couper, retrancher pour donner une certaine forme : tailler une pierre, un arbre, une plume. Créer, façonner, arranger en prenant les parties à autre chose : tailler un drame dans un roman. Soumettre à la taille: tailler un pays. Tailler en /dires une armée, la défaire entièrement. Tailler île la besogne, des croupières à quelqu'un, lui susciter des embarras. Tailler la soupe, couper de minces tranches de pain sur lesquelles on versera le bouillon. dur. Faire l'opération de la taille V. n. Tenir les cartes et, jouer seul contre tous.Loc. prov. : Tailler et rogner, disposer librement de tout. Tailler la robe selon le corps, mesurer ses entreprises à ses moyens.
taille-racines n. m. invar. Instrument qui sert à découper les légumes en spirales, pour garnitures de plats.
tailleresse [ta, Il mil., e-re-se] n. f. Monn. anc. Ouvrière qui réduisait les pièces de monnaie au taux de l'ordonnance.
taillerie [ta, H mil., e-rt] n. f. Art de tailler les cristaux ou les pierres fines : la taillerie est une des principales industries de la Hollande. Atelier où se fait ce travail.
taillerin [ta, Il mil.] n. m. Accident de fabrication du velours qui consiste en ce que l'ouvrier coupe une partie de la chaîne.
taillerole ou taillerolle [ta, Il mil.] n. f.
instrument dont on se sert pour tondre le velours.
taille-SOUpe n.m. invar. Instrument en forme de hache-viande, que l'on emploie pour tailler en minces tranches le pain destine à tremper la soupe.
taillet [ta, Il mil., è] n. m. Outil de forgeron.
taillé-tranché n. m. et adj. Blas. Se dit parfois pour écartelé en sautoir.
taillette [ta, Il mil., è-té] n. f. Petite espèce d'ardoise.
tailleur [ta. II mil., eur] n. m. Celui qui taille : tailleur de pierre. Absolum. Celui qui fait des habits d'homme. Celui qui taille dans une maison de jeu.
Tailleur de pierre de Saint-Point [le), roman de Lamartine (1851), histoire pathétique de deux frères qui aiment la même jeune fille.
tailleuse [ta, Il mil., eu-ze] n. f. Ouvrière qui taille et confectionne les vêtements de femme.
tailleux [ta, Il mil., eu] n. m. Ensemble des pièces de bois ou de murs en maçonnerie servant à faciliter, le chargement sur les voitures des pièces de bois brut débitées en chantier.
taille-vent n- m. invar. Grande voile des embarcations gréant des voiles à bourcet. Voile de mauvais temps remplaçant la grand'voile sur les lougres et les chasse-marée.
taillis [ta, Il mil., i] n. m (de tailler). Petit bois que l'on coupe à des intervalles rapprochés, et où Tonne laisse croître que des arbres venus de souches ou de drageons : couper un taillis. Adjectiv. : bois taillis. Jeune taillis, bois qui se coupe à huit ans et au-dessous. Moijentaillis, celui que l'on coupedepuis quinze ans jusqu'à vingt-cinq ans. Haut taillis, bois que l'on coupe depuis vingt-cinq ans jusqu'à quarante.
— Encycl. Un taillis est un bois destiné à se reproduire par les rejets des souches et des racines et tous les arbres et arbrisseaux forestiers autres que les résineux jouissent de cette propriété d'émettre des rejets. .Si la coupe est exploitée sans réserve, on a un taillis simple ; si l'on conserve des baliveaux destinés à parcourir trois révolutions au moins, on a un taillis composé ou sous-futaie. Les arbrisseaux et même les arbres des taillis peuvent être exploités : à la révolution de cinq ou dix ans, ils fournissent des échalas, cercles, harts et autres menus ouvrages ; de dix à quinze ans, du bois de chauffage.
tailloir [ta, Il mil.] n. m. Assiette de bois sur laquelle on découpe la viande. Archit. Abaque, partie supérieure d'un chapiteau, qui porte l'architrave.
taillole [ta, Il mil.] n. f.
Ceinture de laine employée par les paysans pour retenir le pantalon.
taillon [ta, Il mil.] n. m.
( dimin. de taille). Imposition créée par Henri II en 1649, en plus de la taille. Partie d'une plume d'oie à écrire qui est susceptible d'être taillée ou qui est taillée.
taillot [ta. Il mil., o] n. m. Instrument tranchant ayant la forme d'une serpe.
Taine.
tain [lin] n. m. (altérât, du mot élain). Amalgame d'étain qu'on applique derrière une glace pour qu'elle puisse réfléchir les objets : gtace sans tain. Iiain d'êtain dans lequel on plonge le fer devenu noir par l'opération du décapage, pour 1'étamer.
Tain [tin], ch.-l. de c. fJDrôme), arr. et à 18 k-il. de Valence; 3.230 h. [TinoU] Ch. de f. l'.-L.-M. Vins de l'Ermitage. — Le cant. a 12 comm. et 10.730 h.
Tainang, v. de Formose, colonie japonaise, sur la côte sud-ouest de l'île ; 50.000 h. Exportation de riz, sucre.
Taine [tk-jne\ [Blppolyte-AAolphe), philosophe, historien et critique français, né à Vouziers. m. à Paris (1828-1893). Il a essayé d'appliquer la méthode expérimentale des sciences naturelles aux productions les plus diverses de l'esprit humain : Essai sur les fables de l.a Fontaine, Essai sur Tite- Live, Histoire de la littérature anglaise, Philosophie de l'art, Vie et opinions île Thomas Graindorge, V Intelligence, Origines de la France contemporaine. Envisageant l'art et la littérature comme les fonctions naturelles de cet « animal d'espèce supérieure » qui esl l'homme, et appliquant à l'esprit le principe de la subordination des caractères , Taine considérait le génie des grands écrivains et des grands artistes comme gouverné par une faculté maîtresse, elle-même dominée par des influences géographiques (le sol et le climat) et surtout les trois grandes influences parallèles de la race, du moment et du milieu. Son style est vif, rapide, imagé, avec quelque trace d'effort.
Taintegnies, v. de Belgique (Hainaut, arr. de Tournai); 3.300 h. Tanneries, tuileries.
Taintrux, comm. des Vosges, arr. et à 9 lui. de Saint-Dié ; 1.640 h.
Taï-PingS[(rt-i-;jm';y hs], insurgés chinois, ainsi appelés du nom de leur chef, qui, de 18b0 à 1862, ravagèrent le sud de la Chine. Vaincus devant Tien-Tsin, les Taï-Pings furent peu à peu refoulés vers le Sud, et allèrent former au Tonkin les bandes des Pavillons-Noirs et des Pavillons-Jaunes-
taire [tè-re] v. a. (lat. tacere. — Se conj. comme ■plaire, mais a un part, passé fém. : tue.) Ne pas dire, cacher : taire la vérité. Se taire v. pr. Etre tenu secret : les bonnes nouvelles ne doivent pas se taire. Garder le silence, s'abstenir de parler : on se repent plus souvent d'avoir parlé que de s'être tu. Ne produire aucun son, ne pas faire de bruit. 5e taire sur (ou de), ne rien dire de. Faire taire, imposer silence: faites taire cet enfant. Faire taire son ressentiment, en empêcher les manifestations. Faire taire la calomnie, la faire cesser. Faire taire le canon, ta fusillade de l'ennemi, l'obliger à cesser son tir. V. murmurer. Ant. Parler.
taisant [tè-sari], e adj. Dr. Qui se tait.
taisible [tê-zi-blé] adj. (anc. mot fr. signif. : taciturne; du lat. tacere, taire). Dr. Communauté taisible, communauté de biens qui existait entre personnes parentes, vivant sous l'autorité du chef de famille dans la même maison.
taisson [tè-sori] n.
m. Nom vulgaire du blaireau, dans le midi de la France.
taissonnière
[t ''-so-nO n. f. Tanière du blaireau, dans le Midi.
tai-tai [te-tè]
Cri au