TOURNADE
Tornéa (la), fleuve de Suède, qui se jette
quelle est entassé un explosif quelconque, dont la mise à feu est automatique, sous l'influence du choc d'un bateau, ou volontaire, en général au moyen de l'électricité. On distingue les torpilles ilormantes, mouillées sur le fond de la mer; les torpilles vigilantes, mouillées entre deux eaux, et les torpilles en chapelet, destinées à éclater simultanément au passage d'un bateau. Enfin il a été imaginé les torpilles automobiles, constituées par une carcasse fusiforme, partiellement remplie d'explosifs, et mue par un moteur à air comprimé. Un cône de choc, terminé par une pointe percutante, détermine l'inflammation de la charge. La torpille, d'abord placée dans un tube lance-torpilles à bord d'un bateau, est projetée à l'eau au milieu d'une légère charge de poudre, et peut parcourir en ligne droite jusqu'à
Torpille lancée contre un navire protégé par un filet.
dans le golfe de Botnie, entre les villes de Tornea et d'Haparanda ; 432 kil. tomélie [lt] n. f. ou tomelia [né] n. m. Genre d'aroïdées, renfermant des plantes sarmenteuses, dont on c o nnaît une douzaine d' espèces de l'Amérique tropicale- (On cultive en serre chaude la tornélie délicieuse pour ses fruits comestibles.)
torneya-
men [min] n. m. Litt. Variété du débat OU de la ten- Tomélie.
f son qui se distingue en ce que le nombre des interlocuteurs est supérieur à deux.
Tornielli (Luigi, comte), diplomate et homme politique italien, né à Novare en 1836. Collaborateur de Massimo d'Azeglin, il entra dans la diplomatie en 1860, et fut en dernier lieu ambassadeur à Paris, où il s'efforça de maintenir de bons rapports entre l'Italie et la France.
toro n. m. Grande lanterne de bronze, de pierre ou de porcelaine servant à l'ornementation des temples bouddhiques du Japon.
toron n. m. (du lat. torus, corde). Réunion de plusieurs fils de caret.
Archit. Gros tore qui se trouve à l'extrémité d'une surface droite.
Toronto, v. du Canada, sur le lac Ontario ; 208.000 h. Céréales, scieries, machines.
torose [rô-ze] n. f.
(du lat. torosus, musculeux). Géol. Montagne de glace flottante des régions polaires.
torpédinidéS n. m. pi. Famille de poissons plagiostomes voisins des raies, et dont le genre type est la torpille (torpédo). S. un torpédinide.
torpeur n. f. (lat. torpor; de torpere, être engourdi). Engourdissement profond: sortir de sa torpeur. Fig. Inaction de l'âme : tirer un homme de sa torpeur.
torpide adj. (lat. torpidus). Qui est dans la torpeur. (Peu us.)
torpille [Il mil., e] n. f. (ital. torpilla). Genre de poissons plats, qui ressemblent à des raies et possèdent, à la base de la tête, un appareil électrique.
— Encycl. Les torpilles (<orpedo) sont répandues dans l'Atlantique, la Méditerranée et l'océan Indien ; ee sont de grands poissons plats ressemblant à des raies mais avec le disque arrondi, la queue courte et charnue. Elles possèdent un appareil électrique entre la base de la tête, les branchies et les nageoires ventrales et peuvent envoyer des décharges capables de pa- T ule (poi„on). ralyser momentanément la ■ main qui veut les saisir ou tuer d'autres poissons. La torpille marbrée, qui atteint un mètre de long, est commune sur les côtes de France.
torpille [Il mil., e] n. f. (du précéd.) Engin de guerre servant à provoquer des explosions sousmarines.
— Encycl. Art milit. Les torpilles se composent essentiellement d'une carcasse en métal, dans la-
B00 ou 600 mètres. On peut ainsi viser et détruire ou endommager fortement un navire même puissant et cuirassé, si la torpille éclate en bonne place au-dessous de la flottaison. Pour se protéger contre les torpilles, les gros navires n'ont guère, en dehors des filets métalliques dont ils peuvent s'entourer, mais qui ralentissent leur marche, que la protection de leur artillerie, qui empêche d'avancer à bonne portée les bâtiments torpilleurs.
torpiller [pi, Il mil., é] v. a. Garnir de torpilles : torpiller une rade. (Peu us.) Attaquer à l'aide de torpilles : torpiller un navire.
torpillerie [pi, Il mil., e-ri] n. f. Ensemble du matériel nécessaire au service des torpilles d'un navire. Atelier et magasin des torpilles d'un arsenal.
torpilleur [Il mil.] n. m. Bateau destiné à placer, à lancer des torpilles : les torpilleurs sont des vaisseaux de petit tonnage, à marche très rapide. Marin chargé de l'entretien et de la manipulai ion des torpilles. Adjectiv. : bateau, marin torpilleur.
— Encycl. Les torpilleurs sont des bâtiments de petit modèle, dont le tonnage est inférieur à 300 tonnes, mais à très grande vitesse. Ils peuvent ainsi s'abriter dans les moindres replis des côtes, et attaquer par surprise, surtout la nuit, les gros bâtiments. Mais ils n'ont aucune protection, et s'ils sont découverts
Torpilleur.
par les projecteurs avant d'avoir envoyé leur torpille, ils courent le risque d'être rapidement coulés.
Torquatus [/tou-
a-tuss] (Manlius), dictateur romain en 3.13 av. J.-C. et en 349, trois fois consul, vainqueur des Latins en 340 ; — Mani.ius Torquatus, consul en 233 av. J.-C. ; il conquit la Sardaigne.
torque [(or-fte]n.f.
(du lat ; torques Col- Torques gaulois,
lier). Fil de fer, de lai- H B
ton, roulé en cercle. Tabac à chiquer en rouleau. Blas. Bourrelet d'étoffe tortillée des deux principaux émaux de l'écu, posé sur un casque en guise de cimier.
torques [tor-ke] n. m.
(même étymol. qu'à l'art, précéd.). Collier de métal, chez les Gaulois, les Romains, etc.
Torquemada (Juan
de), dominicain, cardinal et théologien espagnol, né à Valladolid , m . à Rome (1388-1468). Au concile de Bàle, il contribua à la condamnation des doctrines de Jean IIus.
Torquemada [kouè]
(Fray Tomas de), dominicain inquisiteur général de la foi en Espagne, né à Valladolid (1420-1498). Il dirigea pendant quatorze ans les opérations du Saint-Office. Il est fameux par
Torquemada.
Torréfacteur.
TOR
ses cruautés, et son nom reste confondu dans l'histoire avec le souvenir de cette terrible institution. C'est sur ses conseils que furent expulsés d'Espagne les juifs. Llorente estime qu'il fit condamner au feu plus de 8-000 personnes.
Torquemada, drame en quatre actes, en vers, de V.Hugo, avec un prologue, publié en 1882. Délivré par deux enfants, don Sanche et dona Rosa, qui se sont servis d'une vieille croix pour desceller la pierre de son cachot, Torquemada les livre à l'Inquisition pour sauver leur âme, car ils ont commis un sacrilège.
torquer [ké] v. a. (de torque). Tordre, mettre en rouleaux, en parlant du tabac.
torquet \kè] n. m. Piège, panneau.
torquette [kè-te] n. f. Panier d'osier, dans lequel on transporte la marée. (Peu us.) Cette marée elle-même. Feuille de tabac roulée très serré.
torqueur [A'eur] n. m. Ouvrier qui torque le tabac.
Torraca (Francesco), critique italien, né à Pietrapertosa (Basilicate) en 1833. Il s'est fait une spécialité de l'étude de la littérature italienne au moyen âge.
Torre Annunziata, v. d'Italie (prov. de
Naples), petit port sur le golfe de Naples ; 21.660 h. Vins, pâtes alimentaires.
Torre del Greco,
v. d'Italie, port sur le golfe de Naples ; 28.200 h.
Vins ; corail.
torréfacteur [tor-
ré-fak] n. m. Appareil de torréfaction.
torréfaction [torré-fak-si-on] n.f. (lat. <orrefactio). Action de torréfier : la torréfaction de la chicorée.
torréfiant [to-ré-fi-
an], 6 adj. Qui torréfie, qui produit la torréfaction, qui brûle : un soleil torréfiant.
torréfier [tor-ré-fi-è] v. a. (lat. torrefacere, de torrere, rôtir, et facere, faire. — Se conj. comme prier). Griller, rôtir : torréfier des grains de café.
Torreilles, comm. des Pyrénées-Orientales, arr. et à 15 kil. de Perpignan ; 1.720 h. Vins.
torrein [to-rin] n. m. Amas de matières étrangères qui traversent un bloc d'ardoise.
torrent [tor-ran] n. m. (lat. torrent). Courant d'eau rapide et impétueux : les torrents sont sujets à de dangereuses inondations. Fig- Ecoulement violent : torrent de larmes, d'injures. Force impétueuse : céder au torrent d'une révolution. A torrents, en grande abondance, en parlant de la pluie.
Torrent (Le), comédie en quatre actes de Maurice Donnay (1899). C'est le roman tragique d'une femme adultère, qu'une grossesse accule au suicide.
torrentiel, elle [tor-ran-si-èl, è-lc] adj. Qui appartient aux torrents^ : des eaux torrentielles. Qui tombe par torrents : pluie torrentielle.
torrentiellement [tor-ran-si-e-le-man] adv. A la manière des torrents.
torrentueux, eUSe [tor-ren-tu-ev , eu-ze] adj. Qui a l'impétuosité d'un torrent : rivière torrentueuse.
TorrèS \rèss] (détroit de), dans la mer des Indes, entre l'Australie et la Papouasie.
TorrèS (Luis Vaez de), navigateur espagnol du xvne siècle, célèbre par ses explorations dans les mers australes. Il aborda le premier en Nouvelle-Guinée et en Australie.
TorrèS(Luis de), amiral portugais, né à Lisbonne (1769-1822). Il gouverna de 1800 à 1803 le Brésil du Nord, et combattit ensuite contre les Barbaresques.
TorreS-VedraS, bourg de Portugal ; 32.000 h. Commerce très important de vins. Célèbre comme la clef des ouvrages établis par Wellington pour couvrir Lisbonne (1810).
Torricelli (Evangelista), physicien et géomètre italien, né à Faênza, m. à Florence (1608-1647), un des élèves de Galilée. On lui doit la magnifique expérience du tube de Torricelli, c'est-à-dire la découverte du baromètre et des effets de la pression atmosphérique, et le principe de Torricelli, relatif à l'écoulement des liquides par un orifice en mince paroi [La vitesse de l'écoulement est proportionnelle à la racine carrée de la hauteur du liquide au-dessus de l'orifice.) Il a écrit quelques ouvrages remarquables par la clarté et l'élégance du style.
torride [to-ri-de] adj.
(lat. torridus). Brûlant, excessivement chaud : climat torride. Zone torride. partie de la terre extrêmement chaude, située entre les deux tropiques. (V. zone.) torridien, enne [to-ri-di-in, è-ne] adj. Qui appartient, qui a rapport à la zone torride.
Torrigiano (Pietro d'ANTONio dit il;, sculpteur italien, né à Florence, m. à Séville (1472-1S22). Fort violent, il écrasa d'un coup de poing le nez de son condisciple Michel-Ange et le défigura pour jamais. Il travailla en Angleterre (Mausolée de 'Henri VII et d'Elisabeth d'York), et en Espagne (la Charité, l'Ecce Homo).
tors, 6 [tor, torse] adj. (lat. torsus; de torquere, tordre). Tordu en spirale : fil tors. Colonne torse, colonne à fût contourné en forme d'hélice. (On dit quelquef. torle au fém. : jambes tortes.)
tors f(or] n. m. (de tors adj.). Action de tordre les fils. Torsion elle-même. Gros cordon de soie que l'on emploie en tapisserie.
torsade n. f. (de tors adj .
tant en une frange tordue en spirale. Objet quelconque contourné en hélice. Joint de deux fils métalliques, dont les extrémités sont tordues l'une sur l'autre.
torse n. m. (ital. torso). (Euvre d'art représentant la partie supérieure du corps humain, sans
Torricelli.
Passementerie consis-
TOR
tête ni membres. Le buste d'une personne: un torse robuste, l'oser pour le torse, prendre des attitudes avantageuses.
torse n. f. (de tors). Morceau de bois dont se servent les tourneurs et qui va en serpentant. Outil propre à tourner une colonne en vis et en spirale, à en faire une colonne torse. Tarière à double hélice à l'usage des charpentiers.
torser [tel v. a. (de torse). Travailler en colonne torse, rendre tors.
torseur n. m. Mécan. Nom donné à l'ensemble d'une force et d'un couple de môme direction.
torsinage n. m. Opération qui consiste à imprimer un mouvement de torsion à une partie de la paraison d'une pièce de verrerie.
torsiner [né] v. a. (de tors). Soumettre au torsinage.
torsion n. f. (lat. torsio) Action de tordre. Etat de ce qui est tordu. Arboric- Action de tordre une branche pour y empêcher l'afnux de la sève et empêcher la production exagérée du feuillage. Balance de torsion, appareil permettant de mesurer de petites forces par la torsion qu'elles communiquent à un fil.
torSOir n. m. Bille de chamoiseur pour tordre les peaux.
TorStenSSOn (Lennart), comte d'Ortai.a, général suédois, m. à Stockholm (vers 1603-1661). Il s'illustra dans la guerre de Trente ans, où il remporta les victoires de Breitenfeld et de Jankow. Il fut un administrateur aussi habile qu'énergique.
tort [tor] n. m. (du lat. lortus, tordu). Ce qui est contre le droit, la justice, la raison ; dommage, préjudice : réparer ses torts. Avoir tort, soutenir une chose fausse; faire un acte qu'on ne devrait pas faire. Faire tort à, voler le droit de, déprécier, nuire. Faire tort de quelque chose, ôter injustement, faire perdre. Donner tort à quelqu'un, déclarer qu'il a tort. Se donner des torts, commettre des actions qui méritent d'être blâmées. Loc. adv. A tort, injustement. A tort et à travers, sans discernement. A tort ou à raison, avec ou sans raison.
tort, torte adj. Ancienne forme du mot tors, torse.
tortelle [te-le] n. f. Bot. Nom vulgaire du velar officinal.
Torteron, comm. du Cher, arr. et à 61 kil. de Saint-Amand ; 1.240 h.
torticolis [li] n. m. (lat. tortus, tors, et collum, cou). Douleur rhumatismale, qui a son siège dans les muscles du cou. Celui qui a le cou de travers. (Vx.)
— Encycx. Le torticolis peut dépendre de lésions osseuses des vertèbres cervicales, mais, en général, on réserve ce nom à l'action vicieuse et douloureuse de certains muscles. On distingue le torticolis aigu et le torticolis chronique. Le torticolis aigu est dû à la contraction des muscles de la nuque ou du sternocléïdo-mastoïdien ; il est d'origine rhumatismale et cède aux révulsifs, onguents, belladone, électricité. Le torticolis chronique est 'ordinairement congénital ; on sectionne les muscles et on soutient la tête par un appareil dit minerve.
tortil [til'] n. m. (de tortis). Blas. Cercle d'or gemmé, rebordé plus fortement en haut qu'en bas et autour duquel est passé en spirale un collier de perles. (C'est la couronne des barons.) Beurrelet en torsade à bouts pendants par derrière, qui ceint une tête de Maure.
tortile adj. (lat. tortilis).
Qui peut se tordre. (Peu us.)
tortillage [Il mil.] n. m.
Façon de s'exprimer confuse et embarrassée. (Vx.) Fam. Petite manœuvre franche.
tortillant [// mil., an], e adj. Blas. Se dit des serpents enroulés autour d'un support. Comm. Tordu et se cordant mal. en parlant du bois àbrûler.
tortillard ou tortillart [ti, n mil., ar] adj.
Qui se tord en croissant. Orme tortillard, orme à bois noueux. N. m. Pop. Boiteux, homme contrefait. Chemin de fer faisant beaucoup de détours. Bot. Orme à bois noueux.
Tortillard, personnage des Mystères de Paris, type du gamin vicieux, criminel.
tortille [Il mil., e] n. f. (de tortiller). Allée étroite et sinueuse, dans un parc, un jardin. (On dit aussi tortillère.) Gâteau mince de maïs des naturels d'Amérique.
tortillé, e [Il mil.] adj. Blas. Se dit de la tête de Maure, quand on veut indiquer les couleurs du tortil.
tortillement [ti, Il mil., e-man] n. m. Action de tortiller; état d'une chose tortillée. Fig, Détours, finesses exagérées. (Vx.)
tortiller [ti, Il mil., ê] v. a. (du lat. tortus, tordu). Tordre à plusieurs tours : tortiller une corde. Arg. Manger, dévorer; avouer. Tortiller une mortaise, louvrir au moyen de la tarière et du laceret. V. n- Fig. et fam. Chercher des détours, des subterfuges : il n'y a pas à tortiller, il faut agir. Tourner sans cesse autour de quelqu'un. Tortiller des hanches, faire un mouvement des hanches en marchant. Se tortiller v. pr. Se replier, se tordre, en parlant des reptiles.
tortillère n. f. Syn. de tortille.
tortillis [ti, Il mil-, i] n. m. Sorte de vermiculure tracée dans un bossage. Bonbon tortillé.
tortillon [ti, Il mil., on] n. m. (de tortiller). Bourrelet disposé sur la tête pour porter un fardeau. Linge tortillé en rond. Sorte de coiffure de paysanne. Petit rouleau de papier, dont on se sert pour estomper.
tortillonnage [li, Il mil., o-na-je] n. m. Action de tortillonner. (Vx.) Torsion énergique qu'on fait subir aux laines pour redresser leurs fibres.
tortillonner [ti, Il mil., o-né] v. a. Fam. Entortiller, embrouiller. (Peu us.) Techn. Soumettre au tortillonnage.
tortillonneuse [ti, Il mil., o-neu-ze] n. f. Machine employée dans les filatures de laine pour exécuter l'opération du tortillonnage.
tortin n. m. Tapisserie de laine torse.
Tortil en bourrelet l couronne de baron.
peu
tortionnaire [si-lMUê-rè] adj. (bas lat. tortiunarius). Qui sert pour la torture : appareil tortionnaire. Entaché de violence inique : saisie tortionnaire. N. m. Le bourreau.
tortionnairement [si-o-nh-re-man] adv.
D'une façon tortionnaire.
tortiS [ti] n. m. Assemblage de fils de chanvre, de laine, etc., tordus ensemble. Couronne ou guirlande de fleurs. (Vx.)
tortoir n. m. Bâton servant à tendre en la tordant la corde qui maintient le chargement d'une charrette.
Tortona, v. d'Italie (prov. d'Alexandrie), sur la Scrivia; 14.320 h. (Tortouois). Soieries, chapellerie.
tortorage n. m. ou tortore n.f. Arg. Nourriture, aliment.
tortorer [ré] v. a- Arg. Manger.
TortOSa ou Tortose, v d'Espagne (Catalo gne), sur l'Ebre ; 2i.S00 h. Porcelaine, savonnerie, vins. Prise par les Français er. 1G48 et 1811.
tortriCldéS n. m. pi. Famille d'insectes lépidoptères, renfermant tous ceux qu'on appelle vulgairement tondeuses (tortrix) ; la pyrale de la vigne est un tortricidé.
tortU, 6 adj. (lat. tortus). Qui se dévie de sa direction naturelle ; qui n'est pas droit : nez, arbre tortu. Fam. Bois tortu, la vigne. Fig. Qui manque de justesse -.raisonnement tortu. Adverbialem. D'une manière tortue : aller tortu. (Peu us.) Ant. Droit.
tortue [tù] n. f . (du bas lat. tortuca ; de tortus, tortu). Terme général qui désigne tous les reptiles chéloniens à corps court renfermé dans une carapace osseuse : les tortues fournissent l'écaillé.
Sorte de toit, que les soldats romains formaient en élevant et unissant leurs boucliers au-dessus de leurs têtes pour se garantir des projectiles lancés par les assiégés. Petit panier d'osier à couvercle bombé, dont on se sert pour l'expédition des fraises, des cerises, etc.
Fig. A pas de tortue, lentement.
Allus. hist. La tortue d'Eschyle.
Un oracle ayant prédit à Eschyle qu'il mourrait écrasé, il quitta les lieux bâtis, etalla vivre aux champs ; mais un aigle luilaissachoir sur le crâne une tortue qu'il avait enlevée, et le tua.
On rappelle quelquefois cette légende pour montrer qu'il est impossible d'échapper à son destin.
— Encvcl. Zool.
Les tortues ou ché-
Tortue (Colonne Ant onine).
Ioniens sont caractérisées par leur corps court, plus ou moins arrondi, renfermé dans une carapace ou cuirasse osseuse, sous laquelle elles peuvent s'abriter lorsque quelque danger les menace. Elles n'ont pas de dents, mais leurs mâchoires sont munies d'un revêtement corné, qui se prolonge en une sorte de bec. Les unes sont terrestres, les autres aquatiques ; herbivores ou carnassières, les tortues sont des reptiles lourds et lents ; leur chair est comestible et leur carapace constitue l'écaillé, si recherchée que certaines espèces ont fait l'objet d'une chasse qui les a fait disparaître presque complètement. Les tortues proprement dites (testudo), type de la famille des testudinidés sont terrestres ; on en connaît une quarantaine d'espèces, dont certaines atteignent 1 mètre de longueur et 300 kilogrammes de poids. (V. la planche reptiles.)
tortuer [tu-é] v. a. Rendre tortu : tortuer une épingle. (Peu us.)
tortueusement [ze-man] adv. D'une manière tortueuse. Par des moyens détournés ; intriguer tortueusement.
tortueux, euse [eu, eu-ze] adj. (lat. tortuosus). Qui fait plusieurs tours et retours, sinueux : sentier tortueux. Fig. Qui manque de loyauté, de franchise : conduite tortueuse. Qui emploie des moyens détournés. Ant. Droit.
tortUOSité [zi-te] n. f. Etat de ce qui est tortueux. Fig. Détour astucieux. (Peu us.)
torturant [ran], e adj. Qui torture : remords torturants.
■ torture n. f, (lat. tortura). Supplice, tourment que l'on fait subir à quelqu'un : les tortures des premiers chrétiens. Tourments que, dans certains cas, on faisait subir autrefois à un accusé pour lui arracher des aveux. (V. question.) Instrument de torture, instrument qui servait à donner la torture. Fin. Grand tourment de l'esprit. Se mettre l'esprit à la torture, travailler avec une grande contention d'esprit. Mettre quelqu'un à la torture, lui causer un embarras pénible ou une vive impatience. Interprétation violente d'un texte : donner la torture à un passage.
torturer [ré] v. a. (de torture). Faire subir la torture à : torturer un accusé. Fig. Tourmenter : la jalousie torture l'homme. Dénaturer violemment le sens de : dénaturer un texte.
tortureur, euse [eu-ze] n. et adj. Personne qui torture. (Peu us.)
torula n. f. Bot. Nom donné aux chaînes formées par le bourgeonnement des cellules des levures.
torule n. m. Champignon noirâtre qui pousse sur les écorces et les feuilles.
toruleux, euse [leu, eu-ze] adj. (du lat. torulus, bourrelet). Bot. Se dit des organes oblongs qui présentent de distance en distance des sortes de bourrelets.