TEI
TEL
teiller \t<:, u mil., <'■} ou tiller tu, n mil., fl
v. a. (de teille). Débarrasser de la teille, en parlant des matières textiles.
Teilleul (Le), ch.-l. de c. (Manche), arr. et à 13 kil. de Mortain; 2.100 h. — Le cant. a 11 comm. et 8.660 h.
teilleiir, euse ttê, U mil., eur, eu-ze] n. Personne chargée du teillagc. N. f. Machine qui opère d'un seul coup le broyage et le teillagc du chanvre
teilleux, euse \te, u mil., ™, eu-ze} adj. Se
dit d'un bois, et particulièrement du charme, qui se lève par esquilles sous l'outil.
teindre [tin-dre] v. a. (lat. tingerc). Pénétrer, imbiberd'unc substance colorante:<eirtdre c.eséto//>s. Communiquer une couleur à : la garance teint les étoiles ea range. Fig. Donner un caractère emprunté 'l ■ nous teignons nos idées de nos quuhtés. Donner une connaissance légère des choses : teindre un élève (tune infinité de connaissances. Teindre sa main, son bras du (ou dans le) sang de quelqu'un, le tuer ou le blesser.
teiUt [tin] n. m. (de teindre). Coloris du visage : un teint brun. Couleur donnée à une étoffe par la teinture • un teint solide. Bon teint, teinture solide, qui ne disparaît pas à l'usage. Fig. et fam. Authentique, ayant de la valeur : un noble bon teint.
teint [tin], e adj. Qui a reçu une teinture : étoffe teinte.
teinte [tin-te] n. f. (de teindre). Nuance résultant d'un mélange de couleurs : teinte grise. Degré d'intensité des couleurs : teinte forte. Couleur en général : les teintes brillantes des insectes. Nuance légère • une teinte rose. Demi-teinte, teinte extrêmement faible. Teinte plate, uniforme. Fig. Dose légère : mettre dans ses paroles une teinte d'ironie.
teinté [tin-tt], e adj. Qui a reçu une légère teinte de : papier teinté.
teinter [tin-té] v. a. (de teinte). Couvrir d'une teinte : teinter un plan. Donner une teinte à : l'humidité et les pluies teintent les murs.
teinture [tin] n. f. (lat. tinetura). Liqueur propre à teindre : plonger une étoffe dans la teinture. Opération, art du teinturier. Couleur que prend la chose teinte : drap d'une belle teinture. Fig. Connaissance superficielle : avoir une teinture des beaux-arts. Pharm. Alcool ou éther chargé par macération ou lixiviation des principes actifs d'une ou de plusieurs substances de nature végétale, animale ou minérale : teinture de benjoin.
— Encycl. Teckn. Teinture des textiles. Cet art, connu dans l'antiquité, a pour but la fixation d'un colorant sur la fibre d'une manière durable. Voici les principaux types de teinture :
1» Teinture par imprégnation mécanique. La matière colorante insoluble est retenue physiquement par le tissu. Ex. : azurage du linge par l'outremer ;
2° Teinture par imprégnation chimique : a) la fibre possède une grande affinité chimique pour le colorant, qui se fixe directement (teinture de la soie par la fuchsine) ; b) la fibre ne possède aucune affinité pour le colorant, et la couleur est fixée à l'aide d'un mordant; c) la couleur peut être constituée au sein même de la fibre (ex. : teinture au bleu de Prusse par immersion dans des bains de cyanure jaune et d'un sel de fer).
Les principales matières colorantes mises en œuvre par les teinturiers sont : les oxydes de fer (nankin), de chrome (vert), de manganèse (bistre), le chromate de plomb (orange), le bleu de Prusse, etc. Les couleurs naturelles extraites des animaux et des végétaux sont presque toutes utilisées par mordançage : la garance, les bois du Brésil, le campêche, etc. Depuis le milieu du xix» siècle, l'art de la teinture a été révolutionné par l'emploi des principes tirés des colorants naturels (alizarine, murexide, etc.) et par l'usage de substances tinctoriales (colorants artificiels) dérivées des carbures, fixées soit directement, soit par un mordançage préalable.
— Parfum. Les teintures sont employées pour donner aux cheveux et à la barbe une couleur particulière, soit qu'on veuille de blancs les rendre blonds ou bruns, soit qu'on en veuille changer la couleur pour satisfaire au caprice de la mode. Les teintures sont des solutions de nitrate d'argent, de sulfate de cuivre, de permanganate de potasse, etc. ; pour décolorer les cheveux, on utilise aussi l'eau oxygénée, mais ce n'est pas à proprement dire une teinture. Les teintures ne sont pas toujours inoffensives : elles ont occasionné parfois des alopécies, des ophtalmies, des céphalées, etc.
— Pharm. Les teintures sont simples lorsqu'elles ne renferment qu'une seule substance médicamenteuse (teinture d'iode), composées, quand elles en renferment plusieurs (eau-de-vie allemande ou teinture composée de jalap). On a parfois remplacé l'alcool par l'éther, et les teintures ainsi obtenues sont dites éthérolés ou teintures éthérées.
teinturerie [tiu, rî] n. f. Art ou atelier du teinturier.
teinturier [tin-tu-ri-é], ère n. et adj. Qui exerce l'art de teindre les étoffes : ouvrier teinturier. Fig. et fam. Ecrivain qui revoit et corrige les ouvrages d'un autre. N. m. Nom donné à un cépage rouge cultivé dans les vignobles du centre de la France, et dont le jus est très coloré.
Teisserenc de Bort (Pierre-Edmond), administrateur et homme politique français, né à Châteauroux, m. à Paris (1814-1892). Il fut, en 1879, ambassadeur à Vienne. Son principal ouvrage a pour titre : De la politiqtie des chemins de fer et de ses applications diverses.
téjidés n. m. pi. Famille de reptiles sauriens fissilingues, renfermant les genres téju, tupinambis, etc. S. un téjidè.
téju, tejUS [té-juss] ou teiUS [té-iuss] n. m. Genre de reptiles sauriens fissilingues. renfermant de grands lézards près de 2 mètres de long), qui sont propres à l'Amérique : la chair des té jus est comestible.
tek n. m. V. tek.
Tekeli ou Thôkôli (Emeric de Kesmark), magnat hongrois, né à Arva, m. à Ismid (1657-1705). Il chercha, avec le concours des Turcs, à soustraire sa patrie à la domination de l'Autriche en 1676. La défaite des Turcs à Zenta mit fin à sa carrière politique.
tel, telle [tel, tè-le]adj. (lat. talis). Pareil, semblable : on ne verra plus de tels hommes. Comme cela : tel est mon avis. Un certain, quelconque, avec un
sens indéterminé : toile folie vaut mieux que la s«geue. Si efficace : il n'y a rien de tel pour guérir ce mal. Comme tel, en cette qualité- Tel... tel, comme... ainsi : tel père, tel fils. Tel que, pareil à, exactement comme : voir les hommes tels qu'ils sont. Si grand que : son pouvoir est tel que tout lui obéit. Tel quel, comme il est. sans changement : je vous rends votre livre tel quel. (Ne pas dire tel que, dans ce sens.) De telle sorte, façon, manière que, de façon que, si bien <|iic. Pron. indéf. Telle personne : tel rit aujourd'hui, guj pleurera demain. V. dimanche. Prov. Tel est pris qui croyait prendre, on subit souvent le mal qu'on a voulu faire a autrui. Tel en pâtit qui n'en peut mais, on soutire souvent des sottises d autrui.
telamon n. m. (gr. telamôn). Statue qui supporte une corniche, un entablement, un éCU. Syn. de atlante.
Télamon, roi d'Egine, (ils d'Eaque, frère de Pelée, père d'Ajax et de Teukros. (Myth.)
télangiectasie n. f. Pathol. Syn. de n<evus.
telautographe [lô] n. m. (du gr. télé, loin, autos, soi-même, et graphein, écrire). Appareil permettant de transmettre à distance l'écriture et le dessin.
telautographie [lu, ft] n. f. Transmission d'écriture, dessin, etc., parle moyendu telautographe.
télautographique [lô] adj. Qui concerne le telautographe -.poste télautographique.
telchine [ tel] n. m. Myth. gr. Nom de génies du feu, honorés surtout à Rhodes.
télédynamie [ml] n. f. (du gr. tèle, loin, et dunamis, force). Art de transmettre au loin la force.
télédynamique adj. (de télédynamie). Qui transmet au loin la force, la puissance : câble télédynamique.
téléga ou télègue [U'-ghe] n. f. Voiture à
quatre roues, employée en Russie pour le transport des marchandises.
Télégone ou Télédamos, nis duiysse et
de Circé. Elevé dans l'île d'/Ea, il s'embarqua pour
aller chercher son père. Jeté par une
tempête sur les côtes d'Ithaque, il se
livra au pillage et tua Ulysse, qu'il
ne connaissait pas, réalisant ainsi
la prédiction d'un oracle. Il se fixa
en Italie, où il fonda Tusculum.
télégonie [ni] n. f. (du gr. tHe, loin, et gonos, semence). Biol. Influence du premier mâle sur les rejetons ultérieurs d'une même femelle à la production desquels il n'a pas participé.
télégramme [jcn-me]n. m. (du gr. tèle, loin, et gramma, écriture). Communication transmise ;\ l'aide du télégraphe : télégramme chiffré.
— Encycl. On a donné le nom de télégrammes-lettres aux télégrammes qui sont acheminés télégraphiquenient sur les lignes du pays d'origine, ensuite par paquebots-poste jusqu'au port de débarquement du pays de destination, et enfin par télégraphe sur les lignes du pays destinataire.
Ces télégrammes sont échangés entre la France, l'Algérie, la Tunisie d'une part, et, d'autre part, les colonies de l'Afrique -Occidentale française, la Guyane française, l'Indo-Chine, la Réunion,Madagascar et la Martinique.
Lettres - télégrammes . On appelle ainsi un mode de correspondance, entre tous les bureaux de poste de France pourvus d'un service télégraphique permanent ou fonctionnant jusqu'à minuit. (La taxe est de 1 centime le mot, avec minimum de perception de 50 centimes.) La lettre, rédigée en langage clair, doit être déposée entre 7 heures et U heures ou minuit. Le bureau où prend fin la transmission des lettres-télégrammes les achemine comme lettres simples dans la première distribution postale ou dans les premiers courriers partant après leur réception. Cette façon de correspondre a été établie pour permettre à la correspondance postale qui n'a pu emprunter les courriers du soir de parvenir tout de même à destination le lendemain à la première heure.
télégraphe n. m. (du gr. me, loin, et graphein, écrire). Appareil avec lequel on peut communiquer à distance. Télégraphe aérien, appareil placé sur un lieu élevé et envoyant des signaux au moyen de combinaisons variées de bras mobiles. Fig.
Faire le télégraphe, gesticuler (par allusion au télégraphe aérien de Chappe). Télégraphe électrique, appareil télégraphique fondé sur les propriétés des électro-aimants. Télégraphe sous-marin, télégraphe électrique dont les fils réunis en câble sont plongés au fond de la mer et vont d'un rivage à l'autre. Techn. Instrument de menuisier, composé de deux branches, dont l'une est articulée sur le milieu de l'autre, et servant à tracer sur le bois des lignes de toutes inclinaisons. Support mobile employé en taxidermie.
— Encycl. Admin. Le télégraphe est un monopole de l'Etat, qui n'est soumis à aucune responsabilité à raison du service de la correspondance privée par la voie télégraphique. Les télégrammes privés à transmettre sont remis à un bureau télégraphique.
Toutefois, l'expéditeur peut être admis à les transmettre par télégraphe ou par téléphone au bureau de départ.
Un télégramme n'est accepté que s'il est écrit lisiblement en caractères qui aient leurs équivalents dans le tableau des 6ignaux télégraphiques usités en France, si tout interligne, renvoi, rature ou surcharge est approuvé par l'expéditeur du télégramme ou par son représentant.
Le texte des télégrammes peut être rédigé en langage clair ou en langage secret (convenu ou chiffré), ou partie en langage clair et partie en langage secret.
La taxe d'un télégramme '5 centimes par mot avec minimum de 50 centimes, entre les bureaux de France, de Corse, d'Algérie ou Tunisie; est, en principe, perçue au départ. Tout expéditeur peut affranchir la réponse qu'il demande à son correspondant ; dans ce cas, il inscrit, avant l'adresse, l'une des indications éventuelles, soit « réponse payée » ou — RP = , soit « réponse payée x ou = RPx =• Cette indication est taxée. La taxe de l'accusé de réception télégraphique est égale à celle d'un télégramme ordinaire de dix mots. Celle de l'accusé de réception postal est de 10 centimes.
Télégrammes pneumatiques. Un service de transmission de cartes et enveloppes-télégrammes fonctionne dans les limites de l'ancien octroi de Paris, au moyen de tubes pneumatiques, et dessert également de nombreuses communes suburbaines. (Le prix de la carte pneumatique est de 30 centimes.)
télégraphie [fi] n. f. (de télégraphe). Art de construire et de (aire fonctionner les télégraphes. Traduction, transmission de la pensée par les gestes : la télégraphie des sourds-muets.
— Encycl. Les premiers signaux transmis à distance s'obtenaient à l'aide de feux allumés sur des tours spéciales ou des montagnes, les combinaisons des signaux permettant de former un code convenu à l'avance. Les Grecs et les Romains, de même que les Chinois, utilisaient ces signaux de feu. Les Gaulois s'avertissaient de distance en distance par de simples cris; d'ailleurs, toute organisation télégraphique disparut après l'invasion des barbares, et cela jusqu au xvi« siècle. L'ingénieuse machine à bras de Claude Chappe, adoptée par la Convention, fut inaugurée le 19 juillet 1794 par un message annonçant la prise de Landrecies, puis celle de Condé sur les Autrichiens. L'emploi de l'électricité a permis de transmettre presque instantanément les signaux , même la nuit et par tous les temps. Le premier télégraphe électrique fut construit à Genève en 1774 par le Français Lesage. On a imaginé depuis un très grand nombre de systèmes télégraphiques. La première ligne télé-
ALPIIABET TÉLÉGRAPHIQUE MORSE
Lettres
Chiffres, ponctuation,
Chiffres