‹ Le Larousse pour tousChapitre 854 sur 979 · TERCET · texte numérisé non relu

TERCET

tierceur ïti-èr] n. m. Dr. anc. Enchérisseur du tiers, .leur. Celui qui tierce à la paume. Typ. Celui qui vérifie les tierces.

tiercière [ti-èr] n. f. Pêck. Sorte de filet à manche et à petites mailles.

tiercilie [ti-èr] n. f. Morceau de toile taillée en long, dont les couvreurs se servent pour faire le battcllement.

tierçon [ti-èr] n- m. (de tiers). Ancienne mesure pour les liquides valant le tiers d'une mesure entière. Caisse de bois de sapin dans laquelle on expédie le savon. Tonneau de bois blanc, allongé, dans lequel on expédie le riz de la Caroline.

tiers, erce {ti-èr, èr-se] adj. (du lat. tertius, troisième). Qui vient en troisième rang, s'ajoute à deux autres : une tierce personne. En main tierce, entre les mains d'une personne étrangère à celles qui sont en compétition. Fièvre tierce, qui revient tous les troisièmes jours. Tiers arbitre, arbitre appelé à départager deux arbitres. Tierce opposition, voie par laquelle un tiers s'oppose à l'exécution d'un jugement intervenu à la suite d'un procès où il n'a pas été partie : former une tierce opposition. Tiers opposant, celui qui a formé une tierce opposition. (PI. des tiers opposants.) Tiers porteur, celui auquel un effet de commerce a été transmis par la voie de l'endossement. Tiers état, ou, subst., le tiers, partie de la nation française qui n'appartenait ni à la noblesse ni au clergé. (V. états généraux). Tiers ordre, sorte de congrégation laïque dont les membres, tout en vivant dans le monde, sont affiliés à un ordre religieux, ou de congrégation religieuse affiliée à un grand ordre, mais suivent une règle moins austère. En tiers loc. adv. Comme troisième, dans une réunion de trois.

tiers [îî'-èr] n. m. (de tiers, adj.) Chaque partie d'un tout divisé en trois parties : le tiers d'une pomme. Troisième personne : il survint un tiers. Etre en tiers, être troisième avec deux autres personnes. Fam. Le tiers et le quart, les uns et les autres. Dr. Quiconque n'a point été partie à un acte, à un jugement, etc., et à qui on ne peut, par conséquent, les opposer. Avoué qui règle un différend entre le demandeur et le défendeur en taxe.

tiersan n. m. v. tiéran.

tiers-arbitre n. m. Syn. sur-arbitre.

Tiers état (Essai sur l'histoire de la formation et des progris du), ouvrage remarquable d'Augustin Thierry. Contestable quant au fond, il a donné une réelle impulsion aux études locales sur les villes (1850).

tiers-point (ti-èr-poin) n. m. Sommet d'un triangle équilatéral. Point d'intersection Ti?™de deux arcs formant une ogive. En perspec- P°""tive, point que l'on prend à discrétion sur la ligne de vue, et où l'on fait aboutir les diagonales. Lime triangulaire pointue à l'une de ses extrémités. Nom donné autrefois aux voiles triangulaires. PI. des tiers-points.

tiers-poteau n. m. Pièce de bois qui sert pour les cloisons légères et qui est le tiers d'un poteau de moyenne taille. PI. des tiers-poteaux.

tiers-Saisi n. m. Celui entre les mains duquel est pratiquée une saisie-arrêt ou opposition. PI. des tiers-saisis,

tieulet [le] n. m. Très petit fagot.

tiffiïiagh n. m. Alphabet des Touareg.

TifliS [fliss], v. de la Transcaucasie russe (ancienne Géorgie), sur le Kour; 160.000 h. Fabriques de tissus, savons, bougies; bijouterie, armes. — Le gouy. a 1.051.000 h.

tiga n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs renfermant des pics répandus de l'Inde à la Malaisie.

tige n. f. (lat. tibia). Partie du végétal qui s'élève de la terre et sert de support aux branches, aux feuilles et aux fleurs : la tige des palmiers prend le nom de stipe. (V. la planche plante.) Partie mince et allongée : la tige d'une plume. Fig. Ce qui donne naissance à des objets semblables : Abraham fut la tige du peuple hébreu. Faire tige, avoir une lignée des descendants. Arbre d'un seul jet. Fût d'une' colonne. Partie longue et cylindrique qui est entre 1 anneau et le panneton d'une clef. Partie d'une botte qui enveloppe la jambe. Partie d'un bas comprise entre le pied et le genou.

— Encycl. Bot. Les anciens botanistes et Linné entre autres divisaient les tiges en tronc (truncus) pour les arborescentes; chaume (cultnus) pour les tiges creuses; chalumeau (ealamus) pour les ti»es herbacées creuses et sans nœud des joncs ; frons désignait la partie supérieure des tiges monocotylédones, support, la base des mêmes tiges ; mais dans la pratique actuelle, on n'a guère conservé que les deux premiers de ces noms. Pour les cryptogames, on emploie les mots thalle, hypne, pédicule. L, attitude de la tige est indiquée par Fun des adjectifs suivants : dressée (dattier,, ascendante, herbacée rampante (fraisier), stoionifère ou rhizomateuse (sceau de Salomon), souterraine, bulbeuse, sarmenteuse^ (vigne) ou volubile (liseron, houblon). Dans certaines plantes (violette, plantain, primevère etc ) la tige est réduite au point de paraître ne pas exister et Ion dit ces plantes acaules. Dans d'autres (cactées, euphorbiacées), la tige et ses rameaux pour s adapter au milieu, prennent des formes spéciales. On appelle ces tiges cladodes ou tiges grasses; lorsqu elle ne se ramifie pas (palmiers), la tige porte le nom de stipe; ramifiée, elle donne naissance aux branches. La limite entre la tige et la racine est constituée par le collet. La tige a pour

fonction de soutenir les feuilles et de conduire vers elles la sève brûle venue de la racine; il en est qui gent de substances destinées à servir de réserves à la plante.

Chez les dicotylédones, la tige atteint des dimensions souvent imposantes : elle est constituée par différentes couches : épidémie, écoree, liège, cylindre central formé de tissus ligneux, ou libéro-ligneux, et parfois d'un noyau médulaire. Chaque année, une assise nouvelle de bois secondaire se forme, et l'on peut ainsi compter approximativement l'âge d'un arbre par l'examen d'une section de sa tige. V. âge. — Mécan. Les tiges forment, avec les arbres, les pièces fondamentales du mouvement dans les machines ; elles affectent toujours le mouvement rectiligne. Elles sont généralement des pièces cylindriques en fer forgé, tantôt destinées à transmettre le mouvement d'un piston à vapeur, tantôt a mettre en mouvement un piston de pompe.

On donne le nom de machines à tige-bielles à celles dont la tige et la bielle ne font qu'un. tige, 6 adj. Muni de sa tige.

tigelle [jè-lé] n. f. (de tige). Partie de l'embryon qui donne naissance à la tige. (V. la planche plante.) tigellé [jél'-lè], 6 adj. Uot. Qui est muni d'une tigelle.

Tigellill (Sofenius Tigellinus), favori de Néron, préfet du prétoire, m. en 69 ap. J.-C, célèbre par ses débauches. Il fut le corrupteur de Néron. Othon le fit mettre à mort.

tigellulaire [jel-lu-lé-re] adj. Bot. Qui a les caractères des tigellules.

tigellule \JH-lu-le] n. f. (de tigelle). Dot. Très petite tige.

tigeron n. m. Tige très courte qui fait partie de Taxe d'une roue ou d'un balancier d'horlogerie tigette [jè-te] n. f. Archit. Sorte de tige, ornée de feuilles, d'où sortent les volutes dans le chapiteau corinthien.

tigliuni [om'] n. m. Espèce de croton.

tignasse [gna-se] n. f. (pour teignasse, de teigne). Coiffure enduite d'onguent, dont on recouvre la tête des teigneux. Fam. Mauvaise perruque. Chevelure rude et mal peignée.

tignole n. f. Petit bateau de pêche dont le fond et les côtés ne sont formés que de trois planches. On dit aussi tionol n. m.

tignon n. m. (de teigne). Ancienne forme du mot chignon.

tignonner [gno-né] v. a. Boucler, friser les cheveux de.

Tignonville (Guillaume, sire de), prévôt de Paris, m. en 1414, et que Jean sans Peur poursuivit de sa haine, parce qu'il avait recherché sincèrement les meurtriers du duc d'Orléans.

Tigrane ou Dikran, nom de plusieurs rois arsacides d'Arménie, dont le plus célèbre, Tigrane II le Grand, épousa la fille du roi de Pont Mithridate et tint en échec les armes romaines ; il fut cependant soumis par Pompée en l'an 66 av. J.-C. Il régna soit indépendant, soit tributaire, de 89 à 36 av J.-C. La dynastie arsacide d'Arménie compta huit rois du nom de Tigrane.

Tigrane II ou Dikran le Grand, roi d'Arménie (89-36 av. J.-C). Gendre de Mithridate, il soutint le roi de Pont contre les Romains, qui le vainquirent. Pompée lui laissa seulement l'Arménie et la Mésopotamie.

tigre, esse [ê-sej n. (lat. tigrti). Quadrupède carnassier, du genre chat, à peau rayée : le tigre est cruel sans nécessité. Fig. Personne très cruelle : Néron, ce tigre. Fam. Danseuse du corps de ballet, au-dessus du rat. Groom de petite taille. Jaloux comme un tigre, extrêmement jaloux. Tigre du poirier, hémiptère qui vit sur les feuilles de cet arbre. Adjectiv. Tigré : cheval tigre.

— Encycl. Zool. Le tigre (uncia tigris) est, avec le lion, le plus puissant des carnassiers; il est répandu au nord de la Perse et du Tui'kestan jusqu'en Chine, abonde particulièrement dans le Bengale, l'Indo- Chine , Java et Sumatra. Sa livrée est jaune presque orangé, devenant blanche au ventre et au cou, avec des zébrures noires

Tigre royal.

caractéristiques. Ses formes sont allongées (certains individus atteignent 3 mètres du museau à la pointe de la queue) et lourdes, ses pattes trapues et courtes. Nocturne et ordinairement solitaire, excepté à l'époque des amours, le tigre fréquente les forêts marécageuses, où il s'embusque près des sources pour surprendre les herbivores qui viennent y boire ; en certaines régions, il s'attaque même à l'homme (tigres mangeurs d'hommes) et le nombre des indigènes dévorés aux Indes par les tigres se chiffre annuellement par plusieurs centaines (900 en 1900). On chasse le tigre pour sa peau, dont on fait des tapis ; mais cette chasse est toujours très dangereuse, surtout pour des chasseurs isolés; les indigènes capturent les tigres au moyen de pièges ou de trappes.

Tigre (le), fleuve de la Turquie d'Asie, qui naît dans le Taurus arménien, arrose Diarbékir, Mossoul, Bagdad, et se réunit à l'Euphrate pour former le C hatt-el-Arab ; 2.000 kil. Régime très inégal. La région du Tigre et de l'Euphrate a été le siège d'une des plus anciennes civilisations (Elam, Assyrie, Chaldée).

Tigré, prov. de l'empire d'Ethiopie, et qui a constitué à différentes époques un royaume distinctayant pour capit. Axoum, puis Adoua.

tigre, e adj. Moucheté comme la peau du tigre : cheval tigré ; fourrure tigrée.

tigrer [gré] v. a. (de tigre). Marquer de bandes semblables à celles de la peau du tigre.

tigrerie [rt] n. f. Fam. Caractère qui rappelle la violence du tigre.

tigresse [grè-se] n. f. Femelle du tigre. Fam. Femme d'une vertu, d'une rigueur farouche.

tlgridie [di] n. f. Genre d'iridiacées, renfermant des plantes bulbeuses, dont on connaît sept espèces

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