TU Y
thylle ti-le] n. f. Bot- Vésicule qui se forme
sur la paroi des vaisseaux, et qui finit par oblitérer plus ou moins le canal vasculairc.
thym [tin] n. m. (lat. thymus; gr. thumos). Ilot. Genre de labiées odoriférantes, dont une espèce, le serpolet, est très répandue : le thym croît surtout dans la région méditerranéenne.
— Encycl. Les thyms (thymus) sont de petits sous-arbrisseaux à tige ligneuse, à feuilles opposées petites, à fleurs blanches, roses ou purpurines, groupées en épis. On en connaît plus de cent espèces des régions tempérées de l'Asie, de l'Afrique et de l'Europe. Le thym commun est cultivé dans les jardins; on l'emploie soit comme assaisonnement dans la cuisine, soit pour en retirer des huiles essentielles (thymol, thymène), utilisées en parfumerie. Le serpolet ou thym bâtard croit dans les pelouses et sur le bord des chemins.
Thymbrée [tin-brt\ plaine de Phrvgic, où Crésus fut vaincu par Cyrus (548 av. J.-C.). 0eur; b' feu,iu *"■
thymélé n. f. (du gr. thumeif, autel;. Dans les théâtres grecs, autel des Dionysos, qui était placé au milieu de l'orchestre, et autour duquel évoluait le chœur.
thyméléacéeS [se] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones apétales supérovariées, renfermant des arbustes ou des arbrisseaux à feuilles isolées, à fleurs régulières, et dont les genres principaux sont: thymélée, passérine, pimélée, aquilane, daphné, etc. [Plusieurs fournissent des matières tinctoriales (passérine), d'autres des bois résineux odorants (aquilaria), d'autres enfin des fibres textiles (daphné).] S. une thyméléacée.
thymélée [lé] n. f. Genre de plantes type de la famille des thyméléacées, renfermant de petits arbrisseaux qui croissent dans l'Europe méridionale.
thymiatechnie [tè*-»f] n. f. (du gr. ihumiar
ma, parfum, et tekhnè, art). Art de composer des parfums.
thymiatechnique [tèk-ni-ke] adj. Qui concerne la thymiatechnie.
thymique adj. Qui appartient au thymus.
thymol n. m. (de thym). Phénol retiré de l'essence du thym, et qui se présente en cristaux prismatiques volumineux, à odeur aromatique, à saveur piquante, presque insolubles dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther, et que l'on utilise comme succédané du phénol.
thymothérapie ou thymo-opothé-
rapie n. f. Méthode de traitement fondée sur l'emploi du thymus en nature ou à l'état d'extrait.
thymothérapique ou thymo-opothé-
rapique adj. Qui se rapporte à la thymothérapie.
thymus [muss] n. m. (du gr. thumos, lot Glande de la partie inférieure du cou : c'est le tltymus de veau qu'on appelle vulgairement ris de veau.
— Encycl. Le thymus est un corps oblong, bilobé, situé à la partie supérieure du médiastin antérieur, derrière le sternum et à la partie supérieure du cou. où il est couvert par les muscles sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien. C'est, dans le veau, l'organe connu sous le nom de ris de veau. Son rôle physiologique est mal connu. On l'a utilisé avec quelque succès dans l'atrophie et l'athrepsie infantiles, la chlorose, l'anémie, le goitre, etc.
thyréo préf. V. aussi tyro.
thyro-arythénoïdien, enne adj. Qui se
rapporte aux cartilages thyroïde et arythénoïde.
thyro-épiglottique adj. Anat'. Qui se rapporte au cartilage thyroïde et à l'épiglotte.
thyrohyoïdien, enne [di-in, è-ne] adj. Qui
se rapporte au cartilage thyroïde et à l'os hyoïde.
thyroïde [ro-i-de] adj. (du gr. thureos, boucher, et eidos, forme). Se dit d'une glande vasculaire sanguine, située en avant du larynx.
— Encycl. Anat. Le corps tyroïde ou glande thyroïde est formé, chez l'homme, par une masse unique, dans laquelle on peut distinguer deux lobes latéraux, réunis par un isthme médian. Chez les animaux domestiques, il y a deux corps thyroïdes distincts, rejetés de chaque côté du larynx, et parfois des lobes thyroïdiens accessoires. Les parathyroldes sont au nombre de deux paires chez les animaux domestiques et doivent être distinguées des lobes accessoires.
Les produits de l'activité des glandes thyroïdes tombent dans la circulation générale ; leurs fonctions ont été mises en évidence par l'extirpation. La parathyroïdectomie produit des accidents convulsifs et la mort, la thyroïdectomie, des accidents trophiques, ralentissement et diminution du> développement chez l'adolescent, avec ou sans myxœdèine. On traite les accidents par la thyroïdothérapie. (V. ce mot.)
— Pathol. Les affections liées aux lésions du corps thyroïde de sont trois sortes : l'inflammation simple, conduit à la thyroldite ; la tuméfaction du goitre, qui a l'état endémique aboutit au crétinisme; l'hypertrophie, qui donne le goitre exophtalmique ou maladie de Uasedow, et enfin l'atrophie et la disparition complète, qui conduit au myxœdéme.
thyroïdectomie [ro-i-dèk-to-mi] n. f. (de thyroïde, et du gr. ektom", section). Ablation du corps thyroïde.
thyroïdien, enne [di-in, è-ne] adj. Qui se rapporte au corps thyroïde.
thyroïdine n. f. Principe actif du corps thyroïde.
thyroïdisme [disme] n. m. Accidents nerveux et gastro-intestinaux, produits par l'intoxication thyroïdienne.
thyroïdite n. f. Inflammation du corps thyroïde.
thyroïdothérapie [pf] n. f. Emploi thérapeutique du corps thyroïde, soit en nature, frais et emprunté de préférence au mouton, soit sous forme d'extrait opothérapique.